Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

22 janvier 2015

Visitor Q de Takashi Miike


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais


Canalblog DVD Visitor Q25

Canalblog DVD Visitor Q26


Visitor Q est l'un des films les plus bizarres du cinéaste Takashi Miike, pourtant un habitué des films hystériques. Pour rappel c'est lui qui a réalisé le très violent "Ichi the killer" mais aussi "Audition" un polar hyper glauque et les deux "Crows zero", films sur les bagarres entre lycéens.

Ce film de 2001 raconte l'histoire d'une famille de névrosés où personne ne sait plus comment se faire respecter ou aimer. La fille se prostitue, parfois même avec son père; le père est obsédé par les reportages de télé-réalité, filmant sa fille faire la pute et son fils se faire frapper; la mère se laisse battre par son fils, se drogue et se prostitue pour payer sa came; quant au fils, il bats sa mère et se fait humilier tous les jours par ses camarades de classe... bref l'enfer ce n'est pas les autres mais c'est ma famille.

C'est dans cet univers clos et sordide que va débarquer le Visitor Q. Cet homme, jeune, a les cheveux en pétard, la chemise ouverte, un pantalon de cuir; son aspect physique dénote au Japon, il ressemble à un étranger mais un étranger bien plus sain qu'une famille japonaise déséquilibrée. La première rencontre est violente car il frappe le père à la tête avec une grosse pierre alors que cinq minutes avant ils ne se connaissaient même pas! Violence gratuite, tout simplement! Puis, de la façon la plus normale qui soit, il s'invite chez lui pour dîner. Là il va découvrir une famille déréglée et, petit à petit, par sa simple présence, les aider à redevenir une vraie famille.

[ATTENTION SPOILERS]

Canalblog DVD Visitor Q14
L'étranger, avec le père et sa pierre miracle.

Canalblog DVD Visitor Q19
Le père, toujours avec son camescope, à la poursuite du scoop de l'année.

Cet idiot ira jusqu'à tuer une femme et il filmera la scène, tout content de lui. Ensuite c'est du grand n'importe quoi : nécrophilie, découpage du corps, scatologie... si vous n'êtes pas choqué par cette scène alors vous rirez peut-être aux éclats tellement c'est du grand n'importe quoi.
Canalblog DVD Visitor Q01

Canalblog DVD Visitor Q02

Canalblog DVD Visitor Q03

Canalblog DVD Visitor Q04
Cet idiot est coincé dans le cadavre; putain, on aura tout vu!

Canalblog DVD Visitor Q05

Canalblog DVD Visitor Q06

Le fameux Visitor Q, qui débarque comme ça, chez des inconnus et va bouleverser leur univers malsain.
Canalblog DVD Visitor Q22

Canalblog DVD Visitor Q08

Canalblog DVD Visitor Q23

Canalblog DVD Visitor Q24

La mère, battue par son fils, droguée et prostituée mais elle garde une force de caractère qui lui permettra de redevenir une maman.
Canalblog DVD Visitor Q07

Canalblog DVD Visitor Q16

Canalblog DVD Visitor Q17

Canalblog DVD Visitor Q21

Canalblog DVD Visitor Q11

Le fils; il se fait humilier à l'école et se venge sur sa mère des mauvais traitements subis.
Canalblog DVD Visitor Q18

Canalblog DVD Visitor Q15

Canalblog DVD Visitor Q20

La fille a préféré quitter cette famille de fous et doit maintenant se prostituer pour subvenir à ses besoins. Mais pour elle aussi l'histoire se terminera bien, dans la joie et l'amour maternel.
Canalblog DVD Visitor Q10

Canalblog DVD Visitor Q09

Canalblog DVD Visitor Q13

Canalblog DVD Visitor Q12

 

Posté par David Yukio à 18:03 - Cinéma japonais - Permalien [#]

16 janvier 2015

Vivre de Akira Kurosawa


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais


Canalblog DVD Vivre46

Canalblog DVD Vivre47


"Vivre" est l'un des plus beaux films de Akira Kurosawa, celui qu'il préférait parait-il car son amour de l'humanité s'y exprime le plus.

[Attention SPOILER]
Ce film de 1952 raconte les derniers mois d'un fonctionnaire, Kanji Watanabe, qui découvre qu'il ne lui reste plus que trois mois à vivre à cause d'un cancer à l'estomac. Cet homme est fonctionnaire depuis trente ans, c'est un chef de bureau, momifié au milieu de ses centaines de dossiers. Il prend alors violemment conscience qu'il n'a plus vécu depuis la mort de sa femme, il y a plus de dix ans. Il réalise que son fils est devenu un étranger, qu'il est déjà mort depuis longtemps et cela lui fait horreur... Pris au piège, il essaye de vivre, vivre encore une dernière fois mais il ne sait plus comment faire, tout cela est si vieux. Heureusement pour lui il croisera la route de deux personnages, une sorte de vagabond puis une ancienne employée de son service qui le feront sortir de sa dépression et lui donneront la chance de se racheter à ses propres yeux.

Le rôle principal est joué par Takashi Shimura, un habitué des films de Kurosawa car il apparaît dans Rashomon et c'est aussi le chef des sept samouraïs. Cet acteur génial a trouvé là le rôle de sa vie, il vit réellement l'agonie de Watanabe; il suffit de regarder ses yeux, ses gestes, ils sont emplis de tristesse, de détresse mais aussi d'un dernier et puissant sursaut du reste de vie qui est tapi au fond de lui.

Ce film est bouleversant, je vous le recommande très fortement.

Canalblog DVD Vivre01
Kanji Watanabe, un fonctionnaire, chef d'un des innombrables services de la mairie de Tôkyô.

Canalblog DVD Vivre18
Des centaines de dossiers qui s'entassent et vous écrasent.

Canalblog DVD Vivre03
Le médecin ne lui dit pas qu'il a un cancer mais Kanji a compris, il est condamné.

