Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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10 novembre 2016

Les kanjis sur les tombes japonaises



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Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama04


Au Japon les tombes des cimetières sont ornées de magnifiques idéogrammes, les kanjis. N'ayant pas un très bon niveau en japonais, je ne peux pas vous garantir que ces kanjis correspondent tous à des noms de famille, surtout que celle du cinéaste Ozu est ornée uniquement du caractère Mu, symbolisant le concept du vide, du néant.

Tout d'abord un plan large d'un cimetière japonais.
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Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Yanaka01

Vous remarquez que les pierres tombales japonaises sont des blocs de marbre rectangulaires, très différentes des tombes françaises.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Chiyugaoka Temple Hombutsu

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Roppongi Temple Zojoji01

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Les kanjis sont gravés dans le marbre, parfois avec une certaine profondeur. Regardez sur la photo ci-dessous les pierres à droite et à gauche.Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Roppongi Temple Zojoji02

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Exemple d'une tombe avec un concept, celle de Ozu et le mot MU.Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Kamakura Temple Engakuji Ozu02

Il existe aussi dans les cimetières des stèles de dimensions impressionnantes, faisant plusieurs mètres de haut. Surtout ne me demandez pas ce qui est marqué dessus; peut-être un résumé de la vie du défunt?

Sur certaines, seuls quelques kanjis sont gravés, sur d'autres ce sont de vrais textes.
Exemple d'une stèle avec peu de kanjis.
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D'autres avec des centaines de kanjis.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji04

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji07

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama07

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Ces stèles peuvent facilement faire 3 voir 4 mètres de haut.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji05

Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple Gokokuji06

Parfois on peut tomber sur des tombes très originales, que ce soit dans leur forme ou bien dans le style des idéogrammes.
Par exemple, cette tombe avec une statue colorée, des kanjis dessinés et d'autres gravés sur la base.
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Une tombe de forme non rectangulaire.
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Quant à certaines, ce sont carrément des chefs-d'oeuvre! Regardez le blanc des caractères, la longueur des traits... on les croirait tracés avec un pinceau gravant le marbre.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Aoyama04

Vous noterez aussi qu'il y a très souvent des petites planches en bois derrières les tombes. Après mes recherches sur Internet, elles s'appellent Sotoba et ce serait le nom du défunt qui y serait dessiné.
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Autre style, un alignement de tombes les unes à côté des autres.
Canalblog Tokyo 2010 Kanjis Cimetiere Ikebukuro Temple

Posté par David Yukio à 17:38 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

08 novembre 2016

Les cerisiers en fleurs dans les cimetières japonais



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En 2010 je me suis rendu pour la troisième fois à Tôkyô. C'était l'époque magique des cerisiers en fleurs et, pour les voir, les endroits les plus émouvants étaient les parcs mais aussi les cimetières. Ces derniers étaient recouverts de cette couleur rose si belle qui fait rêver tous les amoureux du Japon.

Voici une sélection de mes plus beaux clichés.

Quelques cimetières dans Tôkyô
Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Roppongi Temple Zojoji Cimetiere01

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Roppongi Temple Zojoji Cimetiere02

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Roppongi Temple Zojoji Cimetiere03


Les allées de ces cimetières, recouvertes de pétales de cerisiers.Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier04 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier02 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier05 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Chiyugaoka Temple Hombutsu Cimetiere


Quelques cerisiers majestueux, au milieu des tombes.Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier07 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier01 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier03 Cimetiere

Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier08 Cimetiere


Un cerisier isolé, dans un cimetière de Kamakura.Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Kamakura Temple Engakuji Cimetiere


Des japonais pique-niquant dans un cimetière... J'ai trouvé cela surprenant mais pourquoi pas...
Canalblog Tokyo Cerisier 2010 Yanaka Cimetière Cerisier06 Cimetiere


Posté par David Yukio à 20:11 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

21 février 2016

Le Grand Bouddha de Tôkyô au temple Jorenji à Itabashi



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A Tôkyô, dans le quartier d'Itabashi, au nord d'Ikebukuro, se trouve un grand Bouddha (un Daibutsu) dans le temple Jorenji. Celui-ci est bien moins connu que le Grand Bouddha de Kamakura mais il mérite d'être vu. Le seul problème est de trouver l'endroit où il a été érigé et, croyez-moi, même en utilisant Google c'est difficile.

En bas à droite, Ikebukuro. En haut à gauche, le Daibutsu de Tôkyô.
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la station de métro Shimoakatsuka tout en bas et le temple en haut.
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Quelques repères pour aller au temple : un bureau de poste, une école, une clinique...
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Je vous mets ci-dessous une photo pour vous donner une idée de l'endroit à à 1500 mètres de la station de métro Shimoakatsuka.
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Sa tête émergeant des arbres et surplombant les toits des maisons.
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L'entrée du temple, avec ses statues, ses mini arbres... comme il y en a des centaines à Tôkyô.Canalblog Tokyo Ikebukuro Grand Bouddha003

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Le Grand Bouddha proprement dit, construit dans les années 1980 je crois. Il est beaucoup plus récent que celui de Kamakura, plus petit aussi mais il a son charme. J'aime beaucoup la couleur du métal, la pureté des lignes du visage et les multiples petites bosses symbolisant les cheveux.
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Vous avez noté les lobes des oreilles?
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La statue vue de derrière.
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Posté par David Yukio à 11:55 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

23 janvier 2016

Culte du phallus au Japon - Newlook N°13 Septembre 1984



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Le numéro 13 de Newlook de septembre 1984 publiait un article très intéressant sur les cultes de la fertilité au Japon et plus particulièrement le culte du phallus. Il contient nombre d'images vraiment étonnantes pour des occidentaux, notamment des sexes masculins géants en bois que les fidèles font défiler dans les villes.


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"CULTE DU PHALLUS

200 MILLIONS DE FIDELES

Les Japonais sont les plus religieux des hommes : 200 millions de pratiquants pour 120 millions d'habitants. Autrement dit, la plupart des Japonais vénèrent plusieurs dieux. Le 15 février, cent mille porteurs de phallus (postiches) pénètrent Yokotè à la recherche de « nids de bonheur ». Si la rencontre du principe mâle et du principe femelle est bonne, le riz sera turgescent. Le Japon est éternel."

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"LES JEUNES MÈRES BERCENT DES PHALLUS EN BOIS

Les femmes en kimono se mêlent aux hommes lors de la fête de la Fertilité de Komachi-City, dans l'île de Honshu. Chacune d'entre elles materne un phallus en bois comme s'il s'agissait de nouveaux-nés."

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"Un membre viril en érection est porté à travers la ville par des adorateurs imbibés de saké. Ceux-ci sautillent pendant des heures en répétant inlassablement « Yo-l-Cho » (« Oh hisse! »)."

