Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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30 septembre 2014

"L'habitant de l'infini" - les plus belles illustrations



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"L'habitant de l'infini" est un manga de Hiroaki Samura, connu pour ses dessins à l'encre de chine qui tranchent avec les mangas actuels. J'ai déjà rédigé un article sur ce manga, présentant les trente couvertures de l'édition française à cette adresse : http://japon.canalblog.com/archives/2014/03/31/29563788.html.

Ce manga me plait tellement que j'ai décidé de vous proposer ci-dessous certaines des plus belles illustrations de cette bande dessinée, en espérant qu'elles vous donneront envie de découvrir ce chef d'oeuvre.

Manji, le samouraï immortel.
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Manji et Lin, l'héroïne malheureuse.
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Lin
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Les membres du Ittô-ryû, les adversaires de Manji, avec leur leader Kagehisa Anotsu.
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Sabato Kuroï, un homme dangereux et pervers.
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La très belle et terrifiante Maki, guerrière surhumaine... peut-être le personnage le plus fascinant.
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Dôa, une autre guerrière.
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Deux terribles guerriers qui poseront de gros problèmes à Manji.
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Autres figures féminines.
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L'habitant de l'infini est un manga très sanglant, même si j'ai mis ci-dessus principalement des portraits.
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Autres illustrations; quelle grâce dans le trait.
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Posté par David Yukio à 19:38 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

07 septembre 2014

Article sur "Budo Magazine Europe" dans Tsunami 22 1996


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Fin 2005 j'avais été très fier de faire un article richement illustré sur le premier manga traduit en France (à voir ici "Premier manga traduit en France? 1969"). Dernièrement j'ai été contacté par Christian Marmonnier, un journaliste qui avait écrit en septembre 1996 dans Tsunami 22, la revue de la librairie Tonkam, un article sur la revue "Budo Magazine Europe" qui publiait ce fameux manga. A ma grande surprise cette info n'avais jamais été reprise; en tout cas j'ai Internet depuis 1999 et je n'ai jamais vu une seule référence à cet article qui est passionnant.

Voici cet article dans son intégralité.

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Tsunami 22 de septembre 1996.

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"BUDO PÈRE DE LA PRESSE MANGA?

Les plus anciens d'entre vous se souviennent peut-être de la première revue consacrée aux mangas japonais qui fut éditée à la fin des années 70 par Atoss Takemoto : "Le cri qui tue", honorable revue de bandes dessinées exotiques. Et bien sachez, "jeunes gens", qu'elle ne fut pas la première à traduire des auteurs nippons dans notre bon pays. Bien avant, il y eut "Budo" et ce fut beau ! Voici donc en quelques lignes, des fragments de la vie de ce magazine d'arts martiaux, pionnier oublié de la publication de mangas...

RACINES.

Les origines de "Budo" remontent à 1951. A cette date, Henry Plée propose une "traduction officielle hors du Japon des revues japonaises du Kodokan de Tokyo" qui s'appelait "Judo Kodokan" Abordant donc le judo seul dans les années 50, cette publication adopte par la suite plusieurs formats et de nombreuses formes en évoquant d'autres arts martiaux : aïki, karaté, etc. Et, à la fin des années 60, deux titres coexistent, "Judo Kodokan" et "Budo Magazine Europe" qui fusionnent en 1970 pour devenir ''Budo". Formule unique en son genre dans le monde des revues d'arts martiaux (à l'époque, il n'y en avait guère !) qui va débuter en janvier 70 et se terminer en décembre 73 (trois années sous l'impulsion de Roland Habersetzer). Le titre est alors acheté par "France Judo" qui tentera un temps de le commercialiser...

Les budô, pour ceux qui ne le sauraient pas, sont, "comme toute sagesse, une application de l'énergie fondamentale de l'univers. Cette énergie est une et sans limite. Y participer, même à un degré infinitésimal, permet de comprendre que cette énergie est aussi une alchimie, qu'elle transforme et transmue tout ce qu'elle touche. Il est bien connu que les occidentaux ont toujours besoin de comprendre, de raisonner et d'analyser avec un esprit critique. Qualités qui deviennent vite des empêchements irréductibles quand on s'y limite. Comment un homme toujours agité en esprit peut-il entendre le silence ? Quoi apprendre si l'on imagine qu'une discipline quelconque est en soi la finalité de toute chose ? Si l'on oppose le corps et l'esprit, la technique au spirituel, si l'on croit pouvoir conserver pour soi tout ce qui vous est donné, si une idée reçue est un mur devant l'horizon ?" (extrait de "Les arts martiaux ou l'esprit des budô" Michel Random, Fernand Nathan. 1977). La voie de l'harmonie ou de la réconciliation (traduction littérale de "budô") est celle choisie par le magazine du même nom qui, au fil du temps, parle donc de tous les arts martiaux au rythme des différents hoquets et des diverses frictions de l'histoire.

