Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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12 novembre 2005

Livres sur le Japon - 03 - Le cinéma



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Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais



Beaucoup de livres sont sortis en France ces vingt dernières années sur le cinéma japonais, voici ma sélection.


Images du cinéma japonais de Max Tessier

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais Max Tessier01


Quatrième de couverture

"Pour le spectateur français, le cinéma japonais se réduit aux chefs-d'oeuvre des années cinquante qu'il a pu voir, des Sept samouraïs à Voyage à Tôkyô en passant par Les contes de la lune vague après la pluie, et réalisés principalement, qu'il s'agisse de "jidai-geki" ( films d'époque ) ou de "gendai-geki" ( films à sujets contemporains ), par Akira Kurosawa, Kenji Mizoguchi ou Yasujiro Ozu. Or, le cinéma japonais ne se limite pas à ces trois grands cinéastes, non plus d'ailleurs qu'à Kon Ichikawa, Tadashi Imai, Teinosuke Kinugasa, Masaki Kobayashi, Mikio Naruse, Nagisa Oshima, Kaneto Shindo et quelques autres, dont les films sont parvenus jusqu'à nous. De ses origines à nos jours, le cinéma japonais fut aussi un cinéma de remakes ( on compte les films qui n'en ont pas fait l'objet d'au moins un ) et de genres : films-sabres, films de "yakusas" et "romans pornos", films de fantômes, films de monstres ( Godzilla! ) et films de guerre, de Pearl Harbor à Hiroshima. Ce sont toutes ces images, réunies et commentées par Max Teissier, étranges ou familières, violentes ou raffinées, pudiques ou érotiques, signées par les plus prestigieux artistes comme par les plus obscurs des artisans, que cet ouvrage vous invite à découvrir."

Livre en français de 330 pages, publié en 1990 chez Henri Veyrier, très nombreuses photos en noir et blanc dont certaines de grand format. Je considère ce livre comme LA référence française pour qui veut découvrir le cinéma japonais. Le style est classique, sans parti pris et présente de façon objective les grandes pèriodes du cinéma japonais.


Le cinéma japonais Tomes 1 et 2 de Tadao Sato

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Quatrième de couverture
"Tadao Sato, né en 1930 à Niigata, est sans doute l'un des rares grands spécialistes du cinéma japonais. Il a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma, mais aussi sur la littérature, le théâtre, la télévision, les bandes dessinées etc... Auteur d'essais très remarqués sur Kurosawa, Ozu, Mizoguchi, Immamura, Oshima, il a été de 1969 à 1992 président du Pen Club du cinéma japonais. En 1996 il est nommé Directeur de l'école de cinéma Japan Academy of Moving Images. Son Histoire du cinéma japonais en 4 volumes ( traduite en français en 2 volumes sous le titre Le cinéma japonais ) est le premier grand panorama du cinéma japonais et brasse un ensemble d'informations de tout premier ordre aussi bien sur le plan historique que sociologique. Cet ouvrage a obtenu l'année de sa parution en 1995, le Prix des éditions Mainichi et le Prix du Ministère de l'Education."

Oeuvre imposante proposant de présenter tout le cinéma japonais de 1896 à 1997. 1997 étant l'année de sa publication suite à la rétrospective à Beaubourg du 19 mars au 1er octobre. 380 pages avec des photos uniquement en noir et blanc et énormément de textes pointus pour découvrir par le détail bien des aspects du cinéma japonais. Indispensable!!


Le cinéma japonais, une introduction
de Max Tessier
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Quatrième de couverture
"Le cinéma japonais est à la fois le mieux connu des cinémas asiatiques, mais reste dans son ensemble quelque peu ignoré du grand public, en dehors de quelques cinéastes-auteurs dûment consacrés par la critique, comme Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Oshima ou Imamura, grands arbres qui cachent une forêt touffue. Cet ouvrage présente ce cinéma dans une perspective historique, sociale et esthétique, en cernant ses contours les plus évidents, comme sa part d'ombre. Véritable Hollywood de l'Asie, qui connut ses "Ages d'or" dans les années vingt, trente et cinquante, avant un déclin durable que tentent aujourd'hui d'enrayer les réalisateurs indépendants, le cinéma japonais est l'une des fenêtres privilégiées ouvertes sur un pays et une société complexes, qui fascinent toujours, passé ou présent, l'Occident."

Petit livre au format poche de 130 pages, sans aucune photo. On préfèrera l'ouvrage "Images du cinéma japonais" du même auteur, plus détaillé, avec nombre de photos. Néanmoins il s'agit d'une bonne introduction, comme son titre le précise.


Le cinéma japonais de ses origines à nos jours
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Catalogue de la grande rétrospective de 500 films japonais à la cinémathèque française de janvier 1984 à avril 1985. 140 pages en français, présentation de 180 films avec staff technique, interprètes, résumé et nombreuses photos en noir et blanc.


