Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

22 septembre 2021

Tomoyuki Tanaka et ses dessins aux rayons X des stations de métro de Tôkyô



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 



Tomoyuki Tanaka est un architecte japonais possèdant la particularité d'être aussi un dessinateur de talent. Il travaille au stylo, jamais avec des logiciels type AutoCAD, qu'il juge inhumains et froids dans leur rendu.

Dans cet article je me focaliserai sur ses dessins concernant les stations de métro de Tôkyô. Celles-ci sont parmi les plus fréquentées au monde; celle de Shinjuku voit passer 3,5 millions de voyageurs par jour, comporte 36 plateformes, plus de 200 sorties. Homme de talent, deux semaines suffisent à Tanaka pour dessiner une station de métro: recherche de plans existants, visites de la station, exécution du dessin lui-même.

Tanaka a réalisé ces dessins en 2005 à la demande d'une revue d'architecture appelée Shotenkenchiku. Ils donnent l'impression que Tanaka possède les rayons X de Superman pour dessiner de façon aussi fine les infrastructures du métro, que ce soit les couloirs, hubs, ponts, tunnels, escaliers... 

Du 24 juin au 25 septembre 2016, la galerie 21_21 Design Sight a organisé une exposition sur le génie civil, appelée “Doboku – Civil Engineering” (Salon du Génie Civil) et y a invité Tomoyuki Tanaka. L'objectif était de mettre valeur les infrastructures sous-tendant notre vie de tous les jours, notamment celles des transports en commun, d'où la présence de Tanaka.

Comme tout artiste, il réussi à dépasser un chaos apparent pour dévoiler une harmonie cachée, indétectable à l'homme courant prendre sa rame de métro.



L'exposition "Doboku – Civil Engineering”

Canalblog Japon Tokyo Métro Tomoyuki Tanaka Exposition01

Canalblog Japon Tokyo Métro Tomoyuki Tanaka Exposition02

 

 

La station de Shibuya

Canalblog Japon Tokyo Métro Tomoyuki Tanaka Shibuya Station


La station de Shinjuku

Canalblog Japon Tokyo Métro Tomoyuki Tanaka Shibuya Station


La même en couleurs

Canalblog Japon Tokyo Métro Tomoyuki Tanaka Shinjuku Station Couleur


La station de la gare de Tôkyô

Canalblog Japon Tokyo Métro Tomoyuki Tanaka Tokyo Station

 

Posté par David Yukio à 19:35 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

04 janvier 2021

Photo de Tôkyô à 360 degrés de 150 gigapixels depuis la Tôkyô Tower


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Le site "360 Giga Pixels" contient des photos à 360° des principales capitales du monde. Dans cet article je parlais de celle prise à Tôkyô en 2012 depuis la Mori Tower : http://japon.canalblog.com/archives/2020/12/31/38734069.html.

Aujourd'hui parlons d'une autre photo, prise elle aussi en septembre 2012, par le même photographe Jeffrey Martin, mais celle-ci fait 150 mégapixels au lieu de 45 mégapixels : https://360gigapixels.com/tokyo-tower-panorama-photo/

La définition y est meilleure, on voit sur la photo la Mori Tower mais j'avoue moins apprécier cette photo, notamment car Shinjuku y est beaucoup moins visible.


Photos grand angle depuis la tour.


La Mori Tower à gauche et la Midtown Tower à droite; Shinjuku est au fond à droite.


Autre photo de la Mori Tower, avec un niveau de zoom incroyable sur son sommet.


Shinjuku avec, à gauche, la mairie de Tôkyô et la tour NTT Docomo avec sa forme pyramidale.


Le quartier autour de la tour de Tôkyô avec un superbe temple en forme de coquille d'escargot.


La baie de Tôkyô avec le quartier de Odaiba.


Un cimetière, avec ses piquets en bois.


Deux exemples de la puissance de zoom sur une photo faisant 150 mégapixels : on arrive à lire la plaque minéralogique d'un taxi et on voit quasiment le visage du conducteur; et là on arrive même à identifier les vêtements portés par les japonais.

 

Posté par David Yukio à 19:15 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

31 décembre 2020

Photo de Tôkyô à 360 degrés de 45 gigapixels depuis la Mori Tower




Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Le site "360 Giga Pixels" présente des photos de plusieurs gigapixels prises dans diverses villes du monde. A l'adresse suivante une photo de la ville de Tôkyô, prise depuis le sommet de la "Mori Tower" du quartier "Roppongi Hills" : http://360gigapixels.com/tokyo-gigapixel-roppongi-hills-mori-tower/

Cette photo, de 45 mégapixels et de 360 degrés, a été prise en septembre 2012 par le photographe Jeffrey Martin et je vous propose de nous balader dedans, pour une ballade virtuelle dans la capitale japonaise  :-)

La page d'accueil du site web.

Source: Externe


Photos des quatre points cardinaux depuis la Mori Tower.

