Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

10 août 2013

Jeanne et Serge (Attacker You) - Les premières diffusions en France, avec les dates des épisodes


 
Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Canalblog Anime Attacker You Diffusion20

Canalblog Anime Attacker You Diffusion22

Canalblog Anime Attacker You Diffusion21
Images tirées du superbe coffret collector IDP

Jeanne et Serge (Attacker You au Japon) est un dessin-animé consacré au volley-ball. Il a eu un succés phénoménal en France à la fin des années 80 lors de sa diffusion sur la 5 dans l'émission "Youpi! l'école est finie".


A cette époque j'étais un méga fan de la série et j'avais noté sur des feuilles de papier les dates de diffusion de tous les épisodes de ce dessin-animé génial, en me basant sur les programmes Télé 7 Jours.

Ayant retrouvé ces documents vieux d'un quart de siècle, je vous en fais profiter :-)

Première diffusion sur la 5, celle qui a durablement marqué tant de jeunes français : du lundi 31 août 1987 au mercredi 13 janvier 1988.
Episodes diffusés les lundi, mercredi et vendredi de 17h45 à 18h10 avec une rediffusion le lendemain matin de 8h30 à 8h55.
Pour bien voir les scans, faites un clic bouton droit pour ouvrir l'image dans un nouvel onglet; la taille est bien supérieure que si vous cliquez sur le scan.
Canalblog Anime Attacker You Diffusion01

Canalblog Anime Attacker You Diffusion02
 
Deuxième diffusion sur la 5 : du lundi 1er février 1988 au jeudi 7 avril 1988.

Episodes diffusés les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 18h10 à 18h35 sans rediffusion le lendemain matin.Canalblog Anime Attacker You Diffusion03

Canalblog Anime Attacker You Diffusion04


Troisième diffusion sur la 5 : du vendredi 8 avril 1988 au mardi 14 juin 1988.

Episodes diffusés les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 17h20 à 17h45 puis de 17h45 à 18h10 sans rediffusion le lendemain matin.
Canalblog Anime Attacker You Diffusion05

Canalblog Anime Attacker You Diffusion06


Quatrième diffusion sur la 5 : du jeudi 02 février 1989 au lundi 10 avril 1989.
Episodes diffusés les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 18h05 à 18h30 puis de 17h35 à 18h00 sans rediffusion le lendemain matin.

Canalblog Anime Attacker You Diffusion07

Canalblog Anime Attacker You Diffusion08

Pour les diffusions suivantes, je n'ai pas pu lister à l'époque la diffusion épisode par épisode, désolé.

Cinquième diffusion sur Antenne 2 dans l'émission "Eric et Noëlla" puis "Eric et toi et moi" : du mercredi 14 février 1990 au samedi 21 décembre 1991.
Episodes diffusés les mercredi après-midi et samedi.

Canalblog Anime Attacker You Diffusion09

Sixième diffusion sur TF1, en 1994 et 1995.
Canalblog Anime Attacker You Diffusion10

Septième diffusion sur TF1, en 1995
.
Canalblog Anime Attacker You Diffusion11

Huitième diffusion sur TF1, en 1996.Canalblog Anime Attacker You Diffusion12

 

Posté par David Yukio à 09:13 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

15 juillet 2013

Cynthia ou le rythme de la vie (Hikari no densetsu) - Dialogues des sept premiers épisodes de la version française



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Canalblog Anime Cynthia Hikari030

Canalblog Anime Cynthia Hikari031

Canalblog Anime Cynthia Hikari032

Début 1995 je venais de finir mes études et mes stages et j'étais en phase de recherche d'emploi. J'avais donc beaucoup de temps libre à cette époque, en attendant de décrocher un poste, et j'en profitais pour regarder en boucle les dessins-animés japonais enregistrés avec mon magnétoscope sur la 5ème chaîne. Parmi ceux-ci, mes préférés étaient "Jeanne et Serge" et "Cynthia ou le rythme de la vie".

J'aimais tellement ces séries que je connaissais l'histoire par cœur ainsi que les titres des épisodes. Un jour, je me suis lancé dans une aventure un peu folle, retranscrire tous les dialogues de la série de Cynthia pour essayer de retenir au maximum la vie et l'énergie de cette série magnifique. Projet mégalomane qui faisait de moi un vrai otaku avant que ce terme ne soit connu en France :-). Je vous laisse imaginer la scène : un magnétoscope, une petite télé, une machine à écrire électronique Brother pour taper mes textes (pas de PC pour moi à l'époque), des heures et des heures consacrées à cet objectif...

Malheureusement, si je puis dire, j'ai trouvé du travail mi 1995 avant d'avoir pu achever cette folie et j'ai donc dû m'arrêter à l'épisode 7.

En 2013, soit dix huit ans après, je relis avec émotion ces feuilles, vestige de la passion qui m'habitait alors pour l'animation japonaise et les premiers émois amoureux de la belle Cynthia, qui me renvoyaient à ma solitude...

Comme précisé dans le titre, il s'agit des dialogues de la version française du dessin-animé, version diffusée en 1988 sur la 5ème chaîne et non pas les dialogues en français de la version japonaise. Vous trouverez ici les scans des pages tapées à l'époque puis le texte généré par un logiciel OCR à partir de ces pages et légèrement remanié pour des raisons de lisibilité.

Les commentaires entre parenthèses ne sont pas des dialogues mais des ajouts de ma part pour mieux comprendre certaines ruptures dans les épisodes, des changements de lieux...

_______________________________________________________________________________________

Episode 1 : CYNTHIA

Canalblog Anime Cynthia Hikari001

Canalblog Anime Cynthia Hikari002

Canalblog Anime Cynthia Hikari003

Canalblog Anime Cynthia Hikari004


CYNTHIA : (Salle de classe) A demain.

DORA : (Gymnase) Rien à dire, Déborah est parfaite.


CATHERINE : Ah, elle est très forte. Je voudrais tellement lui ressembler.

CYNTHIA : Ahhh. Ahhh.

PUBLIC : Oh, ça alors.

WILLY : Hum.

CYNTHIA : Ohhhh! Elle a fait une faute (Applaudissements du public).

MADEMOISELLE VIOLETTE : Bravo, c'est très bien Déborah. Tu obtiendras un 9.60 aux championnats avec cette performance là.

DEBORAH : Merci mademoiselle.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Mmm. Tu n'as fait pratiquement aucune faute.

CYNTHIA : Si, elle en a fait une. Oh c'était pas une faute grave mais moi je l'ai vue. Elle a raté la première prise du ruban.

CATHERINE : Mais, mais Cynthia, t'es devenue folle. Mais enfin, qu'est-ce qui t'a pris?


CYNTHIA : Excusez-moi, mais elle a vraiment fait une faute.


RITA : Dis donc un peu Cynthia, tu ne serais pas jalouse de Déborah par hasard?


CYNTHIA : Mais non, pas du tout.


RITA : Alors ma chère Cynthia, je te conseille de t'entraîner davantage pour arriver à son niveau avant de te permettre de critiquer son enchaînement. Il n'y en aura que deux qui seront sélectionnées pour les championnats. Economise tes forces pour les entraînements. De toute façon, Déborah et moi seront les seules sélectionnées car nous sommes les meilleures. Mademoiselle Violette, je suis prête à exécuter mon enchaînement.


CATHERINE : A ton avis, est-ce que Rita sera sélectionnée avec Déborah pour les championnats?

DORA : Je n'y crois pas vraiment, mais c'est tout à fait possible. Ces temps derniers elle s'est beaucoup entraînée et elle est imbattable dans les exercices acrobatiques.

CYNTHIA : Je dois travailler à fond si je veux moi aussi être sélectionnée pour les championnats.


WILLY : Tu ne t'attendais pas à ça.


DEBORAH : Oh, Oh, Willy.


WILLY : Même Mademoiselle Violette n'a pas remarqué ta faute. Mais notre petit œil de lynx t'a mise au pied du mur. A propos, comment s'appelle-t-elle?


DEBORAH : Elle s'appelle Cynthia Duval.


WILLY : Cynthia? Quel drôle de nom.


DEBORAH : Elle est parfois très bonne mais elle est inégale.


WILLY : Elle est peut-être inégale mais en tout cas elle a une bonne vue.

DEBORAH : Ahaha.

ELEVES : (Sortie des classes) Salut, à demain matin.

FREDERIC : (Local de répétition des MISTER D) Ahh, mais c'est pas ça Jimmy, c’est pas du tout ça.

JIMMY : pardon.

FREDERIC : Je ne veux pas d'excuse, je veux que tu joues correctement. Y'a des tas de gens qui feraient n'importe quoi pour être à ta place.

CYNTHIA : Frédéric, tu es là? Ah, te voilà. Ecoute, j'aurai un petit service à te demander.

FREDERIC : Ecoute, on est en train de répéter alors revient plus tard.

CYNTHIA : Oh, tu sais que tu n'es pas gentil du tout Frédéric. Bon très bien. Hé vous tous, écoutez-moi. Le grand Frédéric qui aujourd'hui se fait appeler le diable en se donnant des airs, hé bien quand il était petit, il avait la ... (Frédéric lui met sa main sur la bouche).


MISTER D : Mmmmmmmmmm.


FREDERIC : Bon, d'accord, tu as gagné. Alors tu m'as parlé d'un service.

CYNTHIA : Voilà, je voudrais que tu composes la musique de l'enchaînement que je présenterai lors des prochaines compétitions.

FREDERIC : Comment, tu voudrais que je compose la musique d'accompagnement?

CYNTHIA : C'est ça.

FREDERIC : Ecoute moi un peu, même si nous avons été des amis d'enfance, il y a des choses que tu ne peux pas me demander. Et ne va pas t'imaginer que je gâcherais mon talent pour ton ridicule numéro de clown.

CYNTHIA : Mais c'est pas du tout un numéro de clown. Ah, c'est de la gymnastique rythmique.


FREDERIC : De toute façon la réponse est non.

CYNTHIA : Très bien. Prétentieux.

FREDERIC : Moi, prétentieux? Oh.

CYNTHIA : (Chez Cynthia, au moment du dîner) Tu sais pas de qui je me suis moqué aujourd'hui? De Frédéric. Au moment où j'étais en train de raconter aux autres que quand il était qu'un gamin en culotte courte, le grand Frédéric avait la frousse dans le noir, hé bien il m'a empêché de parler.

MICHELLE : Oh, tu as eu le culot de dire ça devant ses copains. Oh, le pauvre, je le plains de tout mon cœur.


MERE DE CYNTHIA : Oh, tu ne devrais pas être aussi méchante avec les autres Cynthia. Thomas, combien de fois faudra-t-il te répéter qu'on ne lis pas en mangeant?


PERE DE CYNTHIA : Ah, oui oui ma chérie.

MERE DE CYNTHIA : Vraiment, tu exagères.

RITA : (Cynthia repense aux remontrances de Rita) Déborah et moi seront les seules sélectionnées pour les championnats. Economise tes forces pour les entraînements.


CYNTHIA : (Chambre de Cynthia) Oh, Cha Cha, dis moi que j'ai des chances de participer aux championnats moi aussi. Allez.


PERE DE CYNTHIA : Cynthia se donne à fond pour la gymnastique, mais est-ce qu'elle réussira un jour?


MICHELLE : Evidemment, Pour moi elle a l'étoffe d'une vraie championne.

PERE DE CYNTHIA : Oui, c'est vrai, c'est vrai, elle a une grande force de caractère. D'ailleurs elle tient ça de son père.

MERE DE CYNTHIA : Tu plaisantes, c'est mon portrait craché.

CYNTHIA : (Elle revoit la championne dans ses œuvres, qu'elle avait vue une fois, dans une salle, avec sa sœur) Elle est fantastique, fantastique, c'est la plus grande gymnaste du monde. Peut-être qu'un jour moi aussi je serais comme Giuliana Gorguiva?
(Le lendemain matin, dans le gymnase, répétant un exercice au ballon) Je ne sais pas si je réussirai à battre Rita, les épreuves éliminatoires auront lieu dans une semaine et je suis loin d'être arrivée à son niveau. Ne te décourage pas Cynthia.


WILLY : Mais?

CYNTHIA : Oh, aaah. Va au diable (furieuse d'avoir raté son exercice, elle jette son ballon).

WILLY : Rien de tel qu'un peu d'exercice de bon matin, pas vrai?


CYNTHIA : Oh, c'est toi Willy.


WILLY : Quoi, je suis surpris de voir que le grand espoir de la gymnastique rythmique se souvienne de mon nom.


CYNTHIA : Et comment ne pas s'en souvenir. Tu es l'idole incontestée de toutes les filles de mon âge. Et à propos, je ne crois pas que je sois l'espoir de la gymnastique rythmique.


WILLY : Peut-être pas mais en tout cas tu as beaucoup de talent.


CYNTHIA : Tu as vu mon enchaînement?


WILLY : Oui, c'est incroyable comme tout paraît facile avec toi.


CYNTHIA : S'il te plaît, ne te moque pas de moi. J'en ai pas besoin, je suis déjà assez démoralisée.


WILLY : Je ne voulais pas me moquer de toi, malgré les difficultés techniques, tes mouvements étaient souples et élégants. Je me souviens de mes débuts. Lorsque je faisais une faute, j'étais complètement démoralisé. Puis je me détestais lorsque je ne réussissais pas à terminer un exercice ou bien quand je ne faisais pas le mouvement que j'aurais voulu. Encore aujourd'hui ça m'arrive mais maintenant je sais comment réagir : même si tu te trompes, tu ne dois pas te décourager ou abandonner. Tu dois chercher à être patiente et attendre, parce qu'un jour ou l'autre tu peux être sûre que tu réussiras l'exercice et tu l’exécuteras avec naturel. C'est à ce moment précis que tu seras en mesure de dominer la technique. Tu maîtriseras la technique et ton corps, tu comprends?


CYNTHIA : Oui bien sur, mais en ce qui te concerne ça valait la peine de te battre parce que tu as toujours montré que tu avais beaucoup de talent et aujourd'hui tu es le pilier de l'équipe nationale mais pour une gymnaste aussi médiocre que moi quelles opportunités veux-tu qu'il y ait Willy?


WILLY : Non, ce n'est pas vrai, tu n'es pas une gymnaste médiocre, tu as du talent à revendre. En tout cas je te demande pardon car je me suis mêlé d'affaires qui ne me regardaient pas. Tiens. Au fait, j'ai encore une petite chose à te dire. Quand tu t'énerves parce que tu ne réussis pas un exercice, tu ne dois jamais t'en prendre au ballon sinon il ne fera jamais tout ce que tu lui demandes. Souviens-toi que le ballon est ton ami, c'est pourquoi tu ne dois pas le maltraiter.


CYNTHIA : (Dans la salle de classe) Ah, Willy cherchait seulement à me remonter le moral mais j'ai été stupide. Pourquoi est-ce que je lui ai répondu comme ça?


CATHERINE : Ben qu'est-ce que tu as aujourd'hui Cynthia? D'habitude tu es plutôt de bonne humeur à l'heure du déjeuner.


CYNTHIA : Tu sais Catherine, c'est pas parce qu'on est joli garçon qu'on a rien dans la cervelle.


CATHERINE : Qu'est-ce qui te prend de dire des choses pareilles, tu ne serais pas malade par hasard?

CYNTHIA : Moi, je ne le trouve pas antipathique.

FREDERIC : Tiens (il lui tend sa cassette).

CYNTHIA : Oh, merci.

WILLY : (Sur le toit de l'école) Tu sais Déborah, ce matin j'ai vu cette fille, Cynthia, qui s'entrainait dans le gymnase.


DEBORAH : Ah oui?

WILLY : Qu'est-ce que tu penses d'elle, en tant que gymnaste je veux dire?

DEBORAH : Hé bien, elle a certainement beaucoup de talent mais elle doit perfectionner sa technique.

WILLY : Je le pense aussi. Elle a de toute façon beaucoup de chances de réussir parce qu'elle a une excellente détente et une volonté à toute épreuve.

DEBORAH : Et tu n'aurais pas un faible pour elle? Et je parie qu'elle te fait tourner la tête.


WILLY : Heu, ne dis pas de bêtise. C'était juste pour savoir.


DEBORAH : Tu dis ça mon cher Willy parce qu'en fait elle t'intéresse, n'est-ce pas? Hé bien si tu veux le savoir, je dois dire qu'elle a fait beaucoup, beaucoup de progrès ces derniers temps. Elle maîtrise petit à petit toutes les difficultés techniques et artistiques et il est possible qu'elle soit sélectionnée comme seconde gymnaste pour les championnats, et un jour ou l'autre elle deviendra meilleure que moi si je ne me donne pas les moyens de progresser. Enfin, pour le moment je n'ai rien à craindre, elle a du chemin à faire avant d'atteindre mon niveau.


WILLY : Imagine que tu veuilles gagner les régionaux.


DEBORAH : Hé bien, il faudrait que j'y arrive mais mon véritable objectif c'est de concourir au niveau national de façon à pouvoir me mesurer à des gymnastes de renommée mondiale comme Gorguiva. Je ne veux pas rester une simple championne junior, je veux aller plus loin.


WILLY : Ne sois pas impatiente, la route est très longue.


DEBORAH : Je ne suis pas impatiente mais tu vois.


WILLY : Quoi


DEBORAH : J'ai vraiment hâte d'y arriver. Ahhh, qu'est-ce qu'il fait bon ici (Cachée, Rita Mézière a tout entendu de la conversation entre Déborah et Willy).


CYNTHIA : (Chez Cynthia) Maman, ils sont près mes sandwiches?


MERE DE CYNTHIA : Bien sur, les voilà.


CYNTHIA : Merci. Ohh, maman, comme j'ai le trac.


MERE DE CYNTHIA : Courage Cynthia, j'irai te voir plus tard.


CYNTHIA : C'est vrai? Oh oui, viens, je t'en prie. A plus tard. Enfin, le grand jour est arrivé. C'est aujourd'hui que commencent les épreuves éliminatoires régionales. Je dois faire tout mon possible.


COMMENTATEUR : (A l'intérieur du gymnase) Mesdames et messieurs, les épreuves éliminatoires de gymnastique rythmique catégorie junior se poursuivent maintenant avec l'enchaînement de Rita Mézière. La note finale obtenue par la gymnaste Rita Mézière est 9.50. Une excellente note qui la place en tête du classement. Sa camarade Déborah Steller n'a pas encore présenté son enchaînement mais pour le moment c'est Rita Mézière qui est en tête. La compétition s'annonce très intéressante.


RITA : C'est à toi Cynthia. Je doute que tu puisses me battre mais vas-y, soit à la hauteur.


DEBORAH : Je t'en prie Cynthia, détend toi.


CYNTHIA : C'est immense. Oh, non, j'ai peur.


MICHELLE : Oh, mais qu'est-ce qui lui prend? Allez, vas-y Cynthia.

WILLY : Souviens-toi que le ballon est ton ami, c'est pourquoi tu ne dois pas le maltraiter (Cynthia se souvient des conseils de Willy).

CYNTHIA : Courage Cynthia. Maintenant, il n'y a que le ballon et toi dans cette salle immense.


COMMENTATEUR : Et maintenant, nous suivons l'enchaînement de la gymnaste Cynthia Duval.

CYNTHIA : Tu peux y arriver et tu y arriveras. Oh.

DEBORAH : Oh.

WILLY : Bravo, tu as réussi Cynthia.

COMMENTATEUR : Incroyable. Ce que vous venez de voir est un des moments préférés de la championne du monde, Giuliana Gorguiva. Voyons maintenant si mademoiselle Duval réussit à terminer son exercice.

CYNTHIA : Viens ma belle, viens ici.


_______________________________________________________________________________________

EPISODE 2 : LE RUBAN DU DESTIN

Canalblog Anime Cynthia Hikari005

Canalblog Anime Cynthia Hikari006

Canalblog Anime Cynthia Hikari007

Canalblog Anime Cynthia Hikari008

 

CYNTHIA : Viens par là (Cynthia tend la main pour recevoir son ballon).

MICHELLE : Vas-y Cynthia.

WILLY : Ouahhh.


DEBORAH : Je ne l'ai jamais vu tenter ce mouvement, même pendant les entraînements.


CYNTHIA : C'est gagné.

COMMENTATEUR : la gymnaste Cynthia Duval a exécuté le mouvement à la perfection.

DEBORAH : Cynthia, tu es si belle quand tu danses.


COMMENTATEUR : La jeune gymnaste a exécuté une série de mouvements très difficiles avec beaucoup de naturel. Mesdames et messieurs vous avez peut-être sous vos yeux la vraie révélation de ces championnats.


DORA : Je ne pensais pas qu'elle allait marcher aussi fort.


CATHERINE : Elle est fantastique.


CYNTHIA : Tiens bon, c'est bientôt fini.


PUBLIC : Ah, tu as vu. Mais qui c'est cette fille?


CYNTHIA : Tu as été très bien mon petit ballon chéri.

COMMENTATEUR : la note obtenue par la merveilleuse Cynthia Duval est de 9.55. Ce qui veut dire, si mes calculs sont exacts, que Rita Mézière passe à la deuxième place.

CATHERINE ET DORA : Bravo Cynthia, tu as été superbe.


CATHERINE : Tu as même dépassé Rita.

DORA : Tu te rends compte, tu es en tête du classement.

CYNTHIA : 9.55, j'ai eu 9.55. Je suis la première, la première.

CATHERINE : Ah, ce serait vraiment génial si tu réussissais à garder la première place.

DORA : Pour le moment, tu as de bonnes chances de participer aux championnats.


CYNTHIA : Merci, mais si ça a marché, c'est parce que je savais que vous étiez toutes les deux avec moi.


CATHERINE : Nous deux? Mais toutes les filles de la deuxième année, on est avec toi Cynthia.


WILLY : Bravo Cynthia, je suis très content pour toi.

CYNTHIA : Ah, salut Willy, c'est en partie aussi grâce à toi. Merci beaucoup.

CATHERINE : Quoi, mais tu y comprends quelque chose, toi?


DORA : Pas du tout. C'est bizarre, il lui a fait le signe de la victoire.

CYNTHIA : Ah, je suis sûre que vous mourrez de curiosité.

CATHERINE : Allez Cynthia, dis-moi tout.

