Mon amour pour le Japon et Tokyo

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26 septembre 2009

Cutey Honey : la série des fauvistes!

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                                   Le rose, LA couleur de "La guerrière de l'Amour"

Quelqu'un parmi vous a t-il déjà vu la première série de "Cutey Honey", celle de 1973-1974, arrivée dans le club Dorothée en 1988 sous le nom de Cherry Miel? 20 ans déjà... ceux de moins de trente ans n'ont pas connu les aventures de la guerrière de l'amour et de la transformiste la plus célèbre de l'animation nippone. Dans le cas contraire,  vous vous souvenez certainement des couleurs flashy et improbables de la série, très typées années 70 et délire
psychédélique sous acide. J'ai revu la série dernièrement et je tenais absolument à faire un post dessus pour vous faire profiter de ce délire visuel.

Pour rappel, Cutey Honey est une série de Go Nagai, le prolifique papa de Goldorak! Cutey est une sorte d'androïde biomécanique, créée par le professeur Kisaragi. Celui se fait assassiner par l'organisation criminelle Panther Claw et Cutey Honey se jure de le venger. Ses pouvoirs lui permettent notamment de se déguiser en un clin d'oeil en de multiples personnages ( chanteuse, vagabond, hôtesse de l'air...),  de manier avec dextérité une épée et d'utiliser un redoutable boomerang tranchant comme un sabre. Elle est aidée dans ses aventures par un journaliste-détective-agent secret ainsi que par un clone de Rigel en vieux ninja libidineux!

Dans cette série rien n'échappe à l'exubérance des coloristes : collines roses, ciel bleu, vert, jaune, immeubles et escaliers arc-en-ciel, costumes multicolores échappés d'un défilé de mode sous champignons hallucinogènes, vilains sortis tout droit d'un tableau des fauvistes... cette série est une orgie visuelle, un festival chromatique de tous les instants.


OUVREZ VOS YEUX, LE TOUR DEMARRE!


Tout d'abord les paysages : collines roses, ciel de toute les couleurs, arbres roses, bleus et violet, on nage en plein délire réaliste : les daltoniens ont pris le pouvoir!

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Les personnages

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Cutey Honey, l'héroïne court vêtue

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Alors là, le décor ne veut même plus rien dire, c'est Kandinsky qui est aux manettes!

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Jolies couleurs pour cet ensemble; vous ne regrettez pas les années 70 et les pattes d'eph?

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Le journaliste qui va aider Cutey dans ses combats contre le Panther Claw. Violet, rose, jaune, bleu, lui aussi n'est pas épargné.

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La directrice de l'institution qui élève Cutey et son assistante : deux lesbiennes qui en ont après la guerrière de l'amour.

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Intéressant  au plus haut point ce passage, pour les couleurs de ses personnages d'arrière plan bien sur : vous en avez déjà rencontrées des filles avec la peau bleue ou violette?

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Rigel, en ninja lubrique et malchanceux.


Immeubles, décors, intérieurs...

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L'institution religieuse de Cutey : tout est dit, la série semble être vue au travers de ces vitraux multicolores

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Le laboratoire du professeur Kusaragi, avec ses teintes arc-en-ciel; idem pour l'escalier ci-dessous

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Un bien beau ballon dirigeable, qui doit se voir de très loin!

Les vilains : le Panther Claw! Je vous laisse admirer les couleurs, l'exubérance de leur choix... fascinant!

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Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous conseille l'article de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Cutey_Honey. Cette série a eu une descendance nombreuse comme le précise le site Planète Jeunesse : http://www.planete-jeunesse.com/sources/series.php3?cle=38&sec=1
1994 Shin Cutey Honey (8 OAV diffusés sur Mangas)
1997 Cutey Honey F (série TV de 39 épisodes)
1998 Cutey Honey F (film)
2004 Re : Cutie Honey (3 OAV)
2004 Re : Cutie Honey (film live, avec de vrais acteurs donc)



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01 août 2009

Article sur Goldorak du Télé 7 Jours N°972 du 13 Janvier 1979


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Voici un article paru dans le numéro 972 de l'hebdomadaire Télé 7 Jours, du 13 Janvier 1979, intitulé "Les jeunes téléspectateurs saisis par la Goldorakite", rédigé par Michel Radenac.

"On attendait Tintin et Mickey puisqu'ils fêtaient avec éclat leur cinquantième anniversaire en cette année 1978. Et ce fut Goldorak qui nous vint du lointain Japon pour s'imposer sur le petit écran, avant de descendre dans la rue sous une multitude d'aspects commerciaux. Sans doute faut-il aux psychologues un temps de réflexion pour analyser le phénomène en profondeur. "D'ores et déjà, constate toutefois Françoise Dolto, je peux affirmer qu'aucun enfant névrosé n'en parle." Sans doute les autres ont-ils besoin de "purger" leurs phantasmes en s'identifiant au bon robot de l'espace. Jacques Canestrier, l'importateur de la série, estime, pour sa part, que le succés des personnages du présent dessin animé tient d'abord à son originalité.

C'est en effet la première fois que le petit écran accueille des robots dont on sait la fascination qu'ils exercent sur les enfants depuis le succès de "La Guerre des étoiles". Ajoutez à cela un appel à la volonté de puissance et au surnaturel, et vous obtenez une bande dessinée qu'il restait à animer...

Les Japonais ont découvert la recette et ils l'exploitent avec le souci constant d'exporter, qui les caractérise. Ainsi leurs créatures offrent-elles un aspect européen. Tout au plus, peut-on trouver chez Goldorak quelque ressemblance avec le samouraï type. Résultat : l'Italie, le Canada, l'Espagne et les Etats-Unis se l'arrachent. L'Allemagne et la Grande-Bretagne s'apprêtent à rentrer dans la danse. En France, pourtant, on n'y croyait pas aveuglément.

Jacqueline Joubert, nouvellement promue à la direction des émissions enfantines d'Antenne II, s'était vu confier par ses prédécesseurs un "phénomène" qu'elle ne jugeait ni beau ni dépourvu de violenoe. Deux raisons pour elle de se faire tirer l'oreille. Elle décida donc de tester la série en juillet, à raison de deux épisodes par semaine. « Dès le mois d'août, indique Jacqueline Joubert, nous avons su, par le courrier, que Goldorak allait faire un tabac."

Depuis, c'est la folie. Actarus, le véritable héros, celui qui entre dans la tête de Goldorak et actionne le "pulvonium" ou encore le "planitronk" contre les visées expansionnistes du méchant Hydargos, a conquis les 6-14 ans. Deux mille lettres parviennent quotidiennement à Antenne II. La plupart portent la signature d'enfants.

