Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

05 septembre 2010

Liste articles mangas et dessins-animés



J'ai classé ici les liens de mes articles traitant des mangas et dessins-animés



Articles parus dans la presse française

 

Premiers mangas traduits, livres, expositions

 

Livres sur les mangas et l'animation japonaise

 

Mangas, mangakas, illustrateurs



Animés (séries et livres)

 

Autres

 

Posté par David Yukio à 12:45 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

08 mai 2010

La librairie Tonkam a fermé... une page de plus de 20 ans se tourne!



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 02

Pendant vingt ans Tonkam a été LA librairie sur les mangas en France, sa référence incontournable, le repère des passionnés du Japon de l'ère pré-internet, l'un des acteurs majeurs de la diffusion des mangas et animés; le vendredi 30 avril 2010, à 17H00, la librairie Tonkam a fermé, définitivement!


Les raisons de la fermeture
Le bailleur a augmenté le loyer de 150%! Il est bien sur impossible de survivre à un tel coup de massue. Cette technique est fréquemment utilisée pour pousser un commerçant a vider les lieux et à le remplacer par un autre qui pourra payer plus; business is business!

Il faut aussi préciser que depuis plusieurs années Tonkam était devenue une librairie comme les autres. Dans les années 90 ce marché était très restreint, confidentiel au possible et des fans faisaient le samedi des dizaines voir des centaines de kilomètres (comme votre serviteur) pour acheter des mangas, et en japonais qui plus est. Il y avait peu d'acheteurs mais ils achetaient beaucoup et pour cher, ce qui permettait à la librairie de bien fonctionner. Ensuite le manga et l'animation japonaise ont enfin été reconnus en France comme culture à part entière par le grand public.

De nombreux éditeurs ont commencé en 2000 à traduire et vendre du manga en français, disponible partout (FNAC, Virgin et autres librairies généralistes). Au fil des ans, Tonkam a évolué en une librairie vendant surtout de la VF et donc ne se différenciant plus du tout de ses concurrentes. Ces éléments ont ainsi marginalisé le rôle et l'aura de Tonkam boutique, surtout auprès du jeune public qui achète son Naruto ou Bleach, peu importe où. Ajoutez à cela Internet et il n'est plus nécessaire de se déplacer pour discuter avec des amis, apprendre les dernières news du Japon, avoir des infos sur des séries...

Dans mon prpre cas, ces dernières années je ne m'y rendais plus que deux, trois fois l'an alors que dans la deuxième moitié des années 90 j'y étais tous les samedis après-midi pour retrouver mes potes et faire la tournée des autres boutiques comme Junku, Katsumi, Madoka, Tôkyô-Do... avant de finir au Tenshi Bar ou de nous faire un restaurant japonais rue Sainte Anne. Hé oui, aller chez Tonkam dans les années 90 était un acte militant pour la reconnaissance de la culture populaire japonaise!


Historique de Tonkam
Cette librairie était au 29 rue Keller, près de Bastille, dans une petite rue qui ne payait pas de mine au début des années 90 et qui s'est bien animée depuis avec l'ouverture de plusieurs librairies sur les mangas, la musique, les fringues...

Un article dans l'Animeland N°96 de Novembre 2003 par Sébastien KIMBERG ainsi que cet article http://www.memoireonline.com/01/08/858/m_l-edition-de-manga-acteurs-enjeux-difficultes5.html de Adeline FONTAINE nous retracent l'histoire de cette belle aventure dont voici les principales dates  :


1976 : Dominique VERET ouvre sa librairie Hoppaling Cassidong aux puces de Montreuil, spécialisée dans la BD franco-belge

1977 : création de la papeterie/librairie Scheffer, au 29 rue Keller, propriété de la famille CHANG

1985 1er Novembre :
     - la librairie est rebaptisée Tonkam
     - Dominique et sa compagne Sylvie CHANG commencent l'importation de mangas traduits aux USA par Dark Horse et de comics
Début des années 1990 :
     - fermeture de la librairie des puces de Montreuil qui se transforme en entrepôt de produits japonais
     - la BD franco-belge disparaît des rayons de Tonkam Bastille

1992 Juillet : N°1 de Tsunami

1993 : naissance de Tonkam Edition par Dominique VERET, Pascal LAFINE, Sylvie CHANG et Françoise CHANG

1994 Juin : publication du N°1 de Video Girl Ai

1995 :
     - premiers titres vidéos en VHS comme Ushio & Tora, les OAV de Video Girl Ai, Ah ! My Goddess, le superbe film Lamu beautiful dreamer
     - ouverture de Tonkam Monge et de Tonkam Barcelone (ne pas tenir compte de ce qui est dit sur ce site http://www.jipango.com/jipango2001/jipango_99/voya99p3.html où on parle d'une ouverture en 1998)
     - lancement d'un mensuel d'information gratuit, Mangavoraces, distribué dans les librairies et faisant de courtes critiques des dernières publications

1996 19 Janvier : arrêté officiel du ministre de l'intérieur qui interdit de proposer, donner, vendre à des mineurs, ou exposer le manga érotique Angel de U-Jin édité par Tonkam


1997 : N°24 (et dernier) de Tsunami

1998 : fermeture de Tonkam Monge (même si ici http://smorand.free.fr/stardust/ on parle de Tonkam Monge en Novembre 1999)

2000 :
     - Dominique VERET quitte les éditions Tonkam pour créer le label Akata
     - Pascal LAFINE devient directeur éditorial des Editions Tonkam
     - la FNAC et Virgin vendent les ouvrages édités par Tonkam

2003 :
     - N°1 de Magnolia, premier magazine de prépublication de shojo manga en France
     - retour des mangas en VO, absents depuis deux ans à cause de la concurrence rude de Junku

2005 : les éditions Delcourt prennent une position majoritaire au sein des éditions Tonkam

2010 30 Avril : fermeture de la librairie Tonkam Bastille


Les magazines de Tonkam
Tsunami, l'excellent fanzine de la librairie!
N°1 : juillet 1992
N°24 (et dernier) : Janvier 1997

Canalblog Boutique Tonkam Fin Tsunami 01

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin Tsunami 24
L'édito du numéro 1 de Tsunami
"Encore une revue sur les mangas ! avez-vous sans doute pensé en voyant Tsunami chez votre libraire. Dans un marché où existent déjà un Mangazone pour la bande dessinée et un Animéland pour le dessin ani­mé, l'existence d'une nouvelle revue pourrait sembler super­flue. Pourtant, nous n'avons pas l'impression d'être de trop. Plus qu'un concurrent aux fanzines déjà existant, Tsunami se veut un complément, une sorte de petit guide pra­tique, à la parution strictement trimestrielle, destiné à aider tous les fans, qu'ils soient novices ou endurcis, à s'y retrouver dans la jungle des mangas. Au Japon, les nouveautés paraissent à un rythme accéléré et il devient de plus en plus difficile de faire le tri dans ces imports qui arrivent toujours plus nombreux dans les librairies spécialisées. Même pour ceux qui ne s'en tiennent qu'aux versions anglaises, le coût de celles-ci oblige souvent à un choix, toujours aléatoire. Et encore, il ne s'agit que des bandes dessinées et des vidéos ! Le même pro­blème se pose aux amateurs de disques et d'autres produits en rapport avec les mangas.

Tous les trois mois, et même plus souvent si vous êtes assez nombreux à le souhaiter, Tsunami fera le point sur l'actualité des images nipponnes, et ce pour un prix que nous avons voulu le plus bas possible. Mais au fait, pourquoi ce titre ? Un tsunami est un raz de marée provo­qué par un tremblement de terre sous-marin, bref une gigantesque lame de fond. La déferlan­te dont traite Tsunami, c'est celle des mangas qui, nous l'espérons, vont secouer un tant soit peu le morne statu quo de la BD européenne qui ronronne.
Bouclez vos ceintures ! Destination : Tokyo !
Jean-Paul Jennequin"

Tsunami sera suivi par Shin Tsunami, annoncé en Novembre 1999 par Jipango ici http://www.jipango.com/jipango2001/jipango_99/actu99p1.html mais c'est extrêmement difficile de trouver des infos sur cette revue.
Voici sa présentation
"LE MAGAZINE DES ENERGIES DE L'ASIE
Destinée à un public jeune, Shin Tsunami est une nouvelle revue en couleurs axée sur la culture manga au Japon et dans le reste de l'Asie. Outre ses articles sur la manga-mania, d'autres sujets sont abordés tels la musique, les livres, la mode ou le multi- média. Un petit concentré de groove asiatique à compulser pour le plaisir et pour ne passe laisser dépasser... "
Deux articles de ce numéro http://membres.multimania.fr/lrnoel/shint.htm
A priori le numéro 0 est sorti (64 pages couleurs, 28 F) mais pas le N°1 : http://www.asiexpo.com/club/chroniques_show.php?no=708&categorie=livre

Canalblog Boutique Tonkam Fin Shin Tsunami 01
La seule illustration trouvée sur le web pour le Tsunami N°1, que j'ai essayé d'agrandir mais sans grand succès

Magnolia
Numéro 1 : Décembre 2003
Magazine édité par Tonkam de pré-publication de shôjos mangas

Canalblog Boutique Tonkam Fin Magnolia 01
Magnolia N°1

Mangavoraces
Pub tirée du N°10 de RG Veda de décembre 1997 sur le N°6 de Mangavoraces