Canalblog DVD Vivre05
Un homme seul, entouré de gris et de noir, à l'image de sa vie.

Canalblog DVD Vivre06
Un inconnu, croisé dans un bar, qui va emmener toute une nuit Kanji dans le monde de la fête et des plaisirs.

Canalblog DVD Vivre07
Kanji découvre le pachinko, un petit flipper vertical.

Canalblog DVD Vivre08
La danse.

Canalblog DVD Vivre09

Canalblog DVD Vivre12
Le sexe.

Deux photos de la plus belle scène du film. Kanji, entouré de danseurs, entonne une chanson japonaise de 1915 "Gondola no uta", triste à faire pleurer n'importe qui. Elle horrifie les danseurs car ils ont compris que Kanji est un mort vivant. La scène avec des sous-titres anglais https://www.youtube.com/watch?v=l0KkkBbkbBg et la chanson en meilleure qualité https://www.youtube.com/watch?v=Nx5M4AkIeTE. Les paroles http://en.wikipedia.org/wiki/Gondola_no_Uta.
Canalblog DVD Vivre10

Canalblog DVD Vivre11

Canalblog DVD Vivre13
Notre héros est seul, désespérément seul.

Canalblog DVD Vivre04
Pourtant il savait rire et vivre quand son fils était jeune; ici à un match de base-ball, admirant son enfant.

Canalblog DVD Vivre19
Ses collègues se moquent de son absence, chacun espérant prendre sa place de chef.

Canalblog DVD Vivre16
Son fils adulte et sa bru ne lui parlent que très peu, un mur s'est monté entre eux.

Canalblog DVD Vivre15
Ils se demandent bien pourquoi il ne va plus au travail et, surtout, qui est cette mystérieuse jeune femme qu'il fréquente; une maîtresse pensent-ils mais ils ont tord.

Canalblog DVD Vivre14
Toyo, jouée par l'actrice Miki Odagiri, va sauver Kanji par sa joie de vivre.

Canalblog DVD Vivre17

Canalblog DVD Vivre20
La vie continue; Kanji pleure sur son sort mais les amoureux autour de lui continuent de s'aimer.

Canalblog DVD Vivre21
Ça y est, Kanji a compris comment ne pas gâcher ces trois mois; il doit être utile aux autres, à l'instar de Toyo qui fabrique des jouets pour amuser les enfants.

Les deux photos de la scène suivante sont incroyables, c'est un ballet entre Kanji, un mort vivant qui sort d'un restaurant, et une inconnue dont les amis célèbrent l'anniversaire. Le croisement entre les deux, la vie et la mort, l'un descend, l'autre monte, montre tout le génie de Kurosawa.
Canalblog DVD Vivre22

Canalblog DVD Vivre23

Canalblog DVD Vivre02
Kanji a décidé d'aider des femmes qui voulaient que l'on construise pour leurs enfants un parc, où ils puissent jouer en sécurité dans la journée.

Canalblog DVD Vivre24
Kanji a retrouvé toute son énergie et va se battre pour construire le parc.

Le film passe ensuite de façon abrupte aux funérailles de Kanji; il est décédé de son cancer et ses collègues réunis se remémorent les trois derniers mois. Ils n'étaient pas au courant de sa maladie et se demandent pourquoi il avait autant changé, est-ce que lui savait qu'il était condamné? Chacun va raconter ses souvenirs et, petit à petit, les pièces du puzzle vont se mettre en place.
Canalblog DVD Vivre29

Canalblog DVD Vivre25

Canalblog DVD Vivre27
Kanji a tout fait pour que le parc soit construit, mais c'est le maire de la ville qui en a retiré tout le profit politique, en ne mentionnant même pas le rôle joué par notre héros.

Canalblog DVD Vivre26
Néanmoins les journalistes ont creusé et ils reprochent à ce politique d'avoir tiré à lui seul la couverture.

Canalblog DVD Vivre28
Mais pour les mères de famille Kanji est le seul héros, c'est lui qui s'est donné corps et âme pour que ce parc soit construit.

Canalblog DVD Vivre40
L'alcool aidant, ses anciens collègues vont parler et raconter les derniers instants de leur chef.

Le terrain du futur parc; il y a tant à faire.
Canalblog DVD Vivre30

Canalblog DVD Vivre33

Pour arriver à ses fins, Kanji ira jusqu'à braver la politesse japonaise et le respect dû à son supérieur; rien ni personne ne l'arrêtera.
Canalblog DVD Vivre31

Canalblog DVD Vivre32
Impensable, un subordonné ose demander au maire de revenir sur sa décision!

Même les Yakuzas n'arriveront pas à faire reculer Kanji; c'est lui au contraire, avec son regard, qui va les vaincre.
Canalblog DVD Vivre35

Canalblog DVD Vivre36

Canalblog DVD Vivre37

Canalblog DVD Vivre38
Le chef des yakuzas; avec une tête pareille personne ne plaisante mais lui aussi a été touché par la ferveur de Kanji.

Canalblog DVD Vivre39
Kanji restera humble jusqu'à la fin mais nul ne l'empêchera de réaliser son projet.

Canalblog DVD Vivre41
Kanji, juste avant sa mort; il s'amuse sur une balançoire de son parc, sous la neige. C'est là qu'on le retrouvera, mort.

Un nouveau fonctionnaire en chef a été désigné, les bonnes résolutions prises lors des funérailles de Kanji sous le coup de l'alcool sont oubliées sauf par une personne... mais que peut-il faire tout seul? Lui aussi va se faire écraser par la paperasserie.
Canalblog DVD Vivre42

Canalblog DVD Vivre43

Canalblog DVD Vivre44
Le parc rêvé par Kanji, pour les enfants du quartier.

Canalblog DVD Vivre45
Un homme s'en est allé, un autre passe; la vie continue.