"La vraie violence, c'est le western"
"Ils écrivent au personnage, affirme Jacqueline Joubert. Ils l'humanisent. Ce n'est pas la violence qui les intéresse." Jacques Canestrier ajoute : "La vraie violence, c'est le western, quand il y a identification, quand des hommes tuent d'autres hommes. Ici, c'est la destruction de robots irréels, d'énormes jouets qui s'en vont en pièces détachées. C'est une guerre de gadgets."

Les enfants ne sont pas seuls à prendre le stylo pour s'adresser à Goldorak. Les enseignants y vont aussi de leurs missives. A preuve, cet instituteur d'une classe préparatoire de Bezons qui témoigne : "Mes élèves, comme beaucoup d'autres de cet âge, recherchent le fantastique et sont attirés par les choses du futur, d'où leur passion pour Goldorak dont l'image de héros au service du bien est très appréciée. J'ai donc décidé de construire un robot grandeur nature. Ainsi, nous pourrons jouer avec, dans la classe." Tous les écoliers n'ont pas cette chance, mais tous semblent saisis par la même maladie, la "goldorakite".

Ainsi, ceux de l'établissement situé près de la rue Monttessuy viennent-ils quotidiennement fouiller les poubelles d'Antenne II dans l'espoir — vain — d'y découvrir les cartons enveloppant le fameux personnage, déjà vendu à 70 000 exemplaires.

Ah! ce robot, qui lance des flèches, comme il est convoité malgré son incapacité à se mouvoir. Convoité, mais aussi exposé à la critique. "Ce genre de jouet à la mode ne concourt pas à l'éveil des enfants", dit-on ici. "II est dangereux", protestent d'autres. Le bruit a même couru que la matière utilisée pour sa fabrication était cancérigène. "Non, répond l'Institut national de la consommation, il correspond à nos normes de sécurité, sous réserve des précautions d'usage." Une nouvelle poupée, en peluche, celle-là, devrait bientôt apparaitre sur le marché. On se l'arrache, décidément, et pas seulement les fabricants de jouets. Plus de soixante demandes de licences sont à ce jour parvenues aux services commerciaux d'Antenne II. Un disque tiré à 600 000 exemplaires, un journal, un poster en relief, des vignettes, des livres à colorier, des vêtements et même des verres  à moutarde : voilà qui satisfera les membres du club récemment créé. Voilà qui alimente, en tout cas, les caisses d'Antenne II, dans lesquelles tombent 30% des royalties. Souhaitons, comme Jacqueline Joubert, qu'une partie de cet argent frais tombe dans l'escarcelle de son département et serve — pourquoi pas ? — à aider la création de séries de fiction françaises. Pour l'heure, la concurrence avec les Japonais parait difficile puisqu'une minute de Goldorak revient à 1 000 F, soit trente fois moins que
celle d'un dessin animé confectionné en France.

Un héros japonais de l'an 3000
Ceci explique cela, et voilà pourquoi le "Grendizer" japonais est devenu "Goldorak" par la grâce de Jacques Canestrier, qui a trouvé ce titre en mêlant les syllabes de "Goldfinger" et de "Mandrake".

Succés oblige : alors que le cinquante-deuxième et dernier épisode de "Goldorak" sera diffusé le 18 janvier, Antenne II a décidé de reprogrammer la série à raison d'une émission par semaine — le jeudi — à partir de la semaine suivante. Quant à Jacques Canestrier, il songe déjà à la carrière d'un autre héros japonais de l'an 3000, plus romantique celui-là qui s'appelle pour l'heure Capt'ain Harlock, mais sera francisé et pourrait naître à l'antenne, en septembre prochain, dans le même temps ou un peu après la sortie d'un dessin animé de long métrage destiné au cinéma et monté avec d'autres bobines de... Goldorak.

Michel RADENAC"




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07 juillet 2009

Japan Expo 2009 10ème édition - Dédicaces, conférences, spectacles et concerts


Voici mes photos des dédicaces, conférences, spectacles et concerts du 05 juillet 2009 à la 10ème Japan Expo.

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Dédicace de Benjamin, dessinateur chinois. Il a effectué ces dernières années une vraie percée en France, notamment avec les très belles BD Remember et Orange! Un style très différent de celui des mangas, une maîtrise incroyable des couleurs, bref un coup de cœur pour beaucoup de monde!

Voici quelques unes de ses œuvres
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Dédicace de Shinichiro Watanabe, le créateur de Cowboy bebop et Samuraï champloo, deux séries cultes de ces dix dernières années, avec un univers riche, immédiatement identifiable, une bande son à tomber par terre, des personnages charismatiques... bref, un AUTEUR, un CREATEUR à part entière!

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Samuraï champloo

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Une toute toute petite file d'attente pour la dédicace d'Akemi Takada alors qu'elle fut une vraie star de l'animation japonaise des années 80 et 90. Pour rappel elle fut character designer sur Kimagure orange road (Max et compagnie), Urusei Yatsura (Lamu), Creamy mami (Creamy, merveilleuse Creamy), Maison Ikkoku (Juliette je t'aime), Patlabor... excusez du peu mais, à mon humble avis, elle aurait mérité bien plus que Clamp d'être la star de ce festival!

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Pour tous ceux qui sont tombés amoureux de la sublime Madoka, c'est à Akemi Takada que vous devez sa beauté!

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On fait quelques photos souvenirs :-)

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http://www.youtube.com/watch?v=C30FN_D0fck

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Conférence d'Akemi Takada; à nouveau je trouve les rangs bien clairsemés!

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Après que le public ait choisi un des deux dessins amenés par l'artiste, elle va nous montrer comment s'effectue le coloriage! Pour ce faire, elle enfile un tablier afin de ne pas tâcher ses habits de ville.

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On abandonne les dédicaces, place maintenant au Quizz du Chaos animé par la célèbre Flander's compagny, qui fait les beaux jours de la chaine Nolife! Ils étaient aussi déchaînés qu'à l'écran, fidèles à eux mêmes, bref un bon moment!

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Ambiance survoltée, vannes à quatre sous, questions tordues... on passe un très bon moment avec les acteurs. Ils sont d'autant plus méritant qu'ils n'ont pas eu le temps de répéter leur prestation!
Un lien http://www.youtube.com/watch?v=IM0Mxy8WHYQ


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ALors là, je suis tombé sur ce karaoké par hasard, dans une petite salle d'activité de la convention. J'ai regretté de ne pas avoir vu depuis le début ce qui se passait car
le show de ces nanas était diablemement rythmé! Mais bon, il y avait beaucoup beaucoup trop de choses à voir et il fallait faire une sélection drastique! Pour info, je crois que c'était une démonstration de parapara!
Vidéo!!!!! http://www.youtube.com/watch?v=wTVls15vd_8


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Ce gentil monsieur animait le cosplay spécial 10 ans de Japan Expo. Perso j'ai trouvé mauvais ce cosplay et je suis assez vite parti. Pour info, il tient une petite boutique de mangas, à Paris, vers St Michel, appelée "Manga Shop Little Tôkyô" et n'hésitera pas à prendre sur son temps pour vous conseiller tel ou tel manga, vous donner les dernières infos sur les séries...


