09 juin 2009
Les secrets de l'économie japonaise - manga de Shotaro Ishinomori


Le manga "Les secrets de l'économie japonaise en bande dessinée" de Shotaro Ishinomori a été publié en 1986 au Japon, en 1988 aux USA et en 1989 en France chez Albin Michel.
Nb de pages : 313
Taille : 15 * 22.5cm
Noir et blanc
Même s'il s'agit bien d'un vrai manga et non pas d'un livre d'économie avec quelques illustrations, cet ouvrage est assez difficile d'accès et même aride pour qui ne s'intéresse pas aux sciences économiques. Je ne sais pas pourquoi ce livre a été traduit en France, à quel objectif ça répondait mais c'est tout sauf un ouvrage destiné au grand public.
Voici par exemple le sommaire :
1) Tensions commerciales
2) Pour contrer la hausse du yen
3 La structure industrielle
4) Le déficit budgétaire
5) Une révolution monétaire
6) Epilogue
C'est quand même autre chose que City Hunter ou Naruto!
Ses intérêts sont donc ailleurs :-)
Premièrement c'est un des premiers mangas publié en France puisqu'il date de 1989. A cette date le Club Dorothée n'existe que depuis deux ans, c'est dire si on en est à la préhistoire du manga en France.
Deuxièmement ça montre bien que les mangas ne se limitent pas aux histoires de chevaliers en armure, de supers guerriers de l'espace, de samouraïs mais qu'ils peuvent être bien plus ambitieux que cela en s'attaquant à des sujets pointus comme l'économie d'un pays.
Troisièmement, c'est un document important sur l'économie japonaise des années 80, comment elle fonctionne, comment elle se situe dans le monde, comment elle voit son économie par rapport à celle des US notamment...
Quatrièmement, c'est un recueil d'histoires très intéressantes, avec des personnages au caractère bien trempé, mêlés à des situations tendues, des bouleversements dans leur vie... Un grand humanisme se détache aussi de ce manga, Shotaro Ishinomori expliquant clairement sa vision des choses, son respect des valeurs ancestrales, de la famille, l'équilibre à trouver entre social et profits... (pour rappel, c'est le créateur de Cyborg 009, classique parmi les classiques japonais).
Préface de Christian Sautter, présentant les différents chapitres du livre



Premier chapitre : Tensions commerciales
Les personnages principaux sont des amis d'enfance.
Tsugawa, présenté comme rusé, est le "méchant" de l'histoire, froid,
dur, insensible, un ordinateur à la place du cœur, dévoué corps et âme
à son entreprise et à son pays. Kudo, le tendre, essayant de conjuguer économie et
humanisme, développement industriel et respect des valeurs
traditionnelles... Les deux amis vont s'affronter en 1986 sur fond de guerres
commerciales internationales, de complots politiques, de traitrises, jalousies, grêves dures, assassinats...
Les personnages principaux du manga
Voici quelques pages de ce premier chapitre










Une page présentant des données purement économiques, très sèches.
Ci-dessous une des dernières pages du manga (réalisé en 1983), avec cette prophétie "L'avenir de l'économie japonaise est prometteur. Il est même exceptionnellement brillant." C'est vrai que les années 80 ont vu le Japon dominer l'économie mondiale avec les USA mais cela s'est arrêté brutalement en 1990, année qui inaugura "La décennie perdue" et qui verra l'économie de ce pays entrer dans un marasme terrible dont aujourd'hui encore elle peine à sortir.
Notes liées dans mon blog
La B.D. japonaise - revue Phénix de 1972 - premier article sur les mangas
Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978
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Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?
Gô Nagai à la FNAC de Paris le 19 Juin 1999
Gon, le bébé tyrannosaure...
Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008
Les anges dans les mangas et animes
Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées
DVD des génériques des séries télés Toei Animation de 1963 à 1989
Paradise Kiss de Ai Yazawa
Fever, manhwa d'ados à la dérive
Elfen lied, ses paysages et couleurs
Serial Experiments Lain
Premier manga traduit en France? 1969
Next Stop ( Sex ) de Atsushi Kamijo - manga zen
BLUE - superbe manga d'amours adolescentes
Kimagure Orange Road ( Max et Compagnie ) : paroles de chansons
26 novembre 2008
Kara no kyoukai - La frontière du vide

Kara no kyoukai est mon coup de cœur du moment, un anime extraordinairement beau avec une ambiance contemplative cachant insidieusement des explosions de violence qui arrivent sans crier gare.
Année de production : 2007-2008
Studio : Aniplex - Ufotable
Episodes : 7 films d'une durée de 50 minutes, basés sur un roman de Kinoko Nasu
L'histoire
Kara no kyoukai (Kara no kyôkai) est un superbe anime, adulte, aux couleurs somptueuses qui m'ont immédiatement séduit. Il est lent, calme, on découvre un Tôkyô qui semble déserté, à dimensions humaines puis le tout se transforme en une seconde en un film d'horreur avec des passages très gores. L'histoire est assez complexe, nous suivons une équipe de détectives spécialisés dans les phénomènes paranormaux (suicides organisés par un esprit, jeune fille serial killer avec le pouvoir de tordre les gens...) et il y a de nombreux flashback sur le passé des protagonistes pour essayer de comprendre comment ils sont arrivés dans cette situation. La narration semble décousue, il faut s'accrocher pour ne pas être dépassé par les évènements mais croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle, les films sont superbes et les personnages ont une personnalité qui nous fait accrocher tout de suite à cet anime. Il n'est pas encore aujourd'hui licencié en France mais vous pouvez le trouver sur les sites de teams de fansub, comme celle de KLF (Kili No Fansub).
Personnages
Shiki Ryōgi, l'héroïne, souffrant de schizophrénie ou de dédoublement de la personnalité ou de... je ne sais pas mais attention, elle est dangereuse et n'hésite pas à tuer au couteau. Elle tient des discours parfois obscurs, de nature introspective à forte tendance psychanalitique sur son "autre moi" et, j'avoue, on a un peu de mal à la suivre dans son délire. Elle a passé deux ans dans le coma et cela n'a pas dû améliorer sa santé mentale. Elle possède un pouvoir spécial, une vision lui permettant de voir "la mort des choses"... 
Mikiya Kokutō, le héros de l'anime. Garçon simple, effacé, le cœur sur la main, trop gentil. Il est surtout là pour inciter Shiki à parler, se confier et par là même nous faire prendre conscience de sa personnalité borderline et incroyablement complexe.



