Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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15 mai 2011

Les Cahiers de la Bande Dessinée N°72 (Novembre-Décembre 1986) "Au commencement était Tezuka"



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Dans "Les cahiers de la Bande Dessinée" numéro 72 de Novembre-Décembre 1986,
Masahiro KANOH a publié la suite de son dossier commencé dans le N°71 consacré au marché de la bande dessinée au Japon. Dans ce numéro il va parler du père fondateur du manga, Osamu Tezuka puis de deux étoiles montantes, Katsuhiro Otomo et Hayao Miyazaki.

Canalblog Revue Cahiers BD 72 01

 

Canalblog Revue Cahiers BD 72 02
Osamu Tezuka, père de la BD japonaise moderne, dont l'œuvre a fait l'objet d'une réédition intégrale en 300 volumes, achevée en 1984
Extrait de La Nouvelle Ile au trésor

Tetsuwan Atom, plus connu sous le nom d'Astroboy

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A gauche sur la photo: Kastuhiro Otomo, l'auteur de Akira
Extrait de Akira


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Hayao Miyazaki; à gauche, couverture d'un magazine d'information sur le dessin animé

Le super-robot Macross; à droite, publicité pour le film de Miyazaki Laputa


"BD japonaise par Masahiro KANOH   
AU COMMENCEMENT ETAIT TEZUKA

En bande dessinée comme dans les autres domaines culturels, le Japon d'aujourd'hui ne perpétue pas les traditions d'avant-guerre. Dans sa forme actuelle, la BD japonaise est née après 1945, dans la période troublée de la défaite. Son origine remonte très précisément à la parution de la première longue histoire de Osamu Tezuka, La Nouvelle Ile au trésor (Shin takara Shima), dont l'impact fut prodigieux. Quand on interroge les grands maîtres de la BD actuelle, 95% disent avoir été influencés et profondément marqués par La Nouvelle Ile au trésor et par Les Mondes perdus, qui fut publié aussitôt après.


Avant Tezuka, la BD japonaise offrait peu de différences avec le style des Tintin. Tezuka doit être considéré comme l'initiateur d'un nouveau style, que l'on peut qualifier de «cinématographique». Partant du découpage traditionnel (succession de plans moyens cadrant les personnages au centre de l'image), Tezuka y introduisit du mouvement - comme chez Walt Disney pour qui il professait la plus grande admiration - en usant de plans éloignés, de gros plans, de contrechamps, de plongées, etc. Cette technique privilégiant l'impact visuel a parfois été reprise et systématisée au détriment du récit. On peut en effet reprocher à maintes BD japonaises d'abuser d'images hypertrophiées qui, occupant une page entière, demeurent très pauvres en information.

Tezuka est également le premier à avoir érigé ses héros en véritables idoles comparables aux stars hollywoodiennes, et à leur faire tenir des rôles différents dans plusieurs histoires consécutives. Là encore, ce système a été perverti par certains «suiveurs» qui se contentent désormais de répéter à l'infini le visage, cadré en gros plan, du héros ou de l'héroïne.

Dans la carrière d'Osamu Tezuka, la période la plus féconde s'étend de la fin des années 40 jusqu'au milieu des années 60, ce qui correspond à l'époque où les bandes dessinées paraissaient exclusivement en volumes et dans les magazines mensuels. L'apparition des revues hebdomadaires à grand tirage (cf. LES CAHIERS n°71) va favoriser l'éclosion d'une nouvelle génération d'auteurs. Tezuka n'en est pas moins resté jusqu'à ce jour l'un des dessinateurs favoris du public.

Parmi ses concurrents les plus «sérieux», on citera notamment Takao Saito et Yoshihiro Tatsumi, que l'on associe généralement parce que tous deux qualifient leur production de «Gekiga» (théâtre en images). Quoiqu'ils cherchent à se démarquer du style «hollywoodisneyen» de Tezuka, ils en ont manifestement subi l'influence, comme d'ailleurs tous leurs confrères. C'est surtout au niveau des thèmes, qui privilégient les anti-héros et les récits «hard boiled» très manichéens où le Bien et le Mal s'affrontent avec violence, que les partisans du Gekiga ont fait ressortir leur originalité et gagné à la bande dessinée de nouvelles catégories de lecteurs, notamment parmi les jeunes fréquentant le lycée ou l'université. Aujourd'hui, les dessinateurs de BD sont à 99% des disciples de Tezuka, que ce soit en ligne directe ou par le truchement du mouvement Gekiga.

Le premier dessinateur japonais à s'être imposé sans rien devoir à Tezuka est Katsuhiro Otomo (cf. LES CAHIERS n°64, p. 52). Lorsqu'il fit ses débuts en 1973 avec l'adaptation d'une nouvelle de Prosper Mérimée, personne encore ne s'avisa qu'il allait révolutionner le monde de la BD nipponne. Seul un petit noyau de lecteurs passionnés furent attentifs aux histoires courtes qu'Otomo fit paraître au cours des années suivantes. C'est la publication en feuilleton de la série Akira, en 1982 dans le bimensuel des Ed. Kodansha YOUNG MAGAZINE, qui lui valut son premier grand succès. Tout le monde s'accorde désormais à trouver qu'Otomo est génial, mais personne ne sait trop comment qualifier un talent si résolument original. Une chose est sûre: Katsuhiro Otomo a réinventé la bande dessinée à son propre usage. On pourrait presque dire qu'il a défini une nouvelle sémiologie visuelle sans aucun rapport, fût-ce de contradiction ou de dépassement, avec les conventions mises au point par Tezuka. Aussi ce «nouveau Dieu» de la BD japonaise est-il à son tour en train de faire école. Les artistes qui s'appliquent à l'imiter sont légion, et tous ne témoignent pas d'un grand respect pour leur idole.