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"LE TEMPLE SACRÉ ABRITE UN VAGIN EN ÉBÈNE

Un sexe de femme en ébène trône au milieu de dizaines de phallus offerts par des adorateurs. Ce n'est pas la vitrine d'un sex-shop nippon mais le « trésor» du temple de la fertilité de Kawasaki. A l'extérieur, deux fidèles masculins"

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"LE CODE DE LA FÉCONDITÉ EN 12 IMAGES LICENCIEUSES

en état d'ébriété avancée se laissent aller à des jeux que la morale nippone réprouve. Ces « retables » (ci-dessous) qui ornent les murs du temple de la Fertilité de Kawasaki figurent les diverses variantes de la fécondation..."

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"LES VIEUX IMPLORENT LE DIEU DE LA FÉCONDITÉ

LE DIEU DANKON: UN PHALLUS DE 4 MÈTRES DE LONG

Deux sexagénaires caressent un gland de bois afin d'obtenir une nouvelle vigueur sexuelle (à gauche). Dans la petite ville de Tagata, chaque dernier dimanche de mars est consacré à la fête de la Fertilité (ci-dessous). La foule en transe se"

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"presse. au passage du dieu Dankon (l'Homme-Racine), un phallus en bois massif long de 4 mètres. Le « dieu » recouvert d'un petit dais, est transporté par vingt-cinq prêtres chevronnés d'un temple à l'autre. Dans les rues des échoppes proposent aux enfants gourmands diverses sucreries « phalloïdes » (à droite)."

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"LA BANNIERE ANCESTRALE EN TÊTE DU CORTÈGE

Cette bannière vieille de plusieurs siècles n'est sortie du temple de Komachi-City qu'à l'occasion de la fête de la Fertilité. A Inattari, dans la presqu'île de Izu, les femmes exhibent leur propre phallus. Celui-ci est transporté du port jusqu'à la place du village où, au rythme des tambours, une danse sacrée simule le coït. A la fin de la journée, le phallus est rangé dans un coffre du temple après avoir été caressé longuement par chaque femme présente.

LA DANSE SACRÉE SIMULE LE COÏT

LES FEMMES D'INATTARI EXHIBENT LEU PROPRE PHALLUS"

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"L'HÔTEL ABRITE UN MUSÉE ÉROTIQUE

Le délire : dans cet hôtel de Izu, le propriétaire expose sa collection de phallus multicolores. D'honorables pdg se recueillent devant un petit temple (au centre) «donnez-nous aujourd'hui notre gain quotidien!» Ces phallus de pierre (à droite) témoignent de la persistance d'un mythe millénaire.

EN FEVRIER YOKOTÈ DEVIENT UN GIGANTESQUE LUPANAR RELIGIEUX

C'est le seul culte universel des Arandas (Newlook n° 11) aux Lapons en passant par la Grèce antique, tous les peuples ont adoré le phallus. Les Grecs qui croyaient à n'importe quoi pour être sûrs de ne rien rater, ont ainsi adoré quatre virilités (Ithyphallos, Orthanès, Conisalos et Tychon) avant de faire de Priape le dieu le plus répandu dans sa perpétuelle érection. La grande chance de Priape est sa parfaite humanité ce n'est pas un satyre aux pieds de bouc, c'est de l'homme pur jus. C'est le seul (petit) dieu dont l'image de marque n'a jamais bougé. Alors que la carrière de ses camarades du panthéon connaissait bien des aléas et des chutes de popularité, Priape tenait bon son cap. Même sa mère Aphrodite l'a renié ce déclassement social s'est répercuté dans l'inconscient collectif. Priape est devenu le saint patron des jardins. Taillé dans le plus vulgaire figuier —ce n'est pas un hasard-Priape protégeait les petites cultures potagères, les modestes récoltes, il préservait aussi du mauvais oeil, et faisait fuir les voleurs. Les malandrins étaient implicitement menacés de violences sexuelles s'ils franchissaient les bornes de la propriété. Comme on le voit, loin d'être un agent subversif d'un panthéon obsédé sexuel, Priape défendait la famille et la propriété conventionnelles. C'est la forme antique de Guignol, gare au gourdin! Pour amadouer Priape, pour l'alerter, on déposait des fruits en cire, pour qu'il donne — par mimétisme — de vrais fruits d'une taille et d'une fermeté exemplaires. L'ombre du pénis sacré devait arrondir les pêches, durcir les olives, gonfler les courges. Cela s'appelle de la prophylaxie. Cette permanence d'un dieu inamovible et inflexible a connu des manifestations extrêmement curieuses. Un frère lai cistercien (ceux qui n'étaient pas prêtres et qui faisaient marcher la boutique) se désespérait de voir mourir ses moutons et ses biques. Ce bon chrétien aurait dû invoquer les saints qui peuplent le paradis. A moins qu'il ne l'ait fait en pure perte? Il y a pourtant de très bons spécialistes des épidémies animales comme saint Roch pour ne citer que lui. Que s'est-il passé entre le Ciel et le couvent? En tout cas, le bon frère oublia son chapelet, et construisit en figuier véritable un Priape superbe qui ramena la santé sur les têtes frisées. Cela est parfaitement authentique la scène se passe en 1268 à Lanercost. On ne sait ce qui advint du bon berger.

Avant de filer au nord du Japon pour de semblables cérémonies, précisons que l'extraordinaire vogue de la figue dans le vocabulaire italien des conducteurs machistes vient du matériau des statues de Priape le figuier, Aristophane emploie l'expression « cueillir les figues » pour désigner l'accouplement.

2 400 ans plus tard, le culte du Phallus connaît un intérêt parfaitement actuel. Les fêtes de la fertilité attirent chaque année plus de cent mille personnes à Yokotè dans le Japon"