Canalblog Boutique Tonkam Fin Mangavoraces Pub

Grossissement de la page de gauche, montrant mieux la maquette de ce N°6

Canalblog Boutique Tonkam Fin Mangavoraces



Souvenirs, souvenirs
Quelques vieilles pub pour Tonkam

Canalblog Boutique Tonkam Fin Pub Tsunami01
Tsunami N°01

Canalblog Boutique Tonkam Fin Pub Animeland04
Animeland N°04 Janvier 1992

Canalblog Boutique Tonkam Fin Pub Animeland05
Animeland N°05 1992

Canalblog Boutique Tonkam Fin Pub Animeland09
Animeland N°09 1992


Canalblog Boutique Tonkam Fin Pub Animeland12
Animeland N°12 1993



D'autres liens consacrés à l'histoire de Tonkam, Dominique VERET, son emblématique boss et de Pascal Lafine.
http://www.editions-tonkam.fr/historique_tonkam.php
http://www.memoireonline.com/01/08/858/m_l-edition-de-manga-acteurs-enjeux-difficultes5.html

http://www.jipango.com/jipango2001/jipango_99/voya99p3.html
http://www.actuabd.com/Les-15-ans-de-Tonkam-l-esprit-pionnier-du-manga-en-France
http://www.actuabd.com/Pascal-Lafine-Tonkam-Nous-faisons-des-mangas-pour-les-amateurs-de-mangas



Tonkam et nous, les fans du Japon...
Entre Tonkam et moi c'est une histoire de vingt ans puisque en consultant mes archives, je constate que le 16 novembre 1991 je leur ai envoyé une lettre, certainement pour savoir s'ils faisaient de la vente par correspondance et que le 03 janvier 1992 je recevais leur catalogue de VPC. Le samedi 22 février 1992 a eu lieu mon premier voyage à Paris pour justement faire la tournée des librairies dont j'avais trouvé les adresses dans Mangazone, Animeland, Sumi-Joohoo.

Dans mon journal de l'époque j'ai noté pour ce jour :
"Lever à 6H00, départ du train corail pour Paris Austerlitz à 6H43 de Tours, arrivée à 8H48"
"10H00 : je suis à Tôkyô-Do vers Opéra mais je n'achète rien" (cette librairie était très chère)
"Ensuite je suis chez Junku, au 262 rue St Honoré où j'achète le N°9 de Video Girl Ai et le N°1 de Rokudenashi Blues" (tout ça en japonais, bien sur; Junku était un tout petit magasin à l'époque, bien plus petit que l'actuel du métro Pyramides mais déjà les mangas étaient enveloppés de cet horrible cellophane qui empêche de feuilleter ce qu'on veut acheter!!!!!)
"Direction ensuite Déesse et Album et, à 14H10 je vais chez Tonkam où je prends les N° 6, 7, 8 et 10 de Video Girl Ai"
"A 14H45 je suis à Austerlitz alors que mon train ne part qu'à 17H15. Arrivée deux heures plus tard chez moi."

Voilà, ce fut ma première rencontre physique avec Tonkam, avec Junku, avec le monde des boutiques vendant des mangas, des produits exotiques venus de l'autre côté de la planète, depuis ce fascinant pays du soleil levant. J'ai ensuite déménagé à Paris en août 1995 pour travailler et j'ai passé des heures et des heures et des heures dans toutes ces boutiques, j'y ai laissé des fortunes, me suis fait plein d'amis dont certains qui sont toujours mes potes quinze ans après notre rencontre devant cette fameuse boutique... ah, les RDV devant Tonkam le samedi après-midi, on était toujours sur de tomber sur un ami, de croiser une connaissance, de découvrir un nouveau manga, d'avoir des infos de gens mieux informés que nous autres pauvres béotiens... Petite dédicace à Rui qui nous faisait attendre des heures et des heures quand ce n'était pas une semaine entière :-)

Quelques liens pour avoir une autre idée de ce que fut Tonkam pour la génération Goldorak et Saint Seiya :
http://www.lamarquejaune.net/article-fermeture-de-la-librairie-tonkam-tout-fout-le-camp-49063306.html
http://www.otakia.com/news/3713/Fermeture-de-la-librairie-Tonkam-la-fin-d%E2%80%99une-epoque
http://www.mangavore.fr/actualiteje-minforme/les-news/39-business/4842-fermeture-de-la-librairie-tonkam.html
http://www.tonkam-forum.com/viewtopic.php?f=2&t=3010&start=0
http://www.facebook.com/album.php?aid=173685&id=29686326255
http://www.animint.com/outils/forum/sujet_4373.html
http://karafactory.blogspot.com/2010/04/sayonara-tonkam-une-page-se-tourne-un.html
http://www.animint.com/blog/000359-tonkam-rue-keller-souvenir-souvenir.html


Les photos du fameux cosplay qui s'était tenu devant le magasin le samedi 7 juin 1997, l'un des tout premiers en France. La gagnante fut la fille déguisée en Zia des Mystérieuses cités d'or.
http://coolen.marc.free.fr/1997/html-97/t-97/t97-int.htm



Photos du vendredi 30 avril /2010, prises à 8H00 du matin du dernier jour de Tonkam :-(

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 01

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 06

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 03

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 04

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 05

Photos du samedi 08 mai 2010, une semaine après la fermetureCanalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 11

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 07

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 09

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 08

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 10Le fameux logo au dragon

Le magasin de vente en ligne aussi est fermé
Canalblog Boutique Tonkam Fin Web 12

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin Web 13

Photos de la Japan Expo

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2007 01Japan Expo 2007

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2007 02Japan Expo 2007

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2008 01Japan Expo 2008 avec le petit musée Tonkam revenant sur leur long, long travail

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2008 02Japan Expo 2008 : hommage à Video Gril Ai, le premier grand succès d'édition de Tonkam et le manga avec lequel tout a commencé pour moi :-)


Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2009 01Japan Expo 2009

Dieu merci, Tonkam Edition est encore en vie et va poursuivre ses activités, on leur doit un des tout premier manga traduit en français, à savoir Video Girl Ai ainsi que la série Tough-Free fight et bien d'autres perles comme RG Veda, H2, Maison Ikkoku ou Tôkyô Babylon. Une liste exhaustive de leurs titres ici http://www.manga-news.com/index.php/editeur/Tonkam et vous verrez que Tonkam a sacrément contribué à la diffusion du manga en France


Tonkam est un nom thaïlandais qui fut donné à Dominique VERET par un moine lors d'un de ses multiples voyages... Tonkam a permis à des milliers de lecteurs de voyager au Japon via les mangas, de leur donner envie d'apprendre le japonais, de visiter ce merveilleux pays... merci Dominique, merci Sylvie, merci Françoise, merci Pascal pour tout ce que vous avez apporté à la culture Française; si les mangas se sont enfin imposés en France, vous y êtes pour beaucoup! Mille mercis!


[EDIT 26/06/2011]
Et voilà, un an après, la boutique qui a remplacé Tonkam; un simple magasin de fringue... c'est triste.

Canalblog Boutique Tonkam Fin Nouveau magasin01


[EDIT 23/07/2014]
Depuis début 2013, voir même un peu avant, une nouvelle boutique a repris les murs de la librairie Tonkam. A mon grand plaisir, cette fois c'est un magasin qui est très lié à l'univers des mangas car c'est une boutique spécialisée dans la vente de costumes pour cosplayers, du nom de Manga Dori 2. Ne vous laissez pas abuser par le nom de l'ancienne boutique Caprichos qui apparait encore, le vrai nom de la boutique est marqué sur les vitres.
Canalblog Boutique Tonkam Fin 2010614 Manga Dori

Posté par David Yukio à 15:02 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

13 mars 2010

Les chroniques de Player One, 20 ans de jeu vidéo et de manga!



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés



Canalblog Livres Player One Chroniques01

Canalblog Livres Player One Chroniques02


Voici un ouvrage imposant de 300 pages, publié chez Pika Edition et écrit par Olivier Richard et Alain Kahn; de grosses pointures dans leurs domaines respectifs si on lit leur parcours ci-dessous. Il s'agit ni plus ni moins que de donner un historique le plus complet possible sur les décennies 1990 et 2000 qui ont vu les jeux vidéos et les mangas envahir tous les médias populaire (presse écrite, BD, télé, cinéma, internet...) et s'imposer comme une partie intégrante de notre culture. Il y a onze chapitres, cinq sur les mangas, six sur les jeux vidéos, de vingt à trente pages chacun.

Je ne vous cache pas que j'ai vite parcouru la partie sur les jeux vidéos puisqu'à l'époque je ne lisais pas
ou très très peu cette presse. Pour moi c'est le premier chapitre, "Teenage Lobotomy - De Cyborg 009 à Akira (1966-1990)" qui est le plus excitant car on y apprend beaucoup de choses sur les années 60, 70, 80, pas forcément connues du grand public sur les tout débuts de l'animation japonaise en France. Par exemple, la série Cyborg 009 fut diffusée au cinéma en 1966-1967, lors de la première partie de programme, en épisodes de trois minutes à suivre!  En mai 1968 c'est carrément les deux films qui sont projetés, condensés en un seul film... et je ne parle pas des infos sur les festivals qu'on découvre!

On attaque ensuite les années 1990 et 2000 qui constituent la majeure partie de l'ouvrage mais impossible de résumer ces parties tellement ces deux décennies furent riches et diversifiées!


