Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

14 juillet 2005

Me revoici chez un nouvel hébergeur :-)

 

Notes liées dans mon blog : Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


Bonjouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur!

Après quelques mois passés chez hautetfort je me suis enfin décidé à changer d'hébergeur pour mon blog. La raison est simple, l'impossibilité d'afficher les photos à leur taille originale! Même si au début le résultat était satisfaisant, maintenant c'est de pire en pire donc bye bye hautetfort et bonjour canalblog :-)

Je vais essayer de recopier ici toutes mes anciennes notes; gros travail en perspective :-)

 

Posté par David Yukio à 09:53 - Autres - Permalien [#]

09 juillet 2005

Tôkyô vu du ciel : photo satellite et zoom!!!!!



Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Voir Tôkyô depuis le ciel est maintenant possible grâce à deux services de Google : http://maps.google.com/ et le logiciel Earth Google téléchargeable à l'adresse http://earth.google.com/.

Le principe est bien sur celui de faire un zoom sur une photo satellite de Tokyo. A noter qu'avec Google Earth ( ex Keyhole ) le zoom est beaucoup plus puissant qu'avec Google Maps.

Exemples obtenus avec Google Maps

Photo satellite de base
CanalBlog Google Maps Tokyo

Le Palais impérial
CanalBlog Google Maps Tokyo Palais Imp rial

Shinjuku et la Mairie de Tokyo
CanalBlog Google Maps Tokyo Shinjuku Mairie01

Zoom le plus puissant avec google Maps
CanalBlog Google Maps Tokyo Shinjuku Mairie02

La presqu'île de Tsukushima
CanalBlog Google Maps Tokyo Tsukushima

Yoyogi
CanalBlog Google Maps Tokyo Yoyogi


Exemples obtenus avec Google Earth
Shinjuku et la Mairie de Tokyo
CanalBlog Google Earth Tokyo Mairie Loin

La puissance du zoom de Google earth sur la mairie
On peut zoomer plus mais le résultat est trop pixellisé
CanalBlog Google Earth Tokyo Mairie Proche

La place de Harajuku où chaque dimanche viennent s'exhiber de jeunes japonaises
CanalBlog Google Earth Tokyo Place Harajuku

Shibuya et Harajuku
CanalBlog Google Earth Tokyo Shibuya Harajuku

Le parc de Ueno
CanalBlog Google Earth Tokyo Ueno

Un grand merci à Google, grâce à eux chacun peut se transformer en oiseau et survoler à son gré la capitale du Japon :-)


[Edit 10/03/2010]
Et voici ce qu'on peut voir avec Google Earth version 2010 et ses superbes modélisations en 3D :-)

Le quartier des affaires de Shinjuku avec, au loin, le mont Fuji!
CanalBlog Google Earth 2010 04

CanalBlog Google Earth 2010 03

CanalBlog Google Earth 2010 01

CanalBlog Google Earth 2010 02

Et voici maintenant le Kabuki Cho!!!!!
CanalBlog Google Earth 2010 05

CanalBlog Google Earth 2010 06

CanalBlog Google Earth 2010 07

Incroyable, on s'y croirait littéralement...


Posté par David Yukio à 11:26 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

02 juillet 2005

La mode des rues à Tôkyô



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Les livres FRUITS et FRESH FRUITS sont consacrés à la mode des rues des ados de Tokyo de 1994 à 2002. Edités respectivement en 2001 et 2005 chez Phaidon, ils contiennent chacun près de 300 photos de jeunes japonais prises par le photographe Shoichi Aoki.
Le projet Fruits remonte à 1994 et devait établir un état des lieux de la mode des rues à Tokyo. Ces livres sont donc un recueil de photos publiées dans la revue pour laquelle travaille Shoichi Aoki.

La seule légende des photos consiste en le prénom, âge, origine des différents vêtements, magasin de vêtement le plus apprécié et l'obsession courante ( allez savoir pourquoi :-) ) de la personne photographiée. La majorité des costumes sont en fait des mélanges de vêtements achetés dans divers magasins puis assemblés avec des parties créées par les personnes photographiées pour finalement former un tout original et unique, presque une oeuvre d'art pour certains!

On remarquera l'exubérance des costumes, les couleurs criardes, la multitude d'accessoires qui contribue à rendre chaque ensemble excentrique et totalement irrésistible :-) Volonté de se démarquer absolument des autres, d'affirmer une personnalité plus tranchée ou artistique, de se faire remarquer, de se laisser aller le temps d'un après-midi ou tout simplement de s'amuser à se déguiser entre copines? Je n'ai pas la réponse à cette question mais que c'est agréable de regarder des personnes passionnées.