Canalblog DVD Vivre34


Posté par David Yukio à 18:07 - Cinéma japonais - Permalien [#]

11 janvier 2015

The taste of tea - Le goût du thé de Katsuhito Ishii


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais


En 2004, sans crier gare, un OVNI japonais a débarqué sur les écrans français, à savoir "The taste of tea" de Katsuhito Ishii. Ce film raconte la vie quotidienne des différents membres de la famille Haruno, dans un village près de Tôkyô. Pas de tragédie, pas de coup de théâtre, pas de drame non plus, seulement des tranches de vie, drôles, amusantes, précieuses... Celles-ci pourraient être celles de tout un chacun, c'est peut-être pour cela que ce film nous touche autant.

Le réalisateur prend le temps de nous présenter les différents membres de cette famille, de s'attarder sur chacun d'entre eux. La magie opère sans qu'on puisse comprendre pourquoi. Peut-être parce que les acteurs ne sont pas tous des professionnels et que certains de ces débutants sont incroyablement doués. Par exemple Maya Banno, huit ans, qui incarne le personnage principal du film, une petite fille qui ne comprends pas pourquoi un double d'elle même de dix mètres de haut l'observe constamment!

Si mon petit texte et les multiples photos ci-dessous ne vous ont pas convaincu de voir ce très beau film, vous pouvez lire cette critique sur l'excellent site sancho-asia : http://www.sancho-asia.com/articles/the-taste-of-tea.


Canalblog DVD The Taste Of Tea13

Canalblog DVD The Taste Of Tea12

La famille Haruno :-)
Canalblog DVD The Taste Of Tea11

Canalblog DVD The Taste Of Tea03

Canalblog DVD The Taste Of Tea29

Sachiko, la cadette, qui se sent espionnée par un double géant. Cette enfant est la révélation du film, d'une présence et d'une gentillesse désarmantes.
Canalblog DVD The Taste Of Tea25

Canalblog DVD The Taste Of Tea19

Canalblog DVD The Taste Of Tea15

Pourquoi Sachiko est-elle si contente? Regardez le film :-)
Canalblog DVD The Taste Of Tea23

Hajime, un adolescent gauche mais attachant. Il se met au jeu de Go pour se rapprocher d'une camarade de classe.
Canalblog DVD The Taste Of Tea31

Canalblog DVD The Taste Of Tea04

Canalblog DVD The Taste Of Tea22

Yoshiko, la mère dessinatrice.
Canalblog DVD The Taste Of Tea16

Canalblog DVD The Taste Of Tea07

Canalblog DVD The Taste Of Tea18

Nobuo, père et médecin hypnotiseur.
Canalblog DVD The Taste Of Tea05

Akira, le grand-père un peu fou fou et lunatique qui vit dans son monde.
Canalblog DVD The Taste Of Tea17

Ayano, un oncle joué par le grand acteur Asano Tadanobou.
Canalblog DVD The Taste Of Tea09

Ikki, un autre oncle, mangaka, amateur de bizarreries musicales et, à ses heures perdues, délateur des infidélités d'une de ses collaboratrices.
Canalblog DVD The Taste Of Tea10

Canalblog DVD The Taste Of Tea06

Aoi Suzuishi, jouée par la chanteuse Anna Tsuchiya.
Canalblog DVD The Taste Of Tea30

Canalblog DVD The Taste Of Tea24


Et puis une galerie d'autres personnages, plus ou moins loufoques mais ô combien attachants.

Un danseur, en combinaison orange.
Canalblog DVD The Taste Of Tea08

Le fantôme d'un yakuza, mort, avec une grosse crotte sur la tête!!!!! L'acteur est Susumu Terajima, un des acteurs fétiches de Takeshi Kitano.
Canalblog DVD The Taste Of Tea14

Des cosplayeurs dans le train.
Canalblog DVD The Taste Of Tea21

Tiens, des bosozokus.
Canalblog DVD The Taste Of Tea28


Dans ce film la nature est omniprésente...
Canalblog DVD The Taste Of Tea01

Canalblog DVD The Taste Of Tea20

Canalblog DVD The Taste Of Tea26

Mais la technologie de l'homme est bien présente, menaçante et attendant son heure pour tout envahir.
Canalblog DVD The Taste Of Tea27


Image mystère...
Si avec ça vous ne vous jetez pas sur le film, c'est à désespérer :-(
Canalblog DVD The Taste Of Tea02

Posté par David Yukio à 17:32 - Cinéma japonais - Permalien [#]

07 janvier 2015

MPD Psycho, tornade glauque en noir et blanc


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


"MPD Psycho" est un manga écrit par Eiji Otsuka et dessiné par Sho-u Tajima. L'histoire est celle d'un homme, Amamiya Kazuhiko, souffrant d'un problème de personnalités multiples dont certaines essayent de prendre possession de son corps. Il travaille comme profiler pour résoudre les assassinats les plus glauques survenant à Tôkyô. Au fil des enquêtes les pièces d'un étrange puzzle se mettent en place : Amamiya Kazuhiko renferme bien plus que deux, trois ou quatre personnalités, une mystérieuse organisation semble être à l'origine d'enlèvements d'enfants, des personnes décédées sont retrouvées avec des codes barres au niveau des yeux... et surtout, qui est Lucy Monostone, rocker soi-disant décédé, dont l'ombre semble planer au dessus de toutes ces morts?

Ce manga est une vraie réussite d'un point de vue graphique, il est traversé de planches éclatantes de blancs et de noirs, de fonds lumineux sur lesquels les personnages se détachent, comme si le monde se résumait en deux univers : noir et blanc. Un soin tout particulier à été apporté par le dessinateur aux vêtements et à leurs cheveux, comme s'ils portaient, visibles sur eux, la noirceur de leur âme et de Tôkyô.

