Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

12 octobre 2015

Le quartier d'Akihabara vu des toits



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Akihabara, ou Akiba pour les intimes, est à Tôkyô le paradis des otakus, des gamers et des technophiles de tout poils. Ce quartier, séparé par une grande artère, elle même traversée par le métro aérien, est sur la fameuse ligne de chemin de fer Yamanote. Quand on débarque dans cet endroit, on est tout de suite abasourdi en voyant les façades des immeubles noyées sous la publicité, les posters géants de personnages de mangas, de jeux-vidéos et de Jpop. Néanmoins si ce quartier est déjà sidérant vu du plancher des vaches, il est encore plus passionnant à observer des toits. Pour y arriver il faut utiliser les escaliers qui sont flanqués sur le côté de certains immeubles MAIS attention, ils ne sont pas facilement repérables, c'est pourquoi je rédige cet article :-)

La grande artère d'Akihabara avec le métro aérien.
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Le quartier vu du sol, avec ses façades surchargées de publicité.
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Akihabara vu des toits; pas mal non? Peu de gens y vont car ils ne connaissent pas l'existence des escaliers dont je vais parler!
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Une chose à savoir est que les immeubles au Japon peuvent renfermer, à chaque étage, des magasins qui n'ont aucun lien entre eux, à la différence des grands magasins parisiens comme le Printemps. Pour accéder à ces magasins, il faut utiliser les escaliers qui sont sur le côté des immeubles car passer d'un étage à l'autre à l'intérieur des bâtiments (par un escalator ou un ascenseur) est en général impossible.

Exemple de panneau au rez-de-chaussée listant les différents magasins d'un immeuble.
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Voilà à quoi ressemble un toit des immeubles d'Akihabara; une terrasse toute simple, une balustrade ET une putaing de vue sur le quartier!
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Alors, première chose : il faut repérer les escaliers à côté des immeubles. Une fois qu'on sait qu'ils sont là ils sont faciles à repérer mais en 1997 et 2004, date de mes premiers voyages à Tôkyô, je ne les avais pas vus pour la simple et bonne raison que je ne les cherchais pas, n'étant pas au courant de leur existence.

Photo avec un immeuble ayant, sur sa droite, de jolis escaliers laissant passer le ciel.
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Détail de la photo précédente.
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Cette fois, sur la façade de l'immeuble jaune, les escaliers sont peu visibles.
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Un autre immeuble, très fin, où cette fois les escaliers tournent en rond jusqu'au sommet. Ceux-là sont on ne peut plus visibles.
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Dernier et joli exemple : un immeuble avec ses escaliers bien exposés aux regards de tous les passants. Mais pour les emprunter il faut penser à lever son nez et, surtout, à prendre le temps de regarder.
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La nuit Akihabara est encore plus beau que de jour; les néons brillent de mille feux, les immeubles sont illuminés... on se croirait vraiment dans un autre monde quand on débarque de Paris.
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Le quartier de nuit, vu des toits.
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26 septembre 2015

"Spécial Japon - L'empire du soleil des sens" - Revue Photo numéro 225 de juin 1986



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Le numéro 255 de la revue Photo de juin 1986 était dédié au Japon avec un méga dossier de plus de cent pages. Il était sous-titré "Spécial Japon - L'empire du soleil des sens" et j'ai scanné les reportages les plus intéressants de ce numéro. Comme vous le verrez, peu de texte mais beaucoup de photos. En 1986 le Japon était encore pour les français un pays mystérieux, à l'autre bout du monde et plusieurs reportages de ce numéro de Photo font surtout dans le sensationnel et le spectaculaire.

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"PHOTO N° 225 JUIN 1986 18 F
Notre couverture : Garo Aida. Recherche personnelle. 1985. Boîtier 4,5 x 6. Objectif 150 mm. Temps de pose : 1/60 s à f : 11. Film  Ektachrome 100 Iso. Flash électronique.

Page 4 Photo News
Nouvelles, expositions, images...

Page 44 Spécial Japon
Fascinant, déconcertant, irritant : le Japon tel que nous l'avons vu en avril 86.

Page 46 "A Day In the Life".
Pendant 24 h, cent photographes ont sillonné l'île, pour découvrir les visages multiples du Japon d'aujourd'hui.

Page 56 Yoshihiro Tatsuki
... ou l'extrême perversité.

Page 68 Stalin
Un groupe de rock soulève les passions d'un photographe : l'attrait de l'extrême violence.

Page 74 Kazuhiro Kobayashi
Un Japonais regarde l'Occident.

Page 78 Hiromi Tsuchida
Nié mais incontournable, enfoui mais toujours présent, l'éternel souvenir : Hiroshima.

Page 84 Noriaki Yokosuka
L'une des stars de la photographie de mode nippone : l'extrême sophistication.

Page 92 Tom Jacobi
Sous le regard d'un Allemand, des Japonais jouent à la guerre... l'extrême dérision.

Page 98 Kazumi Kurigami
L'un des meilleurs photographes de publicité : l'extrême créativité.

Page 106 Kishin Shinoyama
Le « Shinorama » : l'homme et la femme à l'heure de Tsukuba...

Page 114 Akira Ishigaki
Étonnant, délirant... l'extrême érotisme."

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"PACIFIC PRESS  
Dans un pays relativement fermé aux étrangers, un Américain, Bob Kirschem-baum, s'est installé et a créé l'agence photographique qui est devenue la plus importante du Japon : « Pacific Press ». Le marché de la publicité, y compris l'énorme marché du calendrier (qui mobilise des centaines d'entreprises publiant et distribuant chaque année des millions de calendriers) est de loin, le marché le plus lucratif. Bien que moins payé que les autres, celui de l'édition est assez vaste. Le marché des expositions de photographies artistiques est en plein essor, au niveau des galeries d'abord, mais aussi dans le cadre de grands magasins. Au Japon, la publicité et l'édition, sans oublier les créateurs impliqués, manifestent un intérêt grandissant pour les photographes étrangers. Pratiquement tous les grands photographes et la presque totalité des plus célèbres agences de presse européennes et américaines sont représentés sur ce marché, si peu compétitif mais tellement lucratif, par une petite demi-douzaine d'agences, toutes situées à Tokyo. La PPS, comme disent les Japonais, la Pacific Press Service est l'une d'elles. Alors que la plupart des autres agences se spécialisent, la PPS couvre tous les secteurs. Elle propose aux rédacteurs une inépuisable banque d'images et les services de ses photographes. Aujourd'hui trente-cinq personnes sont employées dans les bureaux de Tokyo et Osaka. La PPS a déjà organisé toute la mise en place et le déroulement de grandes expositions : Cartier-Bresson, André Kertész, Sarah Moon, Magnum Photos, Ansel Adams, et Robert Capa. En tout juste une semaine, en ce printemps 1986, la PPS a organisé à Tokyo une exposition consacrée à Edward Steichen, une autre sur Hiroshi Hamaya et enfin une exposition des photos publiées dans le livre « Un jour dans la vie du Japon»... Belle activité !"

