Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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24 février 2013

L'univers des mangas de Thierry Groensteen, le premier livre sur les mangas en France


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En janvier 1991, au tout tout début de la déferlante manga qui allait submerger la France, Thierry Groensteen a publié ce qui reste comme le premier livre sur le phénomène manga en France : "L'univers des mangas - Une introduction à la bande dessinée japonaise". Ce livre a été conçu par le CNBDI (Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image) à l'occasion du 18ème salon international de la bande dessinée d'Angoulème de 1991 dont l'invité était le Japon.

Dans le titre il est bien précisé que c'est une introduction à l'univers de la BD japonaise mais, pour l'époque, c'est un cadeau tombé du ciel, une divine surprise pour les fans de dessins animés japonais puisque rien n'existait à l'époque, hormis un fanzine comme Mangazone; pour rappel le premier numéro d'Animeland date d'avril 1991, soit trois mois après la parution de ce livre. Certes il s'agit d'un essai sur le manga et non pas sur l'animation japonaise mais quelle bouffée d'oxygène pour les fans méprisés et moqués de l'époque (j'en sais quelque chose!) que de découvrir ce livre à la FNAC, exposé sur un présentoir, comme signe de reconnaissance de cet univers extraordinaire.

Ce livre est un incontournable et, avec Akira, marque le début d'une période faste pour la culture populaire japonaise en France.

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"La bd japonaise est en termes quantitatifs, la première du monde. Beaucoup plus diverse que ne le donnent à penser les dessins animés diffusés sur nos écrans souvent passionnante déconcertante aussi par certains aspects elle demeure presque totalement inconnue des bédéphiles européens.

Ce livre, le premier ouvrage français consacré au phénomène manga, rassemble, en six chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à réécrire l’histoire du 9E art en y intégrant l’un de ses principaux foyers de production vingt-cinq dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

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"Sommaire

Avant-propos Pare 5
1. Chronologie Jalons pour l'histoire des mangas page 9
2. Une industrie du divertissement page 19
3. Autres thèmes, autres styles Quelques éléments d'esthétique page 27
4. Quand la BD sort des planches page Si
5. Osamu Tezuka, le fondateur page 63
6. Le tour des mangas en 25 auteurs page 89
Les mangas, produit d'exportation? par Jean-Paul Jennequin page 127
Bibliographie page 133 "


Voici un exemple des trésors renfermés par ce livre, très richement illustré.
Tout d'abord, un historique du manga au Japon avec l'incontournable Ashita no Joe.

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 La même page, agrandie.
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Ensuite des pages et des pages d'étude sur le manga, sa structure narrative, le découpage des planches bien différent de la BD franco-belge, les spécificités de cette BD qui ne doit que très peu à la BD occidentale...
Un extrait de Touch de Mitsuru Adachi qui m'avait beaucoup marqué à l'époque.

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On continue avec un panorama des mangakas les plus importants des années 60, 70 et 80, comme Leiji Matsumoto, Akira Toriyama.

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Ce livre fut un tel succès qu'une nouvelle édition est sortie cinq ans plus tard, en 1996, avec un chapitre dédié au marché du manga en France puisque celui-ci commença vraiment à cette époque.

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"La BD Japonaise, appelée manga, est en termes quantitatifs, la première du monde. Les dessins animés diffusés sur nos petits écrans en ont donné aux Français une image réductrice et infidèle. Il s'agit en effet d'une production extrêmement diversifiée, déconcertante par bien des aspects, mais quelquefois passionnante.

Cette nouvelle édition revue et mise à jour paraît alors que se multiplient les traductions françaises de mangas, suscitant un engouement considérable. Premier ouvrage français consacré à ce phénomène, l'Univers des mangas rassemble, en sept chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à reconsidérer l'histoire du 9e art en y intégrant l'un de ses principaux foyers de production. Vingt-neuf dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

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"SOMMAIRE

AVANT-PROPOS page 5
1. CHRONOLOGIE Jalons pour [histoire des mangas page 9
2. UNE INDUSTRIE DU DIVERTISSEMENT page 19
3. AUTRES THÈMES, AUTRES STYLES Quelques éléments d'esthétique page 27
4. QUAND LA BD SORT DES PLANCHES page 53
5. OSAMU TEZUKA, LE FONDATEUR page 63
6. LE TOUR DES MANGAS EN 29 AUTEURS page 89
7. MANGAMANIA: LA FRANCE À L'HEURE JAPONAISE page 131"


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10 février 2013

Revue Génération 4 n°31 Mars 1991 - Akira, Mourir pour le Japon, Rêves d'enfants

 
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Le numéro 31 de la revue Génération 4 de Mars 1991 conserve dans mon esprit une place particulière puisque c'est la première fois que je lisais dans une revue grand public des articles consacrés aux mangas et à l'animation japonaise.

Cette revue sur les jeux vidéos nous a offert ce mois là trois excellents articles sur des mangas traduits, enfin, en français, à savoir l'immense Akira, Gen d'Hiroshima (Mourir pour le japon) et Rêves d'enfants.

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"Débarrassez vos étagères, faites place, voici venir la première BD mondiale du XXIe siècle: Akira. Une saga qui s'étire sur plus de 2000 pages. Un vrai phénomène de société au Japon; près de deux millions de lecteurs. L'histoire? 2019. Sur les ruines de Tokyo dévastée par un holocauste, Neo Tokyo, une mégapole tout aussi impressionnante, élève ses tours. Violence, drogue et état policier se déchirent la ville. Une bande de motards menée par Kaneda va se retrouver mêlée à un conflit politico-militaire dans lequel sont impliquées les plus hautes instances de Néo-Tokyo. Lors des courses, Tetsuo, un des membres du gang et ami d'enfance de Kaneda, est blessé en entrant en collision avec un petit garçon. Enlevé par des scientifiques militaires, Tetsuo transformé en cobaye va peu a peu prendre conscience du pouvoir qui le dévore. "Contacté" mentalement par Akira (que toutes les instances essayent de manipuler), il va s'échapper et tenter de le retrouver avant de ne plus contrôler ses nouveaux pouvoirs psychiques. Parti à la recherche de son ami, Kaneda va rencontrer des terroristes qui essayent de renverser le régime en approchant ce mystère Akira (que je ne dévoilerai pas). Ça a l'air simple, mais croyez-moi ça ne l'est pas et même l'auteur, Katsuhiro Otomo, a bien du mal à se dépêtrer de cette interminable et haletante saga qui dure depuis sept ans au Japon et aborde des thèmes de plus en plus philosophiques (la légende veut que ce soit Jodorowski lui-même qui ait soufflé la fin à Otomo, mais il faudra attendre au moins un an pour que le dernier volume paraisse au Japon et voir). Quoi qu'il en soit, c'est la claque! Même si à force d'en parler, le pétard est un peu mouillé, la sortie d'Akira dans un format enfin normal, cartonné et diffusé dans toutes les bonnes librairies, est un petit événement. Vous allez enfin pouvoir découvrir ce qui passionne les Japonais depuis 84 : une série si vaste et plébiscitée qu'un dessin animé de long métrage avec une première fin parabolique a été tournée en 1988. Et pour ceux qui aiment les belles images dessinées, pourquoi ne pas aller faire un tour au Japon, puis aux USA pour découvrir les secrets de fabrication de ce qui s'annonce comme un dessus grands best-sellers mondiaux et de toute façon, la première BD à réunir (non sans mal) l'Orient et l'Occident (si l'on excepte les estampes).

La BD au Japon est une affaire sérieuse. D'abord on dit manga (traduisez image drôle). Ensuite il y a plus de 3 millions de lecteurs, de tout âge et de tout sexe. Achetés comme un journal, ces pavés noir et blanc de 300 pages sont lus dans le métro ou le bus et abandonnés tout de suite après (quand je pense qu'on a du mal à les trouver en France...). Il existe même des distributeurs automatiques pour les accros noctambules ou insomniaques. Et comme dans la nature, il y en a pour tous les goûts: de la romance à l'eau de rosé au polar sexe ultra-violent en passant par l'humour gag et même un Spiderman bridé! Kodansha, l'honorable et heureux éditeur d'Akira, se définit lui-même, et sans fausse modestie, comme une compagnie moyenne, avec ses tirages moyens de 1,5 million d'exemplaires par semaine et ses bénéfices nets de 2 milliards de francs. Moyen quoi...

