05 janvier 2008
Tôkyô et ses poteaux électriques surchargés
Tous ceux qui sont allés à Tôkyô ont du être très surpris en voyant dans la ville ses poteaux électriques! Ils sont en effet partout dans la capitale et impossible de ne pas être frappé tellement ils sont surchargés de fils, blocs et cylindres! Dans certains quartiers le ciel est littéralement strié par les innombrables fils électriques comme le montrent les photos ci-dessous. D'un point de vue esthétique c'est très discutable voire regrettable mais fonctionnel au possible puisque leur maintenance est bien plus simple que s'ils étaient enterrés.
Ces structures soutiennent donc les fils électriques, le téléphone, les cables de télévision, l'ADSL, la fibre optique mais aussi des transformateurs, des relais de transmisson sans fil, des interrupteurs de zone... bref une grande jungle hi-tech à ciel ouvert :-)
Pourquoi ne sont-ils pas souterrains comme à Paris? On avance fréquemment le problème des tremblements de terre qui pourraient dans ce cas rompre plus facilement ces fils mais cette explication ne tient pas devant un examen approfondi puisqu'en cas de tremblement les poteaux se couchent tout aussi facilement. En réalité c'est simplement une affaire de gros sous car le coût pour enterrer tout celà serait si exorbitant qu'on préfère laisser les choses en l'état. Donc, pour tout nouveau cable à tendre, on utilise l'infrastructure qui existe déjà et ça finit par créer un foutoir indescriptible. En outre la législation urbaine est beaucoup moins sévère au Japon qu'en France. En clair c'est la voie grande ouverte au grand n'importe quoi puisque chaque société de communication installe ce qu'elle veut sans trop de problème à moindre frais... le résultat est ci-dessous!
Photo prise en avril 1997 lors de mon premier voyage au japon.
J'ai été tellement surpris par ce poteau surchargé de fils que je l'ai pris en photo
pour le montrer à mes amis :-)
Avril 2004, à Harajuku - Takeshita dori
Avril 2004 Ikebukuro
Avril 2004 vers Omotesando Dori
Et maintenant quelques superbes clichés trouvés sur Flickr
Vous avez vu le nombre de points d'attache?


Un ciel quadrillé par des fils, la version "en dur" de la toile :-)

Là on touche aux limites du système, c'est très très laid!!!!!
Bien sur il était impossible que cet élément du décor si présent dans les villes soit absent des films japonais. Celui qui les aura peut-être le mieux utilisés est Ozu Yasujiro. Le rôle des poteaux dans ses films est de marquer un temps de pause, de prendre du recul par rapport à l'intrigue, de se détacher un peu de ce qui arrive aux hommes, de prendre de la hauteur comme s'ils représentaient le temps figé, une certaine paix intèrieure à atteindre alors que nous, nous vivons dans un monde de tension (si je puis dire)... Dans le deuxième coffret consacré à ses films par Carlotta il y a même un petit bonus intitulé "Figures : Linges, fumées et poteaux électriques (10 mn)", "D'hier à aujourd'hui, un parallèle sur les linges, cheminées et poteaux électriques, éléments récurrents dans la filmographie d'Ozu."
Vous remarquerez que dans les années 30 à 60 ils étaient beaucoup moins surchargés qu'aujourd'hui.



On les retrouve même dans les animes, qui ne sont d'ailleurs que des films dessinés.
Là encore ils ont la même fonction que dans les films de Ozu.
Le sublime Serial Experiments Lain


Hoshi no koe



Je vous l'ai dit, ils font partie du paysage...
Pour ceux qui voudraient aller plus loin, voici un lien vers un très bon forum consacré au Japon http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?t=17771&start=10&sid=fee9efc074d8a5d6446e84967caa64dd
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04 juin 2007
Shibuya 109, le temple de la mode de Tôkyô

Si je vous dis Shibuya, là, maintenant, tout de suite, quelle image vous vient immédiatement à l'esprit? La statue d'Hachiko le chien fidèle, les passages piétons les plus fréquentés du monde, la colline des Love hotels? Non non, bien sur que non, Shibuya c'est l'immeuble 109, le temple de la mode avec sa fameuse tour argentée qui attire les filles et jeunes femmes du Japon tout entier!!!!!!!!
Qu'on se le dise, Shibuya c'est avant tout le Shibuya 109, point! Oui, je sais, c'est péremptoire, catégorique et définitif mais c'est la réalité incontournable :-)

L'emblème du magasin, la tour argentée!
Ce building, aussi connu à Tôkyô que la Tour Eiffel pour Paris, avec sa tour argentée, est l'icône du quartier, celle qui orne toutes les cartes postales de l'arrondissement. Pour ceux qui l'ignorent encore, Shibuya est le quartier le plus jeune de Tôkyô avec sa voisine Harajuku. Il attire le week-end une faune on ne peut plus colorée et déjantée avec le Shibuya 109 comme coeur battant à tout rompre le rythme de la mode. 


On voit bien que le magasin commence par sa tour.
C'est un building de 10 étages ( deux sous-sols et 8 étages proprement dits ), en plein centre de Shibuya, dédié exclusivement à la mode féminine : vêtements, sacs, chaussures, accessoires.... C'est LE paradis des jeunes japonaises qui veulent être à la mode voir en avance et le repaire des kogals ou ganguros et autres yamambas; c'est ici qu'est née la culture kogal http://fr.wikipedia.org/wiki/Kogaru. 


Elles sont pas belles les kogals?
Attention, il ne s'agit pas d'un grand magasin genre le Printemps mais d'un immeuble renfermant près d'une centaine de boutiques ainsi que des restaurants et coiffeurs. Ses petits noms sont "Shibuya Ichi maru kyu" ou "Shibuya to kyu" voir "Maru Kyu" tout simplement avec Ichi = 1, Maru = 0, Kyu = 9 et 10 = To dans certains cas. 
L'entrée du building
Un des magasins, tout en rose :-)
Le Shibuya 109 se situe au centre du quartier, en face de gigantesques passages piétons, idéalement placé près de la station de métro. Vous sortez du métro et la tour est là, elle vous accueuille, véritable proue du navire amiral de la mode tôkyôïte. On notera que cette fameuse tour surmontée du logo "Shibuya 109" n'est qu'une toute petite partie du magasin comme vous pouvez le voir sur ces photos prises par Google Earth. Le bâtiment est de forme triangulaire avec la pointe la plus fine orientée vers la station de métro et terminée par la tour argentée. 
La gare de Shibuya est à droite, on voit devant elle de grands passages piétons.
Le Shibuya 109 est plus à gauche, avec là aussi des passages piétons à côté.
On voit bien la forme triangulaire du building avec la tour
tournée vers la gare
On voit rarement la tour avec cet angle de vue. On aperçoit
au loin les tours de Shinjuku :-)
On notera aussi que cette tout sert de méga support publicitaire pour telle ou telle sortie de disque, DVD... 
Namiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie Amuroooooooooooooooooooooooooooooooooooo!!!!!