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"Les cent photographes du projet lors de la photo souvenir réalisée par Neal Slavin. Depuis cinq ans, une fois par an, à date non fixe, la photographie mondiale connaît de curieuses migrations. Cent de ses meilleurs membres viennent de tous les coins de la terre, se retrouvent dans un pays précis, et le mitraillent en un jour, jusqu'à épuisement. L'aventure s'appelle «A day in the life of...» (un jour dans la vie de...). Elle a été imaginée par deux photographes américains, Rick Smolan (suite p. 132)"

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"8 HEURES, TOKYO.
Le marché aux légumes d'Akihabara. Photo : Neal Ulevich.

16 HEURES, OSAKA.
Punks japonais sur le pont du Dotombori. Il y a très peu de blondes naturelles au Japon... Photo : Roger Ressmeyer.

21 HEURES, SAPPORO.
Le Pachinko. Jeu (et obsession) national(e) japonais(e). 70 % des hommes et 30 % des femmes s'y adonnent régulièrement. 18 milliards de dollars passent chaque année dans ces machines. Photo : Raphaël Gaillarde."

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"22 HEURES, OSAKA.
Un hôtel « capsule ». Prix de la nuit : 120 F. Conçu à l'origine dans le quartier des plaisirs pour les gens ayant raté leur train, cette formule a été reprise dans tout le Japon. Attention ! Une seule personne par capsule! Photo : Roger Ressmeyer.

9 h 15, TOHNO.
(province d'Iwate). Un ingénieur agronome explique aux agriculteurs comment ramasser et emballer les laitues. Photo : Ian Llyod.

8 H 30.
Tous les matins le personnel de l'Asahikawa Coca-Cola fait des mouvements de gymnastique pendant dix minutes. Photo : Diego Goldberg."

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"11 HEURES, TOKYO.
L'hôpital Jujiin. Le meilleur du Japon pour la chirurgie esthétique. C'est ici, notamment, que mannequins, hôtesses et barmaids viennent se faire débrider les yeux. Une mode en vogue actuellement. Photo : Mark S. Wexler.

9 H 15, CÔTE DE SANIN.
Mannequins de police en fibre de verre. Le Japon a le taux de criminalité le plus faible du monde industriel. Un vol pour 144 aux États-Unis. Photo : James Nachtwey.

14 H 57, TOKYO.
La bourse, quelques secondes avant la fermeture. Photo : Paul Chesley."

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"8 H 30.
«Pousseurs de passagers» de trains bondés. Le plus important de l'équipement : les gants blancs, portés en permanence. Photo : Andrew Slawicki.

14 H 30, TOKYO (DISNEYLAND).
La rencontre de l'Extrême-Orient et de la conquête de l'Ouest par trois générations de Japonais. Photo : Dilip Mehta.

23 H 15, KINKI.
Gourmets d'un sushi bar. Photo : Yoshiaki Nagashima."

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"Jusqu'à sa dissolution au début de cette année, le groupe rock "The Stalin" a été l'idole de tous les teenagers japonais. En quatre ans et neuf disques, il s'est imposé comme le seul rival possible face aux vedettes anglo-saxonnes. Akira Ishigaki (voir Photo n°198), fasciné par la personnalité du chanteur du groupe, Michiro Endo, l'a suivi depuis ses débuts. Il vient de lui consacrer un livre non publié en Occident, où le texte apparaît sous la forme de ce surprenant poème : "J'étais (suite page 70)"

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"J'ETAIS AMOUREUX DU CORPS DE MICHIRO
(suite de la page 69) amoureux du corps de Michiro qui avait deux ans de plus que moi. Il portait un jean noir serré, sexy comme des pas de somnambule. La peau perlée de sueur. Il sent légèrement comme un petit garçon. Son regard est tiré vers la lointaine obscurité. Les muscles des fesses sont éclairés par la lumière des spots. Ils s'agitent pendant quelques secondes. Une seconde après, son corps saute en l'air en décrivant une courbe. Le fil électrique de son micro joue avec ce corps qui trace une belle courbe. Je regardais le corps d'un danseur qui a un langage tranchant comme un rasoir. Y avait-il eu auparavant un homme au corps aussi attirant? Voilà, il doit être le Nijinski d'aujourd'hui! Mais quelle tristesse! L'âme de son corps n'est jamais apparue dans la photo. Un jour son amour... Si cela continue ainsi, ça"

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"FAIRE UNE PHOTO C'EST SAISIR L'ETERNITE
fait mal au coeur. A ce moment-là, on me croit photographe homosexuel. Eh bien, je n'en suis un ni de très près, ni de très loin. Je tiens à remercier, "The Stalin", qui a fait preuve de gentillesse quand je l'ai dérangé sur la scène; M. Kato, un ami avec qui je bois; M. Mizuina qui m'a trouvé beaucoup de documents; M. Mugen Kanzaki, jeune vedette de la mode; M. Makoto Sekikawa rédacteur en chef de Takarajima, qui a compris mon amour et a réalisé ce recueil de photos qui font mal au coeur... Mais il n'y a pas que des remerciements : Kentaro, rendez-moi mes 5 000 yens; Michiro, rendez-moi mes 34 000 yens. Vos fans m'ont piétiné, m'ont poussé, ont craché sur moi, m'ont attaqué. Et vous, M. Sekikawa, rédacteur en chef qui avez mis un négatif original noir et blanc en cadeau à l'intérieur de chaque livre... je vous en veux ! Bye bye, The Stalin, avec rancune... »"

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23 septembre 2015

Video Girl Ai de Masakazu Katsura et ses personnages féminins



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"Video Girl Ai" est un superbe manga dessiné par Masakazu Katsura sur les amours adolescentes. Ce fut l'un des grands succès au Japon au début des années 90. Ce chef d'oeuvre fut traduit quelques années plus tard en français par Tonkam; pour l'anecdote ce fut le premier manga publié et traduit en français avec le sens de lecture japonais.

L'histoire est celle de Yota, un adolescent malheureux en amour, qui rencontre un jour une jeune fille prénommée Ai. Celle-ci est une video girl, c'est à dire une fille issue d'une cassette vidéo et venue dans notre monde pour consoler un coeur brisé; s'ensuivront de multiples aventures, de triangles amoureux plus ou moins heureux, le tout avec une grande délicatesse dans les émotions.

Ce manga comporte de très beaux personnages féminins, c'est pourquoi j'ai voulu faire une compilation des plus beaux portraits. Vous pourrez juger que Masakazu Katsura est sans conteste l'un des tout meilleurs dessinateurs de sa génération.

Ai, la video girl.
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Moemi, le premier grand amour de Yota.
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Nobuko, la première copine de Yota.
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Natsumi, une amie d'enfance de Yota.
Canalblog Manga Video Girl Ai Natsumi01

Mai, une autre video girl, chargée de détruire Ai.
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Video Girl Len, une autre histoire de Masakazu Katsura, se déroulant quelques années après Video Girl Ai.
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Pour ceux qui croient que Masakazu Katsura ne sait dessiner que des adolescents, voici le très beau portrait d'une femme.
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15 septembre 2015

Lamu (Urusei Yatsura) et le renardeau transformiste



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Urusei Yatsura, connu en France sous le nom de Lamu, est inconstestablement le chef d'oeuvre de la mangaka Rumiko Takahashi. L'histoire est celle de triangles amoureux entre Lamu une extraterrestre, Ataru un adolescent obsédé et malchanceux au possible et une ribambelle de jeunes filles terrestres, aliens, démoniaques... avec en plus une foultitude de personnages secondaires tous plus étonnant les uns que les autres. Ce manga accumule les histoires toutes plus loufoques les unes que les autres mais également de beaux moments de poésie et de tendresse.

