Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

08 juillet 2013

Haibane Renmei, coffret DVD collector Dybex


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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


"Haibane Renmei" est un dessin-animé japonais de l'artiste ABe Yoshitoshi, déjà responsable des chefs d'oeuvres "Serial Experiments Lain" ou "Texhnolyze".

Cette série de 2003 fait 13 épisodes pour une durée de cinq heures et demi seulement. C'est court et pourtant, quelle empreinte ces quelques épisodes laisseront sur celui qui va les découvrir pour la première fois.

Autant vous prévenir de suite, l'histoire est assez confuse, les personnages mystérieux, l'univers assez hermétique, les questions sans réponses, toutes les interprétations possibles et jamais démenties et, plus que tout, ne vous attendez pas à des révélations fracassantes lors des épisodes! Avec tout ceci vous vous dites pourquoi visionner une telle série? Tout simplement parce qu'elle est belle, que les personnages sont attachants au possible, que les décors campagnards sont reposants, que les relations entre les personnes sont justes et subtiles, empreintes d'un grand humanisme, d'un véritable amour de l'autre et, plus que tout, qu'il y a une ambiance de mystère et de paix qui baigne toute la série et repose celui qui la contemple.

Je ne ferais pas d'analyse des épisodes ici, ce n'est pas le but de l'article, je vous laisse lire ceux existants sur Internet, que ce soit sur Wikipédia ou les sites français (une recherche sur Google France avec les mots clés "Haibane Renmei suicide" vous donnera peut-être des pistes de réflexions). Voici juste une présentation de la série : "Une jeune fille tombe du ciel... Lorsqu'elle se réveille, elle se retrouve dans une sorte de cocon, dont elle émerge finalement pour se retrouver face à un petit groupe de personnes dotées d'ailes et d'une auréole. C'est ainsi que Rakka rejoint la communauté des Haibane. Elle part bientôt à la découverte de la ville en compagnie de Kana, de Hikari, de Kuu et de Nemu. Elle apprend ainsi que la ville est entourée de hauts murs et que ni Haibane ni humains ne peuvent en sortir..."

Je préfère vous présenter ici le très beau coffret collector sorti par Dybex en 2005, dans une édition limitée à 1 999 exemplaires.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box000

L'intégralité du coffret.
Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box015
Présentation du coffret.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box001
Couverture du coffret.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box002
Dos du coffret.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box024Le coffret avec, sur la tranche, son numéro sur les 1 999 édités.

Dans le coffret se trouve un box contenant les DVD.Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box016Box vu de l'extérieur.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box017Le même box mais vu de l'intérieur avant qu'il ne soit déplié.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box018Le box avec les quatre DVD

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box019DVD I et II

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box020DVD III et IV

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box021Le box sans les DVD, pour voir les superbes illustrations.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box022Illustrations I et II

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box023Illustrations III et IV

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box025

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box026

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box027Le livret de 32 pages présentant le monde de Haibane Renmei.

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box013

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box014
La sérigraphie originale, dessinée spécialement pour le coffret collector.

Les dix cartes postales du coffret.
Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box003

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box007

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box004

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box006

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box008

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box009

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box010

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box012

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box011

Canalblog Anime Haibane Renmei DVD Box005

Si cela ne vous a pas donné envie de découvrir cette oeuvre magnifique, voici d'autres illustrations, trouvées sur Internet et qui reflètent la beauté de cette série.
Canalblog Anime Haibane Renmei004

Canalblog Anime Haibane Renmei003

Canalblog Anime Haibane Renmei001

Canalblog Anime Haibane Renmei005

Canalblog Anime Haibane Renmei002

Canalblog Anime Haibane Renmei007

Canalblog Anime Haibane Renmei006

 

Posté par David Yukio à 20:33 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

25 juin 2013

Animapa, fanzine participatif sur l'animation japonaise et les mangas (1992 - 2000)


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Le fanzine Animapa sur l'animation japonaise et les mangas fut créé par Philippe Lhoste dans les années 90. C'était un fanzine très particulier dans le sens où il était diffusé uniquement aux contributeurs du dit fanzine; c'est ce que nous pourrions appeler aujourd'hui un fanzine participatif.

Ce fanzine aura 25 numéros (si on compte le numéro 0), de Février 1992 à Janvier 2000, soit huit années d'une grande aventure humaine pour ceux qui y ont participé. Pour rappel, nous étions à l'époque pré-Internet où partager sa passion sur l'animation japonaise et les mangas était extrèmement difficile, surtout pour les non parisiens, et mal vu des gens dits "normaux". C'était une époque où il fallait taper à l'ordinateur ou à la machine à écrire ses articles, les envoyer par la poste, les photocopier...  bref, un autre monde où il fallait prendre son temps et où tout n'était pas accessible immédiatement.

Quelques grands noms du milieu de la japanime française auront participé à ce fanzine, comme Yvan West Laurence, Cédric Littardi...

L'aventure commence dans un autre fanzine, Sumi Joohoo numéro 0 de novembre/décembre 1991, où Philippe expose son concept. Voici le texte complet du manifeste (j'ai juste supprimé l'adresse postale de Philippe dans la photo ci-dessous).

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Canalblog Revue Animapa Manifeste
"Projet de création d'une APA

Philippe Lhoste

Je propose ici de créer une APA ayant pour thème l’animation, et en particulier l’animation japonaise, ainsi que tout ce qui gravite autour : mangas, BGM (BOF en français), maquettes, etc.

Qu’est-ce qu’une APA ? Aha, en voilà une question qu’elle est bonne ! Une autre question ?
Par exemple, que veut dire cet acronyme ? Ça c'est facile, ça veut dire Amateur Press Association. En effet, c'est un concept né aux Etats-Unis, où il est très prospère (yop-là-boum). Il y a là-bas des APA sur tous les thèmes imaginables, et il existe même un annuaire les recensant. En France, il n’y en a que deux à ma connaissance.

Tout ça ne vous dit pas ce qu'est une APA, me direz-vous. Vous avez raison. En résumé, une APA est une association informelle, sans but lucratif, composé de 10 (minimum vital) à 40 (maximum pour éviter l’asphyxie) membres. Ces membres, les apaïens envoient régulièrement (périodicité à définir, mensuelle, bimestrielle…) une participation (ou aparticipation ou contribution ou contrib), qui peut être une lettre où il parle de sa passion et répond / réagit éventuellement aux contribs des autres, un article sur sa série ou son auteur préféré, une fiction, des dessins, etc.
Les contributions sont envoyées à un responsable qui, après une date limite, les réunis recto-verso et en fait une photocopie reliée à autant d'exemplaires qu'il y a de membres et les envoie à chacun. Qui le lit et prépare sa contrib pour le prochain, et ainsi de suite. Au fil des numéros, on en vient à se connaître et à dialoguer, ce qui fait tout l’intérêt d’une APA : pouvoir donner son opinion, connaître celle des autres, échanger des idées et des informations.
Le tout est financé par un compte individuel que chacun alimente régulièrement, et qui est débité par les frais d’impression et d’envoi (uniquement ! C’est entièrement bénévole. En cas d’abandon, le compte est remboursé).

L'intérêt est que la liberté d'expression est totale : il n'y a personne pour sélectionner ou censurer. On peut y mettre ce qu’on veut (de préférence dans le thème choisi). Il n’y a pas de limitation de place, il est seulement demandé d’envoyer des feuilles entières pour simplifier la pagination. La contrib minimale est d’une page, il n’y a pas de maximum (dans des limites raisonnables, pour votre roman, demandez à un éditeur, ou alors envoyez-le sous forme de feuilleton). Il est très fortement recommandé de dactylographier sa participation, ou à la rigueur d’écrire très lisiblement, sur une feuille de format A4 (21x29,7 cm) (ou A5, la moitié, si ce format est adopté et si c’est possible).

L'originalité du concept est que ce sont ceux qui écrivent les articles qui financent leur diffusion. Deux types de financement sont possibles (entre autres) :
Le système originel, veut que chacun paie la duplication de sa participation. Certains envoient même leur contrib, déjà dupliquée (permettant un contrôle précis du prix et de la qualité). Mais c'est assez injuste puisque les plus actifs doivent débourser plus, et ceux qui ne participent pas à un numéro donné ne payent que les frais d'envoi (ou ne reçoivent rien...). Une variante plus égalitaire fait payer aux non-participants une partie du financement du tirage.
Une autre système fait tout simplement payer à chaque membre recevant un exemplaire les frais d’impression de ce numéro, plus les frais d'envoi. C'est plus éloigné du concept original d'APA, mais plus simple à gérer et plus égalitaire. C'est celui qui est adopté dans les APA françaises (APA de SF et APA de rock).
Dans tous les cas, il est fortement incité à participer, l'altitude "abonnement passif à un fanzine" étant découragée, s'il le faut par exclusion en cas de non-participation répétée. On peut rater une participation, par manque de temps généralement, mais trop d’absences peuvent être sanctionnées.

Pour que cette APA démarre, il faut des participants. Je demanderai donc à tous ceux qui sont intéressé de m'envoyer une première lettre, avec évidement votre nom et adresse complète, une courte présentation de vous-même et de ce qui vous intéresse, et des votes : quelle fréquence préférez-vous, quel format (A4 permet une bonne reproduction des dessins, A4 réduit à A5 fait faire des économies de duplication et de frais d’envoi), quel système de financement désirez-vous, quel nom suggérez-vous pour cette APA ? (Par exemple, APAnime ou jAPAnimation, bien que je n'aime pas trop ce dernier terme. APA dans le titre n'est pas obligatoire mais préférable.)