De la planche à l'écran

En décidant de devenir «le Disney japonais» et en s'intéressant très tôt à la création de dessins animés, Osamu Tezuka n'a pas seulement imposé un style graphique, il a aussi favorisé le rapprochement de la bande dessinée avec le dessin animé, modelant les contours d'un marché qui continue aujourd'hui de reposer sur cette interdépendance. L'échange des talents est une réalité et s'effectue dans les deux sens: la majorité des dessins animés de télévision sont conçus à partir de bandes dessinées, mais la plupart des bons animateurs de télévision (qui sont nombreux à avoir débuté dans la société de production fondée par Tezuka) s'adonnent également à la BD.

En septembre dernier, 57 dessins animés furent diffusés sur 6 des 7 chaînes de télévision du district de Tokyo. Chiffre encore considérable mais qui révèle une diminution sensible par rapport aux mois correspondants des années précédentes. Quelques longs métrages d'animation sortent également chaque année dans les salles de cinéma, et les animations réalisées en vidéo sont au nombre de quelques dizaines. Mais le fait est que de nombreuses sociétés de production connaissent actuellement des difficultés, et que plusieurs, qui travaillent principalement en sous-traitance pour les marchés étrangers, ont déjà fait faillite.

Cependant, ce ne sont ni les producteurs de dessins animés ni les éditeurs de bandes dessinées qui détiennent les véritables clés du marché. Le pouvoir repose entre les mains des fabricants de jouets. Ce sont eux les «sponsors» qui décident de la mise en chantier d'un programme, dès l'instant où un personnage leur paraît susceptible d'être rentabilisé sur le marché du jouet. BD et dessins animés ne remplissent plus alors qu'une fonction publicitaire; on attend d'eux qu'ils renforcent l'impact commercial du personnage incarné en trois dimensions dans les magasins. Ce système est préjudiciable à la qualité des bandes dessinées. Aucun éditeur n'ose miser sur une œuvre originale, dès l'instant où il doute que celle-ci intéressera les fabricants de jouets. Sans sponsor, pas de dessin animé, aucun espoir d'atteindre des tirages élevés. Les économistes parlent de synergie. En fait, nous avons là un bel exemple de serpent qui se mord la queue.

Les temps ont bien changé depuis le milieu des années 60, quand la société de dessin animé fondée par Tezuka lançait Astro-boy, «classique» entre toutes les séries télévisées. Non seulement la technique d'animation s'est appauvrie (pour gagner du temps, on ne dessine plus que 8 images par seconde au lieu de 24), mais le marché s'est fragilisé. Ainsi, Goldorak a-t-il fait quelques millionnaires en France au début des années 80, mais il n'a pas rapporté un sou aux Japonais. D'une certaine façon, on peut dire que le développement effréné du merchandising est en train de tuer le dessin animé. Des Maîtres du temps à Gundam, de Macross à Transformer, on a chaque fois commencé par concevoir un super jouet (genre robot à transformations), et l'on a ensuite entamé la production industrielle, à très grande échelle, de séries télévisées sans aucune ambition autre que commerciale.

Une exception notable: Hayao Miyazaki, le nouveau «wonder boy» du cinéma d'animation. Certains lecteurs des CAHIERS auront peut-être vu son film Nausicà, qui fut projeté à Paris en 1985 à l'occasion du Festival international du Film fantastique. Miyazaki a réalisé depuis Laputa qui est encore plus fantastique. Steven Spielberg et Moebius (qui est venu travailler un mois à Tokyo en août 85) ont déjà témoigné de leur vif intérêt pour les œuvres de Miyazaki.

Si Tezuka est bien le père de ces deux formes jumelles que sont au Japon la bande dessinée et le dessin animé, il a donc trouvé - en dépit de la production massive que suscite l'ère télévisuelle - deux successeurs dignes de lui. L'avenir nous dira si les exemples éminents de Katsuhiro Otomo et Hayao Miyazaki suffiront à perpétuer une voie de création authentique.


M. K. (Traduit du japonais par Masuyuki et Fabienne MIZOGUCHI)"


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08 mai 2011

Les Cahiers de la Bande Dessinée N°71 (Septembre-Octobre 1986) "Le Japon, ce continent inconnu"



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Dans "Les cahiers de la Bande Dessinée" numéro 71 de Septembre-Octobre 1986 a été publié une des premières présentations sérieuses
en France du marché des mangas au Japon. Cet article a été rédigé par un japonais, Masahiro KANOH, avec le souci de nous faire découvrir ce monde encore inconnu chez nous! Pour rappel on est fin 1986, Récré A2 existe encore, Cobra est arrivé en France il y a un an et demi et le Club Dorothée n'est même pas encore à l'état de projet, c'est dire si on est dans la préhistoire française sur les mangas et animés!

Canalblog Revue Cahiers BD 71 01

 

Canalblog Revue Cahiers BD 71 02
Couverture de SHUKAN SHONAN JUMP

Extrait du 6ème volume pour filles : California Story par A. Yoshida

Canalblog Revue Cahiers BD 71 03
Couverture du SHUKAN SHONEN SUNDAY
Ashita Tenkini Nare, par T. Chiba, dans SHUKAN SHONEN MAGAZINE

Canalblog Revue Cahiers BD 71 04
Ci-dessus: extrait de Tsumi to Batsu, une série de «second choix» par M. Hisauchi; ci-contre: une planche de Nijuttemonogatari, par S. Koué (dessin) et K Koike (texte).