DORA : S'il te plaît Cynthia, dépêche-toi. Raconte-nous dans les détails, on veut savoir.

RITA : Chut. C'est au tour de Déborah alors un peu de silence, compris.

COMMENTATEUR : Le dernier enchaînement au ballon sera exécuté par la gymnaste Déborah Steller (Le public applaudit à tout rompre).

CYNTHIA : Hé bien, quel succès.

DORA : Tu parles, c'est normal. Plus de la moitié de la salle est venue pour elle. Il y en a qui ont de la chance quand même.

FREDERIC : Il y a presque plus d'ambiance qu'à un concert de rock.

WILLY : Courage Déborah, on est tous avec toi.

DEBORAH : Merci.

CYNTHIA : Qu'est-ce qu'elle est douée. Vous avez vu ça?

DORA : Ah oui, Déborah est la meilleure de notre école. Elle ira certainement aux championnats.

CYNTHIA : Ah, j'ai encore tellement de chemin à faire avant d'arriver à son niveau.

DEBORAH : Cynthia, malgré tous les progrès que tu pourras faire, tu ne réussiras jamais à me battre, je te le garantis.

PUBLIC : Fantastique.

COMMENTATEUR : 9.70. C'est la note la plus élevée obtenue jusqu'à présent et qui la propulse en tête du classement. Mademoiselle Steller nous prouve une nouvelle fois qu'elle est une grande gymnaste.

CYNTHIA : Elle a été parfaite une fois de plus, je ne pourrais jamais rivaliser avec elle.


FREDERIC : Mais qu'est-ce qu'elle a? Il y a à peine cinq minutes elle était gaie comme un pinson.

CYNTHIA : Même si je ne peux pas rivaliser avec Déborah, je ferais le maximum dans la prochaine épreuve.

DORA : Hé dis donc Cynthia, qu'est-ce que tu dirais d'aller manger un morceau avant la reprise?

CYNTHIA : Ah, pourquoi pas.

RITA : Je ne me laisserais pas battre par Cynthia. Je dois me qualifier à tout prix pour les championnats.

CYNTHIA : Ah, Frédéric, attends une minute.

DORA : Euh, prends ton temps Cynthia, à tout à l'heure hein.

FREDERIC : Hé bien, quelle mouche les a piquées?

CYNTHIA : Tu vois pas que tu les as intimidées?

FREDERIC : Moi, intimider, mais j'ai rien fait du tout?

CYNTHIA : Tu plaisantes, avec la tête que t'as aujourd'hui.

FREDERIC : Hé bien quoi, qu'est-ce qu'elle a ma tête?


DORA : Oh, c'est vraiment un type bizarre ce Frédéric, tu ne trouves pas?

CATHERINE : Oh, je te dirais même qu'à moi, il me fait presque peur.

DORA : Pourtant Cynthia a l'air de le trouver sympathique.

CYNTHIA : Qu'est-ce que tu as pensé de mon enchaînement?

FREDERIC : Hé bien, à vrai dire je ne sais pas. En fait je suis venu uniquement pour vérifier si ma musique passait bien dans la salle, c'est tout.

CYNTHIA : Tu veux dire que tu n'as pas vu mon enchaînement?


FREDERIC : Exactement.


CYNTHIA : Tu n'es qu'un prétentieux, je veux plus jamais te revoir.


AMIES DE CYNTHIA : (Elles déjeunent) Vous avez vu Déborah, elle était vraiment superbe. Et qu'est-ce qu'elle danse bien.


DORA : Tu sais Cynthia, je pense que tu as de bonnes chances de terminer la première.


CYNTHIA : Tu plaisantes ou quoi?


DORA : Et pourquoi pas, tu es très forte au ruban.


CATHERINE : Mais oui, Dora a raison, c'est ce que tu as travaillé le plus pendant les entraînements.

CYNTHIA : Tu sais Catherine, on s’entraîne jamais assez. Enfin, je vous promets que je me donnerais à fond. Ça va cartonner les filles.

DORA : Hein?


CYNTHIA : Numéro 41, mademoiselle Cynthia Duval, épreuve au ruban.

AMIES DE CYNTHIA : Bravo, bravo, ouais.

CYNTHIA : Oh, mon ruban (il s'est déchiré).


RITA : (De retour dans le gymnase) Bon, le ruban de Cynthia s'est déchiré, et alors, que voulez-vous que j'y fasse. Ce genre de chose peut très bien arriver, non?


DORA : Oui c'est vrai, mais le problème c'est que je t'ai vu traîner autour du sac de Cynthia alors j'ai pensé.

RITA : Tu as pensé quoi, que c'est moi qui ai touché au ruban? Tu veux dire que ce qui s'est passé est de ma faute?

DORA : Non, mais ton comportement m'a paru suspect.

RITA : Si Cynthia est assez stupide pour utiliser un vieux ruban dans une compétition de ce niveau, c'est tant pis pour elle.

DORA ET CATHERINE : Ohhh.


CYNTHIA : Ça suffit comme ça les filles, arrêtez. Je crois que nous n'avons pas le droit d'accuser Rita sans preuve. Rita, je te prie de nous excuser.


RITA : Ça n'est plus la peine d'en parler.


CATHERINE : Je te conseille de le réparer le plus vite possible Cynthia.


CYNTHIA : Hé les filles, est-ce que l'une de vous aurait du fil et une aiguille?

AUTRES GYMNASTES : Non.

CYNTHIA : Comment je vais faire?

RITA : Hum, même si j'avais eu du fil et une aiguille, je lui aurais pas prêtés.

DEBORAH : Qu'est-ce qui se passe ici?

WILLY : (Dehors, un homme veut forcer Willy à monter dans une voiture) Mais lâche moi Samuel.

SAMUEL : Non, il n'en est pas question. Ton père m'a demandé de t'emmener à la maison. Alors soit gentil, tu viens avec moi et puis tu ne bronches pas.

WILLY : Ah, mais qu'est-ce qui lui a pris d'organiser une fête pour ses quarante six ans. Et je vais encore embêter tout le monde avec mes histoires.


SAMUEL : Mais non, ne dis pas ça. Il y aura plein de monde, des gens très importants à cette fête. Ton père est tellement fier de toi Willy, c'est normal. Il veut simplement que tu fasses leur connaissance et crois moi, il sera très déçu si tu ne viens pas.


WILLY : Je me moque de ce qu'il pense. Je te dis que je n'irais pas à cette fête, est-ce que c'est clair?

SAMUEL : S'il te plaît Willy, viens sinon ton père sera très en colère.

FREDERIC : Ah ouais, il sera vraiment très en colère?

SAMUEL : Oh?


FREDERIC : Laisse le tranquille, t'as pas compris que ça fait cinquante fois qu'il te dit qu'il ne veut pas venir?


DEBORAH : (Retour au gymnase) Tiens, voilà du fil et une aiguille, tu sauras t'en servir?


CYNTHIA : Oui, bien sur.


DEBORAH : Garde ça toujours sur toi, ça arrive souvent qu'un ruban se déchire après tout ce qu'on lui fait subir pendant l'entraînement. D'ailleurs, je te conseille de vérifier régulièrement l'état de ton matériel. Ça n'a l'air de rien mais c'est à ces petits détails qu'on reconnaît une vraie professionnelle d'une simple gymnaste.


CYNTHIA : Merci Déborah.


DEBORAH : Et, bonne chance.


CYNTHIA : A toi aussi.

FREDERIC : (Sur les marches du gymnase) Quels froussards ces deux là (il parle d'un chat et d'un chien qui ont fui devant son regard).

WILLY : C'est pas étonnant, tout le monde dit que tu as le regard qui tue.


FREDERIC : Hé bien tout le monde n'a pas tort. D'ailleurs, il n'y a pas que les animaux qui en ont peur.

WILLY : Il nous a été bien utile tout à l'heure. Tu as vu, le pauvre Samuel a détalé comme un lapin.

FREDERIC : J'entends d'ici les filles « le beau Willy sauvé par le type au regard foudroyant ».

WILLY : Bon, ça va, ça va, n'en fait pas de trop.
(Willy se rappelle une entrevue avec son père) Je te dis que ça ne m'intéresse pas, un point c'est tout.

PERE DE WILLY : Mais pourquoi? Ça te parait si pénible de devoir faire la connaissance des invités qui seront à la fête? Tous mes amis sont impatients de te connaître. Tu es une vedette de la gymnastique acrobatique, en particulier maintenant depuis qu'ils t'ont nommé membre à part entière de l'équipe nationale.


WILLY : Il me semble que tu n'as pas compris une chose papa. Je ne fais pas de la gymnastique pour devenir célèbre.


PERE DE WILLY : Mais essaye de comprendre Willy, je suis ton père, je suis fier de toi et il est normal que je veuille te présenter à mes amis. Je ne vois vraiment pas où est le mal dans tout ça. Et puis imagine qu'ils veuillent t'envoyer aux jeux olympiques, ce sera une excellente publicité pour mon entreprise alors je pourrais même ouvrir un club de gymnastique acrobatique rien que pour toi.


WILLY : Tu pourras te le garder ton club de gym, je n'en veux pas.


PERE DE WILLY : Ahhh, Willy, attends.


FREDERIC : (De retour dans le présent) Ah ouais, ça doit pas être facile tous les jours d'être un fils à papa. Bon, il est tard, excuse moi mais il faut que je rentre chez moi maintenant.

WILLY : Attends Frédéric, tu ne vas quand même pas rater le clou de la soirée.


FREDERIC : Ecoute, je comprends pas grand chose à la gymnastique rythmique.


WILLY : T'inquiètes pas, je t'expliquerais tout en détail. Allez Frédéric, viens.


FREDERIC : Ok, mais ne me bouscule pas comme ça.


COMMENTATEUR : (Dans le gymnase) Nous allons bientôt suivre l'enchaînement de la gymnaste Cynthia Duval qui est actuellement en seconde position. Et puisque le ruban est sa discipline favorite, il est fort possible que mademoiselle Duval réussisse à se qualifier pour les championnats, si bien entendu elle ne fait aucune faute.


WILLY : On arrive juste à temps, c'est au tour de Cynthia de présenter son enchaînement.


FREDERIC : Dis donc, comment c'est fait exactement un ruban?


WILLY : Le ruban est fait en satin et mesure six mètres de long. La gymnaste doit toujours le garder en mouvement. Ce n'est pas seulement un faire-valoir pour la chorégraphie, il faut beaucoup d'habilité pour le manipuler.


FREDERIC : Ohhh.


CYNTHIA : la compétition dépend de cet enchaînement, je ne dois faire aucune faute.


DORA : Allez Cynthia, vas-y.


WILLY : Tu es magnifique Cynthia, continue comme ça.


FREDERIC : Qu'est-ce que tu en dis, elle se débrouille bien?


WILLY : Oui, elle est en train de faire des prodiges.


COMMENTATEUR : Mademoiselle Cynthia Duval a lancé son ruban, mais j'ai bien peur qu'elle l'ai envoyé trop haut.

CYNTHIA : Ohlala, je vais être obligée de sortir du tapis.

COMMENTATEUR : la gymnaste essaye désespérément de rattraper son ruban mais si elle sort du tapis, elle sera sévèrement pénalisée.


CYNTHIA : Ouf, il était moins une. Ohh.

WILLY : Oh non.

DEBORAH : Cynthia, attention.


CYNTHIA : Oh, le ruban s'est déchiré.

COMMENTATEUR : Mesdames et messieurs, le ruban de la gymnaste s'est coincé dans le bureau des juges, il peut se déchirer d'un moment à l'autre. Va-t-elle réussir à se sortir de ce mauvais pas?

CATHERINE : Que se passera-t-il si le ruban se déchire pendant l'enchaînement?


DORA : J'en sais rien. Je crois que ce n'est encore jamais arrivé.


CATHERINE : Oh, pauvre Cynthia.

RITA : Ça arrange mes affaires. Maintenant c'est sûr, c'est moi qui irais aux championnats.

CYNTHIA : Je ne contrôle plus mon ruban.

DEBORAH : Tu dois vérifier l'état de ton matériel. Ça n'a l'air de rien mais c'est à ce genre de détails que l'on reconnaît la vraie professionnelle.


CYNTHIA : Déborah avait raison. Si je ne réagis pas tout de suite, je peux dire adieu aux championnats.

DORA : Regarde Catherine, elle sourit.

CATHERINE : C'est incroyable.


FREDERIC : J'y connais rien mais elle a l'air de plutôt bien s'en sortir.


WILLY : Oui mais jusqu'à quand? La partie déchirée offre une grande résistance à l'air, ce qui veut dire que le ruban devient de plus en plus lourd.


CYNTHIA : Mon poignet commence à se fatiguer. Allez Cynthia, accroche toi, ça serait trop bête d'abandonner maintenant.


WILLY : C'est ça Cynthia, ne te décourage pas.

COMMENTATEUR : La gymnaste Duval nous montre qu'elle a beaucoup de ressources. Bien que le ruban se soit déchiré, elle continue avec un punch et une détermination dignes des plus grands.

CYNTHIA : Allez, c'est presque fini. Ohhhhh.


DEBORAH : Oh non, le ruban est en train de se déchirer complètement.


CYNTHIA : Je t'en supplie, tient bon.


_______________________________________________________________________________________

EPISODE 3 : WILLY, JE T'AIME

Canalblog Anime Cynthia Hikari009

Canalblog Anime Cynthia Hikari010

Canalblog Anime Cynthia Hikari011

Canalblog Anime Cynthia Hikari012


CYNTHIA : Ohhh (le ruban va sortir du tapis).


WILLY : Oh non.

CYNTHIA : Oh non. Il descend trop rapidement. Faut pas que je sorte du tapis.

WILLY : Dépêche-toi Cynthia.

CYNTHIA : Je dois l'attraper.

WILLY : Elle y est arrivée.

CYNTHIA : C'est fini (le bout du ruban a fini de se déchirer mais après la fin de l'enchaînement - salve d'applaudissements du public)

MADEMOISELLE VIOLETTE : Ah, tu as été très bonne Cynthia, félicitations.

CYNTHIA : Merci mademoiselle.

CATHERINE : Ah, quand le ruban s'est déchiré, on a tous cru mourir de peur Cynthia.

DORA : Moi, j'ai cru que tu allais rater ton enchaînement.

CATHERINE : Mais malgré tous les obstacles, tu as serré les dents et tu l'as très bien repris.

WILLY : Cynthia.

CYNTHIA : Ah, ah, c'est toi Willly.


WILLY : Dis-moi, ton bras a dû en prendre un coup, il faut le masser tout de suite sinon tu risquerais d'avoir des ennuis.

CYNTHIA : Oui, tu as raison mais ...

WILLY : Tu as été superbe.


DEBORAH : Oh (Déborah voit que Willy masse l'avant-bras de Cynthia. Elle est très surprise).


FREDERIC : Mais qu'est-ce que ça veut dire, monsieur joue le masseur?


COMMENTATEUR : Hé bien, il semblerait que les juges ne soient pas d'accord en ce qui concerne la note à attribuer à Cynthia Duval. Ce sera de toute façon une décision très controversée.


CATHERINE : Quand est-ce qu'ils vont se décider?


DORA : Tu sais, c'est difficile de porter un jugement parce que c'est rare qu'un ruban se déchire dans une compétition.


WILLY : Ne t'inquiète pas.


COMMENTATEUR : Mesdames et messieurs, nous attendons la décision du jury. Si mademoiselle Duval obtient un 9.40, elle terminera deuxième de la compétition, à égalité avec sa camarade Rita Mézière. Et la note de Cynthia Duval est de ...


RITA : C'est moi qui vais gagner.


COMMENTATEUR : 9.45. C'est la surprise de cette compétition. Je rappelle le score de mademoiselle Duval : 9.45. C'est à dire que les deux gymnastes qualifiées pour les championnats nationaux sont Déborah Steller et Cynthia Duval, arrivées respectivement première et seconde au classement.


GYMNASTES : (Dans les vestiaires) Oh, j'ai chaud. Je vais prendre une douche. C'était beau hein...


CATHERINE : Dites-moi, si on allait fêter ça?

DORA : Oh, c'est une excellente idée. On a qu'à aller dans une pâtisserie?

CYNTHIA : Très bien mais calmez-vous, vous êtes toutes excitées.


CATHERINE : D'accord. Dépêche-toi de te changer, on t'attend en bas devant l'entrée principale, d'accord?


CYNTHIA : Salut les filles, bonne soirée et à demain. (Cynthia regarde Rita, malheureuse de ne pas être qualifiée pour les championnats) Euh, Rita? Tiens, tu fais tomber ta veste.


RITA : Mais, qu'est-ce que tu fais là?

CYNTHIA : Moi? Euh rien, j'ai vu que ta veste était tombée alors je l'ai ramassée, c'est tout.

RITA : Je n'ai rien à faire de tes gentillesses, ni de ton aide d'ailleurs.


CYNTHIA : Mais, mais Rita, je voulais seulement...


RITA : Va-t-en maintenant Cynthia et laisse moi tranquille. Tu ne dois pas être gentille avec moi parce que je n'arriverais plus à te haïr et si je ne te déteste pas je perdrai tout mon esprit combatif.


DEBORAH : (Dans un des couloirs du gymnase) Cynthia. Félicitation pour ta deuxième place, c'est très bien.


CYNTHIA : Ah, merci beaucoup.


DEBORAH : Maintenant, ce sont les championnats nationaux qui nous attendent. La réputation de l'école dépend de nous.


CYNTHIA : Ah oui, c'est vrai, tu as raison.


DEBORAH : Mais qu'est-ce que tu as, tu n'es pas contente de ta deuxième place Cynthia?


CYNTHIA : Si au contraire, je suis très heureuse, seulement voilà. Non, rien, excuse-moi, je dois partir, mes amies sont en train de m'attendre et il faut que j'y aille.


DEBORAH : la prochaine fois, ce sera peut-être toi qui sera en train de pleurer dans les vestiaires. Ne perd pas ton temps à consoler les autres et concentre toi plutôt sur tes enchaînements et ne pense qu'à une seule chose : gagner. C'est ce qu'il y a de plus important. Tu ne dois penser qu'à ça. Un point c'est tout.


CYNTHIA : Ah oui, tu as raison. Gagner, c'est la seule chose qui compte.


CATHERINE : Ah, enfin te voilà.


DORA : Mais qu'est ce que tu faisais, on t’attend depuis un quart d'heure? Salut Déborah.

CATHERINE : Bon alors, on va les manger ces gâteaux?


DORA :  Oui on y va.


CYNTHIA : Si tu as envie de venir avec nous Déborah, tu es la bienvenue.

DEBORAH : C'est gentil mais j'ai déjà un rendez-vous.

CATHERINE : Ah oui, hé bien ce sera pour la prochaine fois. Salut Déborah.


DORA : Pour te punir de nous avoir fait attendre, c'est toi qui nous invite.


CYNTHIA : Quoi?


CATHERINE : C'est normal et puis tu dois aussi nous récompenser pour tout le soutien qu'on t'a apporté.


CYNTHIA : Oh, regardez là bas, c'est Willy. Salut, on va fêter ma victoire, est-ce que tu veux...

WILLY : C'est une très bonne idée, amusez vous bien les filles (il va voir Déborah).

CYNTHIA : Oh.


CATHERINE : Laisse tomber ce Dom Juan Cynthia.


PERE DE CYNTHIA : (Chez Cynthia, heure du dîner) Hé bien ma chérie, il y a longtemps que je ne t'avais pas entendu chanter.


MERE DE CYNTHIA : Ah, je suis si heureuse que Cynthia se soit qualifiée pour les championnats. Je pourrais peut-être l'accompagner. Je lui serais sûrement utile et je me suis renseignée, un billet aller-retour ne coûte vraiment pas cher.


MICHELLE : Papa, est-ce que je pourrais aller voir Cynthia moi aussi?

MERE DE CYNTHIA : Mais bien sur. Tu n'y vois pas d'inconvénient Thomas? Tu sauras bien te débrouiller tout seul?

PERE DE CYNTHIA : Alors, le dîner est prêt oui ou non?

MERE DE CYNTHIA : Oh mais c'est vrai, où avais-je la tête. Ça sera prêt dans une minute mon chéri.


MICHELLE : Le riz au curry est prêt. Cynthia? Fais attention, c'est en train de brûler.


CYNTHIA : Hein? Ahh.


MICHELLE : Ça ne va pas?

CYNTHIA : Hein? Non, non, tout va bien.

MICHELLE : Dis moi un peu Cynthia, tu ne serais pas amoureuse par hasard?


MERE DE DEBORAH : (Chez Déborah) Il m'a semblé que tu as utilisé la même musique que celle de ton ballet de danse classique?

DEBORAH : Oui, et je compte la garder pour l'enchaînement que je présenterai aux championnats.

MERE DE DEBORAH : Comme j'aurais aimé que tu continues à étudier la danse classique.


DEBORAH : Maman, on a dit qu'on n'en reparlerai plus. Il n'y a que la gymnastique rythmique qui compte pour moi.


MERE DE DEBORAH : Oui, je sais. D'ailleurs je crois que tu exagères. Tu ne penses qu'à la gymnastique rythmique, du matin au soir. Une jeune fille de ton âge devrait, il me semble, avoir d'autres préoccupations.


DEBORAH : Et qu'est-ce que tu entends par préoccupation?


MERE DE DEBORAH : Hum, hé bien par exemple, tu devrais penser, je ne sais pas, aux jeunes gens de ton âge.


DEBORAH : Hihihi, tu veux peut-être parler des garçons? Hé bien oui, j'en connais pas mal et j'ai même de très bons amis.


MERE DE DEBORAH : Ah oui, et qui sont-ils, comment s'appellent-ils, est-ce que je les connais?


DEBORAH : Ahhhh.


MERE DE DEBORAH : Oh, voyons Déborah, tu peux parler à ta mère.


DEBORAH : Non, c'est un secret.