Je prends en charge provisoirement les frais de ce premier numéro constitué de vos lettres. Si j’ai suffisamment de réponses, il sera déduit de vos futurs comptes, sinon, j’en serai de ma poche, mais j’en prends le risque. C’est pourquoi je vous demande de ne pas m'envoyer de chèque avec votre première contrib. Mais un timbre pour le retour serait apprécié. Réponse assurée dans tous les cas.

Tous à vos claviers, et envoyez votre prose à l’adresse donnée en haut de cette feuille ; A bientôt !"

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Voici l'ensemble des couvertures, avec leur date de parution; la date mentionnée est celle à laquelle j'ai reçu le fanzine et non pas la date figurant parfois sur la couverture qui était juste une date prévisionnelle de sortie du fanzine. Je mets aussi, pour quelques numéros, le nombre de participants et de pages pour vous donner une idée de son importance.

Chacune des couvertures était une création originale d'un des participants. Je mets ici la couverture et la quatrième de couverture, sauf dans les cas où cette dernière est la fin d'un article et non pas un dessin (exception du dernier numéro où, par nostalgie, j'ai voulu mettre les dernières lignes de ce fanzine qui m'a beaucoup tenu à coeur et permis de rencontrer bien des personnes formidables).


Canalblog Revue Animapa00 Recto
Numéro 0 Février 1992, dix participants, 24 pages

Canalblog Revue Animapa01 Recto

Canalblog Revue Animapa01 Verso
Numéro 1 Mai 1992, 76 pages

Canalblog Revue Animapa02 Recto
Numéro 2 Juin 1992

Canalblog Revue Animapa03 Recto

Canalblog Revue Animapa03 Verso
Numéro 3 Août 1992

Canalblog Revue Animapa04 Recto

Canalblog Revue Animapa04 Verso
Numéro 4 Octobre 1992

Avec le numéro 5, Animapa fait deux volumes du fait du nombre des participants et de la taille des contribs. On est à la période forte du fanzine, qui durera presque trois ans jusqu'au numéro 15.

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa05 Tome02 Recto
Numéro 5 Décembre 1992, tome 1 88 pages, tome 2 80 pages

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Verso
Numéro 6 Mars 1993

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Verso
Numéro 7 Avril 1993

Canalblog Revue Animapa08 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa08 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa08 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa08 Tome02 Verso
Numéro 8 Juillet 1993

Canalblog Revue Animapa09 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa09 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa09 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa09 Tome02 Verso
Numéro 9 Septembre 1993

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa10 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa10 Tome02 Verso
Numéro 10 Novembre 1993, 22 participants, tome 1 116 pages, tome 2 104 pages

Canalblog Revue Animapa11 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa11 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Verso
Numéro 11 Décembre 1993

Canalblog Revue Animapa12 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa12 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Verso
Numéro 12 Avril 1994

Canalblog Revue Animapa13 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa13 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa13 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa13 Tome02 Verso
Numéro 13 Juin 1994

Canalblog Revue Animapa14 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa14 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Verso
Numéro 14 Janvier 1995

Canalblog Revue Animapa15 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa15 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa15 Tome02 Recto
Numéro 15 Juin 1995

Canalblog Revue Animapa16 Recto

Canalblog Revue Animapa16 Verso
Numéro 16 Novembre 1995 - nous repassons à un tome seulement, 8 participants, 96 pages

Canalblog Revue Animapa17 Recto

Canalblog Revue Animapa17 Verso
Numéro 17 Janvier 1998, 5 participants, 26 pages.
Animapa revient après une absence de deux années, la lassitude se fait sentir, le nombre de participations a chuté, plusieurs personnes ne reviendront plus... dommage.

Canalblog Revue Animapa18 Recto

Canalblog Revue Animapa18 Verso
Numéro 18 Mars 1998

Canalblog Revue Animapa19 Recto

Canalblog Revue Animapa19 Verso
Numéro 19 Juin 1998

Canalblog Revue Animapa20 Recto

Canalblog Revue Animapa20 Verso
Numéro 20 Octobre 1998

Canalblog Revue Animapa21 Recto

Canalblog Revue Animapa21 Verso
Numéro 21 Mars 1999

Canalblog Revue Animapa22 Recto

Canalblog Revue Animapa22 Verso
Numéro 22 Juin 1999

Canalblog Revue Animapa23 Recto

Canalblog Revue Animapa23 Verso
Numéro 23 Août 1999

Canalblog Revue Animapa24 Recto

Canalblog Revue Animapa24 Verso
Numéro 24 Janvier 2000, 4 participants, 24 pages (il y a un rectangle blanc car j'ai supprimé les noms des contributeurs).

Dernier numéro et fin d'une belle aventure papier mais Internet est là et prends le relais :-)


Posté par David Yukio à 22:47 - Livres, revues... - Permalien [#]

17 mars 2013

"Nagori yuki", une chanson japonaise triste à pleurer sur un amour qui finit...


Notes liées dans mon blog : Liste articles musiques


Au détour d'un film japonais, d'un anime ou d'un drama, vous entendrez parfois une superbe chanson d'amour nommée "Nagori Yuki". C'est une superbe balade de la chanteuse Iruka, devenue un standard au Japon depuis quarante ans et reprise par de grands artistes.


Canalblog JPop Nagori Yuki03 Canalblog JPop Nagori Yuki02
Le disque d'Iruka à l'origine du phénomène; vous noterez la salopette glamour :-)

Canalblog JPop Nagori Yuki01 2002

La nouvelle version de 2002.


Voici la chanson interprétée par différents artistes, masculins, féminins et même une version reggae.



Et quelques liens vidéos :-) Désolé pour la qualité mais je n'ai pas trouvé mieux.

Iruka
https://www.youtube.com/watch?v=LGv-PO6Pnl8

Toshi de X Japan.
http://www.youtube.com/watch?v=8WzH1umRdxY

Le groupe d'idoles Zone a repris aussi ce standard.
http://www.youtube.com/watch?v=NcUcTnH1H8Y



Le texte de la chanson en kanjis.


なごり雪


汽車を待つ君の横で

ぼくは時計を気にしてる

季節外れの雪が降ってる

東京で見る雪はこれが最後ねと

さみしそうに君がつぶやく

なごり雪も降る時を知り

ふざけ過ぎた季節のあとで

今春が来て君はきれいになった

去年よりずっときれいになった


動き始めた汽車の窓に

顔をつけて

君は何か言おうとしている

君のくちびるが「さようなら」と動くことが

こわくて下を向いてた

時が行けば 幼い君も

大人になると 気付かないまま

今春が来て君はきれいになった

去年よりずっときれいになった


君が去ったホームに残り

落ちてはとける 雪を見ていた

今春が来て君はきれいになった

去年よりずっときれいになった

去年よりずっときれいになった

去年よりずっときれいになった



Le texte de la chanson en hiraganas.

Nagori yuki

Kisha o matsu kimi no yoko de boku wa
Tokei o ki ni shite 'ru
Kisetsu hazure no yuki ga futte 'ru
Tokyo de miru yuki wa kore ga saigo ne to
Samishisou ni kimi wa tsubuyaku
Nagori yuki mo furu toki o shiri
Fuzake sugita kisetsu no ato de
Ima haru ga kite kimi wa kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta

Ugoki hajimete kisha no mado ni
Kao o tsukete
Kimi wa nani ka iou toshite 'ru
Kimi no kuchibiru ga sayounara to ugoku koto ga
Kowakute shita o muite 'ta
Toki ga yukeba osanai kimi mo
Otona ni naru to kizukanai mama
Ima haru ga kite kimi wa kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta

Kimi ga satta hoomu ni nokori
Ochite wa tokeru yuki o mite ita
Ima haru ga kite kimi wa kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta
Kyonen yori zutto kirei ni natta


Le texte de la chanson en anglais (traduction trouvée sur Internet).


Out time snow

Standing next to you as you wait for the train
I keep checking the clock
It's snowing out of season
"This is the last snow I'll see in Tokyo"
She whispered with her lonely smile
Knowing vestiges of this snow will fall
After this too-playful season has passed
Now spring has come and you've grown more beautiful
Much more beautiful than last year

Put your face crosser to the window of the train
You are trying to say something,
but the carriage started move, and I looked down
I could not let you finish your words
Cause I was so scared to see that your lips will describe "saying good bye"
As this time comes, I still haven't noticed
That even you, who were so very young, have grown up
Now spring comes and you've become beautiful
Much more beautiful than the year before

I stayed on the platform after you'd gone
Watching the snow fall and melt
Now spring has come and you've grown more beautiful
Much more beautiful than last year
Much more beautiful than last year
Much more beautiful than last year


Le texte de la chanson en français; il s'agit de ma propre traduction, à partir de plusieurs traductions anglaises.

Neige hors saison

A côté de toi, alors que tu attends ton train
Je vérifie l’heure.
Il neige hors saison.
« C’est la dernière neige que je verrai à Tôkyô »
Soupire-telle avec un sourire solitaire.
Je sais qu'il est temps pour les dernières traces de neige de disparaître
Après la saison durant laquelle nous avons eu trop de plaisir.
Le Printemps est arrivé et tu es devenu plus belle
Beaucoup plus belle que l’année passée

Tu as posé ta tête contre la fenêtre du train
Tu essaies de dire quelque chose,
Mais le train a commencé à bouger et j'ai regardé mes pieds.
Je ne pouvais pas te laisser finir tes mots
Parce que j'avais tellement peur de voir que tes lèvres disaient "Au revoir".
Jusqu’à cet instant, je n'avais pas encore remarqué
Que même toi, qui étais si jeune, tu avais grandi.
Le Printemps est arrivé et tu es devenu plus belle
Beaucoup plus belle que l’année d’avant.

Je suis resté sur la plate-forme après ton départ
Regardant la neige tomber et fondre.
Le Printemps est arrivé et tu es devenu plus belle
Beaucoup plus belle que l’année passée
Beaucoup plus belle que l’année passée
Beaucoup plus belle que l’année passée.