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LE grand spectacle de ce dimanche après-midi, la Naruto Festa pour célébrer les 10 ans de Naruto!!!!!

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Un groupe qui mixe les génériques de Naruto et qu'on oubliera vite!

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Junko Takeuchi, la doubleuse de Naruto!
Eh oui, c'est une femme qui double Naruto, pas un homme! Ce fut une sacré surprise pour moi et elle nous a même gratifié d'un exemple en direct live, en doublant avec le personnage déguisé une scène de l'anime! Moi, je dis bravo!

http://www.youtube.com/watch?v=knVBbTGHzL4

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Masashi Kishimoto, LE créateur de Naruto, qui nous fait un petit coucou! L'équivalent de Akira Toriyama pour les années 2000!

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Tetsuya Nishio, le character designer du personnage de Naruto dans l'anime! Décidemment, il y avait du beau monde invité pour ce spectacle.

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Un portrait de Naruto, exécuté en direct!

Ensuite on a eu droit à 10 minutes du nouveau film de Naruto Shippuden, en sous-titré français s'il vous plait. Il a l'air excellent puisque l'existence du village de Konoha est carrément mise en danger!

On termine en beauté avec le générique de Naruto chanté par les excellentes Puffy Amiyumi. Je dois déplorer leurs voix enrouées qui n'étaient pas de toute beauté (le résultat du show de la veille?)... une petite chanson et puis s'en vont, snif!
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Un lien vers la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=C0tObvK84R8


J'ai loupé le samedi le concert de Puffy Amiyumi à cause de ces ********* de la SNCF et le seul que j'ai vu dimanche est celui d'AOI. C'est du Visual Kei un peu métal-techno, le son est pas terrible, trop fort par moment mais le chanteur dégage beaucoup d'énergie, se donne à fond et, surtout, il a appris beaucoup de phrases en français pour mieux communiquer avec son public!
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Extraits du concert
http://www.youtube.com/watch?v=sfDfhsDG4Gg

http://www.youtube.com/watch?v=RC2mZUScG7M


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Japan Expo
Japan Expo 2009 10ème édition - Les allées de la convention et autres choses en vrac
Japan Expo 2009 10ème édition - Stands
Japan Expo 2009 10ème édition - Cosplays et mode japonaise

Japan Expo 2008 9ème édition - Autres choses sur la convention
Japan Expo 2008 9ème édition - Cosplays groupe et autres
Japan Expo 2008 9ème édition - Go Nagai dédicace
Japan Expo 2008 9ème édition - Défilés de mode LaForet Harajuku et avant Cosplay groupe
Japan Expo 2008 9ème édition - Concert Ra:IN avec Pata de X-JAPAN 06 Juillet 2008

Japan Expo 2007 8ème édition - Concerts et dédicace de Yoshiki de X Japan

Japan Expo 2007 8ème édition - Stands et autres joyeusetés
Japan Expo 2007 8ème édition - Cosplay groupe du 08 Juillet 2007

Autres conventions
Chibi Japan Expo 2008
Festival "Promotion de la ville de Tôkyô" - Paris 11 Octobre 2008 

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01 janvier 2009

Amazon.co.jp : frais de douane excessifs

J'ai commandé il y a peu chez Amazon.co.jp deux DVD de JPop, introuvables en France, et voici combien celà m'a couté :
DVD 01 : 45€
DVD 02 : 45€
Frais de port par FEDEX : 30€
120€00 pour deux DVD mais là où c'est scandaleux c'est FEDEX qui a rajouté 30€ EN PLUS pour des frais de douane!!!!!

Résultat mes deux DVD me sont revenus à 160€!
JE REPETE : 160€ POUR DEUX DVD!


Maintenant je ne commanderai plus jamais chez Amazon Japon car non seulement ils sont TRES chers mais en plus ils utilisent FEDEX pour les envois à l'étranger. Ils feraient mieux de simplement faire un chronopost international qui lui ne m'a jamais rien coûté en frais de douane, quand je passe des commandes sur un site comme jungle-scs.co.jp ou bien Yesasia...

Pour ceux qui veulent plus d'infos, voici un lien vers un excellent forum traitant du même sujet :
http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?t=16334&postdays=0&postorder=asc&start=0

Bref, une très mauvaise expérience, dommage car ils ont un choix très vaste de DVD, CD, films mais leur politique tarifaire est excessive.


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Comptes-rendus de concerts en France
Concert de Ra:in avec Pata de X-JAPAN à Japan Expo 9ème impact 06 Juillet 2008
Concert de Halcali à la Maison de la Culture du Japon à Paris - 20 Juin 2008
Concert de Polysics à la Villette le dimanche 10 Juin 2007
Concert de Moon Kana, chanteuse gothic lolita à la Loco le 24 Février 2007
Concert des 54 Nude Honeys à la Maroquinerie le 24 Avril 2006
Concert de Uchuu Sentai Noiz à la Loco le 26 Février 2006
Concert de Kokia, premier concert de JPop en France le 21 Janvier 2006
Concert de Onmyouza au Tryptique le 30 septembre 2005
Concert de MUCC à la Loco le 09 Août 2005
Concert de Dir En Grey à l'Olympia le 24 juillet 2005
Concert de A.S. Dragon ( rock français ) au Point Ephémère le 23 Mai 2005 
Concert de Merzbow au Nouveau Casino le 13 mai 2005
Concert de RA:IN ( avec Pata de X-Japan ) à l'Elysée Montmartre le 05 Mai 2005



Critiques DVD Lives
Namie Amuro - Chronique DVD Live at Marine Stadium 1996
Momoe Yamaguchi - La légende vivante de la JPop

DVD Live de Ai Otsuka Jam Punch 2005


Autres
Namie Amuro - That's cunning! Shijo Saida no Sakusen?
Namie Amuro, quelques chansons de la reine de la JPop...
Visual Rock, fanzine français de 1997

 

Posté par David Yukio à 10:29 - Musique : JPop, JRock, Visual Kei et concerts - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2008

Kara no kyoukai - La frontière du vide

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Kara no kyoukai est mon coup de cœur du moment, un anime extraordinairement beau avec une ambiance contemplative cachant insidieusement des explosions de violence qui arrivent sans crier gare.