Tōko Aozaki est la responsable d'une agence de détectives employant les deux héros de l'anime. Elle semble tirer beaucoup de ficelles des évènements.
La cabinet de détectives
Voilà pourquoi j'ai voulu faire cet article, pour montrer ces images dorées, ces décors somptueux, aussi beaux que dans Elfen Lied (article dans mon blog sur ce lien "Elfen lied, ses paysages et couleurs" 






Les décors sont superbes, détaillés, riches, on s'y croirait vraiment :-)








Vous apprécierez le travail d'ombres et de lumières... du grand art

Une belle, très belle jeune fille, perturbée, dotée du pouvoir de tordre à mort les gens
Attention cependant, cet anime est aussi très violent
car il raconte comment une agence de détective enquête sur des meurtres
atroces ou des suicides. Beaucoup de plans sont très gores, il n'est
donc pas à mettre entre toutes les mains!
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24 août 2008
Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?
J'ai retrouvé dans mes archives un article 50 millions de consommateurs daté de Janvier 1991 et intitulé "Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?". Certaines personnes s'inquiétaient à l'époque de la violence et de l'influence des dessins animés, japonais et non japonais, sur les enfants. Un jury réuni par 50 millions de consommateurs décida alors de visualiser une sélection de 16 séries parmi les plus connues ou originales pour faire un état des lieux et en informer les parents.
Il s'agit d'une réunion entre les personnes suivantes (je reprends ici leur présentation dans l'article) :
Michèle BANNAY : institutrice et chercheur en sciences de l'éducation, est l'auteur d'une étude "Le dessin-animé et l'enfant; approches formelles, sémiologiques et psychopédagogiques."
Eric CHEVALIER : médecin chargé de mission au centre international de l'enfance est notamment directeur du programme "Médias et Enfance"
Pascal LAFINE : dessinateur militant de l'association de télespaxtateurs "Les pieds dans le PAF" est un spécialiste (encyclopédique!) du dessin animé japonais.
Si je publie cet article sur mon blog c'est pour que chacun se rende bien compte du chemin parcouru depuis 17 ans et demi dans l'image qu'on a des dessins animés japonais. Vous noterez les remarques très dures sur certaines séries, que ce soit Mes tendres années, Malicieuse Kiki ou Jeanne et Serge (et non pas Jane!). Je ne nie pas du tout la compétence des membres du jury mais je serai très curieux de connaitre leur avis aujourd'hui alors que les mangas ont conquis l'hexagone depuis cette époque.
Cet article est signé de Christine BAUDRY. Si l'auteur de l'article souhaite qu'il soit retiré de mon blog, merci de faire la demande via Canalblog sur la page http://www.canalblog.com/public/contactez-nous et il sera retiré dès que j'aurai pris connaissance du mail de Canalblog.










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02 août 2008
La mort volontaire au japon

Pourquoi de nombreuses séries japonaises sont-elles censurées en France et pas au Japon? Pourquoi trouve t'on autant de sang, de violence, de morts dans Saint Seiya, Rokudenashi Blues, Dragonball, Hokuto no Ken... et rien de si semblable ni de si abouti dans les productions américaines et européennes? Une partie de la réponse est que l'on oublie trop souvent que le Japon possède une culture, une civilisation et une religion totalement différentes des notres qui font que ses rapports avec la mort nous sont étrangers.
La longue histoire du suicide par Seppuku au Japon
"La mort volontaire au Japon" est un livre de Maurice Pinguet, ancien professeur à l'université de Tôkyô, paru dans la collection TEL de chez Gallimard. Toutes les citations entre guillemets de cet article sont tirées de cet ouvrage que je ne saurais que trop vous recommander tant il est intense, profond, et qu'il nous fait découvrir une facette très peu connue du peuple de l'archipel. En outre son style est aussi puissant et évocateur que celui de Dino Buzzati et Stefan Zweig, c'est dire la qualité de cet écrivain. A travers la longue histoire de ce pays, des samourais à Mishima en passant par les kamikazes, il nous montre que "se tuer : possibilité rare sans doute, et pathétique pour un peuple si doué de vitalité, excès véhément, mais accepté et respecté, nécessité sévère, dont le Japon décida de ne jamais se laisser d'emblée priver par principe, comme s'il avait compris qu'une part essentielle de grandeur et de sérénité disparait quand s'efface d'une civilisation la liberté de mourir."