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"encore sous la neige. Le 15 février c'est le Nouvel An lunaire. Un petit Nouvel An particulièrement célébré dans cette préfecture d'Akita où, pendant trois mois, les rizières sont couvertes de neige. Côté mer du Japon, la couche peut atteindre six mètres d'épaisseur, ce qui explique l'inquiétude des masses laborieuses. Pendant quatre mois, des nuages épais comme des ciels de cyclones, empêchent toute lumière de filtrer. L'angoisse existentielle est telle qu'elle a inventé et maintenu la plus étrange fête du phallus qui soit. Bourgade paisible nichée dans le méandre d'une rivière murmurante, Yokotè devient un prodigieux lupanar (religieux). Sur la carte touristique cela s'appelle le festival des Bonten, équivalent japonais de Brama, dieu hindou de la création. Dès le premier jour, dans l'atmosphère glaciale réchauffée au saké, cinquante-quatre groupes de quarante personnes se réunissent devant l'école. Chaque corporation constitue sa « force d'invocation ». Les employés du gaz, ou les habitants du quartier des « Cent Fleurs » portent des vêtements liturgiques vestes trois-quarts taillées sur le modèle des kimonos aux couleurs du « club ». L'autre uniforme est la bouteille de saké deux litres. La Sibérie n'est pas loin. Chaque groupe brandit une chose longue, raide, violemment décorée. Ces faux mâts de cocagne sont les Bonten. Ces perches de deux mètres de long sont évidemment des ithyphalles, membres d'un concours de beauté qui ne rapporte que 10 000 yens aux vainqueurs! Juste de quoi acheter quatre bouteilles de saké. L'enjeu est tout autre. L'extraordinaire excitation qui s'empare des participants est d'ordre cosmique. C'est la fête de la fertilité, la fécondité révélée. Chaque Bonten porte tous les éléments du vocabulaire des formes de la religiosité japonaise. Sur ces trésors millénaires peuvent se greffer, sans limites, tous les trésors de l'imagination contemporaine. Pour juger cette réussite qui attendrira les dieux, le jury écoute les cris de bonheur ou d'horreur des spectateurs. Et les enfants sont noyés sous un déluge de gâteaux de riz qui doit provoquer l'abondance des prochaines récoltes. Dans la rue, les fidèles tombent la veste, le vent froid fouette les chairs blêmes l'excitation est à son comble et le saké demeure le plus loyal ami des amis du phallus. Jusqu'à ce que l'ivresse fasse tituber la forêt de phallus prophylactiques qui vont s'introduire dans les fils électriques — erreur qui se ramollisent pliés sur le sol désastre. Malgré les sandales de paille de riz qui mordent dans la neige, les fidèles titubent. La nuit les apaise. Dès le lendemain, la fureur sacrée du dieu générateur les reprend. Ils escaladent la montagne sacrée cinq kilomètres pour vivre enfin dans l'intimité d'un sanctuaire réceptacle qui symbolise la féminité. Les Bonten, phallus alors déplumés, ne portent plus qu'une coiffe symbolique, mais le rite est accompli.

C'est le sprint final, les prêtres détalent dans le raidillon enneigé en hurlant « Jo Yasa, Jo Yasa » « détruisons les mauvais esprits ! » « Chassons les. Le grain germera... »

La fête de Yokotè n'est qu'une des composantes de la religiosité japonaise. Un Japonais pratique toujours sa religion et celle du voisin. L'ordinateur n'a rien changé au pays des samourais les dieux n'ont pas été détrônés.

« La raison est trompeuse, toute existence n'est qu'une illusion et c'est uniquement par la voie directe du coeur que nous serons illuminés et nous entrerons en contact avec Dieu. » Voici, résumée, la théorie qu'enseignait le bouddhiste Bodhirdharna dès le 6e siècle, théorie qui fait aujourd'hui le plein au Japon. Les Japonais ne jurent plus que par le Zen. Mais ces adeptes ne sont pas tous des volontaires. En fait, c'est plutôt grâce ou à cause de leurs employeurs que les Japonais deviennent des prêtres par intérim. « Sord », une très importante entreprise d'ordinateurs par exemple, envoie tous ses nouveaux effectifs se recueillir une semaine par an dans un cloître Zen, et la multinationale « Kyowa Hakko » ordonne à ses employés un entraînement annuel de trois jours de méditation. Au programme exercices de méditation et coups de bâtons pour les distraits, plusieurs cours sur la religion et sur le respect dû aux supérieurs, discours de patron (Suite page 142)"

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"CULTE DU PHALLUS

(Suite de la page 99) sur des sujets aussi divers que « pourquoi je suis fier d'être Japonais » et « que signifie être un homme d'affaires japonais. » Après le lavage de cerveau, tous les participants prendront un bain commun. Le dernier jour, un grand patron industriel s'adresse aux « volontaires » et les conjure de mettre toute leur énergie dans l'entreprise. Les grands prêtres du cloître recevront en guise de remerciement une somme généreuse avant de donner leur bénédiction. La symbiose entre l'église et le commerce est exemplaire.

« L'attitude des Japonais envers la religion est un des grands secrets de leur réussite économique, ce que les Occidentaux n'ont toujours pas compris », explique le professeur Masao Takatori. Les statistiques prouvent que le Japon est la nation la plus religieuse du monde on trouve dans ce pays, tous les deux kilomètres carrés, soit un temple bouddhiste, soit une église, ou soit un « Torii », (« porte paradisiaque »). 98 millions de Japonais pratiquent le culte du shintoïsme, la religion du pays. 88 millions sont bouddhistes, un million de chrétiens et 15 millions vénèrent d'autres dieux. En gros, 200 millions de croyants pour une population de 120 millions d'habitants! Ce miracle statistique est dû au fait que les nippons appartiennent souvent à plusieurs religions à la fois.

La plupart d'entre eux sont baptisés shintoïstes, ils se marient traditionnellement en kimono de mariage, ou alors de plus en plus fréquemment « à la chrétienne » pour la belle robe blanche de la mariée. En revanche, ils préfèrent mourir bouddhistes, parce que ce dieu apporte plus de consolation dans les moments difficiles. Le christianisme n'est pas du goût des Japonais. Ils n'aiment pas les promesses incertaines et ne tolèrent pas qu'une religion se dise absolue. Le shintoïsme est inspiré d'une légende, selon laquelle le Japon est unique et représente le commencement et la fin du monde, et que les empereurs japonais sont de descendance divine. Cette religion est très nationaliste, chacun doit se soumettre à l'intérêt de la nation guidée par. le « Dieu-empereur », à qui l'on doit une obéissance inconditionnelle. Inconditionnelle au point que l'on retrouve dans la langue japonaise la même racine pour le mot « Matsuru » (vénérer) et le mot « Matsurigoto » (gouvernement). Le bouddhisme, deuxième grande religion au Japon, est lui-aussi très favorable aux classes dirigeantes, toutefois dans sa version nippone. Ces deux grands courants religieux ne se sont jamais affrontés. Au contraire, ils se sont rapprochés au fil des siècles shintoïsme et bouddhisme ont toujours considéré que leur devoir était avant tout de garantir l'existence de l'État. Lorsque le Japon prit le chemin du fascisme et du militarisme, les deux églises n'hésitèrent pas à accorder leur bénédiction aux raids japonais! Pis des prêtres shinto prêchaient sans réserve la haine de l'adversaire et incitaient les guerriers nippons au sacrifice total, pour en faire des kamikazes. Après la guerre, en 1946, les Américains imposèrent au Japon la séparation de l'Église et de l'État, mais ils n'osèrent pas démettre l'empereur de ses fonctions, craignant des révoltes dans le pays. Ils ont ainsi contribué à  sauvegarder l'unité nationale des Japonais, mais aussi enrayé toute auto-critique des responsables.

Car le « Dieu-empereur » avait tout de même signé tous les ordres de guerre et cautionné les crimes les plus horribles, laissant croire aux Japonais que cette guerre apporterait le bonheur au peuple. Aujourd'hui encore, toute résistance anti-fasciste est considérée comme un acte antinational. Aucun criminel de guerre n'a jamais été cité devant un tribunal japonais. Bien au contraire. En 1957 Monsieur Nobu-suke Nishi, un ancien membre important du Cabinet de guerre, devint Premier ministre du pays.

Les guerriers d'hier sont désormais les soldats de l'économie d'aujourd'hui. Un nouveau dieu a fait son apparition au pays du soleil levant le matérialisme.

