Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

04 novembre 2006

Takato Yamamoto, ukiyo-e SM et fantastique

 

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CanalBlog Artbook Takato Yamamoto Divertimento For A Martyr001

Le dessinateur Takato Yamamoto est né en 1960, dans la préfecture d'Akita au Japon. En 1983 il obtient son diplôme dans le département de peinture de l'université Tôkyô Zokei. Il expérimente ensuite le style ukiyo-e  de 1991 à 1993 pour finalement définir son propre style qu'il baptise "Heisei Estheticism". Il illustre alors nombre de romans, nouvelles et dessine même des couvertures de magazines. Sa première exposition a lieu en 1998 à la gallerie Creation G8 à Ginza et s'intitule "Heisei Esthetics". Suivent plusieurs recueils publiés aux éditions Treville de 1998 à 2006 ainsi que des expositions dont une à l'étranger en 2005 à Rome à la galerie Mondo Bizzarro.
Il est membre de la Tôkyô Illustrators Society et de l'International Ukiyo-e Society.

J'ai découvert cet artiste chez Junku cet été et je suis tombé sous le charme de ses étranges dessins. Son univers est fantastique dans tous les sens du terme, mariant Eros et Thanatos. Takato Yamamoto a su conjuguer noirceur et dessin japonais classique. Son style ukiyo-e très personnel, la beauté des jeunes filles, l'expression de leur visage et leurs cheveux si fins, l'aspect morbide des situations concourent à créer une atmosphère très spéciale. Son univers est clairement celui des pensées noires, teintées de SM, où des adolescents semblent s'abîmer dans de morbides rêveries, enveloppés par des démons et squelettes bien amicaux. Cette familiarité n'est pas étonnante si on interprète ces dessins comme une représentation du monde intèrieur des personnages... monde peuplé de ténèbres mais apprivoisées si on regarde la sérénité des garçons et filles au milieu de cet enfer.

Rien de trop sexuellement explicite chez cet artiste mais ses illustrations contiennent quand même une forte puissance érotique, surtout que les lycéennes ne semblent nullement effarouchées par les attentions que leur prodiguent les démons.

Voici un aperçu de ses oeuvres, tiré du livre "Divertimento for a martyr" aux éditions Treville, publié en 2006.


[EDIT 29/10/2011]
Des images de bien meilleure qualité ici : http://medeeenfurie.com/blog/2011/03/05/takato-yamamoto-artiste-de-lukiyo-e-erotique/

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Iokanaan et Salomé, sexe et mort encore et toujours...

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Saint Sebastian, qui donna ses premiers frissons érotiques à Mishima

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Superbes cheveux

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Même enveloppé de ténèbres, il est calme, serein même puisqu'il s'agit de son monde.

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Lycéennes en uniforme... LE fantasme des japonais.

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22 octobre 2006

Kashima, illustratrice et designer japonaise



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CanalBlog Artbook Kashima Sheer Magic007

Kashima est le nom d'une illustratrice japonaise, née à Tôkyô le 04 Février 1973. Après des études en dessin et une carrière dans le design, elle devient illustratrice indépendante.

Ses créations m'ont enchanté, surtout en ce qui concerne les couleurs, que ce soit par leur choix, les dégradés ainsi que par leurs interactions audacieuses. Idem pour les visages, leur beauté, leur douceur et le flou subtil qui s'en dégage. On peut arguer du fait que les personnages semblent  froids, leur attitude lointaine voire détachée mais j'y vois plutôt une grande classe, la marque d'une certaine noblesse et même d'une grandeur d'âme qui ne peut se cacher. Ce sont vraiment de superbes portraits... Quant aux costumes, c'est du travail de haute couture!

A mi-chemin entre la mode et l'illustration, entre le character designer et le manga, Kashima est devenue une artiste de premier plan.


"Sheer Magic" chez E.T. Insolite est son premier recueil, suivi d'un second intitulé "Eros & thanatos".
160 pages, format 15x22cm, papier glacé.
Vous pouvez les commander chez Junku mais attention, 45€00 le livre!!


[EDIT 29/10/2011]
Des photos en bien meilleure qualité ici : http://medeeenfurie.com/blog/2011/03/19/kashima-illustratrice-designer-japonaise-kashima-japanese-illustrator-designer/


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Après avoir vu ces magnifiques dessins, dont les scans sont malheureusement bien loin de leur vraie beauté, n'hésitez pas à acheter ses deux recueils, ça vous fera un beau cadeau de noël :-)


Posté par David Yukio à 12:55 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]

06 octobre 2006

Deuxième voyage à Tôkyô Avril 2004 - 02


Allez mes amis, on embarque pour la suite et la fin de mon second voyage :-)


Jeudi 15 Avril 2004

Ce matin je visite deux quartiers résidentiels de Tôkyô, ils sont peu connus et n'occupent que quelques places dans mon guide mais n'y étant pas allé en 1997, je veux les voir cette fois-ci. D'abord Den En Chofu, un village pour les riches si j'en juge par le luxe des villas. Autour de la petite gare il y a quelques commerces mais très vite ils laissent la place à des maisons individuelles avec grand jardins ( l'espace est le vrai signe du luxe à Tôkyô ); le quartier est très beau mais je le trouve assez froid, un peu comme le 16ème arrondissement. C'est, parait-il, un des lieux où les japonais aimeraient le plus vivre s'ils en avaient les moyens.

voyage Tokyo 2004 Den En Chofu 001
La gare de Den En Chofu

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Jolies les villas

Maintenant direction Jiyugaoka, un quartier proche de Den En Chofu. J'y vais parce qu'on en parle dans mon guide mais c'est trop morne, ce quartier n'a rien de spécial, c'est calme, sympa mais il ne s'en dégage rien de spécial.

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Elle est superbe cette photo, j'ai eu beaucoup de chance ce jour là.
Un temple ancien, un homme ancien...

voyage Tokyo 2004 Jiyugaoka 002

A midi je suis au parc Impérial. Je marche pendant trente minutes dans la partie ouverte au public, puis je m'offre une petite sieste d'un quart d'heure, étendu sur l'herbe, caressé par le vent et le soleil ... délicieux :-)

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Les douves du château impérial

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Pelouse à l'intèrieur du château, on y dort très bien :-)

Maintenant il est temps de se remettre en route, je me promène à nouveau vers le pont du Japon ( le nihonbashi ), Ginza puis direction la station de métro Yurakucho voir le nouveau forum international; l'immeuble est pas mal, sans plus, une fois de plus l'architecte s'est fait plaisir mais quid de l'intégration du bâtiment dans l'environnement existant?

voyage Tokyo 2004 Yurakucho 001

voyage Tokyo 2004 Yurakucho 002
Le forum et son intèrieur

Vous croyez que je suis fatigué, après toute cette marche? Eh bien non, toujours pas, donc petite promenade dans le parc Hibiya puis je vais voir la grande salle de concerts de la capitale, à savoir le Tôkyô Dome, surnommé Big Egg ( le grand oeuf ) en raison de son aspect extérieur. La salle est impressionnante vue de l'extèrieur, j'aurais bien voulu voir l'endroit où X Japan a donné ses 3 mythiques concerts en 1992 mais il est fermé au public :-(

voyage Tokyo 2004 Ginza 001
Le Tôkyô Dome


Vendredi 16 Avril 2004

Visite de Kamakura aujourd'hui, site touristique japonais important, c'est en outre une très belle ville située à seulement une heure de Tôkyô en train. Je me lève à 6H00 et à 8H30 je suis arrivé, la journée s'annonce longue. La ville est superbe, on la visite facilement en une journée, ne vous privez pas de ce plaisir. A Kamakura se trouve non seulement le Grand Bouddha le plus connu du Japon mais en plus vous pourrez faire trempette dans l'océan Pacifique ( ce qui n'est pas rien comme souvenir ) et vous pourrez visiter beaucoup de temples, dont le fameux Engakuji où repose le cinéaste Ozu Yasujiro ( voir mon article ici Ozu Yasujiro et le kanji mu ). Je descends d'abord à la station Kita-Kamakura ( qui signifie Kamakura Nord ) pour visiter le Engakuji et me recueillir sur la tombe de Ozu. C'est un passage quasi-obligé pour moi vu le profond respect que je voue au maître mort en 1963 et ainsi lui témoigner ma reconnaissance pour tous ses films. Ceux-ci m'ont permis de ressentir ce qu'on appelle Beauté et Sérénité, merci Ozu sama.

Petite précision, le terme Engakuji désigne une enceinte renfermant plusieurs temples et non pas un temple en particulier, c'est important!

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La gare de Kamakura

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L'enceinte du Engakuji

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Divers temples dans l'enceinte du Engakuji

voyage Tokyo 2004 Kita kamakura 006

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La tombe de Ozu

voyage Tokyo 2004 Kita kamakura 007
En partant je me suis arrêté devant ce ruisseau et j'ai eu l'impression
que l'univers tout entier y était contenu... Pas une illumination zen, le
fameux satori mais j'y ai pensé. Un moment précieux...

Je marche ensuite trente minutes pour aller à la ville de Kamakura proprement dite. Je remonte sa grande avenue et, au bout, je  trouve l'Océan Pacifique!!!!! Quand je pense qu'en 1997 je ne savais même pas que l'océan était à cinq minutes du grand Bouddha! Face à l'océan, s'étendant à perte de vue, je retrousse mon jean noir, je prends mes chaussures à la main et j'entre dans l'eau. Le contact est agréable, je reste une demi-heure dans cette position, regardant l'océan, la plage, les japonais qui sont là, les vagues, le ressac, j'écoute le bruit de l'océan, hypnotique... un grand moment avec le soleil qui chauffe mon visage.

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L'avenue de Kamakura

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C'est moi, les pieds dans le pacifique :-)

En début d'après-midi je vais admirer le grand Bouddha, toujours aussi majestueux et toujours entouré de touristes.  Il y a sept ans je n'étais pas entré dans la statue car je pensais que c'était un manque de respect vis à vis du Bouddha mais là, je ne veux plus louper l'occasion. L'intèrieur de son socle est sombre mais très grand, on pourrait y tenir à trente personnes au moins. L'intèrieur de la statue en elle même n'a rien de spécial mais c'est étonnant de pouvoir entrer dans le corps d'une statue, surtout celle là.

voyage Tokyo 2004 Kamakura Grand Bouddha 001

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Le Grand Bouddha

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Le dos du Bouddha avec deux fenêtres donnant sur son intèrieur

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voyage Tokyo 2004 Kamakura 016
Dans le Bouddha

La visite terminée je retrouve le chemin qui passe par les collines pour rejoindre la station de Kita-Kamakura et qui m'avait laissé une forte impression lors de mon premier voyage. Quand vous vous tenez face au Bouddha, il faut sortir de l'enceinte du temple par la gauche, prendre la route par la droite et il se trouve à droite de cette route, juste au niveau du tunnel. Ce chemin forestier fait 2.2 kilomètresà vol d'oiseau mais beaucoup plus à pieds, surtout que ça grimpe fortement! Attention, je dois vous prévenir, empruntez ce chemin à vos risques et périls, si on ne fait pas attention c'est la dégringolade assurée et, de celle-là, on ne se relève pas! On est vraiment en pleine forêt, le sentier est assez dangereux mais on surplombe Kamakura, c'est une vision qui faut qu'on se donne ce mal.