CYNTHIA : (Dans sa chambre, elle pense à Willy) Mon petit Cha cha, dis moi ce qui est le plus important pour moi. Allez, je t'écoute : le plus important pour vous est de vous mesurer un jour à la grande championne Giuliana Gorguiva. Oui, tu as raison Cha cha, mais il y a pas que ça qui compte. Dites moi un peu mademoiselle, ne seriez-vous pas en train de penser à un garçon? Je sais pas quoi te dire, mais tu sais Cha cha, quand je pense à Willy, j'ai le cœur qui bat très très très fort. Ne vous inquiétez pas, ce ne sont que les premiers symptômes d'une maladie qui s'appelle l'amour. Voyons Cha cha, dis pas de bêtises s'il te plaît.


WILLY : (Au gymnase, lors de l'entraînement) Alors Cynthia, on travaille dur? Comment vas-tu aujourd'hui? Ah, Déborah. C'est bientôt le grand jour.


MADEMOISELLE VIOLETTE : (Cynthia a laissé s'échapper son ruban. Elle est troublée en voyant Willy avec Déborah) mais Cynthia, qu'est ce que tu fais plantée comme ça? Allez, continue.


CYNTHIA : Euh, oui, tout de suite.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Mais qu'est-ce que tu as aujourd'hui Cynthia? N'oublie pas que tu dois participer aux championnats. C'est toi qui représenteras notre école alors s'il te plaît, essaye de te concentrer.


CATHERINE : (Dehors) Dis donc Cynthia, t'étais pas au meilleur de ta forme, hein aujourd'hui?


DORA : C'est normal, tu dois être sur les nerfs après une telle compétition.


CYNTHIA : Oui, espérons au moins que ça n'est pas autre chose.


CATHERINE : Mais voyons Cynthia, tu verras que dans quelques jours tu seras de nouveau en pleine forme.

CYNTHIA : Je ne sais pas ce que j'ai, on dirait que je vais m'évanouir. Hé les filles, j'ai drôlement faim, qu'est-ce que vous diriez d'un gâteau au chocolat?

DORA : Moi, je dis jamais non quand il s'agit de gâteau.

CATHERINE : D'accord mais c'est toi qui paye parce que nous on est complètement fauchées.

CYNTHIA : Hé dites, vous croyez pas que vous exagérez. C'est toujours moi qui paye, j'en ai assez à la fin. Ah, qu'est ce que vous voulez-vous? Oh.


WILLY : Tu as été très mauvaise à l'entraînement aujourd'hui Cynthia parce que tu n'as pas su assez te concentrer.


CYNTHIA : Oui oui, je sais.


CATHERINE et DORA : Hahaha.


FREDERIC : Salut, à demain.


MISTER D : Salut.

WILLY : Tu as fait une faute impardonnable aujourd'hui, tu as laissé tomber le ruban comme une débutante alors tu as intérêt à t'entraîner plus sérieusement à partir de maintenant.

CYNTHIA : Euh, promis.

WILLY : C'est ça, mets toute la gomme et souviens toi que tu as de la chance d'avoir Déborah à tes côtés, tu dois prendre exemple sur elle.

CYNTHIA : Merci du conseil.

CATHERINE et DORA : Hahaha.

WILLY : Salut, excuse-moi, je suis en retard. Tu n'as pas l'air dans ton assiette Frédéric.


FREDERIC : Dis moi Willy, t'en as pas marre de jouer les play-boys de service?


WILLY : Pourquoi, je vois pas ce que tu veux dire.


FREDERIC : C'est pourtant bien simple. Ça te plaît beaucoup de jouer les durs au cœur tendre avec les filles?


WILLY : Quoi?

FREDERIC : Ecoute Willy, tu peux le faire avec n'importe qui mais pas avec Cynthia, c'est clair? (Frédéric décoche alors son fameux regard de tueur qui fait trembler Willy).

CYNTHIA : (Dans sa chambre) Il ne jure que par Déborah. Je sais que je devrais arrêter de penser à lui et me concentrer uniquement sur les entraînements pour être prête pour les championnats.


RITA : (Dans le gymnase, durant les entraînements, Cynthia fait faute stupide sur faute stupide) Alors Cynthia, qu'est-ce qui t'arrive? N'oublie pas que tu représenteras notre école aux prochains championnats Cynthia. Ce n'est pas juste, je n'ai pas réussi à me qualifier alors que je sais très bien que j'aurais pu faire beaucoup mieux que toi.


CYNTHIA : Rita, attends.


DEBORAH : Tu sais Cynthia, il ne faut pas en vouloir à Rita. Tu lui as soufflé la deuxième place et c'est normal qu'elle soit en colère en te voyant comme ça, déconcentrée et pas au mieux de ta forme.


CYNTHIA : Oui, je sais.


DEBORAH : Mais n'ai pas peur, accroche-toi, je peux te dire que tu es l'une des meilleures. A vrai dire, tu représentes une véritable menace pour moi, tu progresses de jour en jour. Ça te semblera peut-être bizarre mais au fond, ça ne me gêne pas du tout, au contraire. Et tu veux savoir pourquoi?


CYNTHIA : Hmnm.


DEBORAH : Parce que si nous continuons à travailler côte à côte, je suis persuadée, je suis persuadée que ce sera très stimulant pour chacune de nous deux. Je ne dis pas ça pour te faire plaisir, crois moi Cynthia. Je suis sûre que nous pouvons aller très loin ensemble si tu le veux bien.


CYNTHIA : Oh.

DEBORAH : II est tard, il faut rentrer maintenant.

CYNTHIA : D'accord, Oh (elle remarque dans la cabine de Déborah des photos d'elle avec Willy).
(Dans la salle d'entraînement, déserte en cette fin d’après-midi, elle voit Willy. Il est endormi, torse nu, sur une chaise. Elle s'approche de lui, couvre sa poitrine d'une veste et s'appuie contre son dos, nu) Je l'aime, je n'y peux rien.

_______________________________________________________________________________________

EPISODE 4 : LA MALADIE D'AMOUR

Canalblog Anime Cynthia Hikari013

Canalblog Anime Cynthia Hikari014

Canalblog Anime Cynthia Hikari015

Canalblog Anime Cynthia Hikari016

Canalblog Anime Cynthia Hikari017


CYNTHIA : (Willy se réveille. Cynthia ne l'entoure plus de ses bras) Ah, tu sais comme je suis tête en l'air, je suis venu voir si je n'avais pas oublié quelque chose. J'ai, j'ai jeté un coup d'œil et j'ai vu que tu étais endormi sur la chaise, que tu n'avais pas de gilet sur toi et j'ai eu peur que tu attrapes un rhume alors, alors j'ai pris ta veste de survêtement et je te l'ai mise sur les épaules et, et puis voilà, c'est tout.

WILLY : Ahhhhhhh. Alors comme ça, je me suis endormi?


CYNTHIA : Ah oui, voilà, c'est ça, endormi.


WILLY : Mais qu'est-ce qui ne va pas Cynthia, tu m'as l'air bien nerveuse.


CYNTHIA : Non non, ça va, t'inquiète pas, tout va très bien, tout va très bien. Ah, je ne tiens plus sur mes jambes, j'ai l'impression que mon cœur va exploser. C'est ton épaule qui te fait mal? Viens, je vais te faire un massage.


CYNTHIA : Oh, non, non non, merci.


WILLY : Tu es vraiment bizarre aujourd'hui.


CYNTHIA : Willy, je peux te demander un service?

WILLY : Je t'écoute.

CYNTHIA : S'il te plaît, ne me fais plus la morale, surtout devant mes copines parce que, d'une part, tu n'es pas mon père, d'autre part je ne suis plus une gamine, compris?


WILLY : Excuse moi, je ne disais pas ça méchamment.


CYNTHIA : Mais je ne t'en veux pas mais tu le sauras pour la prochaine fois. Oh, il est fort (Willy fait un mouvement à la barre fixe).


WILLY : Tu n'as pas l'air très en forme aujourd'hui Cynthia, ça va? Mais qu'est-ce que tu as, tu es fatiguée?


CYNTHIA : Hé ben non, non non, pas spécialement.

WILLY : Fais attention à toi Cynthia. Quand tu vois que tu es un peu fatiguée, ne force pas et attends que ça se passe. Il faut que tu sois au meilleur de ta forme pour les nationaux.

CYNTHIA : Oui, je sais.


WILLY : Un jour tu deviendras une si grande championne que tout le monde sera ébloui par la grâce et la beauté de tes exercices, mais avant cela tu dois encore beaucoup travailler.


BATTEUR DES MISTER D : (Les Mister D répètent) Hé Frédéric, pourquoi tu t'es arrêté? Oh, c'est à toi que je parle.

FREDERIC : On fait une pause les gars, je vais prendre un peu l'air. A tout à l'heure et surtout faîtes pas de bêtise.

BASSISTE DES MISTER D : J’ai l'impression qu'il est pas vraiment motivé.

BATTEUR DES MISTER D : T'as raison. Le concert aura lieu bientôt, on n’a toujours pas terminé notre nouveau morceau.

CLAVIER DES MISTER D : Hé, vous voulez que je prenne sa place?

BASSISTE DES MISTER D : Bah, donnons-lui encore une chance.

DES ENFANTS COURANT SUR LE TROTTOIR : Allez, essayez de m'attraper. Je courre plus vite que vous. (La petite fille qui courrait après les garçons tombe devant Frédéric) Attendez-moi, attendez-moi, je viens jouer avec vous moi aussi.


FREDERIC : (Il repense à son enfance, où il jouait avec Cynthia) Allez Cynthia, dépêche toi, t'es aussi rapide qu'un escargot. Un escargot, un escargot (Cynthia tombe).


CYNTHIA : Attends, je me suis fait mal.

FREDERIC : Je suis sûr que tu le fais exprès. Allez Cynthia, debout, essaye de m'attraper. Allez.

CYNTHIA : Je ne joue plus Frédéric, attends moi, je t'ai dit je jouais plus. Attends.

FREDERIC : Hé Cynthia, tu te souviens du temps où il n'y avait que moi qui comptait pour toi?

CYNTHIA : (Cynthia et Willy se promènent sur le trottoir d'en face) Ahahah, mais qu'est-ce que tu racontes? Oh, Willy.

FREDERIC : Maintenant, c'est le playboy qu'à pris ma place.

MICHELLE : (Chez les parents de Cynthia) Mais tu vas quand même à l'école pour t'entraîner?

CYNTHIA : Oui, c'est demain que commencent les vacances d'été alors je pourrai consacrer tout mon temps à la gymnastique. Il faut vraiment que je travaille dur si je veux être prête pour les nationaux.

MICHELLE : C'est vrai mais j'ai l'impression que ça ne te pèsera pas du tout, même au contraire.


CYNTHIA : Qu'est-ce que tu veux dire?


MICHELLE : Un certain Willy sera avec toi alors fait attention ma chère petite sœur.


CYNTHIA : Attention, mais pourquoi tu dis ça, je vois pas du tout où tu veux en venir?


MICHELLE : ahahahaha.


CYNTHIA : Espèce de vieille fille. Courage mon petit Cha cha, je sais que je te manquerai mais ce sera pas long, je te promets que je reviendrai vite.


MICHELLE : Mais ne t'inquiète pas, Cha cha se portera très bien sans toi. Allez, viens mon gros, viens par ici. Tu veux un susucre?


CYNTHIA : Et après ça, on dira que le chien est le meilleur compagnon de l'homme.

WILLY : (Cynthia se souviens de ses paroles) Un jour tu deviendras une si grande championne que tout le monde sera ébloui par la grâce et la beauté de tes exercices mais pour cela Cynthia, tu dois beaucoup travailler.

CYNTHIA : Ahhh, à partir de maintenant, je vais faire le maximum, je te le promets Willy.

GYMNASTES : (Dans le gymnase) Ah, on n'a plus de... Tiens, donne moi un coup de main s'il te plaît. D'accord. Merci.

CYNTHIA : Ahaha, toujours aussi maladroite Catherine.


CATHERINE : Ah c'est pas étonnant, tu es toujours en train de...


DORA : Ahahahahahabahahahahaha.

CYNTHIA : Ouais bon d'accord, on s'est cognées et alors, je ne vois pas ce qu'il y a de si drôle?

CATHERINE : Ah, mais ne fais pas attention à elle Cynthia, je suis sûre qu'elle est en train de penser à son Stéphane.

CYNTHIA : Et qui c'est ce Stéphane?

CATHERINE : Regarde là bas, tu vois? C'est ce garçon qui est en train de parler avec Willy. Il fait de la gymnastique lui aussi.

CYNTHIA : Waouh, félicitation Dora, je vois que tu as très bon goût.

DORA : Et comment, je ne choisis pas n'importe qui.


CATHERINE : J'ai entendu dire qu'il avait déjà une petite amie. Oublie le Dora pendant qu'il est encore temps.


CYNTHIA : Dis moi Dora, c'est vrai que ce Stéphane a déjà une petite amie?


CATHERINE : Mais puisque je te le dis, laisse le tomber Dora.


DORA : Tu crois que c'est si facile. Ça m'est égal qu'il ait déjà quelqu'un dans sa vie puisque je l'aime. Je n’ai jamais encore rencontré un garçon comme lui, j'y peux rien. J'éprouve pour lui un sentiment très profond, ça n'a rien à voir avec une simple aventure. Vous allez rire mais je crois que Stéphane est le premier grand amour de ma vie. Il me suffit d'être à côté de lui, de le regarder et je suis heureuse. Hihi, vous devez me prendre pour une folle.


CYNTHIA : Oh non Dora.


DORA : Mais qu'est-ce que tu as?


CYNTHIA : (Elle pense, pour le moment, personne n'est au courant qu'elle aime Willy) Comme je te comprend Dora, moi aussi je suis comme toi. Je suis tellement attachée à Willy que même s'il avait une petite amie, je continuerais à l'aimer. Le cœur a ses raisons.


BASSISTE DES MISTER D : Elles sont vraiment mignonnes, hein, ces filles qui font de la gymnastique. Tu vois, si t'avais fait du sport toi aussi, hé ben on aurait pu les voir tous les jours. Hé, voilà Cynthia. Où ça? Mais là-bas en bas, c'est elle qui arrête pas de se tromper. De se tromper? Comme elle est mignonne.


FREDERIC : Ça suffit (Frédéric l'empêche de voir Cynthia).


BASSISTE DES MISTER D : Hé, qu'est-ce qui te prends Frédéric? Non mais ça va pas?


FREDERIC : Si tu continues à la regarder, tu vas devenir aveugle.


BASSISTE DES MISTER D : Hé dis, c'est toi qui nous a amené ici pour voir les entraînements.


FREDERIC : C'est vrai, mais maintenant vous en avez assez vu, allez sauvez vous. Et vous deux là, qu'est ce que vous attendez?


BASSISTE DES MISTER D : Hé, qu'est ce qu'il a en ce moment, il est vraiment bizarre.


CYNTHIA : (Elle a fait tomber son ballon. Rita le ramasse) Ah, merci Rita.


RITA : Tu ne m'as pas l'air très en forme Cynthia.


CYNTHIA : Hé ben non, pas tellement.


RITA : Hum, on se repose sur ses lauriers. Le problème, c'est que tu n'arrives pas à te concentrer. Tu fais ton exercice tout en pensant à autre chose. N'oublie pas que c'est toi qui représenteras l’école aux championnats, alors s'il te plait, tâche de bien faire.


CYNTHIA : Oh.

DEBORAH : Je suis persuadée que nous pouvons aller très très loin ensemble Cynthia.

CYNTHIA : Non Déborah, tu es bien meilleure que moi, jamais je n'arriverai à ton niveau.


CATHERINE : (Les gymnastes préparent le repas) Mais tu nous avais pas dit que tu savais cuisiner Dora.


DORA : Ah tu sais, ce n'est vraiment pas grand chose.

CATHERINE : Tu es une véritable maîtresse de maison.

DORA : S'il te plaît, n'exagère pas.


CATHERINE : Hé les filles, vous savez que Dora est une femme d'intérieur?

DORA : Tais toi Catherine, ce n'est pas drôle. Cynthia, donne-moi un chou s'il te plaît. Cynthia, tu m'entends? Ça ne va pas Cynthia?

CYNTHIA : Hein? Heu, oui, excuse moi, je te le lave tout de suite.

DORA : Allez Cynthia, courage, il ne faut pas se laisser abattre comme ça. Si c'est ce que t'a dit Rita qui te tracasse, ça ne vaut pas la peine d'en faire un plat.

CYNTHIA : Ça n'a rien à voir.

DORA : Mais alors, si ce n'est pas Rita qui t'ennuie, dis moi ce que c'est.

CYNTHIA : Non, rien.

CATHERINE : Elle n'est pas du tout dans son assiette aujourd'hui.

DORA : Je vous ai préparé des boulettes de viande, c'est ma spécialité. Rien de tel qu'un bon petit plat pour retrouver la forme.

CATHERINE : C'est bien vrai ça, et puis faut pas oublier le chou.

DORA : Oui mais sans fleur. Chou fleur. Ahahahahahahaha. (Cynthia est toujours perdue dans ses rêves. Ses amies s'inquiètent) Hé écoutez les filles, vous savez que ce soir il y a une grande fête foraine organisée au parc? Si on allait y faire un tour?


GYMNASTES : Oh oui, j'adore les fêtes foraines.


CATHERINE : Hé Cynthia, tu viens avec nous au moins?

DORA : Allez, je suis sûre que voir du monde ça te changera les idées.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Mesdemoiselles, il est hors de question que vous alliez à cette fête, vous n'êtes pas là pour vous amuser, ne l'oubliez pas. Au fait, où avez-vous dit qu'elle se déroulait cette fête, au parc?

GYMNASTES : Oui mademoiselle.

CATHERINE : (Le soir, à la fête) Vous voyez quand je vous disais que j'avais raison d'insister. Elle a fini par se laisser convaincre.

DORA : J'aurais raté ça pour rien au monde.

GYMNASTES : Oh, ces odeurs me donnent faim. Oh, regardez les barbes à papa et les beignets. Oh et le maïs grillé et les pommes d'amour.


CATHERINE : Ah, ben je comprends pourquoi mademoiselle Violette voulait pas nous laisser venir.


DORA : Après avoir mangé tout ça les filles, on pourra dire adieu à notre ligne.


GYMNASTES : Ahahahaha.

CYNTHIA : Et tous ces bonbons.

CATHERINE : Ah, Cynthia a retrouvé le sourire, ça me fait drôlement plaisir.

DORA : Ça été une très bonne idée de l'amener ici.

CYNTHIA : Merci beaucoup, pour tout ce que vous faites pour moi. Mais c'est Stéphane.

BASSISTE DES MISTER D : (Les Mister D accompagnent une chanteuse de dix ans durant un concert lors de la fête) Est-ce que tu pourrais me dire ce qu'on fabrique ici Frédéric?


FREDERIC : N'oublie pas qu'on a besoin d'argent pour louer un studio, alors soit gentil, ferme-la, d'accord?

CYNTHIA : (Elle suit Stéphane, celui dont Dora est amoureuse) Il a dû donner rendez-vous à sa petite amie. Il est vraiment minable cet orchestre (les Mister D ont un masque donc elle ne les reconnaît pas).

FREDERIC : Qu'est ce qu'elle peut bien faire dans un endroit pareil?


CYNTHIA : C'est bien ce que je pensais, il est en train d'attendre sa petite amie.

DORA : Excuse-moi, je suis en retard.

CYNTHIA : La voilà.

DORA : Tu n'as pas eu trop de mal à trouver au moins?

STEPHANE : Pas du tout. Alors, qu'est-ce que je peux faire pour toi?

CYNTHIA : Mais c'est Dora.

DORA : Tiens, cette serviette est pour toi.


STEPHANE : Mais pourquoi?


DORA : C'est ton anniversaire aujourd'hui je crois alors c'est mon cadeau.

STEPHANE : Je te remercie mais...

DORA : Stéphane, je sais que tu as une fiancée que tu aimes beaucoup alors si mon cadeau ne te plaît pas, tu peux si tu veux le mettre à la poubelle. Je dois partir maintenant.


STEPHANE : Attends. Dora, mais j'ai pas de petite amie.

DORA : Comment?

STEPHANE : Hé, la jeune fille qui est toujours avec moi, en fait c'est une simple camarade, il y a rien entre nous.


DORA : Ah, seulement une camarade, mais alors Stéphane...

STEPHANE : Alors j'accepte ton cadeau avec plaisir.

DORA : Ah c'est vrai?

STEPHANE : Merci beaucoup Dora.

CYNTHIA : Bravo Dora, bien joué.

DORA : Ah je comprends, c'est ta voisine.

STEPHANE : Oui, tout petit déjà, on jouait ensemble.

FREDERIC : (Caché derrière un buisson, il a tout entendu) Oui c'est toujours la même histoire avec les bons amis d'enfance.

CATHERINE : Mais où est ce que tu étais passée Cynthia?

CYNTHIA : Je suis allée faire un tour.

CATHERINE : Et voilà, maintenant c'est Dora qui a disparue, il faudrait peut-être l'attendre?

CYNTHIA : Ah t'en fais pas pour elle.

CATHERINE : Pourquoi?

CYNTHIA : Elle est en compagnie de son prince charmant.

CATHERINE : Qu'est-ce que tu dis?

CYNTHIA : Motus et bouche cousue.

CATHERINE : Cynthia, je voudrais savoir ce qui se passe.

DEBORAH : (Avec Willy, elle fait un jeu qui consiste à attraper des poissons rouges avec une petite épuisette en papier) Voilà, comme ça, doucement. Oh quel dommage, il m'a échappé.

WILLY : Tu vois, c'est plus difficile que tes prouesses acrobatiques.

DEBORAH : Dis moi Willy, qu'est ce que tu ferais si un jour je n'étais plus aussi bonne en gym?

WILLY : Ne t'inquiètes pas, c'est pas demain la veille, tu es une vraie championne.


DEBORAH : C'est vrai, tu le penses vraiment?

CYNTHIA: Oh.

GYMNASTES : Salut vous deux. Oh regardez-les, on dirait deux amoureux. Et envoyez les violons.

CYNTHIA : Ça suffit, taisez-vous maintenant, on s'en va. Salut, excusez-nous de vous avoir dérangé.

GYMNASTES : Ahaha, amusez vous bien.