Le soir la tour est illuminée de mille feux et trône au milieu des autres buildings du quartier tel un phare.




Il est pas beau le centre de Shibuya?
Ce magasin a été créé par Minoru Takeyama en 1978 et appartient au groupe Tokyu d'où un de ses petits noms "Shibuya to kyu". Les clientes : jeunes, belles, riches car ici on ne vends que le top, désireuses d'être vues et regardées. Accessoirement c'est devant la tour que les revues de mode y trouvent leurs mannequins amateurs et que les émissions télé organisent des micro-trottoirs.
Adresse : 29-1, Dogenzaka 2-chome, Shibuya-ku, Tôkyô, Japon.
Téléphone : 03-3477-5111
Site web : http://www.shibuya109.jp/
Ouvert tous les jours de 10H00 à 21:00.
Pour info est apparu un shibuya 109-2, ouvert à côté de son grand frère et qui comporte des boutiques pour hommes http://www.109-2.jp/
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13 mai 2007
Gothic & Lolita, recueil de photos de mode japonaise


Il y a quelques années l'éditeur Phaidon avait sorti deux livres sur la mode japonaise dite Fruits, mode extravagante et très colorée ( voir mon article de 2005 La mode des rues à Tôkyô ). En Mai 2007 voici que sort un nouveau recueil de photos nommé Gothic & Lolita s'intéressant cette fois à la mode dite Gothic Lolita. Plus d'infos sur ce mouvement sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Gothic_lolita.
Voici la présentation du livre tiré du site Fnac.fr
"Robes style XIXème siècle en dentelle noire faites mains, vêtements au parfum occulte ou looks froufrouteux de « lolita », la scène « Gothique et Lolita » est l’un des courants de la mode de rue les plus atypiques aujourd’hui au Japon. Influencés par les tendances de la mode occidentale du milieu des années 80, les adolescents, et plus particulièrement les adolescentes, se concentrent dans les quartiers de Harajuku, Akihabara et certains clubs underground de Tôkyô, vêtus des pieds à la tête en costumes gothiques et victoriens. Basé sur les précédents ouvrages Fruits et Fresh Fruits, Gothic & Lolita présente des portraits en pieds et de groupes de ces adolescents japonais, pris à la fois chez eux et dans les rues de Tôkyô et Osaka, vêtus de leurs plus beaux atours. Depuis le milieu des années 90 où la tendance a commencé, elle s’est répandue dans de nombreuses villes : cette tribu compte aujourd’hui des milliers d’adeptes qui consacrent leur vie à créer des variantes toujours plus flamboyantes et singulières au thème gothique. Gothic & Lolita est un ouvrage de référence à la fois en Occident et au Japon, présentant une opportunité unique d’observer l’un des aspects les plus surréalistes de la jeune culture populaire japonaise."
Photos : Masayuki Yoshinaga
Textes : Katsuhiko Ishikawa,
Editeur : Phaidon
Parution : Mai 2007
Nombre de pages : 272
Format : 16x22 cm




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24 janvier 2007
La mairie de Tôkyô, le château fort de la capitale japonaise!
LE symbole de la capitale japonaise, encore plus que la Tour de Tôkyô, qui ressemble vraiment trop à la Tour Eiffel, c'est le siège du Gouvernement Métropolitain, le Tôkyô Metropolitan Government Building 東京都庁舎, Tôkyô-to Chôsha, ou Tôkyô City Hall, voir même Tochô 都庁 de son petit nom affectueux. Ce building, dominant le quartier de Shinjuku de ses deux tours, renferme le gouvernement de la région de Tôkyô. La traduction de Mairie de Tōkyō est souvent utilisée, même si la zone gouvernée par cette "mairie", à savoir la Préfecture de Tōkyō, ne se limite pas à la seule capitale niponne mais englobe les 23 districts connus comme Tôkyô et également les autres villes et villages qui forment l'entité administrative de Tôkyô. Elle est située dans le quartier de Nishi-shinjuku ( Shinjuku Ouest ) et c'est un site touristique de première importance, à voir absolument!!
Addresse : 2-8-1, Nishishinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo 163-8001 Japan
Accueil téléphonique : 03-5321-1111
Tout commence en 1986 quand Kenzo Tange 丹下健三 1913-2005 remporte le concours d'architecture pour la construction du nouvel hôtel de ville de Tôkyô. Pour l'anecdote, il remplace celui qu'il avait lui même construit en 1957 dans le quartier de Marunouchi. 
Kenzo Tange
La municipalité voulait que le batiment symbolise l'autonomie et la culture tokyoïtes, d'où cet aspect si imposant, presque martial. Déplacer la mairie à Shinjuku permettait également de contrebalancer le poids économique gigantesque de Ginza, quartier des sièges des banques et compagnies d'assurance et de rétablir un certain équilibre dans les centres d'activité de la ville. Le bâtiment, commencé en avril 1988 et achevé en mars 1991, était à l'époque le plus haut de la ville ( 243 mètres ). Vous avez noté? Durée de la construction : 3 ans seulement pour un immeuble aussi imposant!!!!! Le prix total de ce joyau s'est élevé à 157 milliards de yens d'argent public, un milliard de dollars de l'époque, d'où son surnom pas gentil de "Tax tower". Les matériaux utilisés sont l'acier, le granit, l'aluminium et le building a été conçu selon une technologie anti-sismique qui devrait permettre de résister à un tremblement de terre similaire à celui de 1923. 3,000 personnes travaillent dans les 400,000 mètres carrés de l'ensemble.
Le bâtiment se compose d'un complexe de trois structures qui occupe tout un bloc de la ville. Le plus connu des trois étant le "Tokyo City Hall, Tower I" avec ses tours jumelles mais un complexe de trois autres tours, plus petites, font partie intégrante de la mairie de Tôkyô ainsi qu'un batiment plus petit joignant les deux autres et délimitant une gigantesque place où plus de 6000 personnes peuvent se réunir. Après sa construction, le gouvernement de la ville déménagea de l'ancienne mairie, sise à Marunouchi, jusqu'à Shinjuku. A son ancien emplacement a été construit le nouveau centre de conférences international. 
Carte des trois bâtiments
La mairie par rapport aux autres buildings de Shinjuku
Les immeubles du Tôkyô Metropolitan Government Building sont donc
"Tokyo City Hall, Tower I" ou "Main Buildings N°1" ( les 2 tours ) : 243 mètres de haut, 51 étages dont 48 au dessus du sol et 3 en sous-sol. Le batiment central, composé de deux tours, a l'aspect d'un château fort, d'une forteresse massive à l'aspect réfrigérant et austère diront certains. A propos, il parait que sa forme est un hommage à Notre dame de Paris ainsi qu'aux cathédrales gothiques et maintenant, plus je la regarde plus j'y vois une ressemblance troublante. L'aspect extèrieur de la tour, grise, métallique, froide, avec des lignes s'entrecroisant ressemble à un circuit électronique voir un microprocesseur, on aime ou on aime pas, mais ce batiment ne laisse pas indifférent. Les deux tours naissent à partir du 33ème étage, chacune a une plateforme d'observation au 45ème étage ( à 202 mètres ) dont l'accès est libre et gratuit. Ces observatoires permettent de découvrir de très belles vues d'ensemble des environs de Tōkyō et aussi du Mont Fuji, visible par temps clair. Ces observatoires jumeaux ont la même dimension : 1000 mètres carrés de surface, 18,4 mètres de haut et un diamètre de 18 mètres. Les ascenseurs y conduisant vont à 240 mètres par minute, soit 55 secondes seulement pour parcourir 45 étages! Pour les courageux, sportifs et inconscients, vous pouvez emprunter les 1096 marches allant du troisième sous-sol jusqu'au 45ème étage.