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LE Chemin de tous les dangers :-)

voyage Tokyo 2004 Kamakura 018

voyage Tokyo 2004 Kamakura 019
Jolie forêt

A mi-chemin je constate que je suis un peu paumé et c'est précisément à cet instant que je rencontre une bande de dix collègiens japonais, garçons et filles. Ils me parlent en anglais, posent des questions sur mon pays, si j'aime le Japon...Ils vont eux aussi à Kita-Kamakura donc on fait, bien évidemment, le reste du chemin ensemble. La situation est amusante, ça nous fera à tous un bon souvenir. Le chemin est plus long que dans mon souvenir, à savoir qu'on a mis pas loin d'une heure pour atteindre la gare. On va ensuite au temple Engakuji car c'est leur point de rendez-vous avec le reste de leur école. Comme je m'y attendais je suis le point de mire des autres collègiens, ceux qui étaient avec moi leur disent "Mitte, Mitte" ( Regardez ) et ils répondent "Sugoi" ( Formidable, terrible ). Bref, ils sont fiers d'avoir ramené un étanger, à tel point qu'on se prend en photos pour immortaliser cette rencontre. C'était rafraichissant comme tout cette rencontre, je vais ensuite me promener dans l'enceinte du temple et me repose quelques minutes au fond d'une allée, à l'ombre des arbres vu que le soleil tape assez fortement.

voyage Tokyo 2004 Kamakura 020
La fin d'une allée au Engakuji, calme, à l'abri des foules...

Ragaillardi, je retourne à Tôkyô, Shinjuku et plus spécialement à la Golden Gai qui m'avait enchanté le jour. De nuit, force est de constater qu'elle a perdu de son charme, notamment toutes les plantes ont été rentrées, seules de petites enseignes lumineuses restent devant les bars, bref c'est tristounet comme tout.

voyage Tokyo 2004 Shinjuku Néon 01

voyage Tokyo 2004 Shinjuku 001

voyage Tokyo 2004 Shinjuku 002
Les néons de la ville!


Samedi 17 Avril 2004

Yokohama fait maintenant presque partie intégrante de Tôkyô, elle se situe à seulement trente kilomètres en train de la capitale et c'est dorénavant la deuxième ville du Japon en nombre d'habitants. La ville est sympa mais sans plus, il n'y règne pas l'effervescence de Tôkyô et aucun quartier ne peut se targuer de se rapprocher de la folie de Shibuya ou Shinjuku. En revanche elle possède la plus haute tour du Japon, à savoir la Landmark Tower ( presque 300 mètres ) avec les ascenseurs les plus rapides du monde ( 750 mètres par minute ) et un quartier chinois, surnommé bien évidemment Chinatown. Il fait office aussi de quartier chinois pour Tôkyô qui, selon mes guides, n'en comprend aucun dans son enceinte. De l'observatoire de la Landmark Tower, la vue est magnifique sur le pacifique, on voit que les japonais construisent de plus en plus en gagnant des terrains sur la mer, d'énormes bandes de terre étaient en construction pour que la ville puisse s'étendre encore plus.

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La Landmark Tower et le quartier des buildings

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Superbe tour!

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On construit sur la mer, le Japon s'étends...

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voyage Tokyo 2004 Yokohama 001
Chinatown et ses couleurs

Direction ensuite un petit parc, à côté du stade de la ville. Sa particularité est de posséder un jardin avec des milliers de fleurs dont, si je ne me trompe pas, de superbes tulipes. Une bonne dizaine de photographes amateurs sont attroupés autour pour les photographier.

voyage Tokyo 2004 Yokohama 009
Amoureux des fleurs...

Après un détour par Chinatown, en me dirigeant vers la Marine Tower, je me fait accoster dans la rue par un vieillard en chaise roulante poussé par une personne plus jeune. Cette personne âgée me parle en français, dit avoir été stagiaire en France il y a de ça 40 ans et écrire des critiques d'Opéra. De fil en aiguille il me propose de venir dans un petit appartement, acheté récemment pour recevoir ses amis du monde entier, afin de manger, discuter... Je reste deux heures, de midi à 14H00, à parler en français avec lui. Il a 70 ans, était professeur d'université et a écrit de nombreuses thèses sur la littérature française. Cette personne est très sympathique et semble adorer notre pays. Une fois ma visite de Yokohama achevée, je vais à Shinjuku à la librairie Kinokuniya où je trouve deux livres très intéressants pour préparer l'examen international de japonais ( le JLPT ) de niveau 3.


Dimanche 18 Avril 2004

A 8H45 je me pointe à l'église Sainte-Marie D'Ikebukuro car je veux revoir la reproduction de la Pieta de Michel Ange qui s'y trouve. Elle a changé de place depuis 1997, avant elle trônait devant l'autel, maintenant elle a été reléguée dans un coin sombre, presque à l'écart et c'est bien dommage au vu de sa beauté.

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 001
L'église Sainte-Marie D'Ikebukuro de Kenzo Tange : une grue
vue d'hauteur d'homme, une croix vue d'hauteur d'ange

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C'est froid non?

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 003
La perfection!

Décidemment je joue de malchance puisque le temple du Sumo, le Kokugikan, est encore fermé aujourd'hui! Deuxième fois que je me déplace pour rien. Ok, on déprime pas, on s'énerve pas, on est dimanche et c'est la plus belle des journées à Tôkyô puisque la ville est envahie par la jeunesse!!!!! Je vais à Shibuya, patrie des Ganguros ( ou gangurus puisque ça s'orthographie de maintes façons ). Dans le parc, près des immeubles de la télévision NHK, se tient un grand festival écolo "Earth Day Tôkyô", en clair Tôkyô célèbre aujourd'hui la journée de la Terre. C'est sympa mais les écolos c'est pas trop mon truc, ils crient trop au catastrophisme pour un oui ou pour un non, leur mouvement ressemble trop à une opération marketing.

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A Yoyogi, la tour NTT Docomo

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Le festival écolo "Earth Day Tôkyô"

Je retourne au temple Meiji du parc Yoyogi où j'assiste de nouveau à de très beaux mariages en costumes traditionnels.

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Beau mariage

Ensuite je fais mon circuit classique du dimanche, à savoir la place en haut de Omotesando Dori pour voir les cosplayeuses, Takeshita Dori puis remontée d'Omotesando Dori. Je retourne ensuite du côté du festival de la Terre et tombe dans la rue sur un groupe de punk-rock de quatre musiciens, moyenne d'âge 25 ans, avec un gros son et une dizaines de fans filles accrochées aux grilles du parc Yoyogi à se déhancher la tête ( enfin, si je puis utiliser le verbe Déhancher pour une autre partie du corps que les hanches :-) ). Pas mal leurs morceaux, on voit que ça fait longtemps qu'ils jouent. Je continue mon petit bonhomme de chemin, je déambule au hasard des rencontres, des échos qui me parviennent de droite et de gauche. Chemin faisant je tombe sur une grande place où plusieurs groupes amateurs, de styles fort variés, sont réunis à même pas cinq mètres d'intervalle. Il y a une chanteuse de JPop, future idole peut-être, avec des danseuses habillées de robes fruitées aux couleurs éclatantes, des comiques et même un groupe de sept, huit mecs appelé Dai San Nichiyobi ( Le 3ème dimanche ) qui fait des simulations de combats du jeu vidéo de Street Fighters je crois. Ensuite je rends visite aux rockers qui sont à l'entrée du parc Yoyogi.

voyage Tokyo 2004 Harajuku 019
La gare d'Harajuku

voyage Tokyo 2004 Harajuku 020
Cette place ne cessera jamais de m'obséder

voyage Tokyo 2004 Harajuku Cosplay 001

voyage Tokyo 2004 Harajuku 020
Les rockers, fidèles au rendez-vous!

voyage Tokyo 2004 Harajuku 025

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Groupe punk-rock et ses groupies, j'adore

voyage Tokyo 2004 Shibuya Chanteuse
Jolies les jupes

voyage Tokyo 2004 Harajuku 032
Le Dai San Nichiyobi

De 11H00 à 18H00 je fais de multiples allers-retours entre tous ces endroits, cette longue promenade de sept heures fut un enchantement de tous les instants, ça fait plaisir de voir autant de monde s'amuser, ne pas se prendre la tête et, surtout, que ça se passe dans une ambiance aussi bon enfant. Je ne connais pas d'endroit à Paris où celà serait possible. Après m'être reposé dans mon hôtel, je passe la soirée dans le quartier résidentiel d'Ikebukuro, le silence qui y règne facilite l'introspection.

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 007
Près de mon hôtel, une tour d'incinération?
En tout cas facile avec elle de retrouver mon hôtel


Lundi 19 Avril 2004

Hé bien voilà, il est arrivé mon dernier jour de vacances. Ces deux semaines auront filé à vitesse grand V mais auront été d'une rare densité. Dire que je me souviens comme si c'était hier du jour où j'ai réservé mon hôtel par internet. Tout passe si vite, je me demande même si j'ai eu le temps de bien profiter de ces vacances, si je n'ai pas été un peu boulimique à trop vouloir voir de choses et à ne pas assez prendre de recul? Je pense que c'est plus tard que je serais pleinement heureux d'avoir fait ce voyage, surtout en regardant mes photos, car là je suis encore trop dedans et je suis fatigué physiquement ( je marche énormément et ne mange que des cochonneries peu nourrissantes ) ainsi que mentalement ( la peur de louper l'avion est mon grand stress de fin de vacances ).

