Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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28 mai 2011

Les Cahiers de la Bande Dessinée N°73 (Janvier-Février 1987) "Si Hiroshima m'était conté"



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Dans "Les cahiers de la Bande Dessinée" numéro 73 de Janvier-Février 1987, Thierry GROENSTEEN consacra un article au fameux manga de Keiji Nakazawa "Gen d'Hiroshima", publié quatre ans auparavant chez Les Humanoïdes Associés.


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La décision de témoigner...

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L’une des nombreuses séquences étonnamment violentes...



"SI HIROSHIMA M'ETAIT CONTE

Quantitativement au moins, aucune bande dessinée autobiographique ne fait le poids face à la saga familiale dessinée par Keiji Nakazawa sous le titre Barefoot Gen (Gen aux pieds nus). Gigantesque entreprise que ce feuilleton relatant par le menu la vie d'une famille japonaise à Hiroshima, avant, pendant et après l'explosion de la bombe atomique ! L'indéniable intérêt de ce témoignage historique circonstancié et à peine romancé a valu à son auteur une notoriété bien compréhensible, quoique sans commune mesure avec ses qualités artistiques.

Nakazawa a 6 ans lors du bombardement américain de 1945 qui coûte la vie à son père, à sa sœur et à son frère cadet. Dessinateur professionnel depuis 1963, il consacre dès 1968 un premier récit à ce terrible événement dont le souvenir n'a pas cessé de le hanter: c'est Kuroi Ame ni Utareté (Sous la pluie noire). En 1970, il en livre une nouvelle version sous le titre Aru Hi Totsuzen Ni (Soudain un jour...). A ces deux premiers récits purement didactiques (genre «Histoires de l'Oncle Paul») succède en 1972 une première relation autobiographique du drame, sous le titre Ore Wa Mita (Je l'ai vu). Keiji Nakazawa y tient son propre rôle; en 46 pages, nous le voyons passer de l'âge de 5 ans à celui de 21 ans où, à peine marié, il voit disparaître sa mère finalement terrassée par les tardifs effets de la radioactivité. Si l'on en croit l'intéressé, c'est cette ultime perte, la plus cruelle de toutes, qui aurait décidé le jeune dessinateur à lutter, avec les moyens à sa disposition, contre l'utilisation d'armes nucléaires en perpétuant le souvenir des victimes.

L'hebdomadaire SHUKAN SHONEN JAMPU entame en 1973 la publication de Barefoot Gen, qui se poursuivra sans interruption jusqu'à totaliser 1100 pages. A travers le tragique destin de la famille Nakazawa (rebaptisée Nakaoka), c'est toute une période de l'histoire du Japon, avec ses luttes intestines, ses difficultés économiques, etc., qui se trouve retracée. L'œuvre remporte d'emblée un succès considérable. Elle sera partiellement publiée aux Etats-Unis par la firme Educomics (avec un sous-titre analogue à celui que Spiegelman donnera plus tard à Maus: «A survivor's true story»). En France, Les Humanoïdes Associés nous ont donné une excellente édition des 200 premières pages dans l'éphémère collection «Autodafé» (Gen d'Hiroshima, 1983). Dans son pays d'origine enfin, l'œuvre a connu des adaptations sous forme de films, d'opéra et de dessin animé. Après une interruption de quelques années, l'auteur lui a donné une suite, accompagnant ses personnages jusque dans les années 50.

Ces diverses formes de reconnaissance ont fait de Nakazawa un ambassadeur de la paix (il consacre une large partie de son temps à donner des conférences sur l'holocauste perpétré à Hiroshima) doublé d'un ambassadeur de la BD japonaise. On sait combien les «manga» s'exportent difficilement; quoique ne comptant pas parmi les artistes les plus appréciés des spécialistes, Nakazawa a su franchir les obstacles de la traduction grâce à la portée universelle de son témoignage. Pour nous, lecteurs occidentaux, Barefoot Gen constitue en effet un double document: outre son intérêt historique, cette bande est l'un des rares échantillons que nous puissions consulter de cette bande dessinée si éloignée de la nôtre par certains aspects: sa longueur, ses personnages grimaçants (à la limite de l'hystérie), l'extrême violence de nombreuses séquences, l'utilisation massive de symboles et de références appartenant à un autre horizon culturel sont une perpétuelle source d'étonnement.

Il n'entre pas dans mes intentions de commenter l'œuvre même, dont je n'ai d'ailleurs pu lire que des extraits. Pour ce qui regarde l'autobiographie, je noterai simplement que Nakazawa n'a jamais été animé par un véritable projet autobiographique. Son inten­tion n'était pas de se peindre avec les siens, mais bien de militer contre l'emploi des armes nucléaires. Les versions successives de son travail montrent que l'autobiographie s'est progressivement imposée à lui comme une forme idéale, le plus sûr moyen d'émouvoir et de convaincre.

T.G"

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15 mai 2011

Les Cahiers de la Bande Dessinée N°72 (Novembre-Décembre 1986) "Au commencement était Tezuka"



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Dans "Les cahiers de la Bande Dessinée" numéro 72 de Novembre-Décembre 1986,
Masahiro KANOH a publié la suite de son dossier commencé dans le N°71 consacré au marché de la bande dessinée au Japon. Dans ce numéro il va parler du père fondateur du manga, Osamu Tezuka puis de deux étoiles montantes, Katsuhiro Otomo et Hayao Miyazaki.

