Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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27 novembre 2005

Livres sur le Japon - 04 - Yukio Mishima



Notes liées dans mon blog : Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


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Canalblog Livres Mishima Photo Sabre
Yukio Mishima ( 1925 - 1970 )
Ecrivain et guerrier
Photo Kishin Shinoyama

Canalblog Livres Mishima St Sebastian
"Le martyre de saint Sébastien"
Photo Kishin Shinoyama
Sensualité et mort mélées, l'univers de Mishima

Voici une sélection de quelques livres sur Mishima parus en français. Ce grand écrivain japonais ( 1925 - 1970 ) est malheureusement plus connu en occident pour avoir accompli le suicide rituel appelé Seppuku ( Harakiri ) que pour son oeuvre littéraire. C'est de l'homme dont je vais parler aujourd'hui; l'étude de sa vie dense et tourmentée apporte un éclairage important permettant de mieux apprécier ses livres.


Les mêmes photos, en meilleure qualité ici http://medeeenfurie.com/blog/2011/02/03/test-1-photo-1/

Mort et vie de Mishima de Henry Scott-Stokes
Canalblog Livres Mishima Scott Stokes001
Quatrième de couverture
"Le 25 novembre 1970 Yukio Mishima, le plus célèbre écrivain japonais de sa génération, se suicide de façon spectaculaire à l'âge de quarante-cinq ans : il se fait hara-kiri avant d'être décapité par le chef de sa milice personnelle. C'est à une veritable enquête que procède Scott-Stokes : il reconstitue la jeunesse de l'homme et la genèse de l'oeuvre, retrace le contexte où ont grandi les jeunes Japonais qui avaient vingt ans au moment d'Hiroshima, suit pas à pas le parcours de ce personnage singulier et provoquant. Le livre épouse la courbe de sa vie, ses voyages - en Grêce, en Europe, aux Etats-Unis - et l'activité débordante d'un artiste toujours en mouvement, qui a investi tous les domaines, écrivant pour le théâtre, réalisant et interprétant des films, avant de se lancer dans une action politique difficile à saisir pour un esprit occidental mais que Scott-Stokes explique lumineusement.

Les fantasmes intimes de Mishima - son sado-masochisme subtil, son homosexualité latente et assumée, son rêve de puissance et son sens de l'échec - lui ont donné des lecteurs fanatiques. Depuis sa mort, la légende de Mishima se répand à grande vitesse; ce livre ne l'élude pas, l'affronte, et réussit à mettre au jour toute la vérité d'un grand créateur souverain et blessé. Henry Scott-Stokes, journaliste anglais, fut longtemps correspondant au Japon. II a très bien connu Mishima et, à ce titre, son témoignage est irremplacable."


Edition grand format de la biographie de Mishima de Henry Scott-Stokes, parue en 1974 en anglais et publiée en 1985 chez Balland. 350 pages sans photo.

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Quatrième de couverture
"Voici révisée et mise à jour la célèbre édition de la biographie de Mishima. Henry Scott-Stokes épouse la courbe de la vie  légendaire de cet écrivain singulier et provocant, qui s'acheva dans un suicide rituel qui stupéfia le monde, le 25 novembre 1970. II reconstitue la jeunesse de l'homme et la genèse de l'oeuvre. Grand ami de l'écrivain, il raconte les voyages et l'activité débordante d'un artiste toujours en mouvement, écrivant pour le théâtre, réalisant et interprétant des films avant de se lancer dans l'action politique. II analyse les grandes étapes de son écriture, de Confession d'un masque à la tétralogie de La Mer de la fertilité, en montrant comment, dans son esthétique de "la Mort, la Nuit et le Sang", il vécut son oeuvre comme un destin à accomplir. Une grande biographie."

Edition format de poche de la biographie sur Mishima de Henry Scott-Stokes publiée en 1996 chez Philippe Picquier. 420 pages avec 38 dessins ou photos noir et blanc de divers instants de la vie de Mishima.


La vie de Mishima de John Nathan

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Quatrième de couverture
"Pour écrire cet ouvrage, John Nathan réunissait des qualités dont peu d'auteurs d'une biographie littéraire peuvent se prévaloir. Traducteur éminent de la langue japonaise, il se trouva devenir, au cours d'un long séjour au Japon, l'ami de Yukio Mishima, alors au faîte de sa renommée. Reçu dans sa famille, il fut souvent son compagnon dans le Tôkyô d'après la Seconde Guerre mondiale. Ayant entrepris, peu d'années après la disparition du grand écrivain, de raconter ce roman que fut sa destinée, Nathan fut à même de bénéficier de l'aide que lui consentit l'épouse de Mishima, et, par son entremise, de celle de ses proches et de ceux qui l'avaient le mieux connu. Sobrement mais minutieusement, il analyse ici le drame intèrieur de cette existence, jusqu'à la tragédie finale. Les multiples passages tirés de l'oeuvre de Mishima ou de ses écrits intimes éclairent la trame d'une vie débordante et douloureuse où se reflète en contrepoint l'après-guerre, dans un Japon vaincu puis renaissant."

Biograpie moyen format paru en 1974 et publié en 190 chez Gallimard. Livre de 310 pages sans photo.

Les deux biographies ci-dessus sont indispensables pour mieux appréhender les livres de Mishima, comment l'écrivain s'est formé et l'origine de ses fantasmes qui reviendront continuellement dans son oeuvre.