A la base de cette approche totalement opposée du suicide, nous avons la doctrine chrétienne qui édicte que la vie est un cadeau de Dieu et que se tuer c'est rejeter sa suprématie, aller contre sa volonté, sa puissance et le défier. C'est pourquoi durant des siècles l'église n'aura de cesse de sévèrement le condamner pour qu'il disparaisse et aujourd'hui encore, même s'il est toujours présent, nous le considérons comme un acte de lâcheté. “Aux yeux des japonais, il ne convent pas d'argumenter sa faute, de se disculpter, ils n'apprécient rien autant que le courage de se juger coupable. Les comportements d'autopunition qui nous semblent suspects, morbides ont toujours été acceuillis par eux avec sympathie, avec admiration, comme une suffisante rédemption de l'erreur, de l'échec, de la faute." "Nous autres japonais, nous comprenons mal la différence de traitement que l'Eglise accorde à Saint Pierre et à Judas. Tous deux ont trahi le Christ : Judas est damné, Pierre est le chef de l'Eglise, pourtant Judas s'est suicidé. "Ainsi parle un professeur d'université japonais, chrétien depuis 30 ans." Nous avons bien là une divergence fondamentale entre ces deux civilisations sur la mort volontaire, sur la façon dont elle est reconnue. Même les écrivains, qui représentent la culture et certaines valeurs de la société, ont également voulu participer à cette tradition : c'est Yukio Mishima qui se fit Seppuku en 1970, Yasunari Kawabata (Prix Nobel de littérature en 1968), Ryunosuke Akutagawa (qui donna son nom au plus prestigieux prix littéraire du Japon), Osamu Dazai et d'autres qui préférèrent partir lorsqu'ils jugèrent le moment venu.
Au Japon le suicide fut utilisé au cours des siècles pour diverses raisons:
- les samourais vaincus, plutôt que de se rendre à leurs ennemis, préféraient se faire Seppuku et par cet acte hallucinant renverser leur défaite en victoire
- quand un seigneur mourrait il n'était pas rare que ses vassaux se tuent pour le rejoindre dans la tombe en signe de fidélité
- exprimer son mécontentement sur tel sujet à son seigneur ou simplement par ce geste le rappeler à l'ordre, lui faire prendre conscience qu'il déshonorait son rang par sa conduite
- prouver son honnêteté; quand on vous accuse de vol par exemple et que vous n'avez pas les preuves pour vous innocenter, vous pouvez vous suicider, montrant ainsi que ce n'est pas vous le coupable (au Japon on a peu confiance en le langage, on préfère de loin le geste)
- dans le cas d'amour contrarié par des parents ou les règles sociales on n'hésitait pas à partir pour l'au-delà avec sa bien aimée
- comme réponse au désespoir, â l'incompréhension vis à vis de la vie
- pour la gloire de l'empereur et la défense de l'empire comme le firent les kamikazes en 1944 (alors que dans les autres pays on résiste ou on collabore)
II existe d'autre cas de figures où le suicide fut préféré à tout autre acte, on l'utilisait véritablement pour un oui ou pour un non, ce qui n'est pas le cas en Occident. Mais pour nous autres étrangers qui dit suicide au Japon dit Seppuku. Que se cache t'il donc derrière ce terme qui aujourd'hui encore frappe les esprits et pourquoi mourir ainsi? II faut avant tout savoir qu'au Japon le ventre est l'équivalent du coeur en Occident, c'est le siège des émotions et des sentiments. Cette façon de le placer au centre de la pensée explique peut-être ce suicide réservé aux anciens nobles et samourais qui consiste à s'ouvrir le ventre avec une épée. Au fil des siècles "le geste de se tuer se fit de plus en plus solennel, précis et rituel. II ne suffirait plus de s'embrocher à la va-vite ou de se trancher la gorge, on prendrait son temps, on s'ouvrirait le ventre, on extirperait ses entrailles - sans broncher. Ce fut le procédé qui s'imposa sous le nom de Seppuku : lecture à la façon chinoise, donc élégante et savante, des deux mots ventre coupé, dont la lecture vulgaire Harakiri nous est plus familière." Un guerrier du nom de "Yoshitsune reconnait que cette méthode est la meilleure, étant la plus ardue, donc la plus glorieuse - et il décide d'en faire choix. II se planta son sabre sous le sein gauche, et s'enfonça violemment, à se transpercer jusqu'au dos; il élargit la blessure de trois cotés, et s'extirpa les entrailles. Bien entendu il ne meurt pas aussitôt: les blessures abdominales ne donnent qu'une agonie prolongée. On n'imagine pas un procédé suicidaire plus âpre, mais plus inefficace. Seule sa valeur symbolique put le faire adopter. L'éclat sanglant de la prouesse flattait l'orgueil et complaisait au masochisme qui est l'envers obscur de la volonté. Les affres du corps étaient des plus sévères, mais elles s'accompagnaient d'une apothéose morale : au dernier moment tout homme pouvait devenir un héros. Métamorphosé par son acte même, il mourrait dans la gloire."
Le Seppuku était si douloureux que, plus tard, on en modifia le rituel en autorisant un aide à couper la tête du "supplicié" au moment où il s'ouvrait le ventre. "Les auteurs des chroniques guerrières sont souvent trés explicites dans leurs évocations, on sent leur complaisance à embellir et à détailler les exploits anatomiques de leurs héros, en vue d'imposer quelques images brutales et pathétiques." "Le plus souvent, on se donnait un répit de quelques minutes, on se retirait de la ligne du combat, pour se recueillir au moins un instant avant de se tuer, juste l'instant d'un dernier poème, en tout cas d'une dernière prière." "II meurt? Non, il se tue et tout est différent. II ne voit plus la dure nécessité qui le broie, mais la souveraineté qu'il exerce en s'unissant à son destin. II va s'éteindre sans doute, mais non sans un dernier flamboiement qui fascinera, il le sait bien, tous les êtres qui se savent mortels. II se fait flamme d'un instant dans l'incessant brasier de l'éphémère. Ses fautes passées, ses erreurs, ses faiblesses? Tout est consumé dans l'éclat de la mort volontaire. Par-delà le pardon, il se donne à la gloire et à l'oubli, au plus haut de l'humain." "Leur mort volontaire les fixe dans notre nostalgie: de tels hommes ont existé, une possibilité extrème de l'être humain est par eux désignée, marquée, inscrite dans une histoire qui n'est pas seulement celle des succés de la ruse et de la force. Au moment du Seppuku, au plus aigu d'une tradition si particulière, leur propre chauvinisme est de toutes parts débordé : tout homme peut se reconnaltre dans leur décision, car les valeurs de sacrifice ne cessent jamais d'émouvoir et nous n'avons pas besoin d'être japonais pour comprendre et admirer les formes exigeantes qu'elles se sont données."