 

 

Posté par David Yukio à 12:43 - Musique : JPop, JRock, Visual Kei et concerts - Permalien [#]

09 mars 2013

Androïde, manga porno publié dans la revue Mutants en 1985



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Nous sommes en France, début 1985, soit deux ans et demi avant que Dorothèe ne quitte Récré A2 et ne crée Le Club Dorothée et six ans avant la publication d'Akira par Glénat!

A cette date seuls quelques très rares mangas ont déjà été publiés en France http://japon.canalblog.com/archives/2010/09/05/18984219.html sans grand succès. C'est alors que surgit la revue Mutants, avec la traduction en français d'un manga pornographique (le premier en France?) appelé Androïde, dessiné par Sesaku Kanoh avec un scénario de Kazuo Koike. Pour les connaisseurs, Kazuo Koike est le scénariste du fameux manga "Kozure ōkami" aussi connu sous les noms de "Lone Wolf and Cub" ou "Baby cart".

Le numéro 2 de Mutants que je possède contient 180 pages de ce manga.

L'histoire est celle d'un savant appelé Tokyo, spécialisé dans les androïdes qui construit ceux utilisés dans les tests de sécurité des voitures Volkswagen. Le problème est que ce savant a créé un robot à son image, Oscar, qui est son double maléfique et, bien sur, une bête de sexe :-)

L'histoire est anecdotique, il y a certes des meurtres, des accidents, des trahisons mais elle est prétexte à des dessins pornos, à des étreintes hommes-femmes classsiques, parfois SM. Intéressant mais bon, tout est flouté (années 80 oblige) et les dessins ont mal vieilli selon moi.

Néanmoins cette BD restera un jalon dans la difficile histoire du manga en France comme le premier manga porno traduit, à ma connaissance.

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Posté par David Yukio à 19:55 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

24 février 2013

L'univers des mangas de Thierry Groensteen, le premier livre sur les mangas en France


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En janvier 1991, au tout tout début de la déferlante manga qui allait submerger la France, Thierry Groensteen a publié ce qui reste comme le premier livre sur le phénomène manga en France : "L'univers des mangas - Une introduction à la bande dessinée japonaise". Ce livre a été conçu par le CNBDI (Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image) à l'occasion du 18ème salon international de la bande dessinée d'Angoulème de 1991 dont l'invité était le Japon.

Dans le titre il est bien précisé que c'est une introduction à l'univers de la BD japonaise mais, pour l'époque, c'est un cadeau tombé du ciel, une divine surprise pour les fans de dessins animés japonais puisque rien n'existait à l'époque, hormis un fanzine comme Mangazone; pour rappel le premier numéro d'Animeland date d'avril 1991, soit trois mois après la parution de ce livre. Certes il s'agit d'un essai sur le manga et non pas sur l'animation japonaise mais quelle bouffée d'oxygène pour les fans méprisés et moqués de l'époque (j'en sais quelque chose!) que de découvrir ce livre à la FNAC, exposé sur un présentoir, comme signe de reconnaissance de cet univers extraordinaire.

Ce livre est un incontournable et, avec Akira, marque le début d'une période faste pour la culture populaire japonaise en France.

CanalBlog Livres Univers Mangas01

CanalBlog Livres Univers Mangas02

"La bd japonaise est en termes quantitatifs, la première du monde. Beaucoup plus diverse que ne le donnent à penser les dessins animés diffusés sur nos écrans souvent passionnante déconcertante aussi par certains aspects elle demeure presque totalement inconnue des bédéphiles européens.

Ce livre, le premier ouvrage français consacré au phénomène manga, rassemble, en six chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à réécrire l’histoire du 9E art en y intégrant l’un de ses principaux foyers de production vingt-cinq dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

CanalBlog Livres Univers Mangas03
"Sommaire

Avant-propos Pare 5
1. Chronologie Jalons pour l'histoire des mangas page 9
2. Une industrie du divertissement page 19
3. Autres thèmes, autres styles Quelques éléments d'esthétique page 27
4. Quand la BD sort des planches page Si
5. Osamu Tezuka, le fondateur page 63
6. Le tour des mangas en 25 auteurs page 89
Les mangas, produit d'exportation? par Jean-Paul Jennequin page 127
Bibliographie page 133 "


Voici un exemple des trésors renfermés par ce livre, très richement illustré.
Tout d'abord, un historique du manga au Japon avec l'incontournable Ashita no Joe.

CanalBlog Livres Univers Mangas04

 La même page, agrandie.
CanalBlog Livres Univers Mangas05

CanalBlog Livres Univers Mangas06


Ensuite des pages et des pages d'étude sur le manga, sa structure narrative, le découpage des planches bien différent de la BD franco-belge, les spécificités de cette BD qui ne doit que très peu à la BD occidentale...
Un extrait de Touch de Mitsuru Adachi qui m'avait beaucoup marqué à l'époque.

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CanalBlog Livres Univers Mangas08

CanalBlog Livres Univers Mangas09

On continue avec un panorama des mangakas les plus importants des années 60, 70 et 80, comme Leiji Matsumoto, Akira Toriyama.

CanalBlog Livres Univers Mangas10

CanalBlog Livres Univers Mangas11

CanalBlog Livres Univers Mangas12

Ce livre fut un tel succès qu'une nouvelle édition est sortie cinq ans plus tard, en 1996, avec un chapitre dédié au marché du manga en France puisque celui-ci commença vraiment à cette époque.

CanalBlog Livres Univers Mangas13

CanalBlog Livres Univers Mangas14


"La BD Japonaise, appelée manga, est en termes quantitatifs, la première du monde. Les dessins animés diffusés sur nos petits écrans en ont donné aux Français une image réductrice et infidèle. Il s'agit en effet d'une production extrêmement diversifiée, déconcertante par bien des aspects, mais quelquefois passionnante.

Cette nouvelle édition revue et mise à jour paraît alors que se multiplient les traductions françaises de mangas, suscitant un engouement considérable. Premier ouvrage français consacré à ce phénomène, l'Univers des mangas rassemble, en sept chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à reconsidérer l'histoire du 9e art en y intégrant l'un de ses principaux foyers de production. Vingt-neuf dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

CanalBlog Livres Univers Mangas15
"SOMMAIRE

AVANT-PROPOS page 5
1. CHRONOLOGIE Jalons pour [histoire des mangas page 9
2. UNE INDUSTRIE DU DIVERTISSEMENT page 19
3. AUTRES THÈMES, AUTRES STYLES Quelques éléments d'esthétique page 27
4. QUAND LA BD SORT DES PLANCHES page 53
5. OSAMU TEZUKA, LE FONDATEUR page 63
6. LE TOUR DES MANGAS EN 29 AUTEURS page 89
7. MANGAMANIA: LA FRANCE À L'HEURE JAPONAISE page 131"


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10 février 2013

Revue Génération 4 n°31 Mars 1991 - Akira, Mourir pour le Japon, Rêves d'enfants

 
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Le numéro 31 de la revue Génération 4 de Mars 1991 conserve dans mon esprit une place particulière puisque c'est la première fois que je lisais dans une revue grand public des articles consacrés aux mangas et à l'animation japonaise.

Cette revue sur les jeux vidéos nous a offert ce mois là trois excellents articles sur des mangas traduits, enfin, en français, à savoir l'immense Akira, Gen d'Hiroshima (Mourir pour le japon) et Rêves d'enfants.

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"Débarrassez vos étagères, faites place, voici venir la première BD mondiale du XXIe siècle: Akira. Une saga qui s'étire sur plus de 2000 pages. Un vrai phénomène de société au Japon; près de deux millions de lecteurs. L'histoire? 2019. Sur les ruines de Tokyo dévastée par un holocauste, Neo Tokyo, une mégapole tout aussi impressionnante, élève ses tours. Violence, drogue et état policier se déchirent la ville. Une bande de motards menée par Kaneda va se retrouver mêlée à un conflit politico-militaire dans lequel sont impliquées les plus hautes instances de Néo-Tokyo. Lors des courses, Tetsuo, un des membres du gang et ami d'enfance de Kaneda, est blessé en entrant en collision avec un petit garçon. Enlevé par des scientifiques militaires, Tetsuo transformé en cobaye va peu a peu prendre conscience du pouvoir qui le dévore. "Contacté" mentalement par Akira (que toutes les instances essayent de manipuler), il va s'échapper et tenter de le retrouver avant de ne plus contrôler ses nouveaux pouvoirs psychiques. Parti à la recherche de son ami, Kaneda va rencontrer des terroristes qui essayent de renverser le régime en approchant ce mystère Akira (que je ne dévoilerai pas). Ça a l'air simple, mais croyez-moi ça ne l'est pas et même l'auteur, Katsuhiro Otomo, a bien du mal à se dépêtrer de cette interminable et haletante saga qui dure depuis sept ans au Japon et aborde des thèmes de plus en plus philosophiques (la légende veut que ce soit Jodorowski lui-même qui ait soufflé la fin à Otomo, mais il faudra attendre au moins un an pour que le dernier volume paraisse au Japon et voir). Quoi qu'il en soit, c'est la claque! Même si à force d'en parler, le pétard est un peu mouillé, la sortie d'Akira dans un format enfin normal, cartonné et diffusé dans toutes les bonnes librairies, est un petit événement. Vous allez enfin pouvoir découvrir ce qui passionne les Japonais depuis 84 : une série si vaste et plébiscitée qu'un dessin animé de long métrage avec une première fin parabolique a été tournée en 1988. Et pour ceux qui aiment les belles images dessinées, pourquoi ne pas aller faire un tour au Japon, puis aux USA pour découvrir les secrets de fabrication de ce qui s'annonce comme un dessus grands best-sellers mondiaux et de toute façon, la première BD à réunir (non sans mal) l'Orient et l'Occident (si l'on excepte les estampes).

