Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

28 juillet 2015

Goldorak et les plus beaux personnages féminins



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Goldorak (Ufo Robot Grendizer) est une longue série de 74 épisodes. Au fil de ceux-ci beaucoup de personnages apparaîtront dont certaines jeunes femmes extraterrestres de toute beauté. Vous noterez que les dessinateurs se sont fait plaisir en ce qui concerne leur couleur de cheveux : lavande, violet, vert, rouge... peut-être parce que ce sont des extraterrestres?

Parmi ces dessinateurs il y avait le fameux Shingo Araki, dont les personnages féminins et les crayonnés sont reconnaissables entre mille.

Episode 63 L'ours polaire.
Alizée, peut-être la plus belle femme de toute la série, avec ses cheveux couleur lavande. C'est une savante qui veut transformer avec un rayon glaciateur les planètes en fusion en planètes habitables. Véga l'envoie détruire Goldorak en utilisant son fameux rayon.
Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee01

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee02

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee06

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee04

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee05

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee03

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee07

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee08

Canalblog Anime Goldorak Persos Alizee09


Episode 25 Les amoureux d'Euphor.
Aphélie, l'amour de jeunesse du prince d'Euphor. Véga lui a lavé le cerveau pour qu'elle tue Actarus.
Canalblog Anime Goldorak Persos Aphelie01

Canalblog Anime Goldorak Persos Aphelie02

Canalblog Anime Goldorak Persos Aphelie03

Canalblog Anime Goldorak Persos Aphelie04

Canalblog Anime Goldorak Persos Aphelie05

Canalblog Anime Goldorak Persos Euridie06

Episode 9 Le camp de la lune noire.
Euridie, commandant des forces de Véga, envoyée sur Terre pour tuer Actarus avec une soucoupe kamikaze.
Canalblog Anime Goldorak Persos Euridie01

Canalblog Anime Goldorak Persos Euridie02

Canalblog Anime Goldorak Persos Euridie03

Canalblog Anime Goldorak Persos Euridie04

Canalblog Anime Goldorak Persos Euridie05


Episode 72 La princesse amoureuse.
Végalia, la fille de Véga, qui devait épouser Actarus avant que Euphor ne soit détruite.
Canalblog Anime Goldorak Persos Vegalia01

Canalblog Anime Goldorak Persos Vegalia02

Canalblog Anime Goldorak Persos Vegalia04

Canalblog Anime Goldorak Persos Vegalia03

Canalblog Anime Goldorak Persos Vegalia05

Canalblog Anime Goldorak Persos Vegalia06

Episode 49 La dernière survivante.
Phénicia, la petite soeur d'Actarus.
Canalblog Anime Goldorak Persos Phenicia01

Canalblog Anime Goldorak Persos Phenicia02

Canalblog Anime Goldorak Persos Phenicia03

Canalblog Anime Goldorak Persos Phenicia04

Canalblog Anime Goldorak Persos Phenicia05

Vénusia, qui au fil de la série passera du stade de gamine insupportable à celui de belle jeune femme.
Canalblog Anime Goldorak Persos Venusia01

Canalblog Anime Goldorak Persos Venusia02

Canalblog Anime Goldorak Persos Venusia03

Canalblog Anime Goldorak Persos Venusia04

 

Posté par David Yukio à 17:30 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

13 juillet 2015

Jeanne et Serge (Attacker You) - Mes personnages féminins préférés, You, Nami, Shiina et Sawako



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Jeanne et Serge (Attacker You) est l'un de mes dessins-animé préférés, surtout la partie se déroulant avec l'équipe d'Hikawa.
Voici des photos des personnages féminins que j'aime tout particulièrement, que ce soit pour leur caractère ou leur beauté.

Jeanne Hazuki (You Hazuki) bien sur :-)
Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki01

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki02

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki03

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki04

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki05

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki06

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki08

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki09

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki10

Peggy Hayase (Nami Hayase), ma préférée.
Je l'adore, c'est le personnage le plus complexe de la série et elle est toujours dans des situations pénibles; elle subit les coups de l'entraineur Daimon, l'opposition de You dans l'équipe de volley, sa solitude en tant que capitaine... On la voit rarement sourire, elle a toujours l'air en colère ou malheureuse mais même pour elle la vie finira par s'arranger.
Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase19

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase06

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase03

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase05

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase07

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase08

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase10

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase09

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase18

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase11

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase13

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase14

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase15

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase16

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase01

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase04

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase17

Canalblog Anime Attacker You Persos Nami Hayase12

Canalblog Anime Attacker You Persos You Hazuki07

Shiina, une des très rares amies de Nami.
Quels cheveux magnifiques.
Canalblog Anime Attacker You Persos Shiina04

Canalblog Anime Attacker You Persos Shiina02

Canalblog Anime Attacker You Persos Shiina01

Canalblog Anime Attacker You Persos Shiina03

Canalblog Anime Attacker You Persos Shiina05

Sawako, l'autre amie de Nami et de Shiina.
Canalblog Anime Attacker You Persos Sawako01

Posté par David Yukio à 20:25 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

27 juin 2015

Ségolène Royal et son livre "Le ras-le-bol des bébés zappeurs"



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Canalblog Livres Segolene Royal01

Canalblog Livres Segolene Royal02

En 1989 Ségolène Royal a écrit son livre "Le ras-le-bol des bébés zappeurs". Elle était alors en pleine croisade contre la nullité de la télévision française, à cause selon elle des dessins-animés japonais et des séries américaines.

Ce livre de plus de vingt-cinq ans a encore une odeur de soufre dans la communauté des fans de la culture populaire japonaise, comme celui tant honni "A cinq ans, seul avec Goldorak - Le jeune enfant et la télévision" de Liliane Lurçat dont j'ai fais un article ici http://japon.canalblog.com/archives/2012/07/22/24754985.html.

Je lu dernièrement ce livre et, à ma grande surprise, ce n'est pas un brulôt contre l'animation japonaise, même si celle-ci en prend violemment pour son grade, mais plus contre la médiocrité de la télévision française de la fin des années 80 (privatisation de TF1, vente au groupe Bouygues et arrivée de la 5 de Berlusconi). Bien sur elle parle à plusieurs reprises de séries japonaises violentes, sans scénario, que ce soit des dessins-animés ou des séries live (Bioman, Metalder ...) mais elle tape aussi sur les séries américaines en citant Dallas, Les Incorruptibles et autres. Surtout elle s'interroge sur la place qu'occupe la télévision dans l'éducation des enfants et leur développement psychique.

Après cette lecture j'ai décidé de poster quelques passages qui montrent la pertinence de certains arguments de Ségolène Royal. Je me permets de mettre en gras les passages qui ont particulièrement retenu mon attention.