La majorité des portraits concerne surtout des jeunes filles mais il y a aussi quelques garçons; la moyenne d'âge est de 17, 18 ans avec des extrêmes à 12 ans et à plus de 30 ans.

Attention à ne pas confondre avec le phénomène Cosplay des conventions de dessins animés où des passionnés se déguisent en leur personnage préféré de série ( Dragonball, Saint Seiya, Ulysse 31 ... ). Plusieurs cosplay ont même été organisés en France, dans des convention comme Epitanime et Japan Expo. Ne pas confondre non plus ces adolescents japonais avec ceux du rassemblement du dimanche après-midi sur la place située en haut de Omotesando dori, juste à côté de la station Harajuku. Ce rassemblement est plus consacrée aux fans de musique; l'an passé j'ai d'ailleurs pu admirer deux sosies du fantasque guitariste Mana des groupes Malice Mizer et Moi Dix Mois.


Pour finir, de l'aveu même du photoraphe, ces photos représentent une époque aujourd'hui révolue, celle d'une période allant de la deuxième moitié des années 90 jusqu'en 2002. Le fait marquant est qu'en 1998 fut proclamé la fin du hoko-ten ( paradis des piétons ) qui transformait le dimanche l'avenue Omotesando en aire piétonnière. Cette avenue, surnommée les Champs Elysées de Tokyo, accueillait le dimanche des milliers de personnes venues se promener et faire du shopping. Immanquablement les jeunes s'y attroupèrent et ce lieu de rendez-vous leur permit de comparer leurs vêtements et créations, de découvrir de nouveaux styles et cela déboucha sur la mode appelée Fruits ... Selon Shoichi Aoki, c'est la fin de cette exception qui fut cause du lent déclin de la créativité observée à Harajuku; la réouverture de Omotesando dori à la circulation sonna le glas de cette belle aventure.

Il nous reste heureusement ces livres pour contempler la joie de vivre des jeunes japonais et une de ces modes délirante si typique de Tokyo.


[EDIT 03/06/2011]
De meilleures photos ici
http://medeeenfurie.com/blog/2011/06/02/fruits-et-fresh-fruits-livres-sur-la-mode-japonaise/


Couvertures de Fruits
CanalBlog Livres Fruits01

CanalBlog Livres Fruits02

Couvertures de Fresh FruitsCanalBlog Livres Freshfruits01

CanalBlog Livres Freshfruits02

Et pour finir, deux extraits du texte de la chanson de Gwen Stefani ( ex No doubt ) "Harajuku girl" qui sonne comme un hommage aux filles de ces livres :

Wa-mono
There's me, there's you (hoko-ten)
In a pedestrian paradise
Where the catwalk got its claws (meow)
A subculture, in a kaleidoscope of fashion
Prowl the streets of Harajuku (irasshaimase)

Harajuku girls
I'm looking at you girls
You're so original girls
You got the look that makes you stand out
Harajuku girls, I’m looking at you girls
You mix and match it girls
You dress so fly and just parade around (arigato)

Posté par David Yukio à 11:22 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

25 juin 2005

Illustrateurs taiwanais - Yellow



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


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Après quelques jours de vacances bien méritées, me voici de retour avec l'envie de vous faire découvrir de superbes artistes taiwanais. Il s'agit d'une équipe composée des illustrateurs Chen, Shu-Fen/Common (Ping Fan), du scénariste Yin Hua et de la traductrice Mariko Suzuki.

Le livre s'appelle "Yellow HEX AD 8C 38"; allez savoir pourquoi un tel nom mais il est plus connu sous le nom de Yellow. Il fait 54 pages, les dialogues sont en anglais, japonais et taiwanais et il raconte l'histoire d'une jeune fille, dans un bar, perdue dans ses pensées à propos d'une histoire d'amour commencée dans son entreprise.

Si je parle de ce livre c'est que les illustrations sont superbes, trés différentes de ce que j'ai vu jusqu'à présent de la part d'artistes japonais ou occidentaux. J'aime tout particulièrement la couleur de la peau de l'héroïne, la finesse de ses cheveux, l'emploi des couleurs... les dessins sont un véritable enchantement, j'espère que vous apprécierez :-)

Vous pouvez le commander sur le site
http://www.nippon-export.com/catalog/product_info.php?products_id=9364 ou bien voir à la librairie Tonkam 29 rue Keller 75011 Paris, téléphone 01 47 00 78 38, http://www.tonkam.com s'il est encore disponible.


