30 mars 2008
Toshio Saeki, estampes érotiques

Toshio Saeki est un illustrateur japonais né en 1945 renommé pour ses estampes érotiques.
Dans ses deux artbook Chimushi il mélange allègrement Japon moderne et Japon traditionnel avec une préférence pour le bestiaire fantastique japonais puisque nombre de ses estampes voient des accouplements improbables entre fantômes, démons et humains. Ses personnages sont le plus souvent soient soumis à des situations violentes (viol, meurtre, torture...) soient s'abandonnent dans des délires érotiques empreints au contraire de grande délicatesse.
Je vous laisse en sa compagnie :-)
Artbook Chimushi 1 de 1995, éditeur Treville, 170 pages
Artbook Chimushi 2 de 1996, éditeur Treville, 170 pages
Quelques estampes où domine le plaisir



Le voyeurisme, une des clés de l'oeuvre de Toshio Saeki
Du plaisir encore, mais par des voies détournées

Autre facette des oeuvres de l'artiste, la violence teintée de sexe
Je n'ai pas mis ici les images les plus violentes car certaines sont vraiment terribles. 


Art book Japon intime de 1990, version française, éditeur Albin Michel, 88 pages
Artbook The early works de 1997, éditeur Treville, 160 pages
Compilation de ses premiers dessins, depuis 1970
Encore du voyeurisme!
Humains et démons ne font pas toujours bon ménage :-)
Son site web en japonais http://www.neoplan.jp/saeki/index.html
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14 mars 2008
Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008

Le vendredi 14 mars 2008, au Salon du Livre de Paris, Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO (Great Teacher Onizuka), était en dédicace pour ses fans français. Vous excuserez la pauvre qualité de mes photos mais l'éclairage n'était pas assez fort pour photographier en 100 ou 200 ISO.
L'entrée du Salon
Le podium où aura lieu la dédicace
La partie Manga du Salon avec la podium au fond de la photo


Tôru Fujisawa, en pleine dédicace

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02 mars 2008
Les anges dans les mangas et animes

Un des plus beaux anges que je connaisse :-)
Les anges, messagers du Dieu chrétien, sont très présents dans les mangas et animes. Que ce soit dans X de Clamp, Ah my goddess, Angel sanctuary, On your mark de Miyazaki... ils sont étonnement présents alors que la religion chrétienne est plus que minoritaire au Japon. Dans une revue une jeune japonaise disait qu'ils avaient un côté romantique... Difficile d'en savoir plus, je pense que les japonais se sont approprié cette figure de la culture occidentale et l'ont détournée de son sens premier pour l'adapter à leurs besoins (c'est la fameuse théorie du "bleu plus bleu que bleu"). Ajoutez à celà un fort goût pour l'exotisme de la part des japonais et on comprendra un peu plus pourquoi ces belles créatures se retrouvent sous le cien nippon :-)
Dans les mangas et animes ils représentent souvent des êtres divins ou des humains dotés de pouvoirs extraordinaires. Ils sont bons ou mauvais, à protéger (On your mark, Clover; le personnage dans ce cas est souvent une fillette) ou dangereux (X de Clamp; c'est souvent un homme alors ) mais leur présence ne laisse pas indifférent et annonce souvent de graves complications dans une vie normale voir un bouleversement sans nom (Ah my goddess).
Un manga s'appelle Angel sanctuary, un autre Angel heart (de Tsukasa Hojo), un autre DNA Angel. Un film s'appelle Tenshi no tamago (L'oeuf de l'ange), le très beau court métrage On your mark réalisé par Hayao Miyazaki. On les voit aussi dans les jeux vidéos (Baten Kaitos où le héros a une aile mécanique et une en plumes)... bref, ils ont envahi l'imaginaire nippon!!!!! Je ne parle même pas de la série Neon Genesis Evangelion où les ennemis sont désignés comme Anges car ils n'en ont que le nom mais pas l'apparence; mais quand même, elles s'appellent Anges et ce n'est pas par hasard.
Ils, ou elles le plus souvent, sont très basiques en ce qui concerne leur émotions, ce sont soit des êtres d'innocence échoués dans notre monde, soit des êtres de destruction venus pour purifier notre onde mais jamais ils ne font dans la demi mesure.
Certaines de ces ailes sont discrètes, genre décoration, d'autres immenses, certaines blanches, d'autres noires, beaucoup sont faites de plumes, quelques unes sont mécaniques, d'autres ressemblent à des voiles transparentes mais peu ont l'aspect d'ailes de chauves souris comme Satan (dans notre religion il a été condamné à troquer ses belles ailes plumeuses contre d'infames ailes de toile...).
Voici quelques exemples d'anges vus par les japonais :-)