Parmi ces personnages, mon préféré est un petit renard, un renardeau, qui tombera amoureux de Shinobu, le premier amour de Ataru. Mignon au possible, ce renardeau est transformiste et peut se métamorphoser en n'importe quel personnage. Ses histoires sont émouvantes, touchantes de naïveté et on rêve qu'il puisse réaliser ses rêves.


Voici deux de ses aventures; vous noterez que je les ai photographiées et non pas scannées car le scan aurait cassé la reliure de la très belle édition de ce manga sorti chez Glénat en 18 volumes.

Volume 11, histoire "Amour et reconnaissance" : la première apparition du petit renard.
Shinobu découvre celui-ci dans un terrain vague, maltraité par des chiens voyous; que fait-il ici, loin de chez lui... mystère mais Shinobu le sauvera et c'est alors le début d'un pur amour :-)
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Volume 12, histoire "Des renards au clair de lune".
Le petit renard n'a pas oublié Shinobu, son grand amour. Il décide de quitter sa campagne pour aller la retrouver au milieu de la grande ville.
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19 août 2015

Ashita no Joe, LE manga sur la boxe



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Ashita no Joe est un manga sur la boxe de Tetsuya Chiba avec un scénario de Asao Takamori sorti en 1968. C'est le manga le plus célèbre sur la boxe, un véritable MYTHE au Japon et une icone dans la culture populaire de ce pays, incarnant la rébellion, le jusqu'au-boutisme et le sacrifice.

L'histoire est classique dans ce genre de manga : Joe Yabuki est un jeune orphelin de quinze ans qui, petit à petit, en s'entraînant de façon intensive et acharnée, va s'élever dans le monde de la boxe jusqu'à se battre pour le titre mondial des poids coqs. Il est secondé en cela par un vieux boxeur alcoolique et irascible, Danpei Tange, qui voit en lui un talent unique.

Les matchs de boxe sont terribles, extrêmement sanglants et impressionnants; le sang gicle à flots devant des spectateurs souvent horrifiés et il n'est pas rare qu'un des boxeurs en sorte brisé. Néanmoins, même si les combats sont nombreux, c'est aussi la vie intime de Joe qui est retracée, ses espoirs, ses désillusions, sa colère contre la société, son appétit insatiable de boxer qui le consume de plus en plus...

Je vous conseille très fortement ce manga car le personnage de Joe Yabuki est non seulement incontournable dans l'univers du manga mais c'est un garçon attachant au possible et très touchant dans tous ses combats. En outre les dessins de Tetsuya Chiba sont agréables à regarder et bien détaillés, que ce soit pour les personnages ou les décors.


Voici quelques extraits de ce manga fabuleux.

Le quartier des doyas, là où résident les travailleurs pauvres de Tôkyô. Joe s'y fera de nombreux amis après un accueil pas très amical.
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La première rencontre entre Joe et Danpei; un combat mémorable entre un ado de quinze ans et un ancien boxeur sdf :-)
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Danpei et la bande de gamins devenus amis de Joe.
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Le club de boxe où s'entraîne Joe, situé sous le bien nommé "pont des larmes".
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Joe et l'amour... pas de place dans son coeur pour autre chose que la boxe et la rage des combats.
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Une des rares scènes où Joe se laissera aller à pleurer; ce n'est finalement qu'un très jeune homme, presque encore un enfant, abandonné depuis sa naissance (c'est un orphelin).
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J'adore ces planches pleine page avec une profusion de personnages, de détails ou bien des portraits empreints de majesté.
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Les combats sont violents et destructeurs pour les boxeurs.
Tooru Rikishi, l'adversaire numéro un de Joe.
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28 juillet 2015

Goldorak et les plus beaux personnages féminins



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Goldorak (Ufo Robot Grendizer) est une longue série de 74 épisodes. Au fil de ceux-ci beaucoup de personnages apparaîtront dont certaines jeunes femmes extraterrestres de toute beauté. Vous noterez que les dessinateurs se sont fait plaisir en ce qui concerne leur couleur de cheveux : lavande, violet, vert, rouge... peut-être parce que ce sont des extraterrestres?

Parmi ces dessinateurs il y avait le fameux Shingo Araki, dont les personnages féminins et les crayonnés sont reconnaissables entre mille.

Episode 63 L'ours polaire.
Alizée, peut-être la plus belle femme de toute la série, avec ses cheveux couleur lavande. C'est une savante qui veut transformer avec un rayon glaciateur les planètes en fusion en planètes habitables. Véga l'envoie détruire Goldorak en utilisant son fameux rayon.
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Episode 25 Les amoureux d'Euphor.
Aphélie, l'amour de jeunesse du prince d'Euphor. Véga lui a lavé le cerveau pour qu'elle tue Actarus.
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Episode 9 Le camp de la lune noire.
Euridie, commandant des forces de Véga, envoyée sur Terre pour tuer Actarus avec une soucoupe kamikaze.
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Episode 72 La princesse amoureuse.
Végalia, la fille de Véga, qui devait épouser Actarus avant que Euphor ne soit détruite.
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Episode 49 La dernière survivante.
Phénicia, la petite soeur d'Actarus.
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Vénusia, qui au fil de la série passera du stade de gamine insupportable à celui de belle jeune femme.
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19 juillet 2015

Le quartier de Tsukishima à Tôkyô



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La presqu'île de Tsukishima est un quartier qui est très peu connu des touristes se rendant à Tôkyô. C'est d'autant plus dommage qu'il s'agit d'un des rares endroits de la capitale japonaise à l'écart de la foule, des centres commerciaux et des fourmilières humaines comme les mythiques quartiers Shinjuku, Shibuya, Ikebukuro... Ce petit coin de paradis se trouve dans la baie de Tôkyô (voir plans ci-dessous), au sud du palais impérial.

A mon premier voyage à Tôkyô en 1997 ce coin commençait déjà à être envahi par les tours détruisant le caractère villageois de cette ancienne île. La photo ci-dessous est tirée de wikipédia et on voit bien un quartier de maisons à un étage enclavé entre des tours et une autoroute.

Pour s'y rendre, je vous conseille de descendre à la station Tsukishima (voir troisième carte ci-dessous).
Canalblog Tokyo Tsukishima Wikipedia01

Canalblog Tokyo Tsukishima Plans01

Attention, ne vous trompez pas, la partie en rouge sur le plan ci-dessous est très intéressante mais la partie la plus dépaysante est au nord de cette zone en rouge.
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Voici la partie la plus intéressante de l'île, au nord de la station de métro Tsukishima, près du point d'eau.
Canalblog Tokyo Tsukishima Plans02

Canalblog Tokyo Tsukishima Buildings01

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Pourquoi visiter ce quartier excentré de Tôkyô? Tout simplement pour son ambiance de village, ses rues fleuries, son aspect années 60, 70 car ce quartier est à mille lieues du Tôkyô futuriste de ses quartiers les plus médiatisés.