AUTHENTIQUE

"Le monde Budo est en pleine mutation, selon l'éditorial de janvier 70, les rivalités entre les grands et les petits, entre les techniques et les styles, sont passées du plan national au plan international. Mais les européens y ont mis leur grain de sel, à moins que ce ne soit le grain de sable qui rendra le chef-d'oeuvre inutilisable en quelques générations..." Réceptacle d'humeur et aussi véritable porte parole d'une manière de penser, "Budo" est également l'un des premiers magazines français à avoir publié (semble-t-il !) des mangas selon la volonté du directeur de publication : Henry Plée, figure mythique du domaine des arts martiaux. Et cela, dès la fin des années 60 jusqu'à l'arrêt quasi définitif du titre, en 1973. Évidemment. le genre de manga publié est lié fortement au contexte de la revue. Ce sont des "bandes dessinées traduites en français contant la vie dramatique de samouraï célèbres, qui nous font mieux comprendre l'esprit et le code du Bushi-do" (comme on pouvait le lire en page deux de la revue). Dès le courant de l'année 70, ces bandes dessinées prennent de l'ampleur (grâce notamment à la suppression de textes en anglais) et en 1971, "Budo" va jusqu'à leur accorder un cahier spécial de 16 pages imprimées sur papier de couleur (rappelons que ces mangas sont en N/B).

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MANGAS POUR LES ADEPTES DE LA VOIE

"La plupart de nos lecteurs demandent que ces histoires soient complètes. En un seul numéro, nous ne pouvons publier les 20 ou 30 pages classiques pour ces histoires. Mais dès que possible, nous allons leur consacrer une quinzaine de pages, ce qui représentera environ la moitié d'une bande. Peut-être, avec l'augmentation des lecteurs abonnés, pourrons-nous augmenter le nombre de pages de la revue et alors publier des histoires complètes". Il est étonnant, à la lecture de cet éditorial de juin 1970, de voir qu'il est toujours moderne et qu'il pourrait tout à fait convenir à de nombreux supports presse actuels en guise de réponse au lectorat avide de production.

Mais revenons à ces bandes dessinées romancées "d'histoires vécues de samouraï qui se déroulent pour la plupart au japon féodal. Les intrigues sont multiples, c'est en tout cas ce que nous révèle un sommaire de 1970: "dans les précédentes BD, vous avez appris les traditions du Oibara (suicide par idéal). puis aussi la facilité avec laquelle un Seigneur haut placé pouvait être déchu par le pouvoir central simplement pour avoir perdu la face avec sa fille..."

Et les titres des récits semblent également inspirés : "L'assassin" (Ansatsu Sha) publié en 1973, "Le duel" (Matashiaï), "Le démon de Gion" (histoire de Okiia Sosi) également publiés en 1973 ; "Le vagabond Naga Romono", "Kakeï Sankuro". "A la conquête du pouvoir" publiés en 1972; "Samouraï Kito Zaëmon en 1971 ou "La dramatique histoire budo du samouraï Shinsaburo" publié en 1970. La plupart du temps, ces histoires n'étaient pas signées et non créditées (hormis Kakeï Sankuro" de Shibata Rensaburo). Elles étaient adaptées ou lettrées par un certain Patrick Clerc et se lisaient dans le sens de lecture japonais (de droite à gauche, les cases étant numérotées).

Ainsi, "Budo" fut-elle la première revue à publier et traduire des mangas... Peut-être ! ? Ce fut, en tout cas l'une des rares et des plus ferventes dans son domaine. Ayant produit plusieurs dizaines de récits aujourd'hui quasi introuvables ou presque. Cela dit, et pour conclure, quelques numéros sont peut-être encore disponibles. Vous pouvez toujours vous renseigner auprès du Budostore qui se trouve à Paris : 34. rue de la Montagne Saint-Geneviève 75005 (VPC : 44.41.63.30 & Boutique : 44.41.63.33). C'est, en réalité, l'adresse originelle de la revue "Budo'' car, Henry Plée est surtout l'initiateur en Europe d'un certain nombre de fédérations d'arts martiaux. Pour l'anecdote, en 1972. il fut le premier non-japonais à être nommé 8ème Dan par la Fédération japonaise de Karaté.