L'intrigue est complexe, l'auteur multiplie les fausses pistes, les retournements de situation, l'apparition et la mort de personnages importants mais, plus que tout, c'est son aspect visuel qui m'a le plus troublé.


Canalblog Manga MPD Psycho Black04

Canalblog Manga MPD Psycho Black05

Canalblog Manga MPD Psycho Black01

Canalblog Manga MPD Psycho Black11

Canalblog Manga MPD Psycho Black12

Canalblog Manga MPD Psycho Black02

Canalblog Manga MPD Psycho Black06

Canalblog Manga MPD Psycho Black03

Canalblog Manga MPD Psycho Black07

Canalblog Manga MPD Psycho Black09

Canalblog Manga MPD Psycho Black08

Canalblog Manga MPD Psycho Black10

Posté par David Yukio à 18:23 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

14 décembre 2014

Blame de Tsutomu Nihei - Artbook


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Le manga Blame de Tsutomu Nihei se déroule dans un monde post-apocalyptique à l'ambiance cyberpunk. Le héros Killy est perdu dans des immeubles labyrinthiques à la forme de mégastructures de 10 000 étages, uniquement constituées de béton où la vie est extrêmement rare. L'histoire est obscure, on parle de terminal génétique, de pistolet à positron, de résosphère, de bureau gouvernemental... il est poursuivi par des entités diaboliques au corps difforme, aidé parfois par des chevaliers ressemblant à ceux de la Table Ronde... L'univers de Blame est fantastique, incroyablement immersif mais déprimant au possible.

Voici quelques extraits de l'artbook "Blame and so on".


Canalblog Manga Blame Artbook011

Canalblog Manga Blame Artbook003

Canalblog Manga Blame Artbook018

Canalblog Manga Blame Artbook015

Canalblog Manga Blame Artbook025

Canalblog Manga Blame Artbook013

Canalblog Manga Blame Artbook024

Canalblog Manga Blame Artbook001

Canalblog Manga Blame Artbook019

Canalblog Manga Blame Artbook016

Canalblog Manga Blame Artbook002

Canalblog Manga Blame Artbook010

Canalblog Manga Blame Artbook007

Canalblog Manga Blame Artbook017

Canalblog Manga Blame Artbook005
Canalblog Manga Blame Artbook023

Canalblog Manga Blame Artbook006

Canalblog Manga Blame Artbook008

Canalblog Manga Blame Artbook012

Canalblog Manga Blame Artbook009
Canalblog Manga Blame Artbook004

Canalblog Manga Blame Artbook020

Canalblog Manga Blame Artbook021

Canalblog Manga Blame Artbook014

Canalblog Manga Blame Artbook022

 

Posté par David Yukio à 17:59 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

05 octobre 2014

Les rues du Japon dans les mangas - calme, sérénité et zen


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Dans nombre de mangas nous voyons des images calmes et reposantes conclure des pages d'actions débridées, que ce soit une journée pleine de bruit et de fureur pour de jeunes amoureux, un héros malmené par les évènements et les tragédies ou, plus simplement, un lycéen bouleversé par une histoire d'amour naissante.

Ces dessins sont souvent des illustrations de rues, sans personnage, animal ou voiture, des images a priori vides de vie et pourtant, quel calme, quelle sérénité font surgir en nous ces cases... Le cinéaste japonais Ozu Yasujiro utilisait le même principe dans ses films; une table, un vase, des poteaux électriques étaient longuement montrés à l'écran et le spectateur pouvait se reposer mais aussi sentir de façon profonde et violente le temps qui passe, les pertes irrémédiables, la nostalgie... il pouvait enfin prendre le temps de penser à sa vie.

Ces dessins ont l'air anecdotiques mais une grande partie du charme des mangas sur les occidentaux vient de là, sans que je puisse clairement l'expliquer. Je connais mal la BD franco-belge mais, de tout ce que j'ai lu, je peux en conclure que ce procédé est typiquement japonais et utilisé au japon de façon quasi systématique.

Voici une sélection d'images prises dans de nombreux mangas mais, les connaisseurs auront compris que beaucoup proviennent des oeuvres de Mitsuru Adachi.


Canalblog Manga Rues001

Canalblog Manga Rues003

Canalblog Manga Rues042

Canalblog Manga Rues004

Canalblog Manga Rues005

Canalblog Manga Rues006

Canalblog Manga Rues008

Canalblog Manga Rues009

Canalblog Manga Rues018

Canalblog Manga Rues010

Canalblog Manga Rues011

Canalblog Manga Rues012

Canalblog Manga Rues013

Canalblog Manga Rues014

Canalblog Manga Rues015

Canalblog Manga Rues020

Canalblog Manga Rues021

Canalblog Manga Rues029

Canalblog Manga Rues022

Canalblog Manga Rues023

Canalblog Manga Rues024

Canalblog Manga Rues026

Canalblog Manga Rues027

Canalblog Manga Rues028

Canalblog Manga Rues031

Canalblog Manga Rues032

Canalblog Manga Rues033

Canalblog Manga Rues034

Canalblog Manga Rues035

Canalblog Manga Rues036

Canalblog Manga Rues038

Canalblog Manga Rues039

Canalblog Manga Rues040

 

Posté par David Yukio à 11:29 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

30 septembre 2014

"L'habitant de l'infini" - les plus belles illustrations



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


"L'habitant de l'infini" est un manga de Hiroaki Samura, connu pour ses dessins à l'encre de chine qui tranchent avec les mangas actuels. J'ai déjà rédigé un article sur ce manga, présentant les trente couvertures de l'édition française à cette adresse : http://japon.canalblog.com/archives/2014/03/31/29563788.html.

Ce manga me plait tellement que j'ai décidé de vous proposer ci-dessous certaines des plus belles illustrations de cette bande dessinée, en espérant qu'elles vous donneront envie de découvrir ce chef d'oeuvre.