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

 

Maintenant regardons le quartier de Shinjuku en zoomant de plus en plus, de plus en plus, jusqu'à tutoyer et regarder dans les yeux la Mairie de Tôkyô :-)

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

 

La tour de Tôkyô, à Roppongi.

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

 

Le quartier de Odaiba, dans la baie de Tôkyô

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe



La Tôkyô Skytree, nouvelle tour de télécommunications de la capitale, achevée en 2012.

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

 

Ikebukuro, avec le Sunshine 60 à droite et une usine d'incinération à gauche.

Source: Externe

 

Le palais impérial.

Source: Externe

 

Vers Shinjuku, un stade; on va zoomer dessus, peut-être reconnaîtrons-nous des amis japonais?

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe


Et juste à la droite de ce stade, un match de baseball en plein air. On atteint cette fois les limites de la définition de la photo mais quelle performance, quel plaisir de pouvoir approcher d'aussi près ces joueurs!

Source: Externe


Un gigantesque cimetière, vers Roppongi.

Source: Externe

Source: Externe

Source: Externe

 

Quelques paysages urbains magnifiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par David Yukio à 16:56 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

12 décembre 2020

Superbes plans cartes de Tôkyô et Kamakura au format poster



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


De mes voyages à Tôkyô, j'ai ramené trois cartes, trois plans au format poster dont voici des photos. Désolé pour la qualité mais la pièce où je les ai mises au mur est sombre...


Pour les cartes de Tôkyô, je les ai achetées, de mémoire, soit dans l'observatoire en haut de la mairie de Tôkyô soit dans la boutique Oriental Bazaar à Omotesando Dori.


Carte 1 : Tôkyô Metropolis and Yamanote Line
Dimension : 84*60cm
Aucune info permettant de l'acheter sur Internet ou de retrouver la société conceptrice :-(

C'est une carte "seulement" du centre de Tôkyô mais c'est la partie la plus excitante pour les touristes! Sont représentés les principaux buildings, monuments, centres d'intérêt touristiques et les grandes avenues. Un excellent travail de synthèse, idéal pour les touristes et amoureux de Tôkyô.

Je pense que je l'ai achetée lors de mon voyage de 1997 ou de 2004 car, pour Roppongi, on ne voit pas la Mori Tower ni le complexe commercial Roppongi Hills; celui-ci fut inauguré en 2003 mais peut-être qu'en 2004 la carte n'avait pas été mise à jour...

 

 



Quelques grossissements de quartiers. 
Shinjuku


Shibuya


Ginza


Ikebukuro




Carte 2 : Diorama Tôkyô
Dimension : 105*60cm
Site web : http://www.geo-prd.co.jp/ et http://www.geo-prd.co.jp/birdseyeview
Achats possible depuis le site de Rakuten Japon (malheureusement, site en japonais...) : https://www.rakuten.co.jp/geoprd/ et https://item.rakuten.co.jp/geoprd/diorama_tokyo_po/

A la différence de la première carte, celle-ci montre le grand Tôkyô, pas seulement son centre et va même jusqu'à Yokohama (partie à l'extrême gauche, en haut des îles artificielles). En outre ce n'est pas seulement le best-of de Tôkyô comme la première mais l'intégralité des buildings, monuments et rues. Superbe travail, extrêmement détaillé, pas pour les touristes mais pour les passionnés du Japon et de Tôkyô!

Cette version doit dater de mon voyage de 2010 car on y voit à Roppongi la Tôkyô Midtown Tower, dont l'ouverture au public remonte à Mars 2007. En revanche il manque la Tôkyô Sky Tree, ouverte en 2012.

 



Quelques grossissements de quartiers.
Le centre de Tôkyô.


Odaiba


Odaiba et Yokohama



Carte 3 : Kamakura
Dimensions : 55*40cm
Aucune info permettant de l'acheter sur Internet ou de retrouver la société conceptrice.

Cette carte, comme la première, est surtout axée sur les lieux touristiques, notamment les temples, innombrables à Kamakura.


Quelques agrandissements.
La partie supérieure.


La partie inférieure.

 

Posté par David Yukio à 18:48 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

18 octobre 2020

La statue de la liberté de Tôkyô, dans le quartier d'Odaiba




Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 



Savez-vous que la fameuse "Statue de la Liberté" de New-York possède plusieurs répliques de part le monde? Et que l'une d'entre elles se trouve à Tôkyô, dans l'île artificielle de Odaiba?

Elle mesure 11,5 mètres de haut, soit 1/7ème de sa soeur new-yorkaise et fut construite en 1998, comme hommage temporaire aux relations franco-japonaises. Visiblement elle n'était pas faite pour durer mais, comme pour la Tour Eiffel, elle fut tellement appréciée du public qu'il fut décidé de la préserver. Depuis, elle se prélasse sur les bords de la baie de Tôkyô, tournant le dos à la capitale.