Après avoir fait une ballade dans Ikebukuro dans un coin que je ne connaissais pas et avoir croisé des lycéennes en uniformes, je retourne pour la dernière fois au Kokugikan mais, comme je joue de malchance et que visiblement il m'en veut, il est fermé aux visites. Je peux quand même prendre une photo de la salle à partir du couloir mais la salle de lutte proprement dite est interdite aux visiteurs! Je me promène dans le quartier dans l'espoir de voir des sumotoris mais rien de rien, ce quartier constituera le point noir de mon voyage: dorénavant je le boycotterai!

voyage Tokyo 2004 Asakusa 001
Le Kokugikan :-) La photo est ratée mais je la colle ici vu qu'elle m'a
demandé trois visites :-(

Tiens, j'ai faim, très faim même, donc ni une ni deux, je fonce au Mc Do le plus proche et découvre effaré que j'ai commandé une boisson taille Jumbo! Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un verre de coca qui fait carrément un litre voir plus ( impossible de le finir )! Une fois mes forces reprises je vais au temple Sengakuji sur la tombe des fameux 47 ronins, ces samouraïs qui symbolisent aujourd'hui encore la fidélité et la loyauté pour avoir vengé le suicide forcé de leur seigneur. Un petit musée leur est consacré mais il n'y a rien de franchement extraordinaire.

voyage Tokyo 2004 47 Ronins
Tombe des 47 ronins

Je retourne après à Roppongi pour voir une dernière fois la Mori Tower, cette tour est superbe, dommage que mes photos ne soient qu'un pale reflet de sa majesté. Retour ensuite à mon hôtel pour préparer mes bagages puis, à 18H30, je retourne en haut du Sunshine 60 pour admirer Tôkyô de nuit. A ma grande surprise il y a très peu de monde dans la tour, peu d'employés et l'éclairage est blafard, l'intèrieur fait même un peu glauque; si on n'était pas à Tôkyô je ne me sentirais pas en sécurité. Grosse déception en revanche concernant la plate-forme à l'air libre qui est fermée aujourd'hui. Mais passons, la vue sur Tôkyô est magnifique, spécialement sur Shinjuku et ses buildings illuminés. J'ai la capitale du Japon à mes pieds, je domine Tôkyô de tout mon être et c'est un moment de rare bonheur :-)

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 050
MA STATION! La mienne... Oui, c'est égoïste, mais c'est la mienne :-)

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 052
La gare d'Ikebukuro et ses grands magasins vue depuis le Sunshine 60

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 053

voyage Tokyo 2004 Ikebukuro 054
Shinjuku... le paradis sur Terre


Mardi 20 Avril 2004

Ja quitte aujourd'hui Tôkyô. Sonnerie du réveil à 5H45, dehors une heure après. Je mets dix minutes pour rejoindre le Prince hôtel d'Ikebukuro devant lequel je vais prendre le bus appelé Airport Limousine pour rejoindre Narita. J'ai une info pratique pour vous, le matin, aux heures de pointe, le NEX ( Narita Express ) ne circule pas puisqu'il utilise dans Tôkyô les mêmes voies ferrées que la Yamanote qui, à ces horaires, est prioritaire sur le NEX. Si vous devez partir le matin, utilisez le Skyliner au départ de Ueno ou bien la navette par bus accessible à partir de certains hôtels de la capitale. Le billet s'achète au comptoir du Prince Hôtel et on met un peu plus d'une heure pour rejoindre l'aéroport de Narita. Rien de spécial à dire sur le vol de retour, on décolle à 12H30, le vol dure dix heures jusqu'à Munich ( au départ c'était Francfort mon escale ) Arrivée à 17H30 à Munich, départ pour Roissy à 19H10 et arrivée à 20H30. Bon, je prends le RER pour rentrer à la maison et tombe de sommeil dans mon lit vers 22H30 ( halala, cette obsession de l'exactitude, mieux vaut en rire avec moi, non? ).

Bilan? Voyage passionnant bien évidemment, différent du premier pourtant, je me souviens qu'en 1997 j'avais été ébloui par les librairies de mangas et leurs milliers de volumes ainsi que par les salles de jeux vidéos alors que je les ai délaissées cette fois-ci. J'y suis allé pour voir Tôkyô, vivre en son coeur, la sentir, en faire partie, me dire qu'un jour j'ai été Tôkyô et que c'était bon. La prochaine fois que j'irai au Japon ce sera pour visiter Kyôtô et Nara. J'adore Tôkyô mais il est temps de voir d'autres villes, plus anciennes, plus traditionnelles... pour élargir ma connaissance de ce pays fascinant.



Notes liées dans mon blog

Mes voyages à Tôkyô

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Posté par David Yukio à 20:00 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

25 septembre 2006

Deuxième voyage à Tôkyô Avril 2004 - 01


 voyage tokyo 2004 Shinjuku Néons 04
Tôkyô, Shinjuku et ses lumières                   

Mon premier voyage à Tôkyô s'est déroulé en avril 1997, lors de la floraison des cerisiers. Je ne pensais pas à l'époque que j'attendrai sept ans pour retourner dans ce beau pays et pourtant... sept longues années se sont écoulées, entre-temps j'ai visité Bangkok et New-York mais le Japon me manquait trop et en avril 2004, du jeudi 08 au mardi 20, je repars pour deux semaines au pays du soleil levant.


Jeudi 08 Avril 2004

Levé à 5H30, départ de chez moi à 6H30, j'arrive à Roissy à 7H50 précisément! Je vole avec la Lufthansa cette fois avec un changement à Francfort. Décollage 9H30, arrivée 10H30 à Francfort puis redécollage à 14H00 dans un avion remplit à ras bord de japonais et de quelques rares occidentaux ( oui, je sais, je suis un peu maniaque avec les chiffres et les horaires mais ça ne se soigne pas :-) ) . Le voyage est calme mais long, 10 heures quand même pour rejoindre Narita! Heureusement j'avais une place près d'un hublot et de là j'admire à satiété les nuages; je dois vous avouer que les nuages me fascinent depuis mon premier voyage, je trouve ces entités émouvantes, éthérées, très belles égalemment, quel plaisir que de pouvoir se déplacer si haut qu'on puisse les admirer de dessus et non plus de dessous, de voir un océan de nuages, s'étendant à l'infini, jusqu'à la ligne d'horizon.

voyage tokyo 2004 Nuages 001

Une mer de nuages, à l'infini

voyage tokyo 2004

Les côtes du Japon

L'altitude de croisière est de 10 000 mètres, 10 kilomètres quand même, on ne plaisante plus à cette hauteur; pour vous donner une idée 1 Km ça représente 3 tours Eiffel l'une sur l'autre donc là on est à une hauteur équivalente à 30 tours Eiffel :-)). Outre les nuages, je garderai de ce voyage la vision d'une sibérie survolée la nuit, pays glacé avec de-ci de-là quelques ilôts de lumière correspondant peut-être à des villages, avant-postes militaires, missions scientifiques...? Qui peut bien vivre dans un espace aussi désolé?



Vendredi 09 Avril 2004
8H00, on arrive à Narita! Mon premier contact est catastrophique car il y a une file d'attente d'au moins 1000 personnes pour faire vérifier son passeport! Je répète : il y a une file d'attente d'au moins 1000 personnes!!!!! Là, j'avoue, j'accuse le coup, je me prépare à trois heures d'attente mais non, en une heure seulement tout le monde aura été traité : c'est ça l'efficacité japonaise. Je récupère mon sac, prends un ticket pour Ikebukuro via le NEX ( Narita Express ) où j'arrive à 11H40. Mon hôtel donc, le Dai Ichi Inn Ikebukuro, est situé à cinquante mètres de la sortie Est de la gare, encore plus près de celle-ci que le Kimi Ryôkan où je résidais il y a sept ans :-) Ca c'est hyper pratique pour se déplacer.

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Mon hôtel, le Dai Ichi Inn kebukuro

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Vue depuis mon hôtel sur la ligne de la Yamanote :-)

Une fois mes bagages déposés je pars me perdre dans ce quartier que j'ai tant aimé la première fois. Il est toujours aussi surpeuplé, avec énormément de magasins, pachinkos, salles de jeux vidéos, bars, restos et un quartier résidentiel où j'ai passé beaucoup de soirées, bien sur on ne peut passer sous silence le Sunshine 60, longtemps le plus haut building de tout le Japon, et le centre commercial Sunshine City ni le Toyata Amlux Building éclairé d'un étonnant bleu cobalt la nuit.

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Ikebukuro

Quelques infos sur mon hôtel, il s'appelle donc le Dai Ichi Inn Ikebukuro et j'ai réservé 11 nuits à partir du site
www.voyages-sncf.com. La nuit me coute 72 euros, et c'est le moins cher que j'ai trouvé dans le quartier et aussi bien situé ( la Yamanote passe à Ikebukuro, ne l'oublions pas ). Ma chambre est au dixième et dernier étage avec wc et salle de bain personnels, donc un excellent rapport qualité/prix :-) Du fait du décalage horaire je me couche, exténué, vers 17H00 et me réveille à 22H30 mais bon, je vais pas sortir à cette heure, pas envie, je vais bouquiner mes guides en attendant avec impatience demain matin.



Samedi 10 Avril 2004
Premier objectif du matin, trouver un combini store genre Family Market ou Lawson car je meuuuuuuuuuuuuuuuurs de faim! A ma grande surprise j'ai dû chercher pendant dix minutes car aucun ne se trouve à proximité de mon hôtel ou bien je ne l'ai pas vu. Une fois rassasié je file à la gare, prends une carte de transport à 3000 yens ( système inconnu il y a sept ans et très pratique puisqu'il évite d'acheter plusieurs tickets par jour ) et direction Shibuya avec la ligne de chemin de fer circulaire, la fameuse Yamanote que j'aime tant ( plus d'infos ici
La Yamanote Sen - ligne de chemin de fer circulaire de Tôkyô )! Pour moi c'est un des symboles de Tôkyô et LE moyen le plus pratique de visiter la capitale.

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La gare de Shibuya et ses guichets automatiques

Donc, Shibuya la jeune, Shibuya la folle, patrie des Ganguros brulées aux UV et autres styles vestimentaires tout aussi bizarres. Je vois la statue du chien fidèle Hachiko, l'immeuble 109 où se font et se défont les modes mais je n'y mets pas les pieds ( il n'y a QUE des filles là-dedans, si si, je vous jure, je veux pas passer pour un hentai ou un otaku occidental voyons! ).

voyage tokyo 2004 Shibuya Immeuble 109

L'immeuble 109, LE symbole de Shibuya la jeune

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Ruelle de Shibuya, bardée d'enseignes

Un petit tour ensuite dans la librairie 1st Book où j'aurais pleuré de voir tant de livres et d'avoir si peu de temps à leur consacrer... Ensuite petite ballade dans ce quartier très sympa avant de remonter vers l'immeuble de la télé NHK puis de pénétrer dans le parc Yoyogi pour rendre visite au temple Meiji Jingu. Le parc est grand, les arbres nombreux et magnifiques, on croirait une vraie forêt au coeur de la capitale. Le temple est assez petit en revanche mais il possède une très grande cour de sable fin avec un superbe double arbre dont les branches forment un demi-cercle des plus harmonieux. Je m'y attendais mais c'est avec grand plaisir que j'assiste au sein de cette cour à un mariage en costumes traditionnels, comme il y a sept ans. Je mitraille bien sur les mariés avec mon appareil photos ainsi que la traditionnelle photo de mariage où ils sont entourés de leur famille respective; un véritable enchantement pour les yeux. Tiens, un autre mariage se déroule juste après le premier :-) Ce doit être une activité régulière du temple et rémunératrice je pense.

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Vers le temple Meiji Jingu

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voyage tokyo 2004 Harajuku Arbres
Arbres magnifiques, dans une cour déserte et reposante

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Un des nombreux mariages auxquels j'ai assisté

Une fois satisfait d'avoir revu ces mariages ( j'en gardais un beau souvenir de mon précédent voyage ), je file à Harajuku me ballader dans la rue de la mode, celle qui s'appelle Takeshita Dori. Elle est parallèlle à Omotesando Dori et comporte de nombreux minuscules magasins de mode, dont certaines ont des noms français tels que "Bon parisien", "Comme ça"... et, le week-end, une des plus fortes concentration de jeunes japonais de tout le Japon.