La quatrième de couverture
"Enfants et adolescents passent davantage de temps aujourd'hui devant la télévision qu'à l'école.
Et si beaucoup de parents s'inquiètent à juste titre des difficultés scolaires de leurs enfants, ils ont en revanche le sentiment d'être impuissants devant la médiocrité et la violence des programmes, surtout sur les chaînes commerciales. La seule logique des marchands d'images triomphe, c'est-à-dire celle du moindre coût, et elle guide le contenu de ce qui est donné en pâture à raison de deux ou trois heures par jour, à des bébés zappeurs dont le seul pouvoir se résume à la pression d'un bouton.

Les nuisances subies par les jeunes générations sont mises en évidence : comportements tantôt agressifs, tantôt repliés sur l'anxiété; cauchemars et troubles du sommeil ; perte de la capacité de concentration ; dégradation de l'image de la femme, modèles dévalorisants pour les petites filles, et guère plus positifs pour leurs compagnons de jeux. Sans faire de la télévision un bouc émissaire, il n'est pas trop tard pour refuser l'alignement sur le bas de gamme des modèles américains et japonais auquel nous assistons, à condition de savoir mettre un coup d'arrêt à la loi de l'argent. Au-delà de la dénonciation sans complaisance du système, ce livre est d'abord un appel aux gestionnaires des chaînes pour davantage de scrupules, et aux téléspectateurs pour plus d'exigences, afin que soit utilisé au mieux ce fantastique jouet qu'est la télévision."

"Ségolène Royal, trente-cinq ans, trois enfants, est députée des Deux-Sèvres. Enarque, diplômée de Sciences-Po, elle a été conseiller à la Présidence de la République. A l'automne dernier, elle jette un pavé dans la mare en lançant à la tribune de l'Assemblée nationale un "trop, c'est trop" dénonçant la montée des programmes de violence. A la condescendance des députés de droite comme de gauche s'oppose alors le formidable écho qu'elle recueille chez les téléspectateurs. Ce qui la conduit à reposer le débat en l'approfondissant."


Pages 9, 10 et 11.
"AVANT-PROPOS

Lettre ouverte aux marchands d'images
Vous avez massacré Gros Nounours, égorgé la Belle au bois dormant, zigouillé Zébulon, et Ivanohé fait figure de héros écolo, tandis que le Chicago des Incorruptibles (la série la plus violente, il y a dix ans) s'apparente à une paisible ville de province. Plus sérieusement, je vous accuse de tuer tous les jours le rêve et la tendresse, la générosité, la gratuité et le plaisir.

Vous débitez des kilomètres de violence et d'agressivité dans les espaces horaires concédés, paraît-il, au «jeune public».
Les cadavres se ramassent à la pelle. La haine et la vengeance ont remplacé les sentiments, jugés sans doute trop délicats.
Bien sûr, je connais par cœur les arguments que l'on m'opposera : d'abord que la nostalgie est ridicule; chaque époque invente ses héros. Et puisque les enfants ont toujours aimé la castagne, de Guignol à Batman. Pourquoi les en priver ? Enfin, où commence la violence sinon par le spectacle quotidien des drames du journal télévisé ? Sans doute suis-je prête à admettre ces demi-vérités, comme à comprendre que beaucoup de parents utilisent la télévision comme bouc émissaire. La télé évolue, me dit-on, qu'y pouvons-nous? On a privatisé des chaînes, il faut bien qu'elles gagnent leur argent. Laissons-les donc acheter des stocks au Japon et des produits pas chers aux États-Unis. Les débiter le mercredi, le samedi et le dimanche. Puisque c'est la loi du marché, que les gosses regardent, qu'ils ont l'air d'apprécier et que tout le monde comprend!

Et si précisément c'était cette logique-là qui était en cause?

A secouer ces complaisances et à balayer ces faux-semblants, je mesure bien les risques : derrière l'appel à l'innocence, l'ordre moral n'est pas loin et le ridicule tout près. J'entends déjà les commentaires apitoyés ou courroucés. La tragédie grecque n'était-elle pas déjà cruelle, et lady Macbeth un monstre ? Et la hache de Dostoïevski (Crime et Châtiment) n'est rien d'autre que la tronçonneuse du XIXe siècle. Quant aux contes de Perrault, avec leurs géants et leurs sorcières, ne baignaient-ils pas dans l'horreur et l'effroi ! Et puis, quoi, la télévision, ce n'est pas une affaire de bonnes femmes, c'est du sérieux, c'est de l'industrie, de la communication, du business, qui ne tolèrent ni les états d'âme ni les règles éthiques.

Alors convenons-en une bonne fois : je ne suis, devant le spectacle télévisuel de ces dernières années, ni «outrée» ni «choquée», pas même «scandalisée», mais tout simplement troublée. Ce n'est ni «inconvenant», ni «inadmissible», ni «consternant», mais tout simplement décevant. Je ne revendique pas une télévision ennuyeuse, éducative, proprette. Une «Sept» pour nos petits. Non. Je veux simplement le respect des téléspectateurs, même des pousseurs de boutons ou des bébés zappeurs!

Que «Gros Nounours», «Maya l'Abeille», «Le Manège enchanté», «Flipper le Dauphin», «Pollux», «Rusty et Rintintin», «Mon ami Flicka» aient dû céder la place, quoi de plus normal au temps de l'électronique et du spatial. Mais de là à la céder exclusivement à «Ken le Survivant», «Metalder», «Capitaine Power», «Bioman», on peut, sans être vieux jeu, dire : «Pouce» et réclamer au moins un mélange des genres.

A moins que l'on n'en soit définitivement parvenu à cette situation paradoxale : ce serait être liberticide que de vouloir affirmer les droits du téléspectateur contre la liberté de l'argent, et rétrograde que de réclamer des règles du jeu contre la loi du n'importe quoi.
Où sont passés les metteurs en scène, créateurs de films pour enfants ? Où est passé le patrimoine littéraire, les contes de Grimm, d'Andersen, les histoires de Dickens, les fables de La Fontaine et, pour les moins jeunes, les romans de Jules Verne, de George Sand, de Saint-Exupéry, de Joseph Kessel ? Et le petit théâtre de Claude Santelli? N'est-on plus capable de refaire cela ? Même dans l'intersidéral ?"


Pages 26 et 27.
"BILAN D'UNE SEMAINE ORDINAIRE

En octobre 1988, l'hebdomadaire Le Point a eu l'idée de comptabiliser, d'un lundi à minuit au dimanche suivant à minuit, les meurtres, viols, agressions, scènes sexuelles osées apparaissant sur chacune des chaînes, hors journaux télévisés. Des chiffres éloquents.