Son adresse complète est : "Japon, 〒135-0091 Tokyo, Minato City, Daiba, 1 Chome−4, 台場海浜公園内".

Pour la trouver, voici un plan de Google Maps : allez à la station de métro Odaiba de la ligne Yurikamome puis cherchez l'immeuble futuriste de la chaîne de télé Fuji TV et, une fois devant, retournez-vous vers le Rainbow Bridge et vous verrez la statue.

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba10 201004

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba11 201004



Et donc, voilà quelques photos prises en 2010 lors de mon troisième séjour au Japon.

La statue dans son environnement, avec le superbe Rainbow Bridge derrière.
Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba09 201004

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba08 201004 

 

L'immeuble Fuji TV.

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba05 201004

 

La statue, sur un socle assez imposant, de face et de dos.

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba06 201004

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba02 201004

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba01 201004

 

Superbe visage, comme l'américaine :-)

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba03 201004

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba04 201004

Canalblog Tokyo Statue Liberté Odaiba07 201004




Posté par David Yukio à 17:00 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

15 juillet 2019

Ryōunkaku, la tour de Tôkyô d'Asakusa détruite par le grand tremblement de terre du Kantô de 1923



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


Le texte qui suit provient de Wikipédia, avec quelques allégements.

Le Ryōunkaku (凌雲閣 - Tour surpassant les nuages) est le premier gratte-ciel japonais de style occidental. C'était une tour de presque 69 m, faite de briques rouges sur une structure en bois dans un style néo-renaissance. Construit en 1890 dans le quartier d'Asakusa, il fut détruit lors du séisme de 1923 de Kantō; celui-ci détruisit les étages supérieurs et endommagea si gravement le reste qu'il dut être démoli. 

C'était l'attraction touristique la plus populaire de la ville et servait de vitrine aux nouvelles technologies, comme l'installation du premier ascenseur électrique du japon. Après son ouverture en 1890, le Ryōunkaku devint rapidement un symbole et un point de repère d'Asakusa.

Du premier au sixième étage se trouvaient pas moins de 46 magasins qui vendaient des marchandises du monde entier. Le septième étage était occupé par un bar-restaurant et des expositions d'art avaient lieu au huitième. Les neuvième, dixième et onzième étaient occupés par des terrasses panoramiques. Elles permettaient de voir tout Tokyo et même, par temps clair, le mont Fuji.

Aujourd'hui, une réplique du Ryōunkaku se trouve au musée d'Edo-Tokyo.


La tour du temps de sa splendeur, sujet de bien des illustrations.
Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa05


Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa01

Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa06

La maquette dans le musée Edo-Tôkyô.
Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa10

C'est un modèle réduit bien sur mais qui doit faire au moins 5, sinon 6 mètres de haut.
Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa09


Quelques vieilles photos de la tour, montrant le Tôkyô d'avant 1923.
Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa02

Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa03


Et puis survint le terrible tremblement de terre de 1923 qui ravagea la région du Kantô.
La tour ne s'est pas complètement effondré mais il a fallu la démolir, elle était devenue trop dangereuse.
Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa07

Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa08

Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa11

Canalblog Ryounkaku Tour Asakusa04

 

 

Posté par David Yukio à 17:43 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

10 novembre 2016

Les kanjis sur les tombes japonaises



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama04


Au Japon les tombes des cimetières sont ornées de magnifiques idéogrammes, les kanjis. N'ayant pas un très bon niveau en japonais, je ne peux pas vous garantir que ces kanjis correspondent tous à des noms de famille, surtout que celle du cinéaste Ozu est ornée uniquement du caractère Mu, symbolisant le concept du vide, du néant.

Tout d'abord un plan large d'un cimetière japonais.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama02

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama10

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Yanaka01

Vous remarquez que les pierres tombales japonaises sont des blocs de marbre rectangulaires, très différentes des tombes françaises.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Chiyugaoka Temple Hombutsu

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Roppongi Temple Zojoji01

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama01

Les kanjis sont gravés dans le marbre, parfois avec une certaine profondeur. Regardez sur la photo ci-dessous les pierres à droite et à gauche.Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Roppongi Temple Zojoji02

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama03

Exemple d'une tombe avec un concept, celle de Ozu et le mot MU.Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Kamakura Temple Engakuji Ozu02

Il existe aussi dans les cimetières des stèles de dimensions impressionnantes, faisant plusieurs mètres de haut. Surtout ne me demandez pas ce qui est marqué dessus; peut-être un résumé de la vie du défunt?