Mishima ou La vision du vide de Marguerite Yourcenar
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Quatrième de couverture
"Le 24 novembre 1970, Mishima prépare avec un soin minutieux sa mort. II est âgé de quarante-cinq ans. Son oeuvre est  ample. II connait la gloire mondiale. II veut que son suicide obéisse en tous points aux rigueurs du rite exigé depuis des siècles par la tradition de son pays, le milieu dans lequel il a choisi de vivre religieusement, socialement, littérairement, politiquement : il s'ouvre le ventre avant de se faire décapiter par la main d'un ami. Mort à la fois terrible et exemplaire parce qu'elle est en quelque sorte le moyen de rejoindre en profondeur le vide métaphysique dont le romancier-poète japonais subit la fascination depuis sa jeunesse.

Marguerite Yourcenar met toute l'acuité de son intelligence au service d'une telle aventure humaine dont elle pressent à la fois la proximité et l'étrangeté. Son analyse s'articule sur quelques moments de la vie et de l'oeuvre : l'arrière-plan de la vie et Confession d'un Masque; les premiers livres qui suivent, La Mer de la Fertilité; les années de désarroi amenant Mishima à "reforger" son corps; l'arrière-plan politique, l'action et l'obsession du seppuku; la mort. Ainsi, dans un modèle d'étude critique, un grand écrivain d'Occident démonte les mécanismes de la psychologie d'un grand écrivain d'Orient, mettant au jour les ambitions, les triomphes, les faiblesses, les désastres intèrieurs et finalement le courage."


Essai de Marguerite Yourcenar, grande femme de lettres sur un grand écrivain. La fascination pour cet homme est palpable au fil des pages. Publié chez Gallimard en 1980. 130 pages sans photo.


Un enfant malade de la mort Lecture de Mishima, relecture de la paranoïa de Hélène Piralian
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Quatrième de couverture

"Comrnent peut-on vivre quand il n'y a de désir que pour des morts dont la mort est déniée? Comment peut-on vivre quand c'est d'être vivant qui ferait mourir ces morts-vivants? Comment peut-on vivre en étant soi-même ni vivant ni mort? Autant de questions qui constituent le quotidien du paranoïaque dès sa naissance, dès avant sa naissance et qui semble le condamner à une vie en sursis qu'il appelle parfois son calvaire et qui ne cesse de le convier à la mort comme à des noces avec lui-même.

C'est ainsi qu'un des héros porte-parole de Mishima s'étonne: "Comment l'impossible pourrait-il être une destinée?" Cet impossible ne serait-il pas celui de l'impossible symbolisation de la Mort, et, en ce cas, sur quoi s'appuierait cette  impossibilité ? Serait-ce d'un deuil, d'un deuil impossible, et impossible pour qui? C'est à la reprise et à l'exploration de ces questions, questions qui s'organiseront autour de ce que l'auteur appelle "la forclusion de la Mort" (posé comme signifiant central de la structure paranoïaque) qu'à travers la lecture de l'oeuvre de Mishima, il nous convie. Hélène Piralian est  psychanalyste, membre de la Convention Psychanalytique et travaille depuis plusieurs années sur le génocide des Arméniens et les effets de ce drame historigque sur ses héritiers."


Attention, texte extrêmement pointu publié en 1989 aux Editions Universitaires. 128 pages sans photo. La quatrième de couverture donne le ton du public auquel s'adresse le livre, à savoir des lecteurs avec un très bon niveau sur les thèmes de la  psychanalyse. Les thèmes centraux sont la paranoïa et les désirs obsessionnels de Mishima sur la mort. Les thèmes abordés sont exigeants mais la lecture de ce livre peut éclairer l'homme qu'était Kimitake Hiraoka au lecteur qui comprendra l'analyse d'Hélène Piralian.


La beauté, analyses et réflexions sur Mishima, le Pavillon d'Or Ouvrage colectif
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Quatrième de couverture

"Le Pavillon d'or se présente sous la forme d'une "news story". Au cours de l'été 1950, un bonze avait mis le feu au célèbre Pavillon d'or du Temple de Rokuon à Kyôto; six ans plus tard, en 1956, Mishima publiait son roman. (...) Au Japon, l'adaptation de célèbres faits divers dans des romans ou des pièces de théâtre est une tradition ancienne, qui remonte à la naissance du journalisme. (...) Mishima trouvait dans les classiques littéraires une grande source d'inspiration; il n'est donc pas étonnant qu'il ait repris à son tour cette tradition, mais cela n'était pas simplement dû à son goût pour les choses anciennes: cela repondait aussi à une exigence intérieure. En effet, Mishima étant un exemple de cette nouvelle individualité surgie dans l'après-guerre, sa pensée et ses émotions trouvaient dans la réalité des faits divers des correspondants susceptibles de les conforter.

Ce jeune homme doué, qui se percevait lui-même comme un être en quelque sorte monstrueux et qui cherchait sa raison d'être dans cette monstruosité, voyait dans le comportement de ces jeunes gens, ballotés par la même confusion du monde extérieur et détruisant leur vie en échange d'un acte singulier, l'occasion de donner à l'intériorité une expression sociale; on peut même penser que Mishima éprouvait à leur égard une sorte de responsabilité morale. (...) dans la mesure
où Mishima ne considérait pas ce crime comme un acte de folie, mais plutôt comme le geste d'un héros déchu, rien ne lui était plus naturel que de remplacer par sa propre logique le cheminement intérieur du jeune bonze. (...)

La stricte retenue du style manifeste avant tout la critique de l'auteur par rapport à son personnage; simultanément et dans l'autre sens, la présence physique du héros restreint efficacement la surabondance des images linguistiques: le lecteur perçoit aisément que cela maintient constamment le texte au niveau d'une réalité désolée et glaciale, misérable. L'étrange originalité du Pavillon d'or se fonde sur cet équilibre périlleux. II est donc légitime d'affirmer que ce roman, dans lequel s'accomplit LA  METAMORPHOSE ARTISTIOUE D'UN ACTE CRIMINEL, recèle tout l'univers de Mishima, âgé alors de trente ans. Considéré par de nombreux critiques comme le meilleur roman japonais de l'année 1956, Le Pavillon d'or a reçu cette même année le prix Yomiuri de littérature.