Vous remarquerez les couleurs diférentes selon les livres ( les deux premières photos ) et la réalité ( les deux photos suivantes prises en 1997 par mes soins )
"Tokyo City Hall, Tower II" ou "Main Buildings N°2" ( les 3 petites tours ) : 163 mètres, 37 étages dont 34 au dessus du sol et 3 en sous-sol.
"The Metropolitan Assembly building" ou "Metropolitan Assembly Hall" ou "Assembly Hall" : bâtiment rectangulaire, hauteur 41 mètres, 8 étages dont 7 au dessus du sol et un en sous-sol.

A une époque une illumination des tours avait lieu le premier samedi et premier dimanche de chaque mois. 


Joli non?
Quelques photos de la mairie de Tôkyô dans son environnement

Sympa Google earth :-)

Shinjuku, Tôkyô, le mont Fuji! Superbes photos.


Le dépliant de l'observatoire de la mairie

Partie multimédia
Une vidéo sur Youtube :-)
http://www.youtube.com/watch?v=XMeH7p2OESM
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25 novembre 2006
Le sexe au Japon! Deux livres de référence
Ces dernières semaines sont sortis deux livres, en français, dont je tiens absolument à vous parler. Les deux traitent de la sexualité au Japon, tendance sexe cru plus que fleur bleue, et dévoilent un coin de ce Japon qu'il est bien difficile pour un occidental de comprendre ou même de cotoyer. Je m'étonne même qu'aucun ouvrage sur ce sujet ne soit sorti plus tôt, le sexe ayant toujours fait vendre, surtout en France. En tout cas ces livres sont de qualité, vous pouvez les acheter les yeux fermés.

PINK BOX de Joan Sinclair
"Pink Box" est un recueil de photos prises dans les clubs érotiques japonais, principalement à Tôkyô, dans le Kabuki Cho le quartier chaud de Shinjuku. Ce quartier couvre actuellement 2.5 km2 avec 5 000 établissements voués à l'industrie du sexe, appelée fuzoku. Rien de pornographique dans cet ouvrage, surtout composé de portraits et d'intèrieurs de clubs, c'est au contraire l'occasion unique de visiter ces clubs et rencontrer les personnes qui y travaillent ( clients, prostituées, rabatteurs... ). Ce privilège est d'autant plus rare que nombre sont interdits aux étrangers, il parait qu'ils ne connaissent pas ou me respectent pas les règles très strictes qui les régissent. Dans ces endroits les japonais, surtout des hommes mais pas seulement, peuvent vivre tous leurs fantasmes. Pour celà ils peuvent s'immerger dans des décors reconstituant minutieusement un cadre quotidien tels qu'une rame de métro, un bureau voir une école... et enfin pouvoir se lâcher, extèrioriser leurs désirs, loin du carcan d'une société qui réfrène toute manifestation d'émotion. Le fantasme de l'écolière avec son costume est bien évidemment proposé même si les entraineuses sexy ont plus l'âge d'étudiantes ayant redoublé de nombreuses fois.
Ce reportage photographique contient aussi beaucoup d'informations, on notera l'introduction de 20 pages retraçant l'histoire du commerce du sexe au Japon, ce que recherchent les clients, la législation actuellement en vigueur sur la prostitution, les moyens de la contourner... Ensuite chaque type d'endroit est introduit par une page de texte puis des photos.
Sommaire
clubs à entraineuses
clubs à entraineurs
théâtres nus
pubs de contact et salons roses
soaplands
peep-shows
fashion health
hôtel health
clubs d'images
bar d'évènements
cafés pour couples
autres activités roses
et on termine en beauté par un dictionnaire / glossaire de 4 pages où j'ai ainsi appris que "bero bero" voulait dire "Léchage agressif"!!
Présentation sur le site d'Amazon
"Avec Pink Box, la photographe Joan Sinclair est entrée dans un monde singulier et dérangeant, celui des sex-clubs japonais, où tous les fantasmes, même les plus invraisemblables ont droit de cité. Pour la satisfaction et le plaisir de la clientèle de ces clubs très privés, des numéros éclectiques se déroulent dans les atmosphères colorées de salles de jeux pour adultes ou dans un ascenseur aux vitres transparentes propres à satisfaire les voyeurs. Hautes en couleurs, drôles et fascinantes, les photographies de Joan Sinclair rendent compte d'un univers interdit aux occidentaux, et caractéristique de la culture japonaise contemporaine."
Biographie de l'auteur
"Durant les deux années qu'elle a passé à Tokyo, Joan Sinclair a souvent entendu parler de ces sex-clubs japonais aux sols en miroirs et aux décors fantaisistes. En 2004, elle part avec son appareil photo vivre au Japon pendant un an. Dès son arrivée à Tokyo, elle se lie d'amitié avec certains responsables et employés de sex-clubs pour ensuite devenir photographe pour Soapland magazine, un mensuel pornographique. C'est ce qui l'a conduite au travail photographique présenté dans ce livre."
Broché : 191 pages
Editeur : Editions de la Martinière (28 Sep 2006)
Langue : Français
ISBN: 2732434930
Dimensions (en cm) : 22 x 25
29€00 