Les gros points forts de cet ouvrage :
- les multiples témoignages de ceux qui ont littéralement créé le marché du manga et de l'animation japonaise en France sur ces vingt dernières années. Que ce soit les fans de la première heure comme Yvan-West Laurence, Cédric Littardi, Dominique Véret, Jean-Pierre Dionnet, Christopher Gans mais aussi les professionnels de la bande dessinée européenne tels que Jacques Glénat, Guy Delcourt... Chacun raconte son histoire, comment il est venu aux mangas, ses anecdotes sur la difficulté de lutter contre les préjugés vis à vis du Japon, l'hostilité des gens en place voyant les produits japonais comme des envahisseurs leur prenant des parts de marché, le parcours du combattant pour acquérir les droits auprès des japonais... Ces témoignages sont passionnants, longs et sans langue de bois!

- la multitude de dates que ce soit pour les éditions de mangas, les sorties de films au cinéma, la création des labels vidéos; c'est toute une époque qui revit au fil de ces pages et c'est inestimable pour ceux qui l'ont vécue!


Les points faibles :
- les années 80 traitées un peu trop rapidement à mon goût alors que les animés diffusés à la télé ont ouvert la voie au manga
- pas d'interview des animateurs et
responsables des programmes télés comme Dorothée alors qu'ils étaient en première ligne dans ce combat
- très très peu d'illustrations sur les mangas, seulement quelques couvertures de revues mais rien de franchement excitant!

- Internet un peu trop passé sous silence


En résumé ce livre EST INDISPENSABLE pour tous ceux qui s'intéressent à l'introduction de la culture populaire japonaise en France, son épanouissement difficile dans les années 90 puis son explosion, dans tous les sens du terme, dans les années 2000!


La quatrième de couverture
"20 ans de jeu vidéo et de manga!
Il y a 20 ans naissait Player One, le premier magazine européen dédié aux consoles de jeux vidéo. A cette époque héroïque, les jeux vidéo étaient considérés comme - au mieux - des jouets douteux ou - au pire - des outils dangereux pour décérébrer les enfants. En ces années obscures, les bandes dessinées et les dessins animés japonais étaient méprisés, voire ignorés de tous. Tous ? Non. La rédaction de MSE, le jeune éditeur qui publiait le magazine Amstrad CPC, avait pressenti que le jeu vidéo deviendrait un jour un divertissement universel.

Cette coalition de "nerds" et de "geeks" avait aussi parié que les mangas et les animés seraient un jour reconnus à leur juste valeur, et que Miyazaki, Toriyama et Otomo deviendraient les héros de toute une génération. MSE lance Player One, en septembre 1990. Dès son premier numéro, le magazine intègre le jeu vidéo dans une vision panoramique de l'entertainment où se bousculent films, bandes dessinées, séries TV et mangas. Le succès est instantané. Les lecteurs se reconnaissent dans la rédaction du magazine. Ils viennent de rejoindre une équipe qui assistera à la naissance de nouvelles légendes, celles de Super Mario, Dragon Ball, Street Fighter II, Final Fantasy, Lara Croft, GTO, etc. En 1994, Player One prépublie le manga Ranma 1/2. L'année suivante, apparaît le mensuel Manga Player, qui propose des mangas inédits en France comme Ghost in The Shell. Il est suivi, en 1996, par les premiers livres de MSE, dont Magic Knight Rayearth et Card Captor Sakura du studio CLAMP.

Vingt ans après la naissance de Player One, le jeu vidéo pèse plus lourd que les industries du cinéma et de la musique réunies. Des millions d'enfants et d'adolescents ont renoué avec la lecture pour lire les milliers de mangas traduits chaque année. Les auteurs des Chroniques de Player One ont rencontré les principaux acteurs de ces vingt années passionnantes : professionnels du jeu vidéo (Nintendo, Sega, Sony, Cryo, Atari, Ubisoft...) et du manga (Glénat, Tonkam, Delcourt, Kana...) bien sûr, mais aussi toute une foule de journalistes spécialisés, de créatifs et de passionnés, connus ou pas, qui ont participé à l'avènement de cette culture contemporaine et universelle.  

Les auteurs
Olivier Richard : Né en 1965, il collabore aux magazines Rock & Folk, USA Comics, SVM Mac, L'Affiche et Player One où il écrira la rubrique entertainment (manga, cinéma, BD) pendant toute la durée de vie du magazine. Il collabore, par ailleurs, à Télévisator 2 sur France 2 et a été directeur des programmes des chaînes MCM pendant plus de douze ans. Il a également dirigé les programmes d'Europe 2 TV puis de Virgin 17. Il passe son temps libre à lire de vieux grimoires d'alchimie, à la recherche d'un moyen pour ressusciter les Ramones, son groupe préféré.

Alain Kahn : Né en 1948, il découvre le Japon en 1967 et en tombe amoureux. Il se lance ensuite dans l'importation de matériel informatique et distribue les premiers ordinateurs bon marché et ludiques produits par Amstrad. En 1987, il crée Média Système Edition (MSE) qui publiera les magazines Amstrad CPC, Player One, Nintendo Player, Manga Player, etc. Il fonde Pika Edition, en 2000, qui devient rapidement un des trois leaders du manga en France. Il rêve d'épouser les filles du studio CLAMP."


Posté par David Yukio à 11:24 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

23 janvier 2010

Encyclopédie Alpha du cinéma 1974 - 1978 : présentation du cinéma d'animation japonais



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Canalblog Cinema Alpha14

 

Canalblog Cinema Alpha13

 

Canalblog Cinema Alpha12

En est-il parmi vous qui se souviennent de "L'Encyclopédie Alpha du cinéma", sortie en France au milieu des années 70? Cette encyclopédie de 11 tomes, format A4, couvrait 80 ans du cinéma mondial, tous genres confondus. Chaque volume faisait à peu prés 280 pages sous une couverture noire rigide, assez imposante pour l'enfant que j'étais alors. Je l'ai gardée durant trois décennies et dernièrement, en reparcourant le tome 9, je suis tombé sur les articles ci-dessous traitant du cinéma d'animation japonais. L'édition que j'ai date de 1978 (la première de 1974); on est entre 13 et 17 ans avant le premier numéro d'Animeland! Comme quoi, parmi les professionnels du cinéma de cette époque, l'animation japonaise n'avait pas aussi mauvaise presse que cela mais il est vrai qu'on est juste avant la déferlante Goldorak, qui sera tant décriée par la suite dans les médias.


Voici les pages tirées du chapitre "Le cinéma d'animation".

Canalblog Cinema Alpha01

"L'école japonaise

Le thème de Tumulte au royaume des cieux fut repris en 1960 par deux scénaristes japonais, Yasuji Mori et Akira Daïkubara, et leur travail fut réalisé en dessins animés par Taiji Yabushita et Osamu Tezuka sous le titre Sai Yu-ki (Alakazam le Grand). Ce long métrage est remarquable, mais sa confrontation avec le film chinois est assez étonnante, non pas à cause de l'histoire fabuleuse qui reste sensiblement la même, mais pour la réalisation graphique. Dans la produc­tion japonaise, occidentalisée, on ignore pratiquement l'art oriental exploité dans le film de Wan Lai-ming. Il est incontestable que le coloriage des dessins animés de la nouvelle Chine a atteint une qualité artistique exceptionnelle, s'appuyant sur une tradition plusieurs fois millénaire. Au Japon, Yoji Kuri, par exemple, se livre à des essais surréalistes et d'avant-garde, appau­vrissant volontairement son inspiration pour utiliser des méthodes de plus en plus spectaculaires, perfec­tionnant sa technique et s'éloignant de plus en plus de l'univers figuratif et artistique du Japon moderne.

Alakazam le Grand fut le troisième dessin animé de long métrage réalisé au Japon. Les deux premiers films étaient dus à l'un des créateurs les plus prolifiques du Japon, Taiji Yabushita. C'étaient l'Enfant et le ser­pent blanc (Hakuja Den, 1958) et le Petit Samouraï (Shonen sarutobi sasuke, 1959), qui témoignaient de la vigueur d'une production nationale en pleine expan­sion."


"Légende de l'illustration : Fantaisie et magie, deux facteurs dominants dans l'argumentation des des­sins animés japonais. Ci-dessus : le personnage principal du film le Petit Samouraï (1959), deuxiè­me long métrage de Taiji Yabushita.
"

Canalblog Cinema Alpha02

 

Canalblog Cinema Alpha03
"
Page précédente : trois photogrammes du film les Mille et Une Nuits (1969), d'Osamu Tezuka, pour la Mushi Produc­tions."

"Légende de l'illustration : Ci-dessous : deux extraits du film Le petit prince et le dragon à huit têtes (Wampaku ogi no orochitaiji), d'Yugo Serikawa."


"Avant la Seconde Guerre mondiale, il existait déjà, à l'état embryonnaire, une production japonaise de dessins animés, sous la direction du pionnier Zemiro Yamanato qui, en 1947, va tenter la première organi­sation d'équipes de production. Quelques réalisateurs japonais n'oublient pas que le vrai pionnier du genre fut Noburo Ofuji, qui, en 1924, réalisa le Petit Banc sous le cerisier en fleur. Il avait notamment perfection­né les différentes techniques des «ombres chinoises» utilisées par Lotte Reiniger. Pour illustrer ses courtes histoires tirées de thèmes sociologiques traditionnels, légendaires et folkloriques, il confectionnait des personnages avec du «chiyogami», sorte de papier cello­phane aux couleurs variées qu'il appliquait sur un fond de décor en verre polychrome éclairé par en dessous. Avec ce procédé, il réalisa deux versions de la Baleine, la première en 1927, l'autre en 1951. En 1955, il tour­ne le Vaisseau fantôme, sur un scénario original dont il était l'auteur : l'équipage d'un brigantin attaque un navire de croisière dont l'équipage était sans armes. Il servait en effet à permettre au prince et à la princesse de faire un agréable voyage en compagnie de joyeux lurons. Les pirates tuent, saccagent et incendient le navire et ses occupants. Mais lorsqu'ils s'éloignent, leur forfait accompli, le ciel se couvre de nuages ora­geux et tonne de colère. Ils reviennent dans les eaux de leurs crimes, à la recherche de nouvelles proies, mais la mer s'agite et de ses profondeurs un bateau surgit : celui qu'ils avaient coulé. Dès lors le vaisseau fantôme sera le cauchemar des pirates, qui choisiront de périr plutôt que de subir éternellement ce tourment surhu­main.