On comprend donc que le Seppuku est infiniment plus qu'un simple suicide (une pendaison, du poison, n'ont pas la même valeur de sublimation de l'être). De tout cela ressort une profonde fascination au Japon pour la mort volontaire, le sacrifice mais aussi une sombre fierté nationale; en 1945 "on ne se flattait plus de gagner la guerre en décourageant l'ennemi, ni de décimer une flotte de débarquement, ni même de retarder l'invasion du sol national. Mais il fallait que le sacrifice persistât dans la détresse générale, comme une flamme fixant les regards, pour la gloire du Grand Japon à l'agonie. Efficaces ou non, disait l'amiral Onishi, ces kamikazes donnent au monde et à nous-même le spectacle de l'héroïsme, de la fierté, elles assureront, quoi qu'il arrive, la survie de notre patrimoine spirituel. Ainsi, le sacrifice en vient un jour à reconnaltre qu'il est vide et vain, mais il peut régner sans but, il se targue de son prestige, de son éclat."
Seppuku dans les animes et mangas
Les auteurs de mangas ont très bien su exploiter cette fascination pour la mort au Japon en glorifiant, si besoin était, ces derniers instants dans des séries où, inéluctablement, les héros se dirigent vers une fin sanglante.
Saint Seiya n'est qu'une suite de combats violents, de flots d'hémoglobine, de sacrifices et pourtant cette série eut un énorme succès au Japon et de part le monde. L'une des raisons est que l'on flatte ce que Freud appelle les "pulsions de mort" qui sont en chacun de nous et qui nous attirent vers l'abîme. A un moment Seiya s'écrit "brûle mon cosmos, brûle, consume toi" comme s'il parlait de sa vie, comme s'il voulait finir en beauté dans une explosion plutôt que de s'éteindre lentement. Shiryu personnifie au mieux ces valeurs de sacrifices qui sont tant appréciées par les japonais. Dans son combat contre Persus Argol il se crève les yeux, il accepte de se faire transpercer par Excalibur l'épée de Shura, chevalier d'or du Capricorne pour pouvoir ensuite, en declenchant l'ultime dragon, vaincre son ennemi tout en disparaissant. Les mots de son maitre sont très explicites : “Il n'est rien de plus grand que d'offrir sa vie pour les autres". Shun, qui est pourtant celui à qui la mort fait le plus horreur, n'hésitera pas un seul instant à mettre sa vie en péril pour sauver Hyoga, à demi mort suite à son combat contre le chevalier d'or du signe du scorpion. On comprend à quel point cette notion de renoncement de soi est présente en chacun d'eux quand on nous raconte une ancienne légende où est mise en avant cette vertu qu'est pour certains le sacrifice : “Il y a bien longtemps un pauvre voyageur était sur le point de mourir de faim. Tout à coup trois animaux s'approchèrent de lui et décidèrent d'essayer de le sauver. L'ours pécha un poisson et l'offrit au voyageur, le renard s'en alla et revient bientôt avec une grappe de raisin. Mais le lapin ne pouvant ni pêcher ni cueuillir de raisin ne pouvait rien lui offrir. Comme il ne pouvait rien lui donner il décida de se jeter lui même dans les flammes et de sacrifier sa vie pour sauver celle de l'homme qui devait mourir et s'offrir comme repas. On ne saurait être plus clair. 
Pour glorifier encore plus ces moments, pour les rendre encore plus frappants, dramatiques, on a recours à des gros plans, à une musique mélancolique, des ralentis, à une voix off saluant le courage de tels actes. On cherche tout comme les chroniqueurs guerriers à imposer des images fortes, destinées à frapper les esprits : c'est Shiryu gisant au milieu d'une mare de sang les bras en croix après son combat contre son double noir, c'est Hyoga reposant dans un cercueil de glace dressé par Camu ou à nouveau Shiryu qui, ayant fait appel à l'ultime dragon dans une scène propre à arracher des larmes aux plus endurcis, s'envole vers l'espace infini avec Shura alors que tous ses amis sont en pleurs. Ils laissent derrière eux une image si forte, si noble, qu'elle ne peut que créer l'envie chez ceux qui restent.
Mais c'est lorsque Shiryu et Hyoga que l'on croyait morts reviennent à la vie que l'on se rend compte de l'exploitation des auteurs de la fascination exercée sur nous par les sacrifices volontaires. II est hors de question que ces chevaliers meurent définitivement sinon aucune suite ne serait vraiment possible et cela ferait des bénéfices en moins aux maisons d'édition. Mais il est également hors de question de ne pas montrer la prétendue mort de ces héros puisqu'on sait que cela constituera les scénes les plus fortes, les plus émouvantes de la série, celles dont on se souviendra dans x années. Alors on nous fait croire qu'ils sont morts, on pleure leur disparition et ils sont ramenés à la vie par une quelconque astuce et ainsi tout peut recommencer. Les chevaliers d'Athéna ne sont finalement qu'une représentation de nos pulsions sadomasochistes, plus ou moins conscientes. Qu'est-ce qui nous intéresse en eux : leurs rèves, leur psychologie? Non, c'est leur souffrance et leur sang que nous souhaitons voir avant qu'ils ne réussisent leur mission sinon comment expliquer que les séries d'Asgard et de Poséidon ne soient plus qu'une interminable succession d'affrontements, que leur scénario se résume à tuer de nouveaux adversaires encore et toujours?