TF1

  • 73 meurtres
  • 176 bagarres
  • 4 enlèvements (dont 3 enfants)
  • 1 tentative de viol
  • 22 explosions
  • 3 prises d'otages
  • 4 hold-up
  • 10 scènes de torture
  • 11 menaces au pistolet
  • 2 suicides
  • 1 tentative de suicide
  • 2 scènes de guerre
  • 1 drogué (cocaïne)
  • 5 strip-teases
  • 3 scènes d'amour poussées


A2

  • 47 meurtres
  • 1 hold-up
  • 14 fusillades
  • 55 bagarres
  • 22 explosions
  • O viol
  • 6 enlèvements réussis dont 1 enfant
  • 1 tentative ratée
  • 12 séquestrations dont 5 enfants
  • 1 prise d'otage
  • 3 défenestrations
  • 2 suicides
  • 18 menaces au pistolet
  • 3 piétons renversés volontairement


FR3

  • 23 meurtres
  • 1 viol
  • 4 bagarres
  • 8 fusillades
  • 3 explosions
  • 1 scène de torture
  • 1 tuerie (révolte)
  • 1 catastrophe naturelle(milliers de morts)
  • 1 hold-up
  • 1 tentative de meurtre (strangulation)
  • 7 scènes d'amour poussées


Canal +

  • 168 meurtres
  • 3 viols
  • 95 bagarres
  • 44 fusillades
  • 6 explosions
  • 4 hold-up
  • 9 scènes de torture
  • 2 suicides
  • 12 animaux tués
  • 14 «snifs» de cocaïne
  • 2 scènes de guerre
  • 3 personnes écrasées par un train
  • 1 tentative de strangulation
  • 7 scènes d'amour poussées


la 5

  • 184 meurtres
  • 7 viols (dont 1 par sodomie et 2 de petites filles)
  • 224 bagarres
  • 51 fusillades
  • 51 explosions
  • 2 enlèvements
  • 8 menaces ou tentatives de viol
  • 8 tentatives de meurtre par strangulation
  • 11 prises d'otages
  • 5 séquestrations
  • 4 scènes de torture
  • 2 suicides
  • 5 défenestrations
  • 1 trafic de drogue
  • 19 menaces armées
  • 5 crises de nerfs
  • 1 scène d'amour poussée


M6

  • 175 meurtres
  • 4 viols ou abus sexuels
  • 294 bagarres
  • 198 fusillades ou explosions
  • 2 massacres
  • 2 hold-up
  • 2 enlèvements
  • 3 scènes de torture
  • 7 scènes de guerre
  • 5 émeutes
  • 3 tentatives de meurtre par strangulation
  • 4 piétons renversés volontairement
  • 19 menaces au pistolet
  • 6 strip-teases
  • 6 scènes d'amour poussées
  • 2 hommes qui se draguent
  • 1 défenestration


Total général

  • 670 meurtres
  • 15 viols
  • 848 bagarres
  • 419 fusillades explosions
  • 14 enlèvements
  • 11 hold-up
  • 8 suicides
  • 32 prises d'otages
  • 27 scènes de torture
  • 18 drogués
  • 9 défenestrations
  • 13 tentatives de strangulation
  • 11 scènes de guerre
  • 11 strip-teases
  • 20 scènes d'amour poussées


Dont aux heures de grande écoute (tranche 20 h 30 - 22 h 30)
TF1

  • 23 meurtres
  • 1 suicide
  • 2 tentatives de meurtre
  • 1 tentative de viol
  • 0 scène de torture
  • 1 hold-up
  • 1 explosion
  • 1 scène de guerre
  • 5 bagarres ou fusillades
  • 1 scène d'amour


A2

  • 5 meurtres
  • 25 morts dans bombardement
  • 1 suicide
  • 3 bagarres violentes
  • 1 passage à tabac
  • 1 explosion


FR3

  • 9 meurtres
  • 1 viol
  • 1 tentative de strangulation
  • 1 projet de meurtre
  • 2 fusillades
  • 3 explosions
  • 1 tuerie
  • 1 catastrophe naturelle
  • 1 attaque à main armée


Canal +

  • 20 meurtres
  • 4 agressions sexuelles
  • 3 tentatives de suicide
  • 5 enlèvements
  • 6 scènes de torture
  • 5 prises de cocaïne
  • 36 fusillades
  • 20 explosions
  • 4 scènes d'horreur
  • 20 bagarres
  • 28 agressions
  • Il n'y avait pas de film pornographique cette semaine-là sur Canal +


la 5

  • 37 meurtres
  • 1 suicide
  • 3 viols
  • 1 tentative de strangulation
  • 6 scènes de torture
  • 1 scène d'amour


M6

  • 41 meurtres
  • 1 viol
  • 6 scènes de torture
  • 1 enlèvement d'enfant
  • 17 explosions.
  • Nombreuses bagarres


Total général

  • 136 meurtres
  • 5 viols
  • 4 agressions sexuelles
  • 3 suicides
  • 3 tentatives de suicide
  • 28 scènes de torture
  • 4 tentatives de meurtre
  • 6 enlèvements
  • 42 explosions
  • 2 scènes d'amour


Chiffres cités dans Le Point n° 840 du 24 octobre 1988"


Pages 37 et 38.
"Mais la différence, c'est qu'il y avait dans la télévision d' «avant» des règles simples. Il y avait les gentils et les méchants. Et, en général, le gentil, le héros, tuait moins que les autres. II gagnait aussi parce qu'il était le plus malin. Et puis il s'occupait de la veuve et de l'orphelin, ou de l'animal blessé.

Dans les dessins animés et les séries japonaises (du moins ceux que l'on voit sur les chaînes commerciales françaises), ou dans certaines séries américaines, tout le monde se tape dessus. Les bons, les méchants et même ceux qui ne sont rien, les figurants de la mort. Le raffinement et la diversité dans les façons de tuer (explosions, lasers, commande à distance, électrocutions, animaux télécommandés, gadgets divers...) se sont accompagnés d'un appauvrissement des caractères, d'une uniformisation des héros, dont la seule personnalité se réduit à la quantité de cadavres alignés, ou à la couleur de la panoplie du parfait petit combattant de l'espace.

La non-violence n'est plus à la mode. Ni à la télévision, ni peut-être dans l'opinion. Malgré les terribles conflits auxquels nous assistons, tragiquement impuissants. Faut-il qu'une nation soit directement confrontée à la guerre et que ses familles perdent leurs fils pour qu'elle éprouve de la répulsion à l'égard de la violence, même fictive ? Au moment de la guerre d'Algérie ou de la guerre du Viêt-Nam, les mouvements pacifiques étaient forts. Que l'on pense aux joyeux hippies ou aux apôtres du fameux peace and love,
Aujourd'hui, guerres et malheurs sont omniprésents dans les journaux télévisés. Et pourtant l'appel à moins de violence dans les programmes ne suscite que commentaires condescendants, gloussements apitoyés, ou accablements impuissants.