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Osamu Tezuka, père de la BD japonaise moderne, dont l'œuvre a fait l'objet d'une réédition intégrale en 300 volumes, achevée en 1984
Extrait de La Nouvelle Ile au trésor

Tetsuwan Atom, plus connu sous le nom d'Astroboy

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A gauche sur la photo: Kastuhiro Otomo, l'auteur de Akira
Extrait de Akira


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Hayao Miyazaki; à gauche, couverture d'un magazine d'information sur le dessin animé

Le super-robot Macross; à droite, publicité pour le film de Miyazaki Laputa


"BD japonaise par Masahiro KANOH   
AU COMMENCEMENT ETAIT TEZUKA

En bande dessinée comme dans les autres domaines culturels, le Japon d'aujourd'hui ne perpétue pas les traditions d'avant-guerre. Dans sa forme actuelle, la BD japonaise est née après 1945, dans la période troublée de la défaite. Son origine remonte très précisément à la parution de la première longue histoire de Osamu Tezuka, La Nouvelle Ile au trésor (Shin takara Shima), dont l'impact fut prodigieux. Quand on interroge les grands maîtres de la BD actuelle, 95% disent avoir été influencés et profondément marqués par La Nouvelle Ile au trésor et par Les Mondes perdus, qui fut publié aussitôt après.


Avant Tezuka, la BD japonaise offrait peu de différences avec le style des Tintin. Tezuka doit être considéré comme l'initiateur d'un nouveau style, que l'on peut qualifier de «cinématographique». Partant du découpage traditionnel (succession de plans moyens cadrant les personnages au centre de l'image), Tezuka y introduisit du mouvement - comme chez Walt Disney pour qui il professait la plus grande admiration - en usant de plans éloignés, de gros plans, de contrechamps, de plongées, etc. Cette technique privilégiant l'impact visuel a parfois été reprise et systématisée au détriment du récit. On peut en effet reprocher à maintes BD japonaises d'abuser d'images hypertrophiées qui, occupant une page entière, demeurent très pauvres en information.

Tezuka est également le premier à avoir érigé ses héros en véritables idoles comparables aux stars hollywoodiennes, et à leur faire tenir des rôles différents dans plusieurs histoires consécutives. Là encore, ce système a été perverti par certains «suiveurs» qui se contentent désormais de répéter à l'infini le visage, cadré en gros plan, du héros ou de l'héroïne.

Dans la carrière d'Osamu Tezuka, la période la plus féconde s'étend de la fin des années 40 jusqu'au milieu des années 60, ce qui correspond à l'époque où les bandes dessinées paraissaient exclusivement en volumes et dans les magazines mensuels. L'apparition des revues hebdomadaires à grand tirage (cf. LES CAHIERS n°71) va favoriser l'éclosion d'une nouvelle génération d'auteurs. Tezuka n'en est pas moins resté jusqu'à ce jour l'un des dessinateurs favoris du public.

Parmi ses concurrents les plus «sérieux», on citera notamment Takao Saito et Yoshihiro Tatsumi, que l'on associe généralement parce que tous deux qualifient leur production de «Gekiga» (théâtre en images). Quoiqu'ils cherchent à se démarquer du style «hollywoodisneyen» de Tezuka, ils en ont manifestement subi l'influence, comme d'ailleurs tous leurs confrères. C'est surtout au niveau des thèmes, qui privilégient les anti-héros et les récits «hard boiled» très manichéens où le Bien et le Mal s'affrontent avec violence, que les partisans du Gekiga ont fait ressortir leur originalité et gagné à la bande dessinée de nouvelles catégories de lecteurs, notamment parmi les jeunes fréquentant le lycée ou l'université. Aujourd'hui, les dessinateurs de BD sont à 99% des disciples de Tezuka, que ce soit en ligne directe ou par le truchement du mouvement Gekiga.

Le premier dessinateur japonais à s'être imposé sans rien devoir à Tezuka est Katsuhiro Otomo (cf. LES CAHIERS n°64, p. 52). Lorsqu'il fit ses débuts en 1973 avec l'adaptation d'une nouvelle de Prosper Mérimée, personne encore ne s'avisa qu'il allait révolutionner le monde de la BD nipponne. Seul un petit noyau de lecteurs passionnés furent attentifs aux histoires courtes qu'Otomo fit paraître au cours des années suivantes. C'est la publication en feuilleton de la série Akira, en 1982 dans le bimensuel des Ed. Kodansha YOUNG MAGAZINE, qui lui valut son premier grand succès. Tout le monde s'accorde désormais à trouver qu'Otomo est génial, mais personne ne sait trop comment qualifier un talent si résolument original. Une chose est sûre: Katsuhiro Otomo a réinventé la bande dessinée à son propre usage. On pourrait presque dire qu'il a défini une nouvelle sémiologie visuelle sans aucun rapport, fût-ce de contradiction ou de dépassement, avec les conventions mises au point par Tezuka. Aussi ce «nouveau Dieu» de la BD japonaise est-il à son tour en train de faire école. Les artistes qui s'appliquent à l'imiter sont légion, et tous ne témoignent pas d'un grand respect pour leur idole.


De la planche à l'écran

En décidant de devenir «le Disney japonais» et en s'intéressant très tôt à la création de dessins animés, Osamu Tezuka n'a pas seulement imposé un style graphique, il a aussi favorisé le rapprochement de la bande dessinée avec le dessin animé, modelant les contours d'un marché qui continue aujourd'hui de reposer sur cette interdépendance. L'échange des talents est une réalité et s'effectue dans les deux sens: la majorité des dessins animés de télévision sont conçus à partir de bandes dessinées, mais la plupart des bons animateurs de télévision (qui sont nombreux à avoir débuté dans la société de production fondée par Tezuka) s'adonnent également à la BD.