Akira a pour la première fois comblé le fossé culturel. Mais de quelle profondeur était ce fossé? Premier gouffre: les Japonais écrivent et donc lisent verticalement de droite à gauche. Au début, migraines et embrouilles garanties pour la VO (de toute façon incompréhensible pour ceux qui ne lisent pas le Japonais dans le texte). Il suffit en fait de les lire... avec un miroir. C'est sur ce principe physique tout bête qu'Epic, la branche adulte de Marvel, va pouvoir adapter Akira sur les marchés occidentaux. C'est ce travail-là, cette collaboration éditoriale et artistique toute bête en apparence, gui se révèle être une grande aventure. A partir des pages originales d'Otomo, des tirages photo inversés sont envoyés aux Etats Unis avec une première traduction Japonais-Anglais. C'est à New York, chez Marvel, que les bulles verticales, les onomatopées et autres cris stridents sont gommés sur ce tirage et les traits redessinés de telle façon qu'aucune retouche ne soit visible. Pendant ce temps la traduction est retravaillée par un pro du dialogue. Imaginez sa peine quand une idée s'exprime en trois mots en Japonais; il lui en faut au moins 10 en Anglais (et 25 en Français). "

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"Les corrections apportées, le texte rédigé et les bulles horizontales correspondantes, sont indiqués sur la nouvelle page. Le tout est alors envoyé au Japon pour contrôle. Une fois la totalité de ces modifications dûment visée et approuvée par Otomo ou ses honorables assistants mandatés, le paquet repart pour les Etats-Unis, direction le lettreur. Ce dernier dessine les nouveaux ballons et écrit les textes à l'intérieur. Une fois son boulot achevé et les fautes corrigées, devinez où vont les pages? Au Japon! D'autres honorables assistants vont cette fois vérifier si chaque personnage dit bien son texte et non pas celui d'un autre et si les bulles sont assez bien dessinées. C'est au coloriste de rattraper le bébé. Steve Oliff va d'abord indiquer sur des photocopies sa vision couleur de la page. Il indique les lumières, les ambiances... et renvoie le tout au Japon. Une fois l'accord donné, il peut s'attaquer à la phase informatique. En effet, le petit père Oliff, aidé de son équipe les "Olyotpics Computer Crew", s'est déjà fait un nom dans la BD américaine. Il utilise le procédé Pixelcraft couplé avec un scanner et un traitement de texte graphique pour obtenir des couleurs beaucoup plus nuancées et surtout retravailler au point par point les modelés ou les effets de lumière. Le tout, sauvegardé sur disquette, est enfin envoyé à l'imprimeur. Les chromalins sont envoyés à nouveau au Japon, pour un dernier contrôle de qualité.


Peu à peu, tous les pays viennent à Akira. L Allemagne, le Portugal, la France, l'Italie, l'Espagne ont craqué, ces trois derniers pays s'associant pour éditer deux fois par mois un magazine au format légèrement plus grand que les Comics et à la présentation quelconque. Suite à ces cafouillages la parution est devenue mensuelle, comme tout magazine qui se respecte.


Pour bien commencer l'année, Glénat nous offre donc le premier tome tant attendu de l'intégrale d'Akira. Présentée sous un format de qualité avec une maquette audacieuse, cette parution souffre malheureusement d'une traduction approximative. Quoiqu'il en soit, les 180 pages de ce premier volume plongent très rapidement le lecteur dans l'histoire qui démarre sur les chapeaux de roue. Toute la force du trait et des cadrages explose au fil des pages, et on s'attache immédiatement aux divers personnages. Un album à posséder absolument.


Pour en savoir plus sur les mangas, un fanzine semestriel, Mangazone, peut se révêler intéressant. Son adresse: Mangazone, association Saga, 68 rue Jacques Prévert, Bât. G, Appt 141, 95320 St-Leu-La-Forêt. Sinon une librairie spécialisée dans l'import et la vente par correspondance: Dangereuses visions, 81 rue de la Monnaie 59800 Lilles.

Bien qu'au Japon toutes les BD les plus appréciées fassent tôt ou tard l'objet d'une adaptation à la télé ou au cinéma (dessins animés, feuilletons ou films), Otomo était contre ce genre de vulgarisation de son oeuvre maîtresse Akira. Son scénario était trop dense, le nombre de personnages et de détails trop important, selon lui, pour être correctement adapté. Mais devant l'engouement et la pression du public, Otomo a cédé. II devient pour l'occasion scénariste, adaptateur, "designer", scripte et réalisateur d'un "film". Il ne garde que la trame de l'histoire d'Akira, ainsi que les décors, la mégapole Neo Tokyo, une ville tout droit sortie du monde cyberpunk imaginé par l'écrivain William Gîbson (Neuromancer).


L'histoire débute toujours par la destruction de Tokyo par une force inconnue. Puis, saut dans le temps, on se retrouve en 2019 dans un Neo Tokyo reconstruit sur les ruines de la capitale japonaise. Les vingt premières minutes sont d'ores et déjà d'anthologie. Une succession de cascades et de poursuites en moto au coeur d'une ville sinistre et violente. En toile de fond, une guerre de gangs sauvage, sans pitié, avec Kaneda, un des chefs et Tetsuo, son ami, gravement blessé par un enfant aux pouvoirs para-nor¬maux. Suite à cette blessure, il développe des pouvoirs psychiques incontrôlables, qui pourrait bien cette fois aboutir à la libération d'Akira, un terrible secret capable de détruire la terre toute entière. Le projet est financièrement et artistiquement si monstrueux à monter que 8 grosses compagnies japonaises (dont Bandai, Laserdisc Corporation et Kodensha, l'éditeur de la manga) se regroupent sous le nom d'Akira Comitee pour réunir les 7 millions de dollars nécessaires à la production du film. Fan de Walt Disney, Otomo fera honneur à son modèle. 160.000 dessins, soit trois fois plus que pour n'importe quel dessin animé "normal", ce qui donne une fluidité et une animation dignes d'un véritable film. Otomo n'hésita pas à utiliser d'ailleurs les meilleures techniques d'animation occidentales et les meilleurs techniciens en la matière. Avec en plus une palette de 327 couleurs dont 50 créées spécialement pour le film, le résultat est à vous couper le souffle. La bande son n'est pas en reste, alternant des périodes de calme et d'apocalypse sonore, les musiques rappelant plutôt celle d'un véritable film. A voir absolument.

L.FOX
La BD Akira - L'autoroute est éditée par Glénat"


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"Hiroshima, avril 1945. La ville vit sous l'emprise de la guer­re. L'Empereur, même s'il sait que la bataille est perdue, exige une défaite honorable. Pour ia population civile du Japon, ce comportement héroïque se chan­ge rapidement en cauchemar. Mobi­lisation des adolescents, famine, abus de pouvoir et dénonciations se succèdent, sur fond continuel de propagande belliciste. Antimilitaris­te, la famille Nakaoka va subir la haine et les tracasseries d'une popu­lace embrigadée, pour qui la voix deJ'Empereur a remplacé les opinions personnelles. Tandis que nous suivons leur lutte au jour le jour pour la survie, face à la faim et au mépris de leurs concitoyens, la des­truction d'Hiroshima se prépare... pour l'exemple! Né en 1939, Keiji Nakasawa a six ans lorsque la bombe atomique tue son père, sa soeur aînée et son frère cadet. Mar­qué à vie par cet événement, il lui consacrera la quasi-totalité de son oeuvre. En 1968, il publie Sous la pluie noire, une première vision de l'horreur d'Hiroshima, qu'il achèvera avec Soudain un jour en 1970. Puis, son récit devient autobiographique avec Mourir pour le Japon, publié à partir de 1972, qui raconte, presque au jour le jour, les quatre derniers mois que vécut sa famille à Hi­roshima avant la catastrophe. Té­moignage cru et direct, Mourir pour le Japon, malgré son gra­phisme hésitant (mais néanmoins typique des mangas japonais), est un indispensable réquisitoire contre la guerre. À lire absolument.
Darvirk RANDALK"

"La couverture l'annonce clairement, j'ai bien entre les mains le tome 1 de Rêves d'enfants, mais où est la fin! Katsuhiro OTOMO dans cette bd au dessin épuré, où la recherche dans les graphismes des décors, avec une trame onirico-policière, laisse percevoir le vide des grandes cités qu'elles soient françaises ou japonaises. L'histoire est simple, une série de meurtres inexpliqués à lieu dans une cité, les hommes en charge de l'enquête ne délaissent aucune piste et vont même jusqu'à émettre l'hypothèse d'un phénomène surnaturel. ..mais pourquoi tout révéler. L'action se situe dans trois lieux, la salle de réunion de la police locale, l'immense cité de cette banlieue japonaise et surtout point de passage de tous les enfants et seul lieu de communication et d'échange de ce microcosme : la place de la cité, sorte d'Agora des temps modernes. Tout le livre s'attache à décrire la vie de cet échantillon de civilisation, en insistant sur les maux de la société japonaise; l'angoisse des jeunes, le replis sur soi et cette non-communication responsable de toutes les rumeurs, seules informations que peuvent recueillir les policiers. L'histoire bien que banale permet à l'auteur d'exposer au travers de dessins sobres (noir et blanc) et riches en détails et grâce à des dialogues quelque-fois incohérents, toute la richesse du titre. Il illustre un univers de rêves dans un monde qui en est privé. Mais où donc est la fin

C. SLAHOUI"


Et puis, cerise sur le gâteau, une adresse postale (pas de lien Internet ni d'adresse mail à l'époque :-) ) du magazine Mangazone, référence pointue sur le sujet, et aussi celle de la librairie Dangereuses Visions de Lilles où j'ai acheté par correspondance beaucoup de mangas traduits en anglais, dans une édition US bien en avance sur la France!
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03 février 2013

Goldorak - Télé 7 Jours numéro 944 du 03 juillet 1978


 

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Pour les fans d'animation japonaise en France, il est une date qui constitue l'Alpha et l'Omega : le Lundi 03 Juillet 1978 c'est la diffusion du premier épisode de Goldorak dans Récré A2!