"Le Japon, ce continent inconnu par Masahiro KANOH


La réalité de la bande dessi­née japonaise demeure lar­gement méconnue en Eu­rope, en dépit de quelques initia­tives sporadiques, comme la revue LE CRI QUI TUE ou les adapta­tions françaises d'albums de Y. Tatsumi (Hiroshima, aux éd. Ar­tefact) et K. Nakasawa (Gen de Hiroshima, aux Humanoïdes As­sociés). Ce ne sera pas trop de trois ou quatre articles dans cette rubrique pour donner un aperçu représentatif de la production d'un pays qui, à l'échelle de la bande dessinée, compte pour un continent.

La vérité m'oblige à dire que la BD européenne n'est pas beau­coup mieux servie par l'édition ja­ponaise. Vers la fin des années 70, HEAVY METAL a fait son appa­rition chez les libraires des grands centres urbains spécialisés dans les publications étrangères. Les al­bums de Tintin ont été introduits peu avant la mort d'Hergé. L'édi­tion japonaise de la revue améri­caine STARLOG fit mieux connaître la production de Moebius et de Druillet. Cette année enfin, la société d'édition Kodansha traduisit dans un même élan L'Incal noir, Les Maîtres du temps, Les Passagers du vent et Ranxerox. Cette publication à faible tirage n'a toutefois pas dû toucher plus de 10.000 personnes. Mais c'est tout ce que l'on peut signaler à ce jour concernant la promotion de la BD européenne au Japon.

Il n'est assurément pas aisé de faire connaître la bande dessinée d'un pays donné dans un autre pays dont la culture est radicale­ment différente. Ainsi, la bande dessinée japonaise présente un certain nombre de particularités. Pour m'en tenir aux caractéristi­ques matérielles, je signalerai que les revues de BD japonaises s'ou­vrent par la droite (ce qui corres­pond à la dernière page chez vous est ici la première), sont mal imprimées (papier poreux, non blan­chi, et typographie inesthétique), paraissent chaque semaine et ne tirent jamais à moins de 100.000 exemplaires, seuil en dessous du­quel la publication cesse d'être rentable.

Voici un aperçu global de la situation des revues, qui fera mieux percevoir les incidences de ces données culturelles et économi­ques. Il se trouve que ce sont les trois mêmes revues qui se parta­gent le leadership du marché de­puis plus d'un quart de siècle: SHUKAN SHONEN MAGA­ZINE, SHUKAN SHONEN SUNDAY et SHUKAN SHO­NEN JUMP, respectivement édi­tées par les maisons Kodansha, Shogakkan et Shueisha. L'exemple de la revue SHUKAN SHONEN JUMP - que j'abrége­rai en JUMP - me paraît présenter un intérêt particulier.

Tirée à 105.000 exemplaires lors de son lancement en 1968, cette revue a atteint, et ceci pour la pre­mière fois dans l'histoire de l'édi­tion japonaise, le tirage considé­rable de 4 millions d'exemplaires! JUMP fait figure de monstre aux yeux des professionnels de l'édi­tion, qui s'étaient déjà longue­ment extasiés lorsque le SHO­NEN MAGAZINE et le SHO­NEN SUNDAY, tous deux fondés en 1959, avaient dépassé le million d'exemplaires au cours des années 60.

Ces trois grandes revues, en si­tuation de rivalité, possèdent cha­cune leurs propres auteurs. Cha­que fois qu'un éditeur veut lancer une nouvelle revue, il doit commencer par recruter de jeunes auteurs qui ne sont pas déjà sous contrat. Cette contrainte est, du point de vue de l'éditeur, un han­dicap, mais elle assure le recrute­ment et la formation de nouveaux dessinateurs. Les trois grandes re­vues que j'ai citées sont toutes les trois conçues pour un public de ly­céens. Dans la réalité pourtant, leur clientèle s'étend depuis les enfants de l'école primaire jus­qu'aux salariés approchant la quarantaine.

En principe, le marché de la bande dessinée au Japon est scin­dé en quatre catégories: il y a la BD pour garçons, la BD pour filles, la BD pour adolescents et la BD pour adultes. Cataloguée «revue pour garçons», JUMP ne se soucie guère, toutefois, de ces classifications. Les revues de BD adoptent en général le format B5 (260x182 mm), comptent 340 pages et sont vendues 180 yens, ce qui est très bon marché (un kilo de riz ordinaire vaut 500 yens). Dans chaque numéro de JUMP, quelque 16 «feuilletons» dessinés sont publiés, à raison d'un épisode par numéro. Un référendum permanent est pratiqué auprès des lecteurs, dont les goûts sont sondés au moyen de la méthode dite «des dix meilleurs». Les lecteurs, appâtés par de somptueux cadeaux, sont invités à envoyer des cartes postales à la rédaction et à voter  pour les séries qui recueillent leurs suffrages. Mille cartes sont régulièrement tirées au sort; elles constituent un «échantillon représentatif» qui permet de se faire une opinion précise de l'impact des diverses séries publiées. Si pendant un temps un auteur, aussi célèbre soit-il, n'obtient plus la faveur du public, il sera impitoyablement éliminé et la publication de sa série ne sera pas poursuivie. Les qualités intrinsèques de l'œuvre ne sont pas prises en compte par la rédaction : seul importe le verdict du public. Le succès de JUMP tient certainement pour une part à cette forme de «dictature populaire». (Les résultats du sondage ne sont jamais publiés comme tels; mais l'ordre d'apparition des séries varie selon les préférences du public, les BD les moins populaires se trouvant reléguées dans les dernières pages... avant d'être éventuellement supprimées.)