Or la télévision, où dominent de plus en plus les spectacles de violence et les séries bas de gamme, transmet une idéologie selon laquelle cette violence est un moyen efficace d'atteindre les buts désirés : c'est même la seule bonne solution directe. On n'ose pas dire finale. Les non-violents y sont ridiculisés, les victimes ignorées. Les héros ne gagnent pas grâce à leur intelligence, mais grâce à leur force. Bref, le crime est payant.

Or il faut bien reconnaître que les groupes de pression qui, aux États-Unis (ou même en France), dénoncent ces excès sont souvent disqualifiés. Et les marchands d'images le savent bien. Ils sont conscients qu'ils n'ont en face d'eux aucun contre-pouvoir organisé et crédible, au moins respecté et capable d'exprimer des idées. C'est ainsi qu'en France les associations de téléspectateurs (La télé est à nous ; Antea) se sont vues soutenues publiquement par les pires extrémismes : les ligues de vertu (il faut une télévision «saine») ; les intolérants (il faut «nettoyer» la télé) ; les racistes (il y a trop de «métèques») ou les partisans de la guillotine (il faut changer les têtes). Se trouvaient ainsi ruinées les timides tentatives entreprises pour donner la parole aux téléspectateurs."


Pages 40, 41, 42 et 43.
"L'impact des spectacles violents.

Les effets probables ou supposés de la multiplication d'images dures sur les enfants et adolescents sont multiples. Le CEFREC en a dénombré une douzaine - chacun d'eux pouvant s'ajouter à d'autres ou les compenser, dans toutes les combinaisons possibles -, davantage pour servir de repères dans le cadre d'un débat que pour établir une théorie générale de la violence :

  1. Défoulement des pulsions agressives, entraînant leur diminution. Cet effet de catharsis justifierait l'accès des jeunes aux spectacles violents, comme il fut évoqué à travers les temps pour justifier les représentations du mal, y compris dans l'art religieux (l'enfer).
  2. Répulsion vis-à-vis de la violence, dissuasion émotionnelle : la considération de la violence en engendrerait l'horreur. Ce serait, en quelque sorte, une éducation par la répulsion.
  3. Rejet raisonné de la violence. On n'est plus ici dans le domaine de l'émotion mais dans celui de la pensée. Il s'agirait alors d'une réflexion critique sur les excès présentés, amenant à les répudier.
  4. Incitation à l'imitation plus ou moins précise des conduites présentées : gestes, actions, utilisation d'instruments d'agression, modèles de comportement. Cette exemplarité directe de la violence est probablement la crainte le plus souvent exprimée par l'opinion.
  5. Incitation à des attitudes et comportements globalement agressifs, contagion d'un climat de violence, amplification, par phénomène d'écho, des tendances agressives.
  6. Justification idéologique de la violence : la raison du plus fort; mépris, persécution, domination des «faibles» par les «forts». Il s'agirait ici d'une incitation intellectuelle.
  7. Sollicitation des instincts de cruauté, des tendances sadiques. Ce n'est pas seulement le fameux «cochon» que le dicton populaire nous attribue qui «sommeille» en nous... Des férocités aussi nous habiteraient, jugulées par l'éducation, la civilisation, mais que certains spectacles pourraient, surtout chez les personnalités immatures et/ou fragiles, périlleusement titiller...
  8. Identification psychologique aux auteurs de violence présentés. C'est tout le problème du «héros» violent, dans lequel on voudrait se reconnaître, par compensation peut-être d'une faiblesse physique, une humiliation, une peur.
  9. Identification psychologique aux victimes, avec sollicitation corrélative des désirs de vengeance. Ce levier est fortement utilisé par tous les films où un «justicier» venge des victimes par la destruction systématique des nuisibles.
  10. Accoutumance à la violence, à la souffrance, à la peur. Ce serait le redoutable effet de banalisation. Difficilement évaluable au coup par coup, il constituerait, à terme selon certains, un péril pour les mentalités individuelles et collectives, c'est-à-dire pour nos civilisations.
  11. Séduction de la violence, présentée comme un jeu, une manifestation de vitalité, de virilité, d'originalité. On a pu parler d'un «lyrisme de la violence».
  12. Effet dépressif, découragement, pessimisme, écœurement, angoisse, rejet d'un monde trop stressant. On pense peu à cet accablement que peut provoquer l'accumulation de la violence. Il peut pourtant alimenter des tendances dépressives et entraîner des conduites d'évitement.

Cet inventaire constitue un outil d'analyse à la fois simple et assez fin. On se demande, dès lors, pourquoi les chaînes de télévision, à l'aide d'enquêtes, n'ont pas la curiosité d'apprécier l'influence de leurs programmes, notamment sur le jeune public. On a l'impression, en ce domaine, d'en être à la préhistoire de la télévision."


Page 44.
"LES ENFANTS, ÇA COÛTE PAS CHER ET ÇA RAPPORTE GROS

«Notre ambition est de faire appel aux auteurs français; ils savent raconter de jolies histoires qui, tout en étant à vertu éducative, sont extrêmement distractives [...]. Il est facile de faire une programmation pour enfants, il existe des kilomètres de dessins animés, notamment en Extrême-Orient, [...] extrêmement violents pour la plupart. Telle n'est pas notre intention», ajoutait l'auteur de cette irréprochable déclaration. Et de préciser que des psychologues, des éducateurs, des sociologues, ainsi qu'un... conseil de jeunes, assureraient la qualité de la programmation enfantine.

L'auteur de cette proclamation inspirée ? Francis Bouygues, devant la CNCL, au moment des conditions pour l'attribution de TF1. Résultat? Plus de 90 p. 100 de séries et dessins animés japonais bas de gamme, sur TF1, et une exclusive affaire de gros sous. Oubliées les promesses en béton faites un matin à la CNCL. Abandonnées les jolies histoires, enterré le conseil des jeunes. «Metalder» a eu raison de Francis."


Page 45.
"TF1, AB Productions et Dorothée : quand les enfants servent d'appâts

«Les Chevaliers du Zodiaque», «Ken le Survivant», «Dragon Ball», «Bioman», «Spielvan», défilent quotidiennement sur TF1, et, pendant l'été («Dorothée Vacances»), on fait encore moins cher : on ressort «Goldorak», probablement déjà largement amorti sur toutes les télévisions du globe; «Giraya» et aussi «Metalder», deux séries japonaises stupides et violentes à côté desquelles «Bioman» fait presque «haut de gamme». Le tout suivi, chaque jour de cet été, par Les rues de San Francisco, l'inévitable série policière. Bref on enrage devant un tel gâchis. Comment ne pas penser à tous ces gosses des banlieues, cloîtrés entre quatre murs de béton, privés de vacances, et qui n'ont que la télévision pour rêver et pour s'évader, enfants abreuvés de violence, de laideur, de médiocrité.