En septembre dernier, 57 dessins animés furent diffusés sur 6 des 7 chaînes de télévision du district de Tokyo. Chiffre encore considérable mais qui révèle une diminution sensible par rapport aux mois correspondants des années précédentes. Quelques longs métrages d'animation sortent également chaque année dans les salles de cinéma, et les animations réalisées en vidéo sont au nombre de quelques dizaines. Mais le fait est que de nombreuses sociétés de production connaissent actuellement des difficultés, et que plusieurs, qui travaillent principalement en sous-traitance pour les marchés étrangers, ont déjà fait faillite.

Cependant, ce ne sont ni les producteurs de dessins animés ni les éditeurs de bandes dessinées qui détiennent les véritables clés du marché. Le pouvoir repose entre les mains des fabricants de jouets. Ce sont eux les «sponsors» qui décident de la mise en chantier d'un programme, dès l'instant où un personnage leur paraît susceptible d'être rentabilisé sur le marché du jouet. BD et dessins animés ne remplissent plus alors qu'une fonction publicitaire; on attend d'eux qu'ils renforcent l'impact commercial du personnage incarné en trois dimensions dans les magasins. Ce système est préjudiciable à la qualité des bandes dessinées. Aucun éditeur n'ose miser sur une œuvre originale, dès l'instant où il doute que celle-ci intéressera les fabricants de jouets. Sans sponsor, pas de dessin animé, aucun espoir d'atteindre des tirages élevés. Les économistes parlent de synergie. En fait, nous avons là un bel exemple de serpent qui se mord la queue.

Les temps ont bien changé depuis le milieu des années 60, quand la société de dessin animé fondée par Tezuka lançait Astro-boy, «classique» entre toutes les séries télévisées. Non seulement la technique d'animation s'est appauvrie (pour gagner du temps, on ne dessine plus que 8 images par seconde au lieu de 24), mais le marché s'est fragilisé. Ainsi, Goldorak a-t-il fait quelques millionnaires en France au début des années 80, mais il n'a pas rapporté un sou aux Japonais. D'une certaine façon, on peut dire que le développement effréné du merchandising est en train de tuer le dessin animé. Des Maîtres du temps à Gundam, de Macross à Transformer, on a chaque fois commencé par concevoir un super jouet (genre robot à transformations), et l'on a ensuite entamé la production industrielle, à très grande échelle, de séries télévisées sans aucune ambition autre que commerciale.

Une exception notable: Hayao Miyazaki, le nouveau «wonder boy» du cinéma d'animation. Certains lecteurs des CAHIERS auront peut-être vu son film Nausicà, qui fut projeté à Paris en 1985 à l'occasion du Festival international du Film fantastique. Miyazaki a réalisé depuis Laputa qui est encore plus fantastique. Steven Spielberg et Moebius (qui est venu travailler un mois à Tokyo en août 85) ont déjà témoigné de leur vif intérêt pour les œuvres de Miyazaki.

Si Tezuka est bien le père de ces deux formes jumelles que sont au Japon la bande dessinée et le dessin animé, il a donc trouvé - en dépit de la production massive que suscite l'ère télévisuelle - deux successeurs dignes de lui. L'avenir nous dira si les exemples éminents de Katsuhiro Otomo et Hayao Miyazaki suffiront à perpétuer une voie de création authentique.


M. K. (Traduit du japonais par Masuyuki et Fabienne MIZOGUCHI)"


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08 mai 2011

Les Cahiers de la Bande Dessinée N°71 (Septembre-Octobre 1986) "Le Japon, ce continent inconnu"



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Dans "Les cahiers de la Bande Dessinée" numéro 71 de Septembre-Octobre 1986 a été publié une des premières présentations sérieuses
en France du marché des mangas au Japon. Cet article a été rédigé par un japonais, Masahiro KANOH, avec le souci de nous faire découvrir ce monde encore inconnu chez nous! Pour rappel on est fin 1986, Récré A2 existe encore, Cobra est arrivé en France il y a un an et demi et le Club Dorothée n'est même pas encore à l'état de projet, c'est dire si on est dans la préhistoire française sur les mangas et animés!

Canalblog Revue Cahiers BD 71 01

 

Canalblog Revue Cahiers BD 71 02
Couverture de SHUKAN SHONAN JUMP

Extrait du 6ème volume pour filles : California Story par A. Yoshida

Canalblog Revue Cahiers BD 71 03
Couverture du SHUKAN SHONEN SUNDAY
Ashita Tenkini Nare, par T. Chiba, dans SHUKAN SHONEN MAGAZINE

Canalblog Revue Cahiers BD 71 04
Ci-dessus: extrait de Tsumi to Batsu, une série de «second choix» par M. Hisauchi; ci-contre: une planche de Nijuttemonogatari, par S. Koué (dessin) et K Koike (texte).


"Le Japon, ce continent inconnu par Masahiro KANOH


La réalité de la bande dessi­née japonaise demeure lar­gement méconnue en Eu­rope, en dépit de quelques initia­tives sporadiques, comme la revue LE CRI QUI TUE ou les adapta­tions françaises d'albums de Y. Tatsumi (Hiroshima, aux éd. Ar­tefact) et K. Nakasawa (Gen de Hiroshima, aux Humanoïdes As­sociés). Ce ne sera pas trop de trois ou quatre articles dans cette rubrique pour donner un aperçu représentatif de la production d'un pays qui, à l'échelle de la bande dessinée, compte pour un continent.

La vérité m'oblige à dire que la BD européenne n'est pas beau­coup mieux servie par l'édition ja­ponaise. Vers la fin des années 70, HEAVY METAL a fait son appa­rition chez les libraires des grands centres urbains spécialisés dans les publications étrangères. Les al­bums de Tintin ont été introduits peu avant la mort d'Hergé. L'édi­tion japonaise de la revue améri­caine STARLOG fit mieux connaître la production de Moebius et de Druillet. Cette année enfin, la société d'édition Kodansha traduisit dans un même élan L'Incal noir, Les Maîtres du temps, Les Passagers du vent et Ranxerox. Cette publication à faible tirage n'a toutefois pas dû toucher plus de 10.000 personnes. Mais c'est tout ce que l'on peut signaler à ce jour concernant la promotion de la BD européenne au Japon.