WILLY : Ahahaha, des amoureux, c'est la meilleure de l'année. Ahahahaha. Bon, c'est à mon tour maintenant, on va voir ce qu'on va voir.
(Les gymnastes sont toutes couchées dans une même pièce. Cynthia est la seule à ne pas dormir. Elle regarde la lune, pensant certainement à Willy qu'elle a vu avec Déborah. Frédéric, chez lui, pense à Cynthia qu'il a vu avec Willy.)

FREDERIC : Moi et les chansons d'amour, ça fait deux.

(Tôt le lendemain matin, Cynthia fait un footing, elle pense encore et toujours à Willy, à Déborah).

WILLY : (Dans le gymnase, après un exercice) Bonjour Cynthia.


CYNTHIA : Ah, salut Willy. Ah, mais je vois que tu as l'habitude de te lever très tôt pour t'entraîner.

WILLY : Oui c'est vrai, d'ailleurs toi aussi tu es matinale.

CYNTHIA : Je ne peux pas rester assise sans rien faire alors qu'il y a tellement de gens qui comptent sur moi, je n'ai pas le droit des décevoir. Tu sais Willy pour parler d'autre chose, tu es une personne qui donne l'impression d'exécuter des mouvements très difficiles avec beaucoup d'aisance, mais c'est dû au fait que tu t'entraînes beaucoup plus que n'importe qui.


WILLY : Non, il ne faut pas exagérer mais tu as un peu raison. La vérité c'est que j'ai une peur terrible de me tromper. La peur m'accompagne pendant tout l'enchaînement et ne me quitte plus même quand j'ai terminé.


CYNTHIA : Ça arrive mène à un professionnel comme toi Willy?


WILLY : Même s'il y a qu'une personne qui regarde ce que je fais, je sens monter en moi une espèce de tension nerveuse, c'est comme une vague à laquelle je ne peux résister. Et c'est justement cette tension qui me pousse à aller toujours plus loin, jusqu'au jour où peut être je grimperais sur la première marche.


CYNTHIA : Aller toujours plus loin.


WILLY : Bien sur, je veux continuer à progresser, et d'ailleurs je veux que tu réussisses en même temps que moi.


CYNTHIA : Ça me touche beaucoup, c'est la première fois que tu me fais pas la morale.


WILLY : Ah, ça sera pour la prochaine fois.


CYNTHIA : Déborah et Willy sont deux gymnastes de grand talent et ils croient en moi. Je ne dois pas les décevoir sinon je m'en voudrais toute ma vie.


CATHERINE : Waouh, Cynthia a l'air en super forme.


DORA : Oui, elle est partie pour faire des merveilles.


CATHERINE : Ce n'est plus du tout la Cynthia d'hier. Il s'est peut être passé quelque chose entre temps?


CYNTHIA : Je ne pourrais peut être pas rivaliser avec Déborah mais je m'en moque. Je suis amoureuse de Willy.


_______________________________________________________________________________________

EPISODE 5 : LES PREMIERS CHAMPIONNATS DE CYNTHIA

Canalblog Anime Cynthia Hikari018

Canalblog Anime Cynthia Hikari019

Canalblog Anime Cynthia Hikari020

Canalblog Anime Cynthia Hikari021

 
HOTESSE DE L’AIR : (Dans un avion, emmenant Cynthia, Déborah et Mademoiselle Violette aux championnats de G.R.S) Mesdames et messieurs, nous vous souhaitons la bienvenue à bord de cet appareil. Tout au long du voyage, des boissons rafraîchissantes ainsi que des revues sont à votre entière disposition.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Cynthia, si tu continues à sourire de cette façon, tu vas rester bloquée pour le restant de tes jours.


CYNTHIA : Quoi, qu'est-ce que vous dites? Vus d'ici, les nuages sont magnifiques.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Ahaha, on ne dirait pas que tu vas disputer un championnat dans quelques heures. Tu n'as donc jamais le trac?


WILLY : (Il est dans le gymnase de son école, faisant des mouvements à la barre fixe) Qu'est-ce qu'il y a?


FREDERIC : Tiens, voilà deux billets d'avion.


CYNTHIA : On arrive.


GYMNASTES : (Dans le gymnase où se déroulera la compétition) Courage, c'est bientôt fini les filles. Un, deux, trois, quatre. Un, deux, trois, quatre.


GYMNASTES : Hé, regardez. Mais c'est Déborah.


DEBORAH : Ça fait si longtemps.


GYMNASTES : Déborah, je suis si heureuse de te voir. Nous avons enfin l'occasion de nous affronter, j'attendais ça depuis longtemps. Mais cette fois, c'est nous qui allons gagner. Nous nous sommes énormément préparées pour ces championnats mais je ne sais pas si nous réussirons à battre la championne en titre. Hihihi.


CYNTHIA : Me voilà face aux plus grands noms de la gymnastique rythmique. Les sœurs jumelles Sarah et Claudia sont des gymnastes de très haut niveau qui ont déjà une longue expérience de la compétition internationale. Jamais je ne pourrais les battre.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Qu'est ce que tu as Cynthia?


CYNTHIA : (Les gymnastes se préparent) Elles ont toutes plus d'expérience que moi.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Oui, je sais, mais tu verras que très bientôt tu seras comme elles.


MERE DE CYNTHIA : Michelle, je ne vois pas Cynthia, où peut-elle être?


MICHELLE : Attends un peu maman, tu verras quand viendra son tour.


MERE DE CYNTHIA : Tout ce que je souhaite, c'est que le trac ne lui fasse pas perdre tous ses moyens.


MICHELLE : Oui c'est vrai, c'est sa première compétition nationale.


MERE DE CYNTHIA : Cynthia, Cynthia, c'est maman, ouh ouh.


MICHELLE : Maman.

GYMNASTES : Cette fois-ci Déborah, tu ne me souffleras pas la première place, je te le garantis. Ah, je me sens en pleine forme aujourd'hui, je suis sure que je vais faire des merveilles.

WILLY : la grande Cynthia serait-elle soucieuse?


CYNTHIA : Hein? Willy.

WILLY : N'ai pas peur voyons, tu t'es très bien préparée pour ce concours.

FREDERIC : Salut.


CYNTHIA : Frédéric? Mais qu'est-ce que vous faites là tous les deux?

FREDERIC : On est juste venu faire un petit tour.

WILLY : Ce sacré Frédéric a gagné le premier prix de la loterie : un voyage pour deux personnes pour assister au championnat, alors tu penses qu'on a sauté sur l'occasion.

CYNTHIA : Alors vous serez là pendant tout le championnat?


FREDERIC : Tu sais, c'est Willy qui m'a traîné jusqu'ici parce que moi, la gym c'est pas mon truc.


CYNTHIA : Hé ben c'était pas la peine de venir.

WILLY : Ne fais pas attention, il raconte que des bêtises, tu dois te concentrer sur les championnats (Déborah regarde Willy et Cynthia. Elle semble triste de les voir ensembles).

COMMENTATEUR : Mesdames et messieurs, vous allez assister dans quelques instants aux championnats de gymnastique rythmique. Nous allons suivre l'évolution de mademoiselle Françoise Vogier, première épreuve le ruban.


FRANCOISE VOGIER : Je suis prête.


COMMENTATEUR : Un excellent début pour mademoiselle Vogier.


CYNTHIA : Ça alors, elle marche vraiment très fort.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Elle s'est beaucoup améliorée depuis la dernière fois que je l'ai vue. J'ai bien peur qu'elle te donne du fil à retordre Cynthia.


COMMENTATEUR : Vraiment superbe l'exécution de mademoiselle Vogier, elle devrait obtenir une très bonne note. 9.50 pour mademoiselle Françoise Vogier. Et 9.45 pour mademoiselle Levallois. Ces championnats s'annoncent très ouverts.


CYNTHIA : Oh, vous avez vu mademoiselle, encore une note supérieure à 9.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Si elles se maintiennent à cette hauteur, Déborah obtiendra le maximum.

CYNTHIA : C'est ce que je pense aussi, c'est tout à fait à sa portée.

DEBORAH : Excusez-moi, vous êtes trop bruyantes, vous me déconcentrez, parlez moins fort s'il vous plait.


CYNTHIA : Pardon.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Oh, mais qu'est ce que tu attends Cynthia, vas-y, c'est ton tour maintenant.

CYNTHIA : Quoi, mais vous êtes sure que c'est à moi? Ohlalalalalala.

COMMENTATEUR : Nous allons suivre maintenant l'enchaînement au ruban de mademoiselle Cynthia Duval.

CYNTHIA : Je suis prête.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Au fond, Cynthia n'est encore qu'une enfant, non?


DEBORAH : C'est vrai, mais plus pour longtemps mademoiselle Violette.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Tu as raison, j'espère de tout mon cœur qu'un jour elle deviendra comme toi Déborah.

WILLY : Je croise les doigts pour toi.


CYNTHIA : Maintenant ma petite, à toi de jouer.


MICHELLE : Elle est éblouissante, tu ne trouves pas maman?

MADEMOISELLE VIOLETTE : Hé, la petite est vraiment en très grande forme aujourd'hui.

GYMNASTES : Dis moi Déborah, c'est la première fois qu'elle apparaît dans une compétition nationale? Ça alors, elle possède une détente remarquable, je voudrais bien connaître le secret de votre école.

CYNTHIA : Ah, j'ai l'impression d'avoir des ailes.

WILLY : Superbe.

COMMENTATEUR : Pour sa première apparition en championnat, cette jeune gymnaste a de quoi surprendre par l'extrême élégance de ses mouvements et par son assurance. Elle possède en plus une détente tout à fait étonnante.


CYNTHIA : Encore un petit effort pour finir en beauté. Ouah, j'ai pas fait une seule faute.


COMMENTATEUR : Nous attendons maintenant la note de mademoiselle Cynthia Duval. La note est de 9.75. Extraordinaire la performance de cette jeune gymnaste qui a réussi à obtenir la meilleure note du concours jusqu'à présent. Je vous rappelle mesdames et messieurs que c'est sa première apparition en national (Déborah est visiblement contrariée par la performance de Cynthia. Elle a peur de se faire battre).


CYNTHIA : 9.75.


WILLY : Bravo Cynthia.


DEBORAH : (Elle répète son enchaînement) 9.75. Jamais je ne réussirais à obtenir une telle note.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Si les notes se maintiennent à cette hauteur, tu obtiendras le maximum Déborah.


DEBORAH : J'ai peur de ne pas être à la hauteur.


FREDERIC : Comment tu te sens?


DEBORAH : Oh, bonjour Frédéric.


FREDERIC : Vous m'avez l'air toutes beaucoup trop tendues pour ce concours. Vous croyez que ça en vaut vraiment la peine?


DEBORAH : Tu ne peux pas savoir à quel point c'est important.


FREDERIC : Ouais c'est vrai, tu as raison, je peux pas savoir. Je regrette Déborah, j'aurais tellement voulu t'aider (Déborah a compris ce que veux dire Frédéric; il parle de ses problèmes avec Willy et Cynthia).


CYNTHIA : Déborah. Ah, mais tu es là toi aussi Frédéric. Tu es prête parce que ça va bientôt être ton tour.


WILLY : Courage Déborah, vas-y, mets toute la gomme. De toute façon je ne m'en fais pas car c'est toi qui va gagner, c'est sur.


DEBORAH : Merci Willy.


WILLY : Ne t'inquiète pas Cynthia, elle est seulement un peu tendue mais tu verras, c'est elle qui sera championne.


CYNTHIA : Oui bien sur, je le sais, c'est pas la peine de le rabâcher.


WILLY : C'est ça, ahahahaha, allons voir comment elle se débrouille.


CYNTHIA : Dépêche-toi Frédéric sinon tu arriveras trop tard,


COMMENTATEUR : Mesdames et messieurs, vous allez assister à la prestation de celle qui est considérée à juste titre comme l'une des plus grandes championnes de gymnastique rythmique. Je vous rappelle qu'elle n’a encore jamais été battue. A l'épreuve du ruban, mademoiselle Déborah Steller.


DEBORAH : Je suis prête.


CYNTHIA : C'est elle qui va remporter les championnats, n'est-ce pas mademoiselle Violette?

MADEMOISELLE VIOLETTE : Je l'espère.


COMMENTATEUR : la prestation que Déborah Steller s'apprête à nous montrer sera sans aucun doute la meilleure, et son jeune âge lui laisse encore de longues et belles années devant elle.

CYNTHIA : Fais attention Déborah.


COMMENTATEUR : Le premier mouvement de son enchaînement été très risqué mais grâce à son expérience et à sa technique, Déborah Steller a pu se sortir facilement de ce mauvais pas.

GYMNASTES : C'est une athlète de très haut niveau, c'est le moindre qu'on puisse dire.


DEBORAH : II faut que mon saut soit parfait sinon. Oh.


CYNTHIA : Oh.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Oh, mais qu'est-ce qu'elle fait, ce mouvement n'était pas prévu.

CYNTHIA : Ce n'est pas dans ses habitudes de faire des choses pareilles.


FREDERIC : Excuse-moi.


WILLY : Quoi, tu t'en vas déjà?


FREDERIC : Oui, je t'ai déjà dit que je ne suis pas venu ici pour la compétition. Salut.


CYNTHIA : Allez Déborah, encore un petit effort.


COMMENTATEUR : Ainsi se termine l'enchaînement de Déborah Steller qui s'est bien comportée même si on pouvait s'attendre à mieux. Voyons maintenant ce qu'en pense le jury. 9.70. La première place en ce qui concerne l'épreuve au ruban revient donc à mademoiselle Cynthia Duval (Déborah lui jette un regard froid).


CYNTHIA : la première place (elle n’en revient pas).

GYMNASTES : Félicitations Cynthia, tu as fait très fort.

CYNTHIA : Merci beaucoup.


GYMNASTES : Tu as vraiment été exceptionnelle pour ton premier championnat. Je ne pensais pas que tu allais réussir à battre Déborah. Maintenant je dois partir, à demain.


CYNTHIA : J'ai battu Déborah (elle n'en revient pas).


GYMNASTES : (Le soir, à l'hôtel Makita. Les sportives mangent) Ah, ça été une journée éprouvante pour tout le monde. Et dire que ça ne fait que commencer. Vous avez vu Déborah les filles, elle n'a pas ouvert la bouche de toute la soirée, elle doit certainement penser à sa défaite d'aujourd'hui, vous ne croyez pas? Salut Cynthia, et encore bravo pour ta première place. Tu sais, tu es devenue une rivale très dangereuse. Moi, je n'ai pas dit mon dernier mot.


CYNTHIA : A plus tard. Moi, une rivale.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Cynthia. Est-ce que tu as vu Déborah?

CYNTHIA : Non mademoiselle.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Elle n'était pas dans sa chambre, et je vois qu'elle n'est pas descendue non plus pour manger.

CYNTHIA : Vous voulez que j'aille la chercher?

MADEMOISELLE VIOLETTE : Je veux bien, merci (Déborah est dans l'hôtel, près d'une grande fenêtre. Elle repense à son enchaînement).

WILLY : Déborah. Qu'est ce qui se passe, ça ne va pas, tu as besoin de moi?

DEBORAH : Je ne sais pas.

WILLY : Je te trouve plutôt soucieuse en ce moment.

DEBORAH : Ah oui, à quoi le vois tu?

WILLY : Disons que c'est juste une impression.

DEBORAH : Tu as raison.

CYNTHIA : Mais où est-ce qu'elle a bien pu passer? Ah. Willy (elle les retrouve mais préfère rester cachée, pour savoir ce qu'ils se disent).

WILLY : Tu ne dois pas baisser les bras, les championnats ne sont pas terminés.

DEBORAH : J'ai très peur, je n'ai plus confiance en moi, je ne sais pas ce qui se passe. Je sens que je ne suis plus la même qu'avant, est-ce que tu me comprends? Je n'arrive plus à rien Willy.

WILLY : Ce n'est qu'un mauvais moment à passer.

DEBORAH : Très bientôt, je ne serais plus en mesure de faire de la compétition. Et à ce moment là, je ne compterais plus pour toi.

WILLY : Déborah.

DEBORAH : Reste avec moi, rien qu'un petit moment. Je t'en prie Willy, tu sais, j'ai tellement besoin de ton aide (il lui prend les mains).

CYNTHIA : Oh, Déborah. Willy, pourquoi?


_______________________________________________________________________________________

EPISODE 6 : LA VICTOIRE DE DEBORAH

Canalblog Anime Cynthia Hikari022

Canalblog Anime Cynthia Hikari023

Canalblog Anime Cynthia Hikari024

Canalblog Anime Cynthia Hikari025

 
DEBORAH : Excusez-moi pour le retard mademoiselle.


MADEMOISELLE VIOLETTE: Déborah. Est-ce que tu sais où est Cynthia?


DEBORAH : Cynthia? Je ne sais pas, je ne l'ai pas vue.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Comment ça tu ne l'as pas vue, elle est partie te chercher il y a un instant.

DEBORAH : Me chercher?

WILLY : Oh.

DEBORAH : Mais où est-ce qu'elle a pu aller?

MADEMOISELLE VIOLETTE: Je vais voir si je la trouve.

WILLY: Attendez-moi, je viens avec vous.
(Cynthia se promène dans la rue. C'est le soir, elle regarde avec envie les couples qu'elle croise. Elle se retrouve dans un parc).

CYNTHIA : Willy et Déborah, je savais qu'ils étaient amis mais pas à ce point. Excusez-moi les enfants, c'est à vous ça? (Des enfants jouaient au ballon. Elle va leur faire une démonstration de ruban).


ENFANTS : Oui, mais continue, c'est très joli ce que tu fais. Oh oui, c'est vrai, s'il te plaît.


CYNTHIA : Non, je peux pas faire ça ici. (Les enfants insistent tellement qu'elle accepte) Bon d'accord, alors ouvrez bien les yeux (Beaucoup de promeneurs se sont arrêtés pour l’admirer, dont Frédéric).


FREDERIC : Oh, mais c'est Cynthia.


CYNTHIA : Les mouvements doivent être élégants et souples. Oh (le ruban s'est coincé dans un arbre).

PUBLIC : Oh, regardez.

CYNTHIA: Mais qu'est-ce qui se passe?


PUBLIC : Hahahahaha. Allez, essaye de tirer dessus.

CYNTHIA : II est coincé à une branche.

PUBLIC : Vas-y, tire de toutes tes forces.

CYNTHIA : J'ai plus qu'une chose à faire.

FREDERIC : Tu veux que j'aille te le chercher?

CYNTHIA : Merci Frédéric.

WILLY: Nous l'avons cherchée partout. Oh. Cynthia, Cynthia. Oh, je suis vraiment désolé, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre, excusez-moi. Pourtant j'ai bien cru que c'était elle. Qu'est-ce que tu as Déborah?


DEBORAH : Oh, rien, si ce n'est que je regrette de t'avoir ennuyé tout à l'heure avec toutes mes histoires.


WILLY : Ce n'est pas grave, les championnats c'est toujours très éprouvant pour les nerfs, je comprends que tu ais craqué, mais où est-ce qu'elle a bien pu aller, je dois à tout prix la retrouver.


CYNTHIA : Hum, ça a l'air bon (elle est dans une sorte de snack).


FREDERIC : Dis-donc, tu ne m'as pas dit que tu devais rentrer tout de suite à l'hôtel?

CYNTHIA : Si mais j'avais envie de me changer les idées.

FREDERIC : Tu as remarqué le nombre de gens qui s'est arrêté pour te regarder danser tout à l'heure, c'était dingue.

CYNTHIA : Au début je ne m'en suis pas aperçu sinon tu penses bien que j'aurais jamais continué. Je voulais seulement amuser les petites filles qui étaient là.

FREDERIC : C'est exactement comme moi.

CYNTHIA : Hein?

FREDERIC : Je veux dire que quand je suis sur une scène, je suis tellement concentré que j'oublie qu'on me regarde.

CYNTHIA : Tu dis ça sérieusement?

FREDERIC : Oui, tout à fait, et quand je joue, je pense qu'à une seule personne.

CYNTHIA : A une seule personne?

FREDERIC : Oui, je trouve que c'est plus facile de sortir ce que tu as dans le ventre quand t’imagines que tu t'adresses à une seule personne plutôt qu'à des milliers de visages anonymes. Enfin, facile n'est peut-être pas le mot, disons que c'est une question d'habitude.

MADEMOISELLE VIOLETTE : (Cynthia est de retour à son hôtel) C'est à cette heure-ci que tu rentres? Heureusement que tu as rencontré Frédéric et qu'il a bien voulu te raccompagner, sinon comment tu aurais fait?


WILLY : On s'est fait du souci pour toi.

DEBORAH : Enfin, l'important c'est qu'il ne te soit rien arrivé.

CYNTHIA : Je ne pensais pas que vous alliez vous inquiéter. Je regrette.

FREDERIC : Bien, moi je m'en vais.

WILLY: Attends-moi, je viens avec toi. Cynthia, promet moi de ne plus recommencer.

CYNTHIA : C'est promis. (Elles dînent) Je n'ai pas faim moi après ce que j'ai mangé. Bon, je dis rien. Hé bien bon appétit. Mmm!


DEBORAH : Excusez-moi, est-ce que je peux me retirer?

MADEMOISELLE VIOLETTE : Mais tu n’as rien mangé, tu ne te sens pas bien Déborah?

DEBORAH : Je n'ai pas très faim ce soir, bonne nuit mademoiselle Violette.

CYNTHIA : Bonne nuit Déborah.
(Déborah repense à son enchaînement au ruban, où elle a failli rater sa réception et se tordre la cheville. Elle est au bord des larmes.)

WILLY : Ah, je me sens mieux. Pourquoi est-ce que tu... Oh, dis-moi Frédéric, tu m'as l'air bien rêveur, tu ne serais pas amoureux par hasard?


FREDERIC : (Cynthia repense à ses paroles) Tu sais, quand je suis sur scène, je ne pense qu'à une seule personne.


CYNTHIA : A une seule personne. Plus d'élégance, plus de souplesse (elle répète son enchaînement au ballon. Cachée, Déborah l'observe).


DEBORAH : Quel talent elle a.


CYNTHIA : Oh, salut Déborah.


DEBORAH : Tu fais bien de t'entraîner mais ne te fatigue pas trop, n'oublie pas que la compétition reprend demain.


CYNTHIA : Oui, tu as raison. Attends Déborah.

DEBORAH : Oui?