L'IMAGINAIRE EROTIQUE AU JAPON d'Agnès Giard
ATTENTION : ouvrage de référence sur le sexe japonais!!
Ce livre est beaucoup plus foisonnant que le premier et nous plonge immédiatement dans un univers extrèmement riche et varié mais aussi déroutant voir incompréhensible malgré les longues explications d'Agnès Giard. Tous ceux qui aiment le Japon, qu'ils soient passionnés, otakus, simples curieux, hentais mais aussi artistes trouveront ici leur bonheur car ce livre est très richement illustré ( peintures, photos, mangas x ... ) et l'auteur maîtrise son sujet; attention cependant à certains dessins et photos très violents et qui peuvent mettre mal à l'aise. Dans ce livre sont traités des sujets aussi variés que le lolita complex ( appelé aussi lolicon complex ), le bukkake, les monstres à tentacules, les love hotels, les gothic lolita, le cosplay, les maid café, le fundoshi, l'enjo kosai, le bondage, le SM, les poupées grandeur nature mais aussi la tendance au travestissement dans le visual rock ou visual kei... Impossible de tout citer, c'est effarant de richesse, d'inventions mais aussi de vices car tous les fantasmes ne sont pas très sains, impossible d'oublier la partie consacrée aux vidéos de seppuku - harakiri et à la nécrophilie.
Présentation du livre ( quatrième de couverture )
"Au Japon, les fantasmes érotiques et les apparences fluctuent, dans une culture qui depuis des millénaires valorise la notion d'impermanence. Au Japon, l'identité des êtres est transitoire, le plaisir est fugace, la logique est floue, le réel est virtuel, la beauté est mortelle... par essence? Quant au sexe, forcément, il est protéiforme, polymorphe et pervers. Il s'est imprégné de cette tradition qui prête à chaque chose une âme : homme, femme, papillon, pierre ou fleur, tout dans ce monde japonais (bouddhiste et shinto) participe d'une universelle propension à faire l'amour de toutes les façons possibles. C'est à dire plus avec le cerveau qu'avec les organes génitaux. Il ne semble y avoir aucune barrière aux fantaisies érotiques dans ce pays qui ne connaît pas le système binaire, qui n'oppose pas l'homme à la femme, ni le mal au bien."
Biographie de l'auteur
Agnès Giard est une journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l'art déviant, auteur du livre "Le sexe bizarre" (édition Cherche-Midi) et travaille à Marie-Claire, Playboy ou l'Echo des Savanes. Elle a fait ses débuts dans les magazines de japanime en France en 1993. Ses reportages sur le Japon sont publiés depuis plus de dix ans dans toute la presse française (Elle, Technikart, Glamour, Biba, DS...), Agnès Giard travaille également pour la presse japonaise : elle est correspondante depuis six ans de la revue mensuelle SM Sniper, à laquelle collaborent des artistes aussi prestigieux que Nobuyoshi Araki. Elle a publié son premier livre, Fetish mode, aux éditions Wailea, Tôkyô.
Sommaire
L'amour des culottes
La culture de la honte
L'eau et les tentacules
Histoire de revenants
La violence
Les poupées
Travestissements et métamorphoses
La crise de la masculinité
La révolution des filles
L'industrie du sexe
Les jouets pour adultes
Avis de la FNAC, très intéressant
"Le sexe étant aujourd'hui plus important que l'âme, rendons lui un peu de son esprit à l'occasion de la parution de l'impressionnant, beau, exhaustif, précis, cultivé, allumé, en couleur livre d'Agnès Viard, journaliste spécialisée dans les contre-cultures, et sobrement intitulé "L'imaginaire érotique au Japon". Un ouvrage suffisamment dense pour qu'on l'éprouve comme une expérience érotique en soi, tout au long de quelque trois cents pages illustrées par les plus grands artistes contemporains nippons dans un vertige de propositions et de figures parfois proches de l'hallucination (à cet égard, une mention particulière aux photographies en noir et blanc de Ken-Ichi Murata, qui creuse les rapports entre la femme et les tentacules de plastique s'évadant d'anus offerts et de vulves pétrifiées)... Ceci étant dit, on ne réduira pas cet ouvrage à une compilation de fantasmes incarnés dans des pratiques culturelles et artistiques délirantes (pour notre oeil européen du moins). Non, il faudrait plutôt le situer à mi-chemin entre le beau livre et l'essai ethno-érotique sur le Japon contemporain, véritable héros underground de ces pages et, cela transpire de part en part, intarissable source de fascination et d'affection pour l'auteur. De l'amour des petites culottes usagées vendues en distributeur automatique au culte des poupées maléfiques qui disent le sexe de la mort, des vidéos érotiques de seppuku à la question sociétale des strip-teases, de l'angoisse nationale de la castration à l'inflation des gadgets sexuels tel que le sexe jetable à déflorer, de la presse transgressive kitsch pour lycéennes aux bars à fellation, au Japon l'imaginaire érotique ne connaît pas de limite. De quoi faire rougir le pays du divin marquis."
Broché: 332 pages
Editeur : Albin Michel (1 novembre 2006)
Langue : Français
ISBN: 2226166769
Dimensions (en cm): 19 x 24.5
35€00
On aura vite compris que ces deux livres se focalisent surtout sur le sexe, les fantasmes et que tout ce qui est érotisme, romance est à vite oublier tant on s'en prend plein les yeux. Esprits pudibonds et pusillanimes, passez votre chemin ou encourez le risque d'être happés et marqués à jamais par un univers perturbant. Vous croyez que je plaisante? Une fois que vous aurez vu des visages déformés par des pinces dans les narines et que vous saurez ce qu'est un bukkake, on en reparlera.
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06 octobre 2006
Deuxième voyage à Tôkyô Avril 2004 - 02
Allez mes amis, on embarque pour la suite et la fin de mon second voyage :-)
Jeudi 15 Avril 2004
Ce matin je visite deux quartiers résidentiels de Tôkyô, ils sont peu connus et n'occupent que quelques places dans mon guide mais n'y étant pas allé en 1997, je veux les voir cette fois-ci. D'abord Den En Chofu, un village pour les riches si j'en juge par le luxe des villas. Autour de la petite gare il y a quelques commerces mais très vite ils laissent la place à des maisons individuelles avec grand jardins ( l'espace est le vrai signe du luxe à Tôkyô ); le quartier est très beau mais je le trouve assez froid, un peu comme le 16ème arrondissement. C'est, parait-il, un des lieux où les japonais aimeraient le plus vivre s'ils en avaient les moyens. 
La gare de Den En Chofu

Jolies les villas
Maintenant direction Jiyugaoka, un quartier proche de Den En Chofu. J'y vais parce qu'on en parle dans mon guide mais c'est trop morne, ce quartier n'a rien de spécial, c'est calme, sympa mais il ne s'en dégage rien de spécial. 
Elle est superbe cette photo, j'ai eu beaucoup de chance ce jour là.
Un temple ancien, un homme ancien...
A midi je suis au parc Impérial. Je marche pendant trente minutes dans la partie ouverte au public, puis je m'offre une petite sieste d'un quart d'heure, étendu sur l'herbe, caressé par le vent et le soleil ... délicieux :-) 
Les douves du château impérial
Pelouse à l'intèrieur du château, on y dort très bien :-)
Maintenant il est temps de se remettre en route, je me promène à nouveau vers le pont du Japon ( le nihonbashi ), Ginza puis direction la station de métro Yurakucho voir le nouveau forum international; l'immeuble est pas mal, sans plus, une fois de plus l'architecte s'est fait plaisir mais quid de l'intégration du bâtiment dans l'environnement existant? 