La BD au Japon est une affaire sérieuse. D'abord on dit manga (traduisez image drôle). Ensuite il y a plus de 3 millions de lecteurs, de tout âge et de tout sexe. Achetés comme un journal, ces pavés noir et blanc de 300 pages sont lus dans le métro ou le bus et abandonnés tout de suite après (quand je pense qu'on a du mal à les trouver en France...). Il existe même des distributeurs automatiques pour les accros noctambules ou insomniaques. Et comme dans la nature, il y en a pour tous les goûts: de la romance à l'eau de rosé au polar sexe ultra-violent en passant par l'humour gag et même un Spiderman bridé! Kodansha, l'honorable et heureux éditeur d'Akira, se définit lui-même, et sans fausse modestie, comme une compagnie moyenne, avec ses tirages moyens de 1,5 million d'exemplaires par semaine et ses bénéfices nets de 2 milliards de francs. Moyen quoi...

Akira a pour la première fois comblé le fossé culturel. Mais de quelle profondeur était ce fossé? Premier gouffre: les Japonais écrivent et donc lisent verticalement de droite à gauche. Au début, migraines et embrouilles garanties pour la VO (de toute façon incompréhensible pour ceux qui ne lisent pas le Japonais dans le texte). Il suffit en fait de les lire... avec un miroir. C'est sur ce principe physique tout bête qu'Epic, la branche adulte de Marvel, va pouvoir adapter Akira sur les marchés occidentaux. C'est ce travail-là, cette collaboration éditoriale et artistique toute bête en apparence, gui se révèle être une grande aventure. A partir des pages originales d'Otomo, des tirages photo inversés sont envoyés aux Etats Unis avec une première traduction Japonais-Anglais. C'est à New York, chez Marvel, que les bulles verticales, les onomatopées et autres cris stridents sont gommés sur ce tirage et les traits redessinés de telle façon qu'aucune retouche ne soit visible. Pendant ce temps la traduction est retravaillée par un pro du dialogue. Imaginez sa peine quand une idée s'exprime en trois mots en Japonais; il lui en faut au moins 10 en Anglais (et 25 en Français). "

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"Les corrections apportées, le texte rédigé et les bulles horizontales correspondantes, sont indiqués sur la nouvelle page. Le tout est alors envoyé au Japon pour contrôle. Une fois la totalité de ces modifications dûment visée et approuvée par Otomo ou ses honorables assistants mandatés, le paquet repart pour les Etats-Unis, direction le lettreur. Ce dernier dessine les nouveaux ballons et écrit les textes à l'intérieur. Une fois son boulot achevé et les fautes corrigées, devinez où vont les pages? Au Japon! D'autres honorables assistants vont cette fois vérifier si chaque personnage dit bien son texte et non pas celui d'un autre et si les bulles sont assez bien dessinées. C'est au coloriste de rattraper le bébé. Steve Oliff va d'abord indiquer sur des photocopies sa vision couleur de la page. Il indique les lumières, les ambiances... et renvoie le tout au Japon. Une fois l'accord donné, il peut s'attaquer à la phase informatique. En effet, le petit père Oliff, aidé de son équipe les "Olyotpics Computer Crew", s'est déjà fait un nom dans la BD américaine. Il utilise le procédé Pixelcraft couplé avec un scanner et un traitement de texte graphique pour obtenir des couleurs beaucoup plus nuancées et surtout retravailler au point par point les modelés ou les effets de lumière. Le tout, sauvegardé sur disquette, est enfin envoyé à l'imprimeur. Les chromalins sont envoyés à nouveau au Japon, pour un dernier contrôle de qualité.


Peu à peu, tous les pays viennent à Akira. L Allemagne, le Portugal, la France, l'Italie, l'Espagne ont craqué, ces trois derniers pays s'associant pour éditer deux fois par mois un magazine au format légèrement plus grand que les Comics et à la présentation quelconque. Suite à ces cafouillages la parution est devenue mensuelle, comme tout magazine qui se respecte.


Pour bien commencer l'année, Glénat nous offre donc le premier tome tant attendu de l'intégrale d'Akira. Présentée sous un format de qualité avec une maquette audacieuse, cette parution souffre malheureusement d'une traduction approximative. Quoiqu'il en soit, les 180 pages de ce premier volume plongent très rapidement le lecteur dans l'histoire qui démarre sur les chapeaux de roue. Toute la force du trait et des cadrages explose au fil des pages, et on s'attache immédiatement aux divers personnages. Un album à posséder absolument.


Pour en savoir plus sur les mangas, un fanzine semestriel, Mangazone, peut se révêler intéressant. Son adresse: Mangazone, association Saga, 68 rue Jacques Prévert, Bât. G, Appt 141, 95320 St-Leu-La-Forêt. Sinon une librairie spécialisée dans l'import et la vente par correspondance: Dangereuses visions, 81 rue de la Monnaie 59800 Lilles.

Bien qu'au Japon toutes les BD les plus appréciées fassent tôt ou tard l'objet d'une adaptation à la télé ou au cinéma (dessins animés, feuilletons ou films), Otomo était contre ce genre de vulgarisation de son oeuvre maîtresse Akira. Son scénario était trop dense, le nombre de personnages et de détails trop important, selon lui, pour être correctement adapté. Mais devant l'engouement et la pression du public, Otomo a cédé. II devient pour l'occasion scénariste, adaptateur, "designer", scripte et réalisateur d'un "film". Il ne garde que la trame de l'histoire d'Akira, ainsi que les décors, la mégapole Neo Tokyo, une ville tout droit sortie du monde cyberpunk imaginé par l'écrivain William Gîbson (Neuromancer).


L'histoire débute toujours par la destruction de Tokyo par une force inconnue. Puis, saut dans le temps, on se retrouve en 2019 dans un Neo Tokyo reconstruit sur les ruines de la capitale japonaise. Les vingt premières minutes sont d'ores et déjà d'anthologie. Une succession de cascades et de poursuites en moto au coeur d'une ville sinistre et violente. En toile de fond, une guerre de gangs sauvage, sans pitié, avec Kaneda, un des chefs et Tetsuo, son ami, gravement blessé par un enfant aux pouvoirs para-nor¬maux. Suite à cette blessure, il développe des pouvoirs psychiques incontrôlables, qui pourrait bien cette fois aboutir à la libération d'Akira, un terrible secret capable de détruire la terre toute entière. Le projet est financièrement et artistiquement si monstrueux à monter que 8 grosses compagnies japonaises (dont Bandai, Laserdisc Corporation et Kodensha, l'éditeur de la manga) se regroupent sous le nom d'Akira Comitee pour réunir les 7 millions de dollars nécessaires à la production du film. Fan de Walt Disney, Otomo fera honneur à son modèle. 160.000 dessins, soit trois fois plus que pour n'importe quel dessin animé "normal", ce qui donne une fluidité et une animation dignes d'un véritable film. Otomo n'hésita pas à utiliser d'ailleurs les meilleures techniques d'animation occidentales et les meilleurs techniciens en la matière. Avec en plus une palette de 327 couleurs dont 50 créées spécialement pour le film, le résultat est à vous couper le souffle. La bande son n'est pas en reste, alternant des périodes de calme et d'apocalypse sonore, les musiques rappelant plutôt celle d'un véritable film. A voir absolument.

L.FOX
La BD Akira - L'autoroute est éditée par Glénat"


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"Hiroshima, avril 1945. La ville vit sous l'emprise de la guer­re. L'Empereur, même s'il sait que la bataille est perdue, exige une défaite honorable. Pour ia population civile du Japon, ce comportement héroïque se chan­ge rapidement en cauchemar. Mobi­lisation des adolescents, famine, abus de pouvoir et dénonciations se succèdent, sur fond continuel de propagande belliciste. Antimilitaris­te, la famille Nakaoka va subir la haine et les tracasseries d'une popu­lace embrigadée, pour qui la voix deJ'Empereur a remplacé les opinions personnelles. Tandis que nous suivons leur lutte au jour le jour pour la survie, face à la faim et au mépris de leurs concitoyens, la des­truction d'Hiroshima se prépare... pour l'exemple! Né en 1939, Keiji Nakasawa a six ans lorsque la bombe atomique tue son père, sa soeur aînée et son frère cadet. Mar­qué à vie par cet événement, il lui consacrera la quasi-totalité de son oeuvre. En 1968, il publie Sous la pluie noire, une première vision de l'horreur d'Hiroshima, qu'il achèvera avec Soudain un jour en 1970. Puis, son récit devient autobiographique avec Mourir pour le Japon, publié à partir de 1972, qui raconte, presque au jour le jour, les quatre derniers mois que vécut sa famille à Hi­roshima avant la catastrophe. Té­moignage cru et direct, Mourir pour le Japon, malgré son gra­phisme hésitant (mais néanmoins typique des mangas japonais), est un indispensable réquisitoire contre la guerre. À lire absolument.
Darvirk RANDALK"