II ne fait pas de doute en tout cas qu'à travers cette oeuvre, qui représente aussi une sorte de  monument commémorant l'après-guerre, Mishima règle ses comptes avec sa jeunesse. Mais on n'a pas encore suffisamment compris que cette "confession fallacieuse" - soit, en d'autres termes, cette projection sociale du Moi - que Mishima a tentée et réussie ici, constitue un admirable aboutissement sur le plan des méthodes de la création romanesque au Japon.
Mitsuo Nakamura, "Le Pavillon d'or", extrait de la revue Shinchô (Nouveau Courant), jan. 1971; trad. Cécile Sakai."


Livre publié en 1986 chez Ellipses. 22 articles écrits par divers professeurs d'université avec de nombreuses photos et illustrations. Les articles portent aussi bien sur Mishima l'homme, l'écrivain et également sur son roman Le pavillon d'or.


Mishima, écrivain et guerrier de Giuseppe Fino
Canalblog Livres Mishima Fino001
Quatrième de couverture
"De tous les écrivains japonais contemporains, Mishima est aujourd'hui le plus traduit. Mais si le public français connaît désormais le romancier et l'auteur dramatique, il ne sait pratiquement rien de l'activité d'essayiste de Mishima. Mineurs d'un point de vue strictement littéraire, les essais de Mishima — consacrés au problème de la culture et à la redéfinition d'une « tradition japonaise » — revêtent une importance fondamentale sur le plan idéologique. Ils expliquent les choix ultimes de l'écrivain et permettent de saisir la cohérence de son itinéraire, si complexe en apparence.

S'appuyant notamment sur l'Essai pour la défense de la culture que Mishima écrivit en 1968 et dans lequel il propose une interprétation de la culture japonaise, l'étude de G. Fino met en lumière le fil conducteur qui relie le jeune Mishima romantique influencé par le courant Bungei-Bunka au Mishima néo-romantique de la période finale, après l'intermède du classicisme et la critique ironique et corrosive de la société japonaise de l'après-guerre. Pour Mishima la culture ne se limite pas aux oeuvres d'art, à la superstition vague et abstraite du « beau », typique de la mentalité bourgeoise et moderne, et n'est en rien l'apanage des intellectuels, qui incarnent à ses yeux un type humain profondément aliéné.

La culture japonaise investit tous les modèles de comportement, et il faut l'accepter et la défendre en bloc, quand bien même certaines de ses expressions seraient dangereuses dans une optique humaniste et utilitaire, parce qu'ombres et lumières appartiennent au même cadre. Pour échapper au climat étouffant d'une « paix souriante aux panses pleines » et au « bien-être », « la plus désespérée des conditions », il faut réconcilier le  Chrysanthème de l'Epée, l'art et l'action, l'esthétique et l'éthique. C'est le bunburyôdô, la « double voie » des lettres et des arts martiaux, l'union de la Plume et du Sabre, de l'élégance raffinée et du courage indomptable : l'idéal des anciens samourais, revécu par Mishima jusqu'au bout et lancé comme un défi à une époque d'une médiocrité sans bornes. En fin de volume figurent d'importants éléments bibliographiques destinés à compléter l'information au lecteur."


Livre publié en 1983. 140 pages, 12 photos.


La mort volontaire au Japon de Maurice Pinguet
Canalblog Livres Mishima Pinguet
Quatrième de couverture
"La mort, si difficile et si facile, la mort commune et toujours singulière, ne cesse de frapper la pensée d'une stupeur que les larmes mêmes n'allègent pas. Le silence définitif, dont rien ne se laisse connaître, dont rien ne se laisse concevoir, peut cependant devenir l'objet d'un acte réfléchi où la condition humaine se porte à l'extrème du possible. Cet acte, que le christianisme depuis saint Augustin tenta de conjurer, la civilisation du Japon entreprit au contraire de le soumettre à une longue élaboration.

De la société japonaise d'aujourd'hui, que peut nous donner à entendre la mort volontaire, quand on la saisit comme symptôme, dans la rumeur des statistiques ? Mais rien n'existe qu'à être devenu : l'enquête sociologique trace la ligne de départ d'une généalogie. D'un siècle à l'autre, il s'agit alors de parcourir ce pays dont parle Nietzsche, "l'énorme, le lointain et le si mystèrieux pays de la morale - de la morale qui a vraiment existé et qui a été véritablement vécue", en explorant sur documents les pratiques diversifiées de la mort volontaire au Japon : comme apothéose de la carrière du guerrier, comme horizon du détachement bouddhique, comme clef de voute du système féodal, comme épreuve à la mesure de l'amour, comme exaltation sacrificielle, comme conclusion du désespoir et du déracinement.

Chaque fois, le choix de la mort volontaire éclaire le milieu humain d'où lui vient son sens, et de proche en proche c'est tout le passé japonais qui se trahit dans ses contradictions, dans ses égarements et dans ses déchirements."


Livre de 1984 publié dans la colection TEL de Gallimard. 380 pages avec une dizaine de photos. Ce livre est LA REFERENCE sur le suicide au Japon, balayant des siècles d'histoire, des samouraïs aux kamikazes avec 25 pages sur "L'acte Mishima". Superbe style, puissant, très évocateur, un livre admirable.



J'espère que ces livres sur Mishima vous aideront à mieux cerner l'homme fascinant qu'il était.