Pauvre monsieur Bouygues, vous avez imprudemment dit «ni japonais, ni violent»? Ce n'est que coups, meurtres, têtes arrachées, corps électrocutés, masques répugnants, bêtes horribles, démons rugissants. La peur, la violence, le bruit. Avec une animation minimale. Des scénarios réduits à leur plus simple expression."


Page 47 et 48.
"Une affaire rentable

Indépendamment de la rémunération versée à Frédérique Hoshede (Dorothée), TF1 achète en effet à AB Productions 500 heures de programme à 125 000 francs l'heure. Auxquelles s'ajoutent 240 heures d'émissions pour «Dorothée Vacances», facturées à un tarif comparable.

Sont également exploitées les cassettes de dessins animés. Et même... le 36 15 Bioman! Sans parler du magazine, aussi niais que les émissions (rien n'y manque dans le premier numéro : extraits incompréhensibles de dessins animés japonais, tarte à la crème dans la figure, chasse d'eau sur la tête et aussi une incomparable rubrique : comment enlever ses points noirs!). Seul «oubli», et de taille de la part de TF1 : le choix et le contrôle des prix des dessins animés et séries achetés par AB Productions. Dès lors, la logique est simple : pour gagner davantage d'argent, il faut acheter au moindre prix, chez les grossistes japonais, tout ce qui fera le fond de la programmation, et débiter des kilomètres de pellicule déversant la peur, le sang et les larmes, entrecoupés de publicité et entrelardés de petites saynètes, affligeantes de bêtises (chasses d'eau sur la tête; animateurs déguisés en bébés; croissants mordus, tartes à la crème...)."


Pages 61 et 62.
"La télévision idéale existe-t-elle?
Existe-t-il des enfants qui peuvent se dispenser des dessins animés japonais ? La réponse est oui.
Existe-t-il une télévision pour enfants sans monstres répugnants, sans dessins animés nullissimes, sans pitreries affligeantes, sans tartes à la crème dans la figure? La réponse est encore oui.
Existe-t-il des télévisions d'éveil pour tout-petits ? La réponse est toujours oui.

Le rêve existe. C'est BBC1, la télévision britannique publique, même si demeure la crainte, devant les projets de privatisation du gouvernement de Mme Thatcher, que la situation n'évolue «à la française». Pour l'instant, encore, si vous l'allumez en rentrant de l'école, vous voyez des dessins animés de qualité, des jeux de culture générale, un journal d'actualité, «Newsround», destiné aux enfants et aux jeunes, et qui les passionne depuis seize ans : en huit minutes, humour, émotion et professionnalisme. Animaux et bons sentiments constituent la recette de l'émission «Blue Peter» qui bat des records d'audience depuis trente ans. La BBC produit des œuvres de fiction qui abordent les sujets d'actualité, le vandalisme, le racisme ou la drogue. Chaque épisode est porteur d'un message «positif et moral», observe Anna Home, directrice des programmes pour enfants à la BBC. Autre ligne directrice : on ne supprime pas les bagarres et le sang. Mais la mort n'est jamais montrée à l'écran ; et, jusqu'à douze ans, «love but not sex».
Cette télévision a les moyens de ses ambitions. Un budget annuel tel qu'elle peut rémunérer deux cents personnes pour les programmes jeunes. Et sans publicité, sans concurrence de chaînes totalement livrées à l'impératif commercial. Ce qui lui permet même, comble de la qualité, de diffuser une émission intitulée : «Comment fermer la télé et que faire de bien plus intéressant à la place ?»..."


Pages 87 et 88.
"Production pornographique et criminalité au Japon

A Tokyo, une série de meurtres d'enfants a suscité un débat public qui met en cause la production pornographique japonaise, accessible facilement, et diffusant des émissions d'extrême violence (Le Monde, août 1989).

La police a en effet découvert chez Tsutomu Miyazaki, responsable de six meurtres d'enfants dont une fillette de six ans qu'il a ensuite dépecée, huit mille cassettes vidéo d'horreur et de pornographie. D'où la controverse sur le bien-fondé de ces «créations».
En outre, pour la première fois au Japon, les délits commis par les mineurs (entre quatorze et dix-neuf ans) ont dépassé ceux des adultes au cours des six premiers mois de cette année.

Le système japonais, pudibond sur certains aspects (comme en témoignent les récentes affaires politiques), est très permissif en matière de violence et de pornographie, allant jusqu'à mettre en scène des adolescents ou des enfants. Une prolifération de publications et de films vidéo utilise des fillettes âgées de huit à quinze ans. Mélange de naïveté et de perversité, voire d'extrême violence (enfants découpés en morceaux), vision reprise par les séries et dessins animés japonais. Les bandes dessinées de ce type, achetées par les garçons de quinze à vingt ans, atteignent des tirages records.

A la suite des meurtres commis par Tsutomu Miyazaki, une chaîne de télévision a décidé de supprimer de son programme les films d'extrême violence. Et une réglementation d'accès aux cassettes vidéo pornographiques est envisagée. Il était temps!"


Page 94.
"Les enfants «adorent» (les adultes aussi)

C'est l'argument le plus massif des marchands d'images. Dorothée explique même que, plus c'est violent, plus les enfants regardent. Hélas! C'est confondre voir et «adorer». Les enfants dévorent ce qui leur est donné. La vraie question est de savoir s'ils sont heureux de ce qu'ils regardent. La réponse est non.

L'enfant absorbe par imprégnation. Il ne peut sélectionner. Et si, d'aventure, il aimait la violence pour elle-même, alors pourquoi ne pas lui programmer des matchs de boxe ou de catch à la place des dessins animés ? Cela coûterait encore moins cher ! Et ce serait tellement plus «vrai»."


Pages 98 et 99.
"Aucune preuve de l'effet nocif de la violence n'existerait

Les Japonais ont prouvé que, plus l'image est rapide, plus elle est violente et choquante, plus le spectateur regarde et en oublie de zapper. Plus la publicité est donc rentable. D'où ces téléfilms japonais et ces dessins animés nuls et agressifs. Nul besoin de scénario, ni d'histoire, ni même de personnages. On se tape dessus. Ni bons ni méchants, à quoi cela servirait-il ? Ça coûterait plus cher d'avoir une histoire, il faudrait même payer un écrivain... Juste un décor et du bruit!"