L'ange dans toute son innocence... Vous remarquerez les ailes faites de plumes ou d'une matière genre voile

Le superbe Haibane renmei avec des anges munis de petites ailes, pas toujours blanches

L'ange de Clover avec ses ailes mécaniques
Clover encore; j'adore ses ailes...
Rei de Neon Genesis Evangelion

Le très beau On your mark de Hayao Miyazaki où deux policiers aident un ange à échapper à la terre

Le fameux Angel Sanctuary
Cette fois les os des ailes sont visibles


X de Clamp avec Kamui le héros et ses ailes blanches et un autre personnage protégeant la Terre
Ah my goddess 
Gunnm, Alita battle angel, avec Gally et son corps mécanique
D'autres anges

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16 décembre 2007
Fever, manhwa d'ados à la dérive
Un manhwa ( et non pas manwha ) est une bande dessinée coréenne. On en trouve de plus en plus en librairie ces dernières années, surfant sur le succès des mangas.
Fever est l'un des meilleurs manhwa que je connaisse, oeuvre de la dessinatrice Park Hee Jung. Sur 4 tomes elle nous raconte l'histoire d'ados à la dérive, mal dans leur peau, se cherchant comme souvent à cet âge. Là où j'ai craqué c'est plus par la beauté des dessins, des personnages que l'histoire proprement dite qui est assez complexe par le nombre de protagonistes.
J'aime bien aussi ces prénoms qui changent de ce que je lis d'habitude : yang bo-ram, heon-in, souyone, halip, jijunn...
Fever, un grand bol d'air frais dans la BD asiatique :-)

Tome 1 Tome 2

Tome 3 Tome 4
Voici une galerie des héros, j'espère que vous tomberez comme moi sous le charme de ces dessins :-)




Je craque je craque complètement :-)
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30 septembre 2007
Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées

DVD japonais 01

DVD japonais 02

DVD japonais 03
La série Jeanne et Serge (Attacker You) sur le volley ball a fait les beaux jours de la 5 à la fin des années 80. Elle est sortie il y a quelques années en DVD en France mais pas dans une version sous-titrée ni intégrale, ce qui a déçu beaucoup de fans.
Cette série est aussi connue pour avoir été pas mal censurée d'où cet article à partir des 3 premiers DVD japonais qui, bien sur, n'ont ni doublage ni sous-titre étranger...
Chaque DVD contient 5 épisodes, la qualité de l'image est bien sur meilleure que sur les DVD français (où aucun nettoyage de l'image n'a été fait à tel point que c'est triste de voir autant de poussières). En revanche les couleurs ne sont pas top sur la VO et les voix françaises me semblent plus agréables à entendre et sont surtout plus claires que sur la VO. Sur la version japonaise on a du mal parfois à entendre distinctement les conversations. Quant à la voix de Jeanne, ben, comment dire, celle française reflète mieux sa personnalité que les petits cris de la doubleuse japonaise.
Le but de ce post est de parler de scénes JAMAIS vues en France (j'ai vu la série en 1987, sur la 5, puis les multiples rediffusions, c'est dire si j'ai été surpris par certaines scènes). Je ne parle donc pas ici des scènes de violence de Daimon à l'encontre de ses joueuses car si elles sont absentes des DVD français, on les a déjà vues sur la défunte 5. Les scènes coupées en 1987 concernent plutôt des passages osés entre ados et adultes et des scènes de petites culottes, bien fréquentes dans les animés japonais!
Premier épisode "Une nouvelle compagne d'école"
Début de l'épisode, quand Jeanne est chez elle et qu'elle vient de prendre une douche, elle entends Sunny crier car il a fait déborder la baignoire. SCENE INEDITE "à ce moment là la serviette que porte Jeanne autour de sa poitrine tombe et on voit ses seins pendant 3 secondes". OK, c'est pas capital mais bon, ça surprends, et puis si les japonais jugaient cela montrable dans leur pays, pourquoi pas dans le notre? 