Inutile de dire que ce système est peu apprécié des auteurs. Mais c'est le rythme de parution qui est pour eux un véritable cauchemar. Pensez: ils doivent livrer 16 planches par semaine ! Autant dire qu'il leur faut dessiner sans manger ni dormir. Seuls les dessinateurs jouissant d'une excellente santé peuvent espérer «boucler» leur série. Bien entendu, ils ont tous recours à des assistants (deux à quatre assistants en moyenne). Mais ceux-ci doivent être rémunérés, et il est pratiquement impossible à un jeune auteur (payé 5.000 yens la page) de consentir cet effort financier. Il ne peut y arriver tant qu'il n'a pas d'œuvres publiées en volumes qui lui rapportent des droits d'auteurs. Dans l'attente de ce moment, il ne cesse de s'appauvrir au fur et à mesure qu'il produit.

Il existe aussi des revues mensuelles et bimensuelles, qui ne soumettent pas leurs collaborateurs au même rythme de travail. Mais on ne peut espérer devenir célèbre si l'on ne publie pas dans une revue hebdomadaire. Alors, les dessinateurs japonais ont-ils choisi ce métier par masochisme? Pas nécessairement. Sur la liste des plus gros contribuables parmi les professions libérales, six personnes sur dix sont des auteurs de bande dessinée. Preuve qu'il est possible de devenir très riche grâce aux droits d'auteurs. Le talent n'est même pas une condition indispensable: il faut avant tout avoir la santé.

Avec tout cela, il n'est pas sûr que l'on ait compris pourquoi .JUMP tire à 4.000.000 d'exemplaires, quand SHONEN MAGAZINE et SHONEN SUNDAY ne dépassent pas 1.900.000. (Une revue pour garçons est considérée comme performante à partir de 500.000 exemplaires; une revue pour adolescents, jeunes filles ou adultes, à partir de 200 ou 300.000 exemplaires.) La synergie qui s'est développée entre JUMP et la télévision fournit une explication supplémentaire. En effet, sur les seize séries publiées dans JUMP, six sont également diffusées sous forme de dessins animés (contre deux seulement pour SHONEN SUNDAY). Je développerai, dans un prochain article, ce thème important que constituent les relations entre la bande dessinée et les dessins animés télévisés.

Un autre facteur mérite encore d'être noté. Une étude de marché réalisée lors de la création de JUMP avait révélé que les mots préférés des enfants japonais étaient «amitié», «effort» et «victoire». Toutes les bandes dessinées de JUMP, qu'elles soient d'aventures, de science-fiction ou d'humour, exaltent invariablement ces trois notions. C'est ainsi que, dans une série sportive qui compta longtemps parmi les préférées des jeunes lecteurs, le héros, un joueur de football, participa à d'innombrables rencontres sans jamais perdre un seul match ! Une évolution se dessine cependant depuis le début des années 80, car on a observé que le mot «effort» était supplanté par celui de «gentillesse».

Ainsi les auteurs de bandes dessinées, dont j'ai montré qu'ils étaient traités comme des marchandises, sont de plus contraints d'épouser les fluctuations de la mode. La production de bandes dessinées est entièrement déterminée par le seul critère de l'efficacité commerciale. Toutes les BD sont conçues en vue d'une consommation de masse. Dans ces conditions, on peut considérer comme un miracle le fait que des auteurs de talent soient cependant révélés, et que des œuvres intéressantes voient le jour malgré tout.

M. K.

ET LES ALBUMS?
Il existe diverses manières de rassembler les bandes dessinées en volumes. Traditionnellement, les bandes dessinées pour enfants (garçons ou filles) sont éditées au format «livre de poche» (103 x 182 mm), comptent 100 à 180 pages et se vendent 360 yens. Les BD pour adolescents, en revanche, bénéficient d'un format légèrement supérieur (128 x 182 mm), comptent environ 220 pages et se vendent 480 yens. Enfin, il existe un format spécial (148 x 210 mm) pour les séries considérées, par les revues, comme étant de second choix. Paradoxalement, celles-là coûtent entre 800 et 1000 yens. Ainsi, la couverture d'un volume ne renseigne pas seulement sur l'auteur et sur le public visé, mais aussi sur la cote de cette série.

Les statistiques communiquées par le Research Institute for Publications pour 1985 font état de 3.275 titres édités dans l'année, représentant un tirage global de 378.250.000 exemplaires. Le tirage moyen par titre a tendance à augmenter depuis quelques années. En fait, les auteurs à succès se vendent de plus en plus, et les autres ont de plus en plus de mal à se faire éditer."


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17 avril 2011

Otacool, recueils de photos de chambres d'otakus et de cosplayeurs



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Otacool (Worldwide otaku rooms) et Otacool 2 (worldwide cosplayers) sont deux recueils de photos de Danny Choo. Ce gars est un otaku bien connu de la communauté internationale, résidant à Tôkyô depuis des années et tenant le site web http://www.dannychoo.com/.

Il a publié en 2009 le premier livre Otacool (contraction de Otaku + Cool) composé de plusieurs centaines de photos de chambres des otakus du monde entier. Tous les types de collection y sont représentés, que ce soit les figurines, les mecchas, les animés... C'est impressionnant de voir comment certaines personnes peuvent vivre à fond leur passion et à quel point celle-ci peut dévorer votre espace vital.

En 2010 il a remis ça mais cette fois avec des photos de cosplayeurs et cosplayeuses, toujours venant de tous les pays.

Chaque livre fait 130 pages et, pour chaque personne, on précise son âge, sa nationalité, quels sont les thèmes de sa collection et son ancienneté.

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Danny Choo himself!

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Un fan de Star wars

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Le deuxième livre, dédié au cosplay!

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Posté par David Yukio à 12:37 - Livres, revues... - Permalien [#]

23 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1973



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1970 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html
L'année 1971 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/19/20673575.html
L'année 1972 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/20/20680719.html


Je poursuis l'article commencé ici http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html qui concernait l'année 1970. Ci-dessous les numéros de 1973, la dernière année de la revue.

Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine).