[EDIT 29/10/2011]
D'autres photos en bien meilleure qualité ici : http://medeeenfurie.com/blog/2011/04/03/test/

Voici les couvertures des quatre livres que je possède ainsi que deux extraits de Yellow.

Yellow
CanalBlog Artbook Yellow

Blue
CanalBlog Artbook Blue

Red
CanalBlog Artbook Red

White
CanalBlog Artbook White

Yellow - extraits
CanalBlog Artbook Yellow EXtrait01

CanalBlog Artbook Yellow EXtrait02

Posté par David Yukio à 11:16 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]

12 juin 2005

Ozu Yasujiro et le kanji mu ( le vide, le néant )



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Dans les années 90 j'ai visionné beaucoup de films de Ozu. Il s'en dégageait une telle sérénité que je me sentais moi même apaisé en les regardant. Je traversais alors une période difficile, déprimante, où mon seul rayon de soleil était le Japon.
J'ai ensuite beaucoup lu sur ce grand réalisateur et, parmi beaucoup de points passionnants, l'un m'a particulièrement intrigué. Il s'agit du kanji ( idéogramme chinois ) gravé sur sa tombe, à Kita-Kamakura, dans le temple Engaku. Ce kanji se prononce mu et il signifie le Vide, le Néant. Attention cependant à ne pas y voir la connotation négative occidentale d'absence, de disparition mais un sens bien plus positif, oriental, qui est l'idée de faire un avec l'univers, de se fondre dans ce qui nous entoure. Difficile en effet d'imaginer un homme si humaniste, si amoureux de la vie portant pour l'éternité un symbole négatif sur sa pierre tombale.


Voulant en savoir plus sur ce fameux caractère mu, sa signification, son origine, voici les indices que j'ai recueillis ces dernières années.

"Formes de l'impermanence, le style de Yasujiro Ozu" de Youssef Ishaghpour chez "De parti pris, Yellow now"
Ozu a fait graver sur sa tombe mu, Rien, le mot fondamental de la pensée zen."

"OZU" de Donald Ritchie chez "Lettre du blanc"
"Sa tombe est gravée du seul caractère mu - un concept esthétique, un terme philosophique que l'on traduit généralement par "vide" ou "vacuité".

"Tokyo ga" Documentaire de Wim Wenders
"La tombe de Ozu ne porte pas de nom mais seulement un signe chinois ancien, mu, qui signifie le vide, rien."

Dans mes dictionnaires de japonais, mu est traduit par "rien, néant, négation, sans, ne pas être".


C'est en 1938 que Ozu, lors de son service militaire, demanda à un moine chinois de lui peindre ce caractère mu. Sur le site en anglais http://www.easterwood.org/ozu/062103exhibit/kamakuraexhibit2.html on trouve la copie d'un livret d'exposition consacré à Ozu avec ce fameux kanji, celui-là même qui fut dessiné par le moine chinois et qu'Ozu garda jusqu'à sa mort. On remarquera l'aspect calligraphié trés différent du kanji dessiné dans les dictionnaire, lui même encore différent du kanji représenté sur la tombe de Ozu.

Le dessin du moine chinois.

CanalBlog Cinema Ozu Mu Calligraphie01

Le kanji mu, tel qu'il apparait dans les dictionnaires.
CanalBlog Cinema Ozu Kanji Mu

En Avril 1997, lors de mon premier voyage au Japon, je me suis bien sur recueilli sur sa tombe, en voici quelques photos.
C'est le même kanji que plus haut, mais sous une calligraphie encore différente.

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe01

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe02

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe03


Tokyo Ga de Wim Wenders.
Ryu Chishu se recueillant sur la tombe de Ozu.
CanalBlog Cinema Ozu Mu Chishu Ryu Recueillement Tombe

De retour en France j'avais envie de me faire un tatouage sur la poitrine avec ce caractère tellement ce pays m'a profondément marqué. J'ai pourtant attendu sept longues années avant de franchir le pas, fin 2004, pour être sur et certain de vouloir être marqué à vie. Les films de Ozu condensent de façon dépouillée mes goûts, mon sens de la beauté, il a su cent fois mieux que moi exprimer ma vision du monde, c'est pourquoi je tenais à porter en moi le même signe.

Mon tatouage ( j'en suis très fier :-) )

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tatouage01

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tatouage02

Le Mono no aware
Dans plusieurs livres consacré à Ozu comme "Ozu Yasujiro" de Shiguhiko Hasumi" mais aussi dans le livre de Donald Ritchie on mentionne surtout le Mono no aware comme concept représentant la philosophie de ses films.