Manji, le samouraï immortel.
Canalblog Manga Habitant Infini Images013


Manji et Lin, l'héroïne malheureuse.
Canalblog Manga Habitant Infini Images018

Canalblog Manga Habitant Infini Images003

Canalblog Manga Habitant Infini Images023


Lin
Canalblog Manga Habitant Infini Images007

Canalblog Manga Habitant Infini Images004

Canalblog Manga Habitant Infini Images014


Les membres du Ittô-ryû, les adversaires de Manji, avec leur leader Kagehisa Anotsu.
Canalblog Manga Habitant Infini Images001

Canalblog Manga Habitant Infini Images015

Canalblog Manga Habitant Infini Images035


Sabato Kuroï, un homme dangereux et pervers.
Canalblog Manga Habitant Infini Images002

Canalblog Manga Habitant Infini Images008


La très belle et terrifiante Maki, guerrière surhumaine... peut-être le personnage le plus fascinant.
Canalblog Manga Habitant Infini Images012

Canalblog Manga Habitant Infini Images006

Canalblog Manga Habitant Infini Images009

Canalblog Manga Habitant Infini Images031

Canalblog Manga Habitant Infini Images033

Canalblog Manga Habitant Infini Images034

Canalblog Manga Habitant Infini Images036


Dôa, une autre guerrière.
Canalblog Manga Habitant Infini Images025

Canalblog Manga Habitant Infini Images020

Canalblog Manga Habitant Infini Images021

Canalblog Manga Habitant Infini Images024


Deux terribles guerriers qui poseront de gros problèmes à Manji.
Canalblog Manga Habitant Infini Images032

Canalblog Manga Habitant Infini Images030


Autres figures féminines.
Canalblog Manga Habitant Infini Images011

Canalblog Manga Habitant Infini Images010

Canalblog Manga Habitant Infini Images017

Canalblog Manga Habitant Infini Images005

Canalblog Manga Habitant Infini Images027


L'habitant de l'infini est un manga très sanglant, même si j'ai mis ci-dessus principalement des portraits.
Canalblog Manga Habitant Infini Images019

Canalblog Manga Habitant Infini Images028

Canalblog Manga Habitant Infini Images029


Autres illustrations; quelle grâce dans le trait.
Canalblog Manga Habitant Infini Images026

Canalblog Manga Habitant Infini Images016

Canalblog Manga Habitant Infini Images022

 

Posté par David Yukio à 19:38 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

07 septembre 2014

Article sur "Budo Magazine Europe" dans Tsunami 22 1996


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Fin 2005 j'avais été très fier de faire un article richement illustré sur le premier manga traduit en France (à voir ici "Premier manga traduit en France? 1969"). Dernièrement j'ai été contacté par Christian Marmonnier, un journaliste qui avait écrit en septembre 1996 dans Tsunami 22, la revue de la librairie Tonkam, un article sur la revue "Budo Magazine Europe" qui publiait ce fameux manga. A ma grande surprise cette info n'avais jamais été reprise; en tout cas j'ai Internet depuis 1999 et je n'ai jamais vu une seule référence à cet article qui est passionnant.

Voici cet article dans son intégralité.

Canalblog Revue Tsunami 22 Budo Magazine01
Tsunami 22 de septembre 1996.

Canalblog Revue Tsunami 22 Budo Magazine02

"BUDO PÈRE DE LA PRESSE MANGA?

Les plus anciens d'entre vous se souviennent peut-être de la première revue consacrée aux mangas japonais qui fut éditée à la fin des années 70 par Atoss Takemoto : "Le cri qui tue", honorable revue de bandes dessinées exotiques. Et bien sachez, "jeunes gens", qu'elle ne fut pas la première à traduire des auteurs nippons dans notre bon pays. Bien avant, il y eut "Budo" et ce fut beau ! Voici donc en quelques lignes, des fragments de la vie de ce magazine d'arts martiaux, pionnier oublié de la publication de mangas...

RACINES.

Les origines de "Budo" remontent à 1951. A cette date, Henry Plée propose une "traduction officielle hors du Japon des revues japonaises du Kodokan de Tokyo" qui s'appelait "Judo Kodokan" Abordant donc le judo seul dans les années 50, cette publication adopte par la suite plusieurs formats et de nombreuses formes en évoquant d'autres arts martiaux : aïki, karaté, etc. Et, à la fin des années 60, deux titres coexistent, "Judo Kodokan" et "Budo Magazine Europe" qui fusionnent en 1970 pour devenir ''Budo". Formule unique en son genre dans le monde des revues d'arts martiaux (à l'époque, il n'y en avait guère !) qui va débuter en janvier 70 et se terminer en décembre 73 (trois années sous l'impulsion de Roland Habersetzer). Le titre est alors acheté par "France Judo" qui tentera un temps de le commercialiser...

Les budô, pour ceux qui ne le sauraient pas, sont, "comme toute sagesse, une application de l'énergie fondamentale de l'univers. Cette énergie est une et sans limite. Y participer, même à un degré infinitésimal, permet de comprendre que cette énergie est aussi une alchimie, qu'elle transforme et transmue tout ce qu'elle touche. Il est bien connu que les occidentaux ont toujours besoin de comprendre, de raisonner et d'analyser avec un esprit critique. Qualités qui deviennent vite des empêchements irréductibles quand on s'y limite. Comment un homme toujours agité en esprit peut-il entendre le silence ? Quoi apprendre si l'on imagine qu'une discipline quelconque est en soi la finalité de toute chose ? Si l'on oppose le corps et l'esprit, la technique au spirituel, si l'on croit pouvoir conserver pour soi tout ce qui vous est donné, si une idée reçue est un mur devant l'horizon ?" (extrait de "Les arts martiaux ou l'esprit des budô" Michel Random, Fernand Nathan. 1977). La voie de l'harmonie ou de la réconciliation (traduction littérale de "budô") est celle choisie par le magazine du même nom qui, au fil du temps, parle donc de tous les arts martiaux au rythme des différents hoquets et des diverses frictions de l'histoire.