Shiryu, celui qui aura le plus souffert dans tout Saint Seiya et le plus versé son sang
Bien sur toutes les séries ne sont pas aussi extrémistes, ne vont pas aussi loin dans l'idée du sacrifice pour autrui ou pour ses idées, mais prenons un autre exemple : Rokudenashi Blues. C'est une histoire d'étudiants se bastonnant à longueur de volume. Durant des pages le sang gicle, ruisselle, éclabousse, coule, ce ne sont que coups de poings, de têtes, de pieds, de coudes. Là aussi on sent une profonde complaisance et sympathie des dessinateurs vis à vis des combats car les personnages sont montrés le visage meurtri, éclaté, comme si toutes ces histoires devaient invariablement se terminer dans la douleur et le sang. 




Combat entre racailles; ça castagne dur
Dans Dragonball on retrouve cette idée du guerrier qui veut se battre jusqu'au bout, mourir face à l'ennemi, briller une dernière fois plutot que finir dans son lit rongé par la maladie ou la vieillesse (ce que refusaient les samourais). Son Goku aurait très bien pu revenir sur Terre avec tous les habitants de la planète Namek grâce aux voeux du dragon sacré mais il préfère continuer à se battre contre Freezer bien qu'il ait prouvé qu'il était le plus fort, et en sachant pertinemment qu'il ne peut survivre dans l'espace. Du moins c'est ce que l'on nous fait croire pour que l'on tremble à l'idée qu'il va mourir, avant d'apprendre sans aucune explication qu'il est toujours vivant. II a peut être le secret espoir de finir en apothéose et que jamais on n'oubliera son combat et ses derniers moments, qu'à tout jamais on parlera de lui comme du plus grand guerrier de tous les temps, disparu au faîte de sa puissance. Comme dans Saint Seiya la mort semble la fin logique du combattant étant donné qu'ils meurent tous au moins une fois; à croire que les personnages ne sont créés que pour arriver à cet instant où l'on considère que le sacrifice et la mort sont une consécration à toute existence. Mais là où ça devient plus subtil c'est qu'ils savent que cette fin n'est pas définitive, on peut toujours les faire revenir avec les boules de cristal, c'est donc avec moins d'appréhension qu'ils vont au devant de leur destin et n'hésitent pas ainsi à risquer leur vie pour notre plus grand plaisir. Ils ne sont cependant jamais certains qu'on pourra les ressusciter, beaucoup de monde cherche à s'approprier les DragonBall, c'est pourquoi, malgrè cet espoir, ils sont graves, ce combat pourrait être leur dernier, il ne faut pas le rater. Et même s'ils ne pouvaient revenir à la vie, le monde des esprits ne diffère pratiquement en rien de celui des vivants, on peut continuer à s'entraîner, à massacrer ses ennemis, la seule marque comme quoi on est mort est une auréole! Quelle habile façon de démystifier la mort, en sachant cela nul doute que les guerrier se jetteront à corps perdu dans la bataille, ils n'auront plus peur et nous aurons la joie de contempler des combats toujours plus longs, toujours plus durs.
Hokuto no Ken représente un autre aspect de cette fascination pour la mort si l'on en juge par tout le sang versé à travers des batailles toutes plus violentes les unes que les autres où aucune mutilation, blessure, ne nous est cachée mais au contraire exhibée en gros plan. Que ce soient Ken ou Raoul les techniques de combat de l'école Hokuto sont toutes très sanglantes et ne semblent là que pour montrer des corps exploser, éclater de l'intèrieur et répandre des entrailles, et ceci sans la moindre censure. Même si Toki les utilise pour guérir des blessures, et parfois Ken (rendant la parole à Lynn), celà ne constitue que des exceptions. Même Ken qui tient pourtant le role de "bon" dans ce manga se complaît dans ce déluge de chair; "comme mes ennemis doivent me redouter en voyant de quoi je suis capable” se dit-il peut-être car autrement pourquoi employer des moyens aussi barbares si ce n'est pour flatter son ego ou alors les désirs morbides des lecteurs; ce manga comporte près de trente numéros, c'est beaucoup pour une galerie de délires sadiens, la qualité des dessins ne peut seule expliquer son succés.
Les vertus de sacrifice ne sont pas oubliées, elles sont si profondément ancrées dans la mentalité japonaise qu'elles se doivent d'être présentes et montrées en exemple : c'est Shura qui ayant battu Ken enfant préfère se rendre aveugle plutôt que de le tuer, c'est Lynn refusant de devenir l'esclave du roi du Hokuto et ainsi renoncer à ses idées qui se dirige d'un pas ferme vers une plaque de métal chauffé à blanc pour s'y brûler. La plupart des personnages de ce manga ne vivent que pour la guerre, la violence. Ils n'apparaissent jamais aussi puissants, aussi libres que dans ces moments où, ruisselant de sang, ils semblent enfin maitres de leur destin, enfin libres de faire de leur vie ce dont ils souhaitent. Lorsque Ken se dirige vers le lieu où se déroulera son prochain duel il est calme, serein, il sait qu'il va peut-être mourir et cela le libère de tous ses problèmes. C'est au moment précis où il risque sa vie qu'il en est vraiment maître, et il doit aimer cela vu le nombre de fois oû il la met en jeu. 


Raoh, le colosse dans toute sa démesure au moment de mourir
Nous venons de voir que cette violence issue des temps guerriers se poursuivait dans certains mangas mais elle ne s'arrête pas là et plusieurs artistes japonais ont parfaitement illustré le Seppuku, que ce soit le maître des estampes Yoshitoshi, le contemporain Makoto Aida avec son fameux Schoolgirl Harakiri, le cinéaste Kobayashi avec le film Harakiri mais aussi le musicien Masami Akita (du groupe Merzbow) qui a tourné le film Paradise Lost où une femme s'éventre dans des râles et gémissements sans équivoque sur l'érostisme de l'acte.
Excellent article en français sur un film appelé Schoolgirl Harakiri http://eigagogo.free.fr/Critiques/schoolgirl_harakiri.htm. Attention, c'est violent même si c'est du cinéma.
N'oublions pas Yukio Mishima avec un long Seppuku dans son film Yûkoku (Patriotisme, Rites d'amour et de mort) dont je parle ici http://japon.canalblog.com/archives/2007/04/21/4697178.html 



Là encore le suicide est vu comme l'apothéose d'une vie et doit être mis en scène pour jouir de sa propre fin
Cet article n'est pas un hymne à la mort volontaire, d'autres s'en sont déjà chargés comme je viens de l'expliquer, mais simplement un début d'explication à cette débauche de sang et de cadavres que l'on retrouve dans de nombreuses séries japonaises. II ne faut jamais oublier que dans ce pays le suicide est un droit que l'on ne s'est jamais privé d'exercer et que le sens du sacrifice, de quelque nature qu'il soit, y est considéré comme une qualité.
Cet article a été originellement publié dans feu la revue ANIMAPA en 1993 (revu et corrigé en 2008).
Voici un suicide traditionnel dans le monde des yakuzas, magnifié en manga... On sent toute l'émotion de son auteur dans sa volonté de créer des images fortes, frappantes, qui se fixeront à jamais dans la mémoire des lecteurs.
Un jeune yakuza qui se suicide, par Seppuku, devant le mont Fuji et une foule assemblée. Difficile de rendre une mort plus impressionnante et émouvante...





























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24 mai 2008
Gô Nagai à la FNAC de Paris le 19 Juin 1999


Gô Nagai sera à Paris le 03 Juillet 2008 pour la Japan Expo 09, date anniversaire des 30 ans de l'arrivée en France de Goldorak. Ce n'est néanmoins pas la première fois qu'il vient à Paris puisqu'il avait déjà participé à une conférence en France. En effet le samedi 19 Juin 1999 il était invité à la FNAC des Halles de Paris et ce fut un grand évènement pour les admirateurs du grand robot cornu! Si mes souvenirs sont bons, il effectuait une tournée européenne pour présenter ses oeuvres et lancer en France plusieurs de ses créations. J'ai encore plusieurs de ses mangas et j'avais noté la date d'achat et on voit qu'il était en pleine campagne marketing :
Manga UFO Robot Goldorak 1 : novembre 1998
Manga Devilman 1 : octobre 1999
Film "Goldorak contre Great Mazinger" en cassette vidéo : mai 1999
Tenant un journal depuis X années je vous retranscris ici mes notes : "A 15H00 je suis à l'auditorium de la FNAC des Halles car il y a une conférence avec Gô Nagai. Celle-ci commence à 16H00 avec la projection du film "Great Mazinger contre Devilman" puis, de 16H40 à 18H10 par une série de questions réponses." Durant cet échange avec le public, une personne a posé LA question qui faisait fureur à l'époque et qu'on appelait "L'affaire Goldorak", bien avant celle des DVD, à savoir "Pourquoi lorsqu'Actarus passe de la soucoupe à la tête de Goldorak, sur son siège, celui ci fait deux demi-tours successifs ? C'est une perte de temps inutile et dangereuse lors d'un combat, non?" Cette question a déclenché l'hilarité générale et, étonné de voir l'assistance aussi amusée, Gô Nagai a répondu le plus simplement du monde, après réflexion, "la nature d'Actarus l'invitait à être prudent et à se retourner" (cf http://www.autolargue.net/)
Vous trouverez en haut de cet article les deux photos que j'avais prises à l'occasion de cet évènement.
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12 mai 2008
Gon, le bébé tyrannosaure...