Dans ce film, Noburo Ofuji évoque avec ses très originaux «chiyogami» le monde mystérieux du Japon antique, dont les légendes sont dominées par des éléments mystérieux et surnaturels. Ainsi il met à nu l'âme japonaise sensible aux sortilèges et aux sym­boles magiques.

En 1965, peu avant sa mort, il réalisa un film ambi­tieux, utilisant toujours le procédé des «ombres chi­noises»: la Vie de Bouddha (Shaka no Shogai). Son cinéma d'animation est fort différent de la production moyenne de la société Toei, l'une des cinq grandes maisons de production japonaises possédant un important secteur d'animation, et pour qui travail­laient différents réalisateurs, à l'échelle industrielle. Parmi eux, Taiji Yabushita, qui, on l'a dit, était l'équi­valent japonais de Walt Disney. En effet, il a donné au Japon un dessin animé produit sur le mode industriel et s'est approprié certaines caractéristiques de l'œuvre de Disney, en particulier des personnages d'animaux anthropomorphes.

Ses débuts avaient pourtant été assez prometteurs. Nous avons déjà cité l'Enfant et le serpent blanc (1958), transposition d'une ancienne légende chinoise"

Canalblog Cinema Alpha04
"Légende de l'illustration : Deux réalisations de Taiji Yabushita. Ci-dessous, à gauche: Anju to zushio-maru (1963}. A droite: un des petits personnages de Simbad le marin (Shinbad no boken)."


"où le bien et le mal s'affrontent dans un univers ultra­-terrestre. La magie, qui est au-dessus de tout, permet sans doute les effets les plus surprenants et les plus inattendus, mais elle n'est jamais une fin en soi: elle recrée artificiellement le monde réel, symbolisé et fascinant. Evidemment, les influences occidentales gâchent légèrement cette magie. Les personnages humains sont soumis à des événements auxquels parti­cipent des animaux qui semblent jaillis de la faune disneyenne, un ourson et un renard qui sont les amis des deux amoureux de la fable: le jeune Hsu Hsien et la belle Pai Ning, réincarnation du Serpent blanc. Une fouine intervient qui est au service du mal... Par la façon dont ils sont traités graphiquement, ces person­nages ressemblent moins à ceux de la belle légende qu'à des héros des bandes dessinées américaines.

Il en est de même du film du même auteur, le Petit Samouraï (1959), où la magie et les sortilèges devien­nent les armes d'un enfant, élève d'un vieux sorcier, et qui mettra en déroute les forces du mal en prenant la tête d'une armée d'animaux.

Dans Alakazam le Grand, on l'a vu, les éléments magiques et surnaturels prédominent également, dans les affrontements entre le Ciel et l'Enfer. Le Roi des Singes défie les dieux, ce qui entraîne des luttes ter­rifiantes. Certes, le fait que ce sont des artistes orien­taux qui traitent ces sujets leur confère un certain charme exotique. Disney lui-même a frôlé le fantas­tique d'Alakazam le Grand, dans l'amour entre le singe et sa compagne, avec des films comme Blanche-Neige et les Sept Nains.

L'abondance de la production japonaise de dessins animés dans ce style (spectacles merveilleux, dessins soignés et exceptionnels) fait une sérieuse concurrence aux studios de Burbank (Disney), mais cette concurrence serait plus valable si les auteurs restaient fidèles aux anciens mythes orientaux. Hélas! les pro­ductions japonaises ont cédé aux appels de la sirène occidentale. Perfectionnés techniquement et spectaculairement, les films demeurent absolument imperson­nels. C'est le cas de certains films de Taiji Yabushita, comme Simbad le marin (Shinbad no boken), tiré des Mille et Une Nuits, ou de Yugo Serikawa, comme le Petit Prince et le dragon à huit têtes (Wanpaku ogi no orochitaiji).

Daizaku Shirakawa se montrera, en 1964, aussi habile et aussi fort que Walt Disney, avec son film Des chiens sur Mars (Wanwan Chushingura), mais cette œuvre aurait fort bien pu sortir des studios de Burbank, dont les productions les plus remarquable entre 1955 et 1960, furent précisément la Belle et le clochard (Lady and the tramp) et les 101 Dalmatiens (Hundred and one dalmatians), dont les personnage étaient des chiens. Ainsi les films japonais, malgré leur humour, leur technique et leurs qualités, perdent toute couleur nationale en imitant et en concurrençant Walt Disney.

En dehors de la Toei, d'autres maisons de production"
 

Canalblog Cinema Alpha05
"
Légende de l'illustration : Ci-contre : scène d'Alakazam le grand (Sai Yu-Ki), film réalisé en 1960 par Taiji Yabushita et Osamu Tezuka. En bas : photogramme du film Des chiens sur Mars (Wanwan Chushingura), de Daizaku Shirakawa, qui laisse percer les formes et le style de Walt Disney."



Canalblog Cinema Alpha06
"Légende de l'illustration :
Ci-contre : les personnages principaux de L'Ile au trésor (Dobutsu takarajima, 1971), de Hiroshi Ikeda, adapté librement du roman de R. L. Stevenson. Ci-dessous : le Chat botté (Nagagutsu o haita necko, 1969), de Kimio Yabucki, d'après le conte de Perrault."


"possèdent une branche active d'animation : la Eiga, la Nihon Doga, la Mushi (cette dernière fondée par le dessinateur Osamu Tezuka, qui produira, sous la direction d'Eiichi Yamamoto, le film Une histoire dans un coin (Aru Machikado no Monogatari, 1962), film au contenu purement réaliste inspiré par la réalité quotidienne et qui se termine par le bombardement d'une ville).

Parmi les nombreux artistes qui se livrent à ce genre de production, les genres et les styles sont très diversifiés. Certains, comme Kimio Yabuki, traitent les contes traditionnels européens (Andersen, Perrault avec les Contes d'Andersen (Andersen Monogatari) ou le Chat botté; d'autres, vers des thèmes d'aventures compliqués et dramatiques d'origine inconnue ou trop connue, comme Maseo Kuroda qui métamorphosa l'œuvre de J. Swift «les Voyages de Gulliver» en un récit de science-fiction : Gulliver, gladiateur de l'espace (Garibah no Uchu Ryoko) et comme Yugo Sei wa qui, en 1966 et en 1967, réalisa le début d'une série : Cyborg 009 (Saibogu 009, kaiju senso), sorte de «space-opera» peuplé de héros humains et de robots s'affrontant avec un certain Fantôme noir. La magie mêle les éléments fantastiques suggérés par la technologie moderne et les mythes antiques, avec la peur et l'angoisse de l'ère nucléaire. On sait que de nombreux cinéastes japonais, dans tous les domaines de leur création, ont tourné des films qui ne sont pas sans relation avec les tragédies atomiques d'Hiroshima et Nagasaki.

Il faut faire une place à part à un cinéaste tout à fait original, Yoji Kuri (né en 1928), qui travaille dans un tout autre registre. C'est un spécialiste de l'autodestruction, à quoi, selon lui, l'humanité est irrémédiablement condamnée. C'est le thème de son premier film, ultracourt, qu'il réalisa avec ses collaborateurs son propre studio de Tokyo, Kuri jikken manga kobe ? film assez terrifiant, empreint d'un pessimisme sarcastique. Pendant dix ans, Yoji Kuri va créer des œuvres tout empreintes de ce pessimisme, comme le Bouton ou Au fou!, vouées à cette cérémonie inconsciente de la destruction. Son graphisme est simple et compliqué à la fois, et ses récits sont violents, érotiques, parfois insoutenables. Ses héros grotesques voltigent d'une société matriarcale où l'on honore le buste d'énormes femmes aux formes opulentes et débordantes aux sociétés où l'on provoque par erreur un massacre atomique. L'assassinat y est pratiqué d'une manière absurde, individuellement ou collectivement. Le plus ironique des suicides est celui où un individu se supprime en respirant le gaz exhalé par son propre corps. Ailleurs, ce sont des morceaux d'êtres humains qui voltigent dans un espace sinistre: bras, jambes, troncs, pieds, organes sexuels (de préférence féminins), représentant un résumé obsessionnel du souvenir"

Canalblog Cinema Alpha07
"Légende de l'illustration : Ci-dessus : Heidi (1975), d'Isao Takahata, tiré du roman de Johana Spyri, dont il existe de nombreuses adaptations aussi bien pour le cinéma que pour la télévision. Ci-contre : scène dramatique de Cyborg 009 (Saibogu 009, 1966), d'Yugo Serikawa."


"
de la bombe atomique et de la frénésie érotique raffinée qui caractérise les sociétés orientales tournées en ridicule. Dans un de ces films, un canon moderne, inventé dans un but pacifique, se transforme en sym­bole phallique lorsqu'on l'excite avec des photos repré­sentant des jeunes filles aux formes généreuses et sim­plement vêtues de leur nudité candide.