Il n'est assurément pas aisé de faire connaître la bande dessinée d'un pays donné dans un autre pays dont la culture est radicale­ment différente. Ainsi, la bande dessinée japonaise présente un certain nombre de particularités. Pour m'en tenir aux caractéristi­ques matérielles, je signalerai que les revues de BD japonaises s'ou­vrent par la droite (ce qui corres­pond à la dernière page chez vous est ici la première), sont mal imprimées (papier poreux, non blan­chi, et typographie inesthétique), paraissent chaque semaine et ne tirent jamais à moins de 100.000 exemplaires, seuil en dessous du­quel la publication cesse d'être rentable.

Voici un aperçu global de la situation des revues, qui fera mieux percevoir les incidences de ces données culturelles et économi­ques. Il se trouve que ce sont les trois mêmes revues qui se parta­gent le leadership du marché de­puis plus d'un quart de siècle: SHUKAN SHONEN MAGA­ZINE, SHUKAN SHONEN SUNDAY et SHUKAN SHO­NEN JUMP, respectivement édi­tées par les maisons Kodansha, Shogakkan et Shueisha. L'exemple de la revue SHUKAN SHONEN JUMP - que j'abrége­rai en JUMP - me paraît présenter un intérêt particulier.

Tirée à 105.000 exemplaires lors de son lancement en 1968, cette revue a atteint, et ceci pour la pre­mière fois dans l'histoire de l'édi­tion japonaise, le tirage considé­rable de 4 millions d'exemplaires! JUMP fait figure de monstre aux yeux des professionnels de l'édi­tion, qui s'étaient déjà longue­ment extasiés lorsque le SHO­NEN MAGAZINE et le SHO­NEN SUNDAY, tous deux fondés en 1959, avaient dépassé le million d'exemplaires au cours des années 60.

Ces trois grandes revues, en si­tuation de rivalité, possèdent cha­cune leurs propres auteurs. Cha­que fois qu'un éditeur veut lancer une nouvelle revue, il doit commencer par recruter de jeunes auteurs qui ne sont pas déjà sous contrat. Cette contrainte est, du point de vue de l'éditeur, un han­dicap, mais elle assure le recrute­ment et la formation de nouveaux dessinateurs. Les trois grandes re­vues que j'ai citées sont toutes les trois conçues pour un public de ly­céens. Dans la réalité pourtant, leur clientèle s'étend depuis les enfants de l'école primaire jus­qu'aux salariés approchant la quarantaine.

En principe, le marché de la bande dessinée au Japon est scin­dé en quatre catégories: il y a la BD pour garçons, la BD pour filles, la BD pour adolescents et la BD pour adultes. Cataloguée «revue pour garçons», JUMP ne se soucie guère, toutefois, de ces classifications. Les revues de BD adoptent en général le format B5 (260x182 mm), comptent 340 pages et sont vendues 180 yens, ce qui est très bon marché (un kilo de riz ordinaire vaut 500 yens). Dans chaque numéro de JUMP, quelque 16 «feuilletons» dessinés sont publiés, à raison d'un épisode par numéro. Un référendum permanent est pratiqué auprès des lecteurs, dont les goûts sont sondés au moyen de la méthode dite «des dix meilleurs». Les lecteurs, appâtés par de somptueux cadeaux, sont invités à envoyer des cartes postales à la rédaction et à voter  pour les séries qui recueillent leurs suffrages. Mille cartes sont régulièrement tirées au sort; elles constituent un «échantillon représentatif» qui permet de se faire une opinion précise de l'impact des diverses séries publiées. Si pendant un temps un auteur, aussi célèbre soit-il, n'obtient plus la faveur du public, il sera impitoyablement éliminé et la publication de sa série ne sera pas poursuivie. Les qualités intrinsèques de l'œuvre ne sont pas prises en compte par la rédaction : seul importe le verdict du public. Le succès de JUMP tient certainement pour une part à cette forme de «dictature populaire». (Les résultats du sondage ne sont jamais publiés comme tels; mais l'ordre d'apparition des séries varie selon les préférences du public, les BD les moins populaires se trouvant reléguées dans les dernières pages... avant d'être éventuellement supprimées.)

Inutile de dire que ce système est peu apprécié des auteurs. Mais c'est le rythme de parution qui est pour eux un véritable cauchemar. Pensez: ils doivent livrer 16 planches par semaine ! Autant dire qu'il leur faut dessiner sans manger ni dormir. Seuls les dessinateurs jouissant d'une excellente santé peuvent espérer «boucler» leur série. Bien entendu, ils ont tous recours à des assistants (deux à quatre assistants en moyenne). Mais ceux-ci doivent être rémunérés, et il est pratiquement impossible à un jeune auteur (payé 5.000 yens la page) de consentir cet effort financier. Il ne peut y arriver tant qu'il n'a pas d'œuvres publiées en volumes qui lui rapportent des droits d'auteurs. Dans l'attente de ce moment, il ne cesse de s'appauvrir au fur et à mesure qu'il produit.

Il existe aussi des revues mensuelles et bimensuelles, qui ne soumettent pas leurs collaborateurs au même rythme de travail. Mais on ne peut espérer devenir célèbre si l'on ne publie pas dans une revue hebdomadaire. Alors, les dessinateurs japonais ont-ils choisi ce métier par masochisme? Pas nécessairement. Sur la liste des plus gros contribuables parmi les professions libérales, six personnes sur dix sont des auteurs de bande dessinée. Preuve qu'il est possible de devenir très riche grâce aux droits d'auteurs. Le talent n'est même pas une condition indispensable: il faut avant tout avoir la santé.