Le forum et son intèrieur
Vous croyez que je suis fatigué, après toute cette marche? Eh bien non, toujours pas, donc petite promenade dans le parc Hibiya puis je vais voir la grande salle de concerts de la capitale, à savoir le Tôkyô Dome, surnommé Big Egg ( le grand oeuf ) en raison de son aspect extérieur. La salle est impressionnante vue de l'extèrieur, j'aurais bien voulu voir l'endroit où X Japan a donné ses 3 mythiques concerts en 1992 mais il est fermé au public :-(
Le Tôkyô Dome
Vendredi 16 Avril 2004
Visite de Kamakura aujourd'hui, site touristique japonais important, c'est en outre une très belle ville située à seulement une heure de Tôkyô en train. Je me lève à 6H00 et à 8H30 je suis arrivé, la journée s'annonce longue. La ville est superbe, on la visite facilement en une journée, ne vous privez pas de ce plaisir. A Kamakura se trouve non seulement le Grand Bouddha le plus connu du Japon mais en plus vous pourrez faire trempette dans l'océan Pacifique ( ce qui n'est pas rien comme souvenir ) et vous pourrez visiter beaucoup de temples, dont le fameux Engakuji où repose le cinéaste Ozu Yasujiro ( voir mon article ici Ozu Yasujiro et le kanji mu ). Je descends d'abord à la station Kita-Kamakura ( qui signifie Kamakura Nord ) pour visiter le Engakuji et me recueillir sur la tombe de Ozu. C'est un passage quasi-obligé pour moi vu le profond respect que je voue au maître mort en 1963 et ainsi lui témoigner ma reconnaissance pour tous ses films. Ceux-ci m'ont permis de ressentir ce qu'on appelle Beauté et Sérénité, merci Ozu sama.
Petite précision, le terme Engakuji désigne une enceinte renfermant plusieurs temples et non pas un temple en particulier, c'est important!
La gare de Kamakura
L'enceinte du Engakuji

Divers temples dans l'enceinte du Engakuji

La tombe de Ozu
En partant je me suis arrêté devant ce ruisseau et j'ai eu l'impression
que l'univers tout entier y était contenu... Pas une illumination zen, le
fameux satori mais j'y ai pensé. Un moment précieux...
Je marche ensuite trente minutes pour aller à la ville de Kamakura proprement dite. Je remonte sa grande avenue et, au bout, je trouve l'Océan Pacifique!!!!! Quand je pense qu'en 1997 je ne savais même pas que l'océan était à cinq minutes du grand Bouddha! Face à l'océan, s'étendant à perte de vue, je retrousse mon jean noir, je prends mes chaussures à la main et j'entre dans l'eau. Le contact est agréable, je reste une demi-heure dans cette position, regardant l'océan, la plage, les japonais qui sont là, les vagues, le ressac, j'écoute le bruit de l'océan, hypnotique... un grand moment avec le soleil qui chauffe mon visage. 
L'avenue de Kamakura


C'est moi, les pieds dans le pacifique :-)
En début d'après-midi je vais admirer le grand Bouddha, toujours aussi majestueux et toujours entouré de touristes. Il y a sept ans je n'étais pas entré dans la statue car je pensais que c'était un manque de respect vis à vis du Bouddha mais là, je ne veux plus louper l'occasion. L'intèrieur de son socle est sombre mais très grand, on pourrait y tenir à trente personnes au moins. L'intèrieur de la statue en elle même n'a rien de spécial mais c'est étonnant de pouvoir entrer dans le corps d'une statue, surtout celle là. 

Le Grand Bouddha
Le dos du Bouddha avec deux fenêtres donnant sur son intèrieur

Dans le Bouddha
La visite terminée je retrouve le chemin qui passe par les collines pour rejoindre la station de Kita-Kamakura et qui m'avait laissé une forte impression lors de mon premier voyage. Quand vous vous tenez face au Bouddha, il faut sortir de l'enceinte du temple par la gauche, prendre la route par la droite et il se trouve à droite de cette route, juste au niveau du tunnel. Ce chemin forestier fait 2.2 kilomètresà vol d'oiseau mais beaucoup plus à pieds, surtout que ça grimpe fortement! Attention, je dois vous prévenir, empruntez ce chemin à vos risques et périls, si on ne fait pas attention c'est la dégringolade assurée et, de celle-là, on ne se relève pas! On est vraiment en pleine forêt, le sentier est assez dangereux mais on surplombe Kamakura, c'est une vision qui faut qu'on se donne ce mal. 
LE Chemin de tous les dangers :-)

Jolie forêt
A mi-chemin je constate que je suis un peu paumé et c'est précisément à cet instant que je rencontre une bande de dix collègiens japonais, garçons et filles. Ils me parlent en anglais, posent des questions sur mon pays, si j'aime le Japon...Ils vont eux aussi à Kita-Kamakura donc on fait, bien évidemment, le reste du chemin ensemble. La situation est amusante, ça nous fera à tous un bon souvenir. Le chemin est plus long que dans mon souvenir, à savoir qu'on a mis pas loin d'une heure pour atteindre la gare. On va ensuite au temple Engakuji car c'est leur point de rendez-vous avec le reste de leur école. Comme je m'y attendais je suis le point de mire des autres collègiens, ceux qui étaient avec moi leur disent "Mitte, Mitte" ( Regardez ) et ils répondent "Sugoi" ( Formidable, terrible ). Bref, ils sont fiers d'avoir ramené un étanger, à tel point qu'on se prend en photos pour immortaliser cette rencontre. C'était rafraichissant comme tout cette rencontre, je vais ensuite me promener dans l'enceinte du temple et me repose quelques minutes au fond d'une allée, à l'ombre des arbres vu que le soleil tape assez fortement. 
La fin d'une allée au Engakuji, calme, à l'abri des foules...
Ragaillardi, je retourne à Tôkyô, Shinjuku et plus spécialement à la Golden Gai qui m'avait enchanté le jour. De nuit, force est de constater qu'elle a perdu de son charme, notamment toutes les plantes ont été rentrées, seules de petites enseignes lumineuses restent devant les bars, bref c'est tristounet comme tout. 


Les néons de la ville!
Samedi 17 Avril 2004
Yokohama fait maintenant presque partie intégrante de Tôkyô, elle se situe à seulement trente kilomètres en train de la capitale et c'est dorénavant la deuxième ville du Japon en nombre d'habitants. La ville est sympa mais sans plus, il n'y règne pas l'effervescence de Tôkyô et aucun quartier ne peut se targuer de se rapprocher de la folie de Shibuya ou Shinjuku. En revanche elle possède la plus haute tour du Japon, à savoir la Landmark Tower ( presque 300 mètres ) avec les ascenseurs les plus rapides du monde ( 750 mètres par minute ) et un quartier chinois, surnommé bien évidemment Chinatown. Il fait office aussi de quartier chinois pour Tôkyô qui, selon mes guides, n'en comprend aucun dans son enceinte. De l'observatoire de la Landmark Tower, la vue est magnifique sur le pacifique, on voit que les japonais construisent de plus en plus en gagnant des terrains sur la mer, d'énormes bandes de terre étaient en construction pour que la ville puisse s'étendre encore plus. 