CYNTHIA : Je voulais te demander, ça ne te dérangerais pas de m'apprendre à être plus souple dans l'exercice au ballon?

DEBORAH Je ne m'en sens pas capable.

CYNTHIA : Oh, je t'en prie.

DEBORAH Je suis fatiguée. (Le soir, en pensée, regardant Cynthia) C'est toi qui devrait me donner des leçons Cynthia, et pas le contraire.
(Le lendemain matin, Déborah fait un jooging et rencontre Frédéric sur une colline, essayant d'écrire une nouvelle chanson). Excuse-moi, je te dérange peut être Frédéric?

FREDERIC : Non, absolument pas.

DEBORAH : Tu es drôlement matinal.

FREDERIC : Je sais, j'arrivais pas à dormir. En plus j'écris que des nullités.

DEBORAH: Des nullités, comment ça des nullités?

FREDERIC : Je suis incapable de faire de la bonne musique, je suis plutôt en mal d'inspiration en ce moment si tu vois ce que je veux dire.


DEBORAH: Mais pourquoi, qu'est-ce qui ne va pas Frédéric?

FREDERIC : Pourquoi, si je pouvais le savoir. Et j'ai bien peur que ça dure encore un bon moment.

DEBORAH : Mais quel est ton problème?


FREDERIC : J'ai pas le moral, voilà tout, et j'ai l'impression que je suis pas le seul à me tracasser en ce moment. Si tu veux on peut faire un pari pour voir lequel de nous deux ira mieux le premier.


CYNTHIA : (A l'hôtel) J'arrive. Bonjour.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Alors, on a du mal à se lever?

CYNTHIA : Euh, excusez-moi. Mais je ne vois pas Déborah, où est-ce qu'elle est?


MADEMOISELLE VIOLETTE: Déborah, mais elle est déjà partie.


CYNTHIA : Quoi?

MADEMOISELLE VIOLETTE: Oui, elle m'a dit qu'elle voulait se lever de bonne heure ce matin pour pouvoir aller s'entraîner, et d'ailleurs je trouve qu'elle a une drôle de façon de se comporter depuis hier. Tu ne serais au courant de rien par hasard?

CYNTHIA : Moi, pas du tout, je vous assure.

DEBORAH : (Cynthia repense aux confidences faîtes hier par Déborah à Willy) Je n'ai plus du tout confiance en moi, je ne suis plus la même qu'avant, j'ai peur de moi, est-ce que tu me comprends? Bon, allons-y (Déborah répète son enchaînement au ballon dans le gymnase, devant les autres concurrentes).

CYNTHIA : Déborah. (Voyant Cynthia, Déborah est perturbée et laisse tomber son instrument. Humiliée, elle quitte le vestiaire.) Déborah, attends.


GYMNASTES : Je comprends pas, c'est pas son habitude de faire des fautes comme ça. Effectivement, elle est pas très en forme. Mais alors dites-moi, nous avons peut-être une petite chance. Je, chut, taisez-vous, on pourrait nous entendre (Cynthia est furieuse de voir les autres filles se réjouir de l'erreur de Déborah).

WILLY : Oh, c'est Cynthia. Je te laisse, j'ai deux mots à lui dire.

DEBORAH : Mes forces m'abandonnent.

CYNTHIA : Allez, courage.

DEBORAH : Ah, c'est toi Cynthia.

CYNTHIA : Ai confiance en toi et tu verras que tout ira bien, et puis d'ailleurs c'est pas vrai que tu n'es plus en mesure de faire de la compétition, tu vas t'enlever cette idée de la tête.

DEBORAH : Mais alors, tu, tu as entendu ce que j'ai dit à Willy hier?

CYNTHIA : Excuse-moi Déborah, j'aurai pas dû. De toute façon, je suis convaincue que c'est toi la plus grande gymnaste de toute notre école, et je ne plaisante pas.

DEBORAH : Moi, la meilleure?


CYNTHIA : Exactement, tu possèdes toutes les qualités, la grâce, la souplesse, la vivacité, chacun de tes enchaînements est un pur enchantement, d'ailleurs tu n'as jamais été battue. J'ai fait beaucoup de sacrifices, mais je suis loin d'atteindre ton niveau. C'est un don de la nature que tu as su développer avec des années et des années d'entraînement intensif, c'est pour ça que tu n'as pas le droit de tout laisser tomber sous prétexte que tu es démoralisée. Ce n'est pas juste, tu comprends? J'espère tellement, j'espère de tout mon cœur qu'un jour je serais aussi brillante que toi Déborah, tu dois me croire.


WILLY : Elle est à croquer (caché, Willy a tout entendu -
la compétition reprend).

COMMENTATEUR : Et c'est au tour maintenant de mademoiselle Déborah Steller. Bien, nous allons savoir très bientôt si mademoiselle Steller a retrouvé sa forme physique. Une nouvelle maladresse compromettrait sérieusement sa victoire dans ce championnat.


DEBORAH: C'est maintenant ou jamais.

PUBLIC : Oh, du violoncelle, comme c'est original. Mais pourquoi a-t-elle choisi un extrait du lac des cygnes?

FREDERIC : Je connais ça, c'est un extrait du lac des cygnes, c'est pas ça Willy?

WILLY : Bravo, je vois qu'on est connaisseur.

FREDERIC : Mon vieux, mon répertoire ne se limite pas seulement au rock and roll.

WILLY : Jusqu'à présent, elle est parfaite.

COMMENTATEUR : La grâce, l'équilibre et la coordination sont les trois qualités nécessaires pour ce qui concerne l'épreuve du ballon, mademoiselle Steller, qui réunit admirablement les trois, nous en donne jusqu'à présent un excellent exemple.


DEBORAH : (Elle se remémore les discussions de la veille) Oh, je t'en prie Willy, reste encore un petit moment avec moi.

WILLY : Déborah.

FREDERIC : Si tu veux, on peut parier sur lequel de nous deux ira mieux le premier.

CYNTHIA : Je voulais te demander si tu pouvais m'apprendre à être plus souple dans l'exercice au ballon.

DEBORAH: Tout mon corps doit être en rythme avec la musique, exprimer la grâce et la souplesse, n'avoir de passion que pour mon ballon.

COMMENTATEUR : Avec une très grande précision dans le geste, le mouvement de ses bras nous rappelle effectivement le battement des ailes du cygne. Vous assistez mesdames et messieurs à un très grand moment de gymnastique rythmique, mademoiselle Steller a décidemment bien du talent.

CYNTHIA : Incroyable.


MADEMOISELLE VIOLETTE: Tu as raison, prends en de la graine Cynthia, cela représente des années de travail pour arriver à ce résultat.


CYNTHIA : Qu'est-ce qu'elle est belle.

FREDERIC : Elle est vraiment fantastique.
(Son enchaînement fut si beau qu'à la fin, le public est encore sous le charme et, impressionné, n'applaudit pas).

COMMENTATEUR : Et ainsi se termine l'enchaînement de la jeune Déborah Steller. Nous sommes impatients de connaître la note du jury. 9.80, c'est fantastique.


CYNTHIA : Bravo (le public applaudit à tout rompre).


_______________________________________________________________________________________

EPISODE 7 : CYNTHIA N’EN FAIT QU'A SA TETE

Canalblog Anime Cynthia Hikari026

Canalblog Anime Cynthia Hikari027

Canalblog Anime Cynthia Hikari028

Canalblog Anime Cynthia Hikari029

 

COMMENTATEUR : Ainsi se termine l'enchaînement de mademoiselle Déborah Steller qui nous a fait une superbe démonstration de son talent. Nous attendons maintenant la note du jury. 9.80, la meilleure note de ces championnats. Mademoiselle Steller se place donc en tête du classement qui rappelons le n'est pas encore définitif.

CYNTHIA : Bravo, tu as été exceptionnelle.


DEBORAH : Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. C'est à toi maintenant, bonne chance.

CYNTHIA : Merci.

DEBORAH : Oh, Willy.


WILLY : Chapeau, c'était extraordinaire.


DEBORAH : Merci beaucoup.


WILLY : Je ne vois pas ce que je peux faire pour toi Déborah, tu as été parfaite d'un bout à l'autre de ton enchaînement. Je t'ai trouvée merveilleuse et très sûre de toi.


COMMENTATEUR : Vous êtes en train d'assister mesdames et messieurs aux toutes dernières épreuves de ces championnats juniors. Mademoiselle Déborah Steller est toujours en tête du classement après sa superbe démonstration qui nous a fait oublier sa contre-performance d'hier, Mais si mademoiselle Steller possède une confortable avance, le titre de championne n'est pas encore gagné. Toutes les concurrentes ne sont pas encore passées, certaines d'entre elles ont encore leur mot à dire. La compétition peut encore nous réserver quelques surprises.


GYMNASTES DU CLUB AIKOH : (Le nom du club de Cynthia et de Déborah est Aikoh; ce doit être le nom de leur lycée) Mais qu'est-ce qu'il raconte celui là, il ne fait plus de doute maintenant que c'est Déborah qui va remporter ces championnats.


CATHERINE : Cynthia aussi elle a ses chances, tu crois pas?

RITA : Personne ne réussira à battre Déborah, vous m'entendez. Je ne crois pas que Cynthia soit en mesure de gagner.

BATTEUR DES MISTER D : Non vraiment, je me demande où il a bien pu passer ce sacré Frédéric.

BASSISTE DES MISTER D : C'est pas parce que monsieur n'est pas content de la musique qu'il compose qu'il doit disparaître sans prévenir.

BATTEUR DES MISTER D : Ah oui, et puis il nous reste très peu de temps, mais qu'est-ce qu'il fabrique?


BASSISTE DES MISTER D : Ça suffit maintenant hein, c'est pas la peine d'en rajouter.


CLAVIER DES MISTER D : Hé les gars.

BASSISTE DES MISTER D : Non mais, qu'est-ce qui te prends toi, tais toi et au boulot.

CLAVIER DES MISTER D : C'est Frédéric, venez voir.

COMMENTATEUR : C'est au tour maintenant de mademoiselle Caroline Dupré.

FREDERIC : Il nous reste que deux semaines pour répéter.

PUBLIC : Vas-y Caroline, t'es la meilleure.

FREDERIC : Tu sais, je crois qu'on a encore un peu de temps avant l'exercice de Cynthia.

WILLY : Oui pourquoi, tu veux aller manger?

FREDERIC : Non mais j'ai envie de sortir pour prendre un peu l'air.

WILLY : Hein?

FREDERIC : Toutes ces filles autour de nous se sont mises tellement de parfum que ça m'a donné mal au cœur.

GYMNASTES : J'ai l'impression que Déborah va avoir beaucoup de mal à conserver son titre. Tu t'imagines peut-être que c'est toi qui va lui ravir? Ben quoi, n'est-ce pas l'ambition de chacune de nous? C'est vrai, tu as raison Françoise, il ne faut jamais se sous-estimer. Oui, et puis j'en connais une qui n'a pas froid aux yeux. Tu veux parler de Cynthia Duval?

MERE DE CYNTHIA : Déborah a obtenu 9.80 tandis que Cynthia a eu 9.75, alors si mes calculs sont exacts il faudrait que...

MICHELLE : C'est bien simple, si Cynthia obtient 9.70 elle sera à égalité avec Déborah. Par contre, si elle fait plus elle finira première.

MERE DE CYNTHIA : Première, ma Cynthia pourrait gagner? Oh mon dieu, dis-moi ce qu'on peut faire pour elle ma petite Michelle.

MICHELLE : Ah s'il te plaît maman, ce n'est pas la peine de t'énerver comme ça. S'il elle t'entendait, tu risquerais de lui faire perdre sa concentration, et ça pourrait lui jouer un mauvais tour alors s'il te plaît calme toi.

MERE DE CYNTHIA : Ah, tu as raison Michelle, il ne faut pas la déranger sinon elle pourrait faire des fautes. Cynthia, vas-y ma chérie, c'est toi qui va gagner.


CYNTHIA : Mais qu'est-ce qui te prends maman?


COMMENTATEUR : Notre gymnaste s'apprête à conclure avec un mouvement vraiment très spectaculaire. Après avoir lancé le ballon, elle se prépare à le recevoir non pas avec la paume mais avec le dos de la main. Ah quel dommage, le ballon lui a échappé, cette faute risque de compromettre très sérieusement ses chances de classement puisque d'ors et déjà sa note ne peut dépasser le 9.70.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Et voilà ce qui arrive lorsque qu'on perd sa concentration.

GYMNASTE : Ouhouhouh, je ne serais jamais championne.

ENFANTS : (Dans le parc, près du gymnase où se déroule le championnat) Montre nous comment on fait des avions Willy.

WILLY : D'accord, vous prenez la feuille, vous la pliez en deux une première fois puis une deuxième, vous abattez l'extrémité et voilà, superbe avion prêt à s'envoler.

ENFANTS : Comme il est beau, tu me le donnes? Non, je le veux, Willy, il est à moi.

WILLY : Ah non, celui-là est pour moi, si vous en voulez un, je vous ai montré comment faire, alors débrouillez vous.

ENFANTS : Alors comment on fait? Non, c'est pas comme ça. Moi je sais comment faire. Mais arrête, mais non, on nous a dit de faire comme ça. Tant pis, j'arrête.


FREDERIC : Tiens (il veut donner un épi de mais à un chaton qui s'enfuie). Tu sais t'y prendre toi avec les enfants. Il y a une minute ils étaient insupportables et maintenant les voilà sages comme des images.


WILLY : Oui, tu trouves?

FREDERIC : Remarque, t'es pas tellement plus vieux qu'eux.

WILLY : Garde tes réflexions pour toi.

FREDERIC : Ne le prends pas mal, je parlais sérieusement, tu as un rapport très privilégié avec eux que j'admire beaucoup.

WILLY : Ah, arrête, tu vas me faire rougir, mais tu n'as rien à m'envier, tu es un excellent musicien, tu as en plus un coup de pinceau remarquable, ça ce sont des qualités dont on peut être fier.

FREDERIC : Ah tu te trompes, si j'avais vraiment du talent Willy, je ne serais pas là.

WILLY : Ne sois pas pessimiste, tu verras que la chance te sourira (Frédéric fait un avion en papier. Le chat qui avait eu peur de Frédéric s'approche de Willy). Salut toi, comme tu es grand, allez, viens ici. C'est ça, ne bouge pas.

GYMNASTES : (Retour à la compétition) Ça va aller?

COMMENTATEUR : Ces championnats de gymnastique rythmique sont de plus en plus passionnants et nous réservent des surprises. Comme rien n'est encore joué pour le titre de championne, la tension est à son comble et les gymnastes savent qu'elles n'ont plus le droit à l'erreur. Je vous rappelle que c'est Déborah Steller qui pour le moment mène le concours.

DEBORAH : (Cynthia se souvient des confidences de Déborah à Willy) S'il te plaît Willy, reste près de moi, j'ai tellement besoin de ton aide.


CYNTHIA : Déborah a de la chance, elle a Willy à ses côtés alors que moi je suis toute seule. Personne ne s'occupe de moi. Willy, si je pouvais t'oublier, ce serait tellement plus simple, mais je t'aime.


MERE DE CYNTHIA : Elle a bien mauvaise mine, tu ne trouves pas Michelle? Regarde, elle est toute pâle, on dirait qu'elle va s'évanouir.


MICHELLE : Mais non, t'inquiètes pas maman, elle est seulement un peu nerveuse.

MERE DE CYNTHIA : Tu crois?

PUBLIC : Comme elles sont belles. Moi aussi quand je serais grande je ferais de la gymnastique.

MERE DE CYNTHIA : Comme j'aimerais être à la place de toutes ces filles.

MICHELLE : Pourquoi?

MERE DE CYNTHIA : Etre si jeune et si jolie.

MICHELLE : Humhumhumhumhumhum, merci maman.

MERE DE CYNTHIA : hein?

MADEMOISELLE VIOLETTE : Essaye de te décontracter Cynthia. Concentre toi uniquement sur ton exercice, respire profondément, ne t'inquiète pas ma chérie, tu verras que tout ira pour le mieux.

CYNTHIA : Ah, merci mademoiselle (Cynthia est au bord des larmes).

MADEMOISELLE VIOLETTE : Ai confiance en toi.

WILLY : (Frédéric grimpe dans un arbre pour récupérer son avion, pris dans une branche) Qu'est-ce que tu fabriques, tu es devenu fou ma parole?

FREDERIC : Mais non, t'en fais pas, laisse moi faire. Ahhhhhhh! (une branche s'est cassé, il fait une chute de plusieurs mètres, sans gravité toute fois)

WILLY : Non.

COMMENTATEUR : Ainsi s'achève la prestation de mademoiselle Suzanne Martin. Beaucoup de qualités chez cette gymnaste qui devrait encore beaucoup progresser dans les années à venir. 9.60, c'est insuffisant pour pouvoir inquiéter mademoiselle Steller, qui mène toujours la compétition.

WILLY : Alors, comment tu te sens?

FREDERIC : Ah, si ça t'était arrivé à toi, il y aurait déjà eu des centaines de filles qui se seraient précipitées à ton secours.

WILLY : Qu'est ce que tu veux dire?


FREDERIC : Ne fais pas l'innocent Willy, d'ailleurs c'est tout à fait normal qu'elles préfèrent des types comme toi, grands, forts, sportifs, le sourire aux lèvres et l'œil malin, avec la tête bien sur les épaules et pas un problème à l'horizon, t'as bien de la chance, crois moi.


WILLY : Arrête Frédéric, tu n'y es pas du tout, mais qu'est-ce que tu crois, moi aussi j'ai mes problèmes.

ENFANTS : Hé regardez, c'est le mien le plus beau. C'est pas vrai, c'est le mien le plus fort. Non, c'est même pas vrai. Arrête.

MERE DE WILLY : (Willy se rappelle une discussion qu'ils ont eue tous les deux) Dis moi mon chéri, tu as vraiment l'intention de continuer à faire de la gymnastique? Ecoute, je sais que ton père t'approuve mais il faut que tu me comprennes moi aussi Willy. Mon sang ne fait qu'un tour quand je te vois accomplir certains mouvements à la barre fixe. A chaque fois je prie le ciel pour qu'il ne t’arrive rien tellement j'ai peur. Que se passera-t-il le jour où tu lâcheras la barre, tu peux me le dire? J'en ai la chair de poule rien que d'y penser. Je ne te demande pas de renoncer complètement au sport, tout ce que je veux c'est que tu en choisisses un moins dangereux,

WILLY : Maman. (Retour sur le banc avec Frédéric) Quand j'étais petit, je voulais devenir cosmonaute ou pilote, je ne sais plus. Et je passais des heures à me creuser la tête pour trouver un moyen de réussir à voler. (Willy est enfant, il a 7, 8 ans. Il est perché sur le toit de sa maison et porte sur le dos une sorte de deltaplane qu'il a construit lui même)

MERE DE WILLY : Pour l'amour du ciel Willy, descends tout de suite je t'en prie.

WILLY : Regarde-moi maman, je suis le plus grand pilote du monde.


MERE DE WILLY : Ne bouge pas, ne bouge surtout pas, j'arrive (Willy s'élance et réussit à voler sur quelques mètres).


WILLY : J'ai éprouvé une sensation extraordinaire.


FREDERIC : Et comment tout cela a fini?


WILLY : Fractures et contusions multiples, je suis resté un mois à l'hôpital.


FREDERIC : T'aurais pu y laisser ta peau.


WILLY : Ça ne m'avait pas refroidi, au contraire, je ne pensais qu'à une chose, c'était de recommencer l'expérience. Et quand j'ai commencé la gymnastique, j'ai retrouvé un peu les mêmes sensations, et c'est justement pour cette raison que je continue d'en faire avec autant d'acharnement et autant de passion.


FREDERIC : Sacré Willy.

WILLY : Attrape (Willy lui envoi son avion).

MADEMOISELLE VIOLETTE : Mais qu'est-ce que tu veux faire?

CYNTHIA : Hé bien, j'avais pensé que je pourrais tenter ce nouveau mouvement qu'on a répété.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Tu parles du mouvement que nous avons trouvé hier après-midi pendant l’entraînement?


CYNTHIA : C'est ça.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Mais tu ne l'as pas suffisamment travaillé pour le tenter dans une compétition. Non, c'est trop risqué.

CYNTHIA : Mais, mais j'avais L'impression qu'il était à ma portée.

MADEMOISELLE VIOLETTE : Qu'est-ce qui te prends Cynthia, quand je dis non c'est non. Tu es pour le moment la première et tu risques de tout gâcher en n'en faisant qu'à ta tête. Tu n'es pas encore prête et La moindre erreur te coûterait très cher. Écoute-moi, si tu suis le programme que nous avons répété, et si tu ne fais pas de grosse erreur évidement, tu termineras dans les trois premières.


CYNTHIA : Mais c'est à dire que...


MADEMOISELLE VIOLETTE : Souviens-toi de ce que je t'ai dit, on s'est bien comprises?

CYNTHIA : Mmm.

DEBORAH : Mademoiselle Violette a raison, je suis certaine que tu obtiendras au minimum 9.70 avec le programme que tu as préparé. Tu as la possibilité de devenir la nouvelle championne, ne l'oublie pas Cynthia.


CYNTHIA : La nouvelle championne? Je n'y avais même pas pensé, c'est vrai ce que tu dis.


DEBORAH : Ecoute moi bien, tu ne t'en rends peut-être pas compte mais tu as suivi une très bonne préparation pour ces championnats, alors prends confiance, mets toute la gomme et surtout ne pense qu'à la première place.


CYNTHIA : Hein?


DEBORAH : Oui, à la première place parce que si tu ne fais pas de faute grave, personne ne pourra te la prendre.


CYNTHIA : La première place. Si je gagne, je serais la meilleure, la numéro un.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Bonne chance Cynthia, c'est à toi de jouer.


DEBORAH : Tout se passera très bien, fais moi confiance.

COMMENTATEUR : Nous allons suivre tout particulièrement l'évolution de mademoiselle Cynthia Duval. Sera-t-elle la nouvelle championne? Réponse dans quelques minutes.

CYNTHIA : Qu'est-ce que je suis nerveuse (Cynthia est presque paralysée par le trac, l'enjeu de son enchaînement).

WILLY : Cynthia.