Canalblog Livres Mishima Film"Mishima: A Life in Four Chapters"
Film de Paul Schrader - 1985

Canalblog Livres Mishima 1970Mishima, le 25 novembre 1970
Revue japonaise consacrée à l'année 1970
Le suicide de Yukio Mishima éclipsa tout
autre évènement de cette année

Canalblog Livres Mishima 1970 Balcon
Mishima haraguant en vain les soldats au
balcon de l'école militaire des cadets à Tokyo


Canalblog Livres Mishima FuneraillesLes funérailles de Mishima
De droite à gauche : Yasunari Kawabata
Yoko Mishima sa femme, Azusa Hiraoka son père
Shizue Hiraoka sa mère


Pour ceux qui veulent d'autres photos, je vous conseille la revue PHOTO numéro 41 de février 1971 avec 9 photos sur Mishima dont une montrant les deux têtes décapitées de Mishima et Morita.


Post sur le forum LeJapon.org consacré à Mishima


Posté par David Yukio à 10:08 - Livres, revues... - Permalien [#]

12 novembre 2005

Livres sur le Japon - 03 - Le cinéma



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Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais



Beaucoup de livres sont sortis en France ces vingt dernières années sur le cinéma japonais, voici ma sélection.


Images du cinéma japonais de Max Tessier

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais Max Tessier01


Quatrième de couverture

"Pour le spectateur français, le cinéma japonais se réduit aux chefs-d'oeuvre des années cinquante qu'il a pu voir, des Sept samouraïs à Voyage à Tôkyô en passant par Les contes de la lune vague après la pluie, et réalisés principalement, qu'il s'agisse de "jidai-geki" ( films d'époque ) ou de "gendai-geki" ( films à sujets contemporains ), par Akira Kurosawa, Kenji Mizoguchi ou Yasujiro Ozu. Or, le cinéma japonais ne se limite pas à ces trois grands cinéastes, non plus d'ailleurs qu'à Kon Ichikawa, Tadashi Imai, Teinosuke Kinugasa, Masaki Kobayashi, Mikio Naruse, Nagisa Oshima, Kaneto Shindo et quelques autres, dont les films sont parvenus jusqu'à nous. De ses origines à nos jours, le cinéma japonais fut aussi un cinéma de remakes ( on compte les films qui n'en ont pas fait l'objet d'au moins un ) et de genres : films-sabres, films de "yakusas" et "romans pornos", films de fantômes, films de monstres ( Godzilla! ) et films de guerre, de Pearl Harbor à Hiroshima. Ce sont toutes ces images, réunies et commentées par Max Teissier, étranges ou familières, violentes ou raffinées, pudiques ou érotiques, signées par les plus prestigieux artistes comme par les plus obscurs des artisans, que cet ouvrage vous invite à découvrir."

Livre en français de 330 pages, publié en 1990 chez Henri Veyrier, très nombreuses photos en noir et blanc dont certaines de grand format. Je considère ce livre comme LA référence française pour qui veut découvrir le cinéma japonais. Le style est classique, sans parti pris et présente de façon objective les grandes pèriodes du cinéma japonais.


Le cinéma japonais Tomes 1 et 2 de Tadao Sato

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais01

 

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais02


Quatrième de couverture
"Tadao Sato, né en 1930 à Niigata, est sans doute l'un des rares grands spécialistes du cinéma japonais. Il a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma, mais aussi sur la littérature, le théâtre, la télévision, les bandes dessinées etc... Auteur d'essais très remarqués sur Kurosawa, Ozu, Mizoguchi, Immamura, Oshima, il a été de 1969 à 1992 président du Pen Club du cinéma japonais. En 1996 il est nommé Directeur de l'école de cinéma Japan Academy of Moving Images. Son Histoire du cinéma japonais en 4 volumes ( traduite en français en 2 volumes sous le titre Le cinéma japonais ) est le premier grand panorama du cinéma japonais et brasse un ensemble d'informations de tout premier ordre aussi bien sur le plan historique que sociologique. Cet ouvrage a obtenu l'année de sa parution en 1995, le Prix des éditions Mainichi et le Prix du Ministère de l'Education."

Oeuvre imposante proposant de présenter tout le cinéma japonais de 1896 à 1997. 1997 étant l'année de sa publication suite à la rétrospective à Beaubourg du 19 mars au 1er octobre. 380 pages avec des photos uniquement en noir et blanc et énormément de textes pointus pour découvrir par le détail bien des aspects du cinéma japonais. Indispensable!!


Le cinéma japonais, une introduction
de Max Tessier
CanalBlog Cinema Introduction01


Quatrième de couverture
"Le cinéma japonais est à la fois le mieux connu des cinémas asiatiques, mais reste dans son ensemble quelque peu ignoré du grand public, en dehors de quelques cinéastes-auteurs dûment consacrés par la critique, comme Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Oshima ou Imamura, grands arbres qui cachent une forêt touffue. Cet ouvrage présente ce cinéma dans une perspective historique, sociale et esthétique, en cernant ses contours les plus évidents, comme sa part d'ombre. Véritable Hollywood de l'Asie, qui connut ses "Ages d'or" dans les années vingt, trente et cinquante, avant un déclin durable que tentent aujourd'hui d'enrayer les réalisateurs indépendants, le cinéma japonais est l'une des fenêtres privilégiées ouvertes sur un pays et une société complexes, qui fascinent toujours, passé ou présent, l'Occident."

Petit livre au format poche de 130 pages, sans aucune photo. On préfèrera l'ouvrage "Images du cinéma japonais" du même auteur, plus détaillé, avec nombre de photos. Néanmoins il s'agit d'une bonne introduction, comme son titre le précise.