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La station Yamanote d'Harajuku

voyage tokyo 2004 Shinjuku Takeshita Dori

Takeshita dori et sa foule

voyage tokyo 2004 Shinjuku Poteau

Poteau japonais type jungle de fils et panneau Sexy Dynamite :-)

Je rattrape ensuite Omotesando Dori, LA grande avenue de Tôkyô, rebaptisée même Les Champs Elysées de Tôkyô, que je remonte en entier avant de faire une halte au magasin de souvenirs Oriental Bazaar. J'y retrouve, merci mon dieu, une carte dessinée de Tôkyô achetée en 1997 mais qui est maintenant trop abîmée et à laquelle je tenais particulièrement. Après un saut à mon hôtel pour manger et me reposer un peu de toute cette marche ( c'est ma grande spécialité quand je suis à l'étranger, avaler les kilomètres de ville, marcher, marcher et encore marcher dans les villes que je visite, c'est une drogue, l'envie de fourrer mes yeux et mon nez partout ), je retourne dans le quartier résidentiel d'Ikebukuro. Ce quartier est à l'opposé du Sunshine 60 sur une carte, coincé entre la Yamanote et une autoroute; c'est un entrelas de petites rues, de maisons individuelles, le soir c'est un endroit calme, reposant pour l'esprit, qui rassure et détend le grand angoissé que je suis d'où mes fréquentes visites :-) Aucun touriste, peu de monde, beaucoup beaucoup mais vraiment beaucoup de verdure ( plantes en pots, arbres ) dans certaines ruelles minuscules où une voiture ne passerait pas.

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Une ruelle, noyée sous sa verdure

voyage tokyo 2004 Ikebukuro Quartier Résidentiel

La rue commerçante menant au quartier résidentiel d'Ikebukuro
que j'affectionne particulièrement

Après cette visite reposante je grimpe à l'observatoire du Sunshine 60, situé comme son nom l'indique au soixantième étage; l'ascenseur met seulement trente cinq secondes pour parcourir 240 mètres. A la différence de la Tour Montparnasse on n'est pas à l'air libre et c'est bien dommage, surtout qu'on a une vue splendide sur Tôkyô et Shinjuku. La ville est si gigantesque qu'on ne voit pas ses limites car elle courre sur plus de 40 kilomètres jusqu'à Yokohama, formant la plus gigantesque mégalopole au monde!

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Le Sunshine 60

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Shinjuku, depuis le Sunshine 60

Ensuite un petit saut dans deux librairies de mangas, K-Book et Animate, mais force est de constater que la passion des BD m'est passée, ce n'est plus comme il y a sept ans, maintenant j'achète uniquement mes mangas en français. Retour à l'hôtel pour manger puis direction Ueno où je comptais bien voir les gens pique-niquer sous les cerisiers en fleurs mais visiblement cette année j'arrive trop tard, il n'y avait quasiment personne, c'est un gros regret par rapport à 1997 où j'avais passé ici de superbes moments. Pour ne pas perdre ma soirée je me ballade du côté du marché appelé Ameyoco vers 20H00. Il y a plusieurs petites rues disposées en parallèle avec quantité de bars, restos, bref une configuration typiquement japonaise et je trouve très agréable de s'y promener puisque les gens ne courrent plus comme dans la journée, on y sent moins de tension...

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Ameyoco, à Ueno

Que dire d'autre sur cette journée? Que les japonaises en uniformes sont mignonnes comme tout, qu'il y a très très peu de touristes occidentaux à un point que c'en est étonnant quand on voit l'engouement pour ce pays en France. De façon plus intimiste je dirais que je n'ai pas ressenti aujourd'hui la joie de 1997, à savoir découvrir pour la première fois un pays longtemps fantasmé. Certes il s'est écoulé sept longues années mais j'ai vite retrouvé mes marques dans Tôkyô, les endroits que j'aime et qui m'accompagnent depuis mon premier voyage. L'émerveillement n'est plus là, c'est triste dans un sens mais humain... en revanche le plaisir que je ressens est plus doux, comme retrouver un être cher dont on s'est séparé il y a longtemps.

Il faisait beau aujourd'hui, ni chaud ni froid, grand soleil, j'étais en t-shirt manches courtes, cooooooooooooooooooooooool!



Dimanche 11 Avril 2004
Ce matin c'est à Asakusa que je me rends. Là se trouvent la grande Kaminari Mon ( porte d'entrée d'un temple avec une lanterne en papier géante ), la Nakamise Dori qui mène au temple principal avec ses boutiques de souvenirs puis le temple Senso Ji proprement dit. L'endroit est noir de monde, quelques occidentaux mais surtout des centaines de japonais venus en car du reste du pays pour je ne sais quelle fête.

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L'entrée de la Kaminari Mon avec son énorme lanterne

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Spectacle de Kodo

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Ce matin il y avait vraiment trop de monde à Asakusa

Je ne reste pas longtemps, la foule est trop compacte alors direction la Sumida, la rivière qui traverse Tôkyô. Sur ses berges je retrouve l'hideux building Asahi avec, trônant à son sommet, l'horrible sculpture de Philippe Starck représentant soi-disant une flamme d'or mais qui ressemble plus à un étron doré de Godzilla.

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Vous trouvez ça beau? Pas moi! Paris a Beaubourg, Tôkyô a
le building Asahi

Bon, filons à Akihabara car j'avais oublié de visiter ce quartier en 1997. Akihabara, le royaume de l'électronique, des PC, des jeux vidéos, l'empire des geeks, des nerds et des otakus; en gros c'est comme la rue Montgallet à Paris mais puissance 1000. La grande avenue est fermée à la circulation, c'est sympa, je me promène une petite heure dans le quartier mais on en fait vite le tour surtout si on n'a pas envie d'acheter quoi que ce soit mais juste de voir le quartier.

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Akihabara, fermé aux voitures :-)

Maintenant je vais voir le stade Kokugikan, le temple du Sumo. Grosse déception, je ne trouve pas dans son enceinte le musée du Sumo où je comptais bien acheter des DVD et des livres et, de plus, le stade semble fermé :-(

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Le stade de Sumo de Tôkyô

OK, ok, on va pas s'énerver, on est en vacances donc rebondissons sur cette petite contrariété en allant vers le bâtiment voisin d'architecture hyper moderne, à savoir le musée Edo-Tôkyô narrant l'histoire de la capitale japonaise. Il ressemble à une table donc avec un espace entre le sol et son plancher soutenu par quatre grands piliers. Vu la foule à l'entrée je ne vais pas me risquer à perdre une heure en file d'attente d'autant plus que sous le musée a lieu une démonstration de danses par des amateurs d'une vingtaine d'années. Ce sont des danses anciennes, folkloriques mais mélées à de la musique moderne; c'était très intéressant, j'ai beaucoup apprécié ce moment.

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Le musée Edo-Tôkyô; impressionnant

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Démonstration de danses folkloriques

Now ladies and gentlemen, let's go to Harajuku puisque nous sommes, nous sommes... vous suivez? nous sommes dimanche et, le dimanche, à Tôkyô on va à HARAJUKU!!!!! Je veux revoir les rockers qui m'avaient tant surpris en 1997 ( voir mon article ici
Les rockers d'Harajuku ) sur Omotesando Dori ainsi que les filles déguisées sur la place en haut de l'avenue qu'on appelle Cosplayeuses et qui ont transformé cet endroit en site touristique de première importance. Comme prévu je passe tout l'après-midi dans ce quartier que j'adore, j'y reste plus de quatre heures à me ballader dans ses petites rues, je monte et descends deux fois Omotesando Dori, Takeshita Dori... je prends nombre de photos des cosplayeuses déguisées en infirmières, en jeunes gothiques, en stars de rock japonais... il y a une telle atmosphère bon enfant dans ce quartier le dimanche.

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Takeshita Dori, toujours aussi surpeuplée le week-end

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La place où se tiennent les cosplays du week-end

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Superbes!!!!!

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Le soir se couche sur la place en haut d'Omotesando Dori...

A ma grande surprise Omotesando Dori n'est plus fermée à la circulation à partir de 15H00 comme en 1997 ( alors que Akihabara l'est ). Je retourne au temple Meiji Jingu du parc Yoyogi où, comme hier, j'ai eu la chance d'assister à un superbe mariage en kimonos. A l'entrée de ce parc je retrouve le même groupe de rockers qu'il y a sept ans mais avec moins de membres, notamment il n'y a plus les filles avec leurs jupes volantes style années 50 :-(. Les rockers n'ont pas changé, bananes, lunettes noires, santiags, blouson en cuir, jean et t-shirt noir à danser sur du rock des années 50, 60. Une grosse foule de touristes amusés et étonnés les entoure, cette fraicheur d'esprit fait plaisir à voir, ça fait plus de vingt ans qu'on peut les voir à Harajuku, j'espère que dans vingt ans ils seront encore là ou bien leurs enfants :-)

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Yeaaaaaah, les rockers sont encore là!!!!!

Ensuite un léger détour au temple Meiji Jingu pour assister à un mariage aussi beau qu'hier.

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Kimono blanc, décor vert, que demander de plus?

Maintenant je vais me ballader dans le parc Yoyogi qui me rappelle Central Park de New-York par sa superficie immense et le nombre de personnes qui sont ici pour se reposer, s'amuser, faire du sport, donner des minis-concerts...

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L'entrée du parc Yoyogi

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Ce soir je me ballade dans le quartier des love hôtels de Ikebukuro mais c'est décevant, je comptais trouver celui qui ressemble à un grand château fort noir mais je ne tombe que sur des petits hôtels de quartier, très discrets. Je me suis fait une réflexion aujourd'hui, à savoir que je n'ai pas encore mis les pieds dans une salle de jeux! Pourtant elles pullulent dans Tôkyô et en 1997 j'avais arrété de compter le nombre de fois où j'y étais allé... décidemment tout le monde change, plus de mangas, plus de jeux vidéos... cette fois c'est Tokyô la ville qui occupe tout mon esprit!

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Ikebukuro avec, au fond, l'immeuble Toyota Amlux

Tiens, de retour à mon hôtel je vois que j'ai le visage tout rouge! Passer ses journées dans la rue, sous un soleil éclatant et sans casquette, pas très futé mon gars :-)



Lundi 12 Avril 2004
Dehors à 9H00, je prends comme tous les jours un petit déjeuner composé d'un gâteau et d'une boisson achetés au magasin Sun R Us qui est de l'autre côté d'Ikebukuro. C'est pas hyper nourissant mais c'est bon marché et comme ça je ne perds pas de temps à manger. Bon, aujourd'hui je commence la journée par photographier la gare de Tôkyô; c'est un beau bâtiment tout en brique rouge, qui rappelle fortement certaines gares européennes.

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La gare de Tôkyô

Ensuite direction le Nihonbashi, à savoir le pont de Tôkyô qui fait office de kilomètre 0, malheureusement recouvert par une autoroute urbaine qui défigure l'endroit.

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Le pont du Japon, sous une autoroute très laide

Je continue à Ginza mais je n'aime pas trop ce quartier, il est trop européanisé à mon goût, on se croirait à New-York ou sur les grands boulevards de Paris. Je marche encore et encore, je passe devant le théâtre Kabuki puis devant le fameux marché aux poissons de Tsukiji mais sans pouvoir y entrer car je ne trouve pas l'entrée ( hein, je suis bête, idiot même? Oui, je sais, je sais, pas la peine d'en rajouter, j'ai assez honte comme ça! )

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Bel immeuble Merryl Linch à Ginza

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Ginza... pas terrible comme quartier, il n'y a aucune âme!