"OZU" de Donald Ritchie chez "Lettre du blanc"
"Les textes fondamentaux du Zen font de l'acceptation et de la transcendance du monde le point nodal de l'art de vivre qu'ils proposent, tandis que l'art narratif japonais traditionnel célèbre le monde tout en y renonçant. De nos jours on emploie souvent le terme mono no aware pour décrire cet état d'esprit ou, selon le mot de Tamako Niwa "la tristesse sereine" qui nous envahit à la vue du monde. On l'utilise également pour décrire l'acceptation tranquille d'un monde en transition, le plaisir innocent et éphémère goûté à l'activité quotidienne ou encore le contentement procuré par la précarité de sa propre existence."


Les deux termes sont bien sur complémentaires pour décrire la philosophie de Ozu, c'est pourquoi je ne pouvais parler de mu sans le mono no aware.


MISE A JOUR 2010

En avril 2010 je suis allé trois semaines à Tôkyô et, bien sur, je me suis rendu à Kamakura me recueillir sur la tombe du maître.

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe04 2010

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe05 2010

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe06 2010

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe07 2010


Posté par David Yukio à 11:07 - Cinéma japonais - Permalien [#]

05 juin 2005

Takuboku Ishikawa ( 1886 - 1912 ), poète



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En 1938, Georges Bonneau écrit "Takuboku meurt à vingt-sept ans, ayant, du fond même de la misère humaine, jeté vers le ciel trop haut et la terre trop sourde la plainte la plus désespérée de toute la poésie japonaise."

Je voue une grande admiration à ce poète, qui a su mieux que quiconque traduire la souffrance que j'éprouvais il y a encore quelques années envers mon enfance et le déracinement du lieu où j'ai grandi... Mon image du déracinement est celle d'un enfant, planté dans le sol où il a grandi et qui un jour de déménagement en est arraché violemment, laissant en terre une jambe cassée au niveau de la cuisse, restant handicapé pendant trés longtemps.

Cette note a pour but de vous faire découvrir ce grand poète japonais qui est trés accessible aux occidentaux. La poésie de Takuboku n'est ni elliptique ni élitiste, elle parle simplement de la vie de tous les jours, de la tristesse, des regrets, du temps qui passe avec des mots simples. En seulement quelques mots les images prennent corps, les émotions sont palpables et on replonge avec Takuboku dans notre enfance. Tel est le pouvoir du poète, abolir le temps et faire remonter des tréfonds d'anciennes blessures. En quelques lignes, de façon intense et parfaite, les tourments du coeur sont exposés à vif.


Notes biographiques
Takuboku Ishikawa est né le 20 Février 1886 près de Morioka dans la province d'Iwate au nord-est du Japon. Takuboku est un brilliant étudiant puis il se détourne des études et animera plusieurs mouvements contestataires dans son lycée. En 1902, après avoir été découvert trichant aux examens il quitte l'école sans diplôme.
A 17 ans, plusieurs de ses poèmes sont déjà publiés dans la revue Myojo.
En 1906, il obtient un poste d'instituteur à Shibutami.
Le 13 avril 1912, Takuboku Ishikawa décède de la tuberculose dans sa vingt-septième année, peu après sa mère morte en mars.


Trois recueils de poèmes de cet écrivain sont disponibles chez Arfuyen

Fumées
CanalBlog Livres Fumées

Ceux que l'on oublie difficilement
CanalBlog Livres Ceux Que L On Oublie Difficilement

L'amour de moi
CanalBlog Livres L Amour De Moi

Extraits de la préface d'Alain Gouvret de "L'amour de moi" chez Arfuyen
"Dans "Fumées", des souvenirs reviennent semblables aux nuées qui s'élèvent dans le ciel de la capitale. Les poèmes témoignent de l'attachement au pays natal et à l'enfance mais aussi du déchirement du départ.
"Ceux que l'on oublie difficilement" remémore les errances dans les régions froides du Hokkaido ainsi que ceux, amis ou rencontres, qui ont marqué le jeune poète.
"L'amour de moi" s'inscrit dans une veine plus personnelle encore. Takuboku note les émotions qui se présentent à lui au gré de la mémoire ou du vécu quotidien.

La tristesse accablante qui émane de nombreux poèmes évoque davantage la condamnation d'un système générateur de souffrances et de malheurs que la sensibilité à l'impermanence des choses que l'on trouve dans la poésie classique japonaise."