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 001
N°31, Janvier 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 004
Nouvelle histoire : "Le démon de Gion" de Okiia Sosi


Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 005

Canalblog Revue Budo Magazine1973 31 006

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 32 001
N°32, Février 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 32 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 32 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 33 001
N°33, Mars 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 33 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 33 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 001
N°34, Avril 1973

Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 002
Nouvelle histoire : "Le duel (Matashiaï) l'extraordinaire de l'époque"


Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 34 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 35 001
N°35, Mai 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 35 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 35 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 36 001
N°36, Juin 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 36 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 36 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 001
N°37, Septembre 1973


Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 002
Nouvelle histoire : "L'assasin (Ansatsu sha)"


Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 37 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 38 001
N°38, Octobre 1973

Canalblog Revue Budo Magazine1973 38 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 38 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 001
N°39, Novembre 1973

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 002

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 003

Canalblog Revue Budo Magazine1973 39 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1973 40 001
N°40, Décembre 1973


Pas de manga dans ce numéro qui est le dernier de la revue comme le précise l'éditorial.
"Cher Lecteur et Ami,
Une nouvelle sensationnelle : les revues "BUDO-MAGAZINE EUROPE" et "FRANCE JUDO" fusionnent à partir de Janvier 1974!
Au revoir... et le mois prochain dans les colonnes de la Revue "FRANCE JUDO - BUDO MAGAZINE EUROPE... nous en sommes certains."

Canalblog Revue Budo Magazine1973 40 002


Voilà, c'est fini, une histoire de près de 25 ans qui se tourne...
Messieurs PLEE et HABERSETZER, merci pour tout!



Posté par David Yukio à 19:03 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

20 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1972



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1970 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html
L'année 1971 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/19/20673575.html
L'année 1973 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/23/20708357.html



Je poursuis l'article commencé ici http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html qui concernait l'année 1970. Ci-dessous les numéros de 1972.

Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine).

Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 001
N°21, Janvier 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 002
Nouvelle histoire : "A la conquète du pouvoir"


Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 21 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 22 001
N°22, Février 1972


Canalblog Revue Budo Magazine1972 22 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 22 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 23 001
N°23, Mars 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 23 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 23 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 001
N°24, Avril 1972



Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 004
Nouvelle histoire : "Kakei Sankuro" de Shibata Rensaburo


Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 005

Canalblog Revue Budo Magazine1972 24 006

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 25 001
N°25, Mai 1972

Canalblog Revue Budo Magazine1972 25 002

Canalblog Revue Budo Magazine1972 25 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 001
N°26, Juin 1972

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Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 003

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 004

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 005

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 006
Nouvelle histoire : "Le vagabond Nagaromono"

Canalblog Revue Budo Magazine1972 26 007

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N°27, Septembre 1972

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N°28, Octobre 1972

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N°29, Novembre 1972

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Nouvelle histoire : "La flamme de neige" de Shibata Rensaburo


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N°30, Décembre 1972


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19 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1971



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1970 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html
L'année 1972 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/20/20680719.html
L'année 1973 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/23/20708357.html


Je poursuis l'article commencé ici http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/11/20605141.html qui concernait l'année 1970. Ci-dessous les numéros de 1971.

Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine).

Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 001
N°11, Janvier 1971


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Canalblog Revue Budo Magazine1971 11 002
Nouvelle histoire : "La décapitation d'un serviteur"


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Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 001
N°12, Février 1971


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Canalblog Revue Budo Magazine1971 12 004

 

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Canalblog Revue Budo Magazine1971 13 001
N°13, Mars 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 13 002
Nouvelle histoire : "Le sacrifice"


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Canalblog Revue Budo Magazine1971 13 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 14 001
N°14, Avril 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 14 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 14 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 001
N°15, Mai 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 002
Nouvelle histoire : "Un vengeur solitaire"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 15 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 16 001
N°16, Juin 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 16 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 16 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 001
N°17, Septembre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 002
Nouvelle histoire : "Histoire d'une femme pauvre et cruelle" de Yajima Kenji


Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 17 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 001
N°18, Octobre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 002
Nouvelle histoire : "Samouraï Kito Zaëmon"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 005

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 18 006

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 001
N°19, Novembre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 002
Nouvelle histoire : "Gorota le malchanceux"


Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 19 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1971 20 001
N°20, Décembre 1971


Canalblog Revue Budo Magazine1971 20 002

 

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Posté par David Yukio à 19:50 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

11 mars 2011

Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1970



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


L'année 1971 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/19/20673575.html
L'année 1972 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/20/20680719.html
L'année 1973 : http://japon.canalblog.com/archives/2011/03/23/20708357.html



J'avais écrit en décembre 2005 l'article "Premier manga traduit en France? 1969" http://japon.canalblog.com/archives/2005/12/19/1128926.html sur un manga "Histoire vécue du Samouraï SHINSABURO" publié en France, en français, en Octobre 1969. Il était paru dans une revue d'arts martiaux appelée "BUDO MAGAZINE EUROPE", débutée en 1951 et qui en janvier 1970 a évolué vers une nouvelle formule pour finalement s'arrêter en décembre 1973.

Dernièrement j'ai acheté tous les numéros de cette deuxième formule puisqu'ils sont disponibles à la vente sur le site http://www.encyclopedie-arts-martiaux-habersetzer.fr/budomagazine/index.html (45€ au format PDF).

Il y eut pour cette nouvelle formule quatre années de publications, dix numéros par an et en tout pas loin de 2500 pages écrites! Des mangas ont continué à être publiés et traduits de janvier 1970 à novembre 1973, dans le sens japonais avec des numéros de case pour vous aider à lire. Chaque numéro comportait entre 8 et 16 pages de manga. Il s'agit exclusivement d'histoires de samouraïs, de ronins, violentes, sombres, où la mort et la trahison rôdent à chaque page. Les noms des dessinateurs et scénaristes ne sont pas mentionnés mais le style graphique des histoires est très proche donc je suppose qu'il s'agit souvent des mêmes artistes. La trduction française semble avoir été assurée par un certain patrick Clerc.