Certaines rues débordent de plantes et de fleurs; on sent que les habitants aiment leur quartier et veulent l'embellir.
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On y trouve encore des maisons construites en bois.
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J'adore ces petites ruelles où il y a juste de la place pour deux personnes, j'ai l'impression de plonger tout droit dans un manga de Mitsuru Adachi.
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Il y a aussi des petits coins où l'océan pacifique vient dire bonjour aux maisons individuelles.
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Charmant ce petit pont rouge.
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Le même coin mais de nuit.
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Et pourtant le premier contact avec ce quartier n'est pas des plus réjouissants; en sortant de la station de métro Tsukishima vous êtes nez à nez avec une autoroute ou voie rapide des moins attirantes. Pour accéder aux rues fleuries ci-dessus, il faut bifurquer à gauche en sortant de la station de métro, en allant vers le palais impérial :-)
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L'artère commerçante du quartier.
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Quelques maisons individuelles, en bois pour certaines, qui ont su garder le charme d'antan.
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Surtout n'oubliez pas de visiter ce quartier la nuit car une ambiance des plus agréables y règne. Les rues et ruelles sont faiblement éclairées, on se croirait dans un autre monde, tellement loin de villes comme Paris.
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Les berges du quartier.
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Posté par David Yukio à 11:32 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

13 juillet 2015

Jeanne et Serge (Attacker You) - Mes personnages féminins préférés, You, Nami, Shiina et Sawako



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Jeanne et Serge (Attacker You) est l'un de mes dessins-animé préférés, surtout la partie se déroulant avec l'équipe d'Hikawa.
Voici des photos des personnages féminins que j'aime tout particulièrement, que ce soit pour leur caractère ou leur beauté.

Jeanne Hazuki (You Hazuki) bien sur :-)
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Peggy Hayase (Nami Hayase), ma préférée.
Je l'adore, c'est le personnage le plus complexe de la série et elle est toujours dans des situations pénibles; elle subit les coups de l'entraineur Daimon, l'opposition de You dans l'équipe de volley, sa solitude en tant que capitaine... On la voit rarement sourire, elle a toujours l'air en colère ou malheureuse mais même pour elle la vie finira par s'arranger.
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Shiina, une des très rares amies de Nami.
Quels cheveux magnifiques.
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Sawako, l'autre amie de Nami et de Shiina.
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Posté par David Yukio à 20:25 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

09 juillet 2015

Mitsuru Adachi et ses personnages féminins



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Mitsuru Adachi est depuis quarante ans l'un des plus grands auteurs de mangas avec des titres comme Touch, Hi atari ryoko, Rough, Mixx et bien d'autres.

Une de ses plus grandes qualités est de savoir créer des personnages féminins très attachants et d'une grande beauté. En voici quelques exemples, en espérant que cela vous donnera envie de découvrir cet auteur si vous ne le connaissez pas encore.

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Posté par David Yukio à 22:11 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

27 juin 2015

Ségolène Royal et son livre "Le ras-le-bol des bébés zappeurs"



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Canalblog Livres Segolene Royal02

En 1989 Ségolène Royal a écrit son livre "Le ras-le-bol des bébés zappeurs". Elle était alors en pleine croisade contre la nullité de la télévision française, à cause selon elle des dessins-animés japonais et des séries américaines.

Ce livre de plus de vingt-cinq ans a encore une odeur de soufre dans la communauté des fans de la culture populaire japonaise, comme celui tant honni "A cinq ans, seul avec Goldorak - Le jeune enfant et la télévision" de Liliane Lurçat dont j'ai fais un article ici http://japon.canalblog.com/archives/2012/07/22/24754985.html.

Je lu dernièrement ce livre et, à ma grande surprise, ce n'est pas un brulôt contre l'animation japonaise, même si celle-ci en prend violemment pour son grade, mais plus contre la médiocrité de la télévision française de la fin des années 80 (privatisation de TF1, vente au groupe Bouygues et arrivée de la 5 de Berlusconi). Bien sur elle parle à plusieurs reprises de séries japonaises violentes, sans scénario, que ce soit des dessins-animés ou des séries live (Bioman, Metalder ...) mais elle tape aussi sur les séries américaines en citant Dallas, Les Incorruptibles et autres. Surtout elle s'interroge sur la place qu'occupe la télévision dans l'éducation des enfants et leur développement psychique.

Après cette lecture j'ai décidé de poster quelques passages qui montrent la pertinence de certains arguments de Ségolène Royal. Je me permets de mettre en gras les passages qui ont particulièrement retenu mon attention.


La quatrième de couverture
"Enfants et adolescents passent davantage de temps aujourd'hui devant la télévision qu'à l'école.
Et si beaucoup de parents s'inquiètent à juste titre des difficultés scolaires de leurs enfants, ils ont en revanche le sentiment d'être impuissants devant la médiocrité et la violence des programmes, surtout sur les chaînes commerciales. La seule logique des marchands d'images triomphe, c'est-à-dire celle du moindre coût, et elle guide le contenu de ce qui est donné en pâture à raison de deux ou trois heures par jour, à des bébés zappeurs dont le seul pouvoir se résume à la pression d'un bouton.

Les nuisances subies par les jeunes générations sont mises en évidence : comportements tantôt agressifs, tantôt repliés sur l'anxiété; cauchemars et troubles du sommeil ; perte de la capacité de concentration ; dégradation de l'image de la femme, modèles dévalorisants pour les petites filles, et guère plus positifs pour leurs compagnons de jeux. Sans faire de la télévision un bouc émissaire, il n'est pas trop tard pour refuser l'alignement sur le bas de gamme des modèles américains et japonais auquel nous assistons, à condition de savoir mettre un coup d'arrêt à la loi de l'argent. Au-delà de la dénonciation sans complaisance du système, ce livre est d'abord un appel aux gestionnaires des chaînes pour davantage de scrupules, et aux téléspectateurs pour plus d'exigences, afin que soit utilisé au mieux ce fantastique jouet qu'est la télévision."

"Ségolène Royal, trente-cinq ans, trois enfants, est députée des Deux-Sèvres. Enarque, diplômée de Sciences-Po, elle a été conseiller à la Présidence de la République. A l'automne dernier, elle jette un pavé dans la mare en lançant à la tribune de l'Assemblée nationale un "trop, c'est trop" dénonçant la montée des programmes de violence. A la condescendance des députés de droite comme de gauche s'oppose alors le formidable écho qu'elle recueille chez les téléspectateurs. Ce qui la conduit à reposer le débat en l'approfondissant."


Pages 9, 10 et 11.
"AVANT-PROPOS

Lettre ouverte aux marchands d'images
Vous avez massacré Gros Nounours, égorgé la Belle au bois dormant, zigouillé Zébulon, et Ivanohé fait figure de héros écolo, tandis que le Chicago des Incorruptibles (la série la plus violente, il y a dix ans) s'apparente à une paisible ville de province. Plus sérieusement, je vous accuse de tuer tous les jours le rêve et la tendresse, la générosité, la gratuité et le plaisir.