AUTHENTIQUE

"Le monde Budo est en pleine mutation, selon l'éditorial de janvier 70, les rivalités entre les grands et les petits, entre les techniques et les styles, sont passées du plan national au plan international. Mais les européens y ont mis leur grain de sel, à moins que ce ne soit le grain de sable qui rendra le chef-d'oeuvre inutilisable en quelques générations..." Réceptacle d'humeur et aussi véritable porte parole d'une manière de penser, "Budo" est également l'un des premiers magazines français à avoir publié (semble-t-il !) des mangas selon la volonté du directeur de publication : Henry Plée, figure mythique du domaine des arts martiaux. Et cela, dès la fin des années 60 jusqu'à l'arrêt quasi définitif du titre, en 1973. Évidemment. le genre de manga publié est lié fortement au contexte de la revue. Ce sont des "bandes dessinées traduites en français contant la vie dramatique de samouraï célèbres, qui nous font mieux comprendre l'esprit et le code du Bushi-do" (comme on pouvait le lire en page deux de la revue). Dès le courant de l'année 70, ces bandes dessinées prennent de l'ampleur (grâce notamment à la suppression de textes en anglais) et en 1971, "Budo" va jusqu'à leur accorder un cahier spécial de 16 pages imprimées sur papier de couleur (rappelons que ces mangas sont en N/B).

Canalblog Revue Tsunami 22 Budo Magazine03

MANGAS POUR LES ADEPTES DE LA VOIE

"La plupart de nos lecteurs demandent que ces histoires soient complètes. En un seul numéro, nous ne pouvons publier les 20 ou 30 pages classiques pour ces histoires. Mais dès que possible, nous allons leur consacrer une quinzaine de pages, ce qui représentera environ la moitié d'une bande. Peut-être, avec l'augmentation des lecteurs abonnés, pourrons-nous augmenter le nombre de pages de la revue et alors publier des histoires complètes". Il est étonnant, à la lecture de cet éditorial de juin 1970, de voir qu'il est toujours moderne et qu'il pourrait tout à fait convenir à de nombreux supports presse actuels en guise de réponse au lectorat avide de production.

Mais revenons à ces bandes dessinées romancées "d'histoires vécues de samouraï qui se déroulent pour la plupart au japon féodal. Les intrigues sont multiples, c'est en tout cas ce que nous révèle un sommaire de 1970: "dans les précédentes BD, vous avez appris les traditions du Oibara (suicide par idéal). puis aussi la facilité avec laquelle un Seigneur haut placé pouvait être déchu par le pouvoir central simplement pour avoir perdu la face avec sa fille..."

Et les titres des récits semblent également inspirés : "L'assassin" (Ansatsu Sha) publié en 1973, "Le duel" (Matashiaï), "Le démon de Gion" (histoire de Okiia Sosi) également publiés en 1973 ; "Le vagabond Naga Romono", "Kakeï Sankuro". "A la conquête du pouvoir" publiés en 1972; "Samouraï Kito Zaëmon en 1971 ou "La dramatique histoire budo du samouraï Shinsaburo" publié en 1970. La plupart du temps, ces histoires n'étaient pas signées et non créditées (hormis Kakeï Sankuro" de Shibata Rensaburo). Elles étaient adaptées ou lettrées par un certain Patrick Clerc et se lisaient dans le sens de lecture japonais (de droite à gauche, les cases étant numérotées).

Ainsi, "Budo" fut-elle la première revue à publier et traduire des mangas... Peut-être ! ? Ce fut, en tout cas l'une des rares et des plus ferventes dans son domaine. Ayant produit plusieurs dizaines de récits aujourd'hui quasi introuvables ou presque. Cela dit, et pour conclure, quelques numéros sont peut-être encore disponibles. Vous pouvez toujours vous renseigner auprès du Budostore qui se trouve à Paris : 34. rue de la Montagne Saint-Geneviève 75005 (VPC : 44.41.63.30 & Boutique : 44.41.63.33). C'est, en réalité, l'adresse originelle de la revue "Budo'' car, Henry Plée est surtout l'initiateur en Europe d'un certain nombre de fédérations d'arts martiaux. Pour l'anecdote, en 1972. il fut le premier non-japonais à être nommé 8ème Dan par la Fédération japonaise de Karaté.

Christian Marmonnier (qui remercie R. Habersetzer pour ses précisions)"

Posté par David Yukio à 12:02 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

05 septembre 2014

L'histoire de l'animation japonaise en France par Pascal Lafine - Club Dorothée Magazine 1991


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Pendant longtemps en France, la seule source d'information sur l'animation japonaise était le "Club Dorothée Magazine". Cette revue, créée en septembre 1989, reprenait surtout sous formes de copies écrans les épisodes des séries comme Dragonball, Les chevaliers du zodiaque, proposait des jeux, des concours ... puis, un jour, arriva un mec nommé Pascal Lafine.

Pour ceux qui ignorent qui est le monsieur, voici un lien pour comprendre son importance dans l'histoire du manga en France http://www.manga-news.com/index.php/actus/2012/10/10/Interview-de-Pascal-Lafine.

Pascal tenait une rubrique "Pascal vous répond", celle de l'expert des dessins-animés japonais, qui répond au courrier des lecteurs sur toutes les questions possibles et imaginables sur ce sujet. Dans les numéros 103, 104 et 105 de fin 1991, il nous fit un résumé de l'histoire de l'animation japonaise en France. Vous trouverez ci-dessous les scans et textes de ces trois articles.