Le cinéma japonais de ses origines à nos jours
CanalBlog Cinema Retrospective 1984 01


Catalogue de la grande rétrospective de 500 films japonais à la cinémathèque française de janvier 1984 à avril 1985. 140 pages en français, présentation de 180 films avec staff technique, interprètes, résumé et nombreuses photos en noir et blanc.


Le cinéma japonais
CanalBlog Cinema Retrospective 1997 01

 

CanalBlog Cinema Retrospective 1997 02


Catalogue de la dernière grande rétrospective consacrée au 7ème art nippon ( 200 films ), celle du 19 mars 1997 au 29 septembre 1997 du centre Beaubourg à Paris. Livres de 60 pages de présentation des films avec staff technique, interprètes et résumé ainsi que quelques photos en noir et blanc.


Ces catalogues ne sont pas à proprement parler des livres, ils ne renferment aucune analyse ni essai mais ils sont intéressants pour voir quels films à 20 ans de distance sont toujours considérés comme des classiques, ceux qui ont été redécouverts ou sont tombés dans l'oubli. Pour les cinéphiles cherchant une liste des incontournables à visionner en priorité, ces deux catalogues les rempliront de joie.


Ozu de Donald Ritchie
CanalBlog Cinema Ozu Essai01


Quatrième de couverture
"Ozu Yasujiro. Quinze ans se seront écoulées après sa mort ( 1963 ) pour que ce cinéaste commence à être publiquement connu en France. Les japonais ont leur part de repsonsabilité dans l'occultation de l'oeuvre de ce maître : longtemps ils ont cru que les films immobiles d'Ozu leur étaient exclusivement destinés. Mais les infimes moments du quotidien, les tropismes de l'âme que scrute tendrement Ozu par le biais d'une technique cinématographique réduite à sa plus simple expression, ont plus, à nos yeux, que simple valeur ethnographique. Les images d'Ozu nous sont immédiatement contemporaines. Sous les froissements du tissu quotidien se lit la trace de l'angoisse.

Vivant depuis plus de trente ans au Japon, ami d'Ozu puis de Kurosawa, Donald Ritchie s'est imposé comme un des meilleurs connaisseurs du cinéma japonais, sur lequel il a écrit de nombreux ouvrages de référence. Il introduit Ozu en europe au festival de Berlin, en 1963. Donald Ritchie est également cinéaste et romancier."

Livre de 280 pages, en français, publié en 1980 chez Lettre du blanc. Nombreuses photos en noir et blanc des films de Ozu mais également du maître lui même ainsi que de ses scénarios en japonais. Présentation des 53 films de Ozu, de "Le sabre de pénitence ( Zange no yaiba - The sword of penitence )" de 1916 à "Le goût du saké ( Le goût de poisson - Après-midi d'automne - Samma no aji - An autumn afternon )" de 1962. Chaque film comporte une fiche avec staff technique, interprètes, existence ou non de copies, résumé et critique du film.

Une grande partie est consacrée à la technique cinématographique de Ozu, ce qui en fait un livre assez pointu mais passionnant pour qui a vu les nombreux films du maître et désire savoir comment ils ont été réalisés. Nombreuses anecdotes sur la vie du maître.

Ce livre est LA REFERENCE sur Ozu Yasujiro.


Ozu de Shiguehiko Hasumi
CanalBlog Cinema Ozu Essai02


Quatrième de couverture

"Yasujiro Ozu est probablement le cinéaste japonais qui intrigue et passionne le plus les cinéphiles étrangers, avec Kenji Mizoguchi et Akira Kurozawa. Sa découverte en France a suscité un vif intérêt pour des films comme Printemps tardif, Voyage à Tôkyô, Printemps précoce, Herbes flottantes, Le goût du saké. Certains de ses scénarios ainsi que son journal ont été publiés et des rétrospectives sont fréquemment proposées dans les salles Art et essai ou sur les chaînes cablées. Il fallait qu'un philosophe et critique japonais de renom tentât d'expliquer le phénomène esthétique que représente le cinéma d'Ozu, avec au départ une interrogation : pourquoi Ozu, le moins japonais des cinéastes est-il à ce point considéré comme typiquement japonais? Shiguehiko Hasumi analyse avec subtilité les scénarios, la technique, les principes de tournage, le montage, en examinant la totalité de son oeuvre, en multipliant les approches historiques, psychologiques, sémantiques afin d'élucider le mystère de ce cinéma du quotidien, de la famille, de l'intimité. L'originalité de son approche, la finesse et l'approfondissement de ses analyses permettent de dévoiler les liens qui relient le cinéaste japonais au cinéma classique hollywoodien et à la Nouvelle Vague française, et jette les bases d'une véritable théorie de l'art du cinéma selon Ozu.

Shiguehiko Hasumi est né à Tôkyô en 1936. Philosophe, essayiste et enseignant, spécialiste de littérature française, il est président de l'université de Tôkyô. Il est l'auteur, entre autres travaux, de plusieurs ouvrages sur le cinéma dont La Mythologie au cinéma, La Poétique des images, Histoire du cinéma Hollywoodien. Le présent essai sur Ozu a été publié au Japon en 1983".

Livre en français de 230 pages publié en 1998 dans la collection Auteurs des Cahiers du cinéma. Ce livre prends à rebrousse-poil la théorie qui voudrait que Ozu soit le plus japonais des cinéastes et que ses films sont la quintessence même de la famille japonaise typique.

Petit trésor dans ce livre, page 81 on découvre Chishû Ryû en étudiant alors qu'il a toujours incarné les pères de famille plus ou moins âgés.