"La couverture l'annonce clairement, j'ai bien entre les mains le tome 1 de Rêves d'enfants, mais où est la fin! Katsuhiro OTOMO dans cette bd au dessin épuré, où la recherche dans les graphismes des décors, avec une trame onirico-policière, laisse percevoir le vide des grandes cités qu'elles soient françaises ou japonaises. L'histoire est simple, une série de meurtres inexpliqués à lieu dans une cité, les hommes en charge de l'enquête ne délaissent aucune piste et vont même jusqu'à émettre l'hypothèse d'un phénomène surnaturel. ..mais pourquoi tout révéler. L'action se situe dans trois lieux, la salle de réunion de la police locale, l'immense cité de cette banlieue japonaise et surtout point de passage de tous les enfants et seul lieu de communication et d'échange de ce microcosme : la place de la cité, sorte d'Agora des temps modernes. Tout le livre s'attache à décrire la vie de cet échantillon de civilisation, en insistant sur les maux de la société japonaise; l'angoisse des jeunes, le replis sur soi et cette non-communication responsable de toutes les rumeurs, seules informations que peuvent recueillir les policiers. L'histoire bien que banale permet à l'auteur d'exposer au travers de dessins sobres (noir et blanc) et riches en détails et grâce à des dialogues quelque-fois incohérents, toute la richesse du titre. Il illustre un univers de rêves dans un monde qui en est privé. Mais où donc est la fin

C. SLAHOUI"


Et puis, cerise sur le gâteau, une adresse postale (pas de lien Internet ni d'adresse mail à l'époque :-) ) du magazine Mangazone, référence pointue sur le sujet, et aussi celle de la librairie Dangereuses Visions de Lilles où j'ai acheté par correspondance beaucoup de mangas traduits en anglais, dans une édition US bien en avance sur la France!
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03 février 2013

Goldorak - Télé 7 Jours numéro 944 du 03 juillet 1978


 

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Pour les fans d'animation japonaise en France, il est une date qui constitue l'Alpha et l'Omega : le Lundi 03 Juillet 1978 c'est la diffusion du premier épisode de Goldorak dans Récré A2!

Voici le numéro de Télé 7 jours de cette époque, avec une sobriété dans l'annonce, "Goldorak Dessin animé japonais", qui ne laisse en rien présager du raz de marée médiatique qui va déferle sur la France. A vrai dire, cet épisode a été diffusé en catimini car la nouvelle responsable des émissions jeunesse ne croyait pas en cette série mais comme elle avait été achetée, il fallait bien la caser quelque part!

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27 janvier 2013

Goldorackett - Article sur Goldorak dans Lui numéro 182 de Mars 1979


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Dans le numéro 182 de Mars 1979 de la revue Lui, l'article "Goldorackett" de Louis Valentin dénonce l'hyper exploitation commerciale du célèbre dessin animé japonais Goldorak vis à vis des enfants mais aussi le tourbillon médiatique et économique qu'il déclencha en juillet 1978 quand il arrivé sur Antenne 2 dans Récré A2.

L'article est à charge, ironique et cynique avec un ton grinçant mais, très intéressant aussi, on apprend beaucoup de choses sur Jacques Canestrier, sur l'arrivée de Goldorak en France, la francisation des attaques, le fait qu'on aurait pu voir d'autres dessins animés japonais à la télévision française bien plus tôt si on l'avait écouté et aussi comment ce succès fut, selon l'auteur de l'article, minutieusement planifié par les japonais...

Et, surtout, cet article est sorti moins d'un an après l'arrivée de Goldorak en France, ce qui en fait un témoignage à chaud sur la première vague de japanimation dans notre pays.

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"Tout ça, c'est une question de génération. Pour les parents qui s'épanchent sur leur passé, Gueule de rat c'est le fascisme en habit spatial... Pour les petits enfants du siècle, Goldorak, c'est le «robot des temps nouveaux», pas du tout un tueur de l'espace, mais un «ami des hommes». Et ça marche! C'est super-manne.
 
Il court, il court Goldorak! Formidable robot des temps nouveaux, héros des enfants à lecture globale et mathématique moderne, génie qui a fait remiser le skate-board derrière les livres intacts de la Bibliothèque verte, le meccano de Noël encore sous cellophane. Malgré les rimes grippales de Pierre Delanoë interprétées par le cachexique prodige Noam, le disque Goldorak a fait pâlir, cette année, un autre héros né de la paléontologie du gramophone : «Petit papa Noël». Cinq cent, six cent, huit cent mille exemplaires vendus. Certains disent un million. Barclay, lui, ne dit rien mais ses yeux et son cigare lancent des étincelles de bonheur lorsqu'on parle de Goldorak. Il est devenu son second Aznavour. Les psychologues, les psychiatres, tous les coupeurs de « psi » en quatre se jettent sur leurs divans, farfouillent dans leurs ego afin de découvrir les raisons pour lesquelles ce robot en plastique, « astéro-hache » au poing, a supplanté papa, maman, la bonne, le moi. Goldorak fait pleurer Blanche Neige, Zorro, Invahoé, Robinson des Bois et Robin Crusoé (on ne sait plus). Devant lui, Petit Poucet se sent perdu et Alice ne croit plus aux merveilles...

Goldorak serait certainement resté dans sa boîte, à Tokyo, si un méridional garanti 100% accent et farigoule n'était allé le chercher « fulguropoing » dans les ateliers de la Toei Animation, la plus grosse boîte de dessins animés japonais, et ne l'avait imposé « hélico-punch» à la Télévision française... Ce méridional s'appelle Jacques Canestrier. Retenez bien son nom.

Canalblog Revue Lui182 04Tout passe par les arrière-boutiques des fabriquants de jouets, de T-shirts, de moutardes, qui en ont fait la plus florissante affaire des vingt dernières années...

Dans quelques décennies, il supplantera celui de Charles Martel, de ses Arabes, de Poitiers.

Directeur de production, directeur des programmes télévision pour le Tiers-monde, producteur privé pour le compte du cinéma et de la télévision, Canestrier lance avec Yves Ciampi « Oum le Dauphin » qu'il fait fabriquer au Japon et que les télévisions s'arrachent. A  une époque où le cinéma s'emmêle la pellicule, où la télévision, alors dominée par la Sfp, cherche son second souffle, où la vidéo-cassette montre à peine le bout de son nez, Jacques Canestrier monte sa propre boîte sans apports, ni fortune personnelle. Il est bosseur. C'est tout. En France, quand on n'a pas d'argent, il faut une idée et, Eurêka, Canestrier a la sienne. Il part pour le Japon, achète un dessin animé intitulé Grendizer, le rebaptise Goldorak, le coupe en épisodes, intéresse une multitude de fabricants qui sortent aussitôt une série impressionnante de produits dérivés. Puis Canestrier échafaude un merchandising à l'américaine et prépare des vidéo-cassettes et un long métrage à la gloire de son héros. L'avenir du cinéma ne se passe plus au Fouquet's mais à bord de la Japan Air Lines, et surtout dans l'arrière-boutique des fabricants de jouets, de tee-shirts, de cartes postales, de moutardes, de posters, chez tous ceux qui ont fait de Goldorak la plus florissante affaire commerciale de ces vingt dernières années.

Aujourd'hui, Antenne 2, la chaîne miracle du président Ullrich, batifole de tous ses maillons. Dans les bureaux et surtout dans tous les couloirs, le jeu consiste à savoir qui a eu le nez suffisamment bien fait pour coincer ce Goldorak qui pulvérise, par son écoute, les autres chaînes. C'est moi, c'est pas lui, c'est nous. Qui ? A la fin, qui ? Jacques Canestrier n'aime pas la question. Il se contente de bredouiller : « A plusieurs reprises, à l'époque de l'Ortf, j'avais proposé des dessins animés japonais qui s'inspiraient de la bande dessinée. C'était alors une innovation et je pensais que les responsables de la Télévision y seraient sensibles. On m'opposa un refus catégorique. Un téléviseur est un jouet cher qui ne peut être manipulé par des enfants... Les programmes devaient être étudiés pour les adultes et non pour les gosses, rester traditionnels. Après tout, les sales mômes pouvaient très bien rester dans leurs chambres et lire leurs bandes dessinées habituelles.

Puis est survenu l'éclatement des trois chaînes et, avec lui, la concurrence, la volonté d'accaparer le public «jeune». Lorsque j'ai sélectionné Candy et Goldorak, je pensais qu'une des trois antennes pouvait essayer mon produit qui correspondait à ce que les enfants voulaient voir, à l'esprit de leurs bandes dessinées. Guy Maxence et Gérard Calvet, alors chargés des dessins animés pour la jeunesse, me reçurent à A2. Ce fut un rude travail de persuasion. Le graphisme de Goldorak, son animation, relevaient d'une conception trop audacieuse. On l'acheta, mais on le mit dans un tiroir. Lorsque Jacqueline Joubert prit ses fonctions de directrice du Service Jeunesse, elle découvrit mon robot et fit la moue. Il ne correspondait pas à l'idée de la politique qu'elle voulait entamer, d'autant que la nouvelle direction des programmes amorçait une levée de boucliers contre la violence de certains feuilletons étrangers. »


Canestrier est un gentleman. En fait, Jacqueline Joubert qui a du nez mais un nez davantage refait pour les caméras que pour les affaires —, refusa net et sec ce Goldorak qui (sussurraient certaines éminences grises à-copains-à-placer) était d'une violence extrême. Le bleu des missiles mêlé au rouge des éclairs, aux violets in-sou-tenables des hélico-punch et astéro-hache faisait dresser les cheveux sur la tête. On dénicha dans les tiroirs de la Défense pour l'Enfance, une série de vieilles barbes. «Tu me tiens, je te tiens... ». A ce jeu, les barbes découvraient mille qualificatifs : « C'est laid, c'est japonais, c'est incompréhensible, ça fait peur, ça éveille Thanatos, ça émoustille Eros, c'est dégueulasse, malsain, mal fait, contaminé, contaminant. C'est con ». Il est certain que les « corno-fulgure » n'étaient pas faits pour rassurer certains cocus qui se sentaient trahis et voyaient leurs tranches menacées. Malgré tout il faut bien amortir les dépenses Jacqueline Joubert chercha dans ses grilles récemment augmentées par le président Ullrich, une petite place pour Goldorak. Elle le programma le 4 juillet à raison de deux épisodes par semaine. En période de vacances, il risquait de passer inaperçu. Malgré les pronostics d'Albert Simon, juillet fut le mois le plus pluvieux de l'année, les enfants durent rester enfermés devant le petit écran et Goldorak devint, tout à coup, leur soleil...