Voici le numéro de Télé 7 jours de cette époque, avec une sobriété dans l'annonce, "Goldorak Dessin animé japonais", qui ne laisse en rien présager du raz de marée médiatique qui va déferle sur la France. A vrai dire, cet épisode a été diffusé en catimini car la nouvelle responsable des émissions jeunesse ne croyait pas en cette série mais comme elle avait été achetée, il fallait bien la caser quelque part!

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27 janvier 2013

Goldorackett - Article sur Goldorak dans Lui numéro 182 de Mars 1979


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Dans le numéro 182 de Mars 1979 de la revue Lui, l'article "Goldorackett" de Louis Valentin dénonce l'hyper exploitation commerciale du célèbre dessin animé japonais Goldorak vis à vis des enfants mais aussi le tourbillon médiatique et économique qu'il déclencha en juillet 1978 quand il arrivé sur Antenne 2 dans Récré A2.

L'article est à charge, ironique et cynique avec un ton grinçant mais, très intéressant aussi, on apprend beaucoup de choses sur Jacques Canestrier, sur l'arrivée de Goldorak en France, la francisation des attaques, le fait qu'on aurait pu voir d'autres dessins animés japonais à la télévision française bien plus tôt si on l'avait écouté et aussi comment ce succès fut, selon l'auteur de l'article, minutieusement planifié par les japonais...

Et, surtout, cet article est sorti moins d'un an après l'arrivée de Goldorak en France, ce qui en fait un témoignage à chaud sur la première vague de japanimation dans notre pays.

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"Tout ça, c'est une question de génération. Pour les parents qui s'épanchent sur leur passé, Gueule de rat c'est le fascisme en habit spatial... Pour les petits enfants du siècle, Goldorak, c'est le «robot des temps nouveaux», pas du tout un tueur de l'espace, mais un «ami des hommes». Et ça marche! C'est super-manne.
 
Il court, il court Goldorak! Formidable robot des temps nouveaux, héros des enfants à lecture globale et mathématique moderne, génie qui a fait remiser le skate-board derrière les livres intacts de la Bibliothèque verte, le meccano de Noël encore sous cellophane. Malgré les rimes grippales de Pierre Delanoë interprétées par le cachexique prodige Noam, le disque Goldorak a fait pâlir, cette année, un autre héros né de la paléontologie du gramophone : «Petit papa Noël». Cinq cent, six cent, huit cent mille exemplaires vendus. Certains disent un million. Barclay, lui, ne dit rien mais ses yeux et son cigare lancent des étincelles de bonheur lorsqu'on parle de Goldorak. Il est devenu son second Aznavour. Les psychologues, les psychiatres, tous les coupeurs de « psi » en quatre se jettent sur leurs divans, farfouillent dans leurs ego afin de découvrir les raisons pour lesquelles ce robot en plastique, « astéro-hache » au poing, a supplanté papa, maman, la bonne, le moi. Goldorak fait pleurer Blanche Neige, Zorro, Invahoé, Robinson des Bois et Robin Crusoé (on ne sait plus). Devant lui, Petit Poucet se sent perdu et Alice ne croit plus aux merveilles...

Goldorak serait certainement resté dans sa boîte, à Tokyo, si un méridional garanti 100% accent et farigoule n'était allé le chercher « fulguropoing » dans les ateliers de la Toei Animation, la plus grosse boîte de dessins animés japonais, et ne l'avait imposé « hélico-punch» à la Télévision française... Ce méridional s'appelle Jacques Canestrier. Retenez bien son nom.

Canalblog Revue Lui182 04Tout passe par les arrière-boutiques des fabriquants de jouets, de T-shirts, de moutardes, qui en ont fait la plus florissante affaire des vingt dernières années...

Dans quelques décennies, il supplantera celui de Charles Martel, de ses Arabes, de Poitiers.

Directeur de production, directeur des programmes télévision pour le Tiers-monde, producteur privé pour le compte du cinéma et de la télévision, Canestrier lance avec Yves Ciampi « Oum le Dauphin » qu'il fait fabriquer au Japon et que les télévisions s'arrachent. A  une époque où le cinéma s'emmêle la pellicule, où la télévision, alors dominée par la Sfp, cherche son second souffle, où la vidéo-cassette montre à peine le bout de son nez, Jacques Canestrier monte sa propre boîte sans apports, ni fortune personnelle. Il est bosseur. C'est tout. En France, quand on n'a pas d'argent, il faut une idée et, Eurêka, Canestrier a la sienne. Il part pour le Japon, achète un dessin animé intitulé Grendizer, le rebaptise Goldorak, le coupe en épisodes, intéresse une multitude de fabricants qui sortent aussitôt une série impressionnante de produits dérivés. Puis Canestrier échafaude un merchandising à l'américaine et prépare des vidéo-cassettes et un long métrage à la gloire de son héros. L'avenir du cinéma ne se passe plus au Fouquet's mais à bord de la Japan Air Lines, et surtout dans l'arrière-boutique des fabricants de jouets, de tee-shirts, de cartes postales, de moutardes, de posters, chez tous ceux qui ont fait de Goldorak la plus florissante affaire commerciale de ces vingt dernières années.

Aujourd'hui, Antenne 2, la chaîne miracle du président Ullrich, batifole de tous ses maillons. Dans les bureaux et surtout dans tous les couloirs, le jeu consiste à savoir qui a eu le nez suffisamment bien fait pour coincer ce Goldorak qui pulvérise, par son écoute, les autres chaînes. C'est moi, c'est pas lui, c'est nous. Qui ? A la fin, qui ? Jacques Canestrier n'aime pas la question. Il se contente de bredouiller : « A plusieurs reprises, à l'époque de l'Ortf, j'avais proposé des dessins animés japonais qui s'inspiraient de la bande dessinée. C'était alors une innovation et je pensais que les responsables de la Télévision y seraient sensibles. On m'opposa un refus catégorique. Un téléviseur est un jouet cher qui ne peut être manipulé par des enfants... Les programmes devaient être étudiés pour les adultes et non pour les gosses, rester traditionnels. Après tout, les sales mômes pouvaient très bien rester dans leurs chambres et lire leurs bandes dessinées habituelles.

Puis est survenu l'éclatement des trois chaînes et, avec lui, la concurrence, la volonté d'accaparer le public «jeune». Lorsque j'ai sélectionné Candy et Goldorak, je pensais qu'une des trois antennes pouvait essayer mon produit qui correspondait à ce que les enfants voulaient voir, à l'esprit de leurs bandes dessinées. Guy Maxence et Gérard Calvet, alors chargés des dessins animés pour la jeunesse, me reçurent à A2. Ce fut un rude travail de persuasion. Le graphisme de Goldorak, son animation, relevaient d'une conception trop audacieuse. On l'acheta, mais on le mit dans un tiroir. Lorsque Jacqueline Joubert prit ses fonctions de directrice du Service Jeunesse, elle découvrit mon robot et fit la moue. Il ne correspondait pas à l'idée de la politique qu'elle voulait entamer, d'autant que la nouvelle direction des programmes amorçait une levée de boucliers contre la violence de certains feuilletons étrangers. »


Canestrier est un gentleman. En fait, Jacqueline Joubert qui a du nez mais un nez davantage refait pour les caméras que pour les affaires —, refusa net et sec ce Goldorak qui (sussurraient certaines éminences grises à-copains-à-placer) était d'une violence extrême. Le bleu des missiles mêlé au rouge des éclairs, aux violets in-sou-tenables des hélico-punch et astéro-hache faisait dresser les cheveux sur la tête. On dénicha dans les tiroirs de la Défense pour l'Enfance, une série de vieilles barbes. «Tu me tiens, je te tiens... ». A ce jeu, les barbes découvraient mille qualificatifs : « C'est laid, c'est japonais, c'est incompréhensible, ça fait peur, ça éveille Thanatos, ça émoustille Eros, c'est dégueulasse, malsain, mal fait, contaminé, contaminant. C'est con ». Il est certain que les « corno-fulgure » n'étaient pas faits pour rassurer certains cocus qui se sentaient trahis et voyaient leurs tranches menacées. Malgré tout il faut bien amortir les dépenses Jacqueline Joubert chercha dans ses grilles récemment augmentées par le président Ullrich, une petite place pour Goldorak. Elle le programma le 4 juillet à raison de deux épisodes par semaine. En période de vacances, il risquait de passer inaperçu. Malgré les pronostics d'Albert Simon, juillet fut le mois le plus pluvieux de l'année, les enfants durent rester enfermés devant le petit écran et Goldorak devint, tout à coup, leur soleil...