Pages 148 et 149.
"DE L'INDIFFÉRENCE DES INTELLECTUELS AU CHAUVINISME

Quelque chose peut gêner dans cette dénonciation des productions japonaises et américaines. Ce sont des peuples amis dont le talent culturel est égal au nôtre. Et n'y a-t-il pas, dans la juste revendication des quotas, quelque chose qui s'apparente à un complexe de supériorité?

Mais ce sont les chaînes qui sont responsables. Pourquoi n'achètent-elles surtout que les sous-produits étrangers, c'est-à-dire les moins chers et les plus standards? Du coup, nous avons une image déformée et négative de la culture de ces pays.
Aussi les quotas ne doivent-ils pas devenir des outils de protection de la médiocrité. Car, s'il s'agit de fabriquer des téléfilms sanglants «aux couleurs de la France», mieux vaut encore «Santa Barbara». D'ailleurs, lorsque TF1 a diminué le quota d'œuvres américaines à la demande du Conseil d'État, pourquoi a-t-elle d'abord touché aux feuilletons populaires : «On ne vit qu'une fois», «Dallas» et «Côte ouest» plutôt qu'aux téléfilms policiers violents ou qu'aux dessins animés du mercredi après-midi ? Tout simplement par l'application d'un calcul économique élémentaire qui tend à faire disparaître en priorité les productions étrangères les plus coûteuses. Effet pervers des quotas qui, au nom de la quantité française, finit par atteindre la qualité étrangère."


Page 162.
"La privatisation brutale de trois chaînes de télévision et notamment de TF1 a dégradé d'un seul coup le paysage audiovisuel. Course à l'audience, démagogie, appauvrissement. Stupidité, obscénité, violence ont fait irruption dans un univers que, jusqu'ici, la France avait réussi plus ou moins à s'épargner au regard des excès déjà largement répandus par les chaînes commerciales chez nos voisins italiens.

Le secteur public bousculé par cette tornade, et peu préparé à l'affronter, a été injustement déstabilisé.
La télévision s'est ainsi, et à une vitesse impressionnante, médiocrisée. La pluralité des canaux, loin de donner à des hommes et femmes de talent les moyens de travailler davantage, sauf à des heures tardives, s'est traduite par une relance impressionnante des importations de séries ou de téléfilms."


Page 174.
"CONSEILS AUX PARENTS

C'est connu, les parents sont toujours responsables - surtout les mères - de ce qui ne va pas chez leurs enfants.
La télévision ne facilite pas la tâche. Elle la complique, elle pose de nouveaux dilemmes, elle contredit ce qui est laborieusement transmis (par exemple l'égale dignité des sexes), elle est à la fois recherchée (ils sont si contents et on est si tranquilles avec cette baby-sitter !) et crainte (des soucis en plus). Pour faire échapper quelque peu votre progéniture à la facilité, à la passivité et à la frustration, voici quelques pistes :

  • Partager le plaisir des enfants. Regarder avec eux et en parler.
  • Ne pas faire de la privation de télévision une punition.
  • Proposer des substituts. Ils acceptent toujours que l'on s'occupe d'eux à la place de la télévision.
  • Leur apprendre à éteindre.
  • Leur apprendre à «être plus forts que la télé». A éteindre s'ils ont peur ou si cela ne leur plaît pas."



Page 175.
"CONCLUSION

  • Partager, écouter, discuter.
  • Dédramatiser.
  • La durée excessive (au-delà d'une heure et demie à deux heures par jour) est néfaste.
  • La TV donne l'illusion que Ton peut se passer de l'effort et du temps pour accéder à la connaissance.
  • Le conflit familial fait fuir l'enfant devant la télévision.
  • Ne pas minimiser les cauchemars. La télévision en est souvent la cause, mais ne pas oublier les conflits familiaux.
  • Parler avec eux de ce qu'ils ont vu.
  • Les garçons regardent plus souvent. Et pourtant ils n'assument pas plus facilement la violence que les filles.
  • Éviter les émissions jeunesse (Dorothée) de TF1. Choisir A2 ou FR3. Ce sera plus facile quand le bruit aura circulé dans les cours de récré que «Dorothée, c'est nul». Lui préférer même les dessins animés de la Cinq, beaucoup moins violents (mais se méfier de la série policière qui suivra, inévitablement, ou des bandes-annonces et de la pub, qui agressent sur cette chaîne!).
  • Laisser l'enfant jouer ou mimer ce qu'il a vu. Il libère son angoisse. Certains ne peuvent pas. Ils sont murés. Ce sont les plus fragiles. Il faut leur parler. Pour rétablir la réalité sans casser les rêves.
  • L'enfant a besoin d'une compagnie après l'école, quel que soit son âge. Il faudrait s'organiser en conséquence. Pour qu'il ne soit pas seul, ce bébé zappeur abandonné aux marchands d'images."

 

Posté par David Yukio à 12:10 - Livres, revues... - Permalien [#]

22 juin 2015

"La folie Goldorak" - Article dans Paris Match du 19 Janvier 1979



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Le 19 janvier 1979 Paris Match sort son numéro 1547 avec une couverture mythique consacrée à Goldorak. L'article "La folie Goldorak" faisait le point sur la tornade qui s'était abattue quelques mois auparavant sur la télévision et la société française.

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 01

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 02

"Goldorak un robot né au Japon est devenu le messie des enfants français par Guy Lagorce.

Nous osons nous l'avouer ou nous le refoulons, mais peu importe, quel que soit notre âge, rien ne nous est plus cher que de rôder à la lisière de nos enfances.

Les guerres, les crise économiques planétaires, les bouleversements individuels de l'âme, la mort et la naissance d'êtres chers, tout ce qu'il faut se résoudre à appeler "sa vie", tous les évènements qui sont censés nous marquer ne parviennent pas toujours, en dépit de l'âge qui nous gagne, à nous rejeter "de l'autre côté de la colline", vers la maturité, vers la vieillesse, vers le définitif. Et puis un jour, pour une raison de futile apparence, vous vous retrouvez soudain arraché à votre illusion de jeunesse et donc, d'une certaine manière, "assassiné". Adultes, mes frères, notre tueur a nom Goldorak…

Jusqu'à l'arrivée de ce "formidable robot des temps nouveaux", les héros de nos fils étaient les mêmes que ceux qui nous enchantaient jadis : Batman, Zorro, Mandrake, Tarzan… Dans leurs émois face à ces hommes de chair, d'amour et de sang, nous retrouvions nos propres émois. Ces torrents d'aventure débouchaient sur des paysages connus, de larges plaines heureuses. La vie était là, simple et tranquille.