Vous débitez des kilomètres de violence et d'agressivité dans les espaces horaires concédés, paraît-il, au «jeune public».
Les cadavres se ramassent à la pelle. La haine et la vengeance ont remplacé les sentiments, jugés sans doute trop délicats.
Bien sûr, je connais par cœur les arguments que l'on m'opposera : d'abord que la nostalgie est ridicule; chaque époque invente ses héros. Et puisque les enfants ont toujours aimé la castagne, de Guignol à Batman. Pourquoi les en priver ? Enfin, où commence la violence sinon par le spectacle quotidien des drames du journal télévisé ? Sans doute suis-je prête à admettre ces demi-vérités, comme à comprendre que beaucoup de parents utilisent la télévision comme bouc émissaire. La télé évolue, me dit-on, qu'y pouvons-nous? On a privatisé des chaînes, il faut bien qu'elles gagnent leur argent. Laissons-les donc acheter des stocks au Japon et des produits pas chers aux États-Unis. Les débiter le mercredi, le samedi et le dimanche. Puisque c'est la loi du marché, que les gosses regardent, qu'ils ont l'air d'apprécier et que tout le monde comprend!

Et si précisément c'était cette logique-là qui était en cause?

A secouer ces complaisances et à balayer ces faux-semblants, je mesure bien les risques : derrière l'appel à l'innocence, l'ordre moral n'est pas loin et le ridicule tout près. J'entends déjà les commentaires apitoyés ou courroucés. La tragédie grecque n'était-elle pas déjà cruelle, et lady Macbeth un monstre ? Et la hache de Dostoïevski (Crime et Châtiment) n'est rien d'autre que la tronçonneuse du XIXe siècle. Quant aux contes de Perrault, avec leurs géants et leurs sorcières, ne baignaient-ils pas dans l'horreur et l'effroi ! Et puis, quoi, la télévision, ce n'est pas une affaire de bonnes femmes, c'est du sérieux, c'est de l'industrie, de la communication, du business, qui ne tolèrent ni les états d'âme ni les règles éthiques.

Alors convenons-en une bonne fois : je ne suis, devant le spectacle télévisuel de ces dernières années, ni «outrée» ni «choquée», pas même «scandalisée», mais tout simplement troublée. Ce n'est ni «inconvenant», ni «inadmissible», ni «consternant», mais tout simplement décevant. Je ne revendique pas une télévision ennuyeuse, éducative, proprette. Une «Sept» pour nos petits. Non. Je veux simplement le respect des téléspectateurs, même des pousseurs de boutons ou des bébés zappeurs!

Que «Gros Nounours», «Maya l'Abeille», «Le Manège enchanté», «Flipper le Dauphin», «Pollux», «Rusty et Rintintin», «Mon ami Flicka» aient dû céder la place, quoi de plus normal au temps de l'électronique et du spatial. Mais de là à la céder exclusivement à «Ken le Survivant», «Metalder», «Capitaine Power», «Bioman», on peut, sans être vieux jeu, dire : «Pouce» et réclamer au moins un mélange des genres.

A moins que l'on n'en soit définitivement parvenu à cette situation paradoxale : ce serait être liberticide que de vouloir affirmer les droits du téléspectateur contre la liberté de l'argent, et rétrograde que de réclamer des règles du jeu contre la loi du n'importe quoi.
Où sont passés les metteurs en scène, créateurs de films pour enfants ? Où est passé le patrimoine littéraire, les contes de Grimm, d'Andersen, les histoires de Dickens, les fables de La Fontaine et, pour les moins jeunes, les romans de Jules Verne, de George Sand, de Saint-Exupéry, de Joseph Kessel ? Et le petit théâtre de Claude Santelli? N'est-on plus capable de refaire cela ? Même dans l'intersidéral ?"


Pages 26 et 27.
"BILAN D'UNE SEMAINE ORDINAIRE

En octobre 1988, l'hebdomadaire Le Point a eu l'idée de comptabiliser, d'un lundi à minuit au dimanche suivant à minuit, les meurtres, viols, agressions, scènes sexuelles osées apparaissant sur chacune des chaînes, hors journaux télévisés. Des chiffres éloquents.

TF1

  • 73 meurtres
  • 176 bagarres
  • 4 enlèvements (dont 3 enfants)
  • 1 tentative de viol
  • 22 explosions
  • 3 prises d'otages
  • 4 hold-up
  • 10 scènes de torture
  • 11 menaces au pistolet
  • 2 suicides
  • 1 tentative de suicide
  • 2 scènes de guerre
  • 1 drogué (cocaïne)
  • 5 strip-teases
  • 3 scènes d'amour poussées


A2

  • 47 meurtres
  • 1 hold-up
  • 14 fusillades
  • 55 bagarres
  • 22 explosions
  • O viol
  • 6 enlèvements réussis dont 1 enfant
  • 1 tentative ratée
  • 12 séquestrations dont 5 enfants
  • 1 prise d'otage
  • 3 défenestrations
  • 2 suicides
  • 18 menaces au pistolet
  • 3 piétons renversés volontairement


FR3

  • 23 meurtres
  • 1 viol
  • 4 bagarres
  • 8 fusillades
  • 3 explosions
  • 1 scène de torture
  • 1 tuerie (révolte)
  • 1 catastrophe naturelle(milliers de morts)
  • 1 hold-up
  • 1 tentative de meurtre (strangulation)
  • 7 scènes d'amour poussées


Canal +

  • 168 meurtres
  • 3 viols
  • 95 bagarres
  • 44 fusillades
  • 6 explosions
  • 4 hold-up
  • 9 scènes de torture
  • 2 suicides
  • 12 animaux tués
  • 14 «snifs» de cocaïne
  • 2 scènes de guerre
  • 3 personnes écrasées par un train
  • 1 tentative de strangulation
  • 7 scènes d'amour poussées


la 5

  • 184 meurtres
  • 7 viols (dont 1 par sodomie et 2 de petites filles)
  • 224 bagarres
  • 51 fusillades
  • 51 explosions
  • 2 enlèvements
  • 8 menaces ou tentatives de viol
  • 8 tentatives de meurtre par strangulation
  • 11 prises d'otages
  • 5 séquestrations
  • 4 scènes de torture
  • 2 suicides
  • 5 défenestrations
  • 1 trafic de drogue
  • 19 menaces armées
  • 5 crises de nerfs
  • 1 scène d'amour poussée


M6

  • 175 meurtres
  • 4 viols ou abus sexuels
  • 294 bagarres
  • 198 fusillades ou explosions
  • 2 massacres
  • 2 hold-up
  • 2 enlèvements
  • 3 scènes de torture
  • 7 scènes de guerre
  • 5 émeutes
  • 3 tentatives de meurtre par strangulation
  • 4 piétons renversés volontairement
  • 19 menaces au pistolet
  • 6 strip-teases
  • 6 scènes d'amour poussées
  • 2 hommes qui se draguent
  • 1 défenestration


Total général

  • 670 meurtres
  • 15 viols
  • 848 bagarres
  • 419 fusillades explosions
  • 14 enlèvements
  • 11 hold-up
  • 8 suicides
  • 32 prises d'otages
  • 27 scènes de torture
  • 18 drogués
  • 9 défenestrations
  • 13 tentatives de strangulation
  • 11 scènes de guerre
  • 11 strip-teases
  • 20 scènes d'amour poussées