Les Nippons, pour expier leurs péchés, ont recours à une cérémonie particulière ils se rassemblent au bord d'un fleuve et après avoir inscrit sur un morceau de papier leur nom et l'identité de leur sexe, jettent celui-ci à l'eau, accomplissant ainsi un acte d'épuration. 95 % des Japonais se réunissent la veille du Nouvel An pour fêter le « Hatsu-Modo », le premier pèlerinage shintoïste de l'année. La fête bouddhiste « Ura-bon » réunit, au mois d'août, 90 % de la population pour célébrer la visite annuelle des esprits. Dans la plupart des foyers japonais on trouve, à côté de la télévision, du magnétoscope et de la chaîne hi-fi, un autel, car les croyants voient partout des « Kami », des êtres divins. Il ne faut surtout pas déposer des ustensiles tranchants sur la cuisinière, cela pourrait fâcher le Dieu des cuisinières, et pour le Dieu des toilettes on fait brûler un petit lampion afin de chasser les esprits qui sentent mauvais! Les Japonais sont très superstitieux, le chiffre quatre est un signe de mort, il n'existe donc- pas de chambre numéro quatre dans les hôpitaux. Trouver une aiguille à coudre cassée est un signe de chance, tandis qu'une main gauche qui démange signifie méfiance. Beaucoup d'hommes d'affaires ont également l'habitude de faire bénir leur bureau lorsqu'ils s'installent dans de nouveaux locaux.

« Coca-Cola-Japon » a même fait venir un prêtre pour bénir les réclames en néon du bâtiment. Du berceau au cercueil, les prêtres sont toujours de la fête et s'en portent plutôt bien. Pour un baptême ils demandent en moyenne 450 francs. Les mariages sont encore beaucoup plus chers! Quant aux enterrements, ils sont presque inabordables, c'est pourquoi un supermarché de Tokyo propose des soldes, emplacement et cercueil compris. Avec un apport personnel de 16 000 francs et vingt mensualités de 2000 francs, on s'assure une place pour l'éternité. « Devenez religieuse pour un jour! », c'est l'offre spéciale de l'office du Tourisme de Kyoto, qui pour 300 francs environ, organise une visite dans un cloître bouddhiste, avec possibilité de se travestir en religieuse et de poser ainsi pour la photo souvenir.

Mais en vérité ces excès cachent une crise profonde que traverse la société nippone. De plus en plus d'enfants s'effondrent moralement sous la pression que leur fait subir le système de réussite forcené du Japon d'aujourd'hui. Si bien que des"

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" « explosions » humaines secouent l'édifice de l'école primaire, plus fragile que le secondaire ou le supérieur. L'an dernier, 1 850 instituteurs ont dû être hospitalisés à la suite d'agressions commises par leurs élèves à bout de nerfs et la police estime qu'un cas sur cinq seulement fait l'objet d'une procédure. Le banditisme, par ailleurs deux fois moins important qu'en Europe, est, dans trois agressions sur quatre, le fait de moins de 25 ans. Certains spécialistes se demandent maintenant combien de temps la paix sociale du pays pourra être ainsi maintenue.

C'est pourquoi de nombreuses sectes proposent des programmes extrêmement poussés de sauvetage de cette société, comme se propose de le faire la secte bouddhiste « Soka Gakkaï (« Société pour la reconquête des valeurs nationales »). Non seulement elle compte plus d'un million et demi d'adhérents, mais elle contrôle et finance également son propre parti politique, le « Komeito » (Politique propre). Celui-ci a même atteint le score de 9 % des voix lors d'une consultation électorale, et est devenue l'une des principales composantes de l'opposition. Pour le moment, la démocratie japonaise ne semble pas menacée, mais on ne peut exclure un retour idéologique a tendance ultra-nationaliste.

Les menées d'extrême-droite sont très visibles à Hiroshima, la ville symbole. Yukihiro Takoda, que l'on surnomme le « prêtre-ordinateur », a développé un système informatique qui diffuse des messages religieux. Les 3500 membres de sa secte sont fichés et toutes leurs activités sont surveillés par un dispositif de caméras placées partout à l'intérieur de son cloître. M. Takoda est au courant de tout, surtout du montant des oboles versées sur son compte. Big Brother is watching you!

Herbert Uniewsky"

Posté par David Yukio à 18:46 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

17 janvier 2016

Le festival de sculpture sur glace de Sapporo - Newlook N°06 Février 1984



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Dans le numéro 06 de Newlokk de Février 1984, un dossier de dix pages, très richement illustré, nous faisait découvrir le fameux festival de sculpture sur glace de Sapporo.

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Le numéro 06 de Newlook de Février 1984.

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"Kurama-Tengu, le démon préféré des Japonais: une sculpture de glace de huit mètres de haut."

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"SAPPORO LA GALERIE DES GLACES
Vision d'enfer, ce Kurama-Tengu, dont les huit mètres émergent des brumes glacées de Sapporo! Ce démon «au gros nez» fait rituellement frissonner les Japonais qui célèbrent chaleureusement le «Juki matsuri», la fête de la neige, dans l'île d'Hokkaidô. Les sculpteurs de neige édifient une centaine de statues et de monuments grandeur nature : inouïe, la vraie galerie des glaces ! Depuis 34 ans, il n'a plu qu'une fois, en février, et les 4 000 bistrots ont fait le plein."

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"Ce sont les soldats qui fournissent la main-d'oeuvre la plus efficace."

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"TROIS SEMAINES POUR ÉDIFIER UN PALAIS
Ce sont les soldats qui sont les meilleurs sculpteurs. Soldats japonais, bien sûr (ils vont chercher la neige par centaines de camions), mais aussi américains et russes (la frontière est toute proche). N'importe qui peut participer. Il a fallu trois semaines pour édifier ce palais de Kuramoto, triomphe de l'art du "Soleil levant". Les bulldozers le liquideront le huitième jour de la fête."

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"Après la fanfare, la foule se disperse dans les 4000 bistrots, boîtes et «strip» d'Hokkaidô."

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"LE SOIR, C'EST LA FETE AU QUARTIER DE SUSUKINO...
Le triomphe du dernier festival : la reproduction du palais du gouverneur d'Hokkaidô. Musique militaire dans une atmosphère très bavaroise. La ville fait d'excellentes affaires: 120 millions de francs en 7 jours grâce au saké, à la bière et aux «bains turcs»."

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"Pendant des semaines, des centaines de camions ont été chercher la neige dans les montagnes. En une journée, les bulldozers raseront la ville fantôme."

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"CHAQUE ANNEE EN FÉVRIER, QUATRE MILLIONS DE JAPONAIS
Le même palais dans toute sa splendeur. Les enfants préfèrent les personnages de Disney ou les héros de la télévision, mais le Japon est un pays de tradition... Ce sont des écoliers qui ont inventé la fête, l'hiver 1949, sous le vent sibérien. Leurs six bonshommes de neige sont devenus un festival pour quatre millions de Japonais."