Je mets ici la couverture de chaque numéro, la page de titre présentant chaque histoire quand elle est nouvelle, les deux premières pages (et les dernières quand l'histoire se termine). Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'acheter les numéros en PDF avec le lien ci-dessus.


Voici le premier article d'une série de quatre; celui-ci est consacré à l'année 1970.
Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 001

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 002
N°1, Janvier 1970

Extrait de l'éditorial de ce premier numéro de la nouvelle saison du magazine, expliquant l'historique de cette revue.

"Revue BUDO MAGAZINE - KUDO KODOKAN
Revue mensuelle : 10 numéros par an
Parait chaque mois sauf en Juillet et Août
Directeur gérant de la publication : Henry D. PLEE
Rédacteur en chef : Roland HABERSETZER

Parait depuis 1951. Seule traduction officielle hors du Japon des Revues Japonaises du Kodokan de Tokio. La plus ancienne et la plus lue des revues d'Arts Martiaux.
En 1951, 4 numéros ont été publiés, format 15.5 x 22.5 et 5 numéros par an de 1952 à 1965, essentiellement Judo.
En 1966 le format a été agrandi à 18 x 27 et 4 numéros géants ont été publiés dans l'année, concernant Judo, Aiki, Karaté, etc... sous le titre BUDO Magazine/JUDO KDK.
En 1967-68-69, il a été publié dans l'année 5 numéros géants uniquement Budo : BUDO MAGAZINE EUROPE, et 5 numéros géants uniquement Judo : JUDO KODOKAN.
A partir de 1970, à la demande générale des lecteurs, les deux revues sont réunies en une seule mensuelle, sous le titre "BUDO Magazine Europe - Judo KDK" de 46 à 56 p.

Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 003
Sommaire du premier numéro de la nouvelle formule.
Page 41 "Histoire vécue du Samouraï SHINSABURO (3)" : troisième partie, les deux premières ayant été publiées en 1969 dans la première formule du magazine. Vous noterez le commentaire "Nous aimerions votre opinion sur ces bandes-dessinées, devons nous augmenter le nombre de pages de bandes, même au détriment des articles techniques?"

Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 004
Suite de "Histoire vécue du Samouraï SHINSABURO"


Canalblog Revue Budo Magazine1970 01 005

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N°2, Février 1970

Suite du N°1
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N°3, Mars 1970


Suite du N°2 et fin de l'histoire

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N°4, Avril 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 04 002

Nouvelle histoire : "Histoire d'Omura - Célèbre forgeron de katana"
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Canalblog Revue Budo Magazine1970 05 001
N°5, Mai 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 05 002

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 05 003

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 001
N°6, Juin 1970


Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 002
Nouvelle histoire : "Histoire terrible de Bushido - Prenez garde"

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Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 004

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 06 005

 

Canalblog Revue Budo Magazine1970 07 001
N°7, Septembre 1970


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Canalblog Revue Budo Magazine1970 08 001
N°8, Octobre 1970


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Canalblog Revue Budo Magazine1970 09 001
N°9, Novembre 1970


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N°10, Décembre 197


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30 janvier 2011

Les rues fleuries, bordéliques et villageoises de Tôkyô



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Une des choses qui m'a le plus surpris lors de mes trois voyages à Tôkyô, c'est le mélange ville higt-tech, buildings, néons par milliers, fourmilière humaine et l'aspect village des quartiers dès qu'on s'éloigne des grands centres d'activité comme Shinjuku, Shibuya... A même pas cinq cent mètres du cœur de Shinjuku on trouve des petites rues, où les maisons ont l'air de déborder sur le trottoir en y entassant des plantes, des casiers, des escabeaux, des vélos... comme si la rue était un garage à ciel ouvert. Ceci est étonnant pour qui habite Paris, où on ne laisse rien traîner dans les rues par crainte des vols. Mais c'est encore plus cet aspect village, on se connait tous, on a confiance, qui m'a séduit. L'espace public se mélange avec le privé et, résultat, l'aspect des rues est très dépaysant pour un français. Ajoutons à cela l'exiguïté des maisons japonaises et on comprendra qu'ils doivent utiliser la rue comme annexe à leur logement.

Voici quelques photos de la Golden Gai en 2010
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Détail de la photo ci-dessus, avec des casiers, des boîtes en polystyrène

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Ce doit être un climatiseur si j'en juge par le câble sur la gauche. Ils sont omniprésents à Tôkyô et je comprends qu'on ne mette pas cette grosse et laide boîte grise dans l'appartement, qui en plus est très bruyante.

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Un autre climatiseur, avec un compteur électrique

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Les plantes aussi sont très présentes dans ces rues, apportant une touche de nature là où les arbres n'existent plus


Tsukishima en 2010, peut-être le quartier le plus vert à Tôkyô grâce à ses habitants. certaines rues sont noyées sous la verdure et ça m'a fait plaisir!
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Des seaux, des poubelles...

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Ikebukuro 2010, une petite rue commerçante, de jour et de nuit
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Le soir venu on laisse les plantes dehors, on ne craint pas les voleurs

Asakusa 2010, même décor de rue commerçante
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Typique d'un habitant n'ayant pas de garage et qui utilise la rue comme tel : tout ce qui ne tient plus dans la maison, on le met dehors!

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Beaucoup, beaucoup de vélos sont garés dehors la nuit, devant le domicile des propriétaires.