Au milieu de cet épisode, SCENE INEDITE "Jeanne sort en catastrophe de sa salle de classe au moment de la récréation et file vers les toilettes. Elle est tellement pressée qu'elle se trompe et va dans celles des garçons, qu'on voit sortir en vitesse on ne peut plus génés. Quand elle en ressort, on fait le raccord avec la VF car elle croise Sabi et Shina (les deux amies de Peggy) qui l'entraînent au gymnase pour être défiée par Peggy." 


A la fin du premier épisode, il y a une scène capitale censurée en France. Le soir, quand Jeanne tient Sunny par la main et retrouve son père, SCENE INEDITE "elle explose de colère contre celui-ci, reçoit une gifle de sa part puis gifle son père à plusieurs reprises sans qu'il réagisse!!!!!" Apparemment elle lui reprocherait de ne pas avoir élevé sa propre fille alors qu'il a adopté un autre enfant (sunny). La scène doit faire 30 secondes. On voit bien dans la VF que Jeanne serre les dents, en colère, en voyant son père puis, curieusement, on saute cette scène comme si de rien n'était pour retrouver une famille heureuse de s'être retrouvée. 

Jeanne, se prenant une gifle pour avoir accusé son père
Et qui ne se laisse pas faire!





On part sur de nouvelles bases, celles d'une famillle unie
Deuxième épisode "Le prince charmant"
Dans le combat contre Saburo et sa bande, dans un terrain vague où ils voulaient racketter deux collégiens, Jeanne saute sur le visage de Saburo les jambes grandes écartées (à la façon de Kekkou kamen de Go Nagai pour les connaisseurs). On voit qu'elle porte sa fameuse culotte avec un panda : cette scène est deux fois plus longue que dans la VF. A priori c'est pas grand chose mais c'est là l'origine du drapeau des supporters de Jeanne :-)) 


Une rencontre qui marquera à vie Saburo!
Dans la suite de l'épisode, les motards de Saburo viennent au collège pour retrouver Jeanne. On a là une scène totalement coupée en France SCENE INEDITE "les motards tournent autour des filles en soulevant leurs jupes car ils n'ont pour indice pour identifier jeanne que le fait qu'elle ait une culotte avec un panda dessus. Cette scène fait 12, 15 secondes. Ensuite on raccorde avec la VF où Daimon leur demande ce qu'ils font ici." 
Les filles viennent avertir leur prof que des motards sont à l'entrée du lycée!


On comprendra que ce festival de petites culottes n'ait
pas été du goût des chaines de télé françaises des années 80


Saburo, le chef des motards et amoureux de Jeanne Azuki!!

Ah ça, il y en a toujours qui seront spectateurs voyeurs
plutôt que sauveurs de jeunes demoiselles en détresse!
Troisième épisode "Le match"
Lors de sa rencontre avec Monsieur Mitamura, Jeanne lui demande de l'entraîner à smatcher et, dans la VO, elle le presse plus longuement contre lui que dans la VF. Rien de coquin mais bon, on comprends mieux la gêne de Mitamura. SCENE INEDITE "Lors de la nuit suivant leur visite aux 7 Fighters, Jeanne fait un rêve où elle court vers Mitamura et l'embrasse." Cette scène aussi a été coupée en France, certainement à cause de la différence d'âge entre les deux personnes. 
Chaud, très chaud!

Dany Mitamura se réveillant en sueur alors que Jeanne rêve de lui!


Cela se précise, non?
Rien d'autre de notable, surtout que les épisodes 4 et 5 sont le premier match de Jeanne contre les Sunlight Players et qu'on en a vu l'intégralité en France.
Quatrième épisode "Mon premier match"
Une scène où Jeanne est encore très proche de Dany!

Sueurs froides quand Jeanne se colle à vous...