Staline, Churchill, De Gaulle et Mao pouvaient bien disparaître, rien ne tranchait le cordon ombilical, ce fil tendu entre les générations. Et puis, brutalement; le 3 juillet dernier, sur Antenne 2, pendant la période télévisée la plus creuse de l'année, éclatant de couleurs et de toutes les noblesses paré, surgit un robot géant nommé Goldorak. Dès le premier mois, tous les enfants et les adolescents de France reconnurent en lui leur nouveau Messie Protecteur. Dès le deuxième mois, tous les héros qui bercèrent les quatre générations précédentes tombèrent en poudre. Dès le troisième mois, le taux d'écoute de la chaîne rivale, à la même heure, tomba à 0 %. Dès le quatrième mois, les parents eurent l'impression d'être rayés de la carte sentimentale de leur progéniture. Dès le cinquième mois (faisant contre mauvaise fortune bon cœur) ils se ruèrent pour acheter la reproduction de Goldorak… Tant et si bien que 25 jours avant les fêtes de Noël, les magasins furent en rupture de stock. On s'inscrivait sur les listes d'attente et si l'on avait des relations, on le trouvait au marché noir. Inouï! Madame Coquelin, chargée de la vente des droits commerciaux d'Antenne 2 n'a jamais vu cela en quinze années de métier : dès le début du mois de décembre, 400 000 disques, 150 000 posters, des millions d'autocollants, un journal tiré à 300 000 exemplaires, des bonbons, des réglisses, des"


"M. Chiaki Imada, patron de la Toei Films : pour mieux exporter, il invente des personnages de type européen. La formidable transformation d'Actarus, de la forme humaine en une forme de Superman."

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 03
Goldorak, le robot-héros armé d'un "futuropoing", lance-roquettes et d'une hache de l'an 2000.

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 04
"Pas de sang mais de la ferraille noircie.
A côté du dessin animé, un grand nombre de jouets et de gadgets frappés du sigle Goldorak."

chaises longues, des masques, des pots de moutarde, des puzzles, des vêtements… tout ce qui était frappé Goldorak s'arrachait. Quant au jouet représentant le "Dieu"… une folie. La société Mattei qui le fabrique est débordée… Dans certains grands magasins, on embaucha des standardistes uniquement destinées à répondre : "Pour Goldorak il faut attendre". Même succès en Espagne, en Italie, en Belgique et au Canada où une équipe professionnelle de football choisit pour nom Goldorak.

Dans les réunions R.p.r., on crie Gol-do-rak - Chi-rac!... Une folie, vous dis-je, un ouragan, un typhon. C'est cela : un typhon, puisque ce nouveau Dieu est né en 1976 au Japon chez Toei-Animation qui fit travailler 600 personnes pour donner naissance, sans grand succès de vente au départ, à ce qu'ils appelèrent "Ufo Robot".

Au début, les graves (et cartésiens) acheteurs ne sont pas emballés par le trait simpliste et par le fait que ce dessin animé soit réalisé à l'économie : 6 à 7 images / secondes alors que les Walt Disney défilent à raison de 20 images / secondes. Pourtant, en février dernier, comme ça, au flair, M. Jacques Canestrier, distributeur de films, prend les droits pour les pays francophones et invente (compromis entre Mandrake et Goldfinger, seul clin d'œil au passé) le nom de Goldorak. Antenne 2 achète le feuilleton sans trop y croire en raison de son prix modique, 10 000 F la minute contre 40 000 F pour un dessin aimé français… La suite, vous la connaissez…

Mais peut-être - ce qui est votre droit le plus strict - n'êtes-vous pas des parents ou grands-parents de la tribu pourtant innombrable des "jeunes téléspectateurs", qui, chaque lundi et jeudi, sortent de l'école "comme des fusées" pour être, à 17h55, prêts à trembler, à admirer, pétrifiés, l'œil écarquillé, le grand Goldorak? Alors, en deux mots, voici : les gentils Terriens sont (sauvagement) agressés par des extra-terrestres lesquels sont (extrêmement) laids, couards et traîtres. C'est très mal parti, lorsque surgit face aux monstres une immense, généreuse et cornue ferraille nommée Goldorak, qui va, frôlant cent fois la "destruction", venir à bout des infâmes. "Bien simple!" dites-vous en faisant la moue. Oh que non ! lisez bien : j'ai écrit "destruction" et non point "mort". Tout est là. Vous, adulte, n'y comprenez rien. Actarus, subtil extra-terrestre, mais de très humaine forme, s'introduit dans sa soucoupe volante d'où il éjecte et manipule Goldorak-le-Bon qui assimile un vocabulaire de rêves interplanétaire : fulguropoing, rétrolaser, hastérohache, planètogyre, rétrospace… Et le ciel s'embrase de lueurs.

"Violence !" Violence, dites-vous ? Non, justement! car en dépit de tant de bruit et de fureur, et à la différence du moindre "western" et du moindre "policier", jamais, au grand jamais, le sang ne coule dans "Goldorak".

Oui, les héros-robots sont chargés de toutes les passions vieilles comme l'humanité mais de leurs affrontements ne reste jamais sur le carreau, noircie et tordue, que de la ferraille… Pas de sang. Ils sont les vecteurs de nos vieilles passions et non point des martyrs. Peace and Love! Et si guerre il doit y avoir que la fassent de nobles robots… Ecoutez, parents, cette leçon… Ecoutez-la bien, elle sonne l'heure des temps futurs. Je disais plus haut que Goldorak était né au Japon. En vérité, il est né aux frontières d'une autre vie. Une autre vie que pressentent nos enfants et à laquelle - comme le temps passe - ni vous ni moi n'auront un jour accès. Trop tard, camarades, trop tard…

Guy Lagorce, enquête Clémentine Gustin."


Posté par David Yukio à 19:18 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

17 juin 2015

Cynthia ou le rythme de la vie (Hikari no densetsu) - photos de Cynthia (Hikari) et Déborah (Hazuki)



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Le dessin-animé japonais "Cynthia ou le rythme de la vie" ("Hikari no densetsu") était l'un de mes préférés quand il fut diffusé pour la première fois à la télé française, fin 1988. Depuis je le regarde régulièrement tous les cinq, six ans car j'aime beaucoup cette histoire sur la gymnastique.

Cynthia Duval (Hikari Kamijô) fait de la GRS et son rêve est de devenir aussi bonne que sa compagne d'école Déborah Steller (Hazuki Shiina). Elle fait ensuite la connaissance d'un garçon, Willy Corbier (Yoshiaki Ooishi) et va en tomber follement amoureuse :-)

Les deux personnages féminins m'ont tout de suite plu, que ce soit leur visage, leur personnalité... bref, ado j'étais un grand fan de Hikari et Hazuki c'est pourquoi je voulais faire un post sur elles deux.