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal01

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTOIRE DE L'ANIMATION JAPONAISE EN FRANCE - 1ère partie

En 1974, apparaît "Prince Safire", premier dessin animé japonais programmé sur le territoire Français. L'histoire se passe au royaume d'argent et le Prince Safire est obligé de se travestir car une fille ne peut être l'héritière du royaume. Cette série a été diffusée en 1989 sous le titre de "Princesse Safire". Le second dessin animé diffusé en France est du même auteur, Osamu Tésuka. Il s'agit du "Roi Léo", l'histoire de trois générations de lions blancs, et une nouvelle version a été programmée l'année dernière sous le titre "Le retour du roi Léo".

Deux autres séries sont passées en France avant l'arrivée de "Goldorak", elles étaient co-produites par les frères italiens Marco et Gi Pagot, "Caliméro", la première, avec Toei Animation, et "Barbapapa", la seconde, avec K. et S.

Enfin arrivèrent "Goldorak" et "Candy" pendant l'été 1978, deux séries qui étaient, à l'origine, des programmes de fonds de tiroirs destinés à combler la grille des vacances, et qui se sont révélés être de grands succès. Au début, seuls 26 épisodes de "Candy" avaient été achetés et diffusés en tranches de 5 minutes par jour. Devant l'énorme succès de la série, elle fut rediffusée en épisodes de 26 minutes. Il y eut un changement de voix entre les deux séries, car la première doubleuse était partie vivre aux USA, et de nombreux téléspectateurs l'avaient remarqué et avaient écrit à la chaîne.

De 1979 à 1980, c'est la création de "Croque vacances", présenté par Claude Piérard et une étrange grenouille qui sera très vite remplacée par le lapin Isidore. C'est dans cette émission qu'ont été diffusés "Vic le viking", "Maya l'abeille" et "Heutchi" qui est le seul dessin animé à avoir gardé en France son générique original japonais. Sur la même chaine, on pouvait voir chaque semaine "Les visiteurs du mercredi", émission présentée par Patrick Sabatier, Soisic Corne et les marionnettes Cibor et Bora. De nombreuses séries étaient diffusées comme "Gatchaman" alias "La bataille des planètes", dont on n'a vu qu'une seule des trois séries, ou "Heidi" dont la diffusion fut retardée d'un an à cause de la série live qui passait dans Récré A2.

Récré A2, qui était présentée par Dorothée, diffusait alors son troisième grand succès, "Albator" (Capitaine Harlock de son vrai nom), créé par Lengi Matsumoto qui est aussi l'auteur de "Galaxie Express" et de "La reine du fond des temps".

1982 vit le début de la grande époque Toei Animation en France, avec le quasi-monopole de I.D.D.H., la société de René Bruno Huchez qui a également importé "Candy", "Albator" et "Goldorak". Puis ce fut l'arrivée de "Capitaine Flam" ("Capitaine Future"), co-production entre Toei et MK, plus connu pour son travail sur les images de synthèse. Cette série est tirée d'un roman de l'écrivain anglo-saxon Raymond Hamilton. I.D.D.H. est aussi l'importateur de "Rody le petit cid", "Le tour du monde en 80 jours" et "Les trois mousquetaires", co-production entre Nippon Animation et une société espagnole... (à suivre...)."

 

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal02

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (2)

De 1982 à 1984 le paysage audiovisuel français est stable car il n'y a pas de concurrence réelle entre les chaînes. Le changement commence à s'effectuer en 1984 avec l'arrivée de Canal Plus. Cette nouvelle chaîne apporte beaucoup de nouveautés : "Les quatre filles du Docteur March", "Sherlock Holmes" (qui sera diffusée en France deux jours avant le Japon), "Bioman" et surtout "Cobra le pirate de l'espace", le grand succès de Canal Plus. Cette série avait bizarrement déplu à son auteur, Bioushi Terasawa, qui cessa d'en produire jusqu'en 1988. Il créa alors "Goku" (un homme armé d'un bâton qui s'agrandit à volonté et dont les yeux bioniques lui permettent de contrôler les véhicules) et "Ninja Kabuto" pour la chaîne NHK. "Cobra" passera par la suite sur A2 où il connaîtra également un gros succès aux côtés de "Galaxie Rangers" et du "Sourire du dragon".

La guerre des programmes jeunesse débute en 1987 avec la Cinq. C'est l'arrivée en force de "Youpi l'école est finie" avec les dessins animés de Nippon Animation : "Princesse Sarah", "Cathy la petite fermière", "Anette dans les Alpes", etc. La Cinq prend le monopole du dessin animé japonais en France et continue ses innovations en diffusant des séries ayant trait aux sports, c'est "Jeanne et Serge", "Smatch", et par la suite "Olive et Tom" C'est aussi, dans un tout autre genre, l'arrivée de "Robotech", qui, après les USA, connaîtra un très grand succès en France. Elle sera diffusée six fois dont une dans le prime time (19h30 à 20h00). TF1 diffuse de vieilles séries japonaises, dont "La revanche des Gobots". C'est aussi l'époque de Vitamine présenté par Jacky Jacky bovitch qui remplace Karen Cheryl, le déclin de RécréA2 et la fin de Croque Vacances. Sur M6 ça bouge pendant l'été 87, on ressort des placards de vieilles séries :"Capitaine Flam", "Goldorak" et "Albator" qui n'avait pas été diffusée depuis six ans.

En 1987 Dorothée débarque sur TF1. Elle rejoint son compagnon de toujours, Jacky, et arrivera avec deux ex-présentateurs de RécréA2: François Corbier et Ariane Carnéti, une ancienne comédienne.

Dorothée remplace Jacques Mosseau et devient directrice des programmes jeunesse en créant son émission, Le Club Dorothée. A ses débuts cette émission ne passera que des rediffusions : "Candy Candy", "Goldorak", etc. Une seule nouveauté sera programmée : "Bioman", transfuge de Canal Plus. Puis, début 1988, Dorothée diffusera "Dragon Ball" et "Les chevaliers du Zodiaque", n°1 au Japon. A l'époque ces deux séries sont diffusées simultanément en France et au Japon, et leur suite est encore en cours de fabrication.