Sur certaines, seuls quelques kanjis sont gravés, sur d'autres ce sont de vrais textes.
Exemple d'une stèle avec peu de kanjis.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama05

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama06

D'autres avec des centaines de kanjis.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji04

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji07

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama07

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama11

Ces stèles peuvent facilement faire 3 voir 4 mètres de haut.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji05

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji06

Parfois on peut tomber sur des tombes très originales, que ce soit dans leur forme ou bien dans le style des idéogrammes.
Par exemple, cette tombe avec une statue colorée, des kanjis dessinés et d'autres gravés sur la base.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji02

Une tombe de forme non rectangulaire.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama09

Quant à certaines, ce sont carrément des chefs-d'oeuvre! Regardez le blanc des caractères, la longueur des traits... on les croirait tracés avec un pinceau gravant le marbre.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama04

Vous noterez aussi qu'il y a très souvent des petites planches en bois derrières les tombes. Après mes recherches sur Internet, elles s'appellent Sotoba et ce serait le nom du défunt qui y serait dessiné.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji03

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji08

Autre style, un alignement de tombes les unes à côté des autres.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple

Posté par David Yukio à 17:38 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

08 novembre 2016

Les cerisiers en fleurs dans les cimetières japonais



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


En 2010 je me suis rendu pour la troisième fois à Tôkyô. C'était l'époque magique des cerisiers en fleurs et, pour les voir, les endroits les plus émouvants étaient les parcs mais aussi les cimetières. Ces derniers étaient recouverts de cette couleur rose si belle qui fait rêver tous les amoureux du Japon.

Voici une sélection de mes plus beaux clichés.

Quelques cimetières dans Tôkyô
Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Roppongi Temple Zojoji Cimetiere01

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Roppongi Temple Zojoji Cimetiere02

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Roppongi Temple Zojoji Cimetiere03


Les allées de ces cimetières, recouvertes de pétales de cerisiers.Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier04 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier02 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier05 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Chiyugaoka Temple Hombutsu Cimetiere


Quelques cerisiers majestueux, au milieu des tombes.Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier07 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier01 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier03 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier08 Cimetiere


Un cerisier isolé, dans un cimetière de Kamakura.Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Kamakura Temple Engakuji Cimetiere


Des japonais pique-niquant dans un cimetière... J'ai trouvé cela surprenant mais pourquoi pas...
Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier06 Cimetiere


Posté par David Yukio à 20:11 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

21 février 2016

Le Grand Bouddha de Tôkyô au temple Jorenji à Itabashi



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


A Tôkyô, dans le quartier d'Itabashi, au nord d'Ikebukuro, se trouve un grand Bouddha (un Daibutsu) dans le temple Jorenji. Celui-ci est bien moins connu que le Grand Bouddha de Kamakura mais il mérite d'être vu. Le seul problème est de trouver l'endroit où il a été érigé et, croyez-moi, même en utilisant Google c'est difficile.

En bas à droite, Ikebukuro. En haut à gauche, le Daibutsu de Tôkyô.
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha021

la station de métro Shimoakatsuka tout en bas et le temple en haut.
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha022

Quelques repères pour aller au temple : un bureau de poste, une école, une clinique...
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha023


Je vous mets ci-dessous une photo pour vous donner une idée de l'endroit à à 1500 mètres de la station de métro Shimoakatsuka.
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha001

Sa tête émergeant des arbres et surplombant les toits des maisons.
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha002

L'entrée du temple, avec ses statues, ses mini arbres... comme il y en a des centaines à Tôkyô.Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha003

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha005

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha004

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha006

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha020

Le Grand Bouddha proprement dit, construit dans les années 1980 je crois. Il est beaucoup plus récent que celui de Kamakura, plus petit aussi mais il a son charme. J'aime beaucoup la couleur du métal, la pureté des lignes du visage et les multiples petites bosses symbolisant les cheveux.
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha019

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha007

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha017

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha018

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha009

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha016

Vous avez noté les lobes des oreilles?
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha013

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha012

Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha015

La statue vue de derrière.
Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha011

Posté par David Yukio à 11:55 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

23 janvier 2016

Culte du phallus au Japon - Newlook N°13 Septembre 1984



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


Le numéro 13 de Newlook de septembre 1984 publiait un article très intéressant sur les cultes de la fertilité au Japon et plus particulièrement le culte du phallus. Il contient nombre d'images vraiment étonnantes pour des occidentaux, notamment des sexes masculins géants en bois que les fidèles font défiler dans les villes.


Canalblog Revue Newlook13 Religion01

Canalblog Revue Newlook13 Religion02
"CULTE DU PHALLUS

200 MILLIONS DE FIDELES

Les Japonais sont les plus religieux des hommes : 200 millions de pratiquants pour 120 millions d'habitants. Autrement dit, la plupart des Japonais vénèrent plusieurs dieux. Le 15 février, cent mille porteurs de phallus (postiches) pénètrent Yokotè à la recherche de « nids de bonheur ». Si la rencontre du principe mâle et du principe femelle est bonne, le riz sera turgescent. Le Japon est éternel."