Canalblog Revue Newlook06 Sapporo10
"Le palais de Kumamoto "made in snow" la copie est parfaite!"

Canalblog Revue Newlook06 Sapporo11
"LA VILLE MAGIQUE EST RASÉE AU BULLDOZER
La «glacière du pays» (surnom d'Hokkaidô) ne connaît que deux ennemis : la pluie qui dilue tout, sauf le quartier du plaisir de Susukino, et la neige. Les pompiers interviennent alors avec des balais ultramodernes en paille de riz! Ce sont eux qui transforment la neige en glace, en l'arrosant. Les soldats travaillent ensuite avec pelles et haches. Puis ils démolissent le tout: «c'est la guerre froide», disent-ils. C'est la seule plaisanterie autorisée: les Russes traversent la frontière pour acheter des calculatrices!"

Posté par David Yukio à 18:07 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

12 octobre 2015

Le quartier d'Akihabara vu des toits



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Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


Akihabara, ou Akiba pour les intimes, est à Tôkyô le paradis des otakus, des gamers et des technophiles de tout poils. Ce quartier, séparé par une grande artère, elle même traversée par le métro aérien, est sur la fameuse ligne de chemin de fer Yamanote. Quand on débarque dans cet endroit, on est tout de suite abasourdi en voyant les façades des immeubles noyées sous la publicité, les posters géants de personnages de mangas, de jeux-vidéos et de Jpop. Néanmoins si ce quartier est déjà sidérant vu du plancher des vaches, il est encore plus passionnant à observer des toits. Pour y arriver il faut utiliser les escaliers qui sont flanqués sur le côté de certains immeubles MAIS attention, ils ne sont pas facilement repérables, c'est pourquoi je rédige cet article :-)

La grande artère d'Akihabara avec le métro aérien.
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers10 Jour Bas

Le quartier vu du sol, avec ses façades surchargées de publicité.
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Akihabara vu des toits; pas mal non? Peu de gens y vont car ils ne connaissent pas l'existence des escaliers dont je vais parler!
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers13 Jour Haut

Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers14 Jour Haut

Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers15 Jour Haut


Une chose à savoir est que les immeubles au Japon peuvent renfermer, à chaque étage, des magasins qui n'ont aucun lien entre eux, à la différence des grands magasins parisiens comme le Printemps. Pour accéder à ces magasins, il faut utiliser les escaliers qui sont sur le côté des immeubles car passer d'un étage à l'autre à l'intérieur des bâtiments (par un escalator ou un ascenseur) est en général impossible.

Exemple de panneau au rez-de-chaussée listant les différents magasins d'un immeuble.
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers04

Voilà à quoi ressemble un toit des immeubles d'Akihabara; une terrasse toute simple, une balustrade ET une putaing de vue sur le quartier!
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers05

Alors, première chose : il faut repérer les escaliers à côté des immeubles. Une fois qu'on sait qu'ils sont là ils sont faciles à repérer mais en 1997 et 2004, date de mes premiers voyages à Tôkyô, je ne les avais pas vus pour la simple et bonne raison que je ne les cherchais pas, n'étant pas au courant de leur existence.

Photo avec un immeuble ayant, sur sa droite, de jolis escaliers laissant passer le ciel.
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers02

Détail de la photo précédente.
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers06 Detail

Cette fois, sur la façade de l'immeuble jaune, les escaliers sont peu visibles.
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers06

Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers02 Detail

Un autre immeuble, très fin, où cette fois les escaliers tournent en rond jusqu'au sommet. Ceux-là sont on ne peut plus visibles.
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Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers01 Detail

Dernier et joli exemple : un immeuble avec ses escaliers bien exposés aux regards de tous les passants. Mais pour les emprunter il faut penser à lever son nez et, surtout, à prendre le temps de regarder.
Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers03

Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers03 Detail


La nuit Akihabara est encore plus beau que de jour; les néons brillent de mille feux, les immeubles sont illuminés... on se croirait vraiment dans un autre monde quand on débarque de Paris.
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Le quartier de nuit, vu des toits.
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Canalblog Tokyo Akihabara Escaliers26 Nuit Haut


Posté par David Yukio à 19:26 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

19 juillet 2015

Le quartier de Tsukishima à Tôkyô



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Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


La presqu'île de Tsukishima est un quartier qui est très peu connu des touristes se rendant à Tôkyô. C'est d'autant plus dommage qu'il s'agit d'un des rares endroits de la capitale japonaise à l'écart de la foule, des centres commerciaux et des fourmilières humaines comme les mythiques quartiers Shinjuku, Shibuya, Ikebukuro... Ce petit coin de paradis se trouve dans la baie de Tôkyô (voir plans ci-dessous), au sud du palais impérial.

A mon premier voyage à Tôkyô en 1997 ce coin commençait déjà à être envahi par les tours détruisant le caractère villageois de cette ancienne île. La photo ci-dessous est tirée de wikipédia et on voit bien un quartier de maisons à un étage enclavé entre des tours et une autoroute.

Pour s'y rendre, je vous conseille de descendre à la station Tsukishima (voir troisième carte ci-dessous).
Canalblog Tokyo Tsukishima Wikipedia01

Canalblog Tokyo Tsukishima Plans01

Attention, ne vous trompez pas, la partie en rouge sur le plan ci-dessous est très intéressante mais la partie la plus dépaysante est au nord de cette zone en rouge.
Canalblog Tokyo Tsukishima Plans03

Voici la partie la plus intéressante de l'île, au nord de la station de métro Tsukishima, près du point d'eau.
Canalblog Tokyo Tsukishima Plans02

Canalblog Tokyo Tsukishima Buildings01

Canalblog Tokyo Tsukishima Buildings02

Pourquoi visiter ce quartier excentré de Tôkyô? Tout simplement pour son ambiance de village, ses rues fleuries, son aspect années 60, 70 car ce quartier est à mille lieues du Tôkyô futuriste de ses quartiers les plus médiatisés.

Certaines rues débordent de plantes et de fleurs; on sent que les habitants aiment leur quartier et veulent l'embellir.
Canalblog Tokyo Tsukishima Plantes01

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On y trouve encore des maisons construites en bois.
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J'adore ces petites ruelles où il y a juste de la place pour deux personnes, j'ai l'impression de plonger tout droit dans un manga de Mitsuru Adachi.
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Il y a aussi des petits coins où l'océan pacifique vient dire bonjour aux maisons individuelles.
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Charmant ce petit pont rouge.
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Canalblog Tokyo Tsukishima Lac03

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Le même coin mais de nuit.
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Et pourtant le premier contact avec ce quartier n'est pas des plus réjouissants; en sortant de la station de métro Tsukishima vous êtes nez à nez avec une autoroute ou voie rapide des moins attirantes. Pour accéder aux rues fleuries ci-dessus, il faut bifurquer à gauche en sortant de la station de métro, en allant vers le palais impérial :-)
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L'artère commerçante du quartier.
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Quelques maisons individuelles, en bois pour certaines, qui ont su garder le charme d'antan.
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Surtout n'oubliez pas de visiter ce quartier la nuit car une ambiance des plus agréables y règne. Les rues et ruelles sont faiblement éclairées, on se croirait dans un autre monde, tellement loin de villes comme Paris.
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Les berges du quartier.
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Posté par David Yukio à 11:32 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

12 janvier 2013

Le Japon en un coup d'oeil


 
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Le livre "Le Japon en un coup d'oeil", sous-titré "Guide pour voyageurs curieux" a été publié par Kana en Juin 2012. Il a comme auteur une association nommée "International Internship Programs" et les innombrables illustrations sont de Takahashi Mitsuru. C'est l'adaptation française d'un livre sorti en 2010 au Japon.