Avec tout cela, il n'est pas sûr que l'on ait compris pourquoi .JUMP tire à 4.000.000 d'exemplaires, quand SHONEN MAGAZINE et SHONEN SUNDAY ne dépassent pas 1.900.000. (Une revue pour garçons est considérée comme performante à partir de 500.000 exemplaires; une revue pour adolescents, jeunes filles ou adultes, à partir de 200 ou 300.000 exemplaires.) La synergie qui s'est développée entre JUMP et la télévision fournit une explication supplémentaire. En effet, sur les seize séries publiées dans JUMP, six sont également diffusées sous forme de dessins animés (contre deux seulement pour SHONEN SUNDAY). Je développerai, dans un prochain article, ce thème important que constituent les relations entre la bande dessinée et les dessins animés télévisés.

Un autre facteur mérite encore d'être noté. Une étude de marché réalisée lors de la création de JUMP avait révélé que les mots préférés des enfants japonais étaient «amitié», «effort» et «victoire». Toutes les bandes dessinées de JUMP, qu'elles soient d'aventures, de science-fiction ou d'humour, exaltent invariablement ces trois notions. C'est ainsi que, dans une série sportive qui compta longtemps parmi les préférées des jeunes lecteurs, le héros, un joueur de football, participa à d'innombrables rencontres sans jamais perdre un seul match ! Une évolution se dessine cependant depuis le début des années 80, car on a observé que le mot «effort» était supplanté par celui de «gentillesse».

Ainsi les auteurs de bandes dessinées, dont j'ai montré qu'ils étaient traités comme des marchandises, sont de plus contraints d'épouser les fluctuations de la mode. La production de bandes dessinées est entièrement déterminée par le seul critère de l'efficacité commerciale. Toutes les BD sont conçues en vue d'une consommation de masse. Dans ces conditions, on peut considérer comme un miracle le fait que des auteurs de talent soient cependant révélés, et que des œuvres intéressantes voient le jour malgré tout.

M. K.

ET LES ALBUMS?
Il existe diverses manières de rassembler les bandes dessinées en volumes. Traditionnellement, les bandes dessinées pour enfants (garçons ou filles) sont éditées au format «livre de poche» (103 x 182 mm), comptent 100 à 180 pages et se vendent 360 yens. Les BD pour adolescents, en revanche, bénéficient d'un format légèrement supérieur (128 x 182 mm), comptent environ 220 pages et se vendent 480 yens. Enfin, il existe un format spécial (148 x 210 mm) pour les séries considérées, par les revues, comme étant de second choix. Paradoxalement, celles-là coûtent entre 800 et 1000 yens. Ainsi, la couverture d'un volume ne renseigne pas seulement sur l'auteur et sur le public visé, mais aussi sur la cote de cette série.

Les statistiques communiquées par le Research Institute for Publications pour 1985 font état de 3.275 titres édités dans l'année, représentant un tirage global de 378.250.000 exemplaires. Le tirage moyen par titre a tendance à augmenter depuis quelques années. En fait, les auteurs à succès se vendent de plus en plus, et les autres ont de plus en plus de mal à se faire éditer."


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17 avril 2011

Otacool, recueils de photos de chambres d'otakus et de cosplayeurs



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Otacool (Worldwide otaku rooms) et Otacool 2 (worldwide cosplayers) sont deux recueils de photos de Danny Choo. Ce gars est un otaku bien connu de la communauté internationale, résidant à Tôkyô depuis des années et tenant le site web http://www.dannychoo.com/.

Il a publié en 2009 le premier livre Otacool (contraction de Otaku + Cool) composé de plusieurs centaines de photos de chambres des otakus du monde entier. Tous les types de collection y sont représentés, que ce soit les figurines, les mecchas, les animés... C'est impressionnant de voir comment certaines personnes peuvent vivre à fond leur passion et à quel point celle-ci peut dévorer votre espace vital.

En 2010 il a remis ça mais cette fois avec des photos de cosplayeurs et cosplayeuses, toujours venant de tous les pays.

Chaque livre fait 130 pages et, pour chaque personne, on précise son âge, sa nationalité, quels sont les thèmes de sa collection et son ancienneté.

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Danny Choo himself!

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Un fan de Star wars

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Le deuxième livre, dédié au cosplay!

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23 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1973



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L'année 1970 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html
L'année 1971 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/19/20673575.html
L'année 1972 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/20/20680719.html


Je poursuis l'article commencé ici http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html qui concernait l'année 1970. Ci-dessous les numéros de 1973, la dernière année de la revue.

Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine).

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 001
N°31, Janvier 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 004
Nouvelle histoire : "Le démon de Gion" de Okiia Sosi


Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 005

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 006

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 32 001
N°32, Février 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 32 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 32 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 33 001
N°33, Mars 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 33 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 33 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 001
N°34, Avril 1973

Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 002
Nouvelle histoire : "Le duel (Matashiaï) l'extraordinaire de l'époque"


Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 35 001
N°35, Mai 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 35 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 35 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 36 001
N°36, Juin 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 36 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 36 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 001
N°37, Septembre 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 002
Nouvelle histoire : "L'assasin (Ansatsu sha)"


Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 38 001
N°38, Octobre 1973

Canalblog Revue Budo Magazine1973 38 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 38 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 001
N°39, Novembre 1973

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 40 001
N°40, Décembre 1973


Pas de manga dans ce numéro qui est le dernier de la revue comme le précise l'éditorial.
"Cher Lecteur et Ami,
Une nouvelle sensationnelle : les revues "BUDO-MAGAZINE EUROPE" et "FRANCE JUDO" fusionnent à partir de Janvier 1974!
Au revoir... et le mois prochain dans les colonnes de la Revue "FRANCE JUDO - BUDO MAGAZINE EUROPE... nous en sommes certains."