Année de production : 2007-2008
Studio : Aniplex - Ufotable

Episodes : 7 films d'une durée de 50 minutes, basés sur un roman de Kinoko Nasu

L'histoire
Kara no kyoukai (
Kara no kyôkai) est un superbe anime, adulte, aux couleurs somptueuses qui m'ont immédiatement séduit. Il est lent, calme, on découvre un Tôkyô qui semble déserté, à dimensions humaines puis le tout se transforme en une seconde en un film d'horreur avec des passages très gores. L'histoire est assez complexe, nous suivons une équipe de détectives spécialisés dans les phénomènes paranormaux (suicides organisés par un esprit, jeune fille serial killer avec le pouvoir de tordre les gens...) et il y a de nombreux flashback sur le passé des protagonistes pour essayer de comprendre comment ils sont arrivés dans cette situation. La narration semble décousue, il faut s'accrocher pour ne pas être dépassé par les évènements mais croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle, les films sont superbes et les personnages ont une personnalité qui nous fait accrocher tout de suite à cet anime. Il n'est pas encore aujourd'hui licencié en France mais vous pouvez le trouver sur les sites de teams de fansub, comme celle de KLF (Kili No Fansub).


Personnages
Shiki Ryōgi, l
'héroïne, souffrant de schizophrénie ou de dédoublement de la personnalité ou de... je ne sais pas mais attention, elle est dangereuse et n'hésite pas à tuer au couteau. Elle tient des discours parfois obscurs, de nature introspective à forte tendance psychanalitique sur son "autre moi" et, j'avoue, on a un peu de mal à la suivre dans son délire. Elle a passé deux ans dans le coma et cela n'a pas dû améliorer sa santé mentale. Elle possède un pouvoir spécial, une vision lui permettant de voir "la mort des choses"...
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Mikiya Kokutō, l
e héros de l'anime. Garçon simple, effacé, le cœur sur la main, trop gentil. Il est surtout là pour inciter Shiki à parler, se confier et par là même nous faire prendre conscience de sa personnalité borderline et incroyablement complexe.
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Tōko Aozaki est la
responsable d'une agence de détectives employant les deux héros de l'anime. Elle semble tirer beaucoup de ficelles des évènements.
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La cabinet de détectives
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Voilà pourquoi j'ai voulu faire cet article, pour montrer ces images dorées, ces décors somptueux, aussi beaux que dans Elfen Lied (article dans mon blog sur ce lien "Elfen lied, ses paysages et couleurs"
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Les décors sont superbes, détaillés, riches, on s'y croirait vraiment :-)
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Vous apprécierez le travail d'ombres et de lumières... du grand art
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Une belle, très belle jeune fille, perturbée, dotée du pouvoir de tordre à mort les gens
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Attention cependant, cet anime est aussi très violent car il raconte comment une agence de détective enquête sur des meurtres atroces ou des suicides. Beaucoup de plans sont très gores, il n'est donc pas à mettre entre toutes les mains!
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Notes liées dans mon blog


Articles parus dans la presse française
Article sur Goldorak du Télé 7 Jours N°972 du 13 Janvier 1979
La B.D. japonaise - revue Phénix de 1972 - premier article sur les mangas
Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978
Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?



Mangas et mangakas

Panorama of hell de Hideshi Hino
Les secrets de l'économie japonaise - manga de Shotaro Ishinomori
Gô Nagai à la FNAC de Paris le 19 Juin 1999
Gon, le bébé tyrannosaure...
Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008
Paradise Kiss de Ai Yazawa
Fever, manhwa d'ados à la dérive
Premier manga traduit en France? 1969
Next Stop ( Sex ) de Atsushi Kamijo - manga zen
BLUE - superbe manga d'amours adolescentes



Animés

Cutey Honey : la série des fauvistes!
Les anges dans les mangas et animes
Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées
DVD des génériques des séries télés Toei Animation de 1963 à 1989

Elfen lied, ses paysages et couleurs
Serial Experiments Lain
Kimagure Orange Road ( Max et Compagnie ) : paroles de chansons

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24 août 2008

Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?

J'ai retrouvé dans mes archives un article 50 millions de consommateurs daté de Janvier 1991 et intitulé "Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?". Certaines personnes s'inquiétaient à l'époque de la violence et de l'influence des dessins animés, japonais et non japonais, sur les enfants. Un jury réuni par 50 millions de consommateurs décida alors de visualiser une sélection de 16 séries parmi les plus connues ou originales pour faire un état des lieux et en informer les parents.

Il s'agit d'une réunion entre les personnes suivantes (je reprends ici leur présentation dans l'article) :
Michèle BANNAY : institutrice et chercheur en sciences de l'éducation, est l'auteur d'une étude "Le dessin-animé et l'enfant; approches formelles, sémiologiques et psychopédagogiques."
Eric CHEVALIER : médecin chargé de mission au centre international de l'enfance est notamment directeur du programme "Médias et Enfance"
Pascal LAFINE : dessinateur militant de l'association de télespaxtateurs "Les pieds dans le PAF" est un spécialiste (encyclopédique!) du dessin animé japonais.

Si je publie cet article sur mon blog c'est pour que chacun se rende bien compte du chemin parcouru depuis 17 ans et demi dans l'image qu'on a des dessins animés japonais. Vous noterez les remarques très dures sur certaines séries, que ce soit Mes tendres années, Malicieuse Kiki ou Jeanne et Serge (et non pas Jane!). Je ne nie pas du tout la compétence des membres du jury mais je serai très curieux de connaitre leur avis aujourd'hui alors que les mangas ont conquis l'hexagone depuis cette époque.

Cet article est signé de Christine BAUDRY. Si l'auteur de l'article souhaite qu'il soit retiré de mon blog, merci de faire la demande via Canalblog sur la page http://www.canalblog.com/public/contactez-nous et il sera retiré dès que j'aurai pris connaissance du mail de Canalblog.

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02 août 2008

La mort volontaire au japon


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Pourquoi de nombreuses séries japonaises sont-elles censurées en France et pas au Japon? Pourquoi trouve t'on autant de sang, de violence, de morts dans Saint Seiya, Rokudenashi Blues, Dragonball, Hokuto no Ken... et rien de si semblable ni de si abouti dans les productions américaines et européennes? Une partie de la réponse est que l'on oublie trop souvent que le Japon possède une culture, une civilisation et une religion totalement différentes des notres qui font que ses rapports avec la mort nous sont étrangers.


La longue histoire du suicide par Seppuku au Japon
"La mort volontaire au Japon" est un livre de Maurice Pinguet, ancien professeur à l'université de Tôkyô, paru dans la collection TEL de chez Gallimard. Toutes les citations entre guillemets de cet article sont tirées de cet ouvrage que je ne saurais que trop vous recommander tant il est intense, profond, et qu'il nous fait découvrir une facette très peu connue du peuple de l'archipel. En outre son style est aussi puissant et évocateur que celui de Dino Buzzati et Stefan Zweig, c'est dire la qualité de cet écrivain. A travers la longue histoire de ce pays, des samourais à Mishima en passant par les kamikazes, il nous montre que "se tuer : possibilité rare sans doute, et pathétique pour un peuple si doué de vitalité, excès véhément, mais accepté et respecté, nécessité sévère, dont le Japon décida de ne jamais se laisser d'emblée priver par principe, comme s'il avait compris qu'une part essentielle de grandeur et de sérénité disparait quand s'efface d'une civilisation la liberté de mourir."