Le public visé est clairement celui des touristes étrangers ou des fans du Japon en cherchant à présenter tous les aspects de la vie au Japon, que ce soit la culture, la vie quotidienne, le monde du travail, le sport... On est impressionné par la variété des thèmes abordés, par le luxe des détails donnés car vous en aurez pour des heures et des heures à tout lire!

Le seul point négatif est que les titres des sections sont en orange sur fond gris, soit quasi illisibles! Ce choix typographique est très curieux mais n'enlève en rien à l'excellence du livre.

248 pages, format 11.5cm * 19cm, édition bilingue français-japonais.Canalblog Livres Vie Au Japon001

Canalblog Livres Vie Au Japon002
Couverture et quatrième de couverture


Présentation en quatrième de couverture
"Voici le guide indispensable. Celui qui vous présente le Japon avec des illustrations et des textes simples !

La nature et la géographie, les lieux prestigieux à visiter, l'histoire et la culture, la politique et l'économie, l'enseignement et le monde du travail, les sports traditionnels, les fêtes et les loisirs, la gastronomie, les us et coutumes...

Tout cela expliqué en français et en japonais pour enrichir vos échanges !

Afin d'approfondir vos connaissances, vous trouverez aussi beaucoup de dessins et illustrations pour apprendre comment faire facilement des maki-sushi par exemple, ou comment nouer un yukata, mais aussi pour vous initier à l'art de l'ikebana ou de l'origami, à l'écriture japonaise et aux haikus, et à bien d'autres choses encore...

Un livre de référence si vous faîtes un séjour au Japon en immersion ou pour vos études !"


Préface
"Chaque année, de plus en plus de Japonais voyagent au-delà de leurs frontières et les occasions de rencontrer des étrangers, dans un cadre privé ou professionnel, se multiplient. Et pourtant, les préjugés sur les Japonais «aux visages insondables» - une certaine incompréhension à leur égard - semblent persister à l'étranger. C'est pour cette raison que nous avons voulu réaliser cet ouvrage, qui s'adresse à tous ceux qui veulent mieux comprendre le Japon, ou encore qui cherchent à expliquer la culture du Japon aux étrangers de manière simple. Il existe déjà de nombreux livres qui tentent le même exercice en anglais, mais ils sont souvent d'un abord difficile. Notre intention a donc été d'utiliser un langage simple pour présenter le Japon à nos lecteurs.

Ce livre a été réalisé grâce à l'expérience et à la collaboration de plus de 16 000 Japonais, envoyés à travers le monde depuis 30 ans par notre organisme, tels des «ambassadeurs culturels», dans le cadre de notre programme d'échanges internationaux. À l'aide de nombreuses illustrations et de textes en français rédigés dans une langue simple, cet ouvrage tente d'apporter aux étrangers qui découvrent le Japon un éclairage sur la culture de ce pays, mais aussi sur sa géographie, sur sa vie politique et économique et sur les habitudes quotidiennes de ses habitants. Nous serions heureux que ce livre remplisse deux fonctions : permettre aux Japonais de redécouvrir leur pays, et aux étrangers d'approcher le Japon sous son vrai visage.

Enfin, nous voudrions profiter de l'occasion pour remercier très sincèrement mademoiselle Inui Kumiko, participante du programme d'échanges internationaux, qui a effectué un énorme travail de récolte et de tri d'informations, ainsi que l'éditeur Kôdansha International qui a rendu la publication de cet ouvrage possible.


Octobre 2009
International Internship Programs
Ikeda Yoshikazu, directeur"


Vous pouvez constater que le sommaire est copieux, riche et varié!
Canalblog Livres Vie Au Japon003

 

Canalblog Livres Vie Au Japon004

 

Canalblog Livres Vie Au Japon005


Voici quelques extraits pour mieux vous donner une idée du contenu du livre.


Les symboles du Japon
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Canalblog Livres Vie Au Japon007


Les vêtements
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Canalblog Livres Vie Au Japon009


Les bains

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Canalblog Livres Vie Au Japon011

L'ikebana

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Canalblog Livres Vie Au Japon013

L'école primaire
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Les vieux de la vieille japonophiles, ceux qui ont cette passion chevillée au corps depuis les années 80/90, se rappellent peut-être combien il était difficile voire impossible avant Internet de trouver des livres et des informations en français sur la vie quotidienne au Japon. C'est pourquoi ceux qui fréquentaient Junku et La Maison de la Culture du Japon à cette époque sont tombés à la renverse en voyant les deux livres ci-dessous. Il s'agit de deux petits livres (11cm * 15cm), de 192 pages, en français, édités par le Japan Travel Bureau pour aider les résidents et touristes à ne pas être trop perdus dans ce pays. C'est une initiative étonnante en soi mais aussi parce que le français est la seule autre langue utilisée que l'anglais!

Vous aurez vite compris que le livre de Kana est dans la même veine que ces ouvrages des années 80.

Canalblog Livres Vie Au Japon016

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Regards sur le Japon, tome numéro 11 de la collection du Japan Travel Bureau

"Le Japon dans votre poche!
Voici un guide de poche attrayant recouvrant tous les aspects de la culture, de la tradition et de la vie japonaises. Vade-mecum des touristes comme de tous ceux désirant approfondir leur connaissance du Japon. Abondamment illustré, il vous procure des informations indispensables pour mieux comprendre le Japon. Gardez toujours votre "regard sur le japon" sur vous!"

Canalblog Livres Vie Au Japon019
"REGARD SUR LE JAPON ILLUSTRE

© 1997 par Japan Travel Bureau, Inc.
7F, Shibuya-Nomura Bldg., 1-10-8, Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo 150, Japan
Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l'éditeur, sauf par un critique pouvant en citer ou en reproduire quelques courts extraits ou illustrations.
1ère édition..........Oct. 1985
9e édition.............Avr. 1997
Imprimé au Japon

Comment utiliser ce livre
1)    Composition
Ce livre se compose de quatre sections principales intitulées "Culture Traditionnelle", "Vie et Coutumes", "Cuisine" et ''Voyage", que Ton peut lire à son gré dans l'ordre désiré. Un tableau chronologique ainsi qu'un complément d'informations se trouvent également à la fin du livre.
2)    Typographie
Tous les termes japonais utilisés dans ce livre ont été transcrits suivant le système de Romanisation Hepburn. En règle générale, ils apparaissent en italiques dans le texte. (Sauf dans le cas d'en-têtes, titres en caractères gras.) Les voyelles d'autre part portent un tiret, lorsqu'elles sont longues (ex. Shinto)."