Takuboku utilise le Tanka plutôt que le Haiku. Le Tanka est formé de trente et unes syllables selon l'ordre suivant 5/7/5/7/7. Pour rappel, le haiku, bien plus connu en Occident, est le premier vers du tanka..


Petite sélection de poèmes, j'espère que vous apprécierez ces merveilles!

Par les fenêtres du wagon
jusqu'à trois fois j'ai regardé ces noms de villes
qui me furent familliers


Ce poème chinois d'une stèle
sur le sentier des paturages des monts Hakodate
même cela je l'ai un peu oublié

Elle attendait de me voir ivre
pour alors chuchoter
diverses choses tristes


Je voudrais à nouveau m'appuyer au rebord
du balcon
de l'école de Morioka

Comme cerf-volant au fil coupé
l'allégresse de mes jeunes années
s'en est allée au vent


Comme un fauve qui souffre
mon esprit s'apaise
quand j'entends parler du pays

La balle
que j'avais lancé sur le toit de l'école
qu'est-elle devenue


De retour au pays cette douleur en moi
la route a été élargie
le pont est neuf

Je finis cette note en insistant sur deux poèmes que j'apprécie plus particulièrement

De retour au pays cette douleur en moi
la route a été élargie
le pont est neuf
Je remonte quelques années en arrière, cinq, six ans... de retour chez moi, l'intérieur de la gare avait été refait; disparu le charme de ce bâtiment d'une sous-préfecture de province, remplacé l'ancien guichet par un nouveau impersonnel et morne type gare RER. Quelle tristesse, même cela disparait, le pays change, se transforme et c'est douloureux.


Ce poème chinois d'une stèle
sur le sentier des paturages des monts Hakodate
même cela je l'ai un peu oublié
On fera attention au "Même cela", sous-entendant beaucoup plus qu'une première lecture ne le laisse supposer. Premièrement il signifie qu'il a oublié énormément de choses et pas seulement ce poème chinois, ensuite qu'il croyait que certains souvenirs résisteraient au temps. Quelle cruelle déception et chagrin cette "trahison" a du être pour lui. A plusieurs reprises j'ai ressenti la même angoisse, toujours quand un souvnir enfoui de mes jeunes années refaisait surface, au détour d'une chanson, d'une photo... C'est moins douloureux aujourd'hui, est-ce un bien, est-ce un mal?

Posté par David Yukio à 10:56 - Livres, revues... - Permalien [#]

03 juin 2005

DVD de Kabuki : 3 heures de spectacle majestueux!!!!!



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Le DVD d'un spectacle de Kabuki qui dure 3 heures, c'est le cadeau que je viens de me faire :-)

J'avais vu chez Junku, la librairie japonaise du quartier de l'Opéra à Paris, ces DVD fin 2004 lors d'une réprésentation de Kabuki à Chaillot mais les prix étaient excessifs. J'ai alors patiemment cherché sur le web pour finalement trouver un site anglais qui les vends pour 30 livres ( autour de 45 euros, frais de port inclus ) : http://www.farsidemusic.com/acatalog/
Sur la page d'accueil, cliquer à gauche sur SiteMap puis, au centre de l'écran, choisir DVD - Kabuki

A noter que sur ce site, la page où on saisi son numéro de carte n'est pas en https mais en http et contient une zone qui elle est en https. Après quelques minutes d'hésitation j'ai quand même sauté le pas même si c'est la première fois que je vois ce système.
On évitera en revanche d'acheter sur ce site http://www.martygrossfilms.com/films/masterpiece/masterpieces_kabuki_synopses.html où les mêmes DVD sont à 80 dollars :-( En revanche il y a quelques infos absentes du site de farsidemusic, notamment la durée de la pièce!


Le nom de la collection de ces DVD est "The best selection of Kabuki" chez SHV ( Shochiku Home Video ) et la pièce que j'ai vue s'appelle "Yamato Takeru".

Voici un extrait du livret "Yamato Takeru est la première et mieux connue des pièces du kabuki moderne appelé "Super Kabuki" qui a été développé par Ichikawa Ennosuke III et sa troupe d'acteurs dans les années 1990. Cette pièce a été écrite par le célèbre philosophe et historien Umehara Takeshi et est basée sur l'histoire du légendaire héros Yamato Takeru, comme racontée dans le recueil de mythes du 8ème siècle appelé Kojiki. Bien que Yamato Takeru soit assez orthodoxe dans son usage des techniques du Kabuki, des touches modernes comme les costumes et les effets spéciaux sont ce qui définissent ce genre appelé Super Kabuki. Superbes chorégraphies pour les scènes de combat, scène où l'acteur vole dans les airs, changements rapides de scènes, où un acteur peut jouer plus d'un rôle à la fois, passant de l'un à l'autre en un clin d'oeil, tout ceci est la marque des production Ennosuke."