Si l'on jugeait la société japonaise à travers les seuls films de Yoji Kuri, on pourrait en déduire que le matriarcat américain n'est qu'un simple jeu d'enfant comparé à ce qui se passe dans les familles japonaises. Des femmes terrifiantes tyrannisent des petits hommes sans défense, aussi inoffensifs que des bébés-chiens et qui cherchent vainement à fuir cette torture. Pourtant, si on les regarde bien, on s'aperçoit que le cinéaste démontre tout le contraire: la condition de la femme japonaise est encore humiliante. Ses relations avec l'homme restent celle de l'esclave; en retournant cette réalité, Kuri fait justice, par la caricature, de cette situation incroyable.

Yoji Kuri n'est pas seulement cinéaste. Ses films sont ceux d'un homme politique, d'un sociologue et d'un pacifiste, mais lorsqu'il interprète à sa manière le monde actuel il ne peut se soustraire entièrement à certains conditionnements de la culture qu'il critique, parfois avec violence. Ainsi dans l'un de ses petits
"


Grande

Canalblog Cinema Alpha08
"Légende de l'illustration :
Deux échantillons de la personnalité de Yoji Kuri dans le domaine du cinéma d'animation. En haut : Au fou! (1966); ci-contre : The midnight parasites (1972)."


"
chefs-d'œuvre, Human zoo, qui montre l'emprisonne­ment d'un petit homme dans une cage par une femme cruelle, la répétition systématique de gestes et de situations, pendant les trois minutes de projection, aboutit à reproduire la mystique rythmique du Théâtre No traditionnel d'une façon moderne. Il en est de même dans son utilisation de la couleur volontairement clai­re, de la stylisation faussement naïve de ses dessins. Il cherche à choquer le public et il y réussit parfois. Son imagination graphique, ses trouvailles d'apparence improvisée, l'animation sans cesse renouvelée (la visualisation de la musique à l'aide d'un pianiste assis sur son propre clavier) en font un artiste exceptionnel, Une définition assez juste de l'univers de Yoji Kuri fut donnée par David Robinson dans «The Financial Times» : «C'est un monde de libre association surréa­liste où n'importe quel objet peut à tout moment se transformer en quelque chose d'autre: une femme se transforme en sein, un sein se métamorphose en hom­me, un œuf devient oiseau qui vole et devient un chien qui, à son tour, se change en femme qui se métamor­phose en cuisse, avec une jarretelle ; c'est tout un rêve de membres amputés, de personnages qui se dilatent et disparaissent, d'œufs, d'oiseaux, de monstres, de chiots, tous prisonniers dans une boîte qui devient une pièce, etc. » "


Canalblog Cinema Alpha09
Mais cette complexité est plus apparente que réelle. Bien que Yoji Kuri le nie, ses films appartiennent au monde de l'absurde. Sa vision de la vie est désespérée, angoissée et se réfugie dans un humour surréaliste et parfois franchement grossier. Il semble dire que l'hu­manité est composée de gens incapables, ineptes, lubriques, qui ne sont pas utiles à eux-mêmes et qui ne méritent même pas la fin qui les attend.

Dans Poissons grillés, il brosse une allégorie de l'humanité représentée par un couple qui, chassé par une catastrophe, se réfugie sur une île déserte. L'hom­me et la femme décident de faire de ce lieu un nouveau paradis terrestre et d'y vivre en paix. Mais le progrès scientifique — celui qui est fondé sur la destruction — apparaît de nouveau et crée une nouvelle fois une vie artificielle, qui est à l'origine de l'Apocalypse. Le couple sans défense survivra à cette nouvelle catas­trophe et repartira à la vaine recherche d'un havre de paix. Les perspectives sont pessimistes.

Décidément existentialiste, Kuri semble tremper ses pinceaux dans l'encre où Ionesco puise des sujets ; mais sa forme polémique est souriante et bouffonne: elle est parfois claire et souvent déconcertante. Il a tourné des films d'animation avec des personnages humains un peu comme McLaren dans son célèbre film la Chaise: c'est une variation sur le même thème, la solitude, accompagné du dégoût de l'homme devant un objet inanimé qui prend brusquement vie et lui rend l'existence impossible.

Au Japon, le dessin animé est connu sous le nom de «manga». Ceux créés par Yoji Kuri, qui passent sou­vent sur les écrans de la télévision, sont précédés par un « carton » qui ressemble à celui des Frères en tricot du cinéma d'animation tchécoslovaque: trois petits hommes nantis d'une abondante chevelure et coiffés d'un petit chapeau.




Voici une deuxième partie intéressante, tirée du chapitre "Cinéma asiatique" de ce même volume.

Canalblog Cinema Alpha10
"Légende de l'illustration : En haut : Andersen Monogatari (1968), de Kimio Yabuki. En bas : la Princesse Sirène, de Tomoharu Katsumata. Les deux films constituent des réalisations de la compagnie japonaise Toei et s'inspirent des contes de Hans Christian Andersen."


"Traditions et renouveau orientaux
Japon

Rien n'a beaucoup changé au Japon, où la compa­gnie Toei demeure pratiquement la seule qui réalise régulièrement des dessins animés de long métrage à la chaîne, sur le lointain modèle de Walt Disney, tou­jours lui: l'un des plus récents, la Princesse Sirène (Ningyo Hime), s'inspire d'un conte de Hans Christian Andersen, et n'est en somme qu'une séquelle du précé­dent, les Contes d'Andersen (Andersen Monogatari), réalisé par Kimio Yabuki en 1968 pour la même Toei. Ces films sont destinés principalement aux familles et aux enfants, et empruntent à l'«exotisme européen» un style édulcoré avec une certaine habileté technique. Quelquefois, la compagnie rivale Toho s'aventure bien à produire un long métrage animé, comme Attaku nanba wan (1970), mais elle ne parvient pas à concurrencer sérieusement la Toei, trop bien installée sur le marché.

En revanche, on peut signaler les efforts constants d'une compagnie indépendante, Mushi Productions, qui produit des longs métrages depuis le début des années soixante, et dont les derniers résultats ont été remarqués en Occident, surtout parce qu'ils s'adres­sent à un public adulte en distillant une certaine dose d'érotisme: les Mille et Une Nuits (1969) et Cleopatra (1970), tous deux dirigés par Osamu Tezuka, en empruntant à nouveau leurs thèmes à des traditions culturelles «exotiques» pour le public japonais, étaient des sortes de brouillons talentueux; mais le véritable chef-d'œuvre de Mushi Productions est Belladonna (1974), une adaptation de «la Sorcière» que Jules Michèlet publia en 1862. Sous la direction magistrale d'Eiichi Yamamoto et de Kuni Fukai, Belladonna est devenu un flamboyant poème érotique, à l'invention plastique constante, et au charme envoûtant. Jeanne. la paysanne qui devient malgré elle une sorcière, est aussi un symbole de libération, et les meilleures séquences, qui sont autant de références à des artistes européens du domaine fantastique (Bosch, Beardsley, Callot. Chagall, etc.) la montrent en proie au démon du mal, Aku, dans un délire esthétique assez fascinant. Toutes proportions gardées, Belladonna est au Japon ce que Yellow submarine a été à l'Angleterre des années soixante. Malheureusement, malgré des mois de travail et le résultat artistique, le film ne fit pas une carrière commerciale exceptionnelle, et la compagnie Mushi fit faillite peu après; ce qui n'empêcha pas ses maîtres d'œuvre (Eiichi Yamamoto et Osamu Tezuka) de récidiver en 1974 avec un autre conte européen, Jack and the beanstalk, déjà traité en 1938 par l'ani­mateur Wagoro Arai.

Parallèlement, des artistes indépendants continuent de réaliser d'ingénieux courts métrages, et le plus"


Canalblog Cinema Alpha11
"Légende de l'illustration : Une reproduction complète des monstrueuses poupées animées d'Eiji Tsuburoya que l'on retrouve dans les films d'horreur japonais et dont le principal réalisateur est Inoshiro Honda."


"connu est toujours l'insolite Yoji Kuri (avec sa société, la Kuri Jikken Manga Kobo), qui a lui aussi exploré à sa manière l'art fantastique européen, avec les Parasi­tes de minuit (1972), une satire du monde moderne vu à travers Jérôme Bosch, et Parodie de Breughel (1975), où il utilise une toile de Breughel pour animer des saynètes farfelues. Si le ton est toujours loufoque, il semble pourtant que Kuri ait des difficultés à renou­veler son graphisme et son inspiration. Il faut donc regarder du côté des nouveaux animateurs au style frais et personnel: Haï Fukushima (Le Grand Tour, 1972); Taku Furukawa et son très curieux Phenakis-tiscope (1975); Kihachiro Kawamoto, remarqué à Annecy pour son film de marionnettes raffiné s'inspi­rant du style japonais médiéval, la Diablesse (Oni, 1972) et pour Une vie de poète (1974), d'après une nouvelle de Kobo Abe; Sadao Tsukioka, le plus spon­tané avec Furukawa (Spotlight, 1971, ou le «show» d'un gentil dragon); Tatsuo Shimamura et ses recher­ches plastiques (Fantastic city et Transparent man), Uno Akisa et son graphisme fantastique (Fête blan­che), et tant d'autres.

Par ailleurs, n'oublions pas l'immense consomma­tion de dessins animés faite par les nombreuses chaînes de télévision japonaises, où passent et repassent des séries très populaires, souvent adaptées de bandes dessinées connaissant un égal succès. En 1975, on a pu y voir par exemple le Chien des Flandres, un vagabond de génie et Ako-Chan la secrète.