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A la base de cette approche totalement opposée du suicide, nous avons la doctrine chrétienne qui édicte que la vie est un cadeau de Dieu et que se tuer c'est rejeter sa suprématie, aller contre sa volonté, sa puissance et le défier. C'est pourquoi durant des siècles l'église n'aura de cesse de sévèrement le condamner pour qu'il disparaisse et aujourd'hui encore, même s'il est toujours présent, nous le considérons comme un acte de lâcheté. “Aux yeux des japonais, il ne convent pas d'argumenter sa faute, de se disculpter, ils n'apprécient rien autant que le courage de se juger coupable. Les comportements d'autopunition qui nous semblent suspects, morbides ont toujours été acceuillis par eux avec sympathie, avec admiration, comme une suffisante rédemption de l'erreur, de l'échec, de la faute." "Nous autres japonais, nous comprenons mal la différence de traitement que l'Eglise accorde à Saint Pierre et à Judas. Tous deux ont trahi le Christ : Judas est damné, Pierre est le chef de l'Eglise, pourtant Judas s'est suicidé. "Ainsi parle un professeur d'université japonais, chrétien depuis 30 ans." Nous avons bien là une divergence fondamentale entre ces deux civilisations sur la mort volontaire, sur la façon dont elle est reconnue. Même les écrivains, qui représentent la culture et certaines valeurs de la société, ont également voulu participer à cette tradition : c'est Yukio Mishima qui se fit Seppuku en 1970, Yasunari Kawabata (Prix Nobel de littérature en 1968), Ryunosuke Akutagawa (qui donna son nom au plus prestigieux prix littéraire du Japon), Osamu Dazai et d'autres qui préférèrent partir lorsqu'ils jugèrent le moment venu.

Au Japon le suicide fut utilisé au cours des siècles pour diverses raisons:
     - les samourais vaincus, plutôt que de se rendre à leurs ennemis, préféraient se faire Seppuku et par cet acte hallucinant renverser leur défaite en victoire
     - quand un seigneur mourrait il n'était pas rare que ses vassaux se tuent pour le rejoindre dans la tombe en signe de fidélité
     - exprimer son mécontentement sur tel sujet à son seigneur ou simplement par ce geste le rappeler à l'ordre, lui faire prendre conscience qu'il déshonorait son rang par sa conduite
     - prouver son honnêteté; quand on vous accuse de vol par exemple et que vous n'avez pas les preuves pour vous innocenter, vous pouvez vous suicider, montrant ainsi que ce n'est pas vous le coupable (au Japon on a peu confiance en le langage, on préfère de loin le geste)
     - dans le cas d'amour contrarié par des parents ou les règles sociales on n'hésitait pas à partir pour l'au-delà avec sa bien aimée
     - comme réponse au désespoir, â l'incompréhension vis à vis de la vie
     - pour la gloire de l'empereur et la défense de l'empire comme le firent les kamikazes en 1944 (alors que dans les autres pays on résiste ou on collabore)

II existe d'autre cas de figures où le suicide fut préféré à tout autre acte, on l'utilisait véritablement pour un oui ou pour un non, ce qui n'est pas le cas en Occident. Mais pour nous autres étrangers qui dit suicide au Japon dit Seppuku. Que se cache t'il donc derrière ce terme qui aujourd'hui encore frappe les esprits et pourquoi mourir ainsi? II faut avant tout savoir qu'au Japon le ventre est l'équivalent du coeur en Occident, c'est le siège des émotions et des sentiments. Cette façon de le placer au centre de la pensée explique peut-être ce suicide réservé aux anciens nobles et samourais qui consiste à s'ouvrir le ventre avec une épée. Au fil des siècles "le geste de se tuer se fit de plus en plus solennel, précis et rituel. II ne suffirait plus de s'embrocher à la va-vite ou de se trancher la gorge, on prendrait son temps, on s'ouvrirait le ventre, on extirperait ses entrailles - sans broncher. Ce fut le procédé qui s'imposa sous le nom de Seppuku : lecture à la façon chinoise, donc élégante et savante, des deux mots ventre coupé, dont la lecture vulgaire Harakiri nous est plus familière." Un guerrier du nom de "Yoshitsune reconnait que cette méthode est la meilleure, étant la plus ardue, donc la plus glorieuse - et il décide d'en faire choix. II se planta son sabre sous le sein gauche, et s'enfonça violemment, à se transpercer jusqu'au dos; il élargit la blessure de trois cotés, et s'extirpa les entrailles. Bien entendu il ne meurt pas aussitôt: les blessures abdominales ne donnent qu'une agonie prolongée. On n'imagine pas un procédé suicidaire plus âpre, mais plus inefficace. Seule sa valeur symbolique put le faire adopter. L'éclat sanglant de la prouesse flattait l'orgueil et complaisait au masochisme qui est l'envers obscur de la volonté. Les affres du corps étaient des plus sévères, mais elles s'accompagnaient d'une apothéose morale : au dernier moment tout homme pouvait devenir un héros. Métamorphosé par son acte même, il mourrait dans la gloire."

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Le Seppuku était si douloureux que, plus tard, on en modifia le rituel en autorisant un aide à couper la tête du "supplicié" au moment où il s'ouvrait le ventre. "Les auteurs des chroniques guerrières sont souvent trés explicites dans leurs évocations, on sent leur complaisance à embellir et à détailler les exploits anatomiques de leurs héros, en vue d'imposer quelques images brutales et pathétiques."
"Le plus souvent, on se donnait un répit de quelques minutes, on se retirait de la ligne du combat, pour se recueillir au moins un instant avant de se tuer, juste l'instant d'un dernier poème, en tout cas d'une dernière prière." "II meurt? Non, il se tue  et tout est différent. II ne voit plus la dure nécessité qui le broie, mais la souveraineté qu'il exerce en s'unissant à son destin. II va s'éteindre sans doute, mais non sans un dernier flamboiement qui fascinera, il le sait bien, tous les êtres qui se savent mortels. II se fait flamme d'un instant dans l'incessant brasier de l'éphémère. Ses fautes passées, ses erreurs, ses faiblesses? Tout est consumé dans l'éclat de la mort volontaire. Par-delà le pardon, il se donne à la gloire et à l'oubli, au plus haut de l'humain." "Leur mort volontaire les fixe dans notre nostalgie: de tels hommes ont existé, une possibilité extrème de l'être humain est par eux désignée, marquée, inscrite dans une histoire qui n'est pas seulement celle des succés de la ruse et de la force. Au moment du Seppuku, au plus aigu d'une tradition si particulière, leur propre chauvinisme est de toutes parts débordé : tout homme peut se reconnaltre dans leur décision, car les valeurs de sacrifice ne cessent jamais d'émouvoir et nous n'avons pas besoin d'être japonais pour comprendre et admirer les formes exigeantes qu'elles se sont données."