Dont aux heures de grande écoute (tranche 20 h 30 - 22 h 30)
TF1

  • 23 meurtres
  • 1 suicide
  • 2 tentatives de meurtre
  • 1 tentative de viol
  • 0 scène de torture
  • 1 hold-up
  • 1 explosion
  • 1 scène de guerre
  • 5 bagarres ou fusillades
  • 1 scène d'amour


A2

  • 5 meurtres
  • 25 morts dans bombardement
  • 1 suicide
  • 3 bagarres violentes
  • 1 passage à tabac
  • 1 explosion


FR3

  • 9 meurtres
  • 1 viol
  • 1 tentative de strangulation
  • 1 projet de meurtre
  • 2 fusillades
  • 3 explosions
  • 1 tuerie
  • 1 catastrophe naturelle
  • 1 attaque à main armée


Canal +

  • 20 meurtres
  • 4 agressions sexuelles
  • 3 tentatives de suicide
  • 5 enlèvements
  • 6 scènes de torture
  • 5 prises de cocaïne
  • 36 fusillades
  • 20 explosions
  • 4 scènes d'horreur
  • 20 bagarres
  • 28 agressions
  • Il n'y avait pas de film pornographique cette semaine-là sur Canal +


la 5

  • 37 meurtres
  • 1 suicide
  • 3 viols
  • 1 tentative de strangulation
  • 6 scènes de torture
  • 1 scène d'amour


M6

  • 41 meurtres
  • 1 viol
  • 6 scènes de torture
  • 1 enlèvement d'enfant
  • 17 explosions.
  • Nombreuses bagarres


Total général

  • 136 meurtres
  • 5 viols
  • 4 agressions sexuelles
  • 3 suicides
  • 3 tentatives de suicide
  • 28 scènes de torture
  • 4 tentatives de meurtre
  • 6 enlèvements
  • 42 explosions
  • 2 scènes d'amour


Chiffres cités dans Le Point n° 840 du 24 octobre 1988"


Pages 37 et 38.
"Mais la différence, c'est qu'il y avait dans la télévision d' «avant» des règles simples. Il y avait les gentils et les méchants. Et, en général, le gentil, le héros, tuait moins que les autres. II gagnait aussi parce qu'il était le plus malin. Et puis il s'occupait de la veuve et de l'orphelin, ou de l'animal blessé.

Dans les dessins animés et les séries japonaises (du moins ceux que l'on voit sur les chaînes commerciales françaises), ou dans certaines séries américaines, tout le monde se tape dessus. Les bons, les méchants et même ceux qui ne sont rien, les figurants de la mort. Le raffinement et la diversité dans les façons de tuer (explosions, lasers, commande à distance, électrocutions, animaux télécommandés, gadgets divers...) se sont accompagnés d'un appauvrissement des caractères, d'une uniformisation des héros, dont la seule personnalité se réduit à la quantité de cadavres alignés, ou à la couleur de la panoplie du parfait petit combattant de l'espace.

La non-violence n'est plus à la mode. Ni à la télévision, ni peut-être dans l'opinion. Malgré les terribles conflits auxquels nous assistons, tragiquement impuissants. Faut-il qu'une nation soit directement confrontée à la guerre et que ses familles perdent leurs fils pour qu'elle éprouve de la répulsion à l'égard de la violence, même fictive ? Au moment de la guerre d'Algérie ou de la guerre du Viêt-Nam, les mouvements pacifiques étaient forts. Que l'on pense aux joyeux hippies ou aux apôtres du fameux peace and love,
Aujourd'hui, guerres et malheurs sont omniprésents dans les journaux télévisés. Et pourtant l'appel à moins de violence dans les programmes ne suscite que commentaires condescendants, gloussements apitoyés, ou accablements impuissants.

Or la télévision, où dominent de plus en plus les spectacles de violence et les séries bas de gamme, transmet une idéologie selon laquelle cette violence est un moyen efficace d'atteindre les buts désirés : c'est même la seule bonne solution directe. On n'ose pas dire finale. Les non-violents y sont ridiculisés, les victimes ignorées. Les héros ne gagnent pas grâce à leur intelligence, mais grâce à leur force. Bref, le crime est payant.

Or il faut bien reconnaître que les groupes de pression qui, aux États-Unis (ou même en France), dénoncent ces excès sont souvent disqualifiés. Et les marchands d'images le savent bien. Ils sont conscients qu'ils n'ont en face d'eux aucun contre-pouvoir organisé et crédible, au moins respecté et capable d'exprimer des idées. C'est ainsi qu'en France les associations de téléspectateurs (La télé est à nous ; Antea) se sont vues soutenues publiquement par les pires extrémismes : les ligues de vertu (il faut une télévision «saine») ; les intolérants (il faut «nettoyer» la télé) ; les racistes (il y a trop de «métèques») ou les partisans de la guillotine (il faut changer les têtes). Se trouvaient ainsi ruinées les timides tentatives entreprises pour donner la parole aux téléspectateurs."


Pages 40, 41, 42 et 43.
"L'impact des spectacles violents.

Les effets probables ou supposés de la multiplication d'images dures sur les enfants et adolescents sont multiples. Le CEFREC en a dénombré une douzaine - chacun d'eux pouvant s'ajouter à d'autres ou les compenser, dans toutes les combinaisons possibles -, davantage pour servir de repères dans le cadre d'un débat que pour établir une théorie générale de la violence :

  1. Défoulement des pulsions agressives, entraînant leur diminution. Cet effet de catharsis justifierait l'accès des jeunes aux spectacles violents, comme il fut évoqué à travers les temps pour justifier les représentations du mal, y compris dans l'art religieux (l'enfer).
  2. Répulsion vis-à-vis de la violence, dissuasion émotionnelle : la considération de la violence en engendrerait l'horreur. Ce serait, en quelque sorte, une éducation par la répulsion.
  3. Rejet raisonné de la violence. On n'est plus ici dans le domaine de l'émotion mais dans celui de la pensée. Il s'agirait alors d'une réflexion critique sur les excès présentés, amenant à les répudier.
  4. Incitation à l'imitation plus ou moins précise des conduites présentées : gestes, actions, utilisation d'instruments d'agression, modèles de comportement. Cette exemplarité directe de la violence est probablement la crainte le plus souvent exprimée par l'opinion.
  5. Incitation à des attitudes et comportements globalement agressifs, contagion d'un climat de violence, amplification, par phénomène d'écho, des tendances agressives.
  6. Justification idéologique de la violence : la raison du plus fort; mépris, persécution, domination des «faibles» par les «forts». Il s'agirait ici d'une incitation intellectuelle.
  7. Sollicitation des instincts de cruauté, des tendances sadiques. Ce n'est pas seulement le fameux «cochon» que le dicton populaire nous attribue qui «sommeille» en nous... Des férocités aussi nous habiteraient, jugulées par l'éducation, la civilisation, mais que certains spectacles pourraient, surtout chez les personnalités immatures et/ou fragiles, périlleusement titiller...
  8. Identification psychologique aux auteurs de violence présentés. C'est tout le problème du «héros» violent, dans lequel on voudrait se reconnaître, par compensation peut-être d'une faiblesse physique, une humiliation, une peur.
  9. Identification psychologique aux victimes, avec sollicitation corrélative des désirs de vengeance. Ce levier est fortement utilisé par tous les films où un «justicier» venge des victimes par la destruction systématique des nuisibles.
  10. Accoutumance à la violence, à la souffrance, à la peur. Ce serait le redoutable effet de banalisation. Difficilement évaluable au coup par coup, il constituerait, à terme selon certains, un péril pour les mentalités individuelles et collectives, c'est-à-dire pour nos civilisations.
  11. Séduction de la violence, présentée comme un jeu, une manifestation de vitalité, de virilité, d'originalité. On a pu parler d'un «lyrisme de la violence».
  12. Effet dépressif, découragement, pessimisme, écœurement, angoisse, rejet d'un monde trop stressant. On pense peu à cet accablement que peut provoquer l'accumulation de la violence. Il peut pourtant alimenter des tendances dépressives et entraîner des conduites d'évitement.