Enfin, on a tendance à négliger le rôle très important de l'animation « bis » dans laquelle se sont spécialisés les Japonais pour les films fantastiques: des séquences entières de « films de monstres » de la compagnie Toho sont réalisées par des maîtres des effets spéciaux à l'aide de maquettes et en animant des
« monstres » en réduction, qui ne sont autre que des marionnettes perfectionnées. Le maître des effets spéciaux était Eiji Tsuburaya, véritable créateur du fameux avatar de King-Kong, Godzilla (1954), et il n'a cessé depuis lors de lui donner une progéniture : Mechagodzilla, Motbra, Varan, etc. Depuis sa mort récente, son proche collaborateur Teruyoshi Nakano a repris les monstres à son compte et continu la série tout en dirigeant les effets spéciaux des « fil catastrophes » nippons, comme la Submersion du Japon (1974) ou les Prophéties de Nostradamus (1975). Malheureusement, cette animation industrielle n'est pas toujours soignée et manque de poésie."


Outre l'intéret historique de cette encyclopédie, j'ai été tout particulièrement
intéressé par ce passage disant qu'au milieu des années 70 l'animation japonaise était déjà connue ET reconnue en occident, avant de sombrer pendant plus de 10 ans dans le plus grand mépris, de Goldorak jusqu'à Akira qui viendra bouleverser la donne: "En revanche, on peut signaler les efforts constants d'une compagnie indépendante, Mushi Productions, qui produit des longs métrages depuis le début des années soixante, et dont les derniers résultats ont été remarqués en Occident, surtout parce qu'ils s'adres­sent à un public adulte en distillant une certaine dose d'érotisme: les Mille et Une Nuits (1969) et Cleopatra (1970), tous deux dirigés par Osamu Tezuka, en empruntant à nouveau leurs thèmes à des traditions culturelles «exotiques» pour le public japonais, étaient des sortes de brouillons talentueux; mais le véritable chef-d'œuvre de Mushi Productions est Belladonna (1974), une adaptation de «la Sorcière» que Jules Michèlet publia en 1862."

Posté par David Yukio à 20:17 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

26 septembre 2009

Cutey Honey : la série des fauvistes!


   
Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés

                              

Canalblog Anime Cutey Honey000Le rose, LA couleur de "La guerrière de l'Amour"


Quelqu'un parmi vous a t-il déjà vu la première série de "Cutey Honey", celle de 1973-1974, arrivée dans le club Dorothée en 1988 sous le nom de Cherry Miel? 20 ans déjà... ceux de moins de trente ans n'ont pas connu les aventures de la guerrière de l'amour et de la transformiste la plus célèbre de l'animation nippone. Dans le cas contraire,  vous vous souvenez certainement des couleurs flashy et improbables de la série, très typées années 70 et délire
psychédélique sous acide. J'ai revu la série dernièrement et je tenais absolument à faire un post dessus pour vous faire profiter de ce délire visuel.

Pour rappel, Cutey Honey est une série de Go Nagai, le prolifique papa de Goldorak! Cutey est une sorte d'androïde biomécanique, créée par le professeur Kisaragi. Celui se fait assassiner par l'organisation criminelle Panther Claw et Cutey Honey se jure de le venger. Ses pouvoirs lui permettent notamment de se déguiser en un clin d'oeil en de multiples personnages ( chanteuse, vagabond, hôtesse de l'air...),  de manier avec dextérité une épée et d'utiliser un redoutable boomerang tranchant comme un sabre. Elle est aidée dans ses aventures par un journaliste-détective-agent secret ainsi que par un clone de Rigel en vieux ninja libidineux!

Dans cette série rien n'échappe à l'exubérance des coloristes : collines roses, ciel bleu, vert, jaune, immeubles et escaliers arc-en-ciel, costumes multicolores échappés d'un défilé de mode sous champignons hallucinogènes, vilains sortis tout droit d'un tableau des fauvistes... cette série est une orgie visuelle, un festival chromatique de tous les instants.


OUVREZ VOS YEUX, LE TOUR DEMARRE!


Tout d'abord les paysages : collines roses, ciel de toute les couleurs, arbres roses, bleus et violet, on nage en plein délire réaliste : les daltoniens ont pris le pouvoir!

Canalblog Anime Cutey Honey001

 

Canalblog Anime Cutey Honey002

 

Canalblog Anime Cutey Honey019

 

Canalblog Anime Cutey Honey020

 

Canalblog Anime Cutey Honey021

 

Canalblog Anime Cutey Honey022

 

Canalblog Anime Cutey Honey023

Canalblog Anime Cutey Honey008Les personnages

Canalblog Anime Cutey Honey025Cutey Honey, l'héroïne court vêtue

Canalblog Anime Cutey Honey013Alors là, le décor ne veut même plus rien dire, c'est Kandinsky qui est aux manettes!

Canalblog Anime Cutey Honey005Jolies couleurs pour cet ensemble; vous ne regrettez pas les années 70 et les pattes d'eph?

Canalblog Anime Cutey Honey010

Canalblog Anime Cutey Honey006
Le journaliste qui va aider Cutey dans ses combats contre le Panther Claw. Violet, rose, jaune, bleu, lui aussi n'est pas épargné.

Canalblog Anime Cutey Honey018La directrice de l'institution qui élève Cutey et son assistante : deux lesbiennes qui en ont après la guerrière de l'amour.

Canalblog Anime Cutey Honey016
Intéressant  au plus haut point ce passage, pour les couleurs de ses personnages d'arrière plan bien sur : vous en avez déjà rencontrées des filles avec la peau bleue ou violette?

Canalblog Anime Cutey Honey024Rigel, en ninja lubrique et malchanceux.


Immeubles, décors, intérieurs...
Canalblog Anime Cutey Honey003L'institution religieuse de Cutey : tout est dit, la série semble être vue au travers de ces vitraux multicolores

Canalblog Anime Cutey Honey004Le laboratoire du professeur Kusaragi, avec ses teintes arc-en-ciel; idem pour l'escalier ci-dessous

Canalblog Anime Cutey Honey009

Canalblog Anime Cutey Honey015Un bien beau ballon dirigeable, qui doit se voir de très loin!

Les vilains : le Panther Claw! Je vous laisse admirer les couleurs, l'exubérance de leur choix... fascinant!

Canalblog Anime Cutey Honey011

Canalblog Anime Cutey Honey012

Canalblog Anime Cutey Honey014

Canalblog Anime Cutey Honey017

Canalblog Anime Cutey Honey026

Canalblog Anime Cutey Honey007


Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous conseille l'article de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Cutey_Honey. Cette série a eu une descendance nombreuse comme le précise le site Planète Jeunesse : http://www.planete-jeunesse.com/sources/series.php3?cle=38&sec=1
1994 Shin Cutey Honey (8 OAV diffusés sur Mangas)
1997 Cutey Honey F (série TV de 39 épisodes)
1998 Cutey Honey F (film)
2004 Re : Cutie Honey (3 OAV)
2004 Re : Cutie Honey (film live, avec de vrais acteurs donc)


Posté par David Yukio à 21:39 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

01 août 2009

Article sur Goldorak du Télé 7 Jours N°972 du 13 Janvier 1979



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Canalblog Revue Télé 7 Jours 972 Goldorak 19790113 01

Canalblog Revue Télé 7 Jours 972 Goldorak 19790113 02


Voici un article paru dans le numéro 972 de l'hebdomadaire Télé 7 Jours, du 13 Janvier 1979, intitulé "Les jeunes téléspectateurs saisis par la Goldorakite", rédigé par Michel Radenac.

"On attendait Tintin et Mickey puisqu'ils fêtaient avec éclat leur cinquantième anniversaire en cette année 1978. Et ce fut Goldorak qui nous vint du lointain Japon pour s'imposer sur le petit écran, avant de descendre dans la rue sous une multitude d'aspects commerciaux. Sans doute faut-il aux psychologues un temps de réflexion pour analyser le phénomène en profondeur. "D'ores et déjà, constate toutefois Françoise Dolto, je peux affirmer qu'aucun enfant névrosé n'en parle." Sans doute les autres ont-ils besoin de "purger" leurs phantasmes en s'identifiant au bon robot de l'espace. Jacques Canestrier, l'importateur de la série, estime, pour sa part, que le succés des personnages du présent dessin animé tient d'abord à son originalité.

C'est en effet la première fois que le petit écran accueille des robots dont on sait la fascination qu'ils exercent sur les enfants depuis le succès de "La Guerre des étoiles". Ajoutez à cela un appel à la volonté de puissance et au surnaturel, et vous obtenez une bande dessinée qu'il restait à animer...

Les Japonais ont découvert la recette et ils l'exploitent avec le souci constant d'exporter, qui les caractérise. Ainsi leurs créatures offrent-elles un aspect européen. Tout au plus, peut-on trouver chez Goldorak quelque ressemblance avec le samouraï type. Résultat : l'Italie, le Canada, l'Espagne et les Etats-Unis se l'arrachent. L'Allemagne et la Grande-Bretagne s'apprêtent à rentrer dans la danse. En France, pourtant, on n'y croyait pas aveuglément.

Jacqueline Joubert, nouvellement promue à la direction des émissions enfantines d'Antenne II, s'était vu confier par ses prédécesseurs un "phénomène" qu'elle ne jugeait ni beau ni dépourvu de violenoe. Deux raisons pour elle de se faire tirer l'oreille. Elle décida donc de tester la série en juillet, à raison de deux épisodes par semaine. « Dès le mois d'août, indique Jacqueline Joubert, nous avons su, par le courrier, que Goldorak allait faire un tabac."