Jacques Canestrier recevait les honneurs et l'assurance des sentiments les meilleurs de Madame Joubert qui, soudain, trouvait à « son robot-maison », le charme de James Bond, la grâce d'Arsène Lupin, le génie de Jules Verne et un « je-ne-sais-quoi » qui fait le succès des produits William Saurin, l'un des plus gros annonceur de la chaîne. Canestrier essaya bien d'expliquer qu'il était certain du succès, qu'il l'avait testé sur la Rai en Italie, qu'il s'y était taillé un triomphe. La Rai ? Valait mieux oublier. Le succès vient toujours de France, de son Secam et de ses pontes : en l'occurrence Jacqueline Joubert et le président Ullrich. D'autre part, avec Geneviève Coquelin, la responsable du service commercial d'Antenne 2, Canestrier entreprenait une prospection en règle auprès des fabricants de produits pour enfants. C'était au Salon du Jouet 1978. Tout le monde s'arrachait Goldorak. Mais la rogne et la grogne persistait rue Cognacq-Jay. Les syndicats des techniciens d'A2 allèrent jusqu'à placarder des tracts anti-Goldorak : « Goldorak=Amin Dada=Hitler=Fascisme ».

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A travers le petit écran, Goldorak écrase de sa force le Japonais moyen, indigne de se comparer à lui — à moins de servir corps et âme le consortium qui l'emploie...


Un mot galvaudé qui remplace le « Na ! » de l'enfant à qui l'on refuse une sucette. Goldorak n'échappa au massacre qu'au mois d'octobre. Plus personne n'osait l'attaquer. Il était devenu célèbre. Aujourd'hui, à Antenne 2, on admet que 99,9% du courrier reçu à Récré A2 concerne Goldorak. Goldorak est coté en Bourse, celle des enfants qui consacrent à ses gadgets, tout leur argent de poche. Jacques Canestrier ne connaît même pas le chiffre d'affaires de son robot : « Tout s'est passé si vite ! Je sais que l'on compte environ quatre-vingts produits créés autour de lui. Les éditions Télé-guide furent les premiers à lui faire crédit en lançant un journal. Le N° 1, tiré à 150000 exemplaires, s'est vendu en cinq jours, le N° 2, tiré à 220 000 a été épuisé en quatre jours, le N° 3 (250000 exemplaires) a disparu des kiosques le premier jour... ».

En janvier, Goldorak est devenu hebdomadaire et l'on prévoit déjà une vente d'un million d'exemplaires par mois. Avant Télé-guide, Canestrier contacta les éditions Dargaud. L'éditeur refusa. Il trouvait que le dessin n'était pas à la hauteur de ses productions habituelles. Où va se nicher la considération du jeune public ! Certains racontent que Dargaud regrette de ne pas s'être penché davantage sur la néo-psychologie enfantine. Albums, posters géants, jeux des familles édités par le même Télé-guide ont été épuisés en quelques semaines. Puis cela a été le tour des auto-collants (vingt-cinq millions de pochettes vendues en un mois, tee-shirts, sacoches, blousons, porte-clés, masques, panoplies ont pulvérisé les ventes durant la période de Noël.

Canestrier fait les yeux ronds : « C'est la folie. Tous les jours, les fabricants viennent me proposer leurs offres de service. Amora veut des verres pour sa moutarde, Motta, des emballages pour ses glaces. Un grand parfumeur me téléphone deux fois par jour pour que je lui cède les droits pour une eau de toilette appelée « fulguro-poing ». Un cirque veut acheter mon sigle, un fabricant de chaises-longues veut inonder les plages de sièges sidéraux. Mon bureau est devenu la Foire du Trône. Marchands de réglisses, de bretelles, de chaussures, d'alimentation, font la queue devant chez moi. Mais c'est le robot en matière plastique qui remporte tous les suffrages. Il est fabriqué par la firme américaine Mattel. Son corps est fait à Taïwan, sa tête en Italie. On craint que sa fabrication ne puisse suivre la demande et pourtant plus de cinq cent mille sont prévus pour la France. Suivront des soucoupes volantes, des films super-huit, d'autres robots plus sophistiqués encore, d'autres jeux de société, des Goldorak géants... Je suis obligé de juguler les phantasmes des fabricants qui m'entraîneraient dans la création d'objets qui ne sont pas toujours pour les enfants ou les personnes bien pensantes... »


Antenne 2, qui trouve maintenant que Goldorak est bien fait, touche un tiers des royalties versées par les fabricants sur le prix de gros hors taxe. Cet argent ira au service Jeunesse d'A2 pour enrichir les programmes et acheter d'autres séries de science fiction du même style. Car Canestrier a définitivement ouvert le marché du dessin animé japonais en Europe. Pour deux ans, trois peut-être. Les Nippons ont le chic pour tuer la poule aux œufs d'or. Que s'est-il passé dans leurs petites têtes bridées pour créer ce robot ? Canestrier qui connaît tous les « dan » de la lutte japonaise pour conquérir le marché occidental, a suivi, au boulon près, la gestation de Goldorak. « Les Japonais, dit-il, ont toujours estimé que leur force militaire ou économique venait d'une structure nationale (kokutai) combinant une théorie sociologique de la famille et un irrationalisme mythologique exaltant l'origine divine de la dynastie impérialiste. L'essor de la société industrielle réside toujours dans le maniement conscient de mécanismes économiques et sociaux et dans l'application de la tradition dans la mesure où elle est efficace. Voilà pourquoi tout Japonais dira que, dans le plus petit appareil Akai ou Sony, dans la moindre moto Yamaha ou Kawasaki, dans le moindre objet, pourtant copié sur l'Occident, sommeille un samouraï. L'élégance, la superbe de Goldorak sont les symboles du samouraï que le Nippon a toujours tenté d'imposer au monde occidental. A travers le petit écran, Goldorak écrase de sa force et de son arrogance, le Japonais moyen indigne de se comparer à lui, à moins de... A moins de servir corps et âme le consortium pour lequel il travaille, d'accepter une existence de plus en plus mécanisée dans des conditions de travail insupportables. »

Le hara-kiri. industrialisé. Certains sociologues spécialisés ès-asiatiques (ça existe) soutiennent la thèse suivante : « Goldorak-robot est un samouraï et ne peut être piloté par un simple mortel. Voilà pourquoi Actarus, son aéronaute, sera un extra-terrestre qui devra se métamorphoser en superman pour mériter de tenir les commandes. Il fait étrangement penser à ces kamikazes de la dernière guerre. Goldorak est lui-même un kamikaze. Vos enfants vous le diront. Il ne peut rejoindre sa fusée porteuse si elle vole à plus de trois cent mètres d'altitude. Encore et toujours ce rappel des avions-suicide, de ces héros à la poitrine ceinte de l'écharpe de soie frappée à la fleur de cerisier. Cette douce mythologie permet de faire oublier à ceux qui travaillent pour Goldorak que les objets qu'ils façonnent sont le fac-similé des héros de Star Wars, Rencontre du troisième type, Planète interdite et autres films de science-fiction américains. Qu'importe ! Les grandes firmes nippones connaissent la manière pour endoctriner à des fins commerciales, une main-d'œuvre fataliste. II ne faut pas oublier qu'il est déshonorant de changer plusieurs fois d'employeurs : au Japon, on entre dans une boîte à dix-huit ans. On n'en sort qu'à la mort comme les kamikazes.

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Goldorak a été conçu, par ordinateur, à la suite d'une étude de marketing sur tout ce qui marchait dans la presse dessinée, du Groenland à la Terre de Feu...

La Toei, où les ouvriers attendent cette issue sort six dessins animés d'une demi-heure par semaine, soit six fois plus que Walt Disney. Elle « utilise » deux cents personnes payées à l'année et quatre cents spécialistes rémunérés au coup par coup. Que l'on imagine Hergé, le père de Tintin, épaulé pour chacun de ses dessins, par deux cents ou trois cents assistants ! C'est de cet ordre-là... Résultat : Goldorak ne coûte que dix mille francs la minute alors que soixante secondes de dessin animé français pour la télévision reviennent à trente-cinq ou même cinquante mille francs. Leur défaut : ils se ressemblent tous. Canestrier a croisé plus de dix robots du style Goldorak dans les usines Toei. « II faut espérer qu'ils ne seront pas tous programmés en France. Cela créerait un phénomène de rejet, une lassitude que le public des enfants japonais ne ressent pas. Nourris dans le sérail de l'industrialisation, ils en connaissent et en admettent les détours. Au Japon, tous ces cartoons sont amortis, rentabilisés et bénéficiaires. A la limite, ces énormes consortiums n'auraient pas besoin de vendre leurs produits à l'Occident mais les japonais veulent réussir à tout prix leur conquête américaine et l'on peut penser qu'ils y sont parvenus si l'on considère que les  Etats-Unis ont été récemment contraints de riposter à leur importation massive de produits nippons par une baisse vertigineuse du dollar.