Canalblog Revue Newlook13 Religion03

Canalblog Revue Newlook13 Religion04
"LES JEUNES MÈRES BERCENT DES PHALLUS EN BOIS

Les femmes en kimono se mêlent aux hommes lors de la fête de la Fertilité de Komachi-City, dans l'île de Honshu. Chacune d'entre elles materne un phallus en bois comme s'il s'agissait de nouveaux-nés."

Canalblog Revue Newlook13 Religion05
"Un membre viril en érection est porté à travers la ville par des adorateurs imbibés de saké. Ceux-ci sautillent pendant des heures en répétant inlassablement « Yo-l-Cho » (« Oh hisse! »)."

Canalblog Revue Newlook13 Religion06
"LE TEMPLE SACRÉ ABRITE UN VAGIN EN ÉBÈNE

Un sexe de femme en ébène trône au milieu de dizaines de phallus offerts par des adorateurs. Ce n'est pas la vitrine d'un sex-shop nippon mais le « trésor» du temple de la fertilité de Kawasaki. A l'extérieur, deux fidèles masculins"

Canalblog Revue Newlook13 Religion07
"LE CODE DE LA FÉCONDITÉ EN 12 IMAGES LICENCIEUSES

en état d'ébriété avancée se laissent aller à des jeux que la morale nippone réprouve. Ces « retables » (ci-dessous) qui ornent les murs du temple de la Fertilité de Kawasaki figurent les diverses variantes de la fécondation..."

Canalblog Revue Newlook13 Religion08
"LES VIEUX IMPLORENT LE DIEU DE LA FÉCONDITÉ

LE DIEU DANKON: UN PHALLUS DE 4 MÈTRES DE LONG

Deux sexagénaires caressent un gland de bois afin d'obtenir une nouvelle vigueur sexuelle (à gauche). Dans la petite ville de Tagata, chaque dernier dimanche de mars est consacré à la fête de la Fertilité (ci-dessous). La foule en transe se"

Canalblog Revue Newlook13 Religion09
"presse. au passage du dieu Dankon (l'Homme-Racine), un phallus en bois massif long de 4 mètres. Le « dieu » recouvert d'un petit dais, est transporté par vingt-cinq prêtres chevronnés d'un temple à l'autre. Dans les rues des échoppes proposent aux enfants gourmands diverses sucreries « phalloïdes » (à droite)."

Canalblog Revue Newlook13 Religion10
"LA BANNIERE ANCESTRALE EN TÊTE DU CORTÈGE

Cette bannière vieille de plusieurs siècles n'est sortie du temple de Komachi-City qu'à l'occasion de la fête de la Fertilité. A Inattari, dans la presqu'île de Izu, les femmes exhibent leur propre phallus. Celui-ci est transporté du port jusqu'à la place du village où, au rythme des tambours, une danse sacrée simule le coït. A la fin de la journée, le phallus est rangé dans un coffre du temple après avoir été caressé longuement par chaque femme présente.

LA DANSE SACRÉE SIMULE LE COÏT

LES FEMMES D'INATTARI EXHIBENT LEU PROPRE PHALLUS"

Canalblog Revue Newlook13 Religion11

Canalblog Revue Newlook13 Religion12
"L'HÔTEL ABRITE UN MUSÉE ÉROTIQUE

Le délire : dans cet hôtel de Izu, le propriétaire expose sa collection de phallus multicolores. D'honorables pdg se recueillent devant un petit temple (au centre) «donnez-nous aujourd'hui notre gain quotidien!» Ces phallus de pierre (à droite) témoignent de la persistance d'un mythe millénaire.

EN FEVRIER YOKOTÈ DEVIENT UN GIGANTESQUE LUPANAR RELIGIEUX

C'est le seul culte universel des Arandas (Newlook n° 11) aux Lapons en passant par la Grèce antique, tous les peuples ont adoré le phallus. Les Grecs qui croyaient à n'importe quoi pour être sûrs de ne rien rater, ont ainsi adoré quatre virilités (Ithyphallos, Orthanès, Conisalos et Tychon) avant de faire de Priape le dieu le plus répandu dans sa perpétuelle érection. La grande chance de Priape est sa parfaite humanité ce n'est pas un satyre aux pieds de bouc, c'est de l'homme pur jus. C'est le seul (petit) dieu dont l'image de marque n'a jamais bougé. Alors que la carrière de ses camarades du panthéon connaissait bien des aléas et des chutes de popularité, Priape tenait bon son cap. Même sa mère Aphrodite l'a renié ce déclassement social s'est répercuté dans l'inconscient collectif. Priape est devenu le saint patron des jardins. Taillé dans le plus vulgaire figuier —ce n'est pas un hasard-Priape protégeait les petites cultures potagères, les modestes récoltes, il préservait aussi du mauvais oeil, et faisait fuir les voleurs. Les malandrins étaient implicitement menacés de violences sexuelles s'ils franchissaient les bornes de la propriété. Comme on le voit, loin d'être un agent subversif d'un panthéon obsédé sexuel, Priape défendait la famille et la propriété conventionnelles. C'est la forme antique de Guignol, gare au gourdin! Pour amadouer Priape, pour l'alerter, on déposait des fruits en cire, pour qu'il donne — par mimétisme — de vrais fruits d'une taille et d'une fermeté exemplaires. L'ombre du pénis sacré devait arrondir les pêches, durcir les olives, gonfler les courges. Cela s'appelle de la prophylaxie. Cette permanence d'un dieu inamovible et inflexible a connu des manifestations extrêmement curieuses. Un frère lai cistercien (ceux qui n'étaient pas prêtres et qui faisaient marcher la boutique) se désespérait de voir mourir ses moutons et ses biques. Ce bon chrétien aurait dû invoquer les saints qui peuplent le paradis. A moins qu'il ne l'ait fait en pure perte? Il y a pourtant de très bons spécialistes des épidémies animales comme saint Roch pour ne citer que lui. Que s'est-il passé entre le Ciel et le couvent? En tout cas, le bon frère oublia son chapelet, et construisit en figuier véritable un Priape superbe qui ramena la santé sur les têtes frisées. Cela est parfaitement authentique la scène se passe en 1268 à Lanercost. On ne sait ce qui advint du bon berger.