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Le théâtre Kabuki

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Le parc Hama Rikyu

A midi je déjeune dans un très beau parc nommé Hama Rikyu. Une fois mon repas terminé je vais sur la presqu'île de Tsukishima en me demandant avec angoisse à quoi elle va ressembler. Il y a sept ans de nombreuses tours étaient en construction dans un quartier encore préservé des folies immobilières, à quoi ressemble-t-il maintenant? Déjà, le pont pour y accéder a été entièrement refait, c'est dorénavant une horreur métallique qui m'emmène vers ce qui restera dans mes souvenirs comme un petit village dans Tôkyô. Toutes les petites maisons au bord de la Sumida ont disparu, rasées et remplacées par des tours sans âme. Je ne reconnais plus rien, on se croirait dans un quartier "normal" de Tôkyô, avec sa station de métro, ses tours, places et croisements... c'est pas désagréable mais ce quartier avait un autre visage il y a sept ans et tout a disparu, ça me rends triste, comme une partie de ma jeunesse qui s'est définitivement envolée. Tout ce qui faisait son charme n'est plus mais je n'abandonne pas si facilement, en cherchant bien, en fouinant à droite à gauche, près de la nouvelle station de métro, je trouve enfin des blocs de maisons individuelles, encore en bois, avec des ruelles si étroites qu'on ne peut y passer qu'à un. Il en reste peu mais j'ai pris suffisament de photos pour les sauvegarder pour l'éternité!

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Il n'y a plus que des buildings :-(

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Le nouveau pont, dieu qu'il est laid

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Et dire qu'avant on avait l'impression de pénétrer dans un petit village

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Ah, en cherchant bien on retrouve des traces de l'âme de l'ancien quartier :-)

La journée est loin d'être finie, je vais alors à Daïba, endroit que je n'avais pas vu en 1997 car il devait être en construction à l'époque. C'est une nouvelle île artificielle gagnée dans la baie de Tôkyô sur l'océan. Se trouve là le nouveau siège de la chaîne Fuji TV, construction futuriste sous forme de gigantesque mécano qui, même pour Tôkyô, sort de l'ordinaire. J'aurais aimé le visiter mais le lundi l'endroit est fermé au public. Je remarque une reproduction miniature de la statue de la liberté devant la baie et aussi des avions dans le ciel, l'aéroport d'Haneda étant proche. Ca m'a toujours plu de regarder les avions, une telle impression de liberté s'en dégage. La vue sur la baie de Tôkyô est superbe, notamment avec le Rainbow Bridge, la tour de Tôkyô. Etrange endroit quand même que Daïba, froid, futuriste, déshumanisé. Retour à mon hôtel à Ikebukuro pour me reposer et dîner avant de sortir ce soir à Shinjuku. Aujourd'hui j'aurais quand même fait à pied le trajet Gare de Tôkyô -  Tsukishima, ce qui n'est pas rien ( regardez sur une carte, vous verrez! ).

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L'immeuble Fuji TV

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Le Rainbow Bridge

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Donc, à 18H30 je suis enfin à Shinjuku et plus précisemment au Kabuki Cho, véritable coeur du Tôkyô nocturne. Par la sortie Est de la Yamanote on arrive sur une place où trône l'écran vidéo géant Alta et d'où partent deux longues avenues embrasées par des centaines de néons, les Shinjuku Dori et Yasukuni Dori. C'est comme dans mes souvenirs, un endroit gigantesque dédié aux sorties, à la fête, c'est comme Times Square mais puissance 100, les néons couvrent les immeubles, il y a un nombre incalculable de petites ruelles, de restos, de bars, de sex-shops ( le Kabuki Cho est le coin chaud de Tôkyô ). Ce lieu a une concentration de magasins sur 10 mètres qui serait inenvisageable à Paris, la foule aussi est impressionnante, on se croirait dans une fourmillière composée d'étudiants, salarymen... C'est, selon moi, l'endroit à voir impérativement à Tôkyô pour se donner une idée de l'énergie de cette ville et de ses habitants.

Tiens, j'ai retrouvé du côté de Shinjuku ouest la petite rue où des restaurants de yakitoris sont coincés entre des tours; j'avais été frappé en 1997 par cet endroit puisque le vieux Japon populaire du début du 20ème siècle y cotoie le Tôkyô du 21ème.

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Paneau de la Yamanote

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L'écran géant Alta

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Shinjuku la nuit, ses néons innombrables

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Plaque murale servant à identifier le quartier

Je me couche tôt ce soir aussi, je suis un lève-tôt mais aussi un couche tôt, à 21H30 je retourne à mon hôtel pour un repos bien mérité. Les sorties en boîte, bars, désolé cher lecteur mais ça n'a jamais été mon truc à l'étranger, en France OK mais à l'étranger j'ai pas envie d'être l'objet de tous les regards ( ben oui, en boîte, à Tôkyô ou à Bangkok, les occidentaux sont pas nombreux et on les dévisage), je déteste ça.



Mardi 13 Avril 2004
A 7H15 je suis dehors, Tôkyô j'arrive!!!!! Sortant de mon hôtel je croise des dizaines de lycéennes en uniformes bleu marine, jupes plus ou moins courtes et, bien sur, en socquettes blanches :-) Ces socquettes m'avaient bien marqué en 1997 et, après des recherches sur le web, j'ai découvert qu'on les appelle Loose socks ( pour en savoir plus, voici un article que j'ai rédigé
Loose socks, les fameuses chaussettes tombantes des japonaises ); la journée commence bien, quoi de plus japonais que les lycéennes en uniformes :-)

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Lycéennes à Ikebukuro

Je file ensuite à Ebisu voir la Garden Place. Cet endroit a été créé de toute pièce et sonne assez artificiel mais s'y trouve la réplique d'un château français, transformé en restaurant, une immense verrière protégeant un petit jardin et une grande tour récemment construite. Le tout donnant quand même un air original à l'ensemble.

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Après avoir pris quelques photos je rentre à l'hôtel me vêtir un peu plus chaudement car entre hier et aujourd'hui le thermomètre a pas mal chuté. Bon, je suis maintenant protégé du froid, je vais alors à Ueno visiter son fameux zoo : lions, tigres, gorilles et un aigle majestueux, avec une noblesse dans le regard et un port de tête... il était fascinant, que c'est triste de voir le roi des cieux prisonnier de la terre. J'ai été impressionné aussi par la cage aux lions car on est séparé d'eux que par une vitre qui fait seulement quelques centimètres d'épaisseur; les voir si proche de nous est une expérience à vivre absolument, d'autant qu'une lionne faisait les cent pas devant nous, collés à cette vitre.

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Entrée du zoo de Ueno

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Impressionnant!

Ok, maintenant direction Roppongi avec la célèbre Tour de Tôkyô, plus haute que la tour Eiffel mais, n'en déplaise à nos amis japonais, elle est loin d'être aussi belle, notamment à cause de ses couleurs rouge et blanc du plus mauvais effet. Du haut de la tour vous avez une vue superbe sur Daïba, la nouvelle presqu'île artificielle et, à ma grande surprise, je vois qu'une nouvelle tour a été construite dans le quartier, elle s'appelle Mori Tower, située à Roppongi Hills. Le temps était couvert mais une chose elle est visible, cette ville n'a pas de fin! Impossible de voir ses limites alors qu'en haut de la tour Eiffel on voit facilement les délimitations de notre capitale.

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Daïba vu depuis la tour de Tôkyô

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Le nouvel immeuble Mori Tower

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J'ai vu Tôkyô de haut, maintenant direction Roppongi proprement dit pour voir cette nouvelle tour. J'apprends alors que le mot  "Roppongi Hills" désigne un complexe immobilier construit après mon premier voyage. J'avoue être impressionné par sa tour centrale, la Mori Tower, peut-être la plus belle de tout Tôkyô. De son esplanade, on a une vue à couper le souffle sur la tour de Tôkyô.

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Après je vais à Ikebukuro, à la librairie Junku Do. Pour ceux que ça intéresse, elle est située près de la sortie sud de la gare. Grand bien m'en a pris car j'ai trouvé des choses passionnantes, à savoir des cartes du métro et réseau ferroviaire de Tôkyô en anglais et japonais et un plan très détaillé de la ville. Cette gigantesque librairie occupe neuf étages et explose en nombre de livres la FNAC des halles qui est quand même la plus grande de France; plus qu'une librairie généraliste, on croirait une fusion de plusieurs librairies spécialisées! Je vous conseille vivement d'aller y faire un tour.

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L'énorme librairie Junkudo d'Ikebukuro



Mercredi 14 Avril 2004
Ce matin, visite de Shinjuku de 10H00 à 14H30. Je commence par la partie ouest c'est à dire celle des gratte-ciels. Bien sur, à tout seigneur tout honneur, ma première visite est pour la mairie de Tôkyô. Ce batiment imposant, construit par Tenzo Tange, est immanquable avec ses deux tours jumelles. Je monte dans l'observatoire situé dans la tour nord pour admirer encore et encore Tôkyô de haut, on ne s'en lasse pas. Ensuite petit détour par le NS Building qui a la particularité d'être creux en son centre ( du plancher on voit directement son plafond ), à noter aussi la présence dans son hall d'une horloge géante. Je finis ma visite de Shinjuku ouest par le Shinjuku Center Building qui possède au 53ème étage un observatoire. Cette partie de Shinjuku est très intéressante mais elle est assez froide, à l'image de sa mairie alors que toute l'énergie est plutôt localisée dans sa partie est et plus précisemment dans le Kabuki Cho, le quartier chaud de Tôkyô.

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Je l'aime beaucoup celui-là avec sa base s'élargissant

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Avant hier j'ai visité cette partie de nuit mais la voir le jour est bien aussi, il ya moins de monde, on y circule plus facilement. J'ai beaucoup aimé la Golden gai, un petit ensemble de quatre, cinq ruelles de 50 mètres, constitué de bars et restos, anciennement quartier homo de Tôkyô. Il y a sept ans je l'avais visité de nuit et c'était un endroit quasi désert même si on entendait quelques conversations issues des établissements mais de jour c'est totalement diférent. Par exemple c'est beaucoup plus coloré et nombre de plantes déposées dans la rue donnent un aspect très nature à cet endroit. Détail amusant, les bars sont si petits dans ce quartier que beaucoup d'objets et ustensiles comme casier à bouteilles et échelles sont directement dehors et pas dans les magasins. Amoureux des films d'Ozu, cet endroit est pour vous, vous y retrouverez les petites ruelles de ses films des années 50.