Christian Marmonnier (qui remercie R. Habersetzer pour ses précisions)"

Posté par David Yukio à 12:02 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

05 septembre 2014

L'histoire de l'animation japonaise en France par Pascal Lafine - Club Dorothée Magazine 1991


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Pendant longtemps en France, la seule source d'information sur l'animation japonaise était le "Club Dorothée Magazine". Cette revue, créée en septembre 1989, reprenait surtout sous formes de copies écrans les épisodes des séries comme Dragonball, Les chevaliers du zodiaque, proposait des jeux, des concours ... puis, un jour, arriva un mec nommé Pascal Lafine.

Pour ceux qui ignorent qui est le monsieur, voici un lien pour comprendre son importance dans l'histoire du manga en France http://www.manga-news.com/index.php/actus/2012/10/10/Interview-de-Pascal-Lafine.

Pascal tenait une rubrique "Pascal vous répond", celle de l'expert des dessins-animés japonais, qui répond au courrier des lecteurs sur toutes les questions possibles et imaginables sur ce sujet. Dans les numéros 103, 104 et 105 de fin 1991, il nous fit un résumé de l'histoire de l'animation japonaise en France. Vous trouverez ci-dessous les scans et textes de ces trois articles.

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"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTOIRE DE L'ANIMATION JAPONAISE EN FRANCE - 1ère partie

En 1974, apparaît "Prince Safire", premier dessin animé japonais programmé sur le territoire Français. L'histoire se passe au royaume d'argent et le Prince Safire est obligé de se travestir car une fille ne peut être l'héritière du royaume. Cette série a été diffusée en 1989 sous le titre de "Princesse Safire". Le second dessin animé diffusé en France est du même auteur, Osamu Tésuka. Il s'agit du "Roi Léo", l'histoire de trois générations de lions blancs, et une nouvelle version a été programmée l'année dernière sous le titre "Le retour du roi Léo".

Deux autres séries sont passées en France avant l'arrivée de "Goldorak", elles étaient co-produites par les frères italiens Marco et Gi Pagot, "Caliméro", la première, avec Toei Animation, et "Barbapapa", la seconde, avec K. et S.

Enfin arrivèrent "Goldorak" et "Candy" pendant l'été 1978, deux séries qui étaient, à l'origine, des programmes de fonds de tiroirs destinés à combler la grille des vacances, et qui se sont révélés être de grands succès. Au début, seuls 26 épisodes de "Candy" avaient été achetés et diffusés en tranches de 5 minutes par jour. Devant l'énorme succès de la série, elle fut rediffusée en épisodes de 26 minutes. Il y eut un changement de voix entre les deux séries, car la première doubleuse était partie vivre aux USA, et de nombreux téléspectateurs l'avaient remarqué et avaient écrit à la chaîne.

De 1979 à 1980, c'est la création de "Croque vacances", présenté par Claude Piérard et une étrange grenouille qui sera très vite remplacée par le lapin Isidore. C'est dans cette émission qu'ont été diffusés "Vic le viking", "Maya l'abeille" et "Heutchi" qui est le seul dessin animé à avoir gardé en France son générique original japonais. Sur la même chaine, on pouvait voir chaque semaine "Les visiteurs du mercredi", émission présentée par Patrick Sabatier, Soisic Corne et les marionnettes Cibor et Bora. De nombreuses séries étaient diffusées comme "Gatchaman" alias "La bataille des planètes", dont on n'a vu qu'une seule des trois séries, ou "Heidi" dont la diffusion fut retardée d'un an à cause de la série live qui passait dans Récré A2.

Récré A2, qui était présentée par Dorothée, diffusait alors son troisième grand succès, "Albator" (Capitaine Harlock de son vrai nom), créé par Lengi Matsumoto qui est aussi l'auteur de "Galaxie Express" et de "La reine du fond des temps".

1982 vit le début de la grande époque Toei Animation en France, avec le quasi-monopole de I.D.D.H., la société de René Bruno Huchez qui a également importé "Candy", "Albator" et "Goldorak". Puis ce fut l'arrivée de "Capitaine Flam" ("Capitaine Future"), co-production entre Toei et MK, plus connu pour son travail sur les images de synthèse. Cette série est tirée d'un roman de l'écrivain anglo-saxon Raymond Hamilton. I.D.D.H. est aussi l'importateur de "Rody le petit cid", "Le tour du monde en 80 jours" et "Les trois mousquetaires", co-production entre Nippon Animation et une société espagnole... (à suivre...)."

