Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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15 juillet 2012

Nââânde!? Les tribulations d'une japonaise à Paris de Eriko Nakamura



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Le livre "Nââânde!? Les tribulations d'une japonaise à Paris" de Eriko Nakamura raconte les plaisirs mais surtout surtout les désagréments d'une japonaise installée depuis 2000 à Paris. Comme elle le dit dans le prologue "Personne ne fantasme autant sur Paris qu'un Japonais. Et personne n'est plus choqué par Paris qu'un japonais. Le choc est tellement violent que certains de mes compatriotes tombent malades, une maladie étrange que le docteur Hiroaki Ota, médecin aux urgences psychiatriques de l'hôpital Sainte-Anne a identifié comme le "syndrome de Paris"".

Ce livre m'a plus intéressé par ce qu'il révèle du caractère des japonais, des us et coutumes de leur société, que des états d'âme de l'auteur, même si je compatis aux chocs qu'elle a du subir en France. Un livre drôle, léger et qui écorne sévèrement et avec justesse l'image de la ville lumière

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"Eriko Nakamura vit à Paris depuis dix ans mais chaque jour ou presque, au restaurant, dans le métro, chez le médecin, lors d’un réveillon, d’un mariage, à l’hôtel, chez le boucher, en boîte de nuit ou dans un dîner en ville, elle pousse le même cri : Nââândé !?

Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les Japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse.
Le métro ? Mais où sont-ils, les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal.
Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent… Nââândé !?

Avec humour, cette Japonaise fait le tour de nos façons d’être en nous expliquant comment cela se passerait chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement brutal, et les hallucinations permanentes.

Portrait décapant et inédit de la vie quotidienne à Paris, ces tribulations sont également l’occasion de découvrir, de façon ludique, le Japon au quotidien."

"Eriko Nakamura est une célébrité au Japon. Présentatrice pendant dix ans d'émissions de variété en prime time sur Fuji TV, présentatrice d'une émission sur le sport le plus populaire - le base-ball -, elle est l'une des grandes figures de la télé japonaise. Elle est également connue pour avoir réalisé le rêve de beaucoup de ses compatriotes : vivre en France. Mariée à un Français, mère de deux jeunes enfants, elle partage depuis dix ans sa vie entre Paris et Tokyo. Pour le public japonais, elle est devenue une spécialiste des mœurs françaises, qu'elle décrypte dans des émissions spéciales, des livres ou des conférences.

« Nââândé !? » est son premier ouvrage écrit en français pour un public français." Livre publié aux éditions Nil en 2012


Voici un petit florilège de ce qui m'a amusé ou étonné :
     - "Quand quelque chose se passe mal, un Japonais a toujours tendance à penser que cela vient de lui, que c'est sa faute."

     - "Au Japon il est très rare de recevoir chez soi. Nos appartements sont petits, et puis rentrer dans l'intimité des gens est très délicat."

     - "Et puis il y a une autre chose formidable dans le métro parisien : les hommes ne pelotent pas systématiquement les fesses et les seins des femmes aux heures de pointe..."

     - concernant le métro de Tôkyô "Il y a quelques années, voir quelqu'un manger ou se maquiller dans une rame de métro était impossible. Cela arrive désormais fréquemment."

     - sur les caissières des supérettes "Au japon, elles vous rangent vos courses délicatement comme si vous aviez acheté des oeufs et du cristal."

     - "Au Japon, faire la queue, c'est une manière d'exprimer son respect des autres. A Paris, passer devant son voisin, c'est une manière d'affirmer qu'on est plus malin que lui."

     - "Quant à la viande, considérée comme impure par le bouddhisme et le shintoïsme, elle a longtemps été taboue." "Les mentalités ont évolué à la fin du XIXème siècle quand les japonais se sont mis à attribuer la réussite économique des Occidentaux à leur régime carné."

     - "A Tôkyô, les restaurants de sushis sont petits et les prix... à la tête du client." en clair, les touristes payent le prix fort aussi au Japon dans ces restos!

     - "C'est l'une des hantises des femmes japonaises : être entendues aux toilettes" pour éviter qu'on entende ces bruits corporels (pets, bruit de l'urine contre l'eau...) les compagnies japonaises de wc ont des modèles diffusant une musique d'ambiance pour masquer cela!

     - "Les français aiment griller au soleil et revenir marron de vacances mais les japonais, et surtout les japonaises se doivent, eux, de rester le plus blanc possible." C'est pourquoi il y a beaucoup de femmes au Japon avec des ombrelles et qu'elles consomment des crèmes permettant de blanchir la peau. "La beauté suprême est symbolisée par la geisha à la blancheur parfaite." Le blanc est là-bas aussi synonyme de pureté, hygiène, innocence...

     - les toilettes à la turque étaient très répandues dans le Japon jusque dans les années 90

     - la sexualité est taboue au Japon et on n'y verra jamais de publicité à la télé avec des seins ou fesses pour vendre tout et n'importe quoi.

     - au Japon, si on ne travaille pas le week-end, on reste chez soi en famille mais on ne rend pas visite à ses amis.

     - au Japon, il n'y a pas de sélection à l'entrée des boîtes branchées sur votre look!

     - au Japon les magazines de modes vous imposent presque votre look, vous devez ressembler à vos voisines, porter une sorte d'uniforme alors qu'en France ce sont juste des guides, des idées à piocher pour faire son propre look.


Le chapitre sur les grands magasins et le taxi valent aussi leur pesant d'or, on y voit bien le mépris et la morgue qu'ont ces vendeuses et chauffeurs de taxis parisiens pour leur clientèle alors qu'ils leur témoignent un incroyable respect au Japon. Idem pour les toilettes parisiennes qui ont traumatisé Eriko; nous passerons pudiquement sur la visite chez un médecin qui serait qualifié de dangereux pervers au Japon!


Posté par David Yukio à 15:36 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]