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Entrée de la Golden Gai

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voyage tokyo 2004 Shinjuku Golden Gai 004

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Photos de la Golden Gai

Après une bonne sieste réparatrice je vais me promener de nuit dans le quartier résidentiel d'Ikebukuro, je ne cherche rien de précis, je me laisse guider par mon instinct, l'envie de découvrir un endroit non touristique, correspondant au "vrai" Tôkyô. Cet endroit est aussi agréable qu'il y a sept ans, les maisons individuelles font un étage, elles sont entassées les unes à côté des autres comme dans les dessins animés qu'on voit  en France et pourtant quel calme, on se croirait dans un village. Je flane à droite à gauche, sous le ciel étoilé, sans but, perdu dans mes pensées en me disant "Mais qu'est-ce qu'on est bien ici, ça ferait une retraite dorée...". Finalement j'arrive à l'autoroute indiquant la fin de ce quartier que j'affectionne tant. J'ai tellement aimé cette marche, sous une légère pluie, que, rebroussant chemin, je dépasse mon hôtel pour aller traîner du côté du Sunshine 60, histoire de prolonger cette ballade.

voyage tokyo 2004 Ikebukuro Quartier Résidentiel


voyage tokyo 2004 Ikebukuro 022

voyage tokyo 2004 Ikebukuro 023

voyage tokyo 2004 Ikebukuro 024
Ce quartier est très agréable le soir, quand il est quasi-désert


Notes liées dans mon blog

Mes voyages à Tôkyô


Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Posté par David Yukio à 20:36 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

12 septembre 2006

Tôkyô Streets - DVD sur les rues de Tôkyô!



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CanalBlog DVD Tôkyô Streets01Superbe jaquette, le ton est donné!

Aujourd'hui je poursuis ma série d'articles sur les DVD consacrés au Japon avec une petite merveille découverte il y a peu. Tôkyô Streets est un DVD consacré aux tendances urbaines de Tôkyô. Cet excellent documentaire est édité par le collectif suisse de mode fashionshow; leur site web http://www.fashionshow.ch/. Vous pouvez le commander chez Junku pour 25€00 à l'adresse http://www.junku.fr/fr/detail.php?id=5856

Voici le texte de présentation "Mode extravagante, designers émergents, musiciens, peintres, saltimbanques, danseurs de rue et foule bigarrée, avec en toile de fond les lumières d'un Tôkyô moderne éveillé 24 heures sur 24 : un véritable -Style Wars- japonais ! Ce DVD est entièrement dédié aux tendances urbaines de la capitale japonaise.

Langue : Français
Sous-titre : English, Espagnol, Français, Japonais
75 min / Couleur / Stereo / 4:3 / PAL, NTSC / Zone:All / DVD 5"

Il s'agit donc d'un documentaire d'une heure quinze avec une dizaine de mini-reportages pris sur le vif dans les rues de Tôkyô et pas du tout mis en scène ( à une ou deux exceptions près ). Vous pourrez ainsi vous balader à Shibuya, Shinjuku, Omotesando, Harajuku pour les quartiers les plus connus, admirer la place d'Harajuku où le dimanche après-midi se tient le cosplay maintenant mondialement connu par tous les amoureux du Japon... Entre autres joyeusetés, vous verrez des rockers de 40 ans se déhanchant en public, des artistes des rues tendance hip-hop devant la statue de Hachikô, de la danse butô, des gangurus brûlées aux UV, un groupe rock donnant un concert devant un parterre de dix fans, un pauvre employé dans un costume d'ourson géant, un défilé de mode avec costumes masculins jaune et vert mais aussi une rame de métro s'enfonçant dans la nuit ( j'aime beaucoup ce passage ), une fête de quartier avec ses vendeurs...

Bref un DVD à posséder absolument par tous ceux qui ont envie d'avoir une partie de Tôkyô chez eux et de se replonger dans l'ambiance de cette ville incroyable quand bon leur chante, avec quelques bières à portée de main et de la Jpop à fond la chaîne hi-fi! Ce DVD fut une bonne surprise, j'ai amèrement regretté en le voyant de n'avoir pas eu de caméscope avec moi en 1997 et 2004 lors de mes précédents voyages, que de scènes j'aurais alors pu figer pour l'éternité :-(

J'insiste sur un point, ce film est consacré aux tendances urbaines, il ne s'agit pas du tout d'un guide sur la ville de Tôkyô avec visite des endroits touristiques comme Asakusa, la mairie de Tôkyô ou le marché aux poissons.


Voici plusieurs copies écrans, j'espère qu'elles vous donneront envie d'acheter ce film pour que les réalisateurs tournent un Tôkyô Streets 2!!!!!


Tôkyô la nuit, avec ses innombrables néons!!
CanalBlog DVD Tôkyô Streets11

CanalBlog DVD Tôkyô Streets30

Une marée de piétons en plein coeur de Tôkyô. Rien de mieux que ce mini reportage pour plonger direct dans la ville.
CanalBlog DVD Tôkyô Streets07

CanalBlog DVD Tôkyô Streets08

Une rame de métro, le soir, toute illuminée... Ce passage m'a fait penser au documentaire Tôkyô Ga de Wim Wenders où il filmait un train avec des passagers comme coincés dans un univers parallèle au notre, si proches et si lointains à la fois.
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Quelques scènes d'une fête de quartier. On est loin du Tôkyô high-tech et c'est intéressant aussi.
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CanalBlog DVD Tôkyô Streets03

CanalBlog DVD Tôkyô Streets04

Ayons une pensée pour l'employé dans ce costume :-)CanalBlog DVD Tôkyô Streets16

CanalBlog DVD Tôkyô Streets17

Qui a dit que le punk était mort?
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CanalBlog DVD Tôkyô Streets06

Gangurus dans toute leur splendeur
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Là, j'avoue, j'ai un petit faible pour cette cavalière :-)
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Les futures Morning Musumes?
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A Tôkyô vous verrez beaucoup de groupes donnant le soir et le week-end des concerts sauvages dans la rue!
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CanalBlog DVD Tôkyô Streets12

CanalBlog DVD Tôkyô Streets13

Hip-hop à Shibuya devant la statue d'Hachikô et l'immeuble 109.CanalBlog DVD Tôkyô Streets14

CanalBlog DVD Tôkyô Streets15

Danse Butô devant une foule japonaise plus qu'étonnée!
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Le dimanche après-midi il faut absolument aller à Harajuku, voir le Cosplay se déroulant sur la place en haut de Omotesando Dori. Il y a une débauche de costumes et de styles effarante; assurément un de mes meilleurs souvenirs!CanalBlog DVD Tôkyô Streets18

CanalBlog DVD Tôkyô Streets19

CanalBlog DVD Tôkyô Streets20

CanalBlog DVD Tôkyô Streets21

CanalBlog DVD Tôkyô Streets22

CanalBlog DVD Tôkyô Streets23

Les fameux rockers de Harajuku, du Tôkyô Rockabilly Club!! On se croirait à la fin des années 50 en les regardant; de vrais passionnés!
CanalBlog DVD Tôkyô Streets28

CanalBlog DVD Tôkyô Streets27

CanalBlog DVD Tôkyô Streets26

Posté par David Yukio à 13:35 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

26 août 2006

Photos panoramiques de villes japonaises de nuit



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Le site
http://ww4.tiki.ne.jp/~mmurakami/setoy/map.html est rempli de superbes photos nocturnes du Japon. Il suffit de cliquer sur le nom d'une ville en jaune pour admirer un panorama défiler, par exemple la ville de Abura est visible ici
http://view.adam.ne.jp/e_setoy/pic/kyusyu/aburabig3.html ( appuyer sur le bouton "Scroll on" pour que le paysage défile, "Scroll off" pour qu'il se fige ).

Ces photos sont le fruit du travail de M. Murakami, un très grand photographe si on en juge non seulement par la qualité de ses photos mais aussi par leur grand nombre. C'est un passionné qui a parcouru tout l'archipel pour prendre depuis les montagnes des photos de villes la nuit. A cet instant, grâce aux lumières, la ville ressort tout particulièrement dans son environnement et permet aussi de bien distinguer ses limites. Le Japon étant un pays de montagnes et les villes étant construites dans les plaines ou près de l'océan, il suffit de grimper sur les montagnes pour avoir une vue sublime sur l'ensemble de la ville.
Personnellement j'aime beaucoup cette idée car on a l'impression que la ville est lovée entre des montagnes, blottie contre les collines, protégée par son environnement... c'est presque une relation maternelle qu'entretient la ville avec la nature :-)

Voici un aperçu du travail de cet artiste sur la ville de Abura

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura01 HD


Pour montrer à quel point la définition de ces photos est excellente, voici quelques agrandissements pris sur la partie centrale de la photo.

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura03

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura05Superbe non? On peut encore agrandir mais les pixels finissent par se voir.


J'ai trouvé son travail tellement magnifique que je vous montre la même photo mais cette fois coupée en 4 parties avec une très bonne résolution :-)

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura BIG01

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura BIG02

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura06

Canalblog Photo Nuit Murakami Abura BIG04


Toutes les photos sont Copyright M. Murakami.

Sur la page http://tokyoyakei.cool.ne.jp/english_top.html, de multiples photos de Tôkyô dont la fameuse tour de Tôkyô illuminée de lumière orange. Vraiment du travail de grand professionnel, bravo!!


Posté par David Yukio à 14:23 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

19 août 2006

Elfen lied, ses paysages et couleurs



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".
             


CanalBlog Anime Elfen Lied027

CanalBlog Anime Elfen Lied029

Elfen Lied est une série qui aura fait couler beaucoup d'encre à cause de ses scènes gores, ses petites culottes complaisamment montrées mais aussi pour son magnifique générique d'ouverture ( une chanson en latin sur des images inspirées des tableaux de Gustav Klimt ). Je ne reviendrai pas en détail sur ces aspects mais je confirme que malgré des personnages très kawaii ( mignons ) et jeunes ainsi qu'une forte dose d'humour et de légèreté, c'est une oeuvre d'une grande noirceur avec nombre de meurtres, membres tranchés et d'actions sadiques; à réserver à un public averti donc!


Brève présentation de la série
Année de production : 2004
Genre : drame - horreur
Studio : Vap & Genco
Auteur : Okamoto Rin
Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Lucy est un Diclonus, un mutant né suite à une infection virale et capable de matérialiser des bras surnuménaires d'énergie pouvant détruire tout ce qui se trouve à plusieurs mètres alentours. Les Diclonus sont en outre dotés d'une haine terrible pour l'humanité, c'est pourquoi ils sont emprisonnés et tenus au secret le plus absolu. Après son évasion du centre où elle est étudiée soldé par un terrible carnage, Lucy perds la mémoire et devient une créature inoffensive seulement capable de prononcer le mot Nyu. Elle est alors recueillie par Kota et Yuka dans la ville de Kamakura. Ils sont alors bien loin de se douter dans quelle tragédie ils se trouvent impliqués puisque l'agence qui étudiait Lucy a décidé de la tuer par tous les moyens! La série se centrera alors sur la vie quotidienne de la petite famille formée de Kota, Yuka et Nyu et des tentatives d'assassinat sur Nyu qui retrouve malheureusement par intervalles sa mémoire et son agressivité.