 

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"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (2)

De 1982 à 1984 le paysage audiovisuel français est stable car il n'y a pas de concurrence réelle entre les chaînes. Le changement commence à s'effectuer en 1984 avec l'arrivée de Canal Plus. Cette nouvelle chaîne apporte beaucoup de nouveautés : "Les quatre filles du Docteur March", "Sherlock Holmes" (qui sera diffusée en France deux jours avant le Japon), "Bioman" et surtout "Cobra le pirate de l'espace", le grand succès de Canal Plus. Cette série avait bizarrement déplu à son auteur, Bioushi Terasawa, qui cessa d'en produire jusqu'en 1988. Il créa alors "Goku" (un homme armé d'un bâton qui s'agrandit à volonté et dont les yeux bioniques lui permettent de contrôler les véhicules) et "Ninja Kabuto" pour la chaîne NHK. "Cobra" passera par la suite sur A2 où il connaîtra également un gros succès aux côtés de "Galaxie Rangers" et du "Sourire du dragon".

La guerre des programmes jeunesse débute en 1987 avec la Cinq. C'est l'arrivée en force de "Youpi l'école est finie" avec les dessins animés de Nippon Animation : "Princesse Sarah", "Cathy la petite fermière", "Anette dans les Alpes", etc. La Cinq prend le monopole du dessin animé japonais en France et continue ses innovations en diffusant des séries ayant trait aux sports, c'est "Jeanne et Serge", "Smatch", et par la suite "Olive et Tom" C'est aussi, dans un tout autre genre, l'arrivée de "Robotech", qui, après les USA, connaîtra un très grand succès en France. Elle sera diffusée six fois dont une dans le prime time (19h30 à 20h00). TF1 diffuse de vieilles séries japonaises, dont "La revanche des Gobots". C'est aussi l'époque de Vitamine présenté par Jacky Jacky bovitch qui remplace Karen Cheryl, le déclin de RécréA2 et la fin de Croque Vacances. Sur M6 ça bouge pendant l'été 87, on ressort des placards de vieilles séries :"Capitaine Flam", "Goldorak" et "Albator" qui n'avait pas été diffusée depuis six ans.

En 1987 Dorothée débarque sur TF1. Elle rejoint son compagnon de toujours, Jacky, et arrivera avec deux ex-présentateurs de RécréA2: François Corbier et Ariane Carnéti, une ancienne comédienne.

Dorothée remplace Jacques Mosseau et devient directrice des programmes jeunesse en créant son émission, Le Club Dorothée. A ses débuts cette émission ne passera que des rediffusions : "Candy Candy", "Goldorak", etc. Une seule nouveauté sera programmée : "Bioman", transfuge de Canal Plus. Puis, début 1988, Dorothée diffusera "Dragon Ball" et "Les chevaliers du Zodiaque", n°1 au Japon. A l'époque ces deux séries sont diffusées simultanément en France et au Japon, et leur suite est encore en cours de fabrication.

De son côté, RécréA2 vivote avec ses présentatrices Marie et Charlotte dont Dorothée se moque bien dans une parodie, Marotte et Charlie. Le programme de A2 est composé surtout de rediffusions.

La Cinq continue ses innovations en débutant un genre nouveau : les Magical Girls. Il s'agit de séries mettant en vedette des filles possédant des pouvoirs magiques : "Creamy, merveilleuse Creamy", "Emi magique", "Vanessa"... De 87 à 88 la Cinq a le monopole des dessins animés nouveaux, tous leurs génériques sont fabriqués en Italie. La chaîne, ayant un stock commun avec Rété ltalia, utilise les mêmes génériques en les attribuant à d'autres dessins animés."

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"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (3)

1988. Tout comme en France, ça bouge en Italie où un député fait voter une loi interdisant les pages de publicité au milieu des dessins animés. Télévisions et téléspectateurs italiens craignent que cette décision entraîne la fin des programmes jeunesse! En France, les chaînes mènent une politique "anti-japonaise".