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"Chers Lecteurs,
Les visiteurs au Japon expriment souvent leur déception de trouver un pays si "occidentalisé". Nombreux sont ceux en effet, qui pensent que son remarquable succès économique s'est aussi traduit par une perte du patrimoine culturel.
Il est certain que cette modernisation a entraîné avec elle des changements profonds et radicaux affectant le pays comme le peuple. Une connaissance plus approfondie toutefois révèle que sous le vernis industriel, occidentalisé, presque tous les aspects de la vie japonaise restent solidement ancrés dans la tradition. La plupart des arts traditionnels sont toujours assidûment pratiqués, des coutumes millénaires jouent encore, aujourd'hui comme hier, un rôle important dans la société et le monde des affaires, et toutes sortes de "japonaiseries", des plus ordinaires aux plus sublimes, font partie intégrante de la vie de tous les jours.

Ce livre a été conçu pour permettre au lecteur de se familiariser avec le concept de base de nombreux arts, coutumes et modes de vie japonaise. Abondamment illustré, il élimine tout besoin de longues explications et aidera le lecteur à apprendre et se souvenir aisément, nous l'espérons, des termes utilisés dans les différentes sections. Un complément d'informations sur certaines rubriques est également donné à la fin du livre.

Nous sommes convaincus que ce "REGARD SUR LE JAPON" vous aidera à mieux apprécier et comprendre le vrai Japon, et à faciliter vos échanges pendant votre séjour."

La table des matières.

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Canalblog Livres Vie Au Japon022

 

Canalblog Livres Vie Au Japon023

 

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Canalblog Livres Vie Au Japon026

 

Canalblog Livres Vie Au Japon027

 

Canalblog Livres Vie Au Japon028

 

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Le deuxième tome en français de la collection du Japan Travel Bureau, plus orienté sur la vie quotidienne!

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La liste des 17 tomes existants en 1997; ils sont tous en anglais sauf deux, en français.

"JAPAN IN YOUR POCKET!
Volume 1 A LOOK INTO JAPAN
An encyclopedia ol Japanese customs and traditions covering 100 categories in an easy to follow format.

Volume 2 LIVING JAPANESE STYLE
A look at the basic customs that are essential for life in modem Japan.

Volume 3 EATING IN JAPAN
A mouthwatering introduction to Japanese cuisine, restaurants and table etiquette.

Volume 4 FESTIVALS OF JAPAN
Highlights from some 271 annual festivals reflecting numerous traditions and beliefs.

Volume 5 MUST-SEE IN KYOTO
An introduction to the history and beauty of Japan's ancient capital.

Volume 6 MUST-SEE IN NIKKO
A guide to the natural and cultural treasures of this popular tourist area.

Volume 7 A LOOK INTO TOKYO
An illustrated journey through the culture and lifestyle of Japan's bustling capital.

Volume8
"SALARYMAN" IN JAPAN
An insightful and thorough analysis of the lifestyle and psyche of the salaryman.

Volume 9 WHO'S WHO OF JAPAN
Biographie skekches of 100 historical personages of Japan, wilh a number of interesting anecdotes.

Volume 10 TODAY'S JAPAN
Concise explanations of Japanese geography, lifestyle, transportation, communicalions, politics and economy.

Volume 11 REGARD SUR LE JAPON
Une introduction de la culture Japonais.

Volume 12 VIE AU JAPON
Petit guide de la vie quotidienne au Japon.

Volume 13 JAPANESE CHARACTERS
This book is a fun and easy way to learn about the complex characters used to write the Japanese language.
Volume 14 JAPANESE INN & TRAVEL
A traveler's guide to Japanese hospitality as experienced through regional cuisine and the traditional Japanese ryokan.

Volume 15 SAY IT IN JAPANESE
Basic conversation, expressions. Onomatopoeia. the spoken word in Japanese traditional drama, lots more.

Volume 16 MARTIAL ARTS & SPORTS IN JAPAN
An informative yet informal look at Japan's sports: Sumo, Martial arts, Ninja intrigue today's spectator sports like gambling at the races, and more.

Volume 17 JAPANESE FAMILY & CULTURE
An inside look at Japanese society and family life, illustrated with images of the culture, both past and present.

(950-1010 yen each) The prices include consumption tax."



Posté par David Yukio à 19:17 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

09 août 2012

"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga"



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"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga" de Morgan Magnin est un petit guide touristique sur Tôkyô, destiné aux passionnés de la pop culture nippone, sorti en mai 2012 chez Univers Partagés éditions.

Prix : moins de 7€ pour la version papier et 2 euros en version kindle en août 2012.
Nombre de pages : 40 selon le web mais seulement 32 si on ne compte que celles imprimées (le reste étant constitué des couvertures et de pages blanches).
Dimensions : 14.5cm x 21cm.

Canalblog Livres Otaku Tokyo01

Canalblog Livres Otaku Tokyo02

"Voyager à Tôkyô est un rêve pour tout fan de pop-culture japonaise. Et si vous n'aviez qu'une semaine pour vous faire de mémorables souvenirs de passionné? Relevez le défi grâce à cet ouvrage! Il vous guidera vers les lieux emblématiques des anime/mangas et vous permettra de découvrir les différents visages de la capitale du Japon. Un compagnon de voyage et un concentré de culture otaku.

Morgan Magnin est Maître de conférences à l'École Centrale de Nantes, ainsi que Coordinateur culturel depuis 2007, après avoir été rédacteur pour le magazine Mangajima. Organisation d'événements, conférences, conseil, ... À travers ces actions pédagogiques, son but est de promouvoir la création dessinée auprès des jeunes et du grand public. Il est notamment le responsable du Pôle Asiatique du festival international de science-fiction Utopiales."


Ce guide pour otakus vous propose donc de découvrir la capitale japonaise sur une semaine en visitant les endroits dédiés aux mangas et animes. Ne perdons pas de temps, le livre est EXCELLENT, que ce soit pour le texte, dense et fourmillant d'informations, ou pour la multitude d'adresses et de quartiers référencés. Même les spécialistes de Tôkyô qui s'y sont rendus à de nombreuses reprises découvriront des endroits peu connus comme la Tôkyô Character Street ou Otome road. Il faut dire que l'auteur à déjà travaillé dans le milieu du manga et on sent le passionné dans ses écrits.

Le problème est qu'il est beaucoup beaucoup trop court, seulement 32 pages, et ce qu'on lit est tellement passionnant qu'on se dit "Déjà la fin?". C'est aussi dommage que chaque quartier n'ait droit qu'à une seule page, que ce soit le temple des otakus Akihabara, le mythique quartier de Shinjuku ou bien Shibuya; quatre pages ne seraient pas de trop tellement ces endroits sont riches et renferment des trésors.