Alors là, elle l'agrippe littéralement!
Sixième épisode "La victoire de serge"
Durant l'entraînement des titulaires, Daimon s'en prend violemment à une jeune joueuse, appelée Yokita car c'est à la réception qu'elle est la plus forte mais elle travaille de moins en moins cette partie. Il décide alors de la chasser de l'équipe. Yokita se jette à ses pieds le suppliant de revenir sur sa décision mais rien n'y fait. Peggy s'interpose alors, lui demandant de lui laisser une seconde chance. Daimon n'aime pas qu'on discute ses décisions, SCENE INEDITE "il gifle alors à plusieurs reprises Peggy, bien plus violemment que dans la scène française car elle s'écroule par terre, un filet de sang tombant de sa bouche." Dans la scène française, Peggy ne reçoit qu'une gifle.
Yokita, sur le point d'être renvoyée.
Daimon le démon d'Hikawa, l'entraîneur de fer
La belle, la très belle Peggy ... aux cheveux bleus

Les gifles commencent à pleuvoir sur Peggy qui conteste la décision de Daimon!


Le sang de Peggy!




Septième épisode "Une lettre d'amour"
Serge et Peggy discutent en marchant, serge lui expliquant que s'il entraîne les remplaçantes c'est pour qu'elles aiment le volley-ball comme eux deux, pour qui c'est une passion. Jeanne les voit et se jure de se battre pour sortir avec serge, qu'elle ira jusqu'au bout! Kibi et une autre remplaçante entendant cela "jusqu'au bout" commencent à prendre peur car elles connaissent le caractère emporté de Jeanne et imaginent plusieurs choses SCENE INEDITE "Elles pensent notamment que jeanne va coucher avec serge, on les voit tous les deux, visiblement dans un lit, prêt à s'embrasser". Mais finalement non, jeanne dit simplement qu'elle lui offrira quelque chose pour la saint valentin. Kibi et son amie retrouvent leurs esprits, Jeanne se dirige alors vers son casier et y trouve une lettre d'amour signée S. T.



Après Dany Mitamura, Serge Takiki... il les lui faut tous ma parole!
Jeanne se rends au stade olympique car elle pensait sortir aujourd'hui avec Serge, suite à la lettre d'amour signée S.T. (c'est une lettre de Saburo en fait) lui proposant un rendez-vous. C'set alors qu'elle le voit avec Peggy, se dirigeant vers ce batiment où vont s'exhiber les équipes olympiques japonaises. Jeanne s'y rend et constate que le niveau de ces équipes est extraordinaire. Elle voit dany Mitamura parmi les joueurs et l'appelle jusqu'à perdre l'équilibre, passer à moitié dessus la rambarde de sécurité, SCENE INEDITE "montrant sa culotte à tout le monde jusqu'à ce que sunny vient la sortir de ce mauvais pas". Ensuite elle se dispute avec un journaliste télé et là encore, une petite culotte supprimée en France.



Encore une belle prestation de Jeanne!

Huitième épisode "Une rencontre amicale"
Un match a lieu entre les titulaires et les remplaçantes, Jeanne et kibi font partie des remplaçantes. Saburo emprunte le micro de deux filles pour commenter le match à leur place SCENE INEDITE "les deux filles ne se laissent pas faire, sautent sur saburo, l'une lui écarte les cuisses alors qu'on voit une autre avec une terrible paire de tenailles à la main!! Ensuite on entends les cris de saburo pendant 5 secondes, relayés par les hauts parleurs de l'école dans toutes les classes" puis la scène s'arrête et il commente le match. La dernière image est un mannequin en argile utilisé en cours de dessin se cachant les parties génitales... à quoi ont servi les tenailles?




Mais qu'est-ce qu'elles ont bien pu attraper pour qu'il ait mal comme ça?
Vous avez vu les tenailles? 



Les cris de Saburo sont retransmis dans toute l'école!
Là je pense que c'est clair... pauvre Saburo!
Dixième épisode "L'amitié"
C'est dimanche, toutes les joueuses d'Hikawa, à l'exception de Peggy, Sina et Sabi se rendent au gymnase des 7 Fighters car Kibi, complexée par sa petite taille, songe à abandonner le volley. Serge conseille à Jeanne d'aller voir une joueuse des 7 Fighters qui lui remontera le moral. A noter une scène de petite culotte coupée, quand jeanne saute sur dany mitamura et s'écrase sur le panneau de basket puis chute par terre.