Yanaka Ginza 2010
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un détail de la photo du dessus, avec plusieurs casiers des bouteilles d'un restaurant

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Shibuya 2010, le quartier des Love Hotels
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J'adore ce petit jardin créé à domicile et qui profite à tous les passants

Nakano 2010
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A nouveau un stock de casiers du resto d'à côté

Canalblog_Rues_Plantes23_Nakano_D_tail02

Kagurazaka 2010
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Shinnjuku, Omoide Yokocho 2010
Canalblog_Rues_Plantes18_Shinjuku_Nuit_Omoide_Yokocho
Dans ce quartier c'est les commerces qui débordent sur la rue plutôt que les particuliers, avec leurs enseignes illuminées posées sur le trottoir

Canalblog_Rues_Plantes19_Shinjuku_Nuit_Omoide_Yokocho

Ueno 2010
Canalblog_Rues_Plantes24_Ueno

Shibuya 2010, quartier des Love Hotels la nuit
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Canalblog_Rues_Plantes21_Shibuya_Love_H_tels_Ruelle_D_tail01

Posté par David Yukio à 21:36 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

23 janvier 2011

La tour NTT Docomo de Tôkyô



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Canalblog Tour NTT Docomo014 2010
La Tour NTT DoCoMo
à Yoyogi est un des buildings icônes de Tôkyô. Elle est actuellement la 3ème plus haute tour de la capitale et a été conçue par l'agence d'architecture japonaise Kajima Design. Elle a été construite dans le district de Shibuya et se trouve à seulement une station, par la Yamanote, de Shinjuku; cependant on peut y aller à pieds depuis Shinjuku sans problème.

Une horloge de 15 mètres de diamètre fut installée à son sommet en novembre 2002, pour célébrer le 10e anniversaire de NTT DoCoMo. Je précise, une horloge, pas deux! si vous la voyez de loin le soir, rappelez-vous qu'elle n'est visible que sur une façade; si vous comptez rejoindre Yoyogi à pieds depuis Shinjuku, en vous repérant avec cette horloge, vous faites aussi fausse route que moi! Je voulais photographier la tour de nuit et je me suis tout simplement perdu dans les petites rues de Yoyogi. Heureusement les japonais se feront un plaisir de vous indiquer votre chemin en cas de problème.

Autre chose, cette tour abrite uniquement des bureaux et des équipements techniques pour gérer le réseau de NTT Docomo; elle ne comporte aucun restaurant ou magasin de souvenir et n'est pas ouverte aux touristes! Que ceci ne vous empêche pas de venir la contempler car son design est très réussi et esthétique avec son petit air d'Empire State Building.

Adresse : 5-24-3 Sendagaya, Shibuya-ku, station de métro Yoyogi
Architect: Kajima Design

Date début construction : 1997
Date fin
construction : septembre 2000
Hauteur sans antenne : 240 mètres
Hauteur avec antenne : 272 mètres
Etages : 28

NTT Docomo, Inc (株式会社エヌ・ティ・ティ・ドコモ)
NTT Docomo est LE symbole de la téléphonie mobile au Japon! Cette société, filiale de NTT, a été créée en août 1991 spécialement pour gérer le marché naissant des mobiles. C'est l'opérateur mobile numéro un au Japon avec, en 2008, plus de 53 millions de clients, soit 54% du marché. Le nom DOCOMO est officiellement une abréviation de la phrase "DO Communications Over the MObile network" (Communiquez sur le réseau mobile). C'est aussi, en japonais, le mot pour dire "Partout", même si l'orthographe exacte est "dokomo" avec un K au lieu d'un C. Le siège de l'entreprise ne se trouve pas, comme on pourrait le croire, dans cette tour emblématique mais dans la Sanno Park Tower de Nagatachô, à Chiyoda,
Le site web de l'entreprise : http://www.nttdocomo.com/
Canalblog Tour NTT Docomo018 NTT Docomo Logo

NTT

La "Nippon Telegraph and Telephone Corporation" a vu le jour en
1986 sur les cendres de la compagnie nationale "Nippon Telegraph and Telephone Public Corporation" NTTPC (日本電信電話公社). La NTTPC, créée en 1952, était alors la seule entreprise japonaise de télécommunication. Etant alors en position de monopole, cette firme publique fut privatisée en 1985 afin de favoriser la concurrence sur le marché des télécoms. C'est une entreprise énorme de plus de 190 000 salariés et la plus grande au niveau mondial dans le domaine des mobiles.
Le site web de l'entreprise : http://www.ntt.co.jp/index_e.html
Canalblog Tour NTT Docomo017 NTT Logo

Canalblog Tour NTT Docomo001 2010

Canalblog Tour NTT Docomo002 2010On la voit de loin, comme l'Empire State Building à New-York!

Canalblog Tour NTT Docomo007 2010Au premier plan, la station Yamanote Yoyogi

Canalblog Tour NTT Docomo010 2010Vue depuis la station de métro Harajuku, en haut de Omotesando dori

Canalblog Tour NTT Docomo011 2010Vue depuis le temple Meiji Jingu

Canalblog Tour NTT Docomo012 2010

Canalblog Tour NTT Docomo013 2010Vue depuis le parc Yoyogi

Canalblog Tour NTT Docomo016 2010Vue depuis Shinjuku

Canalblog Tour NTT Docomo015 2010


Canalblog Tour NTT Docomo005 2010Vue depuis la mairie de Tôkyô

Canalblog Tour NTT Docomo006 2010Vue depuis Shinjuku, avec son horloge

Canalblog Tour NTT Docomo003 2010

Canalblog Tour NTT Docomo009 2010
Sympa ce sommet en cube de grosseur décroissante

Canalblog Tour NTT Docomo008 2010
 

Canalblog Tour NTT Docomo004 2010
Très très beau ce design, cette longue surface plane marron


Canalblog Tour NTT Docomo019 CarteLa tour se trouve au niveau du point rouge. Comme vous le voyez, elle est très très proche de la gare de Shinjuku.