Depuis, c'est la folie. Actarus, le véritable héros, celui qui entre dans la tête de Goldorak et actionne le "pulvonium" ou encore le "planitronk" contre les visées expansionnistes du méchant Hydargos, a conquis les 6-14 ans. Deux mille lettres parviennent quotidiennement à Antenne II. La plupart portent la signature d'enfants.

"La vraie violence, c'est le western"
"Ils écrivent au personnage, affirme Jacqueline Joubert. Ils l'humanisent. Ce n'est pas la violence qui les intéresse." Jacques Canestrier ajoute : "La vraie violence, c'est le western, quand il y a identification, quand des hommes tuent d'autres hommes. Ici, c'est la destruction de robots irréels, d'énormes jouets qui s'en vont en pièces détachées. C'est une guerre de gadgets."

Les enfants ne sont pas seuls à prendre le stylo pour s'adresser à Goldorak. Les enseignants y vont aussi de leurs missives. A preuve, cet instituteur d'une classe préparatoire de Bezons qui témoigne : "Mes élèves, comme beaucoup d'autres de cet âge, recherchent le fantastique et sont attirés par les choses du futur, d'où leur passion pour Goldorak dont l'image de héros au service du bien est très appréciée. J'ai donc décidé de construire un robot grandeur nature. Ainsi, nous pourrons jouer avec, dans la classe." Tous les écoliers n'ont pas cette chance, mais tous semblent saisis par la même maladie, la "goldorakite".

Ainsi, ceux de l'établissement situé près de la rue Monttessuy viennent-ils quotidiennement fouiller les poubelles d'Antenne II dans l'espoir — vain — d'y découvrir les cartons enveloppant le fameux personnage, déjà vendu à 70 000 exemplaires.

Ah! ce robot, qui lance des flèches, comme il est convoité malgré son incapacité à se mouvoir. Convoité, mais aussi exposé à la critique. "Ce genre de jouet à la mode ne concourt pas à l'éveil des enfants", dit-on ici. "II est dangereux", protestent d'autres. Le bruit a même couru que la matière utilisée pour sa fabrication était cancérigène. "Non, répond l'Institut national de la consommation, il correspond à nos normes de sécurité, sous réserve des précautions d'usage." Une nouvelle poupée, en peluche, celle-là, devrait bientôt apparaitre sur le marché. On se l'arrache, décidément, et pas seulement les fabricants de jouets. Plus de soixante demandes de licences sont à ce jour parvenues aux services commerciaux d'Antenne II. Un disque tiré à 600 000 exemplaires, un journal, un poster en relief, des vignettes, des livres à colorier, des vêtements et même des verres  à moutarde : voilà qui satisfera les membres du club récemment créé. Voilà qui alimente, en tout cas, les caisses d'Antenne II, dans lesquelles tombent 30% des royalties. Souhaitons, comme Jacqueline Joubert, qu'une partie de cet argent frais tombe dans l'escarcelle de son département et serve — pourquoi pas ? — à aider la création de séries de fiction françaises. Pour l'heure, la concurrence avec les Japonais parait difficile puisqu'une minute de Goldorak revient à 1 000 F, soit trente fois moins que
celle d'un dessin animé confectionné en France.

Un héros japonais de l'an 3000
Ceci explique cela, et voilà pourquoi le "Grendizer" japonais est devenu "Goldorak" par la grâce de Jacques Canestrier, qui a trouvé ce titre en mêlant les syllabes de "Goldfinger" et de "Mandrake".

Succés oblige : alors que le cinquante-deuxième et dernier épisode de "Goldorak" sera diffusé le 18 janvier, Antenne II a décidé de reprogrammer la série à raison d'une émission par semaine — le jeudi — à partir de la semaine suivante. Quant à Jacques Canestrier, il songe déjà à la carrière d'un autre héros japonais de l'an 3000, plus romantique celui-là qui s'appelle pour l'heure Capt'ain Harlock, mais sera francisé et pourrait naître à l'antenne, en septembre prochain, dans le même temps ou un peu après la sortie d'un dessin animé de long métrage destiné au cinéma et monté avec d'autres bobines de... Goldorak.

Michel RADENAC"


Posté par David Yukio à 12:43 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

07 juillet 2009

Japan Expo 2009 10ème édition - Dédicaces, conférences, spectacles et concerts



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".



Notes liées dans mon blog : Liste articles conventions



Voici mes photos des dédicaces, conférences, spectacles et concerts du 05 juillet 2009 à la 10ème Japan Expo.
Canalblog Japan Expo10 20090705 106 Dédicaces

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 107 DédicacesDédicace de Benjamin, dessinateur chinois. Il a effectué ces dernières années une vraie percée en France, notamment avec les très belles BD Remember et Orange! Un style très différent de celui des mangas, une maîtrise incroyable des couleurs, bref un coup de cœur pour beaucoup de monde!

Voici quelques unes de ses œuvres
Canalblog Japan Expo10 Benjamin01

 

Canalblog Japan Expo10 Benjamin02

 

Canalblog Japan Expo10 Benjamin03

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 112 DédicacesDédicace de Shinichiro Watanabe, le créateur de Cowboy bebop et Samuraï champloo, deux séries cultes de ces dix dernières années, avec un univers riche, immédiatement identifiable, une bande son à tomber par terre, des personnages charismatiques... bref, un AUTEUR, un CREATEUR à part entière!

Canalblog Japan Expo10 Cowboy Bebop

 

Canalblog Japan Expo10 Samurai Champloo01

 

Canalblog Japan Expo10 Samurai Champloo02Samuraï champloo

Canalblog Japan Expo10 20090705 116 DédicacesUne toute toute petite file d'attente pour la dédicace d'Akemi Takada alors qu'elle fut une vraie star de l'animation japonaise des années 80 et 90. Pour rappel elle fut character designer sur Kimagure orange road (Max et compagnie), Urusei Yatsura (Lamu), Creamy mami (Creamy, merveilleuse Creamy), Maison Ikkoku (Juliette je t'aime), Patlabor... excusez du peu mais, à mon humble avis, elle aurait mérité bien plus que Clamp d'être la star de ce festival!

Canalblog Japan Expo10 KOR Madoka01
Pour tous ceux qui sont tombés amoureux de la sublime Madoka, c'est à Akemi Takada que vous devez sa beauté!

Canalblog Japan Expo10 Akemi Takada02

Canalblog Japan Expo10 Akemi Takada01

Canalblog Japan Expo10 20090705 122 DédicacesOn fait quelques photos souvenirs :-)

Canalblog Japan Expo10 20090705 123 Dédicaces

Canalblog Japan Expo10 20090705 124 Dédicaces

Canalblog Japan Expo10 20090705 128 Dédicaces


http://www.youtube.com/watch?v=C30FN_D0fck

Canalblog Japan Expo10 20090705 190 DédicacesConférence d'Akemi Takada; à nouveau je trouve les rangs bien clairsemés!

Canalblog Japan Expo10 20090705 192 Dédicaces

Canalblog Japan Expo10 20090705 194 DédicacesAprès que le public ait choisi un des deux dessins amenés par l'artiste, elle va nous montrer comment s'effectue le coloriage! Pour ce faire, elle enfile un tablier afin de ne pas tâcher ses habits de ville.

Canalblog Japan Expo10 20090705 196 Dédicaces


Canalblog Japan Expo10 20090705 142 SpectaclesOn abandonne les dédicaces, place maintenant au Quizz du Chaos animé par la célèbre Flander's compagny, qui fait les beaux jours de la chaine Nolife! Ils étaient aussi déchaînés qu'à l'écran, fidèles à eux mêmes, bref un bon moment!

Canalblog Japan Expo10 20090705 144 Spectacles

Canalblog Japan Expo10 20090705 147 SpectaclesAmbiance survoltée, vannes à quatre sous, questions tordues... on passe un très bon moment avec les acteurs. Ils sont d'autant plus méritant qu'ils n'ont pas eu le temps de répéter leur prestation!

Un lien http://www.youtube.com/watch?v=IM0Mxy8WHYQ


Canalblog Japan Expo10 20090705 189 SpectaclesALors là, je suis tombé sur ce karaoké par hasard, dans une petite salle d'activité de la convention. J'ai regretté de ne pas avoir vu depuis le début ce qui se passait car
le show de ces nanas était diablemement rythmé! Mais bon, il y avait beaucoup beaucoup trop de choses à voir et il fallait faire une sélection drastique! Pour info, je crois que c'était une démonstration de parapara!

Vidéo!!!!! http://www.youtube.com/watch?v=wTVls15vd_8


Canalblog Japan Expo10 20090705 219 SpectaclesCe gentil monsieur animait le cosplay spécial 10 ans de Japan Expo. Perso j'ai trouvé mauvais ce cosplay et je suis assez vite parti. Pour info, il tient une petite boutique de mangas, à Paris, vers St Michel, appelée "Manga Shop Little Tôkyô" et n'hésitera pas à prendre sur son temps pour vous conseiller tel ou tel manga, vous donner les dernières infos sur les séries...


Canalblog Japan Expo10 20090705 220 SpectaclesLE grand spectacle de ce dimanche après-midi, la Naruto Festa pour célébrer les 10 ans de Naruto!!!!!

Canalblog Japan Expo10 20090705 225 SpectaclesUn groupe qui mixe les génériques de Naruto et qu'on oubliera vite!

Canalblog Japan Expo10 20090705 228 SpectaclesJunko Takeuchi, la doubleuse de Naruto!
Eh oui, c'est une femme qui double Naruto, pas un homme! Ce fut une sacré surprise pour moi et elle nous a même gratifié d'un exemple en direct live, en doublant avec le personnage déguisé une scène de l'anime! Moi, je dis bravo!

http://www.youtube.com/watch?v=knVBbTGHzL4

Canalblog Japan Expo10 20090705 232 SpectaclesMasashi Kishimoto, LE créateur de Naruto, qui nous fait un petit coucou! L'équivalent de Akira Toriyama pour les années 2000!