Ozu Yasujiro de Jean-Pierre Brossard
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Livre en français de 110 pages publié en 1979 à l'occasion de la rétrospective organisée dans le cadre du 32ème Festival International du Film de Locarno 1979. Quelques rares images en noir et blanc.
Ce livre est un essai sur Ozu et le cinéma japonais avec des articles de nombreux auteurs : "Japon, l'art de vivre, l'art des signes" de Roland Barthes, "A propos de Yasujiro Ozu" par Lino Micciché, "Ozu et le Zen" extraits du livre de Paul Schrader, "Au delà de la culture Zen" par Paul Schrader, "Un cinéaste réactionaire" par Marc Holthof, "L'art de Zen dans son oeuvre" par Mervin Zeman et "Le travail avec Yasujiro Ozu" par Chishu Ryu.
A la fin de l'ouvrage, courte biographie et filmographie et, surtout, une liste d'articles consacrés à Ozu parus en français dans diverses revues sur le cinéma de 1963 à 1978.


Formes de l'impermanence, le style de Yasujiro Ozu de Youssef Ishaghpour
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Court essai de 60 pages publié en 1994 sans photos. Cet ouvrage se concentre sur un aspect du cinéma d'Ozu, le temps qui passe, l'acceptation des choses par les vivants ( comme le départ d'une jeune mariée qui laisse son père derrière elle ), la vie quotidienne avec ses journées identiques, le zen... Court essai mais incisif sur le style de Ozu.


Yasujiro Ozu, dialogues de cinq films traduits du japonais par Michel et Estrellita Wasserman
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Cinq livres publiés dans la collection Cinéastes du Japon chez les Publications Orientalistes de France en 1986. Ces petits livres de 80 pages reprennent, en français, l'intégralité des dialogues des films suivants : Printemps tardif, Crépuscule à Tôkyô, Début d'été, Le goût du saké, Le voyage à Tôkyô. Très peu de photos, aucune analyse, juste les dialogues mais saluons ce beau projet.


Mikio Naruse de Audie E. Bock
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Livre de 270 pages publié en 1983 à l'occasion de la Rétrospective Mikio Naruse présentée au 36ème Festival international du film de Locarno du 05 au 14 août 1983. Livre en français détaillant les 87 films de Naruse, de "Chanbara fûfu ( un couple de chanbara - Mr and Mrs Swordplay )" de janvier 1930 à "Midaregumo ( Nuages épars - Scattered clouds - Two in the shadow )" de novembre 1967. Texte d'introduction à l'oeuvre de Naruse de 27 pages. Chaque film comporte une fiche : staff technique, interprètes, existence ou non de copies, résumé et critique du film sur deux ou trois pages.

Un ouvrage de référence pour qui s'intéresse à ce cinéaste découvert tardivement en France, longtemps occulté par la trinité Kurosawa, Ozu, Mizoguchi. A quand le même livre sur ces trois réalisateurs?


Eros in hell de Jack Hunter
CanalBlog Cinema Eros In Hell01


Sous-titré "Sex, blood and madness in japanese cinema", livre en anglais de 230 pages publié chez Creation Cinema avec de nombreuses photos en noir et blanc. Ce livre propose une présentation thématique du cinéma japonais centré sur le sexe, la violence et la folie. On commence par une présentation des films roses ( les fameux Pinku eiga des années 60 et 70 ), ensuite des films de Koji Wakamatsu avant un chapître intitulé Sadomania où nous découvrons des films mélangeant sexe, violence et sadisme. Un chapître entier pour Ai no corrida ( la corrida de l'amour, plus connu sous le titre L'empire des sens ). Le livre se termine par des films très gores et dérangeants comme seuls les japonais savent les tourner : la série des Guinea Pig, Lolita vibrator torture, Woman abuse: naked blood ainsi que les films de seppuku de Masami Akita ( aka Merzbow ) comme Lost Paradise de 1990 où une jeune femme, en uniforme militaire, s'ouvre le ventre pendant une demi-heure, avec force gros plans sur les intestins surgissant de son ventre et râles de souffrance et de plaisir; une expèrience limite pour voir jusqu'où peut aller le cinéma et nous rappeler que les japonais ne font jamais les choses à moitié.

Je ne parle pas du livre de Donald Ritchie "Le cinéma japonais" sorti en juin 2005 car je ne l'ai point acheté. Les livres de Max Tessier et Tadao Sato me semblent largement suffisants pour découvrir le cinéma de l'archipel. En outre je lui reproche de ne pas comporter assez de photos, ce qui pour un livre consacré à un art visuel est dommage.


Posté par David Yukio à 18:04 - Livres, revues... - Permalien [#]

30 octobre 2005

Livres sur le Japon - 01 - Tôkyô et les japonais



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Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Voici le premier post d'une série concernant des livres de photos sur le Japon.
Aujourd'hui des recueils sur les jeunes japonais et sur Tôkyô.

Jeunes japonais Extravagance des corps
de Ling Fei

Canalblog Livres Jeunes Japonais01

 

Canalblog Livres Jeunes Japonais02

Quatrième de couverture
"D'août 1999 à février 2000, j'ai voyagé à travers tout l'archipel : Tokyo, Kyoto, Osaka, Kobe, Nagoya, Yokohama, Sapporo, Okinawa... J'ai photographié, interrogé... J'ai rencontré des jeunes de tous les milieux des étudiants, des employés, des infirmières, des mannequins, des artistes, des lutteuses, des sumos, des serveuses de bar, des punks, des patrons, des enseignants, des personnalités politiques. A travers ces milliers de photos et de conversations, peu à peu se dessinait le corps de la jeunesse japonaise. En été à Tokyo, Shibuya, Halajuku, Shinjuku sont des quartiers branchés où se rassemblent les jeunes. La peau dorée par le soleil donne à leur jeune corps un caractère un peu sauvage. Les filles ont peint leurs lèvres et paupières couleur ivoire. Les garçons portent des débardeurs à larges rayures et des pantalons coupés sous le genou, des chapeaux style cowboy et des tongues en plastique... Bonheur un peu "flottant". Mais quand on s'approche on sent une vague inquiétude... La crise est là,... J'écoute tranquillement ce qu'ils me racontent."