Posté par David Yukio à 10:47 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

16 janvier 2011

La télé : un destin animé



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


CanalBlog Livres Télé Destin Animé01

CanalBlog Livres Télé Destin Animé02


Le livre "La télé : un destin animé" de Pierre
Faviez est un livre de 165 pages, publié fin 2010 par la "Société des écrivains".

Quatrième de couverture "En quelque trente ans, le public jeunesse a vu se développer pour lui une offre de programmes de plus en plus étoffée, spécialisée et segmentée. Une histoire qui débute avec Caliméro, qui culmine avec Dorothée et la vague de l'animation japonaise, qui se poursuit avec l'apparition de nouveaux diffuseurs sur câble et satellite. Une histoire mouvementée, pas si sereine que l'on pourrait le supposer, faite de concurrence, de critiques, d'audaces et de déconfitures, que Pierre Faviez retrace à travers un ouvrage qui ne manquera pas de toucher ceux qui ont gardé la nostalgie des mercredis devant leur poste de télé, mais aussi ceux qui aiment pénétrer dans les coulisses des chaînes, là où la lutte pour l'audience se fait âpre.

Quels ont été les dessins animés phares de la jeunesse? Pourquoi les productions nippones ont-elles connu un désamour de plus en plus fort, pour mieux revenir sur le devant de la scène? Quels sont les grands pôles de productions de programmes destinés aux jeunes? De Goldorak à Pokemon, en passant par l'apparition tonitruante des premières sitcoms françaises et la disparition de La Cinq, des dessins animés tombés dans les oubliettes de la télé à ceux qui continuent à soulever l'enthousiasme toutes générations confondues, une réjouissante immersion dans le monde  - sucré et cruel  - de la programmation jeunesse!
"


Voici des éléments de sa biographie trouvés sur internet "Pierre Faviez est né en 1970, il débute sa carrière comme chroniqueur à l'antenne de Fréquence Cartoon sur la radio FPP et en 1994 dans le monde de l'animation japonaise comme chroniqueur chez Animeland et Yoko... Le 24 décembre 1998, c'est à lui qu'on doit la soirée "Génération Albator" sur France 3. Cette émission de cinq numéros est consacrée à l'animation japonaise et dédiée aux nostalgiques de Récré A2 et du Club Dorothée.
En avril 2000, il rejoint AB Groupe pour assumer fin 2000 la responsabilité éditoriale de la chaîne Mangas. Au début des années 2000, il a également co-signé avec Rui Pascoal une série d'articles sur l'évolution des émissions et chaînes jeunesse pour la revue AnimeLand. Il est actuellement Responsable Editorial de la chaîne Mangas"

C'est donc quelqu'un qui connait très bien le milieu dont il parle et qui est crédible dans ce qu'il décrit!


Sommaire
Préface

Partie 1 Les émissions jeunesse
Prologue Avant Goldorak
Chapitre 1 De Goldorak à Dragonball
Chapitre 2 Les années Club Dorothée / La Cinq

Chapitre 3 Hélène et les sitcoms
Chapitre 4 Bouge avec le Sat!
Chapitre 5 La japanime de retour
Chapitre 6 Et après

Partie 2 Les chaînes jeunesse
Introduction
Canal J
Mangas / AB Cartoons
Télétoon
Disney XD
Disney Channel
Cartoon Network


Mon avis est assez partagé sur ce livre. Tout d'abord nous parcourons sur cent pages et près de quarante ans, année par année, l'histoire des dessins animés japonais diffusés en France sur les chaînes hertziennes, du câble et du satellite. On y apprend énormément de choses, souvent peu connues des non spécialistes, surtout pour les années 70. Par exemple que c'est Oum le dauphin blanc, coproduction franco-japonaise, qui est le premier dessin animé nippon à arriver sur nos écrans, en 1971, soit sept ans avant Goldorak. En 1972 c'est Caliméro qui débarque chez nous et e
n 1973 c'est au tour de Barbapapa. Au passage Pierre nous rappelle que c'est en 1972 que le jour de repos des enfants bascule du jeudi au mercredi. On va continuer comme ça sur plus de cent pages, avec parfois des anecdotes amusantes sur la création de telle série, son arrivée en France.

On poursuit ensuite sur cinquante pages avec les chaînes historiques de l'animation japonaise en France. C'est pour moi la partie la moins intéressante du livre puisque je n'ai jamais été abonné à ces chaînes, ainsi que nombre de français. C'est intéressant mais moins que la première partie.

Le tout est très bien documenté, se veut exhaustif, mais, comment, dire, c'est plus une énumération de dates, de titres de séries, d'émissions télé mais sans une analyse plus profonde englobant l'histoire des animés à la télé. Certes il y a des pages passionnantes sur la façon dont se sont imposées les sitcoms d'AB Production, sur l'amour puis la haine engendrées par les séries japonaises, leur raréfaction sur les principales chaînes de télé puis leur retour via le câble et le satellite mais, globalement, ce livre est plus une mine d'or de données qu'une étude synthétique sur la télé française et l'animation japonaise. Autre reproche, la mise en page inexistante, l'aspect austère des pages, l'absence totale d'illustration, de dessins, d'interviews avec les acteurs de ce milieu...

Indispensable pour les historiens et otakus; les autres se tourneront plutôt vers le livre
"Nos dessins animés 70 80" de Florence SANDIS très richement illustré http://japon.canalblog.com/archives/2010/12/19/19911705.html.

Dernière remarque : la quatrième de couverture comporte une erreur, le premier dessin animé japonais arrivé en France à la télévision est Oum le dauphin blanc et pas Caliméro!


Posté par David Yukio à 18:04 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]