Rentrée 1988. Après un voyage de Dorothée au Japon , c'est l'arrivée en masse de nouvelles séries comme "Les attaquantes", "Doc Slump", "Georgie"... Mais aussi de nouveaux genres d'animation parlant d'amour avec "Juliette je t'aime", de fantastique avec "Lamu" et "d'horreur" avec "Ken le survivant". C'est aussi l'arrivée des "dramas" (ou séries "live"). On espère ainsi renouveler le succès de "Bioman" avec "Spilvan", "Flashman", "Liveman"... Beaucoup de ces nouvelles séries furent des échecs, mesurés par un outil plutôt contestable, le minitel.

Dix ans après Goldorak, les dessins animés s'approprient 70% des programmes jeunesse, chaque chaîne ayant son créneau de distribution: AB Productions pour TF1, IDDH pour A2 et FR3, Rette Italia pour la Cinq. Canal +, de son côté, recommence à diffuser des dessins animés japonais avec "Crocus", "Peter Pan" qui avait eu un très grand succès en Italie où il était diffusé de 20h à 20h30.

En 1989, la naissance de Radio Loustic, diffusant en non-stop des génériques d'animation, fait encore bouger la situation. Cette année-là est né aussi le C.D.M (Club Do Mag) qui deviendra peu après votre Dorothée Magazine. Depuis, plus rien ne bouge. La direction des programmes jeunesse de la Cinq est confiée à Xavier Couture. Cette chaîne, n'ayant plus de produits nouveaux, s'allie à TF1 pour échanger leurs programmes.

Pour la première fois sont diffusés en France des films destinés au marché de la vidéo : "Les CDZ 1 et 2", "Dragon ball","Cité interdite", "Cristal triangle" C'est aussi la sortie d'"Akira", un long métrage d'animation japonais. Loin d'être le meilleur, il est très bien accueilli par la critique qui l'annonce comme le plus grand chef-d'oeuvre. Ce phénomène donne naissance à l'apparition des mangas. Les fans d'animation, jusqu'alors inactifs, se manifestent en créant deux fanzines (magazine de fan): "Animé Land" pour le dessin animé, et "Mangazone" pour la bande dessinée. Ces revues, tirées à 700 exemplaires, sont vendues en deux semaines. Des associations font également leur apparition comme Animart à Vanves, en banlieue parisienne, et Beff Tosh à Paris. Un magasin, vendant des revues et des compact disques japonais, préfère cesser ces activités, ne pouvant plus subvenir à la demande des fans de plus en plus nombreux!

Ceci a pour effet d'inciter les spéculateurs à importer et à vendre des produits dérivés: le marché noir du produit d'animation est né. Certains se font d'ailleurs arrêter pour avoir importé des copies de films d'animation inédits en France."

Posté par David Yukio à 22:08 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

Je découvre le Japon - Club Dorothée Magazine 08 du 07/11/1989



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La revue "Club Dorothée magazine" était un magazine lancé en septembre 1989 et parlant, comme son nom l'indique, de l'émission de Dorothée sur TF1.

A l'époque c'était la seule revue où on pouvait retrouver nos héros des dessins-animés japonais. Quelle ne fut pas ma surprise quand, dans le numéro 08 du 07 Novembre 1989 j'ai découvert l'article ci-dessous. On y parlait de Dragonball mais SURTOUT on y voyait des extraits d'une revue japonaise nous annonçant les prochains évènements de la série animée.

Cet article fut pour moi un véritable choc et c'est pourquoi je veux en parler aujourd'hui. Au fin fond de la province, loin de Paris, à une époque où Internet n'existait même pas, j'avais d'un seul coup une fenêtre ouverte sur un monde lointain appelé Japon, j'avais entr'aperçu ce qu'était une revue japonaise, je découvrais qu'on n'était pas obligé de subir passivement une émission de télé et attendre les rediffusions aléatoires mais qu'on pouvait assouvir sa passion différemment via les livres et un pays étranger.

Vous imaginez un gamin qui découvre une carte de l'île au trésor? Ce fut moi et depuis ce jour cette passion de la culture populaire japonaise a représenté quelque chose de très fort et de très important pour moi. Tout ne découle pas de cet article mais il fut une incroyable bouffée d'oxygène, il m'avait donné l'envie de m'envoler vers le Japon et d'y rester longtemps, longtemps :-)

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Waouh, cette image je ne l'oublierai jamais, ce fut LA fenêtre qui ouvrit mon esprit, me disant qu'au bout du monde il y avait le Japon, un pays où on pouvait sans honte dire qu'on aimait les dessins animés alors qu'en France c'était un signe de débilité.


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