Ah oui, quand même!
Autre SCENE INEDITE "Les joueuses d'Hikawa se changent dans les vestiaires puis Jeanne dit quelque chose qui fait exploser de colère ses amies car elles lui jettent leurs sacs à la figure et, de plus, la joueuse la plus forte de l'équipe l'écrase de sa poitrine contre un mur". 

Un vrai festival de japonaises en sous-vêtements!
Mais qu'a t-elle dit?




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05 septembre 2007
DVD des génériques des séries télés Toei Animation de 1963 à 1989
Voici les jaquettes de trois DVD reprenant tous les génériques des séries animées de la TOEI de 1963 à 1989. Ces dvd compilent donc les génériques de début et de fin ( opening / ending avec les différentes versions existantes ) des séries des années 1963 ( en noir et blanc ) jusqu'à 1989. Au hasard des DVD on tombe sur Goldorak, Albator, Tiger Mask, Cyborg 009, Mazinger Z, Devilman, Dragonball, Saint Seiya... soit la fine crème des studios nippons. Je vous conseille vivement cet achat s'ils sont encore disponibles car c'est plus de 30 ans d'animation japonaise qui s'offrent à vous, de sa naissance grand public à son l'explosion au niveau mondial :-)

97 minutes

116 minutes

105 minutes
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01 juillet 2007
Paradise Kiss de Ai Yazawa
Ai Yazawa est mondialement célèbre pour son manga Nana dont une série télé et deux films ont été tirés et qui connait un grand succès ici en France. Une autre de ses oeuvres, moins connue, est aussi disponible en français, il s'agit d'un shôjô manga de 5 tomes intitulé Paradise Kiss publié chez Kana. J'avoue avoir eu un coup de foudre en le lisant, j'ai adoré les personnages, leur psychologie finement détaillée, les situations émouvantes, la foi dans l'avenir, la rage de vivre et la tristesse qui s'en échappe... Et que dire de la beauté des dessins, de la beauté des personnages, de la maîtrise du pinceau d'Ai Yazawa qui peut donner ici toute sa démesure puisque le manga se passe dans le monde de la mode.
Je vous livre ici un très court résumé du manga, mon objectif étant plutôt de vous mettre quelques dessins pour vous donner envie de découvrir cette oeuvre. L'héroïne s'appelle Yukari Hayasaka, une bosseuse qui n'a pour seul horizon que l'école, les concours d'entrée à la fac et faire plaisir à sa mère en étant première de sa classe... bref rien de bien excitant :-( Un jour elle entre en contact avec les étudiants de l'école d'art Yazawa qui lui proposent de devenir mannequin pour le défilé de fin d'année de leur école. Très réticente au départ elle va fondre devant Georges, le styliste de Paradise Kiss, la marque de vêtements de ces quatre étudiants. Leur histoire sera mouvementé, entre passion et froideur et s'étalera sur 5 tomes.
Voici un lien français qui présente bien la bd : http://membres.lycos.fr/parakiss/
Les couvertures françaises
Yukari 
Georges
Miwako
Arashi
Isabella
Yukari Hayasaka, notre héroïne qui ne fait que la tête au début de l'histoire. Qui a parlé de frustration?
Georges, le styliste de Paradise Kiss

Arashi et sa copine Miwako qui font aussi partie de Paradise Kiss
Voilà pourquoi j'aime ce manga, ses dessins sont superbes, il s'agit même plus d'illustration que de bande dessinée.



Cette image est trop triste, snif!


J'adoooooooooooooooooooooooooooooooore son sourire et ces personnages blancs!
Elle sourit enfin, après tant et tant d'épreuves :-)


Quel beau couple!
LA robe du festival :-)


La version couleur, tellement plus belle :-)
Avez-vous été séduits par ces quelques extraits du manga? Il est vraiment magnifique, que vous soyez fille ou garçon je vous le recommande très chaudement. Il s'agit d'une belle et intense histoire d'amour qui m'a fait rêver :-)
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10 février 2007
Butô, la danse des ténèbres