Avant de filer au nord du Japon pour de semblables cérémonies, précisons que l'extraordinaire vogue de la figue dans le vocabulaire italien des conducteurs machistes vient du matériau des statues de Priape le figuier, Aristophane emploie l'expression « cueillir les figues » pour désigner l'accouplement.

2 400 ans plus tard, le culte du Phallus connaît un intérêt parfaitement actuel. Les fêtes de la fertilité attirent chaque année plus de cent mille personnes à Yokotè dans le Japon"

Canalblog Revue Newlook13 Religion13
"encore sous la neige. Le 15 février c'est le Nouvel An lunaire. Un petit Nouvel An particulièrement célébré dans cette préfecture d'Akita où, pendant trois mois, les rizières sont couvertes de neige. Côté mer du Japon, la couche peut atteindre six mètres d'épaisseur, ce qui explique l'inquiétude des masses laborieuses. Pendant quatre mois, des nuages épais comme des ciels de cyclones, empêchent toute lumière de filtrer. L'angoisse existentielle est telle qu'elle a inventé et maintenu la plus étrange fête du phallus qui soit. Bourgade paisible nichée dans le méandre d'une rivière murmurante, Yokotè devient un prodigieux lupanar (religieux). Sur la carte touristique cela s'appelle le festival des Bonten, équivalent japonais de Brama, dieu hindou de la création. Dès le premier jour, dans l'atmosphère glaciale réchauffée au saké, cinquante-quatre groupes de quarante personnes se réunissent devant l'école. Chaque corporation constitue sa « force d'invocation ». Les employés du gaz, ou les habitants du quartier des « Cent Fleurs » portent des vêtements liturgiques vestes trois-quarts taillées sur le modèle des kimonos aux couleurs du « club ». L'autre uniforme est la bouteille de saké deux litres. La Sibérie n'est pas loin. Chaque groupe brandit une chose longue, raide, violemment décorée. Ces faux mâts de cocagne sont les Bonten. Ces perches de deux mètres de long sont évidemment des ithyphalles, membres d'un concours de beauté qui ne rapporte que 10 000 yens aux vainqueurs! Juste de quoi acheter quatre bouteilles de saké. L'enjeu est tout autre. L'extraordinaire excitation qui s'empare des participants est d'ordre cosmique. C'est la fête de la fertilité, la fécondité révélée. Chaque Bonten porte tous les éléments du vocabulaire des formes de la religiosité japonaise. Sur ces trésors millénaires peuvent se greffer, sans limites, tous les trésors de l'imagination contemporaine. Pour juger cette réussite qui attendrira les dieux, le jury écoute les cris de bonheur ou d'horreur des spectateurs. Et les enfants sont noyés sous un déluge de gâteaux de riz qui doit provoquer l'abondance des prochaines récoltes. Dans la rue, les fidèles tombent la veste, le vent froid fouette les chairs blêmes l'excitation est à son comble et le saké demeure le plus loyal ami des amis du phallus. Jusqu'à ce que l'ivresse fasse tituber la forêt de phallus prophylactiques qui vont s'introduire dans les fils électriques — erreur qui se ramollisent pliés sur le sol désastre. Malgré les sandales de paille de riz qui mordent dans la neige, les fidèles titubent. La nuit les apaise. Dès le lendemain, la fureur sacrée du dieu générateur les reprend. Ils escaladent la montagne sacrée cinq kilomètres pour vivre enfin dans l'intimité d'un sanctuaire réceptacle qui symbolise la féminité. Les Bonten, phallus alors déplumés, ne portent plus qu'une coiffe symbolique, mais le rite est accompli.