Jamais, jusqu'à ce jour, les Japonais n'étaient arrivés à percer le marché européen au niveau du cinéma ou du feuilleton télévision. Le public occidental n'était pas familiarisé avec les acteurs asiatiques. Alors, ils ont essayé avec le dessin animé où il était facile de faire porter yeux bleus et crinière blonde aux personnages. Cela n'a pas marché non plus. Le monde de l'économie occidentale ressentait une sorte d'allergie aux produits japonais, d'autant qu'ils étaient le plus souvent la résultante d'un espionnage industriel que l'on n'est jamais parvenu à juguler. Goldorak est le premier à avoir réussi son entrée sur la scène européenne. Comme tous les produits japonais, il a été le fruit du travail d'une équipe qui a fait, froidement, une étude de marketing à partir de tout ce qui marchait dans la presse dessinée du Groëland à la Terre de Feu. Informations mises bout à bout, Goldorak a été conçu par l'ordinateur japonais, un ordinateur un peu mièvre puisque tout le monde s'accorde à reprocher à Goldorak d'être un dessin animé de très moyenne qualité. Les personnages se contentent d'ouvrir de temps à autre la bouche et les yeux, les images sont désespérément fixes.

Que sont devenus nos bons Donald d'autrefois ? Canestrier qui décidément à découvert la tactique pour défendre à tout prix son film à la réponse facile : « Un dessin statique, animé au moment opportun, suffit à l'enfant. Si la construction dramatique est bien faite, il saura faire appel à son imagination pour recréer le mouvement. Et c'est précisément ce qui se passe. Demandez à vos fils. Pour eux, Goldorak est très animé, aussi animé qu'un Walt Disney avec ses vingt-quatre images-seconde. Ce qui les fascine, ce n'est pas la technique, c'est l'histoire à laquelle ils participent non seulement en tant que spectateurs, mais aussi en tant qu'auteurs puisqu'ils doivent faire un effort d'imagination et d'invention pour recréer toute une dynamique. C'est le principe de la bande dessinée. L'enfant sait décrypter le langage des dessins, la technique des plongées, contre-plongées, gros plans. Il connaît tous les signes cabalistiques : l'étoile éclatée pour indiquer une explosion, les « swiptch », les « vlaoooum », les « fuifff e », ces onomatopées spécifiques à tel claquement d'arme, tel bruit de pneu, telle vitesse. Goldorak emploie ce langage. Il est un code secret qui n'appartient qu'à l'enfant désireux de rompre avec un traditionnel imposé par ses parents et c'est à cause de cette rupture que les pédagogues et les psychologues se sont penchés sur Goldorak.

Daniel Fabre, ethnologue-folkloriste estime que Goldorak est le signe de la récupération des thèmes apocalyptiques dans la mythologie des gosses, un robot mes­sianique : « Ses dimensions eschatologiques sont bien perçues par l'enfant ». Certains voient dans Actarus, le proto­type du moi atteignant le surmoi. Le langage utilisé dans le feuilleton est aussi l'objet d'analyses. «Métamor­phose », c'est la prise de conscience, « transfert » : l'Oedipe, évidemment. Le tunnel qu'Actarus emprunte pour rejoindre son poste de pilotage, le cordon ombilical, le retour dans le ventre de la mère... D'ici à ce que Goldorak soit programmé à Vincennes sur les bancs des lacanistes, il n'y a qu'un pas. A une époque où tout doit être mis sur carte perforée Goldorak devient, par le canal de quelques torturés mentaux, la résultante d'un trouble neuro-affectif à composante schizophrénique ou panaroïaque de l'enfant. Il est, pour les plus de quarante ans, l'Hitler que les enfants auraient voulu connaître. Il est sur­tout, un mot magique qui sonne comme un coup de clairon.

Jacques Canestrier en explique l'origine : « Lorsque j'ai découvert Goldorak au Japon, il s'appelait Grendizer. Phoné­tiquement, Grendizer sonnait mal. I! fallait trouver autre chose. J'ai aligné sur un bout de papier, les noms de tous les héros qui avaient fait carrière : Drakkar, Zorro, Tarzan, Mandrake, Goliath, Golem, Goldfinger. Pour­quoi ai-je pensé à Goldfinger ? Je ne sais pas, mais ce nom me plaisait. Il correspondait en syllabes à Grendizer et contenait le mot « gold », ce métal qui fascine grands et petits, produc­teurs et aventuriers en herbe à la recherche du trésor. J'ai combiné Goldfinger et Mandrake, le héros que j'ai le plus aimé dans mon enfance. J'ai obtenu Goldanrak. C'est ma fille aînée, Stéphanie, âgée de huit ans, qui a trouvé le nom définitif... Aujour­d'hui, tous les enfants l'appellent Goldo, un diminutif qui prouve qu'il fait partie de la bande des copains.

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Un antimilitarisme forcené...


Les noms des autres personnages sont empruntés aux étoiles : ils commencent à faire carrière puisque j'ai reçu à l'époque de Noël, la lettre d'une maman qui m'annonçait... qu'elle avait baptise son fils Alcor ! L'engouement pour Goldorak me ravit et m'effraie en même temps. Qu'elle en est l'alchimie ? Je ne saurais répondre. »

Et les mots un peu op comme hastéro-hache, hélico-punch, cornofulgure ? Quel génie les a découverts ? Les traducteurs et auteurs de la version française, Michel Gatineau et Jeanne Val, qui doublent d'ailleurs respectivement les voix de Procyon et Venusia. On raconte qu'ils se seraient enfermés avec du saucisson et quelques bouteilles de beaujolais et auraient fait avec Canestrier ce que certains apppeleraient élégamment un brain-storming : « Nous nous sommes efforcés de retrouver notre naïveté d'enfant et nous avons joué à inventer des mots selon le système des petits papiers. Nous avons, volontairement, rejeté tout ce qui pouvait rappeler les armes effrayantes découvertes aujourd'hui par la technologie militaire. Nous avions tous un point commun : un anti-militarisme forcené. Cela a donné « fulguropoing », foudre au poing (évocation jupitérienne), « planitrogyre » (raccourci de planétaire et auto-gyre), « auto-largue », « cornofulgure », « hastéro-hache » Quand je pense que l'on m'a reproché d'étaler trop de violence avec ce feuilleton. La vraie violence, c'est le western, quand des hommes tuent d'autres hommes. Là, ce sont des robots qui se détruisent, s'en vont en pièces détachées. Si projeter sa machine à laver le linge contre sa machine à laver la vaisselle est un acte de violence alors, là oui, Goldorak est violent ! Je suis peut-être le seul que cette idée amuse mais je comprends très bien que l'on puisse avoir le culte des machines et des gadgets. Ils sont le symbole, aujourd'hui, de la réussite sociale».

Un mode de pensée que les enfants ignorent.

Louis Valentin.
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Posté par David Yukio à 19:06 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

12 janvier 2013

Le Japon en un coup d'oeil


 
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Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Le livre "Le Japon en un coup d'oeil", sous-titré "Guide pour voyageurs curieux" a été publié par Kana en Juin 2012. Il a comme auteur une association nommée "International Internship Programs" et les innombrables illustrations sont de Takahashi Mitsuru. C'est l'adaptation française d'un livre sorti en 2010 au Japon.


Le public visé est clairement celui des touristes étrangers ou des fans du Japon en cherchant à présenter tous les aspects de la vie au Japon, que ce soit la culture, la vie quotidienne, le monde du travail, le sport... On est impressionné par la variété des thèmes abordés, par le luxe des détails donnés car vous en aurez pour des heures et des heures à tout lire!

Le seul point négatif est que les titres des sections sont en orange sur fond gris, soit quasi illisibles! Ce choix typographique est très curieux mais n'enlève en rien à l'excellence du livre.

248 pages, format 11.5cm * 19cm, édition bilingue français-japonais.Canalblog Livres Vie Au Japon001

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Couverture et quatrième de couverture


Présentation en quatrième de couverture
"Voici le guide indispensable. Celui qui vous présente le Japon avec des illustrations et des textes simples !

La nature et la géographie, les lieux prestigieux à visiter, l'histoire et la culture, la politique et l'économie, l'enseignement et le monde du travail, les sports traditionnels, les fêtes et les loisirs, la gastronomie, les us et coutumes...

Tout cela expliqué en français et en japonais pour enrichir vos échanges !

Afin d'approfondir vos connaissances, vous trouverez aussi beaucoup de dessins et illustrations pour apprendre comment faire facilement des maki-sushi par exemple, ou comment nouer un yukata, mais aussi pour vous initier à l'art de l'ikebana ou de l'origami, à l'écriture japonaise et aux haikus, et à bien d'autres choses encore...