La Landmark Tower et le quartier des buildings

Superbe tour!
On construit sur la mer, le Japon s'étends...

Chinatown et ses couleurs
Direction ensuite un petit parc, à côté du stade de la ville. Sa particularité est de posséder un jardin avec des milliers de fleurs dont, si je ne me trompe pas, de superbes tulipes. Une bonne dizaine de photographes amateurs sont attroupés autour pour les photographier. 
Amoureux des fleurs...
Après un détour par Chinatown, en me dirigeant vers la Marine Tower, je me fait accoster dans la rue par un vieillard en chaise roulante poussé par une personne plus jeune. Cette personne âgée me parle en français, dit avoir été stagiaire en France il y a de ça 40 ans et écrire des critiques d'Opéra. De fil en aiguille il me propose de venir dans un petit appartement, acheté récemment pour recevoir ses amis du monde entier, afin de manger, discuter... Je reste deux heures, de midi à 14H00, à parler en français avec lui. Il a 70 ans, était professeur d'université et a écrit de nombreuses thèses sur la littérature française. Cette personne est très sympathique et semble adorer notre pays. Une fois ma visite de Yokohama achevée, je vais à Shinjuku à la librairie Kinokuniya où je trouve deux livres très intéressants pour préparer l'examen international de japonais ( le JLPT ) de niveau 3.
Dimanche 18 Avril 2004
A 8H45 je me pointe à l'église Sainte-Marie D'Ikebukuro car je veux revoir la reproduction de la Pieta de Michel Ange qui s'y trouve. Elle a changé de place depuis 1997, avant elle trônait devant l'autel, maintenant elle a été reléguée dans un coin sombre, presque à l'écart et c'est bien dommage au vu de sa beauté. 
L'église Sainte-Marie D'Ikebukuro de Kenzo Tange : une grue
vue d'hauteur d'homme, une croix vue d'hauteur d'ange
C'est froid non?
La perfection!
Décidemment je joue de malchance puisque le temple du Sumo, le Kokugikan, est encore fermé aujourd'hui! Deuxième fois que je me déplace pour rien. Ok, on déprime pas, on s'énerve pas, on est dimanche et c'est la plus belle des journées à Tôkyô puisque la ville est envahie par la jeunesse!!!!! Je vais à Shibuya, patrie des Ganguros ( ou gangurus puisque ça s'orthographie de maintes façons ). Dans le parc, près des immeubles de la télévision NHK, se tient un grand festival écolo "Earth Day Tôkyô", en clair Tôkyô célèbre aujourd'hui la journée de la Terre. C'est sympa mais les écolos c'est pas trop mon truc, ils crient trop au catastrophisme pour un oui ou pour un non, leur mouvement ressemble trop à une opération marketing. 
A Yoyogi, la tour NTT Docomo
Le festival écolo "Earth Day Tôkyô"
Je retourne au temple Meiji du parc Yoyogi où j'assiste de nouveau à de très beaux mariages en costumes traditionnels. 

Beau mariage
Ensuite je fais mon circuit classique du dimanche, à savoir la place en haut de Omotesando Dori pour voir les cosplayeuses, Takeshita Dori puis remontée d'Omotesando Dori. Je retourne ensuite du côté du festival de la Terre et tombe dans la rue sur un groupe de punk-rock de quatre musiciens, moyenne d'âge 25 ans, avec un gros son et une dizaines de fans filles accrochées aux grilles du parc Yoyogi à se déhancher la tête ( enfin, si je puis utiliser le verbe Déhancher pour une autre partie du corps que les hanches :-) ). Pas mal leurs morceaux, on voit que ça fait longtemps qu'ils jouent. Je continue mon petit bonhomme de chemin, je déambule au hasard des rencontres, des échos qui me parviennent de droite et de gauche. Chemin faisant je tombe sur une grande place où plusieurs groupes amateurs, de styles fort variés, sont réunis à même pas cinq mètres d'intervalle. Il y a une chanteuse de JPop, future idole peut-être, avec des danseuses habillées de robes fruitées aux couleurs éclatantes, des comiques et même un groupe de sept, huit mecs appelé Dai San Nichiyobi ( Le 3ème dimanche ) qui fait des simulations de combats du jeu vidéo de Street Fighters je crois. Ensuite je rends visite aux rockers qui sont à l'entrée du parc Yoyogi.
La gare d'Harajuku
Cette place ne cessera jamais de m'obséder

Les rockers, fidèles au rendez-vous!

Groupe punk-rock et ses groupies, j'adore
Jolies les jupes
Le Dai San Nichiyobi
De 11H00 à 18H00 je fais de multiples allers-retours entre tous ces endroits, cette longue promenade de sept heures fut un enchantement de tous les instants, ça fait plaisir de voir autant de monde s'amuser, ne pas se prendre la tête et, surtout, que ça se passe dans une ambiance aussi bon enfant. Je ne connais pas d'endroit à Paris où celà serait possible. Après m'être reposé dans mon hôtel, je passe la soirée dans le quartier résidentiel d'Ikebukuro, le silence qui y règne facilite l'introspection.
Près de mon hôtel, une tour d'incinération?
En tout cas facile avec elle de retrouver mon hôtel
Lundi 19 Avril 2004
Hé bien voilà, il est arrivé mon dernier jour de vacances. Ces deux semaines auront filé à vitesse grand V mais auront été d'une rare densité. Dire que je me souviens comme si c'était hier du jour où j'ai réservé mon hôtel par internet. Tout passe si vite, je me demande même si j'ai eu le temps de bien profiter de ces vacances, si je n'ai pas été un peu boulimique à trop vouloir voir de choses et à ne pas assez prendre de recul? Je pense que c'est plus tard que je serais pleinement heureux d'avoir fait ce voyage, surtout en regardant mes photos, car là je suis encore trop dedans et je suis fatigué physiquement ( je marche énormément et ne mange que des cochonneries peu nourrissantes ) ainsi que mentalement ( la peur de louper l'avion est mon grand stress de fin de vacances ).
Après avoir fait une ballade dans Ikebukuro dans un coin que je ne connaissais pas et avoir croisé des lycéennes en uniformes, je retourne pour la dernière fois au Kokugikan mais, comme je joue de malchance et que visiblement il m'en veut, il est fermé aux visites. Je peux quand même prendre une photo de la salle à partir du couloir mais la salle de lutte proprement dite est interdite aux visiteurs! Je me promène dans le quartier dans l'espoir de voir des sumotoris mais rien de rien, ce quartier constituera le point noir de mon voyage: dorénavant je le boycotterai! 
Le Kokugikan :-) La photo est ratée mais je la colle ici vu qu'elle m'a
demandé trois visites :-(
Tiens, j'ai faim, très faim même, donc ni une ni deux, je fonce au Mc Do le plus proche et découvre effaré que j'ai commandé une boisson taille Jumbo! Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un verre de coca qui fait carrément un litre voir plus ( impossible de le finir )! Une fois mes forces reprises je vais au temple Sengakuji sur la tombe des fameux 47 ronins, ces samouraïs qui symbolisent aujourd'hui encore la fidélité et la loyauté pour avoir vengé le suicide forcé de leur seigneur. Un petit musée leur est consacré mais il n'y a rien de franchement extraordinaire. 
Tombe des 47 ronins
Je retourne après à Roppongi pour voir une dernière fois la Mori Tower, cette tour est superbe, dommage que mes photos ne soient qu'un pale reflet de sa majesté. Retour ensuite à mon hôtel pour préparer mes bagages puis, à 18H30, je retourne en haut du Sunshine 60 pour admirer Tôkyô de nuit. A ma grande surprise il y a très peu de monde dans la tour, peu d'employés et l'éclairage est blafard, l'intèrieur fait même un peu glauque; si on n'était pas à Tôkyô je ne me sentirais pas en sécurité. Grosse déception en revanche concernant la plate-forme à l'air libre qui est fermée aujourd'hui. Mais passons, la vue sur Tôkyô est magnifique, spécialement sur Shinjuku et ses buildings illuminés. J'ai la capitale du Japon à mes pieds, je domine Tôkyô de tout mon être et c'est un moment de rare bonheur :-)
MA STATION! La mienne... Oui, c'est égoïste, mais c'est la mienne :-)
La gare d'Ikebukuro et ses grands magasins vue depuis le Sunshine 60