L'image est trés belle mais la pièce est uniquement en japonais. Il y a néanmoins possibilité de commentaires audio en anglais au début d'une scène expliquant son déroulement mais les dialogues ne sont pas sous-titrés. Pour ceux qui lisent l'anglais, dans le livret joint au DVD, il y a la présentation de la pièce, acte par acte, scène par scène de façon détaillée qui permet de bien comprendre l'intrigue : l'histoire se déroule dans le Japon de l'époque Yamato, l'empereur a deux fils dont l'un tue accidentellement l'autre. Pour le punir, son père l'envoie pacifier une région qui s'est rebellée. S'ensuivent de nombreux combats, une histoire d'amour avec une princesse, l'intervention d'un dieu de la montagne ... Impossible de tout résumer ( la pièce dure quand même trois heures ) mais les rebondissements sont multiples, comme il se doit dans ce genre de pièce. Bref que du classique mais avec des costumes si beaux, aux couleurs si chatoyantes, des maquillages superbes que j'étais heureux d'avoir vu un spectacle aussi sompteux.

Je ne me permettrais pas de faire des commentaires sur le jeu des acteurs ni sur la mise en scène vu que je ne maîtrise pas du tout les arcanes de ce théâtre mais cette pièce est jouée par une grande star du Kabuki, Ichikawa Ennosuke III, gage de qualité. Je ne peux donc que vous conseiller l'achat de cette merveille.


Présentation de la pièce et du DVD

Pièce en trois actes, enregistrée en 1995, à Tokyo, au théâtre kabuki-za
Durée : 180 minutes
Langue : japonais
Sous-titres : japonais au début de chaque scène pour en faire une présentation
Commentaires audio : en anglais, au début de chaque scène pour en faire une présentation
Livret de 12 pages : en japonais et en anglais, présentation du Kabuki sur deux pages, de la pièce scène par scène sur trois pages, distribution de la pièce sur une page

Distribution des principaux roles
Prince Ôusu : Ichikawa Ennosuke III
Prince Ousu ( Yamato Takeru ) : Ichikawa Ennosuke III
Princesse Etachibana : Ichikawa Emiya II
Princesse Otachibana : Ichikawa Shunen
Princesse Yamato : Ichikawa Emisaburô
Kumaso Takeru l'ancien : Bandô Yajûrô
Kumaso Takeru le jeune : Nakamura Shinjirô
Yairepo : Ichikawa Enya
L'Impératrice : Ichikawa Monnosuke
L'Empereur : Ichikawa Danshirô IV


Quelques images

CanalBlog DVD Kabuki Couverture

 

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs01

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs02

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs03

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs04

 

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs06

 

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs07

 

CanalBlog DVD Kabuki Acteurs05



Partie multimédia

Un extrait de pièce sur Youtube!
http://www.youtube.com/watch?v=YGmOXXY72K4


Commentaires repris de mon ancien blog

Bonjour,
Nous sommes deux à monter une exposition intitulée "invitation à la culture japonaise" pour le début de l'année 2006 en banlieue parisienne. Nous recherchons des vidéos sur le kabuki et le nô sans devoir dépenser des "sous" que l'on a pas... les subventions étant tout à fait aléatoires. Auriez-vous des tuyaux pour trouver ces rares documents visuels ?
Merci d'avance.

Ecrit par : muguette | 23.06.2005

Posté par David Yukio à 10:49 - Danse, théâtre - Permalien [#]

27 mai 2005

Femmes de plâtre de Romain Slocombe - bondage japonais



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Un nouveau recueil de photos de Romain Slocombe vient de sortir. Le livre s'intitule "Femmes de plâtre", édité chez La Musardine et, comme d'habitude chez Slocombe, il s'agit de photos de jeunes japonaises à l'hôpital, couvertes de bandages et de plâtres. Une quarantaine de photos prises dans les années 90, fortement érotiques mais aucune nudité n'est visible, cet ouvrage est donc accessible à tout un chacun.

CanalBlog Livres Japon Femmes De Plâtre

Sur le site de la musardine il y a quelques photos visibles :-)


Posté par David Yukio à 10:47 - Livres, revues... - Permalien [#]

Concert de A.S Dragon au Point Ephémère le 23 Mai 2005

Aujourd'hui je fais une exception à la règle de ce blog consacré au Japon. Je vais en effet faire le compte-rendu de l'excellent concert d'un groupe français, appelé A.S Dragon auquel j'ai assisté le lundi 23 Mai 2005 au Point Ephémère à Paris, près de Stalingrad.