Un livre de référence si vous faîtes un séjour au Japon en immersion ou pour vos études !"


Préface
"Chaque année, de plus en plus de Japonais voyagent au-delà de leurs frontières et les occasions de rencontrer des étrangers, dans un cadre privé ou professionnel, se multiplient. Et pourtant, les préjugés sur les Japonais «aux visages insondables» - une certaine incompréhension à leur égard - semblent persister à l'étranger. C'est pour cette raison que nous avons voulu réaliser cet ouvrage, qui s'adresse à tous ceux qui veulent mieux comprendre le Japon, ou encore qui cherchent à expliquer la culture du Japon aux étrangers de manière simple. Il existe déjà de nombreux livres qui tentent le même exercice en anglais, mais ils sont souvent d'un abord difficile. Notre intention a donc été d'utiliser un langage simple pour présenter le Japon à nos lecteurs.

Ce livre a été réalisé grâce à l'expérience et à la collaboration de plus de 16 000 Japonais, envoyés à travers le monde depuis 30 ans par notre organisme, tels des «ambassadeurs culturels», dans le cadre de notre programme d'échanges internationaux. À l'aide de nombreuses illustrations et de textes en français rédigés dans une langue simple, cet ouvrage tente d'apporter aux étrangers qui découvrent le Japon un éclairage sur la culture de ce pays, mais aussi sur sa géographie, sur sa vie politique et économique et sur les habitudes quotidiennes de ses habitants. Nous serions heureux que ce livre remplisse deux fonctions : permettre aux Japonais de redécouvrir leur pays, et aux étrangers d'approcher le Japon sous son vrai visage.

Enfin, nous voudrions profiter de l'occasion pour remercier très sincèrement mademoiselle Inui Kumiko, participante du programme d'échanges internationaux, qui a effectué un énorme travail de récolte et de tri d'informations, ainsi que l'éditeur Kôdansha International qui a rendu la publication de cet ouvrage possible.


Octobre 2009
International Internship Programs
Ikeda Yoshikazu, directeur"


Vous pouvez constater que le sommaire est copieux, riche et varié!
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Voici quelques extraits pour mieux vous donner une idée du contenu du livre.


Les symboles du Japon
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Les vêtements
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Les bains

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L'ikebana

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L'école primaire
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Les vieux de la vieille japonophiles, ceux qui ont cette passion chevillée au corps depuis les années 80/90, se rappellent peut-être combien il était difficile voire impossible avant Internet de trouver des livres et des informations en français sur la vie quotidienne au Japon. C'est pourquoi ceux qui fréquentaient Junku et La Maison de la Culture du Japon à cette époque sont tombés à la renverse en voyant les deux livres ci-dessous. Il s'agit de deux petits livres (11cm * 15cm), de 192 pages, en français, édités par le Japan Travel Bureau pour aider les résidents et touristes à ne pas être trop perdus dans ce pays. C'est une initiative étonnante en soi mais aussi parce que le français est la seule autre langue utilisée que l'anglais!

Vous aurez vite compris que le livre de Kana est dans la même veine que ces ouvrages des années 80.

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Regards sur le Japon, tome numéro 11 de la collection du Japan Travel Bureau

"Le Japon dans votre poche!
Voici un guide de poche attrayant recouvrant tous les aspects de la culture, de la tradition et de la vie japonaises. Vade-mecum des touristes comme de tous ceux désirant approfondir leur connaissance du Japon. Abondamment illustré, il vous procure des informations indispensables pour mieux comprendre le Japon. Gardez toujours votre "regard sur le japon" sur vous!"

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"REGARD SUR LE JAPON ILLUSTRE

© 1997 par Japan Travel Bureau, Inc.
7F, Shibuya-Nomura Bldg., 1-10-8, Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo 150, Japan
Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l'éditeur, sauf par un critique pouvant en citer ou en reproduire quelques courts extraits ou illustrations.
1ère édition..........Oct. 1985
9e édition.............Avr. 1997
Imprimé au Japon

Comment utiliser ce livre
1)    Composition
Ce livre se compose de quatre sections principales intitulées "Culture Traditionnelle", "Vie et Coutumes", "Cuisine" et ''Voyage", que Ton peut lire à son gré dans l'ordre désiré. Un tableau chronologique ainsi qu'un complément d'informations se trouvent également à la fin du livre.
2)    Typographie
Tous les termes japonais utilisés dans ce livre ont été transcrits suivant le système de Romanisation Hepburn. En règle générale, ils apparaissent en italiques dans le texte. (Sauf dans le cas d'en-têtes, titres en caractères gras.) Les voyelles d'autre part portent un tiret, lorsqu'elles sont longues (ex. Shinto)."

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"Chers Lecteurs,
Les visiteurs au Japon expriment souvent leur déception de trouver un pays si "occidentalisé". Nombreux sont ceux en effet, qui pensent que son remarquable succès économique s'est aussi traduit par une perte du patrimoine culturel.
Il est certain que cette modernisation a entraîné avec elle des changements profonds et radicaux affectant le pays comme le peuple. Une connaissance plus approfondie toutefois révèle que sous le vernis industriel, occidentalisé, presque tous les aspects de la vie japonaise restent solidement ancrés dans la tradition. La plupart des arts traditionnels sont toujours assidûment pratiqués, des coutumes millénaires jouent encore, aujourd'hui comme hier, un rôle important dans la société et le monde des affaires, et toutes sortes de "japonaiseries", des plus ordinaires aux plus sublimes, font partie intégrante de la vie de tous les jours.

Ce livre a été conçu pour permettre au lecteur de se familiariser avec le concept de base de nombreux arts, coutumes et modes de vie japonaise. Abondamment illustré, il élimine tout besoin de longues explications et aidera le lecteur à apprendre et se souvenir aisément, nous l'espérons, des termes utilisés dans les différentes sections. Un complément d'informations sur certaines rubriques est également donné à la fin du livre.

Nous sommes convaincus que ce "REGARD SUR LE JAPON" vous aidera à mieux apprécier et comprendre le vrai Japon, et à faciliter vos échanges pendant votre séjour."

La table des matières.

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Le deuxième tome en français de la collection du Japan Travel Bureau, plus orienté sur la vie quotidienne!

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La liste des 17 tomes existants en 1997; ils sont tous en anglais sauf deux, en français.

"JAPAN IN YOUR POCKET!
Volume 1 A LOOK INTO JAPAN
An encyclopedia ol Japanese customs and traditions covering 100 categories in an easy to follow format.

Volume 2 LIVING JAPANESE STYLE
A look at the basic customs that are essential for life in modem Japan.

Volume 3 EATING IN JAPAN
A mouthwatering introduction to Japanese cuisine, restaurants and table etiquette.

Volume 4 FESTIVALS OF JAPAN
Highlights from some 271 annual festivals reflecting numerous traditions and beliefs.

Volume 5 MUST-SEE IN KYOTO
An introduction to the history and beauty of Japan's ancient capital.

Volume 6 MUST-SEE IN NIKKO
A guide to the natural and cultural treasures of this popular tourist area.

Volume 7 A LOOK INTO TOKYO
An illustrated journey through the culture and lifestyle of Japan's bustling capital.

Volume8
"SALARYMAN" IN JAPAN
An insightful and thorough analysis of the lifestyle and psyche of the salaryman.

Volume 9 WHO'S WHO OF JAPAN
Biographie skekches of 100 historical personages of Japan, wilh a number of interesting anecdotes.

Volume 10 TODAY'S JAPAN
Concise explanations of Japanese geography, lifestyle, transportation, communicalions, politics and economy.

Volume 11 REGARD SUR LE JAPON
Une introduction de la culture Japonais.

Volume 12 VIE AU JAPON
Petit guide de la vie quotidienne au Japon.

Volume 13 JAPANESE CHARACTERS
This book is a fun and easy way to learn about the complex characters used to write the Japanese language.
Volume 14 JAPANESE INN & TRAVEL
A traveler's guide to Japanese hospitality as experienced through regional cuisine and the traditional Japanese ryokan.

Volume 15 SAY IT IN JAPANESE
Basic conversation, expressions. Onomatopoeia. the spoken word in Japanese traditional drama, lots more.

Volume 16 MARTIAL ARTS & SPORTS IN JAPAN
An informative yet informal look at Japan's sports: Sumo, Martial arts, Ninja intrigue today's spectator sports like gambling at the races, and more.

Volume 17 JAPANESE FAMILY & CULTURE
An inside look at Japanese society and family life, illustrated with images of the culture, both past and present.

(950-1010 yen each) The prices include consumption tax."