Canalblog Revue Budo Magazine1973 40 002


Voilà, c'est fini, une histoire de près de 25 ans qui se tourne...
Messieurs PLEE et HABERSETZER, merci pour tout!



Posté par David Yukio à 19:03 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

20 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1972



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1970 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html
L'année 1971 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/19/20673575.html
L'année 1973 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/23/20708357.html



Je poursuis l'article commencé ici http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html qui concernait l'année 1970. Ci-dessous les numéros de 1972.

Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine).

Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 001
N°21, Janvier 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 002
Nouvelle histoire : "A la conquète du pouvoir"


Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 22 001
N°22, Février 1972


Canalblog Revue Budo Magazine1972 22 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 22 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 23 001
N°23, Mars 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 23 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 23 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 001
N°24, Avril 1972



Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 004
Nouvelle histoire : "Kakei Sankuro" de Shibata Rensaburo


Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 005

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 006

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 25 001
N°25, Mai 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 25 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 25 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 001
N°26, Juin 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 004

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 005

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 006
Nouvelle histoire : "Le vagabond Nagaromono"

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 007

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 008

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 27 001
N°27, Septembre 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 27 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 27 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 28 001
N°28, Octobre 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 28 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 28 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 29 001
N°29, Novembre 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 29 002
Nouvelle histoire : "La flamme de neige" de Shibata Rensaburo


Canalblog Revue Budo Magazine1972 29 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 29 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 30 001
N°30, Décembre 1972


Canalblog Revue Budo Magazine1972 30 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 30 003



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19 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1971



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1970 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html
L'année 1972 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/20/20680719.html
L'année 1973 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/23/20708357.html


Je poursuis l'article commencé ici http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html qui concernait l'année 1970. Ci-dessous les numéros de 1971.

Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine).

Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 001
N°11, Janvier 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 005

Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 002
Nouvelle histoire : "La décapitation d'un serviteur"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 001
N°12, Février 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 005

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 13 001
N°13, Mars 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 13 002
Nouvelle histoire : "Le sacrifice"


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Canalblog Revue Budo Magazine1971 13 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 14 001
N°14, Avril 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 14 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 14 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 001
N°15, Mai 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 002
Nouvelle histoire : "Un vengeur solitaire"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 16 001
N°16, Juin 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 16 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 16 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 001
N°17, Septembre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 002
Nouvelle histoire : "Histoire d'une femme pauvre et cruelle" de Yajima Kenji


Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 001
N°18, Octobre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 002
Nouvelle histoire : "Samouraï Kito Zaëmon"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 005

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 006

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 001
N°19, Novembre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 002
Nouvelle histoire : "Gorota le malchanceux"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 20 001
N°20, Décembre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 20 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 20 003



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11 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1970



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1971 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/19/20673575.html
L'année 1972 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/20/20680719.html
L'année 1973 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/23/20708357.html



J'avais écrit en décembre 2005 l'article "Premier manga traduit en France? 1969" http://japon.canalblog.com/archives/2005/12/19/1128926.html sur un manga "Histoire vécue du Samouraï SHINSABURO" publié en France, en français, en Octobre 1969. Il était paru dans une revue d'arts martiaux appelée "BUDO MAGAZINE EUROPE", débutée en 1951 et qui en janvier 1970 a évolué vers une nouvelle formule pour finalement s'arrêter en décembre 1973.

Dernièrement j'ai acheté tous les numéros de cette deuxième formule puisqu'ils sont disponibles à la vente sur le site http://www.encyclopedie-arts-martiaux-habersetzer.fr/budomagazine/index.html (45€ au format PDF).

Il y eut pour cette nouvelle formule quatre années de publications, dix numéros par an et en tout pas loin de 2500 pages écrites! Des mangas ont continué à être publiés et traduits de janvier 1970 à novembre 1973, dans le sens japonais avec des numéros de case pour vous aider à lire. Chaque numéro comportait entre 8 et 16 pages de manga. Il s'agit exclusivement d'histoires de samouraïs, de ronins, violentes, sombres, où la mort et la trahison rôdent à chaque page. Les noms des dessinateurs et scénaristes ne sont pas mentionnés mais le style graphique des histoires est très proche donc je suppose qu'il s'agit souvent des mêmes artistes. La trduction française semble avoir été assurée par un certain patrick Clerc.



Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine). Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'acheter les numéros en PDF avec le lien ci-dessus.


Voici le premier article d'une série de quatre; celui-ci est consacré à l'année 1970.
Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 001

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 002
N°1, Janvier 1970

Extrait de l'éditorial de ce premier numéro de la nouvelle saison du magazine, expliquant l'historique de cette revue.

"Revue BUDO MAGAZINE - KUDO KODOKAN
Revue mensuelle : 10 numéros par an
Parait chaque mois sauf en Juillet et Août
Directeur gérant de la publication : Henry D. PLEE
Rédacteur en chef : Roland HABERSETZER

Parait depuis 1951. Seule traduction officielle hors du Japon des Revues Japonaises du Kodokan de Tokio. La plus ancienne et la plus lue des revues d'Arts Martiaux.
En 1951, 4 numéros ont été publiés, format 15.5 x 22.5 et 5 numéros par an de 1952 à 1965, essentiellement Judo.
En 1966 le format a été agrandi à 18 x 27 et 4 numéros géants ont été publiés dans l'année, concernant Judo, Aiki, Karaté, etc... sous le titre BUDO Magazine/JUDO KDK.
En 1967-68-69, il a été publié dans l'année 5 numéros géants uniquement Budo : BUDO MAGAZINE EUROPE, et 5 numéros géants uniquement Judo : JUDO KODOKAN.
A partir de 1970, à la demande générale des lecteurs, les deux revues sont réunies en une seule mensuelle, sous le titre "BUDO Magazine Europe - Judo KDK" de 46 à 56 p.

Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 003
Sommaire du premier numéro de la nouvelle formule.
Page 41 "Histoire vécue du Samouraï SHINSABURO (3)" : troisième partie, les deux premières ayant été publiées en 1969 dans la première formule du magazine. Vous noterez le commentaire "Nous aimerions votre opinion sur ces bandes-dessinées, devons nous augmenter le nombre de pages de bandes, même au détriment des articles techniques?"

Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 004
Suite de "Histoire vécue du Samouraï SHINSABURO"


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Canalblog Revue Budo Magazine1970 02 001
N°2, Février 1970

Suite du N°1
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Canalblog Revue Budo Magazine1970 02 003

Canalblog Revue Budo Magazine1970 03 001
N°3, Mars 1970


Suite du N°2 et fin de l'histoire

Canalblog Revue Budo Magazine1970 03 002

 

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Canalblog Revue Budo Magazine1970 04 001
N°4, Avril 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 04 002

Nouvelle histoire : "Histoire d'Omura - Célèbre forgeron de katana"
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Canalblog Revue Budo Magazine1970 05 001
N°5, Mai 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 05 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 05 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 001
N°6, Juin 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 002
Nouvelle histoire : "Histoire terrible de Bushido - Prenez garde"

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Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 005

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 07 001
N°7, Septembre 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 07 002

Canalblog Revue Budo Magazine1970 07 003

Canalblog Revue Budo Magazine1970 07 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 08 001
N°8, Octobre 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 08 002

Canalblog Revue Budo Magazine1970 08 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 09 001
N°9, Novembre 1970


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Canalblog Revue Budo Magazine1970 10 001
N°10, Décembre 197


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30 janvier 2011

Les rues fleuries, bordéliques et villageoises de Tôkyô



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Une des choses qui m'a le plus surpris lors de mes trois voyages à Tôkyô, c'est le mélange ville higt-tech, buildings, néons par milliers, fourmilière humaine et l'aspect village des quartiers dès qu'on s'éloigne des grands centres d'activité comme Shinjuku, Shibuya... A même pas cinq cent mètres du cœur de Shinjuku on trouve des petites rues, où les maisons ont l'air de déborder sur le trottoir en y entassant des plantes, des casiers, des escabeaux, des vélos... comme si la rue était un garage à ciel ouvert. Ceci est étonnant pour qui habite Paris, où on ne laisse rien traîner dans les rues par crainte des vols. Mais c'est encore plus cet aspect village, on se connait tous, on a confiance, qui m'a séduit. L'espace public se mélange avec le privé et, résultat, l'aspect des rues est très dépaysant pour un français. Ajoutons à cela l'exiguïté des maisons japonaises et on comprendra qu'ils doivent utiliser la rue comme annexe à leur logement.

Voici quelques photos de la Golden Gai en 2010
Canalblog_Rues_Plantes01_Golden_Gai

Canalblog_Rues_Plantes01_Golden_Gai_D_tail01

Canalblog_Rues_Plantes01_Golden_Gai_D_tail02
Détail de la photo ci-dessus, avec des casiers, des boîtes en polystyrène

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Canalblog_Rues_Plantes03_Golden_Gai_D_tail04

Canalblog_Rues_Plantes03_Golden_Gai_D_tail01
Ce doit être un climatiseur si j'en juge par le câble sur la gauche. Ils sont omniprésents à Tôkyô et je comprends qu'on ne mette pas cette grosse et laide boîte grise dans l'appartement, qui en plus est très bruyante.

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Un autre climatiseur, avec un compteur électrique

Canalblog_Rues_Plantes02_Golden_Gai
Les plantes aussi sont très présentes dans ces rues, apportant une touche de nature là où les arbres n'existent plus


Tsukishima en 2010, peut-être le quartier le plus vert à Tôkyô grâce à ses habitants. certaines rues sont noyées sous la verdure et ça m'a fait plaisir!
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Des seaux, des poubelles...

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Ikebukuro 2010, une petite rue commerçante, de jour et de nuit
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Le soir venu on laisse les plantes dehors, on ne craint pas les voleurs

Asakusa 2010, même décor de rue commerçante
Canalblog_Rues_Plantes13_Asakusa

Canalblog_Rues_Plantes13_Asakusa_D_tail01
Typique d'un habitant n'ayant pas de garage et qui utilise la rue comme tel : tout ce qui ne tient plus dans la maison, on le met dehors!

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Canalblog_Rues_Plantes14_Asakusa_D_tail01
Beaucoup, beaucoup de vélos sont garés dehors la nuit, devant le domicile des propriétaires.