Jacques Canestrier recevait les honneurs et l'assurance des sentiments les meilleurs de Madame Joubert qui, soudain, trouvait à « son robot-maison », le charme de James Bond, la grâce d'Arsène Lupin, le génie de Jules Verne et un « je-ne-sais-quoi » qui fait le succès des produits William Saurin, l'un des plus gros annonceur de la chaîne. Canestrier essaya bien d'expliquer qu'il était certain du succès, qu'il l'avait testé sur la Rai en Italie, qu'il s'y était taillé un triomphe. La Rai ? Valait mieux oublier. Le succès vient toujours de France, de son Secam et de ses pontes : en l'occurrence Jacqueline Joubert et le président Ullrich. D'autre part, avec Geneviève Coquelin, la responsable du service commercial d'Antenne 2, Canestrier entreprenait une prospection en règle auprès des fabricants de produits pour enfants. C'était au Salon du Jouet 1978. Tout le monde s'arrachait Goldorak. Mais la rogne et la grogne persistait rue Cognacq-Jay. Les syndicats des techniciens d'A2 allèrent jusqu'à placarder des tracts anti-Goldorak : « Goldorak=Amin Dada=Hitler=Fascisme ».

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A travers le petit écran, Goldorak écrase de sa force le Japonais moyen, indigne de se comparer à lui — à moins de servir corps et âme le consortium qui l'emploie...


Un mot galvaudé qui remplace le « Na ! » de l'enfant à qui l'on refuse une sucette. Goldorak n'échappa au massacre qu'au mois d'octobre. Plus personne n'osait l'attaquer. Il était devenu célèbre. Aujourd'hui, à Antenne 2, on admet que 99,9% du courrier reçu à Récré A2 concerne Goldorak. Goldorak est coté en Bourse, celle des enfants qui consacrent à ses gadgets, tout leur argent de poche. Jacques Canestrier ne connaît même pas le chiffre d'affaires de son robot : « Tout s'est passé si vite ! Je sais que l'on compte environ quatre-vingts produits créés autour de lui. Les éditions Télé-guide furent les premiers à lui faire crédit en lançant un journal. Le N° 1, tiré à 150000 exemplaires, s'est vendu en cinq jours, le N° 2, tiré à 220 000 a été épuisé en quatre jours, le N° 3 (250000 exemplaires) a disparu des kiosques le premier jour... ».

En janvier, Goldorak est devenu hebdomadaire et l'on prévoit déjà une vente d'un million d'exemplaires par mois. Avant Télé-guide, Canestrier contacta les éditions Dargaud. L'éditeur refusa. Il trouvait que le dessin n'était pas à la hauteur de ses productions habituelles. Où va se nicher la considération du jeune public ! Certains racontent que Dargaud regrette de ne pas s'être penché davantage sur la néo-psychologie enfantine. Albums, posters géants, jeux des familles édités par le même Télé-guide ont été épuisés en quelques semaines. Puis cela a été le tour des auto-collants (vingt-cinq millions de pochettes vendues en un mois, tee-shirts, sacoches, blousons, porte-clés, masques, panoplies ont pulvérisé les ventes durant la période de Noël.

Canestrier fait les yeux ronds : « C'est la folie. Tous les jours, les fabricants viennent me proposer leurs offres de service. Amora veut des verres pour sa moutarde, Motta, des emballages pour ses glaces. Un grand parfumeur me téléphone deux fois par jour pour que je lui cède les droits pour une eau de toilette appelée « fulguro-poing ». Un cirque veut acheter mon sigle, un fabricant de chaises-longues veut inonder les plages de sièges sidéraux. Mon bureau est devenu la Foire du Trône. Marchands de réglisses, de bretelles, de chaussures, d'alimentation, font la queue devant chez moi. Mais c'est le robot en matière plastique qui remporte tous les suffrages. Il est fabriqué par la firme américaine Mattel. Son corps est fait à Taïwan, sa tête en Italie. On craint que sa fabrication ne puisse suivre la demande et pourtant plus de cinq cent mille sont prévus pour la France. Suivront des soucoupes volantes, des films super-huit, d'autres robots plus sophistiqués encore, d'autres jeux de société, des Goldorak géants... Je suis obligé de juguler les phantasmes des fabricants qui m'entraîneraient dans la création d'objets qui ne sont pas toujours pour les enfants ou les personnes bien pensantes... »


Antenne 2, qui trouve maintenant que Goldorak est bien fait, touche un tiers des royalties versées par les fabricants sur le prix de gros hors taxe. Cet argent ira au service Jeunesse d'A2 pour enrichir les programmes et acheter d'autres séries de science fiction du même style. Car Canestrier a définitivement ouvert le marché du dessin animé japonais en Europe. Pour deux ans, trois peut-être. Les Nippons ont le chic pour tuer la poule aux œufs d'or. Que s'est-il passé dans leurs petites têtes bridées pour créer ce robot ? Canestrier qui connaît tous les « dan » de la lutte japonaise pour conquérir le marché occidental, a suivi, au boulon près, la gestation de Goldorak. « Les Japonais, dit-il, ont toujours estimé que leur force militaire ou économique venait d'une structure nationale (kokutai) combinant une théorie sociologique de la famille et un irrationalisme mythologique exaltant l'origine divine de la dynastie impérialiste. L'essor de la société industrielle réside toujours dans le maniement conscient de mécanismes économiques et sociaux et dans l'application de la tradition dans la mesure où elle est efficace. Voilà pourquoi tout Japonais dira que, dans le plus petit appareil Akai ou Sony, dans la moindre moto Yamaha ou Kawasaki, dans le moindre objet, pourtant copié sur l'Occident, sommeille un samouraï. L'élégance, la superbe de Goldorak sont les symboles du samouraï que le Nippon a toujours tenté d'imposer au monde occidental. A travers le petit écran, Goldorak écrase de sa force et de son arrogance, le Japonais moyen indigne de se comparer à lui, à moins de... A moins de servir corps et âme le consortium pour lequel il travaille, d'accepter une existence de plus en plus mécanisée dans des conditions de travail insupportables. »

Le hara-kiri. industrialisé. Certains sociologues spécialisés ès-asiatiques (ça existe) soutiennent la thèse suivante : « Goldorak-robot est un samouraï et ne peut être piloté par un simple mortel. Voilà pourquoi Actarus, son aéronaute, sera un extra-terrestre qui devra se métamorphoser en superman pour mériter de tenir les commandes. Il fait étrangement penser à ces kamikazes de la dernière guerre. Goldorak est lui-même un kamikaze. Vos enfants vous le diront. Il ne peut rejoindre sa fusée porteuse si elle vole à plus de trois cent mètres d'altitude. Encore et toujours ce rappel des avions-suicide, de ces héros à la poitrine ceinte de l'écharpe de soie frappée à la fleur de cerisier. Cette douce mythologie permet de faire oublier à ceux qui travaillent pour Goldorak que les objets qu'ils façonnent sont le fac-similé des héros de Star Wars, Rencontre du troisième type, Planète interdite et autres films de science-fiction américains. Qu'importe ! Les grandes firmes nippones connaissent la manière pour endoctriner à des fins commerciales, une main-d'œuvre fataliste. II ne faut pas oublier qu'il est déshonorant de changer plusieurs fois d'employeurs : au Japon, on entre dans une boîte à dix-huit ans. On n'en sort qu'à la mort comme les kamikazes.

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Goldorak a été conçu, par ordinateur, à la suite d'une étude de marketing sur tout ce qui marchait dans la presse dessinée, du Groenland à la Terre de Feu...

La Toei, où les ouvriers attendent cette issue sort six dessins animés d'une demi-heure par semaine, soit six fois plus que Walt Disney. Elle « utilise » deux cents personnes payées à l'année et quatre cents spécialistes rémunérés au coup par coup. Que l'on imagine Hergé, le père de Tintin, épaulé pour chacun de ses dessins, par deux cents ou trois cents assistants ! C'est de cet ordre-là... Résultat : Goldorak ne coûte que dix mille francs la minute alors que soixante secondes de dessin animé français pour la télévision reviennent à trente-cinq ou même cinquante mille francs. Leur défaut : ils se ressemblent tous. Canestrier a croisé plus de dix robots du style Goldorak dans les usines Toei. « II faut espérer qu'ils ne seront pas tous programmés en France. Cela créerait un phénomène de rejet, une lassitude que le public des enfants japonais ne ressent pas. Nourris dans le sérail de l'industrialisation, ils en connaissent et en admettent les détours. Au Japon, tous ces cartoons sont amortis, rentabilisés et bénéficiaires. A la limite, ces énormes consortiums n'auraient pas besoin de vendre leurs produits à l'Occident mais les japonais veulent réussir à tout prix leur conquête américaine et l'on peut penser qu'ils y sont parvenus si l'on considère que les  Etats-Unis ont été récemment contraints de riposter à leur importation massive de produits nippons par une baisse vertigineuse du dollar.