CYNTHIA : Hein?

WILLY : Si tu gagnes, je te paie une glace à la vanille, ça te plairait?


FREDERIC : Et moi un gâteau au chocolat.

CYNTHIA : Mademoiselle Violette a raison, je dois être très prudente. Tout ce qu'elle veut, c'est que je donne le meilleur de moi même. Je ferais ce que vous m'avez dit, je vous le promets.

CATHERINE : Regarde comme elle a l'air heureuse.

DORA : Tu as raison.

COMMENTATEUR : Mademoiselle Duval nous offre un début de programme éblouissant qui nous frappe par sa virtuosité. L'enjeu que représente cette ultime épreuve ne semble en aucun cas peser sur les épaules de cette athlète qui rappelons le fais sa première apparition en championnat (pendant ce temps, le père de Cynthia, toujours caché derrière son journal, suit la compétition à la télé. Il semble néanmoins très attentif, au point de se tromper et de manger le repas de Cha cha).
Incroyable, jamais de mémoire de journaliste je n'avais vu de gymnaste possédant une telle détente.

DEBORAH : Vas-y Cynthia, tu obtiendras une bonne note.


MADEMOISELLE VIOLETTE : Tu as raison Déborah, elle est très bien partie, pourvu que ça continue.


CYNTHIA : Et si je tentais le nouveau mouvement, je suis sûre que je peux y arriver.


FREDERIC : Mais qu'est-ce qui lui prends tout à coup, tu as vu ça?

CYNTHIA : Si je me trompe, tant pis, je ne ferais pas partie des huit premières et alors? Allez, j'essaye.

WILLY : Oui, bravo, je le savais.



Posté par David Yukio à 14:03 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

08 juillet 2013

Haibane Renmei, coffret DVD collector Dybex


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


"Haibane Renmei" est un dessin-animé japonais de l'artiste ABe Yoshitoshi, déjà responsable des chefs d'oeuvres "Serial Experiments Lain" ou "Texhnolyze".

Cette série de 2003 fait 13 épisodes pour une durée de cinq heures et demi seulement. C'est court et pourtant, quelle empreinte ces quelques épisodes laisseront sur celui qui va les découvrir pour la première fois.

Autant vous prévenir de suite, l'histoire est assez confuse, les personnages mystérieux, l'univers assez hermétique, les questions sans réponses, toutes les interprétations possibles et jamais démenties et, plus que tout, ne vous attendez pas à des révélations fracassantes lors des épisodes! Avec tout ceci vous vous dites pourquoi visionner une telle série? Tout simplement parce qu'elle est belle, que les personnages sont attachants au possible, que les décors campagnards sont reposants, que les relations entre les personnes sont justes et subtiles, empreintes d'un grand humanisme, d'un véritable amour de l'autre et, plus que tout, qu'il y a une ambiance de mystère et de paix qui baigne toute la série et repose celui qui la contemple.

Je ne ferais pas d'analyse des épisodes ici, ce n'est pas le but de l'article, je vous laisse lire ceux existants sur Internet, que ce soit sur Wikipédia ou les sites français (une recherche sur Google France avec les mots clés "Haibane Renmei suicide" vous donnera peut-être des pistes de réflexions). Voici juste une présentation de la série : "Une jeune fille tombe du ciel... Lorsqu'elle se réveille, elle se retrouve dans une sorte de cocon, dont elle émerge finalement pour se retrouver face à un petit groupe de personnes dotées d'ailes et d'une auréole. C'est ainsi que Rakka rejoint la communauté des Haibane. Elle part bientôt à la découverte de la ville en compagnie de Kana, de Hikari, de Kuu et de Nemu. Elle apprend ainsi que la ville est entourée de hauts murs et que ni Haibane ni humains ne peuvent en sortir..."

Je préfère vous présenter ici le très beau coffret collector sorti par Dybex en 2005, dans une édition limitée à 1 999 exemplaires.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box000

L'intégralité du coffret.
Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box015
Présentation du coffret.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box001
Couverture du coffret.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box002
Dos du coffret.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box024Le coffret avec, sur la tranche, son numéro sur les 1 999 édités.

Dans le coffret se trouve un box contenant les DVD.Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box016Box vu de l'extérieur.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box017Le même box mais vu de l'intérieur avant qu'il ne soit déplié.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box018Le box avec les quatre DVD

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box019DVD I et II

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box020DVD III et IV

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box021Le box sans les DVD, pour voir les superbes illustrations.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box022Illustrations I et II

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box023Illustrations III et IV

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box025

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box026

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box027Le livret de 32 pages présentant le monde de Haibane Renmei.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box013

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box014
La sérigraphie originale, dessinée spécialement pour le coffret collector.

Les dix cartes postales du coffret.
Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box003

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box007

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box004

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box006

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box008

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box009

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box010

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box012

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box011

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box005

Si cela ne vous a pas donné envie de découvrir cette oeuvre magnifique, voici d'autres illustrations, trouvées sur Internet et qui reflètent la beauté de cette série.
Canalblog Anime Haibane Renmei004

Canalblog Anime Haibane Renmei003

Canalblog Anime Haibane Renmei001

Canalblog Anime Haibane Renmei005

Canalblog Anime Haibane Renmei002

Canalblog Anime Haibane Renmei007

Canalblog Anime Haibane Renmei006

 

Posté par David Yukio à 20:33 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

25 juin 2013

Animapa, fanzine participatif sur l'animation japonaise et les mangas (1992 - 2000)


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Le fanzine Animapa sur l'animation japonaise et les mangas fut créé par Philippe Lhoste dans les années 90. C'était un fanzine très particulier dans le sens où il était diffusé uniquement aux contributeurs du dit fanzine; c'est ce que nous pourrions appeler aujourd'hui un fanzine participatif.

Ce fanzine aura 25 numéros (si on compte le numéro 0), de Février 1992 à Janvier 2000, soit huit années d'une grande aventure humaine pour ceux qui y ont participé. Pour rappel, nous étions à l'époque pré-Internet où partager sa passion sur l'animation japonaise et les mangas était extrèmement difficile, surtout pour les non parisiens, et mal vu des gens dits "normaux". C'était une époque où il fallait taper à l'ordinateur ou à la machine à écrire ses articles, les envoyer par la poste, les photocopier...  bref, un autre monde où il fallait prendre son temps et où tout n'était pas accessible immédiatement.

Quelques grands noms du milieu de la japanime française auront participé à ce fanzine, comme Yvan West Laurence, Cédric Littardi...

L'aventure commence dans un autre fanzine, Sumi Joohoo numéro 0 de novembre/décembre 1991, où Philippe expose son concept. Voici le texte complet du manifeste (j'ai juste supprimé l'adresse postale de Philippe dans la photo ci-dessous).

_________________________________________________________________
 

Canalblog Revue Animapa Manifeste
"Projet de création d'une APA

Philippe Lhoste

Je propose ici de créer une APA ayant pour thème l’animation, et en particulier l’animation japonaise, ainsi que tout ce qui gravite autour : mangas, BGM (BOF en français), maquettes, etc.

Qu’est-ce qu’une APA ? Aha, en voilà une question qu’elle est bonne ! Une autre question ?
Par exemple, que veut dire cet acronyme ? Ça c'est facile, ça veut dire Amateur Press Association. En effet, c'est un concept né aux Etats-Unis, où il est très prospère (yop-là-boum). Il y a là-bas des APA sur tous les thèmes imaginables, et il existe même un annuaire les recensant. En France, il n’y en a que deux à ma connaissance.

Tout ça ne vous dit pas ce qu'est une APA, me direz-vous. Vous avez raison. En résumé, une APA est une association informelle, sans but lucratif, composé de 10 (minimum vital) à 40 (maximum pour éviter l’asphyxie) membres. Ces membres, les apaïens envoient régulièrement (périodicité à définir, mensuelle, bimestrielle…) une participation (ou aparticipation ou contribution ou contrib), qui peut être une lettre où il parle de sa passion et répond / réagit éventuellement aux contribs des autres, un article sur sa série ou son auteur préféré, une fiction, des dessins, etc.
Les contributions sont envoyées à un responsable qui, après une date limite, les réunis recto-verso et en fait une photocopie reliée à autant d'exemplaires qu'il y a de membres et les envoie à chacun. Qui le lit et prépare sa contrib pour le prochain, et ainsi de suite. Au fil des numéros, on en vient à se connaître et à dialoguer, ce qui fait tout l’intérêt d’une APA : pouvoir donner son opinion, connaître celle des autres, échanger des idées et des informations.
Le tout est financé par un compte individuel que chacun alimente régulièrement, et qui est débité par les frais d’impression et d’envoi (uniquement ! C’est entièrement bénévole. En cas d’abandon, le compte est remboursé).

L'intérêt est que la liberté d'expression est totale : il n'y a personne pour sélectionner ou censurer. On peut y mettre ce qu’on veut (de préférence dans le thème choisi). Il n’y a pas de limitation de place, il est seulement demandé d’envoyer des feuilles entières pour simplifier la pagination. La contrib minimale est d’une page, il n’y a pas de maximum (dans des limites raisonnables, pour votre roman, demandez à un éditeur, ou alors envoyez-le sous forme de feuilleton). Il est très fortement recommandé de dactylographier sa participation, ou à la rigueur d’écrire très lisiblement, sur une feuille de format A4 (21x29,7 cm) (ou A5, la moitié, si ce format est adopté et si c’est possible).

L'originalité du concept est que ce sont ceux qui écrivent les articles qui financent leur diffusion. Deux types de financement sont possibles (entre autres) :
Le système originel, veut que chacun paie la duplication de sa participation. Certains envoient même leur contrib, déjà dupliquée (permettant un contrôle précis du prix et de la qualité). Mais c'est assez injuste puisque les plus actifs doivent débourser plus, et ceux qui ne participent pas à un numéro donné ne payent que les frais d'envoi (ou ne reçoivent rien...). Une variante plus égalitaire fait payer aux non-participants une partie du financement du tirage.
Une autre système fait tout simplement payer à chaque membre recevant un exemplaire les frais d’impression de ce numéro, plus les frais d'envoi. C'est plus éloigné du concept original d'APA, mais plus simple à gérer et plus égalitaire. C'est celui qui est adopté dans les APA françaises (APA de SF et APA de rock).
Dans tous les cas, il est fortement incité à participer, l'altitude "abonnement passif à un fanzine" étant découragée, s'il le faut par exclusion en cas de non-participation répétée. On peut rater une participation, par manque de temps généralement, mais trop d’absences peuvent être sanctionnées.

Pour que cette APA démarre, il faut des participants. Je demanderai donc à tous ceux qui sont intéressé de m'envoyer une première lettre, avec évidement votre nom et adresse complète, une courte présentation de vous-même et de ce qui vous intéresse, et des votes : quelle fréquence préférez-vous, quel format (A4 permet une bonne reproduction des dessins, A4 réduit à A5 fait faire des économies de duplication et de frais d’envoi), quel système de financement désirez-vous, quel nom suggérez-vous pour cette APA ? (Par exemple, APAnime ou jAPAnimation, bien que je n'aime pas trop ce dernier terme. APA dans le titre n'est pas obligatoire mais préférable.)

Je prends en charge provisoirement les frais de ce premier numéro constitué de vos lettres. Si j’ai suffisamment de réponses, il sera déduit de vos futurs comptes, sinon, j’en serai de ma poche, mais j’en prends le risque. C’est pourquoi je vous demande de ne pas m'envoyer de chèque avec votre première contrib. Mais un timbre pour le retour serait apprécié. Réponse assurée dans tous les cas.

Tous à vos claviers, et envoyez votre prose à l’adresse donnée en haut de cette feuille ; A bientôt !"

_________________________________________________________________


Voici l'ensemble des couvertures, avec leur date de parution; la date mentionnée est celle à laquelle j'ai reçu le fanzine et non pas la date figurant parfois sur la couverture qui était juste une date prévisionnelle de sortie du fanzine. Je mets aussi, pour quelques numéros, le nombre de participants et de pages pour vous donner une idée de son importance.

Chacune des couvertures était une création originale d'un des participants. Je mets ici la couverture et la quatrième de couverture, sauf dans les cas où cette dernière est la fin d'un article et non pas un dessin (exception du dernier numéro où, par nostalgie, j'ai voulu mettre les dernières lignes de ce fanzine qui m'a beaucoup tenu à coeur et permis de rencontrer bien des personnes formidables).


Canalblog Revue Animapa00 Recto
Numéro 0 Février 1992, dix participants, 24 pages

Canalblog Revue Animapa01 Recto

Canalblog Revue Animapa01 Verso
Numéro 1 Mai 1992, 76 pages

Canalblog Revue Animapa02 Recto
Numéro 2 Juin 1992

Canalblog Revue Animapa03 Recto

Canalblog Revue Animapa03 Verso
Numéro 3 Août 1992

Canalblog Revue Animapa04 Recto

Canalblog Revue Animapa04 Verso
Numéro 4 Octobre 1992

Avec le numéro 5, Animapa fait deux volumes du fait du nombre des participants et de la taille des contribs. On est à la période forte du fanzine, qui durera presque trois ans jusqu'au numéro 15.

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa05 Tome02 Recto
Numéro 5 Décembre 1992, tome 1 88 pages, tome 2 80 pages

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Verso
Numéro 6 Mars 1993

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Verso
Numéro 7 Avril 1993

Canalblog Revue Animapa08 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa08 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa08 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa08 Tome02 Verso
Numéro 8 Juillet 1993

Canalblog Revue Animapa09 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa09 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa09 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa09 Tome02 Verso
Numéro 9 Septembre 1993

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa10 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa10 Tome02 Verso
Numéro 10 Novembre 1993, 22 participants, tome 1 116 pages, tome 2 104 pages

Canalblog Revue Animapa11 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa11 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Verso
Numéro 11 Décembre 1993

Canalblog Revue Animapa12 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa12 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Verso
Numéro 12 Avril 1994

Canalblog Revue Animapa13 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa13 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa13 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa13 Tome02 Verso
Numéro 13 Juin 1994

Canalblog Revue Animapa14 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa14 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Verso
Numéro 14 Janvier 1995

Canalblog Revue Animapa15 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa15 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa15 Tome02 Recto
Numéro 15 Juin 1995

Canalblog Revue Animapa16 Recto

Canalblog Revue Animapa16 Verso
Numéro 16 Novembre 1995 - nous repassons à un tome seulement, 8 participants, 96 pages

Canalblog Revue Animapa17 Recto

Canalblog Revue Animapa17 Verso
Numéro 17 Janvier 1998, 5 participants, 26 pages.
Animapa revient après une absence de deux années, la lassitude se fait sentir, le nombre de participations a chuté, plusieurs personnes ne reviendront plus... dommage.

Canalblog Revue Animapa18 Recto

Canalblog Revue Animapa18 Verso
Numéro 18 Mars 1998

Canalblog Revue Animapa19 Recto

Canalblog Revue Animapa19 Verso
Numéro 19 Juin 1998

Canalblog Revue Animapa20 Recto

Canalblog Revue Animapa20 Verso
Numéro 20 Octobre 1998

Canalblog Revue Animapa21 Recto

Canalblog Revue Animapa21 Verso
Numéro 21 Mars 1999

Canalblog Revue Animapa22 Recto

Canalblog Revue Animapa22 Verso
Numéro 22 Juin 1999

Canalblog Revue Animapa23 Recto

Canalblog Revue Animapa23 Verso
Numéro 23 Août 1999

Canalblog Revue Animapa24 Recto

Canalblog Revue Animapa24 Verso
Numéro 24 Janvier 2000, 4 participants, 24 pages (il y a un rectangle blanc car j'ai supprimé les noms des contributeurs).

Dernier numéro et fin d'une belle aventure papier mais Internet est là et prends le relais :-)


Posté par David Yukio à 22:47 - Livres, revues... - Permalien [#]

17 mars 2013

"Nagori yuki", une chanson japonaise triste à pleurer sur un amour qui finit...


Notes liées dans mon blog : Liste articles musiques


Au détour d'un film japonais, d'un anime ou d'un drama, vous entendrez parfois une superbe chanson d'amour nommée "Nagori Yuki". C'est une superbe balade de la chanteuse Iruka, devenue un standard au Japon depuis quarante ans et reprise par de grands artistes.


Canalblog JPop Nagori Yuki03 Canalblog JPop Nagori Yuki02
Le disque d'Iruka à l'origine du phénomène; vous noterez la salopette glamour :-)

Canalblog JPop Nagori Yuki01 2002

La nouvelle version de 2002.


Voici la chanson interprétée par différents artistes, masculins, féminins et même une version reggae.



Et quelques liens vidéos :-) Désolé pour la qualité mais je n'ai pas trouvé mieux.

Iruka
https://www.youtube.com/watch?v=LGv-PO6Pnl8

Toshi de X Japan.
http://www.youtube.com/watch?v=8WzH1umRdxY

Le groupe d'idoles Zone a repris aussi ce standard.
http://www.youtube.com/watch?v=NcUcTnH1H8Y



Le texte de la chanson en kanjis.


なごり雪


汽車を待つ君の横で

ぼくは時計を気にしてる

季節外れの雪が降ってる

東京で見る雪はこれが最後ねと

さみしそうに君がつぶやく

なごり雪も降る時を知り

ふざけ過ぎた季節のあとで

今春が来て君はきれいになった

去年よりずっときれいになった


動き始めた汽車の窓に

顔をつけて

君は何か言おうとしている

君のくちびるが「さようなら」と動くことが

こわくて下を向いてた

時が行けば 幼い君も

大人になると 気付かないまま

今春が来て君はきれいになった

去年よりずっときれいになった


君が去ったホームに残り

落ちてはとける 雪を見ていた

今春が来て君はきれいになった

去年よりずっときれいになった

去年よりずっときれいになった

去年よりずっときれいになった



Le texte de la chanson en hiraganas.

Nagori yuki

Kisha o matsu kimi no yoko de boku wa
Tokei o ki ni shite 'ru
Kisetsu hazure no yuki ga futte 'ru
Tokyo de miru yuki wa kore ga saigo ne to
Samishisou ni kimi wa tsubuyaku
Nagori yuki mo furu toki o shiri
Fuzake sugita kisetsu no ato de
Ima haru ga kite kimi wa kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta

Ugoki hajimete kisha no mado ni
Kao o tsukete
Kimi wa nani ka iou toshite 'ru
Kimi no kuchibiru ga sayounara to ugoku koto ga
Kowakute shita o muite 'ta
Toki ga yukeba osanai kimi mo
Otona ni naru to kizukanai mama
Ima haru ga kite kimi wa kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta

Kimi ga satta hoomu ni nokori
Ochite wa tokeru yuki o mite ita
Ima haru ga kite kimi wa kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta


Le texte de la chanson en anglais (traduction trouvée sur Internet).


Out time snow

Standing next to you as you wait for the train
I keep checking the clock
It's snowing out of season
"This is the last snow I'll see in Tokyo"
She whispered with her lonely smile
Knowing vestiges of this snow will fall
After this too-playful season has passed
Now spring has come and you've grown more beautiful
Much more beautiful than last year

Put your face crosser to the window of the train
You are trying to say something,
but the carriage started move, and I looked down
I could not let you finish your words
Cause I was so scared to see that your lips will describe "saying good bye"
As this time comes, I still haven't noticed
That even you, who were so very young, have grown up
Now spring comes and you've become beautiful
Much more beautiful than the year before

I stayed on the platform after you'd gone
Watching the snow fall and melt
Now spring has come and you've grown more beautiful
Much more beautiful than last year
Much more beautiful than last year
Much more beautiful than last year


Le texte de la chanson en français; il s'agit de ma propre traduction, à partir de plusieurs traductions anglaises.

Neige hors saison

A côté de toi, alors que tu attends ton train
Je vérifie l’heure.
Il neige hors saison.
« C’est la dernière neige que je verrai à Tôkyô »
Soupire-telle avec un sourire solitaire.
Je sais qu'il est temps pour les dernières traces de neige de disparaître
Après la saison durant laquelle nous avons eu trop de plaisir.
Le Printemps est arrivé et tu es devenu plus belle
Beaucoup plus belle que l’année passée

Tu as posé ta tête contre la fenêtre du train
Tu essaies de dire quelque chose,
Mais le train a commencé à bouger et j'ai regardé mes pieds.
Je ne pouvais pas te laisser finir tes mots
Parce que j'avais tellement peur de voir que tes lèvres disaient "Au revoir".
Jusqu’à cet instant, je n'avais pas encore remarqué
Que même toi, qui étais si jeune, tu avais grandi.
Le Printemps est arrivé et tu es devenu plus belle
Beaucoup plus belle que l’année d’avant.

Je suis resté sur la plate-forme après ton départ
Regardant la neige tomber et fondre.
Le Printemps est arrivé et tu es devenu plus belle
Beaucoup plus belle que l’année passée
Beaucoup plus belle que l’année passée
Beaucoup plus belle que l’année passée.

 

 

Posté par David Yukio à 12:43 - Musique : JPop, JRock, Visual Kei et concerts - Permalien [#]

09 mars 2013

Androïde, manga porno publié dans la revue Mutants en 1985



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés

Notes liées dans mon blog : Liste articles sexe


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Nous sommes en France, début 1985, soit deux ans et demi avant que Dorothèe ne quitte Récré A2 et ne crée Le Club Dorothée et six ans avant la publication d'Akira par Glénat!

A cette date seuls quelques très rares mangas ont déjà été publiés en France http://japon.canalblog.com/archives/2010/09/05/18984219.html sans grand succès. C'est alors que surgit la revue Mutants, avec la traduction en français d'un manga pornographique (le premier en France?) appelé Androïde, dessiné par Sesaku Kanoh avec un scénario de Kazuo Koike. Pour les connaisseurs, Kazuo Koike est le scénariste du fameux manga "Kozure ōkami" aussi connu sous les noms de "Lone Wolf and Cub" ou "Baby cart".

Le numéro 2 de Mutants que je possède contient 180 pages de ce manga.