Yanaka Ginza 2010
Canalblog_Rues_Plantes16_Yanaka_Ginza

Canalblog_Rues_Plantes16_Yanaka_Ginza_D_tail01
un détail de la photo du dessus, avec plusieurs casiers des bouteilles d'un restaurant

Canalblog_Rues_Plantes17_Yanaka_Ginza

Canalblog_Rues_Plantes17_Yanaka_Ginza_D_tail01

Shibuya 2010, le quartier des Love Hotels
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Canalblog_Rues_Plantes20_Shibuya_Love_H_tels_D_tail01
J'adore ce petit jardin créé à domicile et qui profite à tous les passants

Nakano 2010
Canalblog_Rues_Plantes23_Nakano

Canalblog_Rues_Plantes23_Nakano_D_tail01
A nouveau un stock de casiers du resto d'à côté

Canalblog_Rues_Plantes23_Nakano_D_tail02

Kagurazaka 2010
Canalblog_Rues_Plantes22_Kagurazaka

Shinnjuku, Omoide Yokocho 2010
Canalblog_Rues_Plantes18_Shinjuku_Nuit_Omoide_Yokocho
Dans ce quartier c'est les commerces qui débordent sur la rue plutôt que les particuliers, avec leurs enseignes illuminées posées sur le trottoir

Canalblog_Rues_Plantes19_Shinjuku_Nuit_Omoide_Yokocho

Ueno 2010
Canalblog_Rues_Plantes24_Ueno

Shibuya 2010, quartier des Love Hotels la nuit
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23 janvier 2011

La tour NTT Docomo de Tôkyô



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Canalblog Tour NTT Docomo014 2010
La Tour NTT DoCoMo
à Yoyogi est un des buildings icônes de Tôkyô. Elle est actuellement la 3ème plus haute tour de la capitale et a été conçue par l'agence d'architecture japonaise Kajima Design. Elle a été construite dans le district de Shibuya et se trouve à seulement une station, par la Yamanote, de Shinjuku; cependant on peut y aller à pieds depuis Shinjuku sans problème.

Une horloge de 15 mètres de diamètre fut installée à son sommet en novembre 2002, pour célébrer le 10e anniversaire de NTT DoCoMo. Je précise, une horloge, pas deux! si vous la voyez de loin le soir, rappelez-vous qu'elle n'est visible que sur une façade; si vous comptez rejoindre Yoyogi à pieds depuis Shinjuku, en vous repérant avec cette horloge, vous faites aussi fausse route que moi! Je voulais photographier la tour de nuit et je me suis tout simplement perdu dans les petites rues de Yoyogi. Heureusement les japonais se feront un plaisir de vous indiquer votre chemin en cas de problème.

Autre chose, cette tour abrite uniquement des bureaux et des équipements techniques pour gérer le réseau de NTT Docomo; elle ne comporte aucun restaurant ou magasin de souvenir et n'est pas ouverte aux touristes! Que ceci ne vous empêche pas de venir la contempler car son design est très réussi et esthétique avec son petit air d'Empire State Building.

Adresse : 5-24-3 Sendagaya, Shibuya-ku, station de métro Yoyogi
Architect: Kajima Design

Date début construction : 1997
Date fin
construction : septembre 2000
Hauteur sans antenne : 240 mètres
Hauteur avec antenne : 272 mètres
Etages : 28

NTT Docomo, Inc (株式会社エヌ・ティ・ティ・ドコモ)
NTT Docomo est LE symbole de la téléphonie mobile au Japon! Cette société, filiale de NTT, a été créée en août 1991 spécialement pour gérer le marché naissant des mobiles. C'est l'opérateur mobile numéro un au Japon avec, en 2008, plus de 53 millions de clients, soit 54% du marché. Le nom DOCOMO est officiellement une abréviation de la phrase "DO Communications Over the MObile network" (Communiquez sur le réseau mobile). C'est aussi, en japonais, le mot pour dire "Partout", même si l'orthographe exacte est "dokomo" avec un K au lieu d'un C. Le siège de l'entreprise ne se trouve pas, comme on pourrait le croire, dans cette tour emblématique mais dans la Sanno Park Tower de Nagatachô, à Chiyoda,
Le site web de l'entreprise : http://www.nttdocomo.com/
Canalblog Tour NTT Docomo018 NTT Docomo Logo

NTT

La "Nippon Telegraph and Telephone Corporation" a vu le jour en
1986 sur les cendres de la compagnie nationale "Nippon Telegraph and Telephone Public Corporation" NTTPC (日本電信電話公社). La NTTPC, créée en 1952, était alors la seule entreprise japonaise de télécommunication. Etant alors en position de monopole, cette firme publique fut privatisée en 1985 afin de favoriser la concurrence sur le marché des télécoms. C'est une entreprise énorme de plus de 190 000 salariés et la plus grande au niveau mondial dans le domaine des mobiles.
Le site web de l'entreprise : http://www.ntt.co.jp/index_e.html
Canalblog Tour NTT Docomo017 NTT Logo

Canalblog Tour NTT Docomo001 2010

Canalblog Tour NTT Docomo002 2010On la voit de loin, comme l'Empire State Building à New-York!

Canalblog Tour NTT Docomo007 2010Au premier plan, la station Yamanote Yoyogi

Canalblog Tour NTT Docomo010 2010Vue depuis la station de métro Harajuku, en haut de Omotesando dori

Canalblog Tour NTT Docomo011 2010Vue depuis le temple Meiji Jingu

Canalblog Tour NTT Docomo012 2010

Canalblog Tour NTT Docomo013 2010Vue depuis le parc Yoyogi

Canalblog Tour NTT Docomo016 2010Vue depuis Shinjuku

Canalblog Tour NTT Docomo015 2010


Canalblog Tour NTT Docomo005 2010Vue depuis la mairie de Tôkyô

Canalblog Tour NTT Docomo006 2010Vue depuis Shinjuku, avec son horloge

Canalblog Tour NTT Docomo003 2010

Canalblog Tour NTT Docomo009 2010
Sympa ce sommet en cube de grosseur décroissante

Canalblog Tour NTT Docomo008 2010
 

Canalblog Tour NTT Docomo004 2010
Très très beau ce design, cette longue surface plane marron


Canalblog Tour NTT Docomo019 CarteLa tour se trouve au niveau du point rouge. Comme vous le voyez, elle est très très proche de la gare de Shinjuku.


Posté par David Yukio à 10:47 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]