On comprend donc que le Seppuku est infiniment plus qu'un simple suicide (une pendaison, du poison, n'ont pas la même valeur de sublimation de l'être). De tout cela ressort une profonde fascination au Japon pour la mort volontaire, le sacrifice mais aussi une sombre fierté nationale; en 1945 "on ne se flattait plus de gagner la guerre en  décourageant l'ennemi, ni de décimer une flotte de débarquement, ni même de retarder l'invasion du sol national. Mais il fallait  que le sacrifice persistât dans la détresse générale, comme une  flamme fixant les regards, pour la gloire du Grand Japon à l'agonie. Efficaces ou non, disait l'amiral Onishi, ces kamikazes donnent au monde et à nous-même le spectacle de l'héroïsme, de la fierté,  elles  assureront,  quoi qu'il arrive, la survie de notre patrimoine spirituel. Ainsi, le sacrifice en vient un jour à reconnaltre qu'il est vide et vain, mais il peut régner sans but, il se targue de son prestige, de son éclat."


Seppuku dans les animes et mangas
Les auteurs de mangas ont très bien su exploiter cette fascination pour la mort au Japon en glorifiant, si besoin était, ces derniers instants dans des séries où, inéluctablement, les héros se dirigent vers une fin sanglante.

Saint Seiya n'est qu'une suite de combats violents, de flots d'hémoglobine, de sacrifices et pourtant cette série eut un énorme succès au Japon et de part le monde. L'une des raisons est que l'on flatte ce que Freud appelle les "pulsions de mort" qui sont en chacun de nous et qui nous attirent vers l'abîme. A un moment Seiya s'écrit "brûle mon cosmos, brûle, consume toi" comme s'il parlait de sa vie, comme s'il voulait finir en beauté dans une explosion plutôt que de s'éteindre lentement. Shiryu personnifie au mieux ces valeurs de sacrifices qui sont tant appréciées par les japonais. Dans son combat contre Persus Argol il se crève les yeux, il accepte de se faire transpercer par Excalibur l'épée de Shura, chevalier d'or du Capricorne pour pouvoir ensuite, en declenchant l'ultime dragon, vaincre son ennemi tout en disparaissant. Les mots de son maitre sont très explicites : “Il n'est rien de plus grand que d'offrir sa vie pour les autres". Shun, qui est pourtant celui à qui la mort fait le plus horreur, n'hésitera pas un seul instant à mettre sa vie en péril pour sauver Hyoga, à demi mort suite à son combat contre le chevalier d'or du signe du scorpion. On comprend à quel point cette notion de renoncement de soi est présente en chacun d'eux quand on nous raconte une ancienne légende où est mise en avant cette vertu qu'est pour certains le sacrifice : “Il y a bien longtemps un pauvre voyageur était sur le point de mourir de faim. Tout à coup trois animaux s'approchèrent de lui et décidèrent d'essayer de le sauver. L'ours pécha un poisson et l'offrit au voyageur, le renard s'en alla et revient bientôt avec une grappe de raisin. Mais le lapin ne pouvant ni pêcher ni cueuillir de raisin ne pouvait rien lui offrir. Comme il ne pouvait rien lui donner il décida de se jeter lui même dans les flammes et de sacrifier sa vie pour sauver celle de l'homme qui devait mourir et s'offrir comme repas. On ne saurait être plus clair.

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Pour glorifier encore plus ces moments, pour les rendre encore plus frappants, dramatiques, on a recours à des gros plans, à une musique mélancolique, des ralentis, à une voix off saluant le courage de tels actes. On cherche tout comme les chroniqueurs guerriers à imposer des images fortes, destinées à frapper les esprits : c'est Shiryu gisant au milieu d'une mare de sang les bras en croix après son combat contre son double noir, c'est Hyoga reposant dans un cercueil de glace dressé par Camu ou à nouveau Shiryu qui, ayant fait appel à l'ultime dragon dans une scène propre à arracher des larmes aux plus endurcis, s'envole vers l'espace infini avec Shura alors que tous ses amis sont en pleurs. Ils laissent derrière eux une image si forte, si noble, qu'elle ne peut que créer l'envie chez ceux qui restent.

Mais c'est lorsque Shiryu et Hyoga que l'on croyait morts reviennent à la vie que l'on se rend compte de l'exploitation des auteurs de la fascination exercée sur nous par les sacrifices volontaires. II est hors de question que ces chevaliers meurent définitivement sinon aucune suite ne serait vraiment possible et cela ferait des bénéfices en moins aux maisons d'édition. Mais il est également hors de question de ne pas montrer la prétendue mort de ces héros puisqu'on sait que cela constituera les scénes les plus fortes, les plus émouvantes de la série, celles dont on se souviendra dans x années. Alors on nous fait croire qu'ils sont morts, on pleure leur disparition et ils sont ramenés à la vie par une quelconque astuce et ainsi tout peut recommencer. Les chevaliers d'Athéna ne sont finalement qu'une représentation de  nos pulsions sadomasochistes, plus ou moins conscientes. Qu'est-ce qui nous intéresse en eux : leurs rèves, leur psychologie? Non, c'est leur souffrance et leur sang que nous souhaitons voir avant qu'ils ne réussisent leur mission sinon comment expliquer que les séries d'Asgard et de Poséidon ne soient plus qu'une interminable succession d'affrontements, que leur scénario se résume à tuer de nouveaux adversaires encore et toujours?

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Shiryu, celui qui aura le plus souffert dans tout Saint Seiya et le plus versé son sang

Bien sur toutes les séries ne sont pas aussi extrémistes, ne vont pas aussi loin dans l'idée du sacrifice pour autrui ou pour ses idées, mais prenons un autre exemple : Rokudenashi Blues. C'est une histoire d'étudiants se bastonnant à longueur de volume. Durant des pages le sang gicle, ruisselle, éclabousse, coule, ce ne sont que coups de poings, de têtes, de pieds, de coudes. Là aussi on sent une profonde complaisance et sympathie des dessinateurs vis à vis des combats car les personnages sont montrés le visage meurtri, éclaté, comme si toutes ces histoires devaient invariablement se terminer dans la douleur et le sang.