Le butô : un corps blanc entouré de ténèbres
Le Butô, Butoh ou Ankoku Butoh "Danse des ténèbres", est une danse d'avant-garde inventée par Tatsumi Hijikata dans le Japon underground de 1959. Révolutionnaire, le Butô voulait changer de nombreuses idées esthétiques et conservatrices et bousculer violemment l'establishment. Dans sa forme le butô s'opposait fortement à l'influence occidentale du ballet classique et de la danse moderne rnais aussi aux formes artistiques traditionnelles du Japon comme le Nô ou le Kabuki. Cette danse moderne provoqua un véritable choc, surgissant 14 ans après Hiroshima et Nagasaki, 14 ans après le traumatisme de la défaite de 1945 qui fut vécu comme un cataclysme politique, économique, social et culturel. Cette défaite, la première du Japon dans son histoire, l'a obligé à s'ouvrir en grand au monde occidental mais cela ne se fit pas sans mal, les deux mondes étant trop différents. Le mouvement de la « danse des ténèbres » préfigurait le soulèvement de la jeunesse japonaise contre les excès de cette influence, surtout américaine, subie pendant plus de 10 ans. Ce soulèvement social révélait un désespoir profond, le peuple japonais se sentait toujours envahi, déraciné, humilié et devait renouer avec ses ancêtres, avec son histoire profonde. Le butô devenait même une protestation contre le modernisme.

Grimaces, chamanisme...
La nature du butô tient essentiellement en la personne de Hijikata Tatsumi, créateur du Butô né en 1928 et mort à 58 ans en 1986, et à Kazuo Ôno, cofondateur et grand promoteur de cette nouvelle danse. Les premiers spectacles de Tatsumi Hijikata étaient inspirés par des textes de Genet, Lautréamont, le marquis de Sade... autant dire que le Butô est né dans une odeur de soufre. Ce "théâtre de la révulsion, de la convulsion, de la répulsion", que tourmentent "des corps recroquevillés, larvaires, tordus, électriques, immobiles" selon les mots de jean Baudrillard, aura été le révélateur d'une société japonaise en pleine mutation. La première pièce de Butô s'appelle Kinjiki "Abstinence" par Tatsumi Hijikata d'après la nouvelle de Yukio Mishima. La pièce parlait du tabou de l'homosexualité et se terminait par l'accouplement sur scène de Yoshito Ôno ( le fils de Kazuo Öno ) avec un poulet vivant avant son égorgement! La pièce outragea le public à un point tel qu'elle provoqua le bannissement de Hijikata du festival où fut joué Kinjiki, faisant de lui un paria et un iconoclaste. Hijikata développa ensuite un language poétique et surréaliste appelé butoh-fu ( fu signifiant "mot" en japonais ) pour aider les danseurs à se transformer lors de leur prestation en empruntant ce vocabulaire composé de gestes et expressions types. 

Hijikata Tatsumi, le créateur du Butô! 
Kazuo Ôno, le grand promoteur du Butô
En quarante ans le butô révolutionnaire, dadaïste, marginal, s’est diversifié et a acquis une certaine reconnaissance à l'étranger avec notamment Carlotta Ikeda et Sankai Juku. Le statut du Butô est donc maintenant ambigüe car s'il est reconnu à l'étranger, cela fait plus de 20 ans que Sankai Juku joue à Paris, il reste confidentiel au Japon et mal connu. Le butô n'échappa pas à un certain effet de mode de la part des européens et américains; aujourd'hui encore le japon fascine même s'il est difficile pour nous autres français de comprendre ce qui fonde ce pays. Dans les années 80 on assista à l'apparition du post-butô dans lequel les mouvements, résolument contemporains, expriment une révolte nouvelle.
Homme et femme, seuls dans l'univers!
Le Butô, de Bu "la danse" et de To "fouler le sol" permet de communiquer avec la terre, les ténèbres, les forces cachées qui nous entourent, résidentes d'un univers parallèlle, tapies dans les profondeurs de la nuit. C’est un appel aux forces de l’au-delà. Il dévoile le caché, la mémoire ancestrale, ce qu'on appelle l'archéomémoire. C’est une danse qui relie la Mort à la Vie, un passage perpétuel du Néant à la Vie et de la Vie au Néant. La métamorphose de ces états est retranscrite par une lenteur extrême des mouvements, un dépouillement total de la Forme pour arriver à l’Etre profond. On dit souvent que le Butô, c’est frapper ou griffer le sol du pied pour en faire jaillir les esprits, sortis de la Terre-mère, grande enfouisseuse de nos ancêtres. Les mots qui peuvent définir le Butô : transe, lucidité, folie blanche, extase, gros plans de visages grimaçants, postures grotesques, corps blanchis, collection de difformités exotiques et inquiétantes. 