Shinjuku... le paradis sur Terre
Mardi 20 Avril 2004
Ja quitte aujourd'hui Tôkyô. Sonnerie du réveil à 5H45, dehors une heure après. Je mets dix minutes pour rejoindre le Prince hôtel d'Ikebukuro devant lequel je vais prendre le bus appelé Airport Limousine pour rejoindre Narita. J'ai une info pratique pour vous, le matin, aux heures de pointe, le NEX ( Narita Express ) ne circule pas puisqu'il utilise dans Tôkyô les mêmes voies ferrées que la Yamanote qui, à ces horaires, est prioritaire sur le NEX. Si vous devez partir le matin, utilisez le Skyliner au départ de Ueno ou bien la navette par bus accessible à partir de certains hôtels de la capitale. Le billet s'achète au comptoir du Prince Hôtel et on met un peu plus d'une heure pour rejoindre l'aéroport de Narita. Rien de spécial à dire sur le vol de retour, on décolle à 12H30, le vol dure dix heures jusqu'à Munich ( au départ c'était Francfort mon escale ) Arrivée à 17H30 à Munich, départ pour Roissy à 19H10 et arrivée à 20H30. Bon, je prends le RER pour rentrer à la maison et tombe de sommeil dans mon lit vers 22H30 ( halala, cette obsession de l'exactitude, mieux vaut en rire avec moi, non? ).
Bilan? Voyage passionnant bien évidemment, différent du premier pourtant, je me souviens qu'en 1997 j'avais été ébloui par les librairies de mangas et leurs milliers de volumes ainsi que par les salles de jeux vidéos alors que je les ai délaissées cette fois-ci. J'y suis allé pour voir Tôkyô, vivre en son coeur, la sentir, en faire partie, me dire qu'un jour j'ai été Tôkyô et que c'était bon. La prochaine fois que j'irai au Japon ce sera pour visiter Kyôtô et Nara. J'adore Tôkyô mais il est temps de voir d'autres villes, plus anciennes, plus traditionnelles... pour élargir ma connaissance de ce pays fascinant.
Notes liées dans mon blog
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25 septembre 2006
Deuxième voyage à Tôkyô Avril 2004 - 01