Le cinéma japonais
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Catalogue de la dernière grande rétrospective consacrée au 7ème art nippon ( 200 films ), celle du 19 mars 1997 au 29 septembre 1997 du centre Beaubourg à Paris. Livres de 60 pages de présentation des films avec staff technique, interprètes et résumé ainsi que quelques photos en noir et blanc.


Ces catalogues ne sont pas à proprement parler des livres, ils ne renferment aucune analyse ni essai mais ils sont intéressants pour voir quels films à 20 ans de distance sont toujours considérés comme des classiques, ceux qui ont été redécouverts ou sont tombés dans l'oubli. Pour les cinéphiles cherchant une liste des incontournables à visionner en priorité, ces deux catalogues les rempliront de joie.


Ozu de Donald Ritchie
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Quatrième de couverture
"Ozu Yasujiro. Quinze ans se seront écoulées après sa mort ( 1963 ) pour que ce cinéaste commence à être publiquement connu en France. Les japonais ont leur part de repsonsabilité dans l'occultation de l'oeuvre de ce maître : longtemps ils ont cru que les films immobiles d'Ozu leur étaient exclusivement destinés. Mais les infimes moments du quotidien, les tropismes de l'âme que scrute tendrement Ozu par le biais d'une technique cinématographique réduite à sa plus simple expression, ont plus, à nos yeux, que simple valeur ethnographique. Les images d'Ozu nous sont immédiatement contemporaines. Sous les froissements du tissu quotidien se lit la trace de l'angoisse.

Vivant depuis plus de trente ans au Japon, ami d'Ozu puis de Kurosawa, Donald Ritchie s'est imposé comme un des meilleurs connaisseurs du cinéma japonais, sur lequel il a écrit de nombreux ouvrages de référence. Il introduit Ozu en europe au festival de Berlin, en 1963. Donald Ritchie est également cinéaste et romancier."

Livre de 280 pages, en français, publié en 1980 chez Lettre du blanc. Nombreuses photos en noir et blanc des films de Ozu mais également du maître lui même ainsi que de ses scénarios en japonais. Présentation des 53 films de Ozu, de "Le sabre de pénitence ( Zange no yaiba - The sword of penitence )" de 1916 à "Le goût du saké ( Le goût de poisson - Après-midi d'automne - Samma no aji - An autumn afternon )" de 1962. Chaque film comporte une fiche avec staff technique, interprètes, existence ou non de copies, résumé et critique du film.

Une grande partie est consacrée à la technique cinématographique de Ozu, ce qui en fait un livre assez pointu mais passionnant pour qui a vu les nombreux films du maître et désire savoir comment ils ont été réalisés. Nombreuses anecdotes sur la vie du maître.

Ce livre est LA REFERENCE sur Ozu Yasujiro.


Ozu de Shiguehiko Hasumi
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Quatrième de couverture

"Yasujiro Ozu est probablement le cinéaste japonais qui intrigue et passionne le plus les cinéphiles étrangers, avec Kenji Mizoguchi et Akira Kurozawa. Sa découverte en France a suscité un vif intérêt pour des films comme Printemps tardif, Voyage à Tôkyô, Printemps précoce, Herbes flottantes, Le goût du saké. Certains de ses scénarios ainsi que son journal ont été publiés et des rétrospectives sont fréquemment proposées dans les salles Art et essai ou sur les chaînes cablées. Il fallait qu'un philosophe et critique japonais de renom tentât d'expliquer le phénomène esthétique que représente le cinéma d'Ozu, avec au départ une interrogation : pourquoi Ozu, le moins japonais des cinéastes est-il à ce point considéré comme typiquement japonais? Shiguehiko Hasumi analyse avec subtilité les scénarios, la technique, les principes de tournage, le montage, en examinant la totalité de son oeuvre, en multipliant les approches historiques, psychologiques, sémantiques afin d'élucider le mystère de ce cinéma du quotidien, de la famille, de l'intimité. L'originalité de son approche, la finesse et l'approfondissement de ses analyses permettent de dévoiler les liens qui relient le cinéaste japonais au cinéma classique hollywoodien et à la Nouvelle Vague française, et jette les bases d'une véritable théorie de l'art du cinéma selon Ozu.

Shiguehiko Hasumi est né à Tôkyô en 1936. Philosophe, essayiste et enseignant, spécialiste de littérature française, il est président de l'université de Tôkyô. Il est l'auteur, entre autres travaux, de plusieurs ouvrages sur le cinéma dont La Mythologie au cinéma, La Poétique des images, Histoire du cinéma Hollywoodien. Le présent essai sur Ozu a été publié au Japon en 1983".

Livre en français de 230 pages publié en 1998 dans la collection Auteurs des Cahiers du cinéma. Ce livre prends à rebrousse-poil la théorie qui voudrait que Ozu soit le plus japonais des cinéastes et que ses films sont la quintessence même de la famille japonaise typique.