L'histoire est celle d'un savant appelé Tokyo, spécialisé dans les androïdes qui construit ceux utilisés dans les tests de sécurité des voitures Volkswagen. Le problème est que ce savant a créé un robot à son image, Oscar, qui est son double maléfique et, bien sur, une bête de sexe :-)

L'histoire est anecdotique, il y a certes des meurtres, des accidents, des trahisons mais elle est prétexte à des dessins pornos, à des étreintes hommes-femmes classsiques, parfois SM. Intéressant mais bon, tout est flouté (années 80 oblige) et les dessins ont mal vieilli selon moi.

Néanmoins cette BD restera un jalon dans la difficile histoire du manga en France comme le premier manga porno traduit, à ma connaissance.

Canalblog Manga Mutant01

Canalblog Manga Mutant02

Canalblog Manga Mutant03

Canalblog Manga Mutant04

Canalblog Manga Mutant05

Canalblog Manga Mutant06

Canalblog Manga Mutant07

Canalblog Manga Mutant08

Canalblog Manga Mutant09

 

Posté par David Yukio à 19:55 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

24 février 2013

L'univers des mangas de Thierry Groensteen, le premier livre sur les mangas en France


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

 

Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


En janvier 1991, au tout tout début de la déferlante manga qui allait submerger la France, Thierry Groensteen a publié ce qui reste comme le premier livre sur le phénomène manga en France : "L'univers des mangas - Une introduction à la bande dessinée japonaise". Ce livre a été conçu par le CNBDI (Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image) à l'occasion du 18ème salon international de la bande dessinée d'Angoulème de 1991 dont l'invité était le Japon.

Dans le titre il est bien précisé que c'est une introduction à l'univers de la BD japonaise mais, pour l'époque, c'est un cadeau tombé du ciel, une divine surprise pour les fans de dessins animés japonais puisque rien n'existait à l'époque, hormis un fanzine comme Mangazone; pour rappel le premier numéro d'Animeland date d'avril 1991, soit trois mois après la parution de ce livre. Certes il s'agit d'un essai sur le manga et non pas sur l'animation japonaise mais quelle bouffée d'oxygène pour les fans méprisés et moqués de l'époque (j'en sais quelque chose!) que de découvrir ce livre à la FNAC, exposé sur un présentoir, comme signe de reconnaissance de cet univers extraordinaire.

Ce livre est un incontournable et, avec Akira, marque le début d'une période faste pour la culture populaire japonaise en France.

CanalBlog Livres Univers Mangas01

CanalBlog Livres Univers Mangas02

"La bd japonaise est en termes quantitatifs, la première du monde. Beaucoup plus diverse que ne le donnent à penser les dessins animés diffusés sur nos écrans souvent passionnante déconcertante aussi par certains aspects elle demeure presque totalement inconnue des bédéphiles européens.

Ce livre, le premier ouvrage français consacré au phénomène manga, rassemble, en six chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à réécrire l’histoire du 9E art en y intégrant l’un de ses principaux foyers de production vingt-cinq dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

CanalBlog Livres Univers Mangas03
"Sommaire

Avant-propos Pare 5
1. Chronologie Jalons pour l'histoire des mangas page 9
2. Une industrie du divertissement page 19
3. Autres thèmes, autres styles Quelques éléments d'esthétique page 27
4. Quand la BD sort des planches page Si
5. Osamu Tezuka, le fondateur page 63
6. Le tour des mangas en 25 auteurs page 89
Les mangas, produit d'exportation? par Jean-Paul Jennequin page 127
Bibliographie page 133 "


Voici un exemple des trésors renfermés par ce livre, très richement illustré.
Tout d'abord, un historique du manga au Japon avec l'incontournable Ashita no Joe.

CanalBlog Livres Univers Mangas04

 La même page, agrandie.
CanalBlog Livres Univers Mangas05

CanalBlog Livres Univers Mangas06


Ensuite des pages et des pages d'étude sur le manga, sa structure narrative, le découpage des planches bien différent de la BD franco-belge, les spécificités de cette BD qui ne doit que très peu à la BD occidentale...
Un extrait de Touch de Mitsuru Adachi qui m'avait beaucoup marqué à l'époque.

CanalBlog Livres Univers Mangas07

CanalBlog Livres Univers Mangas08

CanalBlog Livres Univers Mangas09

On continue avec un panorama des mangakas les plus importants des années 60, 70 et 80, comme Leiji Matsumoto, Akira Toriyama.

CanalBlog Livres Univers Mangas10

CanalBlog Livres Univers Mangas11

CanalBlog Livres Univers Mangas12

Ce livre fut un tel succès qu'une nouvelle édition est sortie cinq ans plus tard, en 1996, avec un chapitre dédié au marché du manga en France puisque celui-ci commença vraiment à cette époque.

CanalBlog Livres Univers Mangas13

CanalBlog Livres Univers Mangas14


"La BD Japonaise, appelée manga, est en termes quantitatifs, la première du monde. Les dessins animés diffusés sur nos petits écrans en ont donné aux Français une image réductrice et infidèle. Il s'agit en effet d'une production extrêmement diversifiée, déconcertante par bien des aspects, mais quelquefois passionnante.

Cette nouvelle édition revue et mise à jour paraît alors que se multiplient les traductions françaises de mangas, suscitant un engouement considérable. Premier ouvrage français consacré à ce phénomène, l'Univers des mangas rassemble, en sept chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à reconsidérer l'histoire du 9e art en y intégrant l'un de ses principaux foyers de production. Vingt-neuf dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

CanalBlog Livres Univers Mangas15
"SOMMAIRE

AVANT-PROPOS page 5
1. CHRONOLOGIE Jalons pour [histoire des mangas page 9
2. UNE INDUSTRIE DU DIVERTISSEMENT page 19
3. AUTRES THÈMES, AUTRES STYLES Quelques éléments d'esthétique page 27
4. QUAND LA BD SORT DES PLANCHES page 53
5. OSAMU TEZUKA, LE FONDATEUR page 63
6. LE TOUR DES MANGAS EN 29 AUTEURS page 89
7. MANGAMANIA: LA FRANCE À L'HEURE JAPONAISE page 131"


Posté par David Yukio à 22:41 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

10 février 2013

Revue Génération 4 n°31 Mars 1991 - Akira, Mourir pour le Japon, Rêves d'enfants

 
Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Le numéro 31 de la revue Génération 4 de Mars 1991 conserve dans mon esprit une place particulière puisque c'est la première fois que je lisais dans une revue grand public des articles consacrés aux mangas et à l'animation japonaise.

Cette revue sur les jeux vidéos nous a offert ce mois là trois excellents articles sur des mangas traduits, enfin, en français, à savoir l'immense Akira, Gen d'Hiroshima (Mourir pour le japon) et Rêves d'enfants.

Canalblog Revue Génération4 31 199103 01

Canalblog Revue Génération4 31 199103 03

"Débarrassez vos étagères, faites place, voici venir la première BD mondiale du XXIe siècle: Akira. Une saga qui s'étire sur plus de 2000 pages. Un vrai phénomène de société au Japon; près de deux millions de lecteurs. L'histoire? 2019. Sur les ruines de Tokyo dévastée par un holocauste, Neo Tokyo, une mégapole tout aussi impressionnante, élève ses tours. Violence, drogue et état policier se déchirent la ville. Une bande de motards menée par Kaneda va se retrouver mêlée à un conflit politico-militaire dans lequel sont impliquées les plus hautes instances de Néo-Tokyo. Lors des courses, Tetsuo, un des membres du gang et ami d'enfance de Kaneda, est blessé en entrant en collision avec un petit garçon. Enlevé par des scientifiques militaires, Tetsuo transformé en cobaye va peu a peu prendre conscience du pouvoir qui le dévore. "Contacté" mentalement par Akira (que toutes les instances essayent de manipuler), il va s'échapper et tenter de le retrouver avant de ne plus contrôler ses nouveaux pouvoirs psychiques. Parti à la recherche de son ami, Kaneda va rencontrer des terroristes qui essayent de renverser le régime en approchant ce mystère Akira (que je ne dévoilerai pas). Ça a l'air simple, mais croyez-moi ça ne l'est pas et même l'auteur, Katsuhiro Otomo, a bien du mal à se dépêtrer de cette interminable et haletante saga qui dure depuis sept ans au Japon et aborde des thèmes de plus en plus philosophiques (la légende veut que ce soit Jodorowski lui-même qui ait soufflé la fin à Otomo, mais il faudra attendre au moins un an pour que le dernier volume paraisse au Japon et voir). Quoi qu'il en soit, c'est la claque! Même si à force d'en parler, le pétard est un peu mouillé, la sortie d'Akira dans un format enfin normal, cartonné et diffusé dans toutes les bonnes librairies, est un petit événement. Vous allez enfin pouvoir découvrir ce qui passionne les Japonais depuis 84 : une série si vaste et plébiscitée qu'un dessin animé de long métrage avec une première fin parabolique a été tournée en 1988. Et pour ceux qui aiment les belles images dessinées, pourquoi ne pas aller faire un tour au Japon, puis aux USA pour découvrir les secrets de fabrication de ce qui s'annonce comme un dessus grands best-sellers mondiaux et de toute façon, la première BD à réunir (non sans mal) l'Orient et l'Occident (si l'on excepte les estampes).

La BD au Japon est une affaire sérieuse. D'abord on dit manga (traduisez image drôle). Ensuite il y a plus de 3 millions de lecteurs, de tout âge et de tout sexe. Achetés comme un journal, ces pavés noir et blanc de 300 pages sont lus dans le métro ou le bus et abandonnés tout de suite après (quand je pense qu'on a du mal à les trouver en France...). Il existe même des distributeurs automatiques pour les accros noctambules ou insomniaques. Et comme dans la nature, il y en a pour tous les goûts: de la romance à l'eau de rosé au polar sexe ultra-violent en passant par l'humour gag et même un Spiderman bridé! Kodansha, l'honorable et heureux éditeur d'Akira, se définit lui-même, et sans fausse modestie, comme une compagnie moyenne, avec ses tirages moyens de 1,5 million d'exemplaires par semaine et ses bénéfices nets de 2 milliards de francs. Moyen quoi...

Akira a pour la première fois comblé le fossé culturel. Mais de quelle profondeur était ce fossé? Premier gouffre: les Japonais écrivent et donc lisent verticalement de droite à gauche. Au début, migraines et embrouilles garanties pour la VO (de toute façon incompréhensible pour ceux qui ne lisent pas le Japonais dans le texte). Il suffit en fait de les lire... avec un miroir. C'est sur ce principe physique tout bête qu'Epic, la branche adulte de Marvel, va pouvoir adapter Akira sur les marchés occidentaux. C'est ce travail-là, cette collaboration éditoriale et artistique toute bête en apparence, gui se révèle être une grande aventure. A partir des pages originales d'Otomo, des tirages photo inversés sont envoyés aux Etats Unis avec une première traduction Japonais-Anglais. C'est à New York, chez Marvel, que les bulles verticales, les onomatopées et autres cris stridents sont gommés sur ce tirage et les traits redessinés de telle façon qu'aucune retouche ne soit visible. Pendant ce temps la traduction est retravaillée par un pro du dialogue. Imaginez sa peine quand une idée s'exprime en trois mots en Japonais; il lui en faut au moins 10 en Anglais (et 25 en Français). "

Canalblog Revue Génération4 31 199103 04
"Les corrections apportées, le texte rédigé et les bulles horizontales correspondantes, sont indiqués sur la nouvelle page. Le tout est alors envoyé au Japon pour contrôle. Une fois la totalité de ces modifications dûment visée et approuvée par Otomo ou ses honorables assistants mandatés, le paquet repart pour les Etats-Unis, direction le lettreur. Ce dernier dessine les nouveaux ballons et écrit les textes à l'intérieur. Une fois son boulot achevé et les fautes corrigées, devinez où vont les pages? Au Japon! D'autres honorables assistants vont cette fois vérifier si chaque personnage dit bien son texte et non pas celui d'un autre et si les bulles sont assez bien dessinées. C'est au coloriste de rattraper le bébé. Steve Oliff va d'abord indiquer sur des photocopies sa vision couleur de la page. Il indique les lumières, les ambiances... et renvoie le tout au Japon. Une fois l'accord donné, il peut s'attaquer à la phase informatique. En effet, le petit père Oliff, aidé de son équipe les "Olyotpics Computer Crew", s'est déjà fait un nom dans la BD américaine. Il utilise le procédé Pixelcraft couplé avec un scanner et un traitement de texte graphique pour obtenir des couleurs beaucoup plus nuancées et surtout retravailler au point par point les modelés ou les effets de lumière. Le tout, sauvegardé sur disquette, est enfin envoyé à l'imprimeur. Les chromalins sont envoyés à nouveau au Japon, pour un dernier contrôle de qualité.


Peu à peu, tous les pays viennent à Akira. L Allemagne, le Portugal, la France, l'Italie, l'Espagne ont craqué, ces trois derniers pays s'associant pour éditer deux fois par mois un magazine au format légèrement plus grand que les Comics et à la présentation quelconque. Suite à ces cafouillages la parution est devenue mensuelle, comme tout magazine qui se respecte.


Pour bien commencer l'année, Glénat nous offre donc le premier tome tant attendu de l'intégrale d'Akira. Présentée sous un format de qualité avec une maquette audacieuse, cette parution souffre malheureusement d'une traduction approximative. Quoiqu'il en soit, les 180 pages de ce premier volume plongent très rapidement le lecteur dans l'histoire qui démarre sur les chapeaux de roue. Toute la force du trait et des cadrages explose au fil des pages, et on s'attache immédiatement aux divers personnages. Un album à posséder absolument.


Pour en savoir plus sur les mangas, un fanzine semestriel, Mangazone, peut se révêler intéressant. Son adresse: Mangazone, association Saga, 68 rue Jacques Prévert, Bât. G, Appt 141, 95320 St-Leu-La-Forêt. Sinon une librairie spécialisée dans l'import et la vente par correspondance: Dangereuses visions, 81 rue de la Monnaie 59800 Lilles.

Bien qu'au Japon toutes les BD les plus appréciées fassent tôt ou tard l'objet d'une adaptation à la télé ou au cinéma (dessins animés, feuilletons ou films), Otomo était contre ce genre de vulgarisation de son oeuvre maîtresse Akira. Son scénario était trop dense, le nombre de personnages et de détails trop important, selon lui, pour être correctement adapté. Mais devant l'engouement et la pression du public, Otomo a cédé. II devient pour l'occasion scénariste, adaptateur, "designer", scripte et réalisateur d'un "film". Il ne garde que la trame de l'histoire d'Akira, ainsi que les décors, la mégapole Neo Tokyo, une ville tout droit sortie du monde cyberpunk imaginé par l'écrivain William Gîbson (Neuromancer).


L'histoire débute toujours par la destruction de Tokyo par une force inconnue. Puis, saut dans le temps, on se retrouve en 2019 dans un Neo Tokyo reconstruit sur les ruines de la capitale japonaise. Les vingt premières minutes sont d'ores et déjà d'anthologie. Une succession de cascades et de poursuites en moto au coeur d'une ville sinistre et violente. En toile de fond, une guerre de gangs sauvage, sans pitié, avec Kaneda, un des chefs et Tetsuo, son ami, gravement blessé par un enfant aux pouvoirs para-nor¬maux. Suite à cette blessure, il développe des pouvoirs psychiques incontrôlables, qui pourrait bien cette fois aboutir à la libération d'Akira, un terrible secret capable de détruire la terre toute entière. Le projet est financièrement et artistiquement si monstrueux à monter que 8 grosses compagnies japonaises (dont Bandai, Laserdisc Corporation et Kodensha, l'éditeur de la manga) se regroupent sous le nom d'Akira Comitee pour réunir les 7 millions de dollars nécessaires à la production du film. Fan de Walt Disney, Otomo fera honneur à son modèle. 160.000 dessins, soit trois fois plus que pour n'importe quel dessin animé "normal", ce qui donne une fluidité et une animation dignes d'un véritable film. Otomo n'hésita pas à utiliser d'ailleurs les meilleures techniques d'animation occidentales et les meilleurs techniciens en la matière. Avec en plus une palette de 327 couleurs dont 50 créées spécialement pour le film, le résultat est à vous couper le souffle. La bande son n'est pas en reste, alternant des périodes de calme et d'apocalypse sonore, les musiques rappelant plutôt celle d'un véritable film. A voir absolument.

L.FOX
La BD Akira - L'autoroute est éditée par Glénat"


Canalblog Revue Génération4 31 199103 02
"Hiroshima, avril 1945. La ville vit sous l'emprise de la guer­re. L'Empereur, même s'il sait que la bataille est perdue, exige une défaite honorable. Pour ia population civile du Japon, ce comportement héroïque se chan­ge rapidement en cauchemar. Mobi­lisation des adolescents, famine, abus de pouvoir et dénonciations se succèdent, sur fond continuel de propagande belliciste. Antimilitaris­te, la famille Nakaoka va subir la haine et les tracasseries d'une popu­lace embrigadée, pour qui la voix deJ'Empereur a remplacé les opinions personnelles. Tandis que nous suivons leur lutte au jour le jour pour la survie, face à la faim et au mépris de leurs concitoyens, la des­truction d'Hiroshima se prépare... pour l'exemple! Né en 1939, Keiji Nakasawa a six ans lorsque la bombe atomique tue son père, sa soeur aînée et son frère cadet. Mar­qué à vie par cet événement, il lui consacrera la quasi-totalité de son oeuvre. En 1968, il publie Sous la pluie noire, une première vision de l'horreur d'Hiroshima, qu'il achèvera avec Soudain un jour en 1970. Puis, son récit devient autobiographique avec Mourir pour le Japon, publié à partir de 1972, qui raconte, presque au jour le jour, les quatre derniers mois que vécut sa famille à Hi­roshima avant la catastrophe. Té­moignage cru et direct, Mourir pour le Japon, malgré son gra­phisme hésitant (mais néanmoins typique des mangas japonais), est un indispensable réquisitoire contre la guerre. À lire absolument.
Darvirk RANDALK"

"La couverture l'annonce clairement, j'ai bien entre les mains le tome 1 de Rêves d'enfants, mais où est la fin! Katsuhiro OTOMO dans cette bd au dessin épuré, où la recherche dans les graphismes des décors, avec une trame onirico-policière, laisse percevoir le vide des grandes cités qu'elles soient françaises ou japonaises. L'histoire est simple, une série de meurtres inexpliqués à lieu dans une cité, les hommes en charge de l'enquête ne délaissent aucune piste et vont même jusqu'à émettre l'hypothèse d'un phénomène surnaturel. ..mais pourquoi tout révéler. L'action se situe dans trois lieux, la salle de réunion de la police locale, l'immense cité de cette banlieue japonaise et surtout point de passage de tous les enfants et seul lieu de communication et d'échange de ce microcosme : la place de la cité, sorte d'Agora des temps modernes. Tout le livre s'attache à décrire la vie de cet échantillon de civilisation, en insistant sur les maux de la société japonaise; l'angoisse des jeunes, le replis sur soi et cette non-communication responsable de toutes les rumeurs, seules informations que peuvent recueillir les policiers. L'histoire bien que banale permet à l'auteur d'exposer au travers de dessins sobres (noir et blanc) et riches en détails et grâce à des dialogues quelque-fois incohérents, toute la richesse du titre. Il illustre un univers de rêves dans un monde qui en est privé. Mais où donc est la fin

C. SLAHOUI"


Et puis, cerise sur le gâteau, une adresse postale (pas de lien Internet ni d'adresse mail à l'époque :-) ) du magazine Mangazone, référence pointue sur le sujet, et aussi celle de la librairie Dangereuses Visions de Lilles où j'ai acheté par correspondance beaucoup de mangas traduits en anglais, dans une édition US bien en avance sur la France!
Canalblog Revue Génération4 31 199103 05

 

Posté par David Yukio à 11:12 - Livres, revues... - Permalien [#]

03 février 2013

Goldorak - Télé 7 Jours numéro 944 du 03 juillet 1978


 

Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Pour les fans d'animation japonaise en France, il est une date qui constitue l'Alpha et l'Omega : le Lundi 03 Juillet 1978 c'est la diffusion du premier épisode de Goldorak dans Récré A2!

Voici le numéro de Télé 7 jours de cette époque, avec une sobriété dans l'annonce, "Goldorak Dessin animé japonais", qui ne laisse en rien présager du raz de marée médiatique qui va déferle sur la France. A vrai dire, cet épisode a été diffusé en catimini car la nouvelle responsable des émissions jeunesse ne croyait pas en cette série mais comme elle avait été achetée, il fallait bien la caser quelque part!

Canalblog Revue Télé 7 Jours 944 Goldorak 19780703 01

Canalblog Revue Télé 7 Jours 944 Goldorak 19780703 03

Canalblog Revue Télé 7 Jours 944 Goldorak 19780703 02

Posté par David Yukio à 12:31 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

27 janvier 2013

Goldorackett - Article sur Goldorak dans Lui numéro 182 de Mars 1979


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

 
Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Dans le numéro 182 de Mars 1979 de la revue Lui, l'article "Goldorackett" de Louis Valentin dénonce l'hyper exploitation commerciale du célèbre dessin animé japonais Goldorak vis à vis des enfants mais aussi le tourbillon médiatique et économique qu'il déclencha en juillet 1978 quand il arrivé sur Antenne 2 dans Récré A2.

L'article est à charge, ironique et cynique avec un ton grinçant mais, très intéressant aussi, on apprend beaucoup de choses sur Jacques Canestrier, sur l'arrivée de Goldorak en France, la francisation des attaques, le fait qu'on aurait pu voir d'autres dessins animés japonais à la télévision française bien plus tôt si on l'avait écouté et aussi comment ce succès fut, selon l'auteur de l'article, minutieusement planifié par les japonais...

Et, surtout, cet article est sorti moins d'un an après l'arrivée de Goldorak en France, ce qui en fait un témoignage à chaud sur la première vague de japanimation dans notre pays.

Canalblog Revue Lui182 01

Canalblog Revue Lui182 02

Canalblog Revue Lui182 03

"Tout ça, c'est une question de génération. Pour les parents qui s'épanchent sur leur passé, Gueule de rat c'est le fascisme en habit spatial... Pour les petits enfants du siècle, Goldorak, c'est le «robot des temps nouveaux», pas du tout un tueur de l'espace, mais un «ami des hommes». Et ça marche! C'est super-manne.
 