De son côté, RécréA2 vivote avec ses présentatrices Marie et Charlotte dont Dorothée se moque bien dans une parodie, Marotte et Charlie. Le programme de A2 est composé surtout de rediffusions.

La Cinq continue ses innovations en débutant un genre nouveau : les Magical Girls. Il s'agit de séries mettant en vedette des filles possédant des pouvoirs magiques : "Creamy, merveilleuse Creamy", "Emi magique", "Vanessa"... De 87 à 88 la Cinq a le monopole des dessins animés nouveaux, tous leurs génériques sont fabriqués en Italie. La chaîne, ayant un stock commun avec Rété ltalia, utilise les mêmes génériques en les attribuant à d'autres dessins animés."

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal03

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (3)

1988. Tout comme en France, ça bouge en Italie où un député fait voter une loi interdisant les pages de publicité au milieu des dessins animés. Télévisions et téléspectateurs italiens craignent que cette décision entraîne la fin des programmes jeunesse! En France, les chaînes mènent une politique "anti-japonaise".

Rentrée 1988. Après un voyage de Dorothée au Japon , c'est l'arrivée en masse de nouvelles séries comme "Les attaquantes", "Doc Slump", "Georgie"... Mais aussi de nouveaux genres d'animation parlant d'amour avec "Juliette je t'aime", de fantastique avec "Lamu" et "d'horreur" avec "Ken le survivant". C'est aussi l'arrivée des "dramas" (ou séries "live"). On espère ainsi renouveler le succès de "Bioman" avec "Spilvan", "Flashman", "Liveman"... Beaucoup de ces nouvelles séries furent des échecs, mesurés par un outil plutôt contestable, le minitel.

Dix ans après Goldorak, les dessins animés s'approprient 70% des programmes jeunesse, chaque chaîne ayant son créneau de distribution: AB Productions pour TF1, IDDH pour A2 et FR3, Rette Italia pour la Cinq. Canal +, de son côté, recommence à diffuser des dessins animés japonais avec "Crocus", "Peter Pan" qui avait eu un très grand succès en Italie où il était diffusé de 20h à 20h30.

En 1989, la naissance de Radio Loustic, diffusant en non-stop des génériques d'animation, fait encore bouger la situation. Cette année-là est né aussi le C.D.M (Club Do Mag) qui deviendra peu après votre Dorothée Magazine. Depuis, plus rien ne bouge. La direction des programmes jeunesse de la Cinq est confiée à Xavier Couture. Cette chaîne, n'ayant plus de produits nouveaux, s'allie à TF1 pour échanger leurs programmes.

Pour la première fois sont diffusés en France des films destinés au marché de la vidéo : "Les CDZ 1 et 2", "Dragon ball","Cité interdite", "Cristal triangle" C'est aussi la sortie d'"Akira", un long métrage d'animation japonais. Loin d'être le meilleur, il est très bien accueilli par la critique qui l'annonce comme le plus grand chef-d'oeuvre. Ce phénomène donne naissance à l'apparition des mangas. Les fans d'animation, jusqu'alors inactifs, se manifestent en créant deux fanzines (magazine de fan): "Animé Land" pour le dessin animé, et "Mangazone" pour la bande dessinée. Ces revues, tirées à 700 exemplaires, sont vendues en deux semaines. Des associations font également leur apparition comme Animart à Vanves, en banlieue parisienne, et Beff Tosh à Paris. Un magasin, vendant des revues et des compact disques japonais, préfère cesser ces activités, ne pouvant plus subvenir à la demande des fans de plus en plus nombreux!

Ceci a pour effet d'inciter les spéculateurs à importer et à vendre des produits dérivés: le marché noir du produit d'animation est né. Certains se font d'ailleurs arrêter pour avoir importé des copies de films d'animation inédits en France."

Posté par David Yukio à 22:08 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

Je découvre le Japon - Club Dorothée Magazine 08 du 07/11/1989



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


La revue "Club Dorothée magazine" était un magazine lancé en septembre 1989 et parlant, comme son nom l'indique, de l'émission de Dorothée sur TF1.

A l'époque c'était la seule revue où on pouvait retrouver nos héros des dessins-animés japonais. Quelle ne fut pas ma surprise quand, dans le numéro 08 du 07 Novembre 1989 j'ai découvert l'article ci-dessous. On y parlait de Dragonball mais SURTOUT on y voyait des extraits d'une revue japonaise nous annonçant les prochains évènements de la série animée.

Cet article fut pour moi un véritable choc et c'est pourquoi je veux en parler aujourd'hui. Au fin fond de la province, loin de Paris, à une époque où Internet n'existait même pas, j'avais d'un seul coup une fenêtre ouverte sur un monde lointain appelé Japon, j'avais entr'aperçu ce qu'était une revue japonaise, je découvrais qu'on n'était pas obligé de subir passivement une émission de télé et attendre les rediffusions aléatoires mais qu'on pouvait assouvir sa passion différemment via les livres et un pays étranger.

Vous imaginez un gamin qui découvre une carte de l'île au trésor? Ce fut moi et depuis ce jour cette passion de la culture populaire japonaise a représenté quelque chose de très fort et de très important pour moi. Tout ne découle pas de cet article mais il fut une incroyable bouffée d'oxygène, il m'avait donné l'envie de m'envoler vers le Japon et d'y rester longtemps, longtemps :-)

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 01

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 02

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 03

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 04
Waouh, cette image je ne l'oublierai jamais, ce fut LA fenêtre qui ouvrit mon esprit, me disant qu'au bout du monde il y avait le Japon, un pays où on pouvait sans honte dire qu'on aimait les dessins animés alors qu'en France c'était un signe de débilité.


Posté par David Yukio à 11:16 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]