Petit trésor dans ce livre, page 81 on découvre Chishû Ryû en étudiant alors qu'il a toujours incarné les pères de famille plus ou moins âgés.


Ozu Yasujiro de Jean-Pierre Brossard
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Livre en français de 110 pages publié en 1979 à l'occasion de la rétrospective organisée dans le cadre du 32ème Festival International du Film de Locarno 1979. Quelques rares images en noir et blanc.
Ce livre est un essai sur Ozu et le cinéma japonais avec des articles de nombreux auteurs : "Japon, l'art de vivre, l'art des signes" de Roland Barthes, "A propos de Yasujiro Ozu" par Lino Micciché, "Ozu et le Zen" extraits du livre de Paul Schrader, "Au delà de la culture Zen" par Paul Schrader, "Un cinéaste réactionaire" par Marc Holthof, "L'art de Zen dans son oeuvre" par Mervin Zeman et "Le travail avec Yasujiro Ozu" par Chishu Ryu.
A la fin de l'ouvrage, courte biographie et filmographie et, surtout, une liste d'articles consacrés à Ozu parus en français dans diverses revues sur le cinéma de 1963 à 1978.


Formes de l'impermanence, le style de Yasujiro Ozu de Youssef Ishaghpour
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Court essai de 60 pages publié en 1994 sans photos. Cet ouvrage se concentre sur un aspect du cinéma d'Ozu, le temps qui passe, l'acceptation des choses par les vivants ( comme le départ d'une jeune mariée qui laisse son père derrière elle ), la vie quotidienne avec ses journées identiques, le zen... Court essai mais incisif sur le style de Ozu.


Yasujiro Ozu, dialogues de cinq films traduits du japonais par Michel et Estrellita Wasserman
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Cinq livres publiés dans la collection Cinéastes du Japon chez les Publications Orientalistes de France en 1986. Ces petits livres de 80 pages reprennent, en français, l'intégralité des dialogues des films suivants : Printemps tardif, Crépuscule à Tôkyô, Début d'été, Le goût du saké, Le voyage à Tôkyô. Très peu de photos, aucune analyse, juste les dialogues mais saluons ce beau projet.


Mikio Naruse de Audie E. Bock
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Livre de 270 pages publié en 1983 à l'occasion de la Rétrospective Mikio Naruse présentée au 36ème Festival international du film de Locarno du 05 au 14 août 1983. Livre en français détaillant les 87 films de Naruse, de "Chanbara fûfu ( un couple de chanbara - Mr and Mrs Swordplay )" de janvier 1930 à "Midaregumo ( Nuages épars - Scattered clouds - Two in the shadow )" de novembre 1967. Texte d'introduction à l'oeuvre de Naruse de 27 pages. Chaque film comporte une fiche : staff technique, interprètes, existence ou non de copies, résumé et critique du film sur deux ou trois pages.

Un ouvrage de référence pour qui s'intéresse à ce cinéaste découvert tardivement en France, longtemps occulté par la trinité Kurosawa, Ozu, Mizoguchi. A quand le même livre sur ces trois réalisateurs?


Eros in hell de Jack Hunter
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Sous-titré "Sex, blood and madness in japanese cinema", livre en anglais de 230 pages publié chez Creation Cinema avec de nombreuses photos en noir et blanc. Ce livre propose une présentation thématique du cinéma japonais centré sur le sexe, la violence et la folie. On commence par une présentation des films roses ( les fameux Pinku eiga des années 60 et 70 ), ensuite des films de Koji Wakamatsu avant un chapître intitulé Sadomania où nous découvrons des films mélangeant sexe, violence et sadisme. Un chapître entier pour Ai no corrida ( la corrida de l'amour, plus connu sous le titre L'empire des sens ). Le livre se termine par des films très gores et dérangeants comme seuls les japonais savent les tourner : la série des Guinea Pig, Lolita vibrator torture, Woman abuse: naked blood ainsi que les films de seppuku de Masami Akita ( aka Merzbow ) comme Lost Paradise de 1990 où une jeune femme, en uniforme militaire, s'ouvre le ventre pendant une demi-heure, avec force gros plans sur les intestins surgissant de son ventre et râles de souffrance et de plaisir; une expèrience limite pour voir jusqu'où peut aller le cinéma et nous rappeler que les japonais ne font jamais les choses à moitié.

Je ne parle pas du livre de Donald Ritchie "Le cinéma japonais" sorti en juin 2005 car je ne l'ai point acheté. Les livres de Max Tessier et Tadao Sato me semblent largement suffisants pour découvrir le cinéma de l'archipel. En outre je lui reproche de ne pas comporter assez de photos, ce qui pour un livre consacré à un art visuel est dommage.


Posté par David Yukio à 18:04 - Livres, revues... - Permalien [#]