CanalBlog Anime Elfen Lied030
Lucy la Diclonus psychopathe

Le point qui m'a le plus impressionné dans cet anime, en dehors du mélange inattendu gore-kawaii, c'est la qualité des décors, des paysages et les couleurs douces ou vives qui sont un enchantement pour les yeux. Qui après avoir vu cet anime pourra encore dire du mal de l'animation faite par ordinateur? J'ai donc décidé d'écrire un article pour rendre justice à cet aspect de la série rarement mentionné dans les sites que j'ai consultés.

Vous me direz qu'il s'agit juste de décors, d'un élément sans importance dans l'histoire mais je pense qu'au contraire ces décors et paysages instillent un sentiment de sérénité, de calme, une atmosphère de bien-être dans le déroulement des épisodes, ce sont des pauses plus ou moins longues et rendent les explosions de violence encore plus effrayantes puisqu'elles se déchaînent dans un environnement quasi-paradisiaque ( jettez un coup d'oeil sur les captures écrans, elles ne vous donnent pas envie de vivre à Kamakura? ).


Les paysages et la ville de Kamakura

CanalBlog Anime Elfen Lied007Un petit paradis qui va se transformer en enfer

CanalBlog Anime Elfen Lied025

CanalBlog Anime Elfen Lied004Joli choix de couleurs violet, vert...

CanalBlog Anime Elfen Lied006

CanalBlog Anime Elfen Lied008Quel calme émane de cet endroit

CanalBlog Anime Elfen Lied026

CanalBlog Anime Elfen Lied001

CanalBlog Anime Elfen Lied003

CanalBlog Anime Elfen Lied010La nature omniprésente - un trait typiquement japonais

CanalBlog Anime Elfen Lied011Superbe lumière avec des couleurs douces et reposantes

CanalBlog Anime Elfen Lied012


Paysages avec des personnages

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CanalBlog Anime Elfen Lied002J'adoooooooooooooooooooore ce violet!

CanalBlog Anime Elfen Lied005

CanalBlog Anime Elfen Lied009

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Le soir, avec ses teintes chaudes


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CanalBlog Anime Elfen Lied013

CanalBlog Anime Elfen Lied015

CanalBlog Anime Elfen Lied014

CanalBlog Anime Elfen Lied021

CanalBlog Anime Elfen Lied024


Les comparaisons entre le générique de début et les tableaux de Klimt

CanalBlog Anime Elfen Lied028Superbe hommage à Klimt!

CanalBlog Anime Elfen Lied031

CanalBlog Anime Elfen Lied032

CanalBlog Anime Elfen Lied033


Partie multimédia


L'opening sur Youtube :-)
http://www.youtube.com/watch?v=t1LN6-iasEE


L'ending sur Youtube aussi!
http://www.youtube.com/watch?v=BC9-C8w2RHk


Posté par David Yukio à 11:40 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

29 juillet 2006

RYÛ Chishû, l'acteur fétiche d'Ozu (1904 - 1993)



Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais
                                

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Setsuko Hara01
Ryû Chishû et Setsuko Hara. Le père mariant sa fille, LE rôle de Ryû Chishû

Ryû Chishû est un monument du cinéma japonais, sa filmographie couvre presque 65 ans, de "Rêves de jeunesse" (1928), le deuxième film de Ozu, au 45ème film de la série des Tora san en 1992. Durant cette période il est apparu dans au moins 155 films, dont le célébrissime "Voyage à Tôkyô" d'Ozu (1953). D'autres réalisateurs l'auront employé, comme Kinoshita avec "Carmen revient au pays" (1951) et "Les 24 prunelles" (1954), Kurosawa pour "Les salauds dorment en paix", "Barberousse" (1965) et "Rêves" (1990). Il a également participé à la fameuse série des "Tora San" où il jouait le rôle d'un prêtre et ce du premier épisode en 1969 jusqu'au 45ème en 1992 (soit 23 ans quand même).   

Sa filmographie en français est disponible à l'adresse http://french.imdb.com/name/nm0753479/. On y lit que son premier film en tant qu'acteur date de 1928 mais dans une interview il avoue avoir débuté dans le monde du cinéma en 1925; était-ce comme simple figurant? Je n'ai pas trouvé plus d'infos à ce sujet.

Ses 5 premiers films
1930 Sono yo no tsuma (L'épouse de la nuit)
1929
Gakusei romance: Wakaki hi (Jours de jeunesse)
1928
Nikutaibi (Un corps magnifique)
1928
Hikkoshi fufu (Un couple déménage)
1928
Wakodo no yume (Rêves de jeunesse) (à ne pas confondre avec le film "Où sont les rêves de jeunesse?" sorti récemment en DVD chez Carlotta et qui est le 25ème film de Ozu).

Notez que son premier film, "Rêves de jeunesse" (1928), est le second réalisé par Ozu.

Ses 6 derniers films
1992 Otoko wa tsurai yo: Torajiro no seishun (Tora-san 45)
1992
Hikarigoke (Shiny Moss)
1991
Otoko wa tsurai yo: Torajiro no kokuhaku (Tora-san 44)
1991
Bis ans Ende der Welt (Jusqu'au bout du monde)
1990
Otoko wa tsurai yo: Torajiro no kyuujitsu (Tora-san 43)
1990
Yume (Rêves) de Kurosawa


Quelques images de "Voyage à Tôkyô", le chef-d'oeuvre qui aura révélé Ozu et Ryû Chishû au reste du monde

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Voyage a tokyo01Un retraité va passer quelques jours à la capitale avec sa femme et rendre visite à ses enfants

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Voyage a tokyo04Un homme simple, qui savoure l'instant présent

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Voyage A TokyoAprès ce voyage, le vieil homme, fatigué et résigné, va attendre paisiblement la mort


Ryû Chishû est né le 13 mai 1904 à Kumamoto et mort à 89 ans le 16 mars 1993 à Yokohama, des suites d'un cancer. Ryû est son nom de famille, Chishû son prénom. Il est connu des cinéphiles du monde entier comme l'acteur fétiche d'Ozu, son alter-ego, ayant joué dans la quasi-totalité de ses films et dans bon nombre de chefs-d'oeuvre; conséquence fâcheuse, cela a rejeté  dans l'ombre ses prestations avec d'autres réalisateurs. Il a longtemps habité Ofuna, la ville où la Shochiku avait ses studios et où Ozu a tourné ses films. Pour l'anecdote, il se destinait à une carrière de prêtre à l'origine et non pas à faire l'acteur.

Cet acteur jouera souvent le même rôle dans les films de Ozu; à quelques exceptions près, il sera un père veuf, cherchant à marier sa fille ou bien se séparant de son fils (Printemps tardif, Crépuscule à Tôkyô, Il était un père...) et devant dorénavant vivre seul. Il aura souvent interprêté le rôle d'un homme beaucoup plus âgé que lui, même quand il était un débutant. Pendant 20 ans, de 1942 (Il était un père) à 1962 (Le goût du saké), il incarnera un père vieillissant. Son personnage chez Ozu est souvent un employé effacé, résigné, subissant plus ou moins son destin, avec cette douce acceptation du temps qui passe et qui caractérise tout le cinéma de Ozu.

Ceux qui ont vu "Voyage à Tôkyô" se souviennent de sa déception vis à vis de ce voyage dans la capitale et de l'attitude de ses enfants qui le considèrent maintenant comme une gêne. Néanmoins il comprend, il accepte son sort, il pense que les choses sont ainsi et qu'il est inutile de se battre contre son destin. Il est le japonais d'après-guerre, pétri de valeurs comme le sacrifice des désirs personnels au profit de la société et de l'entreprise, le respect des convenances sociales, un rapport intime avec la nature... Ses personnages chez Ozu sont aussi pleins de mélancolie, capables de contemplation, restant de longs moments inactifs, absorbés par une pensée, un paysage...

Avec Setsuko Hara, l'égérie de Ozu, il aura marqué le second âge d'or du cinéma japonais, celui des années 50.


CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout Du Sake01Le goût du saké
Ses personnages sont aussi des bons vivants, fréquentant assidument les bars


CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout Du Sake04Le goût du saké
Employé effacé, conscencieux; le rôle par exemple réservé à Ryû Chishû

Dans une interview publiée dans le numéro 203 de Positif de Mars 1978, on apprends qu'il a débuté dans le monde du cinéma en 1925, soit 2 ans avant qu'Ozu ne réalise son premier film et a participé à pratiquement tous ses films. Ozu lui proposera toujours un emploi dans ses films, que ce soit le rôle principal, un second rôle ou de la figuration, signe de la confiance et de la fusion entre le réalisateur et l'acteur.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Cahiers Du Cinema01

Ryû Chishû était-il un grand acteur? Il dit qu'Ozu refaisait faire les mêmes prises entre 20 et 30 fois, pour éliminer chez ses acteurs toute touche personnelle, toute interprétation du rôle et ainsi amener ses acteurs à exécuter des gestes d'automates. Ozu avait selon lui la totalité du film dans sa tête, jusqu'au moindre geste de ses acteurs et il ne voulait surtout pas que ceux-ci apportent une quelconque originalité dans leur jeu, d'où ce nombre impressionnant de prises. Ceci semblait convenir à Ryû Chishû puisqu'il se considérait comme un piètre acteur et que ses prestations à l'écran, une fois le film monté, lui semblaient toujours supèrieures à ses impressions lors du tournage.

Voici ses propres paroles sur sa qualité d'acteur : "Comme ma maladresse était bien connue dans la compagnie, lorsque mon tour arrivait sur le plateau, l'équipe éteignait les lumières et s'en allait. Monsieur Ozu et moi restions seuls et il me faisait répéter inlassablement, me donnant toutes sortes de conseils jusqu'à ce que finalement j'arrive plus ou moins à faire ce que l'on attendait de moi. Et même ainsi les derniers plans n'étaient toujours pas réussis. J'étais, bien sur, déçu et craignais qu'il ne m'emploie plus jamais mais, à ma grande surprise, il me choisissait pour son film suivant. Je ne saurais trop le remercier de cette considération pour quelqu'un que, je pense, aucun autre metteur en scène n'aurait utilisé à cause de sa maladresse."

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Avant Scene01
Numéro 204 de l'Avant scène cinéma de Mars 1978
avec Ryû Chishû en couverture suite à la découverte en France de "Voyage à Tôkyô"

Ozu ne l'aurait-il pas choisi justement parce qu' "il était un très mauvais acteur" et ainsi pouvait le faire jouer selon ses indications? Ryû Chishû dira souvent qu'il n'était qu'un tube de peinture qu'Ozu utilisait pour dessiner ses tableaux à l'écran, que tout le mérite du succès des films revenait au réalisateur. Dans son interview accordée à Max Tessier et retranscrite dans le N° 204 de l'Avant scène cinéma de Mars 1978, il précise : "Une fois j'ai entendu Ozu dire : "Ryû n'est pas un acteur adroit - c'est pourquoi je l'utilise". Et c'est la vérité."