Gon, manga de Masashi Tanaka, a pour héros un bébé tyrannosaure!
Oui, vous avez bien lu, un bébé tyrannosaure! Sa première histoire commence d'ailleurs un jour après son premier anniversaire comme précisé dans l'édition japonaise.
Ce manga est exceptionnel a plus d'un titre : la nature du héros, l'absence complète de dialogues puisque les protagonistes sont uniquement des animaux, le dessin très précis et la luxuriance de la faune représentée (Gon croisera plusieurs dizaines d'animaux lors de ses aventures)... Au début Gon est dessiné comme un vrai tyrannosaure, avec un aspect assez rebutant puis très vite il devient super kawai (en clair trop mimi) pour faire fondre je pense les lecteurs.
Gon est donc un petit dinosaure, seul de son espèce, découvrant toutes les régions du monde comme l'europe, la forêt amazonienne, la sibérie, le pole sud, l'océan pacifique.... Au début de ses aventures, il n'est guidé que par son plaisir, manger ou s'amuser même aux dépens des autres créatures mais progressivement il deviendra plus sociable, surtout avec les plus faibles, et les défendra contre leurs prédateurs. C'est d'ailleurs un point essentiel des histoires de Gon, ses rencontres et affrontements avec tous les prédateurs de la planète : requin, lion, tigre, piranhas. Aussi petit soit-il, Gon possède une force titanesque et une détermination à toute épreuve. Néanmoins attention à ses coups de colère, bébé Gon peut se transformer rapidement en tyran!
Ces histoire sont très drôles, étonnantes, parfois touchantes, toujours dépaysantes.
A ce jour sept tomes ont été publiés en France chez Sakka.
Premier tome japonais. Vous noterez son aspect pas très kawai
Deuxième tome japonais où il ne fait que manger
Troisième tome japonais, avec un Gon beaucoup plus mignon et aimant toujours autant la sieste
Quatrième tome japonais
Les premières cases de notre petit tyrannosaure

Le but de Gon, se faire dorer au soleil le ventre plein!
Gon en colère, attention à sa gueule démesurée
Les interactions de Gon avec son environnement et les autres animaux ne va pas sans causer quelques désagréments :-)
Voici l'aventure typique de Gon : il rencontre un prédateur énorme, entre en conflit avec lui, souvent pour de la nourriture et arrive à le terroriser sans aucune difficulté 



Le roi des animaux, lui aussi victime de Gon, 


Gon se fera parfois accepté par d'autres animaux dont il prendra la défense
Au fil des aventures il jouera souvent le rôle de grand frère soit d'animaux victimes de prédateurs soit de bébés animaux pour les défendre contre leurs congénères
Un des grands plaisirs de Masashi Tanaka est de dessiner des espèces, toutes plus variées les unes que les autres. On se demande même si les aventures de Gon ne sont pas un prétexte pour avoir la chance de dessiner le bestiaire mondial.

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14 mars 2008
Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008

Le vendredi 14 mars 2008, au Salon du Livre de Paris, Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO (Great Teacher Onizuka), était en dédicace pour ses fans français. Vous excuserez la pauvre qualité de mes photos mais l'éclairage n'était pas assez fort pour photographier en 100 ou 200 ISO.
L'entrée du Salon
Le podium où aura lieu la dédicace
La partie Manga du Salon avec la podium au fond de la photo


Tôru Fujisawa, en pleine dédicace

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02 mars 2008
Les anges dans les mangas et animes

Un des plus beaux anges que je connaisse :-)
Les anges, messagers du Dieu chrétien, sont très présents dans les mangas et animes. Que ce soit dans X de Clamp, Ah my goddess, Angel sanctuary, On your mark de Miyazaki... ils sont étonnement présents alors que la religion chrétienne est plus que minoritaire au Japon. Dans une revue une jeune japonaise disait qu'ils avaient un côté romantique... Difficile d'en savoir plus, je pense que les japonais se sont approprié cette figure de la culture occidentale et l'ont détournée de son sens premier pour l'adapter à leurs besoins (c'est la fameuse théorie du "bleu plus bleu que bleu"). Ajoutez à celà un fort goût pour l'exotisme de la part des japonais et on comprendra un peu plus pourquoi ces belles créatures se retrouvent sous le cien nippon :-)
Dans les mangas et animes ils représentent souvent des êtres divins ou des humains dotés de pouvoirs extraordinaires. Ils sont bons ou mauvais, à protéger (On your mark, Clover; le personnage dans ce cas est souvent une fillette) ou dangereux (X de Clamp; c'est souvent un homme alors ) mais leur présence ne laisse pas indifférent et annonce souvent de graves complications dans une vie normale voir un bouleversement sans nom (Ah my goddess).
Un manga s'appelle Angel sanctuary, un autre Angel heart (de Tsukasa Hojo), un autre DNA Angel. Un film s'appelle Tenshi no tamago (L'oeuf de l'ange), le très beau court métrage On your mark réalisé par Hayao Miyazaki. On les voit aussi dans les jeux vidéos (Baten Kaitos où le héros a une aile mécanique et une en plumes)... bref, ils ont envahi l'imaginaire nippon!!!!! Je ne parle même pas de la série Neon Genesis Evangelion où les ennemis sont désignés comme Anges car ils n'en ont que le nom mais pas l'apparence; mais quand même, elles s'appellent Anges et ce n'est pas par hasard.
Ils, ou elles le plus souvent, sont très basiques en ce qui concerne leur émotions, ce sont soit des êtres d'innocence échoués dans notre monde, soit des êtres de destruction venus pour purifier notre onde mais jamais ils ne font dans la demi mesure.
Certaines de ces ailes sont discrètes, genre décoration, d'autres immenses, certaines blanches, d'autres noires, beaucoup sont faites de plumes, quelques unes sont mécaniques, d'autres ressemblent à des voiles transparentes mais peu ont l'aspect d'ailes de chauves souris comme Satan (dans notre religion il a été condamné à troquer ses belles ailes plumeuses contre d'infames ailes de toile...).
Voici quelques exemples d'anges vus par les japonais :-)