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29 décembre 2012

Génération Galactik, une enfance dans les étoiles de Vincent Dubost

 

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"Génération Galactik" sous-titré "Goldorak, Force G, San Ku Kaï, Albator, Capitaine Flam, Ulysse 31... une enfance dans les étoiles" est un livre de Vincent Dubost publié fin 2012 chez "Hors Collection". Il nous fait replonger à la fin des années 70, début 80, l'époque bénie de Récré A2, avec à la télé des dessins-animés japonais qui révolutionnaient les émissions pour enfant!

Ce fut aussi un temps où le merchandising était roi et ce livre regorge de photos des produits vendus à l'époque : jouets, BD, posters, autocollants, masques, cartables... et aussi des choses plus surprenantes comme des camemberts Goldorak!

La grande qualité de ce livre est le nombre et la qualité des photos; on se croirait revenu trente ans en arrière tant les images tirées de catalogues de jouets, de publicités et de revues sont immaculées!

Quatrième de couverture
"Le 3 juillet 1978, Goldorak atterrissait sans prévenir sur la planète Récré A2 pour nous offrir un trésor encore inédit : la science-fiction.

Du jour au lendemain, et dans l'hystérie collective, la paisible France de Pollux & Colargol virait alors «cosmique», connaissant un phénomène de société sans précédent. Dépassés, les parents les plus inquiets tentèrent en vain de mettre en garde leur progéniture contre le réalisme de ces images venues d'ailleurs. Trop tard ! D'autres justiciers de l'espace débarquaient déjà pour finir de nous téléporter dans leur trépidant univers à grand renfort de produits dérivés : cartable «Bataille des planètes», moutarde «San Ku Kaï», biscottes «Albator», tee-shirt «Capitaine Flam», lessive «Ulysse 31»... Autant d'articles qui allaient bientôt révolutionner le décor de notre quotidien, comme pour mieux nous préparer au monde futuriste que nous promettaient l'an 2000 et ses fameuses voitures volantes.

Passionné de la première heure, Vincent Dubost nous invite à les redécouvrir au travers d'un émouvant voyage dans le temps. Des bancs de l'école à la chambre à coucher, du sapin de Noël à l'heure du goûter, chaque page de cet album ranimera en vous le souvenir d'un joli rêve éveillé, celui d'une génération qui n'était pas de cette voie lactée mais qui l'a traversée..."

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Des BD et des jouets à n'en plus finir! Quelle époque pour les enfants :-)

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Une chambre de garçon à la fin des années 70

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LE jouet mythique de cette période : le robot Goldorak lanceur de fléchettes!


Posté par David Yukio à 17:31 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

10 décembre 2012

Nolife story, l'histoire de la chaine de télévision Nolife

 

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Canalblog Livres Nolife Story01

Canalblog Livres Nolife Story02
Le livre "Nolife story" de Florent Gorges est sorti chez Omaké books en juillet 2012. Sur un peu plus de 300 pages nous allons revivre l'histoire extrêmement mouvementée et excitante de la première chaîne de télévision occidentale dédiée à la culture japonaise; j'ai nommée Nolife!


"Nolife, accessible depuis juin 2007 sur la plupart des box ADSL, n’est pas une télé comme les autres. Lancée par deux amis otakus plein de rêves insensés, la chaîne préférée des geeks et des amoureux du Japon a su braver les vents, surmonter les tempêtes et vaincre tous les typhons qui ont tenté de la faire sombrer. Revivez l’incroyable périple de Sébastien Ruchet et d’Alexandre Pilot et découvrez qu’il est encore possible aujourd’hui, avec travail, obstination, courage, entêtement, passion mais aussi chance, de concrétiser ses projets les plus fous !"

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Le livre commence par onze pages couleurs avec des photos des principales émissions de la chaîne puis ensuite cinq pages de photos de l'équipe de la chaîne.

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Ensuite, en neuf chapitres de 250 pages, on plonge dans la genèse d'une passion, dans la naissance douloureuse de la chaîne mais aussi dans le quotidien d'une équipe passionnée, soudée et qui a réussi à lancer la première chaîne de télé otaku/geek hors Japon!!!!!

Chapitre 1 - Sébastien Ruchet et Alexandre Pilot : passions parallèles...
Chapitre passionnant, surtout pour les plus de 30 ans, car on replonge dans les années 90 avec les premières conventions, les débuts d'Animeland, les premiers fanzines sur les mangas et dessins animés japonais ... C'était une époque où tout était à faire, où il fallait lutter contre les préjugés ("les japoniaiseries", "nippon ni mauvais"...), où la télé regorgeait de séries venues du Japon, où Internet n'existait pas et le Minitel permettait de communiquer avec des inconnus, une époque où il n'y avait pas de DVD mais d'ignobles VHS ... Ce qui est émouvant c'est de lire le parcours de Sébastien et Alex, leurs débuts dans le fanzinat, les premiers articles rédigés sur les mangas, l'arrivée à Paris... beaucoup se reconnaîtront dans ce parcours!

Chapitre 2 - De Game One à Pocket Shami...
Où on parle de MCM, de Matt Murdock, des premiers jobs rémunérés, de la découverte du monde de la télé par nos otakus, de la série sentai France Five. Et puis aussi de la création de la société Pocket Shami, des reportages réalisés sur le Japon mais aussi de la difficulté des vendre à une époque où ce pays n'a pas vraiment la côte. Tout cela est raconté avec un luxe de détails incroyable et avec de nombreuses interventions des acteurs de l'époque, qui sont très touchant par leur sincérité.

Chapitre 3 - La naissance de Nolife...
On est en 2006 et nos deux héros vont créer la chaîne Nolife sur le réseau de Free! On les suit pas à pas, étonnés de découvrir que lancer une chaîne en France sur l'ADSL est aussi simple. Et puis les premiers problèmes apparaissent, avec l'absence de publicité, l'absence de calcul de l'audimat, l'argent qui manque pour financer ce rêve... celui-ci va t-il virer au cauchemar?

Chapitre 4 - Compte à rebours pour Nolife...
Les derniers préparatifs, la course aux programmes qu'il faudra mettre à l'antenne, le recrutement d'animateurs, les allers/retours au Japon pour obtenir les droits de clips de Jpop... et un retard de six mois que personne n'a vu venir; le lancement prévu en janvier 2007 aura finalement lieu en juin 2007 mais dieu que cette attente fut pénible!

Chapitre 5 - Débuts houleux pour Nolife...
01/06/2007 - 21H, soirée de lancement de Nolife! On apprend dans le livre que pour Alex ce fut "la pire soirée de toute ma vie, vraiment!" tellement le stress et l'angoisse étaient grands que cette soirée ne soit pas réussie ou soit reportée une nouvelle fois. On aborde ensuite la première crise de juillet 2007, terrible crise financière car Nolife n'a déjà plus d'argent au bout d'un seul mois de diffusion! Pendant des années les problèmes financiers, de ressources, de moyens pourriront la vie de Nolife mais les forcera aussi à être solidaires, à se battre bec et ongles pour survivre et à la débrouille!

Chapitre 6 - Les secrets des programmes de Nolife...
Un chapitre consacré aux programmes de la chaîne, comment ils sont conçus, retenus parmi tous ceux qui sont proposés par les internautes, les demandeurs d'emploi... On apprend mille anecdotes sur Tôkyô Café, 101%, Chez Marcus, Nerdz, Superplay... bref, une mine d'or pour comprendre l'ADN de la chaine.

Chapitre 7 - Nolife, le tourbillon émotionnel...
Chapitre consacré à l'année 2008 où Nolife a frolé encore une fois de plus la mort! Pendant longtemps Nolife ne sera diffusée que sur l'ADSL et, manque de chance, Médiamétrie ne prends pas en compte ce canal pour ses mesures d'audience! Conséquence : Nolife ne sait pas si ses programmes sont regardés ou non!!!!! Impossible dans ce cas de démarcher les annonceurs pour espérer vivre de la publicité. Bon, l'arrêt de la chaine approche à grand pas quand, soudainement, tel un Deus Ex Machina, surgit Ankama, le preux chevalier blanc, qui va sauver Nolife d'une agonie interminable. Plus d'infos dans le livre, notamment sur le fameux canular de la mort de Nolife! 

Chapitre 8 - Nouveau départ pour Nolife...
En 2008 Ankama a sauvé Nolife, tout simplement! Et puis l'été 2009 arrive, été pourri car Ankama doit se retirer de l'aventure Nolife pour diverses raisons... Les montagnes russes émotionnelles continuent pour Alex et Sébastien qui se demandent si l'aventure Nolife est viable ou si c'est seulement un doux rêve de passionnés. Il faut maintenant trouver du fric, vite, très vite, la chaîne est en train de mourir une nouvelle fois quand, idée de génie de l'équipe, Nolife Online est lancé avec un système d'abonnement permettant d'accéder aux anciennes émissions! Bravo les gars, excellente idée! Malheureusement, en attendant sa mise en place, il faudra se séparer de plusieurs membres de la chaîne pour faire des économies et ce fut un déchirement pour ceux qui durent quitter le navire. Mais bon, la vie continue et un jour arrive la divine surprise car Médiamétrie va enfin prendre en compte l'audience des chaînes diffusées sur l'ADSL!!!!!