Néanmoins Ryû Chishû était capable à 30 ans de jouer aussi bien des jeunes hommes que des hommes âgés, ce qui dénote un vrai talent d'acteur. Dans "Daigaku Yoitoko" (Le collège est un endroit agréable, 1936) il joue un étudiant alors qu'il a 32 ans et dans le film suivant "Hitori Musuko" (Le fils unique de 1936 aussi) il interprète un homme âgé. C'est à cette occasion que Ozu le maquillera pour la première fois en vieillard et fera de Ryû Chishû LE personnage que nous connaissons tous. N'oublions pas non plus qu'avec d'autres réalisateurs il aura l'occasion de jouer des rôles bien éloignés de ses compositions habituelles d'avec Ozu; même s'il ne se trouvait pas bon acteur, ses 155 films sont là pour nous prouver le contraire.

Quelques captures de films de sa jeunesse où il interprète vraiment de jeunes hommes!

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Ou Sont Les Reves De Jeunesse02Où sont les rêves de jeunesse? (1932 - 28 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Ou Sont Les Reves De Jeunesse03Où sont les rêves de jeunesse? (1932 - 28 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Jeunesse02Titre et année de réalisation inconnus

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Jeunesse03Titre et année de réalisation inconnus


Maintenant des images de films où il est plus âgé

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Ete Precoce01Eté précoce (1951 - 47 ans)
Un des rares films d'Ozu où il incarne vraiment un personnage ayant son âge, voir plus jeune. On remarquera que dans ce film il n'est pas le père de famille mais le fils aîné.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Carmen01Carmen revient au pays (1951 - 47 ans) - Il interprète un instituteur déclamant des poèmes à la montagne du village :-)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Tora San01Tora San 01 (1969 - 65 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Reves01Rêves (1990 - 86 ans), un de ses derniers rôles. Difficile de le reconnaître avec son chapeau et sa barbe.

Une fois et une seule je l'ai vu s'énerver, c'était dans "Carmen revient au pays" de Kinoshita. Il incarne un instituteur qui, furieux, fera une prise de judo à une autre personne. Là, j'avoue, ne le connaissant que par les films de Ozu, ma mâchoire s'est décrochée car ça rompait totalement avec l'image que j'avais du personnage :-)


Voici trois captures écran avec son nom en kanjis. Vous noterez l'âge du personnage qu'il joue et son âge véritable lors de la réalisation (je les ai classées du personnage le plus jeune au plus ancien).

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Kanji01 Ete PrecoceEté précoce (1951 - Age : 47 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Kanji02 Le Goût Du SakeLe goût du saké (1962 - Age : 58 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Kanji03 Voyage A TôkyôVoyage à Tôkyô (1953 - Age : 49 ans)

On remarquera qu'il parait beaucoup plus âgé dans "Voyage à Tôkyô" que dans "Le goût du saké" alors que dix ans séparent les deux films. Notons également que deux ans seulement séparent "Eté précoce" de "Voyage à Tôkyô" alors que Ryû Chishû semble avoir trente ans de plus dans ce dernier film. Il était vraiment doué pour incarné les hommes âgés!


Dans le magnifique film "Fleurs d'équinoxe" de Ozu de 1958, il récite un poème du samourai Masatsura Kusunoki. Lorsque je l'ai entendu la première fois, mon coeur a fondu devant tant de nostalgie, de tristesse retenue, j'étais au bord des larmes; ce passage reste pour moi l'un des plus forts des films de Ozu et certainement le souvenir que je garderai de Ryû Chishû.

CanalBlog Cinema Ozu Fleurs D Equinoxe Chishu Ryu PoemeRyû Chishû, commençant sa récitation

Le voici tel que traduit dans le coffret 6 DVD paru en 2004 :
Les préceptes de mon père sont gravés dans mon cœur,
je suivrai fidèlement l'édit de l'Empereur.
Dix années de patience et l'heure a enfin sonné.
Frappe d'un coup puissant, fait fuir l'ennemi apeuré.
Pour la cause de l'Empereur, nous luttons maintenant.
Nous battre et mourir en hommes,
Nous en faisons le serment.
Nous, 143 compagnons de guerre,
Unis comme un seul homme,
Déterminés à lutter jusqu'à la victoire,
Oui nous le sommes.
En mourant, les héros se gagnent
Une gloire immortelle,
Les lâches souffrent
Une honte éternelle.
Avec la pointe de nos flèches,
Nous gravons notre histoire.
Les lames de nos épées
Etincellent dans le soir.
Contre l'ennemi qui s'approche,
Marchons d'un pas égal.
Sus à leur Général, donnons lui le coup fatal .


Quelques minutes après, un autre poême tout aussi mélancolique :
A Sakura, les arbres sont tous en feuilles.
Au crépuscule, peines et douleurs se cueillent.
Les guerriers se demandent où va donc le monde.
Etincelant sous l'armure, des larmes ou la rosée tombent.



Pour l'écouter parler de sa carrière, voici deux excellents documentaires, disponibles en français en plus!

"Tôkyô Ga" de Wim Wenders, de 1985, où cet acteur évoque longuement Ozu; on le verra notamment se recueillir sur la tombe du cinéaste à Kita-Kamakura.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Tokyo Ga01Il a 81 ans à cet instant

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Tokyo Ga02Ryû Chishû, se rendant sur la tombe de Ozu, se fait aborder par des admiratrices pour son rôle de prêtre dans la série des Tora-San

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Tokyo Ga03Devant la tombe de Ozu, à Kita Kamakura

La vidéo http://www.youtube.com/watch?v=4EHvEYNssUg

"Chishu Ryû, l'acteur fétiche (45mn11)", documentaire réalisé en 1988, sur le DVD "Il était un père".

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Portraits0284 ans et le visage de la sérénité

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Il etait un pere02La destruction des anciens studios de la Shochiku à Ofuna où Ozu tourna tant de chefs-d'oeuvre

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Il etait un pere03Ryû Chishû, devant les ruines des studios de la Shochiku

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Il etait un pere04Etrange rencontre :-)
Dans les nouveaux studios de la Shochiku, Ryû Chishû se regarde sur une photo du célèbre "Voyage à Tôkyô"


Même si j'ai mentionné que dans les films d'Ozu Ryû Chishû était souvent un être serein, acceptant son destin même difficile, il montrera quand même dans le film "Le goût du saké" son immense tristesse après le mariage et le départ de sa fille.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout du sake02Avec l'alcool la tristesse vient tout doucement

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout du sake03En larmes devant sa solitude


Preuve s'il en était encore besoin de la célébrité de Ryû Chishû dans le Japon moderne, c'est lui qui fait la couverture de "Gaijin Story", recueils de portraits de personnalités de l'archipel. Cette photo a été prise peu de temps avant son décés. Livre publié en 1995.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Portraits01

 

CanalBlog Carrousel Cinema Ryu Chishu02

 

CanalBlog Carrousel Cinema Ryu Chishu01


 

Posté par David Yukio à 13:50 - Cinéma japonais - Permalien [#]

08 juillet 2006

RadioBlog JPop, Enka...



Notes liées dans mon blog : Liste articles musiques


Enfin, enfin!!!!

Ce fut long, pénible, énervant, décourageant même mais j'ai enfin réussi à créer ma radioblog :-)

Pour entendre des titres de JPop, Enka mais aussi d'autres pays asiatiques que le Japon, voici le lien de ma radio :
http://dduboisnospam.free.fr/radio.blog/index.php?autoplay=0


ou bien cliquez en haut à droite sur l'image de la radio ( cliquez deux fois si la radio n'apparait pas ) :-)



Pour ceux qui veulent tenter l'expérience, voici les sites web où j'ai trouvé l'aide nécessaire. Attention, il faut déjà avoir un compte de pages perso web, par exemple sur Free. Ensuite il faut configurer un logiciel de gestion de sites FTP; je vous conseille filezilla!

Comment utiliser RadioBlog
http://holybox.blogstation.fr/archive/2006/02/09/tutorial-radio-blog.html


Comment insérer une radioblog dans votre blog Canalblog ( utiliser la partie "Méthode élaborée" ) : le code donné fonctionne parfaitement bien!!
http://petitguigui.canalblog.com/archives/2004/12/08/207375.html


Filezilla : configuration
http://www.minet.net/spip/article.php3?id_article=28


Posté par David Yukio à 21:15 - Autres - Permalien [#]

25 juin 2006

Images couleur de Tôkyô avant la seconde guerre mondiale



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 



Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs000


Le DVD "Les archives couleurs - Images japonaises" consacré à la seconde guerre mondiale propose des images inédites du Tôkyô d'avant guerre, et ce en couleurs! Ce DVD édité par TF1 Vidéo dure 1H44 et est composé de deux parties : "La foi en la victoire" et "Endurer l'insupportable". C'est le premier qui nous intéresse plus particulièrement puisqu'il comporte pas loin de 20 minutes en couleur sur le Japon tournées en 1937 et 1939. Il existe de nombreux films en Noir et Blanc sur le Tôkyô des années 30 mais ceux tournés en couleur sont rarissimes. La qualité de l'image est bien sure celle de bandes ayant 70 ans mais que celà ne freine pas votre achat, elles ont été bien nettoyées et ce DVD constitue un témoignage indispensable sur l'histoire de la capitale japonaise. Si vous aimez Tôkyô, c'est un beau cadeau à vous faire :-)

Voici les images d'un temps à tout jamais disparu, les souvenirs d'une ville détruite par les bombardements alliés!

Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs001Le Fuji-San, éternel


Tôkyô et ses habitants

Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs009La bicyclette était déjà bien présente à cette époque :-)

Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs013

Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs017Quand on se promène en 2000 à Asakusa, à la Kaminari Mon, on voit que peu de choses ont changé en 70 ans. La ville s'est modernisée mais qu'en apparence

Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs015Affiches de cinéma ou de théâtre?

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Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs010Les bannières de publicité seront remplacées par des néons dans les décennies à venir
mais on voit déjà la densité et l'effervescence de Tôkyô dans ce cliché

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Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs005OK, j'avoue, vu de haut, ce Tôkyô est pas super beau


Enfants japonais, sacrifiés sur l'autel de la guerre

Ces scènes concernent des enfants nés au début des années 30, peut-être sont-ils encore vivants de nos jours, ça ne leur ferait aujourd'hui que 80 ans, pas plus!

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Autres photos

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Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs021Jolie mariée, toute en blanc et en retenue

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Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs024Rassemblement devant le palais impérial pour l'anniversaire de l'Empereur


La guerre se prépare, dans la joie et la bonne humeur

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La défaite

Canalblog Tokyo DVD Archives Couleurs025Hiro-hito à Hiroshima, après la défaite, expliquant à son peuple médusé qu'il n'est pas d'essence divine!


J'espère que ces quelques images vous auront donné envie d'acheter ce document exceptionnel; voir des images de Tôkyô aussi anciennes en couleur rend ce monde beaucoup plus proche de nous que les films en noir et blanc, c'est même émouvant de voir que, même disparue, cette époque continue de survivre via des documentaires. J'ai souvent eu l'impression en visionnant des reportages historiques que le sujet filmé existe encore, de nos jours, quelque part dans "une autre dimension", qu'il est en sommeil dans une pile de vieilles bandes cinématographiques et qu'il attend juste qu'une porte s'ouvre pour se réveiller plein de vigueur ( un peu comme les esprits du film Kairo si je puis dire ).


Un extrait sur Youtube :-)
http://www.youtube.com/watch?v=o9gg6AXHtEM

Posté par David Yukio à 15:21 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]