"Une enquête photographique, enrichie de nombreuses interviews. A travers une centaine de photos, prises dans tous les milieux sociaux, nous apparaît le corps d'une jeunesse profondément bouleversée par la crise des modèles traditionnels. Dans l'extravagance des vêtements et des maquillages s'invente une nouvelle culture, sans aucune référence aux tendances américaines, mais aussi sans aucun message social ou politique. Étrange sentiment d'apesanteur, étrange gaieté qui donnent le vertige."

Mon avis
Une centaine de photos, prises entre 1999 et 2002, chacune étant datée et localisée dans la ville ou quartier de la prise, textes en français. Superbe recueil de photos concernant surtout les lycéens et étudiants japonais. Principalement des portraits, uniquement en noir et blanc. Beaucoup d'énergie se dégage de ces instantanés, aucune personne ne semble prendre la pose, ce recueil est remplis d'instants volés; achat indispensable!!!!!

Autres photos ici, en meilleure définition http://medeeenfurie.com/blog/2011/02/13/jeunes-japonais-extravagance-des-corps/

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Avoir 20 ans à Tokyo photos de Xabi Etcheverry, textes de Michel TemmanCanalblog Livres Tokyo 20 Ans01

 

Canalblog Livres Tokyo 20 Ans02

Quatrième de couverture
"Entre Orient et Occident, tradition et modernité, Tokyo, ville d'extrêmes et de paradoxes, évolue et se métamorphose à une vitesse vertigineuse. 20 ans. C'est bien l'âge de cette capitale mi-ville mi-village, l'âge de l'instant, de l'insouciance, du mouvement, l'âge de tous les possibles. Les générations précédentes sont allées au bout de leur formidable défi en hissant le Japon au deuxième rang des puissances mondiales. Pour les jeunes Japonais d'aujourd'hui, quel chemin reste-t-il à parcourir ? Energique, impulsive, avide de savoir, de liberté et de création, la jeunesse tokyoïte est à la recherche d'une nouvelle identité. Très impliquée au travail, en amitié et en amour, et consciente de son lourd héritage culturel, elle cherche néanmoins à fuir le modèle parental et se tient perpétuellement à l'affût de tout type d'innovation. Toujours curieuse, pleine de nuances, extrêmement riche et profondément attachante, elle est vouée à des changements encore inconnus d'elle-même.
"

Mon avis
Recueil de 100 pages de photos en Noir et Blanc centrées sur les tokyoïtes de 20 ans, textes en français. On y découvre les multiples visages de la jeunesse de cette grande capitale : cosplayeurs, amoureux, étudiants, futures mères, sumotoris...
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Tokyo photos de Ben Simmons
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Quatrième de couverture

"Tokyo est une ville de contraste, l'est cohabite avec l'ouest, la modernité côtoie la tradition. Ce livre vous emmènera dans un monde exotique grâce à ses photos impressionnantes".

Mon avis
Livre multilingue ( français, anglais, allemand ... ) sur Tokyo de 120 pages. A la différence des deux premiers il s'agit ici aussi bien de portraits que de photos de la ville elle même ( tours, autoroutes, monuments, magasins, rues, moyens de transports ... ). Les photos sont en noir et blanc, datées et localisées en fin de volume. Pour ceux qui veulent retrouver un peu des endroits de leurs vacances.

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Tokyo nobody photos de Masataka Nakano

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Recueil de photos de Tôkyô prises entre 1990 et 2000. Ces photos ont la particularité de présenter plusieurs quartiers de Tôkyô SANS UN SEUL JAPONAIS!!!!! Incroyable mais vrai, sur plus de 70 pages on ne verra aucune personne, que des quartiers vides, sans âme qui vive! Tous ceux qui se sont senti étouffer un jour dans la foule, ce recueil est fait pour vous :-)

Aucun texte, Les photos sont en couleur, datées et localisées en fin de volume. J'ai acheté ce livre directement à Tôkyô lors de mon deuxième voyage, en avril 2004 et il semble difficile à trouver en France, à moins de le commander chez Junku ou à la librairie de la maison de la culture du Japon ou bien l'acheter sur ce site que je ne connais pas mais ils le vendent 36 dollars alors que sur amazon.com il vaut aujourd'hui 136 dollars!!!!!!!!!!!!!

Aucune idée sur le comment de ce tour de force, j'avais pensé au départ que le photographe avait utilisé un long temps de pose mais en général les voitures laissent de grandes trainées sur les photos avec cette technique. Les quartiers n'ont pas pu être vidés par les autorités juste pour les besoins d'un livre, bref le mystère demeure, ce qui rends encore plus indispensable cet album photos :-)

Un très très bel ouvrage pour les amoureux de Tôkyô qui souhaitent découvrir sous un oeil fantastique cette ville.

Posté par David Yukio à 17:07 - Livres, revues... - Permalien [#]

05 juin 2005

Takuboku Ishikawa ( 1886 - 1912 ), poète



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En 1938, Georges Bonneau écrit "Takuboku meurt à vingt-sept ans, ayant, du fond même de la misère humaine, jeté vers le ciel trop haut et la terre trop sourde la plainte la plus désespérée de toute la poésie japonaise."

Je voue une grande admiration à ce poète, qui a su mieux que quiconque traduire la souffrance que j'éprouvais il y a encore quelques années envers mon enfance et le déracinement du lieu où j'ai grandi... Mon image du déracinement est celle d'un enfant, planté dans le sol où il a grandi et qui un jour de déménagement en est arraché violemment, laissant en terre une jambe cassée au niveau de la cuisse, restant handicapé pendant trés longtemps.