Cet inventaire constitue un outil d'analyse à la fois simple et assez fin. On se demande, dès lors, pourquoi les chaînes de télévision, à l'aide d'enquêtes, n'ont pas la curiosité d'apprécier l'influence de leurs programmes, notamment sur le jeune public. On a l'impression, en ce domaine, d'en être à la préhistoire de la télévision."


Page 44.
"LES ENFANTS, ÇA COÛTE PAS CHER ET ÇA RAPPORTE GROS

«Notre ambition est de faire appel aux auteurs français; ils savent raconter de jolies histoires qui, tout en étant à vertu éducative, sont extrêmement distractives [...]. Il est facile de faire une programmation pour enfants, il existe des kilomètres de dessins animés, notamment en Extrême-Orient, [...] extrêmement violents pour la plupart. Telle n'est pas notre intention», ajoutait l'auteur de cette irréprochable déclaration. Et de préciser que des psychologues, des éducateurs, des sociologues, ainsi qu'un... conseil de jeunes, assureraient la qualité de la programmation enfantine.

L'auteur de cette proclamation inspirée ? Francis Bouygues, devant la CNCL, au moment des conditions pour l'attribution de TF1. Résultat? Plus de 90 p. 100 de séries et dessins animés japonais bas de gamme, sur TF1, et une exclusive affaire de gros sous. Oubliées les promesses en béton faites un matin à la CNCL. Abandonnées les jolies histoires, enterré le conseil des jeunes. «Metalder» a eu raison de Francis."


Page 45.
"TF1, AB Productions et Dorothée : quand les enfants servent d'appâts

«Les Chevaliers du Zodiaque», «Ken le Survivant», «Dragon Ball», «Bioman», «Spielvan», défilent quotidiennement sur TF1, et, pendant l'été («Dorothée Vacances»), on fait encore moins cher : on ressort «Goldorak», probablement déjà largement amorti sur toutes les télévisions du globe; «Giraya» et aussi «Metalder», deux séries japonaises stupides et violentes à côté desquelles «Bioman» fait presque «haut de gamme». Le tout suivi, chaque jour de cet été, par Les rues de San Francisco, l'inévitable série policière. Bref on enrage devant un tel gâchis. Comment ne pas penser à tous ces gosses des banlieues, cloîtrés entre quatre murs de béton, privés de vacances, et qui n'ont que la télévision pour rêver et pour s'évader, enfants abreuvés de violence, de laideur, de médiocrité.

Pauvre monsieur Bouygues, vous avez imprudemment dit «ni japonais, ni violent»? Ce n'est que coups, meurtres, têtes arrachées, corps électrocutés, masques répugnants, bêtes horribles, démons rugissants. La peur, la violence, le bruit. Avec une animation minimale. Des scénarios réduits à leur plus simple expression."


Page 47 et 48.
"Une affaire rentable

Indépendamment de la rémunération versée à Frédérique Hoshede (Dorothée), TF1 achète en effet à AB Productions 500 heures de programme à 125 000 francs l'heure. Auxquelles s'ajoutent 240 heures d'émissions pour «Dorothée Vacances», facturées à un tarif comparable.

Sont également exploitées les cassettes de dessins animés. Et même... le 36 15 Bioman! Sans parler du magazine, aussi niais que les émissions (rien n'y manque dans le premier numéro : extraits incompréhensibles de dessins animés japonais, tarte à la crème dans la figure, chasse d'eau sur la tête et aussi une incomparable rubrique : comment enlever ses points noirs!). Seul «oubli», et de taille de la part de TF1 : le choix et le contrôle des prix des dessins animés et séries achetés par AB Productions. Dès lors, la logique est simple : pour gagner davantage d'argent, il faut acheter au moindre prix, chez les grossistes japonais, tout ce qui fera le fond de la programmation, et débiter des kilomètres de pellicule déversant la peur, le sang et les larmes, entrecoupés de publicité et entrelardés de petites saynètes, affligeantes de bêtises (chasses d'eau sur la tête; animateurs déguisés en bébés; croissants mordus, tartes à la crème...)."


Pages 61 et 62.
"La télévision idéale existe-t-elle?
Existe-t-il des enfants qui peuvent se dispenser des dessins animés japonais ? La réponse est oui.
Existe-t-il une télévision pour enfants sans monstres répugnants, sans dessins animés nullissimes, sans pitreries affligeantes, sans tartes à la crème dans la figure? La réponse est encore oui.
Existe-t-il des télévisions d'éveil pour tout-petits ? La réponse est toujours oui.

Le rêve existe. C'est BBC1, la télévision britannique publique, même si demeure la crainte, devant les projets de privatisation du gouvernement de Mme Thatcher, que la situation n'évolue «à la française». Pour l'instant, encore, si vous l'allumez en rentrant de l'école, vous voyez des dessins animés de qualité, des jeux de culture générale, un journal d'actualité, «Newsround», destiné aux enfants et aux jeunes, et qui les passionne depuis seize ans : en huit minutes, humour, émotion et professionnalisme. Animaux et bons sentiments constituent la recette de l'émission «Blue Peter» qui bat des records d'audience depuis trente ans. La BBC produit des œuvres de fiction qui abordent les sujets d'actualité, le vandalisme, le racisme ou la drogue. Chaque épisode est porteur d'un message «positif et moral», observe Anna Home, directrice des programmes pour enfants à la BBC. Autre ligne directrice : on ne supprime pas les bagarres et le sang. Mais la mort n'est jamais montrée à l'écran ; et, jusqu'à douze ans, «love but not sex».
Cette télévision a les moyens de ses ambitions. Un budget annuel tel qu'elle peut rémunérer deux cents personnes pour les programmes jeunes. Et sans publicité, sans concurrence de chaînes totalement livrées à l'impératif commercial. Ce qui lui permet même, comble de la qualité, de diffuser une émission intitulée : «Comment fermer la télé et que faire de bien plus intéressant à la place ?»..."


Pages 87 et 88.
"Production pornographique et criminalité au Japon

A Tokyo, une série de meurtres d'enfants a suscité un débat public qui met en cause la production pornographique japonaise, accessible facilement, et diffusant des émissions d'extrême violence (Le Monde, août 1989).