L'ange dans toute son innocence... Vous remarquerez les ailes faites de plumes ou d'une matière genre voile

Le superbe Haibane renmei avec des anges munis de petites ailes, pas toujours blanches

L'ange de Clover avec ses ailes mécaniques
Clover encore; j'adore ses ailes...
Rei de Neon Genesis Evangelion

Le très beau On your mark de Hayao Miyazaki où deux policiers aident un ange à échapper à la terre

Le fameux Angel Sanctuary
Cette fois les os des ailes sont visibles


X de Clamp avec Kamui le héros et ses ailes blanches et un autre personnage protégeant la Terre
Ah my goddess 
Gunnm, Alita battle angel, avec Gally et son corps mécanique
D'autres anges

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16 décembre 2007
Fever, manhwa d'ados à la dérive
Un manhwa ( et non pas manwha ) est une bande dessinée coréenne. On en trouve de plus en plus en librairie ces dernières années, surfant sur le succès des mangas.
Fever est l'un des meilleurs manhwa que je connaisse, oeuvre de la dessinatrice Park Hee Jung. Sur 4 tomes elle nous raconte l'histoire d'ados à la dérive, mal dans leur peau, se cherchant comme souvent à cet âge. Là où j'ai craqué c'est plus par la beauté des dessins, des personnages que l'histoire proprement dite qui est assez complexe par le nombre de protagonistes.
J'aime bien aussi ces prénoms qui changent de ce que je lis d'habitude : yang bo-ram, heon-in, souyone, halip, jijunn...
Fever, un grand bol d'air frais dans la BD asiatique :-)

Tome 1 Tome 2

Tome 3 Tome 4
Voici une galerie des héros, j'espère que vous tomberez comme moi sous le charme de ces dessins :-)




Je craque je craque complètement :-)
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30 septembre 2007
Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées

DVD japonais 01

DVD japonais 02

DVD japonais 03
La série Jeanne et Serge (Attacker You) sur le volley ball a fait les beaux jours de la 5 à la fin des années 80. Elle est sortie il y a quelques années en DVD en France mais pas dans une version sous-titrée ni intégrale, ce qui a déçu beaucoup de fans.
Cette série est aussi connue pour avoir été pas mal censurée d'où cet article à partir des 3 premiers DVD japonais qui, bien sur, n'ont ni doublage ni sous-titre étranger...
Chaque DVD contient 5 épisodes, la qualité de l'image est bien sur meilleure que sur les DVD français (où aucun nettoyage de l'image n'a été fait à tel point que c'est triste de voir autant de poussières). En revanche les couleurs ne sont pas top sur la VO et les voix françaises me semblent plus agréables à entendre et sont surtout plus claires que sur la VO. Sur la version japonaise on a du mal parfois à entendre distinctement les conversations. Quant à la voix de Jeanne, ben, comment dire, celle française reflète mieux sa personnalité que les petits cris de la doubleuse japonaise.
Le but de ce post est de parler de scénes JAMAIS vues en France (j'ai vu la série en 1987, sur la 5, puis les multiples rediffusions, c'est dire si j'ai été surpris par certaines scènes). Je ne parle donc pas ici des scènes de violence de Daimon à l'encontre de ses joueuses car si elles sont absentes des DVD français, on les a déjà vues sur la défunte 5. Les scènes coupées en 1987 concernent plutôt des passages osés entre ados et adultes et des scènes de petites culottes, bien fréquentes dans les animés japonais!
Premier épisode "Une nouvelle compagne d'école"
Début de l'épisode, quand Jeanne est chez elle et qu'elle vient de prendre une douche, elle entends Sunny crier car il a fait déborder la baignoire. SCENE INEDITE "à ce moment là la serviette que porte Jeanne autour de sa poitrine tombe et on voit ses seins pendant 3 secondes". OK, c'est pas capital mais bon, ça surprends, et puis si les japonais jugaient cela montrable dans leur pays, pourquoi pas dans le notre? 



Au milieu de cet épisode, SCENE INEDITE "Jeanne sort en catastrophe de sa salle de classe au moment de la récréation et file vers les toilettes. Elle est tellement pressée qu'elle se trompe et va dans celles des garçons, qu'on voit sortir en vitesse on ne peut plus génés. Quand elle en ressort, on fait le raccord avec la VF car elle croise Sabi et Shina (les deux amies de Peggy) qui l'entraînent au gymnase pour être défiée par Peggy." 


A la fin du premier épisode, il y a une scène capitale censurée en France. Le soir, quand Jeanne tient Sunny par la main et retrouve son père, SCENE INEDITE "elle explose de colère contre celui-ci, reçoit une gifle de sa part puis gifle son père à plusieurs reprises sans qu'il réagisse!!!!!" Apparemment elle lui reprocherait de ne pas avoir élevé sa propre fille alors qu'il a adopté un autre enfant (sunny). La scène doit faire 30 secondes. On voit bien dans la VF que Jeanne serre les dents, en colère, en voyant son père puis, curieusement, on saute cette scène comme si de rien n'était pour retrouver une famille heureuse de s'être retrouvée. 

Jeanne, se prenant une gifle pour avoir accusé son père
Et qui ne se laisse pas faire!





On part sur de nouvelles bases, celles d'une famillle unie
Deuxième épisode "Le prince charmant"
Dans le combat contre Saburo et sa bande, dans un terrain vague où ils voulaient racketter deux collégiens, Jeanne saute sur le visage de Saburo les jambes grandes écartées (à la façon de Kekkou kamen de Go Nagai pour les connaisseurs). On voit qu'elle porte sa fameuse culotte avec un panda : cette scène est deux fois plus longue que dans la VF. A priori c'est pas grand chose mais c'est là l'origine du drapeau des supporters de Jeanne :-)) 


Une rencontre qui marquera à vie Saburo!
Dans la suite de l'épisode, les motards de Saburo viennent au collège pour retrouver Jeanne. On a là une scène totalement coupée en France SCENE INEDITE "les motards tournent autour des filles en soulevant leurs jupes car ils n'ont pour indice pour identifier jeanne que le fait qu'elle ait une culotte avec un panda dessus. Cette scène fait 12, 15 secondes. Ensuite on raccorde avec la VF où Daimon leur demande ce qu'ils font ici." 
Les filles viennent avertir leur prof que des motards sont à l'entrée du lycée!