Il court, il court Goldorak! Formidable robot des temps nouveaux, héros des enfants à lecture globale et mathématique moderne, génie qui a fait remiser le skate-board derrière les livres intacts de la Bibliothèque verte, le meccano de Noël encore sous cellophane. Malgré les rimes grippales de Pierre Delanoë interprétées par le cachexique prodige Noam, le disque Goldorak a fait pâlir, cette année, un autre héros né de la paléontologie du gramophone : «Petit papa Noël». Cinq cent, six cent, huit cent mille exemplaires vendus. Certains disent un million. Barclay, lui, ne dit rien mais ses yeux et son cigare lancent des étincelles de bonheur lorsqu'on parle de Goldorak. Il est devenu son second Aznavour. Les psychologues, les psychiatres, tous les coupeurs de « psi » en quatre se jettent sur leurs divans, farfouillent dans leurs ego afin de découvrir les raisons pour lesquelles ce robot en plastique, « astéro-hache » au poing, a supplanté papa, maman, la bonne, le moi. Goldorak fait pleurer Blanche Neige, Zorro, Invahoé, Robinson des Bois et Robin Crusoé (on ne sait plus). Devant lui, Petit Poucet se sent perdu et Alice ne croit plus aux merveilles...

Goldorak serait certainement resté dans sa boîte, à Tokyo, si un méridional garanti 100% accent et farigoule n'était allé le chercher « fulguropoing » dans les ateliers de la Toei Animation, la plus grosse boîte de dessins animés japonais, et ne l'avait imposé « hélico-punch» à la Télévision française... Ce méridional s'appelle Jacques Canestrier. Retenez bien son nom.

Canalblog Revue Lui182 04Tout passe par les arrière-boutiques des fabriquants de jouets, de T-shirts, de moutardes, qui en ont fait la plus florissante affaire des vingt dernières années...

Dans quelques décennies, il supplantera celui de Charles Martel, de ses Arabes, de Poitiers.

Directeur de production, directeur des programmes télévision pour le Tiers-monde, producteur privé pour le compte du cinéma et de la télévision, Canestrier lance avec Yves Ciampi « Oum le Dauphin » qu'il fait fabriquer au Japon et que les télévisions s'arrachent. A  une époque où le cinéma s'emmêle la pellicule, où la télévision, alors dominée par la Sfp, cherche son second souffle, où la vidéo-cassette montre à peine le bout de son nez, Jacques Canestrier monte sa propre boîte sans apports, ni fortune personnelle. Il est bosseur. C'est tout. En France, quand on n'a pas d'argent, il faut une idée et, Eurêka, Canestrier a la sienne. Il part pour le Japon, achète un dessin animé intitulé Grendizer, le rebaptise Goldorak, le coupe en épisodes, intéresse une multitude de fabricants qui sortent aussitôt une série impressionnante de produits dérivés. Puis Canestrier échafaude un merchandising à l'américaine et prépare des vidéo-cassettes et un long métrage à la gloire de son héros. L'avenir du cinéma ne se passe plus au Fouquet's mais à bord de la Japan Air Lines, et surtout dans l'arrière-boutique des fabricants de jouets, de tee-shirts, de cartes postales, de moutardes, de posters, chez tous ceux qui ont fait de Goldorak la plus florissante affaire commerciale de ces vingt dernières années.

Aujourd'hui, Antenne 2, la chaîne miracle du président Ullrich, batifole de tous ses maillons. Dans les bureaux et surtout dans tous les couloirs, le jeu consiste à savoir qui a eu le nez suffisamment bien fait pour coincer ce Goldorak qui pulvérise, par son écoute, les autres chaînes. C'est moi, c'est pas lui, c'est nous. Qui ? A la fin, qui ? Jacques Canestrier n'aime pas la question. Il se contente de bredouiller : « A plusieurs reprises, à l'époque de l'Ortf, j'avais proposé des dessins animés japonais qui s'inspiraient de la bande dessinée. C'était alors une innovation et je pensais que les responsables de la Télévision y seraient sensibles. On m'opposa un refus catégorique. Un téléviseur est un jouet cher qui ne peut être manipulé par des enfants... Les programmes devaient être étudiés pour les adultes et non pour les gosses, rester traditionnels. Après tout, les sales mômes pouvaient très bien rester dans leurs chambres et lire leurs bandes dessinées habituelles.

Puis est survenu l'éclatement des trois chaînes et, avec lui, la concurrence, la volonté d'accaparer le public «jeune». Lorsque j'ai sélectionné Candy et Goldorak, je pensais qu'une des trois antennes pouvait essayer mon produit qui correspondait à ce que les enfants voulaient voir, à l'esprit de leurs bandes dessinées. Guy Maxence et Gérard Calvet, alors chargés des dessins animés pour la jeunesse, me reçurent à A2. Ce fut un rude travail de persuasion. Le graphisme de Goldorak, son animation, relevaient d'une conception trop audacieuse. On l'acheta, mais on le mit dans un tiroir. Lorsque Jacqueline Joubert prit ses fonctions de directrice du Service Jeunesse, elle découvrit mon robot et fit la moue. Il ne correspondait pas à l'idée de la politique qu'elle voulait entamer, d'autant que la nouvelle direction des programmes amorçait une levée de boucliers contre la violence de certains feuilletons étrangers. »


Canestrier est un gentleman. En fait, Jacqueline Joubert qui a du nez mais un nez davantage refait pour les caméras que pour les affaires —, refusa net et sec ce Goldorak qui (sussurraient certaines éminences grises à-copains-à-placer) était d'une violence extrême. Le bleu des missiles mêlé au rouge des éclairs, aux violets in-sou-tenables des hélico-punch et astéro-hache faisait dresser les cheveux sur la tête. On dénicha dans les tiroirs de la Défense pour l'Enfance, une série de vieilles barbes. «Tu me tiens, je te tiens... ». A ce jeu, les barbes découvraient mille qualificatifs : « C'est laid, c'est japonais, c'est incompréhensible, ça fait peur, ça éveille Thanatos, ça émoustille Eros, c'est dégueulasse, malsain, mal fait, contaminé, contaminant. C'est con ». Il est certain que les « corno-fulgure » n'étaient pas faits pour rassurer certains cocus qui se sentaient trahis et voyaient leurs tranches menacées. Malgré tout il faut bien amortir les dépenses Jacqueline Joubert chercha dans ses grilles récemment augmentées par le président Ullrich, une petite place pour Goldorak. Elle le programma le 4 juillet à raison de deux épisodes par semaine. En période de vacances, il risquait de passer inaperçu. Malgré les pronostics d'Albert Simon, juillet fut le mois le plus pluvieux de l'année, les enfants durent rester enfermés devant le petit écran et Goldorak devint, tout à coup, leur soleil...

Jacques Canestrier recevait les honneurs et l'assurance des sentiments les meilleurs de Madame Joubert qui, soudain, trouvait à « son robot-maison », le charme de James Bond, la grâce d'Arsène Lupin, le génie de Jules Verne et un « je-ne-sais-quoi » qui fait le succès des produits William Saurin, l'un des plus gros annonceur de la chaîne. Canestrier essaya bien d'expliquer qu'il était certain du succès, qu'il l'avait testé sur la Rai en Italie, qu'il s'y était taillé un triomphe. La Rai ? Valait mieux oublier. Le succès vient toujours de France, de son Secam et de ses pontes : en l'occurrence Jacqueline Joubert et le président Ullrich. D'autre part, avec Geneviève Coquelin, la responsable du service commercial d'Antenne 2, Canestrier entreprenait une prospection en règle auprès des fabricants de produits pour enfants. C'était au Salon du Jouet 1978. Tout le monde s'arrachait Goldorak. Mais la rogne et la grogne persistait rue Cognacq-Jay. Les syndicats des techniciens d'A2 allèrent jusqu'à placarder des tracts anti-Goldorak : « Goldorak=Amin Dada=Hitler=Fascisme ».

Canalblog Revue Lui182 05
A travers le petit écran, Goldorak écrase de sa force le Japonais moyen, indigne de se comparer à lui — à moins de servir corps et âme le consortium qui l'emploie...


Un mot galvaudé qui remplace le « Na ! » de l'enfant à qui l'on refuse une sucette. Goldorak n'échappa au massacre qu'au mois d'octobre. Plus personne n'osait l'attaquer. Il était devenu célèbre. Aujourd'hui, à Antenne 2, on admet que 99,9% du courrier reçu à Récré A2 concerne Goldorak. Goldorak est coté en Bourse, celle des enfants qui consacrent à ses gadgets, tout leur argent de poche. Jacques Canestrier ne connaît même pas le chiffre d'affaires de son robot : « Tout s'est passé si vite ! Je sais que l'on compte environ quatre-vingts produits créés autour de lui. Les éditions Télé-guide furent les premiers à lui faire crédit en lançant un journal. Le N° 1, tiré à 150000 exemplaires, s'est vendu en cinq jours, le N° 2, tiré à 220 000 a été épuisé en quatre jours, le N° 3 (250000 exemplaires) a disparu des kiosques le premier jour... ».

En janvier, Goldorak est devenu hebdomadaire et l'on prévoit déjà une vente d'un million d'exemplaires par mois. Avant Télé-guide, Canestrier contacta les éditions Dargaud. L'éditeur refusa. Il trouvait que le dessin n'était pas à la hauteur de ses productions habituelles. Où va se nicher la considération du jeune public ! Certains racontent que Dargaud regrette de ne pas s'être penché davantage sur la néo-psychologie enfantine. Albums, posters géants, jeux des familles édités par le même Télé-guide ont été épuisés en quelques semaines. Puis cela a été le tour des auto-collants (vingt-cinq millions de pochettes vendues en un mois, tee-shirts, sacoches, blousons, porte-clés, masques, panoplies ont pulvérisé les ventes durant la période de Noël.

Canestrier fait les yeux ronds : « C'est la folie. Tous les jours, les fabricants viennent me proposer leurs offres de service. Amora veut des verres pour sa moutarde, Motta, des emballages pour ses glaces. Un grand parfumeur me téléphone deux fois par jour pour que je lui cède les droits pour une eau de toilette appelée « fulguro-poing ». Un cirque veut acheter mon sigle, un fabricant de chaises-longues veut inonder les plages de sièges sidéraux. Mon bureau est devenu la Foire du Trône. Marchands de réglisses, de bretelles, de chaussures, d'alimentation, font la queue devant chez moi. Mais c'est le robot en matière plastique qui remporte tous les suffrages. Il est fabriqué par la firme américaine Mattel. Son corps est fait à Taïwan, sa tête en Italie. On craint que sa fabrication ne puisse suivre la demande et pourtant plus de cinq cent mille sont prévus pour la France. Suivront des soucoupes volantes, des films super-huit, d'autres robots plus sophistiqués encore, d'autres jeux de société, des Goldorak géants... Je suis obligé de juguler les phantasmes des fabricants qui m'entraîneraient dans la création d'objets qui ne sont pas toujours pour les enfants ou les personnes bien pensantes... »


Antenne 2, qui trouve maintenant que Goldorak est bien fait, touche un tiers des royalties versées par les fabricants sur le prix de gros hors taxe. Cet argent ira au service Jeunesse d'A2 pour enrichir les programmes et acheter d'autres séries de science fiction du même style. Car Canestrier a définitivement ouvert le marché du dessin animé japonais en Europe. Pour deux ans, trois peut-être. Les Nippons ont le chic pour tuer la poule aux œufs d'or. Que s'est-il passé dans leurs petites têtes bridées pour créer ce robot ? Canestrier qui connaît tous les « dan » de la lutte japonaise pour conquérir le marché occidental, a suivi, au boulon près, la gestation de Goldorak. « Les Japonais, dit-il, ont toujours estimé que leur force militaire ou économique venait d'une structure nationale (kokutai) combinant une théorie sociologique de la famille et un irrationalisme mythologique exaltant l'origine divine de la dynastie impérialiste. L'essor de la société industrielle réside toujours dans le maniement conscient de mécanismes économiques et sociaux et dans l'application de la tradition dans la mesure où elle est efficace. Voilà pourquoi tout Japonais dira que, dans le plus petit appareil Akai ou Sony, dans la moindre moto Yamaha ou Kawasaki, dans le moindre objet, pourtant copié sur l'Occident, sommeille un samouraï. L'élégance, la superbe de Goldorak sont les symboles du samouraï que le Nippon a toujours tenté d'imposer au monde occidental. A travers le petit écran, Goldorak écrase de sa force et de son arrogance, le Japonais moyen indigne de se comparer à lui, à moins de... A moins de servir corps et âme le consortium pour lequel il travaille, d'accepter une existence de plus en plus mécanisée dans des conditions de travail insupportables. »

Le hara-kiri. industrialisé. Certains sociologues spécialisés ès-asiatiques (ça existe) soutiennent la thèse suivante : « Goldorak-robot est un samouraï et ne peut être piloté par un simple mortel. Voilà pourquoi Actarus, son aéronaute, sera un extra-terrestre qui devra se métamorphoser en superman pour mériter de tenir les commandes. Il fait étrangement penser à ces kamikazes de la dernière guerre. Goldorak est lui-même un kamikaze. Vos enfants vous le diront. Il ne peut rejoindre sa fusée porteuse si elle vole à plus de trois cent mètres d'altitude. Encore et toujours ce rappel des avions-suicide, de ces héros à la poitrine ceinte de l'écharpe de soie frappée à la fleur de cerisier. Cette douce mythologie permet de faire oublier à ceux qui travaillent pour Goldorak que les objets qu'ils façonnent sont le fac-similé des héros de Star Wars, Rencontre du troisième type, Planète interdite et autres films de science-fiction américains. Qu'importe ! Les grandes firmes nippones connaissent la manière pour endoctriner à des fins commerciales, une main-d'œuvre fataliste. II ne faut pas oublier qu'il est déshonorant de changer plusieurs fois d'employeurs : au Japon, on entre dans une boîte à dix-huit ans. On n'en sort qu'à la mort comme les kamikazes.

Canalblog Revue Lui182 06

Goldorak a été conçu, par ordinateur, à la suite d'une étude de marketing sur tout ce qui marchait dans la presse dessinée, du Groenland à la Terre de Feu...

La Toei, où les ouvriers attendent cette issue sort six dessins animés d'une demi-heure par semaine, soit six fois plus que Walt Disney. Elle « utilise » deux cents personnes payées à l'année et quatre cents spécialistes rémunérés au coup par coup. Que l'on imagine Hergé, le père de Tintin, épaulé pour chacun de ses dessins, par deux cents ou trois cents assistants ! C'est de cet ordre-là... Résultat : Goldorak ne coûte que dix mille francs la minute alors que soixante secondes de dessin animé français pour la télévision reviennent à trente-cinq ou même cinquante mille francs. Leur défaut : ils se ressemblent tous. Canestrier a croisé plus de dix robots du style Goldorak dans les usines Toei. « II faut espérer qu'ils ne seront pas tous programmés en France. Cela créerait un phénomène de rejet, une lassitude que le public des enfants japonais ne ressent pas. Nourris dans le sérail de l'industrialisation, ils en connaissent et en admettent les détours. Au Japon, tous ces cartoons sont amortis, rentabilisés et bénéficiaires. A la limite, ces énormes consortiums n'auraient pas besoin de vendre leurs produits à l'Occident mais les japonais veulent réussir à tout prix leur conquête américaine et l'on peut penser qu'ils y sont parvenus si l'on considère que les  Etats-Unis ont été récemment contraints de riposter à leur importation massive de produits nippons par une baisse vertigineuse du dollar.

Jamais, jusqu'à ce jour, les Japonais n'étaient arrivés à percer le marché européen au niveau du cinéma ou du feuilleton télévision. Le public occidental n'était pas familiarisé avec les acteurs asiatiques. Alors, ils ont essayé avec le dessin animé où il était facile de faire porter yeux bleus et crinière blonde aux personnages. Cela n'a pas marché non plus. Le monde de l'économie occidentale ressentait une sorte d'allergie aux produits japonais, d'autant qu'ils étaient le plus souvent la résultante d'un espionnage industriel que l'on n'est jamais parvenu à juguler. Goldorak est le premier à avoir réussi son entrée sur la scène européenne. Comme tous les produits japonais, il a été le fruit du travail d'une équipe qui a fait, froidement, une étude de marketing à partir de tout ce qui marchait dans la presse dessinée du Groëland à la Terre de Feu. Informations mises bout à bout, Goldorak a été conçu par l'ordinateur japonais, un ordinateur un peu mièvre puisque tout le monde s'accorde à reprocher à Goldorak d'être un dessin animé de très moyenne qualité. Les personnages se contentent d'ouvrir de temps à autre la bouche et les yeux, les images sont désespérément fixes.

Que sont devenus nos bons Donald d'autrefois ? Canestrier qui décidément à découvert la tactique pour défendre à tout prix son film à la réponse facile : « Un dessin statique, animé au moment opportun, suffit à l'enfant. Si la construction dramatique est bien faite, il saura faire appel à son imagination pour recréer le mouvement. Et c'est précisément ce qui se passe. Demandez à vos fils. Pour eux, Goldorak est très animé, aussi animé qu'un Walt Disney avec ses vingt-quatre images-seconde. Ce qui les fascine, ce n'est pas la technique, c'est l'histoire à laquelle ils participent non seulement en tant que spectateurs, mais aussi en tant qu'auteurs puisqu'ils doivent faire un effort d'imagination et d'invention pour recréer toute une dynamique. C'est le principe de la bande dessinée. L'enfant sait décrypter le langage des dessins, la technique des plongées, contre-plongées, gros plans. Il connaît tous les signes cabalistiques : l'étoile éclatée pour indiquer une explosion, les « swiptch », les « vlaoooum », les « fuifff e », ces onomatopées spécifiques à tel claquement d'arme, tel bruit de pneu, telle vitesse. Goldorak emploie ce langage. Il est un code secret qui n'appartient qu'à l'enfant désireux de rompre avec un traditionnel imposé par ses parents et c'est à cause de cette rupture que les pédagogues et les psychologues se sont penchés sur Goldorak.

Daniel Fabre, ethnologue-folkloriste estime que Goldorak est le signe de la récupération des thèmes apocalyptiques dans la mythologie des gosses, un robot mes­sianique : « Ses dimensions eschatologiques sont bien perçues par l'enfant ». Certains voient dans Actarus, le proto­type du moi atteignant le surmoi. Le langage utilisé dans le feuilleton est aussi l'objet d'analyses. «Métamor­phose », c'est la prise de conscience, « transfert » : l'Oedipe, évidemment. Le tunnel qu'Actarus emprunte pour rejoindre son poste de pilotage, le cordon ombilical, le retour dans le ventre de la mère... D'ici à ce que Goldorak soit programmé à Vincennes sur les bancs des lacanistes, il n'y a qu'un pas. A une époque où tout doit être mis sur carte perforée Goldorak devient, par le canal de quelques torturés mentaux, la résultante d'un trouble neuro-affectif à composante schizophrénique ou panaroïaque de l'enfant. Il est, pour les plus de quarante ans, l'Hitler que les enfants auraient voulu connaître. Il est sur­tout, un mot magique qui sonne comme un coup de clairon.

Jacques Canestrier en explique l'origine : « Lorsque j'ai découvert Goldorak au Japon, il s'appelait Grendizer. Phoné­tiquement, Grendizer sonnait mal. I! fallait trouver autre chose. J'ai aligné sur un bout de papier, les noms de tous les héros qui avaient fait carrière : Drakkar, Zorro, Tarzan, Mandrake, Goliath, Golem, Goldfinger. Pour­quoi ai-je pensé à Goldfinger ? Je ne sais pas, mais ce nom me plaisait. Il correspondait en syllabes à Grendizer et contenait le mot « gold », ce métal qui fascine grands et petits, produc­teurs et aventuriers en herbe à la recherche du trésor. J'ai combiné Goldfinger et Mandrake, le héros que j'ai le plus aimé dans mon enfance. J'ai obtenu Goldanrak. C'est ma fille aînée, Stéphanie, âgée de huit ans, qui a trouvé le nom définitif... Aujour­d'hui, tous les enfants l'appellent Goldo, un diminutif qui prouve qu'il fait partie de la bande des copains.

Canalblog Revue Lui182 07
Un antimilitarisme forcené...


Les noms des autres personnages sont empruntés aux étoiles : ils commencent à faire carrière puisque j'ai reçu à l'époque de Noël, la lettre d'une maman qui m'annonçait... qu'elle avait baptise son fils Alcor ! L'engouement pour Goldorak me ravit et m'effraie en même temps. Qu'elle en est l'alchimie ? Je ne saurais répondre. »

Et les mots un peu op comme hastéro-hache, hélico-punch, cornofulgure ? Quel génie les a découverts ? Les traducteurs et auteurs de la version française, Michel Gatineau et Jeanne Val, qui doublent d'ailleurs respectivement les voix de Procyon et Venusia. On raconte qu'ils se seraient enfermés avec du saucisson et quelques bouteilles de beaujolais et auraient fait avec Canestrier ce que certains apppeleraient élégamment un brain-storming : « Nous nous sommes efforcés de retrouver notre naïveté d'enfant et nous avons joué à inventer des mots selon le système des petits papiers. Nous avons, volontairement, rejeté tout ce qui pouvait rappeler les armes effrayantes découvertes aujourd'hui par la technologie militaire. Nous avions tous un point commun : un anti-militarisme forcené. Cela a donné « fulguropoing », foudre au poing (évocation jupitérienne), « planitrogyre » (raccourci de planétaire et auto-gyre), « auto-largue », « cornofulgure », « hastéro-hache » Quand je pense que l'on m'a reproché d'étaler trop de violence avec ce feuilleton. La vraie violence, c'est le western, quand des hommes tuent d'autres hommes. Là, ce sont des robots qui se détruisent, s'en vont en pièces détachées. Si projeter sa machine à laver le linge contre sa machine à laver la vaisselle est un acte de violence alors, là oui, Goldorak est violent ! Je suis peut-être le seul que cette idée amuse mais je comprends très bien que l'on puisse avoir le culte des machines et des gadgets. Ils sont le symbole, aujourd'hui, de la réussite sociale».

Un mode de pensée que les enfants ignorent.

Louis Valentin.
"

Posté par David Yukio à 19:06 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]