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Combat entre racailles; ça castagne dur

Dans Dragonball on retrouve cette idée du guerrier qui veut se battre jusqu'au bout, mourir face à l'ennemi, briller une dernière fois plutot que finir dans son lit rongé par la maladie ou la vieillesse (ce que refusaient les samourais). Son Goku aurait très bien pu revenir sur Terre avec tous les habitants de la planète Namek grâce aux voeux du dragon sacré mais il préfère continuer à se battre contre Freezer bien qu'il ait prouvé qu'il était le plus fort, et en sachant pertinemment qu'il ne peut survivre dans l'espace. Du moins c'est ce que l'on nous fait croire pour que l'on tremble à l'idée qu'il va mourir, avant d'apprendre sans aucune explication qu'il est toujours vivant. II a peut être le secret espoir de finir en apothéose et que jamais on n'oubliera son combat et ses derniers moments, qu'à tout jamais on parlera de lui comme du plus grand guerrier de tous les temps, disparu au faîte de sa puissance. Comme dans Saint Seiya la mort semble la fin logique du combattant étant donné qu'ils meurent tous au moins une fois; à croire que les personnages ne sont créés que pour arriver à cet instant où l'on considère que le sacrifice et la mort sont une consécration à toute existence. Mais là où ça devient plus subtil c'est qu'ils savent que cette fin n'est pas définitive, on peut toujours les faire revenir avec les boules de cristal, c'est donc avec moins d'appréhension qu'ils vont au devant de leur destin et n'hésitent pas ainsi à risquer leur vie pour notre plus grand plaisir. Ils ne sont cependant jamais certains qu'on pourra les ressusciter, beaucoup de monde cherche à s'approprier les DragonBall, c'est pourquoi, malgrè cet espoir, ils sont graves, ce combat pourrait être leur dernier, il ne faut pas le rater. Et même s'ils ne pouvaient revenir à la vie, le monde des esprits ne diffère pratiquement en rien de celui des vivants, on peut continuer à s'entraîner, à massacrer ses ennemis, la seule marque comme quoi on est mort est une auréole! Quelle habile façon de démystifier la mort, en sachant cela nul doute que les guerrier se jetteront à corps perdu dans la bataille, ils n'auront plus peur et nous aurons la joie de contempler des combats toujours plus longs, toujours plus durs.

Hokuto no Ken représente un autre aspect de cette fascination pour la mort si l'on en juge par tout le sang versé à travers des batailles toutes plus violentes les unes que les autres où aucune mutilation, blessure, ne nous est cachée mais au contraire exhibée en gros plan. Que ce soient Ken ou Raoul les techniques de combat de l'école Hokuto sont toutes très sanglantes et ne semblent là que pour montrer des corps exploser, éclater de l'intèrieur et répandre des entrailles, et ceci sans la moindre censure. Même si Toki les utilise pour guérir des blessures, et parfois Ken (rendant la parole à Lynn), celà ne constitue que des exceptions. Même Ken qui tient pourtant le role de "bon" dans ce manga se complaît dans ce déluge de chair; "comme mes ennemis doivent me redouter en voyant de quoi je suis capable” se dit-il peut-être car autrement pourquoi employer des  moyens aussi barbares si ce n'est pour flatter son ego ou alors les désirs morbides des lecteurs; ce manga comporte près de trente numéros, c'est beaucoup pour une galerie de délires sadiens, la qualité des dessins ne peut seule expliquer son succés.
Les vertus de sacrifice ne sont pas oubliées, elles sont si profondément ancrées dans la mentalité japonaise qu'elles se doivent d'être présentes et montrées en exemple : c'est Shura qui ayant battu Ken enfant préfère se rendre aveugle plutôt que de le tuer, c'est Lynn refusant de devenir l'esclave du roi du Hokuto et ainsi renoncer à ses idées qui se dirige d'un pas ferme vers une plaque de métal chauffé à blanc pour s'y brûler. La plupart des personnages de ce manga ne vivent que pour la guerre, la violence. Ils n'apparaissent jamais aussi puissants, aussi libres que dans ces moments où, ruisselant de sang, ils semblent enfin maitres de leur destin, enfin libres de faire de leur vie ce dont ils souhaitent. Lorsque Ken se dirige vers le lieu où se déroulera son prochain duel il est calme, serein, il sait qu'il va peut-être mourir et cela le libère de tous ses problèmes. C'est au moment précis où il risque sa vie qu'il en est vraiment maître, et il doit aimer cela vu le nombre de fois oû il la met en jeu.


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Raoh, le colosse dans toute sa démesure au moment de mourir

Nous venons de voir que cette violence issue des temps guerriers se poursuivait dans certains mangas mais elle ne s'arrête pas là et plusieurs artistes japonais ont parfaitement illustré le Seppuku, que ce soit le maître des estampes Yoshitoshi, le contemporain Makoto Aida avec son fameux Schoolgirl Harakiri, le cinéaste Kobayashi avec le film Harakiri mais aussi le musicien Masami Akita (du groupe Merzbow) qui a tourné le film Paradise Lost où une femme s'éventre dans des râles et gémissements sans équivoque sur l'érostisme de l'acte.

Excellent article en français sur un film appelé Schoolgirl Harakiri http://eigagogo.free.fr/Critiques/schoolgirl_harakiri.htm. Attention, c'est violent même si c'est du cinéma.

N'oublions pas Yukio Mishima avec un long Seppuku dans son film Yûkoku (Patriotisme, Rites d'amour et de mort) dont je parle ici http://japon.canalblog.com/archives/2007/04/21/4697178.html 

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Là encore le suicide est vu comme l'apothéose d'une vie et doit être mis en scène pour jouir de sa propre fin

Cet article n'est pas un hymne à la mort volontaire, d'autres s'en sont déjà chargés comme je viens de l'expliquer, mais simplement un début d'explication à cette débauche de sang et de cadavres que l'on retrouve dans de nombreuses séries japonaises. II ne faut jamais oublier que dans ce pays le suicide est un droit que l'on ne s'est jamais privé d'exercer et que le sens du sacrifice, de quelque nature qu'il soit, y est considéré comme une qualité.

Cet article a été originellement publié dans feu la revue ANIMAPA en 1993 (revu et corrigé en 2008).