Cette note a pour but de vous faire découvrir ce grand poète japonais qui est trés accessible aux occidentaux. La poésie de Takuboku n'est ni elliptique ni élitiste, elle parle simplement de la vie de tous les jours, de la tristesse, des regrets, du temps qui passe avec des mots simples. En seulement quelques mots les images prennent corps, les émotions sont palpables et on replonge avec Takuboku dans notre enfance. Tel est le pouvoir du poète, abolir le temps et faire remonter des tréfonds d'anciennes blessures. En quelques lignes, de façon intense et parfaite, les tourments du coeur sont exposés à vif.


Notes biographiques
Takuboku Ishikawa est né le 20 Février 1886 près de Morioka dans la province d'Iwate au nord-est du Japon. Takuboku est un brilliant étudiant puis il se détourne des études et animera plusieurs mouvements contestataires dans son lycée. En 1902, après avoir été découvert trichant aux examens il quitte l'école sans diplôme.
A 17 ans, plusieurs de ses poèmes sont déjà publiés dans la revue Myojo.
En 1906, il obtient un poste d'instituteur à Shibutami.
Le 13 avril 1912, Takuboku Ishikawa décède de la tuberculose dans sa vingt-septième année, peu après sa mère morte en mars.


Trois recueils de poèmes de cet écrivain sont disponibles chez Arfuyen

Fumées
CanalBlog Livres Fumées

Ceux que l'on oublie difficilement
CanalBlog Livres Ceux Que L On Oublie Difficilement

L'amour de moi
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Extraits de la préface d'Alain Gouvret de "L'amour de moi" chez Arfuyen
"Dans "Fumées", des souvenirs reviennent semblables aux nuées qui s'élèvent dans le ciel de la capitale. Les poèmes témoignent de l'attachement au pays natal et à l'enfance mais aussi du déchirement du départ.
"Ceux que l'on oublie difficilement" remémore les errances dans les régions froides du Hokkaido ainsi que ceux, amis ou rencontres, qui ont marqué le jeune poète.
"L'amour de moi" s'inscrit dans une veine plus personnelle encore. Takuboku note les émotions qui se présentent à lui au gré de la mémoire ou du vécu quotidien.

La tristesse accablante qui émane de nombreux poèmes évoque davantage la condamnation d'un système générateur de souffrances et de malheurs que la sensibilité à l'impermanence des choses que l'on trouve dans la poésie classique japonaise."

Takuboku utilise le Tanka plutôt que le Haiku. Le Tanka est formé de trente et unes syllables selon l'ordre suivant 5/7/5/7/7. Pour rappel, le haiku, bien plus connu en Occident, est le premier vers du tanka..


Petite sélection de poèmes, j'espère que vous apprécierez ces merveilles!

Par les fenêtres du wagon
jusqu'à trois fois j'ai regardé ces noms de villes
qui me furent familliers


Ce poème chinois d'une stèle
sur le sentier des paturages des monts Hakodate
même cela je l'ai un peu oublié

Elle attendait de me voir ivre
pour alors chuchoter
diverses choses tristes


Je voudrais à nouveau m'appuyer au rebord
du balcon
de l'école de Morioka

Comme cerf-volant au fil coupé
l'allégresse de mes jeunes années
s'en est allée au vent


Comme un fauve qui souffre
mon esprit s'apaise
quand j'entends parler du pays

La balle
que j'avais lancé sur le toit de l'école
qu'est-elle devenue


De retour au pays cette douleur en moi
la route a été élargie
le pont est neuf

Je finis cette note en insistant sur deux poèmes que j'apprécie plus particulièrement

De retour au pays cette douleur en moi
la route a été élargie
le pont est neuf
Je remonte quelques années en arrière, cinq, six ans... de retour chez moi, l'intérieur de la gare avait été refait; disparu le charme de ce bâtiment d'une sous-préfecture de province, remplacé l'ancien guichet par un nouveau impersonnel et morne type gare RER. Quelle tristesse, même cela disparait, le pays change, se transforme et c'est douloureux.


Ce poème chinois d'une stèle
sur le sentier des paturages des monts Hakodate
même cela je l'ai un peu oublié
On fera attention au "Même cela", sous-entendant beaucoup plus qu'une première lecture ne le laisse supposer. Premièrement il signifie qu'il a oublié énormément de choses et pas seulement ce poème chinois, ensuite qu'il croyait que certains souvenirs résisteraient au temps. Quelle cruelle déception et chagrin cette "trahison" a du être pour lui. A plusieurs reprises j'ai ressenti la même angoisse, toujours quand un souvnir enfoui de mes jeunes années refaisait surface, au détour d'une chanson, d'une photo... C'est moins douloureux aujourd'hui, est-ce un bien, est-ce un mal?

Posté par David Yukio à 10:56 - Livres, revues... - Permalien [#]

27 mai 2005

Femmes de plâtre de Romain Slocombe - bondage japonais



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Un nouveau recueil de photos de Romain Slocombe vient de sortir. Le livre s'intitule "Femmes de plâtre", édité chez La Musardine et, comme d'habitude chez Slocombe, il s'agit de photos de jeunes japonaises à l'hôpital, couvertes de bandages et de plâtres. Une quarantaine de photos prises dans les années 90, fortement érotiques mais aucune nudité n'est visible, cet ouvrage est donc accessible à tout un chacun.

CanalBlog Livres Japon Femmes De Plâtre

Sur le site de la musardine il y a quelques photos visibles :-)


Posté par David Yukio à 10:47 - Livres, revues... - Permalien [#]