Voici le site officiel du groupe si vous souhaitez en savoir plus sur eux : http://www.asdragon.com/ car mon but n'est pas de les présenter.


CanalBlog Concert AS Dragon Flyer 2005

Petite précision, je me suis rendu à ce concert sans jamais avoir entendu la moindre de leurs chansons mais je cherchais un concert pas cher, d'un groupe qui bouge bien et c'est suite à une excellente critique de la revue Rock And Folk que je me pointe au Point Ephémère.
La salle est située Quai de Valmy, elle est assez petite ( une petite centaine de personne je pense ), c'est l'endroit révé pour un groupe qui se veut proche de son public et le demi est à 3 euros, que demander de plus :-)

La première partie est assurée par Polar, chanteur français intimiste style folk. Il est seul sur scène avec sa guitare et arrive à capter l'attention du public par sa voix, ses textes et une émotion palpable ainsi qu'un plaisir d'être là ce soir. Le moment le plus agréable fut quand il est descendu de scène, allant dans la salle avec sa guitare et continant à chanter. Lors d'un concert au Gibus pour le tremplin "Passe ton bac d'abord", un batteur avait fait la même chose, descendant avec sa grosse caisse au milieu du public, s'écartant, presque intimidé, sur son passage. Son set a duré à peu près de 20H45 à 21H30 si mes souvenirs sont bons.

A 22H00, déboule enfin A.S Dragon!!!!! Les cinq membres sont tous en blanc, de la tête aux pieds à part Natasha, la chanteuse qui porte encore, pour le moment, une veste marron. Trés vite le décor est planté, c'est Natasha, chanteuse, danseuse, front-woman qui va focaliser les regards du public et assurer le show. Elle possède une belle voix , est belle, bouge super bien genre panthère sensuelle... c'est un vrai plaisir que de la regarder. Rapidement elle tombera les chaussures et la veste pour laisser apparaître une simple bande de tissu blanc de la largeur d'une main autour de sa poitrine retenue par trois épingles à nourrice! Une décharge d'électricité balaye la salle, d'autant plus que sa peau blanche sous l'éclairage est du plus bel effet. Le groupe assure mais j'avoue ne faire que peu attention à eux, mes regards ne quittent pas Natasha, elle se déhanche trop bien, on devine l'ancienne danseuse qui prend son plaisir! A trois reprises elle sautera dans la fosse, chacun tendant ses bras pour toucher l'idole d'un soir mais personne n'osera lui enlever son protège poitrine, il y a des choses qui ne se font pas envers une grande dame :-)

Petit regret, le concert finit à 23H00, rappel d'une chanson comprise, A.S Dragon n'aura joué qu'une petite heure alors qu'on les aurait accompagné toute la nuit! En résumé, superbe concert, ambiance survoltée, groupe à suivre de trés près et une super soirée !!!!!

Désolé pour ceux qui attendaient la set-list mais je rappelle que je découvre ce groupe ce soir :-)

Gros regret, je n'avais pas mon appareil photo :-( Si quelqu'un en a, merci de me contacter, ça me fera trés plaisir. Le lendemain midi j'étais à la FNAC pour acheter un billet pour le concert du soir mais ils n'en avaient plus! Qu'à celà ne tienne, à 20H00 je suis devant le Point Ephémère mais c'est complet, aucun billet ne sera en vente, preuve du succès du groupe! Bon, j'attendrais mais je les verrais encore, hors de question d'en rester là!


Notes liées dans mon blog

Liste articles musique, concerts, DVD


Commentaires repris de mon ancien blog

a part fantasmer sur Natasha...tu pourrais pas nous parler un peu de la zic??

Ecrit par : sherlock | 31.05.2005

 

Posté par David Yukio à 10:44 - Musique : JPop, JRock, Visual Kei et concerts - Permalien [#]

22 mai 2005

Kimagure Orange Road ( Max et Compagnie ) : paroles de chansons



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés



Hier soir j'ai fini de revisionner le dessin animé Max et Compagnie. Pour ceux qui s'en souviennent, cette série a débarqué en France sur feu la 5 au début de l'année 1990. Constituée de 48 épisodes, elle est, de mon point de vue, l'une des meilleures sur l'adolescence avec ses amours naissants, ses incertitudes, ses espoirs aussi... En résumé il s'agit d'un classique triangle amoureux entre un garçon et deux filles mais, petite particularité, le garçon est doté de pouvoirs magiques :-)