Chapitre 9 - Table ronde Nolife
Discussions à baton rompus entre Sébastien, Alex, Thierry, Sylvain et Cyril de Nolife, l'histoire de la chaine, les hauts et les bas de cette incroyable histoire initiée par deux passionnés ayant consacré une grande partie de leur vie à la promotion de la culture populaire japonaise!


Bon, je pense que vous avez compris que cette biographie de Nolife se lit comme un merveilleux roman, avec ses espoirs, ses désillusions, ses histoires d'amitiés, ses petits et grands plaisirs et, incroyable, aucune trahison (pas de Milady, pas de Cardinal, pas de Judas...)!

Bravo les gars, merci pour cette chaîne, merci pour avoir diffusé en premier des clips de JPop en France, merci pour l'émission Superplay, merci pour 101% et, Florent, merci pour ton livre qui déborde de tendresse et d'affection pour cette aventure humaine qu'est Nolife.

Posté par David Yukio à 20:15 - Livres, revues... - Permalien [#]

14 octobre 2012

Petite épopée nippone - Carnet de voyage au Japon de Philippe Ruchet



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En novembre 2011, Kana a édité un livre charmant de Philippe Ruchet intitulé "Petite épopée nippone - Carnet de voyage au Japon". Plus qu'un guide touristique, c'est en réalité un recueil de dessins, de croquis sur Tôkyô, Kyôto et autres endroits visités en 2005.

Il suit en cela l'excellent livre "Tôkyô sanpo" de Florent Chavouet sorti en mars 2009 et chroniqué ici http://japon.canalblog.com/archives/2009/04/13/13365654.html. A noter qu'un troisième ouvrage du même genre est sorti en février 2012, "Voyage au Japon - Tôkyô Vol.1" de Sandrine Garcia et illustré par Rémi Maynègre. Visiblement le succès rencontré par "Tôkyô sanpo" a inspiré beaucoup d'autres voyageurs et c'est bien!

Le format du livre est inhabituel pour ce genre d'ouvrage puisque c'est le format dit Italien qui a été retenu; en clair le livre est plus large que haut, en équivalent informatique on dit qu'il est en mode paysage plutôt qu'en mode portrait. Autre petite subtilité, la reliure sous forme de ficelle! A ma connaissance, seule la collection de poésie japonaise de l'éditeur Moundarren propose la même présentation et je trouve cela très classe. Ajoutez à cela que le papier est épais, d'excellente qualité, qu'il met bien en valeur les dessins et on obtient au final un très beau livre, plus proche d'un petit bijou patiemment conçu que d'un guide de voyage. Dernière chose, les légendes des dessins sont aussi bien en français qu'en japonais!

Seul reproche, très minime, l'ouvrage ne fait que 76 pages et c'est dommage au vu de la qualité des dessins et des sujets retenus; on aurait voulu en voir beaucoup plus!

En résumé, Kana a fait là un excellent travail d'édition et a su mettre en valeur des dessins très agréables à regarder. En voici d'ailleurs quelques uns pour vous donner envie d'acheter ce livre.

Canalblog Livres Petite Epopée Nippone01

Canalblog Livres Petite Epopée Nippone02

Canalblog Livres Petite Epopée Nippone03

Canalblog Livres Petite Epopée Nippone06

Canalblog Livres Petite Epopée Nippone04

Canalblog Livres Petite Epopée Nippone05

Posté par David Yukio à 09:45 - Livres, revues... - Permalien [#]

30 septembre 2012

Kawaii Café - le premier maid et cosplay café de Paris



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Canalblog Boutique Kawaii Café01Le Kawaii Café, un soir, doucement illuminé

L'entrée en plus grand.Canalblog Boutique Kawaii Café02

Canalblog Boutique Kawaii Café03

En Novembre 2011 un duo de passionnés de la culture Otaku a ouvert le premier café Maid et Cosplay de Paris. Ce bar s'appelle le "Kawaii Café" et il est dédié au cosplay, aux jeux vidéos, aux mangas et aux animés japonais. Sa situation géographique dans Paris est idéale car situé entre République et Oberkampf, au 20 rue de Nemours. Il est très facilement accessible par métro donc vous n'avez aucune excuse pour ne pas vous y rendre!


Si l'endroit peut sembler petit, l'ambiance y est chaleureuse, les gens décontractés et le personnel très serviable. La déco est entièrement tournée vers le monde du manga et de l'animation japonaise; on est clairement entre fans :-). Autre point important, le bar abrite régulièrement des évènements consacrés à la JPop, au rétrogaming... bref, il y a toujours de l'animation!!!!! Ajoutez à cela que le barman et la serveuse sont  toujours costumés, et vous aurez une idée de l'endroit.

Autre spécialité du lieu, les cocktails aux doux noms japonais comme "Aoi midori", "Japanese mojito", "Shinigami".

Vous l'avez compris, ce café est un passage obligé pour tout fan de la culture populaire japonaise!

Leur site web : http://www.kawaiicafe.fr/Le%20Kawaii%20Cafe.htm

Posté par David Yukio à 10:14 - Autres - Permalien [#]

09 août 2012

"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga"



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"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga" de Morgan Magnin est un petit guide touristique sur Tôkyô, destiné aux passionnés de la pop culture nippone, sorti en mai 2012 chez Univers Partagés éditions.

Prix : moins de 7€ pour la version papier et 2 euros en version kindle en août 2012.
Nombre de pages : 40 selon le web mais seulement 32 si on ne compte que celles imprimées (le reste étant constitué des couvertures et de pages blanches).
Dimensions : 14.5cm x 21cm.

Canalblog Livres Otaku Tokyo01

Canalblog Livres Otaku Tokyo02

"Voyager à Tôkyô est un rêve pour tout fan de pop-culture japonaise. Et si vous n'aviez qu'une semaine pour vous faire de mémorables souvenirs de passionné? Relevez le défi grâce à cet ouvrage! Il vous guidera vers les lieux emblématiques des anime/mangas et vous permettra de découvrir les différents visages de la capitale du Japon. Un compagnon de voyage et un concentré de culture otaku.

Morgan Magnin est Maître de conférences à l'École Centrale de Nantes, ainsi que Coordinateur culturel depuis 2007, après avoir été rédacteur pour le magazine Mangajima. Organisation d'événements, conférences, conseil, ... À travers ces actions pédagogiques, son but est de promouvoir la création dessinée auprès des jeunes et du grand public. Il est notamment le responsable du Pôle Asiatique du festival international de science-fiction Utopiales."


Ce guide pour otakus vous propose donc de découvrir la capitale japonaise sur une semaine en visitant les endroits dédiés aux mangas et animes. Ne perdons pas de temps, le livre est EXCELLENT, que ce soit pour le texte, dense et fourmillant d'informations, ou pour la multitude d'adresses et de quartiers référencés. Même les spécialistes de Tôkyô qui s'y sont rendus à de nombreuses reprises découvriront des endroits peu connus comme la Tôkyô Character Street ou Otome road. Il faut dire que l'auteur à déjà travaillé dans le milieu du manga et on sent le passionné dans ses écrits.

Le problème est qu'il est beaucoup beaucoup trop court, seulement 32 pages, et ce qu'on lit est tellement passionnant qu'on se dit "Déjà la fin?". C'est aussi dommage que chaque quartier n'ait droit qu'à une seule page, que ce soit le temple des otakus Akihabara, le mythique quartier de Shinjuku ou bien Shibuya; quatre pages ne seraient pas de trop tellement ces endroits sont riches et renferment des trésors.


A noter l'absence cruelle de carte qui permettrait de trouver rapidement les adresses référencées car, croyez-moi, Shinjuku ou Ikebukuro sont des quartiers gigantesques et, sans carte très précise, il est impossible de s'y retrouver.

Dernier bémol, les photos mériteraient d'être reproduites en plus grand car là elles sont beaucoup trop petites; celui qui n'est jamais allé à Tôkyô doit baver d'envie devant celles-ci mais pester de frustration à cause de leur toute petite taille.

En résumé, un achat indispensable pour tout fan d'animation et de mangas se rendant à Tôkyô, mais a utiliser en complément d'un "vrai" guide car celui-ci ne comporte aucun plan de la ville.


Le programme de la semaine, avec plusieurs quartiers visités par jour sauf le lundi, entièrement consacré à Akihabara.

Canalblog Livres Otaku Tokyo06
Exemple de la page consacrée à Shinjuku. Vu que les images sont limitées en taille chez Canalblog et que la police du livre est petite, j'ai coupé la page en deux pour que vous puissiez la lire intégralement et bien vous faire une idée du style de l'auteur.
Canalblog Livres Otaku Tokyo03

Canalblog Livres Otaku Tokyo04

Canalblog Livres Otaku Tokyo05


Posté par David Yukio à 18:03 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]