A noter l'absence cruelle de carte qui permettrait de trouver rapidement les adresses référencées car, croyez-moi, Shinjuku ou Ikebukuro sont des quartiers gigantesques et, sans carte très précise, il est impossible de s'y retrouver.

Dernier bémol, les photos mériteraient d'être reproduites en plus grand car là elles sont beaucoup trop petites; celui qui n'est jamais allé à Tôkyô doit baver d'envie devant celles-ci mais pester de frustration à cause de leur toute petite taille.

En résumé, un achat indispensable pour tout fan d'animation et de mangas se rendant à Tôkyô, mais a utiliser en complément d'un "vrai" guide car celui-ci ne comporte aucun plan de la ville.


Le programme de la semaine, avec plusieurs quartiers visités par jour sauf le lundi, entièrement consacré à Akihabara.

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Exemple de la page consacrée à Shinjuku. Vu que les images sont limitées en taille chez Canalblog et que la police du livre est petite, j'ai coupé la page en deux pour que vous puissiez la lire intégralement et bien vous faire une idée du style de l'auteur.
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Posté par David Yukio à 18:03 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

15 juillet 2012

Nââânde!? Les tribulations d'une japonaise à Paris de Eriko Nakamura



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Le livre "Nââânde!? Les tribulations d'une japonaise à Paris" de Eriko Nakamura raconte les plaisirs mais surtout surtout les désagréments d'une japonaise installée depuis 2000 à Paris. Comme elle le dit dans le prologue "Personne ne fantasme autant sur Paris qu'un Japonais. Et personne n'est plus choqué par Paris qu'un japonais. Le choc est tellement violent que certains de mes compatriotes tombent malades, une maladie étrange que le docteur Hiroaki Ota, médecin aux urgences psychiatriques de l'hôpital Sainte-Anne a identifié comme le "syndrome de Paris"".

Ce livre m'a plus intéressé par ce qu'il révèle du caractère des japonais, des us et coutumes de leur société, que des états d'âme de l'auteur, même si je compatis aux chocs qu'elle a du subir en France. Un livre drôle, léger et qui écorne sévèrement et avec justesse l'image de la ville lumière

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"Eriko Nakamura vit à Paris depuis dix ans mais chaque jour ou presque, au restaurant, dans le métro, chez le médecin, lors d’un réveillon, d’un mariage, à l’hôtel, chez le boucher, en boîte de nuit ou dans un dîner en ville, elle pousse le même cri : Nââândé !?

Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les Japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse.
Le métro ? Mais où sont-ils, les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal.
Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent… Nââândé !?

Avec humour, cette Japonaise fait le tour de nos façons d’être en nous expliquant comment cela se passerait chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement brutal, et les hallucinations permanentes.

Portrait décapant et inédit de la vie quotidienne à Paris, ces tribulations sont également l’occasion de découvrir, de façon ludique, le Japon au quotidien."

"Eriko Nakamura est une célébrité au Japon. Présentatrice pendant dix ans d'émissions de variété en prime time sur Fuji TV, présentatrice d'une émission sur le sport le plus populaire - le base-ball -, elle est l'une des grandes figures de la télé japonaise. Elle est également connue pour avoir réalisé le rêve de beaucoup de ses compatriotes : vivre en France. Mariée à un Français, mère de deux jeunes enfants, elle partage depuis dix ans sa vie entre Paris et Tokyo. Pour le public japonais, elle est devenue une spécialiste des mœurs françaises, qu'elle décrypte dans des émissions spéciales, des livres ou des conférences.

« Nââândé !? » est son premier ouvrage écrit en français pour un public français." Livre publié aux éditions Nil en 2012


Voici un petit florilège de ce qui m'a amusé ou étonné :
     - "Quand quelque chose se passe mal, un Japonais a toujours tendance à penser que cela vient de lui, que c'est sa faute."

     - "Au Japon il est très rare de recevoir chez soi. Nos appartements sont petits, et puis rentrer dans l'intimité des gens est très délicat."

     - "Et puis il y a une autre chose formidable dans le métro parisien : les hommes ne pelotent pas systématiquement les fesses et les seins des femmes aux heures de pointe..."

     - concernant le métro de Tôkyô "Il y a quelques années, voir quelqu'un manger ou se maquiller dans une rame de métro était impossible. Cela arrive désormais fréquemment."

     - sur les caissières des supérettes "Au japon, elles vous rangent vos courses délicatement comme si vous aviez acheté des oeufs et du cristal."

     - "Au Japon, faire la queue, c'est une manière d'exprimer son respect des autres. A Paris, passer devant son voisin, c'est une manière d'affirmer qu'on est plus malin que lui."

     - "Quant à la viande, considérée comme impure par le bouddhisme et le shintoïsme, elle a longtemps été taboue." "Les mentalités ont évolué à la fin du XIXème siècle quand les japonais se sont mis à attribuer la réussite économique des Occidentaux à leur régime carné."

     - "A Tôkyô, les restaurants de sushis sont petits et les prix... à la tête du client." en clair, les touristes payent le prix fort aussi au Japon dans ces restos!

     - "C'est l'une des hantises des femmes japonaises : être entendues aux toilettes" pour éviter qu'on entende ces bruits corporels (pets, bruit de l'urine contre l'eau...) les compagnies japonaises de wc ont des modèles diffusant une musique d'ambiance pour masquer cela!

     - "Les français aiment griller au soleil et revenir marron de vacances mais les japonais, et surtout les japonaises se doivent, eux, de rester le plus blanc possible." C'est pourquoi il y a beaucoup de femmes au Japon avec des ombrelles et qu'elles consomment des crèmes permettant de blanchir la peau. "La beauté suprême est symbolisée par la geisha à la blancheur parfaite." Le blanc est là-bas aussi synonyme de pureté, hygiène, innocence...

     - les toilettes à la turque étaient très répandues dans le Japon jusque dans les années 90

     - la sexualité est taboue au Japon et on n'y verra jamais de publicité à la télé avec des seins ou fesses pour vendre tout et n'importe quoi.

     - au Japon, si on ne travaille pas le week-end, on reste chez soi en famille mais on ne rend pas visite à ses amis.

     - au Japon, il n'y a pas de sélection à l'entrée des boîtes branchées sur votre look!

     - au Japon les magazines de modes vous imposent presque votre look, vous devez ressembler à vos voisines, porter une sorte d'uniforme alors qu'en France ce sont juste des guides, des idées à piocher pour faire son propre look.


Le chapitre sur les grands magasins et le taxi valent aussi leur pesant d'or, on y voit bien le mépris et la morgue qu'ont ces vendeuses et chauffeurs de taxis parisiens pour leur clientèle alors qu'ils leur témoignent un incroyable respect au Japon. Idem pour les toilettes parisiennes qui ont traumatisé Eriko; nous passerons pudiquement sur la visite chez un médecin qui serait qualifié de dangereux pervers au Japon!


Posté par David Yukio à 15:36 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]