Sankai Juku, la compagnie la plus connue à l'étranger
Le Butô utilise un langage corporel minimaliste dégagé des codes gestuels, des implications socioculturelles et politiques traditionnels. Il s’oppose en outre à un certain jeu psychologique de l’acteur. C'était à l'époque un nouveau style de danse, primaire, dénué d'artifice, la vie concentrée dans une forme nouvelle. Pas de costume, pas de décor ou réduit au minimum, la seule "extravagance" est le corps quasi-nu peint en blanc ou gris façon cendres et le crane rasé. Le butô célèbre les rites de la vie : la naissance, la passion amoureuse, la douleur, la mort, l'absence, le désespoir. Mélange de danse, de théâtre, de pantomime, d'improvisation, c'est la quête des abysses, des abîmes plus que des cimes qui semble plutôt être le lot de la danse européenne. Le butô cotoie l’érotisme, l’androgynie; il retourne aux anciens rites shintos et frôle le chamanisme; il expose sans vergogne des corps à nu, de façon crue et n’est pas exempt d’une certaine sauvagerie, d'un retour aux forces fondamentales. Le corps est à la fois humain, animal, végétal, minéral, en constante transformation, naissant, se développant sous nos yeux, grandissant et, bien sur, mourant après avoir effectué son voyage intèrieur. Le butô est aussi l'expression de la nostalgie de la fusion terminée de l'homme et de la nature, du féminin et du masculin, de cette nostalgie dont on se souvient et qui fait souffrir.
La lenteur du geste permet toutes les interprétations, c'est ce qui m'a le plus fasciné dans les spectacles que j'ai pu voir. Voir Sankai Juku c'est immédiatement plonger dans leur univers, celui des espaces cosmiques, on est hors du monde, on assiste à la naissance d'un univers, à la découverte par des hommes de l'espace qui les entoure, de leur existence propre... Et cette lenteur dans les gestes, ce calme, cette découverte des gestes élémentaires par les danseurs sous nos yeux, tout celà provoqua en moi un choc culturel semblable à ma première pièce de Nô. 
Sankai Juku
Carlotta Ikeda
Ma première rencontre avec le Butô remonte au 07 mars 1997 à la Maison des cultures du monde, dans le cadre du festival de l'imaginaire avec un spectacle appelé "Danse post-butô". Le 17 juin 1998 c'est Carlotta Ikeda que je découvre, avec son spectacle "Waiting" au théâtre de la bastille. Spectacle revu le 21 novembre 1999, dans le même théâtre suivi le 26 du spectacle "Haru no saiten". Le 20 janvier 2007 je l'ai admirée à nouveau avec plaisir au théâtre Sylvia Montfort dans les spectacles "Zarathoustra variations" et "Faits d'hiver". La troupe mondialement connue, Sankai Juku, je l'ai admirée le 22 décembre 1998 au théâtre de la Ville de Paris. Ce fut un tel choc que je les ai revus le 26, soit 4 jours plus tard, ainsi que le 15 mars 2000 pour le spectacle "Unetsu". A noter le festival de butô annuel de l'espace Bertin Poiré, dans le centre de Paris.
Recueil japonais de photos des différentes compagnies de danseurs
Livre français sur le Butô, à réserver aux
danseurs car les thèmes abordés sont très techniques
Recueil français de photos sur Sankai Juku
Recueil français de photos sur Carlotta Ikeda
Partie multimédia
Un extrait d'un spectacle de Sankai Juku sur Youtube
http://www.youtube.com/watch?v=3UuwLjlpR-c
Lien vers wikipedia France http://fr.wikipedia.org/wiki/Buto
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Costumes précieux du Kabuki
Hiroshi Nonami, photographe de la beauté féminine
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14 janvier 2007
Costumes précieux du Kabuki