Tôkyô, Shinjuku et ses lumières
Mon premier voyage à Tôkyô s'est déroulé en avril 1997, lors de la floraison des cerisiers. Je ne pensais pas à l'époque que j'attendrai sept ans pour retourner dans ce beau pays et pourtant... sept longues années se sont écoulées, entre-temps j'ai visité Bangkok et New-York mais le Japon me manquait trop et en avril 2004, du jeudi 08 au mardi 20, je repars pour deux semaines au pays du soleil levant.
Pour ceux que ça intéresserait, voici le compte-rendu de mon premier voyage à Tôkyô
Premier voyage à Tokyo Avril 1997 - Première partie
Premier voyage à Tokyo Avril 1997 - Deuxième partie
Jeudi 08 Avril 2004
Levé à 5H30, départ de chez moi à 6H30, j'arrive à Roissy à 7H50 précisément! Je vole avec la Lufthansa cette fois avec un changement à Francfort. Décollage 9H30, arrivée 10H30 à Francfort puis redécollage à 14H00 dans un avion remplit à ras bord de japonais et de quelques rares occidentaux ( oui, je sais, je suis un peu maniaque avec les chiffres et les horaires mais ça ne se soigne pas :-) ) . Le voyage est calme mais long, 10 heures quand même pour rejoindre Narita! Heureusement j'avais une place près d'un hublot et de là j'admire à satiété les nuages; je dois vous avouer que les nuages me fascinent depuis mon premier voyage, je trouve ces entités émouvantes, éthérées, très belles égalemment, quel plaisir que de pouvoir se déplacer si haut qu'on puisse les admirer de dessus et non plus de dessous, de voir un océan de nuages, s'étendant à l'infini, jusqu'à la ligne d'horizon. 
Une mer de nuages, à l'infini
Les côtes du Japon
L'altitude de croisière est de 10 000 mètres, 10 kilomètres quand même, on ne plaisante plus à cette hauteur; pour vous donner une idée 1 Km ça représente 3 tours Eiffel l'une sur l'autre donc là on est à une hauteur équivalente à 30 tours Eiffel :-)). Outre les nuages, je garderai de ce voyage la vision d'une sibérie survolée la nuit, pays glacé avec de-ci de-là quelques ilôts de lumière correspondant peut-être à des villages, avant-postes militaires, missions scientifiques...? Qui peut bien vivre dans un espace aussi désolé?
Vendredi 09 Avril 2004
8H00, on arrive à Narita! Mon premier contact est catastrophique car il y a une file d'attente d'au moins 1000 personnes pour faire vérifier son passeport! Je répète : il y a une file d'attente d'au moins 1000 personnes!!!!! Là, j'avoue, j'accuse le coup, je me prépare à trois heures d'attente mais non, en une heure seulement tout le monde aura été traité : c'est ça l'efficacité japonaise. Je récupère mon sac, prends un ticket pour Ikebukuro via le NEX ( Narita Express ) où j'arrive à 11H40. Mon hôtel donc, le Dai Ichi Inn Ikebukuro, est situé à cinquante mètres de la sortie Est de la gare, encore plus près de celle-ci que le Kimi Ryôkan où je résidais il y a sept ans :-) Ca c'est hyper pratique pour se déplacer.
Mon hôtel, le Dai Ichi Inn kebukuro
Vue depuis mon hôtel sur la ligne de la Yamanote :-)
Une fois mes bagages déposés je pars me perdre dans ce quartier que j'ai tant aimé la première fois. Il est toujours aussi surpeuplé, avec énormément de magasins, pachinkos, salles de jeux vidéos, bars, restos et un quartier résidentiel où j'ai passé beaucoup de soirées, bien sur on ne peut passer sous silence le Sunshine 60, longtemps le plus haut building de tout le Japon, et le centre commercial Sunshine City ni le Toyata Amlux Building éclairé d'un étonnant bleu cobalt la nuit. 
Ikebukuro
Quelques infos sur mon hôtel, il s'appelle donc le Dai Ichi Inn Ikebukuro et j'ai réservé 11 nuits à partir du site www.voyages-sncf.com. La nuit me coute 72 euros, et c'est le moins cher que j'ai trouvé dans le quartier et aussi bien situé ( la Yamanote passe à Ikebukuro, ne l'oublions pas ). Ma chambre est au dixième et dernier étage avec wc et salle de bain personnels, donc un excellent rapport qualité/prix :-) Du fait du décalage horaire je me couche, exténué, vers 17H00 et me réveille à 22H30 mais bon, je vais pas sortir à cette heure, pas envie, je vais bouquiner mes guides en attendant avec impatience demain matin.
Samedi 10 Avril 2004
Premier objectif du matin, trouver un combini store genre Family Market ou Lawson car je meuuuuuuuuuuuuuuuurs de faim! A ma grande surprise j'ai dû chercher pendant dix minutes car aucun ne se trouve à proximité de mon hôtel ou bien je ne l'ai pas vu. Une fois rassasié je file à la gare, prends une carte de transport à 3000 yens ( système inconnu il y a sept ans et très pratique puisqu'il évite d'acheter plusieurs tickets par jour ) et direction Shibuya avec la ligne de chemin de fer circulaire, la fameuse Yamanote que j'aime tant ( plus d'infos ici La Yamanote Sen - ligne de chemin de fer circulaire de Tôkyô )! Pour moi c'est un des symboles de Tôkyô et LE moyen le plus pratique de visiter la capitale. 
La gare de Shibuya et ses guichets automatiques
Donc, Shibuya la jeune, Shibuya la folle, patrie des Ganguros brulées aux UV et autres styles vestimentaires tout aussi bizarres. Je vois la statue du chien fidèle Hachiko, l'immeuble 109 où se font et se défont les modes mais je n'y mets pas les pieds ( il n'y a QUE des filles là-dedans, si si, je vous jure, je veux pas passer pour un hentai ou un otaku occidental voyons! ). 
L'immeuble 109, LE symbole de Shibuya la jeune


Ruelle de Shibuya, bardée d'enseignes
Un petit tour ensuite dans la librairie 1st Book où j'aurais pleuré de voir tant de livres et d'avoir si peu de temps à leur consacrer... Ensuite petite ballade dans ce quartier très sympa avant de remonter vers l'immeuble de la télé NHK puis de pénétrer dans le parc Yoyogi pour rendre visite au temple Meiji Jingu. Le parc est grand, les arbres nombreux et magnifiques, on croirait une vraie forêt au coeur de la capitale. Le temple est assez petit en revanche mais il possède une très grande cour de sable fin avec un superbe double arbre dont les branches forment un demi-cercle des plus harmonieux. Je m'y attendais mais c'est avec grand plaisir que j'assiste au sein de cette cour à un mariage en costumes traditionnels, comme il y a sept ans. Je mitraille bien sur les mariés avec mon appareil photos ainsi que la traditionnelle photo de mariage où ils sont entourés de leur famille respective; un véritable enchantement pour les yeux. Tiens, un autre mariage se déroule juste après le premier :-) Ce doit être une activité régulière du temple et rémunératrice je pense. 
Vers le temple Meiji Jingu

Arbres magnifiques, dans une cour déserte et reposante
Un des nombreux mariages auxquels j'ai assisté
Une fois satisfait d'avoir revu ces mariages ( j'en gardais un beau souvenir de mon précédent voyage ), je file à Harajuku me ballader dans la rue de la mode, celle qui s'appelle Takeshita Dori. Elle est parallèlle à Omotesando Dori et comporte de nombreux minuscules magasins de mode, dont certaines ont des noms français tels que "Bon parisien", "Comme ça"... et, le week-end, une des plus fortes concentration de jeunes japonais de tout le Japon. 
La station Yamanote d'Harajuku
Takeshita dori et sa foule
Poteau japonais type jungle de fils et panneau Sexy Dynamite :-)
Je rattrape ensuite Omotesando Dori, LA grande avenue de Tôkyô, rebaptisée même Les Champs Elysées de Tôkyô, que je remonte en entier avant de faire une halte au magasin de souvenirs Oriental Bazaar. J'y retrouve, merci mon dieu, une carte dessinée de Tôkyô achetée en 1997 mais qui est maintenant trop abîmée et à laquelle je tenais particulièrement. Après un saut à mon hôtel pour manger et me reposer un peu de toute cette marche ( c'est ma grande spécialité quand je suis à l'étranger, avaler les kilomètres de ville, marcher, marcher et encore marcher dans les villes que je visite, c'est une drogue, l'envie de fourrer mes yeux et mon nez partout ), je retourne dans le quartier résidentiel d'Ikebukuro. Ce quartier est à l'opposé du Sunshine 60 sur une carte, coincé entre la Yamanote et une autoroute; c'est un entrelas de petites rues, de maisons individuelles, le soir c'est un endroit calme, reposant pour l'esprit, qui rassure et détend le grand angoissé que je suis d'où mes fréquentes visites :-) Aucun touriste, peu de monde, beaucoup beaucoup mais vraiment beaucoup de verdure ( plantes en pots, arbres ) dans certaines ruelles minuscules où une voiture ne passerait pas. 
Une ruelle, noyée sous sa verdure
La rue commerçante menant au quartier résidentiel d'Ikebukuro
que j'affectionne particulièrement
Après cette visite reposante je grimpe à l'observatoire du Sunshine 60, situé comme son nom l'indique au soixantième étage; l'ascenseur met seulement trente cinq secondes pour parcourir 240 mètres. A la différence de la Tour Montparnasse on n'est pas à l'air libre et c'est bien dommage, surtout qu'on a une vue splendide sur Tôkyô et Shinjuku. La ville est si gigantesque qu'on ne voit pas ses limites car elle courre sur plus de 40 kilomètres jusqu'à Yokohama, formant la plus gigantesque mégalopole au monde! 
Le Su