La police a en effet découvert chez Tsutomu Miyazaki, responsable de six meurtres d'enfants dont une fillette de six ans qu'il a ensuite dépecée, huit mille cassettes vidéo d'horreur et de pornographie. D'où la controverse sur le bien-fondé de ces «créations».
En outre, pour la première fois au Japon, les délits commis par les mineurs (entre quatorze et dix-neuf ans) ont dépassé ceux des adultes au cours des six premiers mois de cette année.

Le système japonais, pudibond sur certains aspects (comme en témoignent les récentes affaires politiques), est très permissif en matière de violence et de pornographie, allant jusqu'à mettre en scène des adolescents ou des enfants. Une prolifération de publications et de films vidéo utilise des fillettes âgées de huit à quinze ans. Mélange de naïveté et de perversité, voire d'extrême violence (enfants découpés en morceaux), vision reprise par les séries et dessins animés japonais. Les bandes dessinées de ce type, achetées par les garçons de quinze à vingt ans, atteignent des tirages records.

A la suite des meurtres commis par Tsutomu Miyazaki, une chaîne de télévision a décidé de supprimer de son programme les films d'extrême violence. Et une réglementation d'accès aux cassettes vidéo pornographiques est envisagée. Il était temps!"


Page 94.
"Les enfants «adorent» (les adultes aussi)

C'est l'argument le plus massif des marchands d'images. Dorothée explique même que, plus c'est violent, plus les enfants regardent. Hélas! C'est confondre voir et «adorer». Les enfants dévorent ce qui leur est donné. La vraie question est de savoir s'ils sont heureux de ce qu'ils regardent. La réponse est non.

L'enfant absorbe par imprégnation. Il ne peut sélectionner. Et si, d'aventure, il aimait la violence pour elle-même, alors pourquoi ne pas lui programmer des matchs de boxe ou de catch à la place des dessins animés ? Cela coûterait encore moins cher ! Et ce serait tellement plus «vrai»."


Pages 98 et 99.
"Aucune preuve de l'effet nocif de la violence n'existerait

Les Japonais ont prouvé que, plus l'image est rapide, plus elle est violente et choquante, plus le spectateur regarde et en oublie de zapper. Plus la publicité est donc rentable. D'où ces téléfilms japonais et ces dessins animés nuls et agressifs. Nul besoin de scénario, ni d'histoire, ni même de personnages. On se tape dessus. Ni bons ni méchants, à quoi cela servirait-il ? Ça coûterait plus cher d'avoir une histoire, il faudrait même payer un écrivain... Juste un décor et du bruit!"


Pages 148 et 149.
"DE L'INDIFFÉRENCE DES INTELLECTUELS AU CHAUVINISME

Quelque chose peut gêner dans cette dénonciation des productions japonaises et américaines. Ce sont des peuples amis dont le talent culturel est égal au nôtre. Et n'y a-t-il pas, dans la juste revendication des quotas, quelque chose qui s'apparente à un complexe de supériorité?

Mais ce sont les chaînes qui sont responsables. Pourquoi n'achètent-elles surtout que les sous-produits étrangers, c'est-à-dire les moins chers et les plus standards? Du coup, nous avons une image déformée et négative de la culture de ces pays.
Aussi les quotas ne doivent-ils pas devenir des outils de protection de la médiocrité. Car, s'il s'agit de fabriquer des téléfilms sanglants «aux couleurs de la France», mieux vaut encore «Santa Barbara». D'ailleurs, lorsque TF1 a diminué le quota d'œuvres américaines à la demande du Conseil d'État, pourquoi a-t-elle d'abord touché aux feuilletons populaires : «On ne vit qu'une fois», «Dallas» et «Côte ouest» plutôt qu'aux téléfilms policiers violents ou qu'aux dessins animés du mercredi après-midi ? Tout simplement par l'application d'un calcul économique élémentaire qui tend à faire disparaître en priorité les productions étrangères les plus coûteuses. Effet pervers des quotas qui, au nom de la quantité française, finit par atteindre la qualité étrangère."


Page 162.
"La privatisation brutale de trois chaînes de télévision et notamment de TF1 a dégradé d'un seul coup le paysage audiovisuel. Course à l'audience, démagogie, appauvrissement. Stupidité, obscénité, violence ont fait irruption dans un univers que, jusqu'ici, la France avait réussi plus ou moins à s'épargner au regard des excès déjà largement répandus par les chaînes commerciales chez nos voisins italiens.

Le secteur public bousculé par cette tornade, et peu préparé à l'affronter, a été injustement déstabilisé.
La télévision s'est ainsi, et à une vitesse impressionnante, médiocrisée. La pluralité des canaux, loin de donner à des hommes et femmes de talent les moyens de travailler davantage, sauf à des heures tardives, s'est traduite par une relance impressionnante des importations de séries ou de téléfilms."


Page 174.
"CONSEILS AUX PARENTS

C'est connu, les parents sont toujours responsables - surtout les mères - de ce qui ne va pas chez leurs enfants.
La télévision ne facilite pas la tâche. Elle la complique, elle pose de nouveaux dilemmes, elle contredit ce qui est laborieusement transmis (par exemple l'égale dignité des sexes), elle est à la fois recherchée (ils sont si contents et on est si tranquilles avec cette baby-sitter !) et crainte (des soucis en plus). Pour faire échapper quelque peu votre progéniture à la facilité, à la passivité et à la frustration, voici quelques pistes :

  • Partager le plaisir des enfants. Regarder avec eux et en parler.
  • Ne pas faire de la privation de télévision une punition.
  • Proposer des substituts. Ils acceptent toujours que l'on s'occupe d'eux à la place de la télévision.
  • Leur apprendre à éteindre.
  • Leur apprendre à «être plus forts que la télé». A éteindre s'ils ont peur ou si cela ne leur plaît pas."



Page 175.
"CONCLUSION

  • Partager, écouter, discuter.
  • Dédramatiser.
  • La durée excessive (au-delà d'une heure et demie à deux heures par jour) est néfaste.
  • La TV donne l'illusion que Ton peut se passer de l'effort et du temps pour accéder à la connaissance.
  • Le conflit familial fait fuir l'enfant devant la télévision.
  • Ne pas minimiser les cauchemars. La télévision en est souvent la cause, mais ne pas oublier les conflits familiaux.
  • Parler avec eux de ce qu'ils ont vu.
  • Les garçons regardent plus souvent. Et pourtant ils n'assument pas plus facilement la violence que les filles.
  • Éviter les émissions jeunesse (Dorothée) de TF1. Choisir A2 ou FR3. Ce sera plus facile quand le bruit aura circulé dans les cours de récré que «Dorothée, c'est nul». Lui préférer même les dessins animés de la Cinq, beaucoup moins violents (mais se méfier de la série policière qui suivra, inévitablement, ou des bandes-annonces et de la pub, qui agressent sur cette chaîne!).
  • Laisser l'enfant jouer ou mimer ce qu'il a vu. Il libère son angoisse. Certains ne peuvent pas. Ils sont murés. Ce sont les plus fragiles. Il faut leur parler. Pour rétablir la réalité sans casser les rêves.
  • L'enfant a besoin d'une compagnie après l'école, quel que soit son âge. Il faudrait s'organiser en conséquence. Pour qu'il ne soit pas seul, ce bébé zappeur abandonné aux marchands d'images."

 

Posté par David Yukio à 12:10 - Livres, revues... - Permalien [#]