Jamais, jusqu'à ce jour, les Japonais n'étaient arrivés à percer le marché européen au niveau du cinéma ou du feuilleton télévision. Le public occidental n'était pas familiarisé avec les acteurs asiatiques. Alors, ils ont essayé avec le dessin animé où il était facile de faire porter yeux bleus et crinière blonde aux personnages. Cela n'a pas marché non plus. Le monde de l'économie occidentale ressentait une sorte d'allergie aux produits japonais, d'autant qu'ils étaient le plus souvent la résultante d'un espionnage industriel que l'on n'est jamais parvenu à juguler. Goldorak est le premier à avoir réussi son entrée sur la scène européenne. Comme tous les produits japonais, il a été le fruit du travail d'une équipe qui a fait, froidement, une étude de marketing à partir de tout ce qui marchait dans la presse dessinée du Groëland à la Terre de Feu. Informations mises bout à bout, Goldorak a été conçu par l'ordinateur japonais, un ordinateur un peu mièvre puisque tout le monde s'accorde à reprocher à Goldorak d'être un dessin animé de très moyenne qualité. Les personnages se contentent d'ouvrir de temps à autre la bouche et les yeux, les images sont désespérément fixes.

Que sont devenus nos bons Donald d'autrefois ? Canestrier qui décidément à découvert la tactique pour défendre à tout prix son film à la réponse facile : « Un dessin statique, animé au moment opportun, suffit à l'enfant. Si la construction dramatique est bien faite, il saura faire appel à son imagination pour recréer le mouvement. Et c'est précisément ce qui se passe. Demandez à vos fils. Pour eux, Goldorak est très animé, aussi animé qu'un Walt Disney avec ses vingt-quatre images-seconde. Ce qui les fascine, ce n'est pas la technique, c'est l'histoire à laquelle ils participent non seulement en tant que spectateurs, mais aussi en tant qu'auteurs puisqu'ils doivent faire un effort d'imagination et d'invention pour recréer toute une dynamique. C'est le principe de la bande dessinée. L'enfant sait décrypter le langage des dessins, la technique des plongées, contre-plongées, gros plans. Il connaît tous les signes cabalistiques : l'étoile éclatée pour indiquer une explosion, les « swiptch », les « vlaoooum », les « fuifff e », ces onomatopées spécifiques à tel claquement d'arme, tel bruit de pneu, telle vitesse. Goldorak emploie ce langage. Il est un code secret qui n'appartient qu'à l'enfant désireux de rompre avec un traditionnel imposé par ses parents et c'est à cause de cette rupture que les pédagogues et les psychologues se sont penchés sur Goldorak.

Daniel Fabre, ethnologue-folkloriste estime que Goldorak est le signe de la récupération des thèmes apocalyptiques dans la mythologie des gosses, un robot mes­sianique : « Ses dimensions eschatologiques sont bien perçues par l'enfant ». Certains voient dans Actarus, le proto­type du moi atteignant le surmoi. Le langage utilisé dans le feuilleton est aussi l'objet d'analyses. «Métamor­phose », c'est la prise de conscience, « transfert » : l'Oedipe, évidemment. Le tunnel qu'Actarus emprunte pour rejoindre son poste de pilotage, le cordon ombilical, le retour dans le ventre de la mère... D'ici à ce que Goldorak soit programmé à Vincennes sur les bancs des lacanistes, il n'y a qu'un pas. A une époque où tout doit être mis sur carte perforée Goldorak devient, par le canal de quelques torturés mentaux, la résultante d'un trouble neuro-affectif à composante schizophrénique ou panaroïaque de l'enfant. Il est, pour les plus de quarante ans, l'Hitler que les enfants auraient voulu connaître. Il est sur­tout, un mot magique qui sonne comme un coup de clairon.

Jacques Canestrier en explique l'origine : « Lorsque j'ai découvert Goldorak au Japon, il s'appelait Grendizer. Phoné­tiquement, Grendizer sonnait mal. I! fallait trouver autre chose. J'ai aligné sur un bout de papier, les noms de tous les héros qui avaient fait carrière : Drakkar, Zorro, Tarzan, Mandrake, Goliath, Golem, Goldfinger. Pour­quoi ai-je pensé à Goldfinger ? Je ne sais pas, mais ce nom me plaisait. Il correspondait en syllabes à Grendizer et contenait le mot « gold », ce métal qui fascine grands et petits, produc­teurs et aventuriers en herbe à la recherche du trésor. J'ai combiné Goldfinger et Mandrake, le héros que j'ai le plus aimé dans mon enfance. J'ai obtenu Goldanrak. C'est ma fille aînée, Stéphanie, âgée de huit ans, qui a trouvé le nom définitif... Aujour­d'hui, tous les enfants l'appellent Goldo, un diminutif qui prouve qu'il fait partie de la bande des copains.

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Un antimilitarisme forcené...


Les noms des autres personnages sont empruntés aux étoiles : ils commencent à faire carrière puisque j'ai reçu à l'époque de Noël, la lettre d'une maman qui m'annonçait... qu'elle avait baptise son fils Alcor ! L'engouement pour Goldorak me ravit et m'effraie en même temps. Qu'elle en est l'alchimie ? Je ne saurais répondre. »

Et les mots un peu op comme hastéro-hache, hélico-punch, cornofulgure ? Quel génie les a découverts ? Les traducteurs et auteurs de la version française, Michel Gatineau et Jeanne Val, qui doublent d'ailleurs respectivement les voix de Procyon et Venusia. On raconte qu'ils se seraient enfermés avec du saucisson et quelques bouteilles de beaujolais et auraient fait avec Canestrier ce que certains apppeleraient élégamment un brain-storming : « Nous nous sommes efforcés de retrouver notre naïveté d'enfant et nous avons joué à inventer des mots selon le système des petits papiers. Nous avons, volontairement, rejeté tout ce qui pouvait rappeler les armes effrayantes découvertes aujourd'hui par la technologie militaire. Nous avions tous un point commun : un anti-militarisme forcené. Cela a donné « fulguropoing », foudre au poing (évocation jupitérienne), « planitrogyre » (raccourci de planétaire et auto-gyre), « auto-largue », « cornofulgure », « hastéro-hache » Quand je pense que l'on m'a reproché d'étaler trop de violence avec ce feuilleton. La vraie violence, c'est le western, quand des hommes tuent d'autres hommes. Là, ce sont des robots qui se détruisent, s'en vont en pièces détachées. Si projeter sa machine à laver le linge contre sa machine à laver la vaisselle est un acte de violence alors, là oui, Goldorak est violent ! Je suis peut-être le seul que cette idée amuse mais je comprends très bien que l'on puisse avoir le culte des machines et des gadgets. Ils sont le symbole, aujourd'hui, de la réussite sociale».

Un mode de pensée que les enfants ignorent.

Louis Valentin.
"

Posté par David Yukio à 19:06 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

12 janvier 2013

Le Japon en un coup d'oeil


 
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Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Le livre "Le Japon en un coup d'oeil", sous-titré "Guide pour voyageurs curieux" a été publié par Kana en Juin 2012. Il a comme auteur une association nommée "International Internship Programs" et les innombrables illustrations sont de Takahashi Mitsuru. C'est l'adaptation française d'un livre sorti en 2010 au Japon.


Le public visé est clairement celui des touristes étrangers ou des fans du Japon en cherchant à présenter tous les aspects de la vie au Japon, que ce soit la culture, la vie quotidienne, le monde du travail, le sport... On est impressionné par la variété des thèmes abordés, par le luxe des détails donnés car vous en aurez pour des heures et des heures à tout lire!

Le seul point négatif est que les titres des sections sont en orange sur fond gris, soit quasi illisibles! Ce choix typographique est très curieux mais n'enlève en rien à l'excellence du livre.

248 pages, format 11.5cm * 19cm, édition bilingue français-japonais.Canalblog Livres Vie Au Japon001

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Couverture et quatrième de couverture


Présentation en quatrième de couverture
"Voici le guide indispensable. Celui qui vous présente le Japon avec des illustrations et des textes simples !

La nature et la géographie, les lieux prestigieux à visiter, l'histoire et la culture, la politique et l'économie, l'enseignement et le monde du travail, les sports traditionnels, les fêtes et les loisirs, la gastronomie, les us et coutumes...

Tout cela expliqué en français et en japonais pour enrichir vos échanges !

Afin d'approfondir vos connaissances, vous trouverez aussi beaucoup de dessins et illustrations pour apprendre comment faire facilement des maki-sushi par exemple, ou comment nouer un yukata, mais aussi pour vous initier à l'art de l'ikebana ou de l'origami, à l'écriture japonaise et aux haikus, et à bien d'autres choses encore...

Un livre de référence si vous faîtes un séjour au Japon en immersion ou pour vos études !"


Préface
"Chaque année, de plus en plus de Japonais voyagent au-delà de leurs frontières et les occasions de rencontrer des étrangers, dans un cadre privé ou professionnel, se multiplient. Et pourtant, les préjugés sur les Japonais «aux visages insondables» - une certaine incompréhension à leur égard - semblent persister à l'étranger. C'est pour cette raison que nous avons voulu réaliser cet ouvrage, qui s'adresse à tous ceux qui veulent mieux comprendre le Japon, ou encore qui cherchent à expliquer la culture du Japon aux étrangers de manière simple. Il existe déjà de nombreux livres qui tentent le même exercice en anglais, mais ils sont souvent d'un abord difficile. Notre intention a donc été d'utiliser un langage simple pour présenter le Japon à nos lecteurs.

Ce livre a été réalisé grâce à l'expérience et à la collaboration de plus de 16 000 Japonais, envoyés à travers le monde depuis 30 ans par notre organisme, tels des «ambassadeurs culturels», dans le cadre de notre programme d'échanges internationaux. À l'aide de nombreuses illustrations et de textes en français rédigés dans une langue simple, cet ouvrage tente d'apporter aux étrangers qui découvrent le Japon un éclairage sur la culture de ce pays, mais aussi sur sa géographie, sur sa vie politique et économique et sur les habitudes quotidiennes de ses habitants. Nous serions heureux que ce livre remplisse deux fonctions : permettre aux Japonais de redécouvrir leur pays, et aux étrangers d'approcher le Japon sous son vrai visage.