C'est le sprint final, les prêtres détalent dans le raidillon enneigé en hurlant « Jo Yasa, Jo Yasa » « détruisons les mauvais esprits ! » « Chassons les. Le grain germera... »

La fête de Yokotè n'est qu'une des composantes de la religiosité japonaise. Un Japonais pratique toujours sa religion et celle du voisin. L'ordinateur n'a rien changé au pays des samourais les dieux n'ont pas été détrônés.

« La raison est trompeuse, toute existence n'est qu'une illusion et c'est uniquement par la voie directe du coeur que nous serons illuminés et nous entrerons en contact avec Dieu. » Voici, résumée, la théorie qu'enseignait le bouddhiste Bodhirdharna dès le 6e siècle, théorie qui fait aujourd'hui le plein au Japon. Les Japonais ne jurent plus que par le Zen. Mais ces adeptes ne sont pas tous des volontaires. En fait, c'est plutôt grâce ou à cause de leurs employeurs que les Japonais deviennent des prêtres par intérim. « Sord », une très importante entreprise d'ordinateurs par exemple, envoie tous ses nouveaux effectifs se recueillir une semaine par an dans un cloître Zen, et la multinationale « Kyowa Hakko » ordonne à ses employés un entraînement annuel de trois jours de méditation. Au programme exercices de méditation et coups de bâtons pour les distraits, plusieurs cours sur la religion et sur le respect dû aux supérieurs, discours de patron (Suite page 142)"

Canalblog Revue Newlook13 Religion14
"CULTE DU PHALLUS

(Suite de la page 99) sur des sujets aussi divers que « pourquoi je suis fier d'être Japonais » et « que signifie être un homme d'affaires japonais. » Après le lavage de cerveau, tous les participants prendront un bain commun. Le dernier jour, un grand patron industriel s'adresse aux « volontaires » et les conjure de mettre toute leur énergie dans l'entreprise. Les grands prêtres du cloître recevront en guise de remerciement une somme généreuse avant de donner leur bénédiction. La symbiose entre l'église et le commerce est exemplaire.

« L'attitude des Japonais envers la religion est un des grands secrets de leur réussite économique, ce que les Occidentaux n'ont toujours pas compris », explique le professeur Masao Takatori. Les statistiques prouvent que le Japon est la nation la plus religieuse du monde on trouve dans ce pays, tous les deux kilomètres carrés, soit un temple bouddhiste, soit une église, ou soit un « Torii », (« porte paradisiaque »). 98 millions de Japonais pratiquent le culte du shintoïsme, la religion du pays. 88 millions sont bouddhistes, un million de chrétiens et 15 millions vénèrent d'autres dieux. En gros, 200 millions de croyants pour une population de 120 millions d'habitants! Ce miracle statistique est dû au fait que les nippons appartiennent souvent à plusieurs religions à la fois.

La plupart d'entre eux sont baptisés shintoïstes, ils se marient traditionnellement en kimono de mariage, ou alors de plus en plus fréquemment « à la chrétienne » pour la belle robe blanche de la mariée. En revanche, ils préfèrent mourir bouddhistes, parce que ce dieu apporte plus de consolation dans les moments difficiles. Le christianisme n'est pas du goût des Japonais. Ils n'aiment pas les promesses incertaines et ne tolèrent pas qu'une religion se dise absolue. Le shintoïsme est inspiré d'une légende, selon laquelle le Japon est unique et représente le commencement et la fin du monde, et que les empereurs japonais sont de descendance divine. Cette religion est très nationaliste, chacun doit se soumettre à l'intérêt de la nation guidée par. le « Dieu-empereur », à qui l'on doit une obéissance inconditionnelle. Inconditionnelle au point que l'on retrouve dans la langue japonaise la même racine pour le mot « Matsuru » (vénérer) et le mot « Matsurigoto » (gouvernement). Le bouddhisme, deuxième grande religion au Japon, est lui-aussi très favorable aux classes dirigeantes, toutefois dans sa version nippone. Ces deux grands courants religieux ne se sont jamais affrontés. Au contraire, ils se sont rapprochés au fil des siècles shintoïsme et bouddhisme ont toujours considéré que leur devoir était avant tout de garantir l'existence de l'État. Lorsque le Japon prit le chemin du fascisme et du militarisme, les deux églises n'hésitèrent pas à accorder leur bénédiction aux raids japonais! Pis des prêtres shinto prêchaient sans réserve la haine de l'adversaire et incitaient les guerriers nippons au sacrifice total, pour en faire des kamikazes. Après la guerre, en 1946, les Américains imposèrent au Japon la séparation de l'Église et de l'État, mais ils n'osèrent pas démettre l'empereur de ses fonctions, craignant des révoltes dans le pays. Ils ont ainsi contribué à  sauvegarder l'unité nationale des Japonais, mais aussi enrayé toute auto-critique des responsables.