Voici un suicide traditionnel dans le monde des yakuzas, magnifié en manga... On sent toute l'émotion de son auteur dans sa volonté de créer des images fortes, frappantes, qui se fixeront à jamais dans la mémoire des lecteurs.
Un jeune yakuza qui se suicide, par Seppuku, devant le mont Fuji et une foule assemblée. Difficile de rendre une mort plus impressionnante et émouvante...
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24 mai 2008

Gô Nagai à la FNAC de Paris le 19 Juin 1999

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Gô Nagai sera à Paris le 03 Juillet 2008 pour la Japan Expo 09, date anniversaire des 30 ans de l'arrivée en France de Goldorak. Ce n'est néanmoins pas la première fois qu'il vient à Paris puisqu'il avait déjà participé à une conférence en France. En effet le samedi 19 Juin 1999 il était invité à la FNAC des Halles de Paris et ce fut un grand évènement pour les admirateurs du grand robot cornu! Si mes souvenirs sont bons, il effectuait une tournée européenne pour présenter ses oeuvres et lancer en France plusieurs de ses créations. J'ai encore plusieurs de ses mangas et j'avais noté la date d'achat et on voit qu'il était en pleine campagne marketing :
  Manga UFO Robot Goldorak 1 : novembre 1998
  Manga Devilman 1 : octobre 1999
  Film "Goldorak contre Great Mazinger" en cassette vidéo : mai 1999

Tenant un journal depuis X années je vous retranscris ici mes notes : "A 15H00 je suis à l'auditorium de la FNAC des Halles car il y a une conférence avec Gô Nagai. Celle-ci commence à 16H00 avec la projection du film "Great Mazinger contre Devilman" puis, de 16H40 à 18H10 par une série de questions réponses." Durant cet échange avec le public, une personne a posé LA question qui faisait fureur à l'époque et qu'on appelait "L'affaire Goldorak", bien avant celle des DVD, à savoir "Pourquoi lorsqu'Actarus passe de la soucoupe à la tête de Goldorak, sur son siège, celui ci fait deux demi-tours successifs ? C'est une perte de temps inutile et dangereuse lors d'un combat, non?" Cette question a déclenché l'hilarité générale et, étonné de voir l'assistance aussi amusée, Gô Nagai a répondu le plus simplement du monde, après réflexion, "la nature d'Actarus l'invitait à être prudent et à se retourner" (cf http://www.autolargue.net/)

Vous trouverez en haut de cet article les deux photos que j'avais prises à l'occasion de cet évènement.



Notes liées dans mon blog


Articles parus dans la presse française
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La B.D. japonaise - revue Phénix de 1972 - premier article sur les mangas
Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978
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14 mars 2008

Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008


                Canalblog_Manga_GTO_Great_Teacher_Onizuka


Le vendredi 14 mars 2008, au Salon du Livre de Paris, Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO (Great Teacher Onizuka), était en dédicace pour ses fans français. Vous excuserez la pauvre qualité de mes photos mais l'éclairage n'était pas assez fort pour photographier en 100 ou 200 ISO.


Canalblog_Manga_GTO_Toru_Fujisawa_Salon_Du_Livre_Paris2008_01
L'entrée du Salon

Canalblog_Manga_GTO_Toru_Fujisawa_Salon_Du_Livre_Paris2008_02
Le podium où aura lieu la dédicace

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La partie Manga du Salon avec la podium au fond de la photo

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Tôru Fujisawa, en pleine dédicace

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02 mars 2008

Les anges dans les mangas et animes


              Canalblog_Anime_Anges010
                                  Un des plus beaux anges que je connaisse :-)

Les anges, messagers du Dieu chrétien, sont très présents dans les mangas et animes. Que ce soit dans X de Clamp, Ah my goddess, Angel sanctuary, On your mark de Miyazaki... ils sont étonnement présents alors que la religion chrétienne est plus que minoritaire au Japon. Dans une revue une jeune japonaise disait qu'ils avaient un côté romantique... Difficile d'en savoir plus, je pense que les japonais se sont approprié cette figure de la culture occidentale et l'ont détournée de son sens premier pour l'adapter à leurs besoins (c'est la fameuse théorie du "bleu plus bleu que bleu"). Ajoutez à celà un fort goût pour l'exotisme de la part des japonais et on comprendra un peu plus pourquoi ces belles créatures se retrouvent sous le cien nippon :-)

Dans les mangas et animes ils représentent souvent des êtres divins ou des humains dotés de pouvoirs extraordinaires. Ils sont bons ou mauvais, à protéger (On your mark, Clover; le personnage dans ce cas est souvent une fillette) ou dangereux (X de Clamp; c'est souvent un homme alors ) mais leur présence ne laisse pas indifférent et annonce souvent de graves complications dans une vie normale voir un bouleversement sans nom (Ah my goddess).

Un manga s'appelle Angel sanctuary, un autre Angel heart (de Tsukasa Hojo), un autre DNA Angel. Un film s'appelle Tenshi no tamago (L'oeuf de l'ange), le très beau court métrage On your mark réalisé par Hayao Miyazaki. On les voit aussi dans les jeux vidéos (Baten Kaitos où le héros a une aile mécanique et une en plumes)... bref, ils ont envahi l'imaginaire nippon!!!!! Je ne parle même pas de la série Neon Genesis Evangelion où les ennemis sont désignés comme Anges car ils n'en ont que le nom mais pas l'apparence; mais quand même, elles s'appellent Anges et ce n'est pas par hasard.

Ils, ou elles le plus souvent, sont très basiques en ce qui concerne leur émotions, ce sont soit des êtres d'innocence échoués dans notre monde, soit des êtres de destruction venus pour purifier notre onde mais jamais ils ne font dans la demi mesure.

Certaines de ces ailes sont discrètes, genre décoration, d'autres immenses, certaines blanches, d'autres noires, beaucoup sont faites de plumes, quelques unes sont mécaniques, d'autres ressemblent à des voiles transparentes mais peu ont l'aspect d'ailes de chauves souris comme Satan (dans notre religion il a été condamné à troquer ses belles ailes plumeuses contre d'infames ailes de toile...).


Voici quelques exemples d'anges vus par les japonais :-)

Canalblog_Anime_Anges002  Canalblog_Anime_Anges015
L'ange dans toute son innocence... Vous remarquerez les ailes faites de plumes ou d'une matière genre voile

Canalblog_Anime_Anges008 Canalblog_Anime_Anges009
Le superbe Haibane renmei avec des anges munis de petites ailes, pas toujours blanches

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L'ange de Clover avec ses ailes mécaniques

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Clover encore; j'adore ses ailes...

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Canalblog_Anime_Anges019 Canalblog_Anime_Anges006
Rei de Neon Genesis Evangelion

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Le très beau On your mark de Hayao Miyazaki où deux policiers aident un ange à échapper à la terre

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Le fameux Angel Sanctuary

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Cette fois les os des ailes sont visibles

Canalblog_Anime_Anges011 Canalblog_Anime_Anges012

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X de Clamp avec Kamui le héros et ses ailes blanches et un autre personnage protégeant la Terre

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Ah my goddess   

Canalblog_Anime_Anges025
Gunnm, Alita battle angel, avec Gally et son corps mécanique

D'autres anges
Canalblog_Anime_Anges022 Canalblog_Anime_Anges023



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