Canalblog Japan Expo10 20090705 234 Spectacles

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 236 Spectacles

Tetsuya Nishio, le character designer du personnage de Naruto dans l'anime! Décidemment, il y avait du beau monde invité pour ce spectacle.
Canalblog Japan Expo10 20090705 237 Spectacles

Canalblog Japan Expo10 20090705 240 SpectaclesUn portrait de Naruto, exécuté en direct!

Ensuite on a eu droit à 10 minutes du nouveau film de Naruto Shippuden, en sous-titré français s'il vous plait. Il a l'air excellent puisque l'existence du village de Konoha est carrément mise en danger!

On termine en beauté avec le générique de Naruto chanté par les excellentes Puffy Amiyumi. Je dois déplorer leurs voix enrouées qui n'étaient pas de toute beauté (le résultat du show de la veille?)... une petite chanson et puis s'en vont, snif!
Canalblog Japan Expo10 20090705 241 Concerts

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 243 ConcertsUn lien vers la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=C0tObvK84R8


J'ai loupé le samedi le concert de Puffy Amiyumi à cause de ces ********* de la SNCF et le seul que j'ai vu dimanche est celui d'AOI. C'est du Visual Kei un peu métal-techno, le son est pas terrible, trop fort par moment mais le chanteur dégage beaucoup d'énergie, se donne à fond et, surtout, il a appris beaucoup de phrases en français pour mieux communiquer avec son public!
Canalblog Japan Expo10 20090705 167 Concerts

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 170 Concerts

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 172 Concerts

 

Canalblog Japan Expo10 20090705 174 Concerts

Canalblog Japan Expo10 20090705 178 Concerts


Canalblog Japan Expo10 20090705 184 Concerts
Extraits du concert
http://www.youtube.com/watch?v=sfDfhsDG4Gg

http://www.youtube.com/watch?v=RC2mZUScG7M

 

Posté par David Yukio à 21:49 - Conventions - Permalien [#]

01 janvier 2009

Amazon.co.jp : frais de douane excessifs



Notes liées dans mon blog : Liste articles musiques


J'ai commandé il y a peu chez Amazon.co.jp deux DVD de JPop, introuvables en France, et voici combien celà m'a couté :
DVD 01 : 45€
DVD 02 : 45€
Frais de port par FEDEX : 30€
Frais de douane
par FEDEX : 40€

160€00 pour deux DVD mais là où c'est scandaleux c'est FEDEX qui a rajouté 30€ EN PLUS pour des frais de port et 40€ pour des frais de douane!!!!!

Résultat mes deux DVD me sont revenus à 160€!
JE REPETE : 160€ POUR DEUX DVD!


Maintenant je ne commanderai plus jamais chez Amazon Japon car non seulement ils sont TRES chers mais en plus ils utilisent FEDEX pour les envois à l'étranger. Ils feraient mieux de simplement faire un chronopost international qui lui ne m'a jamais rien coûté en frais de douane, quand je passe des commandes sur un site comme jungle-scs.co.jp ou bien Yesasia...

Pour ceux qui veulent plus d'infos, voici un lien vers un excellent forum traitant du même sujet :
http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?t=16334&postdays=0&postorder=asc&start=0

Bref, une très mauvaise expérience, dommage car ils ont un choix très vaste de DVD, CD, films mais leur politique tarifaire est excessive.

 

Posté par David Yukio à 10:29 - Musique : JPop, JRock, Visual Kei et concerts - Permalien [#]

26 novembre 2008

Kara no kyoukai - La frontière du vide



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


CanalBlog Anime Kara No Kyoukai027

Kara no kyoukai est mon coup de cœur du moment, un anime extraordinairement beau avec une ambiance contemplative cachant insidieusement des explosions de violence qui arrivent sans crier gare.

Année de production : 2007-2008
Studio : Aniplex - Ufotable

Episodes : 7 films d'une durée de 50 minutes, basés sur un roman de Kinoko Nasu

L'histoire
Kara no kyoukai (
Kara no kyôkai) est un superbe anime, adulte, aux couleurs somptueuses qui m'ont immédiatement séduit. Il est lent, calme, on découvre un Tôkyô qui semble déserté, à dimensions humaines puis le tout se transforme en une seconde en un film d'horreur avec des passages très gores.

L'histoire est assez complexe, nous suivons une équipe de détectives spécialisés dans les phénomènes paranormaux (suicides organisés par un esprit, jeune fille serial killer avec le pouvoir de tordre les gens...) et il y a de nombreux flashback sur le passé des protagonistes pour essayer de comprendre comment ils sont arrivés dans cette situation. La narration semble décousue, il faut s'accrocher pour ne pas être dépassé par les évènements mais croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle, les films sont superbes et les personnages ont une personnalité qui nous fait accrocher tout de suite à cet anime. Il n'est pas encore aujourd'hui licencié en France mais vous pouvez le trouver sur les sites de teams de fansub, comme celle de KLF (Kili No Fansub).


Personnages
Shiki Ryōgi, l
'héroïne, souffrant de schizophrénie ou de dédoublement de la personnalité ou de... je ne sais pas mais attention, elle est dangereuse et n'hésite pas à tuer au couteau. Elle tient des discours parfois obscurs, de nature introspective à forte tendance psychanalitique sur son "autre moi" et, j'avoue, on a un peu de mal à la suivre dans son délire. Elle a passé deux ans dans le coma et cela n'a pas dû améliorer sa santé mentale. Elle possède un pouvoir spécial, une vision lui permettant de voir "la mort des choses"...
CanalBlog Anime Kara No Kyoukai024

Mikiya Kokutō, l
e héros de l'anime. Garçon simple, effacé, le cœur sur la main, trop gentil. Il est surtout là pour inciter Shiki à parler, se confier et par là même nous faire prendre conscience de sa personnalité borderline et incroyablement complexe.
CanalBlog Anime Kara No Kyoukai025

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai015

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai016

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai017

Tōko Aozaki est la
responsable d'une agence de détectives employant les deux héros de l'anime. Elle semble tirer beaucoup de ficelles des évènements.
CanalBlog Anime Kara No Kyoukai003

La cabinet de détectives
CanalBlog Anime Kara No Kyoukai004

Voilà pourquoi j'ai voulu faire cet article, pour montrer ces images dorées, ces décors somptueux, aussi beaux que dans Elfen Lied (article dans mon blog sur ce lien "Elfen lied, ses paysages et couleurs")

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai007

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai008


CanalBlog Anime Kara No Kyoukai023

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai005

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai021

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai022

Les décors sont superbes, détaillés, riches, on s'y croirait vraiment :-)

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai018

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai020

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai012

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai006

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai014

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai019

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai011

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai001

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai013

Vous apprécierez le travail d'ombres et de lumières... du grand art
CanalBlog Anime Kara No Kyoukai009

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai010

Une belle, très belle jeune fille, perturbée, dotée du pouvoir de tordre à mort les gens
CanalBlog Anime Kara No Kyoukai026

Attention cependant, cet anime est aussi très violent car il raconte comment une agence de détective enquête sur des meurtres atroces ou des suicides. Beaucoup de plans sont très gores, il n'est donc pas à mettre entre toutes les mains!

CanalBlog Anime Kara No Kyoukai002


Posté par David Yukio à 19:56 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

24 août 2008

Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


J'ai retrouvé dans mes archives un article 50 millions de consommateurs daté de Janvier 1991 et intitulé "Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?". Certaines personnes s'inquiétaient à l'époque de la violence et de l'influence des dessins animés, japonais et non japonais, sur les enfants. Un jury réuni par 50 millions de consommateurs décida alors de visualiser une sélection de 16 séries parmi les plus connues ou originales pour faire un état des lieux et en informer les parents.

Il s'agit d'une réunion entre les personnes suivantes (je reprends ici leur présentation dans l'article) :
Michèle BANNAY : institutrice et chercheur en sciences de l'éducation, est l'auteur d'une étude "Le dessin-animé et l'enfant; approches formelles, sémiologiques et psychopédagogiques."
Eric CHEVALIER : médecin chargé de mission au centre international de l'enfance est notamment directeur du programme "Médias et Enfance"
Pascal LAFINE : dessinateur militant de l'association de télespaxtateurs "Les pieds dans le PAF" est un spécialiste (encyclopédique!) du dessin animé japonais.

Si je publie cet article sur mon blog c'est pour que chacun se rende bien compte du chemin parcouru depuis 17 ans et demi dans l'image qu'on a des dessins animés japonais. Vous noterez les remarques très dures sur certaines séries, que ce soit Mes tendres années, Malicieuse Kiki ou Jeanne et Serge (et non pas Jane!). Je ne nie pas du tout la compétence des membres du jury mais je serai très curieux de connaitre leur avis aujourd'hui alors que les mangas ont conquis l'hexagone depuis cette époque.

Cet article est signé de Christine BAUDRY. Si l'auteur de l'article souhaite qu'il soit retiré de mon blog, merci de faire la demande via Canalblog sur la page http://www.canalblog.com/public/contactez-nous et il sera retiré dès que j'aurai pris connaissance du mail de Canalblog.

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier01


Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier08

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier09

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier02

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier03

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier04

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier05

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier06

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier07

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier10

Canalblog 60 Millions Consommateurs Dossier11



Posté par David Yukio à 14:24 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]