Enfin, nous voudrions profiter de l'occasion pour remercier très sincèrement mademoiselle Inui Kumiko, participante du programme d'échanges internationaux, qui a effectué un énorme travail de récolte et de tri d'informations, ainsi que l'éditeur Kôdansha International qui a rendu la publication de cet ouvrage possible.


Octobre 2009
International Internship Programs
Ikeda Yoshikazu, directeur"


Vous pouvez constater que le sommaire est copieux, riche et varié!
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Voici quelques extraits pour mieux vous donner une idée du contenu du livre.


Les symboles du Japon
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Les vêtements
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Les bains

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L'ikebana

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L'école primaire
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Les vieux de la vieille japonophiles, ceux qui ont cette passion chevillée au corps depuis les années 80/90, se rappellent peut-être combien il était difficile voire impossible avant Internet de trouver des livres et des informations en français sur la vie quotidienne au Japon. C'est pourquoi ceux qui fréquentaient Junku et La Maison de la Culture du Japon à cette époque sont tombés à la renverse en voyant les deux livres ci-dessous. Il s'agit de deux petits livres (11cm * 15cm), de 192 pages, en français, édités par le Japan Travel Bureau pour aider les résidents et touristes à ne pas être trop perdus dans ce pays. C'est une initiative étonnante en soi mais aussi parce que le français est la seule autre langue utilisée que l'anglais!

Vous aurez vite compris que le livre de Kana est dans la même veine que ces ouvrages des années 80.

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Regards sur le Japon, tome numéro 11 de la collection du Japan Travel Bureau

"Le Japon dans votre poche!
Voici un guide de poche attrayant recouvrant tous les aspects de la culture, de la tradition et de la vie japonaises. Vade-mecum des touristes comme de tous ceux désirant approfondir leur connaissance du Japon. Abondamment illustré, il vous procure des informations indispensables pour mieux comprendre le Japon. Gardez toujours votre "regard sur le japon" sur vous!"

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"REGARD SUR LE JAPON ILLUSTRE

© 1997 par Japan Travel Bureau, Inc.
7F, Shibuya-Nomura Bldg., 1-10-8, Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo 150, Japan
Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l'éditeur, sauf par un critique pouvant en citer ou en reproduire quelques courts extraits ou illustrations.
1ère édition..........Oct. 1985
9e édition.............Avr. 1997
Imprimé au Japon

Comment utiliser ce livre
1)    Composition
Ce livre se compose de quatre sections principales intitulées "Culture Traditionnelle", "Vie et Coutumes", "Cuisine" et ''Voyage", que Ton peut lire à son gré dans l'ordre désiré. Un tableau chronologique ainsi qu'un complément d'informations se trouvent également à la fin du livre.
2)    Typographie
Tous les termes japonais utilisés dans ce livre ont été transcrits suivant le système de Romanisation Hepburn. En règle générale, ils apparaissent en italiques dans le texte. (Sauf dans le cas d'en-têtes, titres en caractères gras.) Les voyelles d'autre part portent un tiret, lorsqu'elles sont longues (ex. Shinto)."

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"Chers Lecteurs,
Les visiteurs au Japon expriment souvent leur déception de trouver un pays si "occidentalisé". Nombreux sont ceux en effet, qui pensent que son remarquable succès économique s'est aussi traduit par une perte du patrimoine culturel.
Il est certain que cette modernisation a entraîné avec elle des changements profonds et radicaux affectant le pays comme le peuple. Une connaissance plus approfondie toutefois révèle que sous le vernis industriel, occidentalisé, presque tous les aspects de la vie japonaise restent solidement ancrés dans la tradition. La plupart des arts traditionnels sont toujours assidûment pratiqués, des coutumes millénaires jouent encore, aujourd'hui comme hier, un rôle important dans la société et le monde des affaires, et toutes sortes de "japonaiseries", des plus ordinaires aux plus sublimes, font partie intégrante de la vie de tous les jours.

Ce livre a été conçu pour permettre au lecteur de se familiariser avec le concept de base de nombreux arts, coutumes et modes de vie japonaise. Abondamment illustré, il élimine tout besoin de longues explications et aidera le lecteur à apprendre et se souvenir aisément, nous l'espérons, des termes utilisés dans les différentes sections. Un complément d'informations sur certaines rubriques est également donné à la fin du livre.

Nous sommes convaincus que ce "REGARD SUR LE JAPON" vous aidera à mieux apprécier et comprendre le vrai Japon, et à faciliter vos échanges pendant votre séjour."

La table des matières.

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Le deuxième tome en français de la collection du Japan Travel Bureau, plus orienté sur la vie quotidienne!

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La liste des 17 tomes existants en 1997; ils sont tous en anglais sauf deux, en français.

"JAPAN IN YOUR POCKET!
Volume 1 A LOOK INTO JAPAN
An encyclopedia ol Japanese customs and traditions covering 100 categories in an easy to follow format.

Volume 2 LIVING JAPANESE STYLE
A look at the basic customs that are essential for life in modem Japan.

Volume 3 EATING IN JAPAN
A mouthwatering introduction to Japanese cuisine, restaurants and table etiquette.

Volume 4 FESTIVALS OF JAPAN
Highlights from some 271 annual festivals reflecting numerous traditions and beliefs.

Volume 5 MUST-SEE IN KYOTO
An introduction to the history and beauty of Japan's ancient capital.

Volume 6 MUST-SEE IN NIKKO
A guide to the natural and cultural treasures of this popular tourist area.

Volume 7 A LOOK INTO TOKYO
An illustrated journey through the culture and lifestyle of Japan's bustling capital.

Volume8
"SALARYMAN" IN JAPAN
An insightful and thorough analysis of the lifestyle and psyche of the salaryman.

Volume 9 WHO'S WHO OF JAPAN
Biographie skekches of 100 historical personages of Japan, wilh a number of interesting anecdotes.

Volume 10 TODAY'S JAPAN
Concise explanations of Japanese geography, lifestyle, transportation, communicalions, politics and economy.

Volume 11 REGARD SUR LE JAPON
Une introduction de la culture Japonais.

Volume 12 VIE AU JAPON
Petit guide de la vie quotidienne au Japon.

Volume 13 JAPANESE CHARACTERS
This book is a fun and easy way to learn about the complex characters used to write the Japanese language.
Volume 14 JAPANESE INN & TRAVEL
A traveler's guide to Japanese hospitality as experienced through regional cuisine and the traditional Japanese ryokan.

Volume 15 SAY IT IN JAPANESE
Basic conversation, expressions. Onomatopoeia. the spoken word in Japanese traditional drama, lots more.

Volume 16 MARTIAL ARTS & SPORTS IN JAPAN
An informative yet informal look at Japan's sports: Sumo, Martial arts, Ninja intrigue today's spectator sports like gambling at the races, and more.

Volume 17 JAPANESE FAMILY & CULTURE
An inside look at Japanese society and family life, illustrated with images of the culture, both past and present.

(950-1010 yen each) The prices include consumption tax."



Posté par David Yukio à 19:17 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

29 décembre 2012

Génération Galactik, une enfance dans les étoiles de Vincent Dubost

 

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"Génération Galactik" sous-titré "Goldorak, Force G, San Ku Kaï, Albator, Capitaine Flam, Ulysse 31... une enfance dans les étoiles" est un livre de Vincent Dubost publié fin 2012 chez "Hors Collection". Il nous fait replonger à la fin des années 70, début 80, l'époque bénie de Récré A2, avec à la télé des dessins-animés japonais qui révolutionnaient les émissions pour enfant!

Ce fut aussi un temps où le merchandising était roi et ce livre regorge de photos des produits vendus à l'époque : jouets, BD, posters, autocollants, masques, cartables... et aussi des choses plus surprenantes comme des camemberts Goldorak!

La grande qualité de ce livre est le nombre et la qualité des photos; on se croirait revenu trente ans en arrière tant les images tirées de catalogues de jouets, de publicités et de revues sont immaculées!

Quatrième de couverture
"Le 3 juillet 1978, Goldorak atterrissait sans prévenir sur la planète Récré A2 pour nous offrir un trésor encore inédit : la science-fiction.

Du jour au lendemain, et dans l'hystérie collective, la paisible France de Pollux & Colargol virait alors «cosmique», connaissant un phénomène de société sans précédent. Dépassés, les parents les plus inquiets tentèrent en vain de mettre en garde leur progéniture contre le réalisme de ces images venues d'ailleurs. Trop tard ! D'autres justiciers de l'espace débarquaient déjà pour finir de nous téléporter dans leur trépidant univers à grand renfort de produits dérivés : cartable «Bataille des planètes», moutarde «San Ku Kaï», biscottes «Albator», tee-shirt «Capitaine Flam», lessive «Ulysse 31»... Autant d'articles qui allaient bientôt révolutionner le décor de notre quotidien, comme pour mieux nous préparer au monde futuriste que nous promettaient l'an 2000 et ses fameuses voitures volantes.

Passionné de la première heure, Vincent Dubost nous invite à les redécouvrir au travers d'un émouvant voyage dans le temps. Des bancs de l'école à la chambre à coucher, du sapin de Noël à l'heure du goûter, chaque page de cet album ranimera en vous le souvenir d'un joli rêve éveillé, celui d'une génération qui n'était pas de cette voie lactée mais qui l'a traversée..."

Canalblog Livres Galactik005

Canalblog Livres Galactik007
Des BD et des jouets à n'en plus finir! Quelle époque pour les enfants :-)

Canalblog Livres Galactik004


Canalblog Livres Galactik003
Une chambre de garçon à la fin des années 70

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LE jouet mythique de cette période : le robot Goldorak lanceur de fléchettes!


Posté par David Yukio à 17:31 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]