A l'espace des Arts Mitsukoshi Etoile se tient une superbe exposition de kimonos de Kabuki intitulée "Costumes précieux du Kabuki - Le chemin des Fleurs dans le théâtre japonais".
Lieu : Espace des Arts Mitsukoshi Etoile 3 rue de Tilsitt 75008 Paris
Date : 12 Décembre 2006 - 17 Février 2007
Horaires : ouvert du mardi au samedi de 14H00 à 18H00
Tarif : 3 euros.
Les grands magasins Mitsukoshi, de 1907 à 1952, ont acquis un patrimoine précieux d'environ 350 costumes de Kabuki, couvrant la première partie de l'ère Showa ( 1926 - 1989 ). Pour cette exposition, 45 costumes sont présentés à Paris pour montrer l'exceptionnelle qualité de ces costumes, que ce soit par l'originalité de leurs motifs, le choix des couleurs...
Une exposition à voir absolument pour les amoureux du Japon mais aussi des beaux costumes.






Partie multimédia
Un extrait de pièce de Kabuki sur Youtube!
http://www.youtube.com/watch?v=YGmOXXY72K4
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09 décembre 2006
Hiroshi Nonami, photographe de la beauté féminine

Abyss Edition française 1996

Eureka édition japonaise 1995
Hiroshi Nonami est un photographe que j'apprécie énormément, que ce soit pour la beauté de ses photos, la pureté qui se dégage de ses modèles mais aussi pour avoir su créer un univers esthétique qui lui est propre. Ses photos, par la couleur des visages, leur luminosité, nous donnent une idée de l'innaccessible, de ce que nous ne pouvons qu'approcher, contempler, sans jamais arriver à toucher cet absolu. Ses photos sont pour moi comme une fenêtre sur un autre monde, un médium qui me fait entrer dans un univers parallèle et qui me donne envie de m'améliorer pour essayer d'être à la hauteur de ces personnages.
Voici un texte de Valérie Aubin et Jacky Goupille tiré du livre Abyss, publié aux Editions vent d'ouest.
"Iroshi Nonami n'est pas un photographe comme les autres. II fait partie de ces artistes qui transforment la réalité, qui lui donnent une dimension onirique et mystérieuse, une irréalité que l'on aimerait tant croire vraisemblable. Hiroshi est un faiseur d'univers. En regardant le monde à travers son objectif magique, la nature prend une dimension nouvelle. Son imagination fertile invente des images où tout est mythique. II recrée un monde merveilleux où le tangible s'envole pour flirter avec le fabuleux. II réinvente des teintes, il bouscule les formes, il défie l'équilibre pour concevoir la femme telle qu'il l'idéalise. Dès lors, il frôle le divin.
Sous nos yeux défilent une multitude de figures féminines sublimées, à la plastique parfaite, à mi-chemin entre la femme et l'animal, et par le biais desquelles nous plongeons dans le mythe. Chacune d'entre elles nous renvoie à un ailleurs, un endroit lointain et insondable. Ecailles, coquillages, perles, branchies, fucus, algues, ronds dans l'eau, auxquels elles se voient associées, sont autant d'indices qui restituent immanquablement les zones obscures et profondes des océans. Imaginées par un photographe soucieux de fabriquer des images intemporelles, ces créatures qui surgissent des fonds marins font également penser aux déesses chimériques des grands illustrateurs fantastiques.
Parfois inquiétantes, parfois rassurantes rnais toujours énigmatiques, ces divinités de la mer sont éternellement bercées par le mouvement des vagues. Sirènes à la beauté ensorcelante, elles traversent sans répit des eaux qui reflètent ou renvoient leur image. Des eaux qui sont à l'image de leur âme, tour à tour calmes, cristallines, troubles, glacées, transparentes. Elles vous fixent, vous fascinent, attirent votre attention par leur attitude imposante qui provient de cette volonté du photographe de souligner l'énergie, le pouvoir, la vivacité mystèrieuse qui animent chacun de ses modèles : "Je veux qu'il se dégage une dimension spatiale, insiste Hiroshi. C'est pour cette raison que mes modèles ont un air inexpressif. Effacer la raison et le sentiment révèle mieux la présence." Mais trés vite vous pressentez que ces apparitions chimériques aux allures d'hyppocampes sont prêtes à disparaitre à tout instant, à la moindre ondulation aquatique."
Voici un aperçu de son travail avec les livres Abyss et Eureka.
ABYSS



EUREKA






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