CanalBlog Anime KOR DVD

Je vous renvoie vers ces liens pour une présentation de la série et des personnages puisque mon propos n'est pas de faire une Nième revue de ce manga.
Critique des deux box DVD VOSTF
http://www.dvdanime.net/critiqueview.php?id_critique=1021
http://www.dvdanime.net/critiqueview.php?id_critique=1343


Pour aller un peu plus loin :
http://madoka.ayukawa.free.fr/kor1024.htm



Si j'ai décidé de consacrer une note à cette série c'est qu'elle m'a apporté beaucoup de plaisir au visionnage, que ce soit par les personnages ( la belle madoka ( Sabrina ), l'indécis Kyosuke ( Max ) , la pétillante Hikaru ( Pamela )), les histoires tour à tour drôles, émouvantes, prenantes, et, par dessus tout, par une représentation étonnament juste de l'adolescence et de ses peines de coeur.


La belle Madoka
CanalBlog Anime KOR Madoka01

CanalBlog Anime KOR Madoka02

Pour moi, cette série est un petit bijou, un instant de grâce dans l'animation japonaise, et même passé 30 ans on la revisionne avec grand plaisir.

Petit conseil, achetez la VOSTF et surtout pas la VF, vous aurez ainsi un épisode supplémentaire et des scènes qui avaient été censurées dans la VF. Surtout, les dialogues traduits permettent de se rendre compte que cette série s'adresse plus aux ados qu'aux enfants. Ces dialogues ont été massacrés en France, dénaturant la plupart des scènes, laissant de côté toute émotion au profit d'échanges sans profondeurs entre les personnages. Toute la finesse de la série, l'amour des personnages, leurs émotions passant par ces dialogues, je ne peux que vous recommander la VOSTF pour pleinement apprécier ce dessin animé culte.

La semaine prochaine j'achète le box des OAV ( épisodes réalisés pour le marché de la vidéo ) car j'ai trop envie de retrouver ce petit monde :-)

Mention spéciales aux génériques de début avec les paroles traduites en français. On se rends alors parfaitement compte de la différence de qualité entre la VF ( chansons hyper banales ) et la VO ( textes recherchés, belles mélodies ).

Un de ces génériques
http://www.youtube.com/watch?v=79dCwPn1OVQ

Paroles du générique de début japonais recopiées à partir des DVD édités chez Declic Images :

2ème générique
Sans enlever ton tee-shirt tu es allée dans une mer scintillante.
Tu as plongé comme pour éviter un baiser.
Les pétales blancs de ta jupe mouillée
Une source bleue s'étendait.
J'ai fermé un oeil
Alors que je devenais un autre moi-même.
Oh Baby, dis-moi, dis-moi que c'est bien un caprice.
Tell me love you, tell me that you need me!
Raconte-moi, raconte-moi, ange de l'été.
Tell me lover, tell me that you love me!
Oh Baby, dis-moi, dis-moi que tu connais la passion.
Tell me love you, tell me that you need me!
Dis-moi, dis-moi, tu es un mystère!

3ème générique
D'habitude, je suis à tes côtés en voiture
Alors que tu conduis durant la nuit précieuse.
Mais lorsque tu as appelé pour annuler, tu mentais
J'ai raccroché en faisant semblant de rien.
La couleur de ma manucure sèche
Décore tristement ma nuit vide.
Je suis l'actrice dans le miroir
Je n'avais qu'à le dire franchement
Mes soupirs résonnent dans mes oreilles
Car je t'aime.
Je suis l'actrice dans le miroir
Plus je joue la comédie
Plus mon vrai visage disparaît : tu m'as brisé le coeur.
Je suis l'actrice dans le miroir
Si au moins je pouvais pleurer
Je fais la fière et cela change mes mots
Car je t'aime.
Je suis l'actrice dans le miroir
Je me rends compte du poids de ma faute
C'est fini maintenant
Tu m'as brisé le coeur.


Commentaires repris de mon ancien blog

hello , orange road , c'est tout une époque , j'étais un grand fan et sa l'es équalement à l'heure actuel , par contre , quel déception au niveau des films et la suite d' orange Road , car retirer Akemi Takeda au design , le charme de la série perd toute sa magie ....T__T

Ecrit par : kham | 25.05.2005

 

salut j'ai fais un forum sur le japon les manga...

http://communaute-manga-bd.forumactif.com/

Ecrit par : full attitude | 25.05.2005

Posté par David Yukio à 10:34 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]