On comprendra que ce festival de petites culottes n'ait
pas été du goût des chaines de télé françaises des années 80


Saburo, le chef des motards et amoureux de Jeanne Azuki!!

Ah ça, il y en a toujours qui seront spectateurs voyeurs
plutôt que sauveurs de jeunes demoiselles en détresse!
Troisième épisode "Le match"
Lors de sa rencontre avec Monsieur Mitamura, Jeanne lui demande de l'entraîner à smatcher et, dans la VO, elle le presse plus longuement contre lui que dans la VF. Rien de coquin mais bon, on comprends mieux la gêne de Mitamura. SCENE INEDITE "Lors de la nuit suivant leur visite aux 7 Fighters, Jeanne fait un rêve où elle court vers Mitamura et l'embrasse." Cette scène aussi a été coupée en France, certainement à cause de la différence d'âge entre les deux personnes. 
Chaud, très chaud!

Dany Mitamura se réveillant en sueur alors que Jeanne rêve de lui!


Cela se précise, non?
Rien d'autre de notable, surtout que les épisodes 4 et 5 sont le premier match de Jeanne contre les Sunlight Players et qu'on en a vu l'intégralité en France.
Quatrième épisode "Mon premier match"
Une scène où Jeanne est encore très proche de Dany!

Sueurs froides quand Jeanne se colle à vous...

Alors là, elle l'agrippe littéralement!
Sixième épisode "La victoire de serge"
Durant l'entraînement des titulaires, Daimon s'en prend violemment à une jeune joueuse, appelée Yokita car c'est à la réception qu'elle est la plus forte mais elle travaille de moins en moins cette partie. Il décide alors de la chasser de l'équipe. Yokita se jette à ses pieds le suppliant de revenir sur sa décision mais rien n'y fait. Peggy s'interpose alors, lui demandant de lui laisser une seconde chance. Daimon n'aime pas qu'on discute ses décisions, SCENE INEDITE "il gifle alors à plusieurs reprises Peggy, bien plus violemment que dans la scène française car elle s'écroule par terre, un filet de sang tombant de sa bouche." Dans la scène française, Peggy ne reçoit qu'une gifle.
Yokita, sur le point d'être renvoyée.
Daimon le démon d'Hikawa, l'entraîneur de fer
La belle, la très belle Peggy ... aux cheveux bleus

Les gifles commencent à pleuvoir sur Peggy qui conteste la décision de Daimon!


Le sang de Peggy!




Septième épisode "Une lettre d'amour"
Serge et Peggy discutent en marchant, serge lui expliquant que s'il entraîne les remplaçantes c'est pour qu'elles aiment le volley-ball comme eux deux, pour qui c'est une passion. Jeanne les voit et se jure de se battre pour sortir avec serge, qu'elle ira jusqu'au bout! Kibi et une autre remplaçante entendant cela "jusqu'au bout" commencent à prendre peur car elles connaissent le caractère emporté de Jeanne et imaginent plusieurs choses SCENE INEDITE "Elles pensent notamment que jeanne va coucher avec serge, on les voit tous les deux, visiblement dans un lit, prêt à s'embrasser". Mais finalement non, jeanne dit simplement qu'elle lui offrira quelque chose pour la saint valentin. Kibi et son amie retrouvent leurs esprits, Jeanne se dirige alors vers son casier et y trouve une lettre d'amour signée S. T.



Après Dany Mitamura, Serge Takiki... il les lui faut tous ma parole!
Jeanne se rends au stade olympique car elle pensait sortir aujourd'hui avec Serge, suite à la lettre d'amour signée S.T. (c'est une lettre de Saburo en fait) lui proposant un rendez-vous. C'set alors qu'elle le voit avec Peggy, se dirigeant vers ce batiment où vont s'exhiber les équipes olympiques japonaises. Jeanne s'y rend et constate que le niveau de ces équipes est extraordinaire. Elle voit dany Mitamura parmi les joueurs et l'appelle jusqu'à perdre l'équilibre, passer à moitié dessus la rambarde de sécurité, SCENE INEDITE "montrant sa culotte à tout le monde jusqu'à ce que sunny vient la sortir de ce mauvais pas". Ensuite elle se dispute avec un journaliste télé et là encore, une petite culotte supprimée en France.



Encore une belle prestation de Jeanne!

Huitième épisode "Une rencontre amicale"
Un match a lieu entre les titulaires et les remplaçantes, Jeanne et kibi font partie des remplaçantes. Saburo emprunte le micro de deux filles pour commenter le match à leur place SCENE INEDITE "les deux filles ne se laissent pas faire, sautent sur saburo, l'une lui écarte les cuisses alors qu'on voit une autre avec une terrible paire de tenailles à la main!! Ensuite on entends les cris de saburo pendant 5 secondes, relayés par les hauts parleurs de l'école dans toutes les classes" puis la scène s'arrête et il commente le match. La dernière image est un mannequin en argile utilisé en cours de dessin se cachant les parties génitales... à quoi ont servi les tenailles?




Mais qu'est-ce qu'elles ont bien pu attraper pour qu'il ait mal comme ça?
Vous avez vu les tenailles? 



Les cris de Saburo sont retransmis dans toute l'école!
Là je pense que c'est clair... pauvre Saburo!
Dixième épisode "L'amitié"
C'est dimanche, toutes les joueuses d'Hikawa, à l'exception de Peggy, Sina et Sabi se rendent au gymnase des 7 Fighters car Kibi, complexée par sa petite taille, songe à abandonner le volley. Serge conseille à Jeanne d'aller voir une joueuse des 7 Fighters qui lui remontera le moral. A noter une scène de petite culotte coupée, quand jeanne saute sur dany mitamura et s'écrase sur le panneau de basket puis chute par terre.

Ah oui, quand même!
Autre SCENE INEDITE "Les joueuses d'Hikawa se changent dans les vestiaires puis Jeanne dit quelque chose qui fait exploser de colère ses amies car elles lui jettent leurs sacs à la figure et, de plus, la joueuse la plus forte de l'équipe l'écrase de sa poitrine contre un mur". 

Un vrai festival de japonaises en sous-vêtements!
Mais qu'a t-elle dit?




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