Car le « Dieu-empereur » avait tout de même signé tous les ordres de guerre et cautionné les crimes les plus horribles, laissant croire aux Japonais que cette guerre apporterait le bonheur au peuple. Aujourd'hui encore, toute résistance anti-fasciste est considérée comme un acte antinational. Aucun criminel de guerre n'a jamais été cité devant un tribunal japonais. Bien au contraire. En 1957 Monsieur Nobu-suke Nishi, un ancien membre important du Cabinet de guerre, devint Premier ministre du pays.

Les guerriers d'hier sont désormais les soldats de l'économie d'aujourd'hui. Un nouveau dieu a fait son apparition au pays du soleil levant le matérialisme.

Les Nippons, pour expier leurs péchés, ont recours à une cérémonie particulière ils se rassemblent au bord d'un fleuve et après avoir inscrit sur un morceau de papier leur nom et l'identité de leur sexe, jettent celui-ci à l'eau, accomplissant ainsi un acte d'épuration. 95 % des Japonais se réunissent la veille du Nouvel An pour fêter le « Hatsu-Modo », le premier pèlerinage shintoïste de l'année. La fête bouddhiste « Ura-bon » réunit, au mois d'août, 90 % de la population pour célébrer la visite annuelle des esprits. Dans la plupart des foyers japonais on trouve, à côté de la télévision, du magnétoscope et de la chaîne hi-fi, un autel, car les croyants voient partout des « Kami », des êtres divins. Il ne faut surtout pas déposer des ustensiles tranchants sur la cuisinière, cela pourrait fâcher le Dieu des cuisinières, et pour le Dieu des toilettes on fait brûler un petit lampion afin de chasser les esprits qui sentent mauvais! Les Japonais sont très superstitieux, le chiffre quatre est un signe de mort, il n'existe donc- pas de chambre numéro quatre dans les hôpitaux. Trouver une aiguille à coudre cassée est un signe de chance, tandis qu'une main gauche qui démange signifie méfiance. Beaucoup d'hommes d'affaires ont également l'habitude de faire bénir leur bureau lorsqu'ils s'installent dans de nouveaux locaux.

« Coca-Cola-Japon » a même fait venir un prêtre pour bénir les réclames en néon du bâtiment. Du berceau au cercueil, les prêtres sont toujours de la fête et s'en portent plutôt bien. Pour un baptême ils demandent en moyenne 450 francs. Les mariages sont encore beaucoup plus chers! Quant aux enterrements, ils sont presque inabordables, c'est pourquoi un supermarché de Tokyo propose des soldes, emplacement et cercueil compris. Avec un apport personnel de 16 000 francs et vingt mensualités de 2000 francs, on s'assure une place pour l'éternité. « Devenez religieuse pour un jour! », c'est l'offre spéciale de l'office du Tourisme de Kyoto, qui pour 300 francs environ, organise une visite dans un cloître bouddhiste, avec possibilité de se travestir en religieuse et de poser ainsi pour la photo souvenir.

Mais en vérité ces excès cachent une crise profonde que traverse la société nippone. De plus en plus d'enfants s'effondrent moralement sous la pression que leur fait subir le système de réussite forcené du Japon d'aujourd'hui. Si bien que des"

Canalblog Revue Newlook13 Religion15
" « explosions » humaines secouent l'édifice de l'école primaire, plus fragile que le secondaire ou le supérieur. L'an dernier, 1 850 instituteurs ont dû être hospitalisés à la suite d'agressions commises par leurs élèves à bout de nerfs et la police estime qu'un cas sur cinq seulement fait l'objet d'une procédure. Le banditisme, par ailleurs deux fois moins important qu'en Europe, est, dans trois agressions sur quatre, le fait de moins de 25 ans. Certains spécialistes se demandent maintenant combien de temps la paix sociale du pays pourra être ainsi maintenue.

C'est pourquoi de nombreuses sectes proposent des programmes extrêmement poussés de sauvetage de cette société, comme se propose de le faire la secte bouddhiste « Soka Gakkaï (« Société pour la reconquête des valeurs nationales »). Non seulement elle compte plus d'un million et demi d'adhérents, mais elle contrôle et finance également son propre parti politique, le « Komeito » (Politique propre). Celui-ci a même atteint le score de 9 % des voix lors d'une consultation électorale, et est devenue l'une des principales composantes de l'opposition. Pour le moment, la démocratie japonaise ne semble pas menacée, mais on ne peut exclure un retour idéologique a tendance ultra-nationaliste.

Les menées d'extrême-droite sont très visibles à Hiroshima, la ville symbole. Yukihiro Takoda, que l'on surnomme le « prêtre-ordinateur », a développé un système informatique qui diffuse des messages religieux. Les 3500 membres de sa secte sont fichés et toutes leurs activités sont surveillés par un dispositif de caméras placées partout à l'intérieur de son cloître. M. Takoda est au courant de tout, surtout du montant des oboles versées sur son compte. Big Brother is watching you!

Herbert Uniewsky"

Posté par David Yukio à 18:46 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]