Hikari en gymnaste.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari007

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari002

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari021

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari022

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari023

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari001

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari003

En uniforme.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari025

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari019

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari020

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari017

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari010

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari006

Sa joie de vivre, son rire.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari018

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari005

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari008

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari004

Les chagrins d'amour.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari026

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari009

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari016

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres004

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari014

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari012

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari013

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari011

Cynthia dans le futur.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari027

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari028

Canalblog Anime Cynthia Hikari Hikari029

Déborah, la grande gymnaste.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah002

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah009

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah010

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah018

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah003

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres006

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah017

C'est aussi une danseuse classique accomplie.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah013

Une amoureuse malheureuse.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah005

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah008

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah015

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah007

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah004

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah006

Quelle maturité dans son regard et son visage.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah001

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah014

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah011

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah016

Canalblog Anime Cynthia Hikari Deborah012

Cynthia, Déborah, Willy; trois gymnastes découvrant les joies de l'amour mais aussi ses peines.
Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres008

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres001

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres003

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres002

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres005

Canalblog Anime Cynthia Hikari Autres007

Posté par David Yukio à 15:36 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

13 juin 2015

Une histoire du dessin animé japonais - Trésors de la télévision de 1960 à nos jours


 
Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 36


L'exposition "Une histoire du dessin animé japonais - Trésors de la télévision de 1960 à nos jours" s'est tenue du 28 Mai 2015 au 27 Juin 2015 à l’espace Art & Liberté du centre commercial «La Coupole», 3 place des Marseillais, à Charenton-le-Pont.

Il s'agit d'une exposition consacrée aux dessins-animés de la télé japonaise, depuis les origines des années 60 avec Astro le petit robot jusqu'à Naruto. A ma grande surprise l'espace consacré à l'exposition est très vaste mais le faible nombre de celluloïds montrés fait qu'il règne une impression de grand vide. En outre, pour ceux qui connaissent déjà bien le milieu de l'animation japonaise, vous ne verrez rien de spécial ni d'étonnant sinon des celluloïds des séries japonaises les plus connues depuis 50 ans, ce qui est quand même sympa mais je m'attendais à être surpris, étonné...

L'objectif est semble-t-il de promouvoir le patrimoine culturel japonais mais pourquoi le faire via les dessins-animés japonais alors que les français baignent dedans depuis près de 40 ans (l'arrivée de Goldorak en France date de Juillet 1978)? Je m'attendais à avoir plus d'informations, des analyses, des synthèses alors qu'il n'y a que des celluloïds exposés sans texte autre que la date et le créateur. C'est d'autant plus dommage qu'une BD destinée aux enfants a été réalisée pour l'expo et en la lisant on sent que les organisateurs connaissent très bien leur sujet.

Bref, ce fut une déception même si ceux qui découvrent l'animation japonaise seront contents de voir des cellulos, traces maintenant disparues de comment on réalisait des dessins-animés avant l'ère du tout ordinateur.


Une présentation plus détaillée ici : http://www.journaldujapon.com/2015/06/12/exposition-il-etait-un-fois-le-dessin-anime-japonais/


Une impression de grand vide comme je disais :-(
Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 33

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 18

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 01
La fameuse couverture de Goldorak de Paris Match.

Astro le petit robot du grand Osamu Tezuka.
Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 02

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 04

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 05Belle et Sébastien.


Candy avec un malheureux carton pauvre en infos.
Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 07

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 08

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 09
Albator 1978.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 12Les chevaliers du Zodiaque.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 14Dragonball.


Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 17
Sailor Moon.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 16
Naruto.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 03
Le retour du roi Léo.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 06
Rémi sans famille.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 11
Albator 1978.

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 15
Cobra.

Enfin des infos, sur la restauration et la fabrication de dessins-animés au Japon.
Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 10

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 13

La BD créée pour l'occasion, très intéressante. Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".
Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 19

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 20

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 21

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 22

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 23

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 24

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 25

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 26

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 27

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 28

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 29

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 30

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 31

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 32

Une autre exposition se tenait dans le même lieu : Graffitis et Mangas où des graffeurs adaptaient les héros des dessins-animés japonais à leur sauce; curieux!
Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 34

Canalblog Expo Tele Japon 1960 2015 35

 

Posté par David Yukio à 20:55 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

05 septembre 2014

L'histoire de l'animation japonaise en France par Pascal Lafine - Club Dorothée Magazine 1991


Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Pendant longtemps en France, la seule source d'information sur l'animation japonaise était le "Club Dorothée Magazine". Cette revue, créée en septembre 1989, reprenait surtout sous formes de copies écrans les épisodes des séries comme Dragonball, Les chevaliers du zodiaque, proposait des jeux, des concours ... puis, un jour, arriva un mec nommé Pascal Lafine.

Pour ceux qui ignorent qui est le monsieur, voici un lien pour comprendre son importance dans l'histoire du manga en France http://www.manga-news.com/index.php/actus/2012/10/10/Interview-de-Pascal-Lafine.

Pascal tenait une rubrique "Pascal vous répond", celle de l'expert des dessins-animés japonais, qui répond au courrier des lecteurs sur toutes les questions possibles et imaginables sur ce sujet. Dans les numéros 103, 104 et 105 de fin 1991, il nous fit un résumé de l'histoire de l'animation japonaise en France. Vous trouverez ci-dessous les scans et textes de ces trois articles.

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal01

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTOIRE DE L'ANIMATION JAPONAISE EN FRANCE - 1ère partie

En 1974, apparaît "Prince Safire", premier dessin animé japonais programmé sur le territoire Français. L'histoire se passe au royaume d'argent et le Prince Safire est obligé de se travestir car une fille ne peut être l'héritière du royaume. Cette série a été diffusée en 1989 sous le titre de "Princesse Safire". Le second dessin animé diffusé en France est du même auteur, Osamu Tésuka. Il s'agit du "Roi Léo", l'histoire de trois générations de lions blancs, et une nouvelle version a été programmée l'année dernière sous le titre "Le retour du roi Léo".

Deux autres séries sont passées en France avant l'arrivée de "Goldorak", elles étaient co-produites par les frères italiens Marco et Gi Pagot, "Caliméro", la première, avec Toei Animation, et "Barbapapa", la seconde, avec K. et S.

Enfin arrivèrent "Goldorak" et "Candy" pendant l'été 1978, deux séries qui étaient, à l'origine, des programmes de fonds de tiroirs destinés à combler la grille des vacances, et qui se sont révélés être de grands succès. Au début, seuls 26 épisodes de "Candy" avaient été achetés et diffusés en tranches de 5 minutes par jour. Devant l'énorme succès de la série, elle fut rediffusée en épisodes de 26 minutes. Il y eut un changement de voix entre les deux séries, car la première doubleuse était partie vivre aux USA, et de nombreux téléspectateurs l'avaient remarqué et avaient écrit à la chaîne.

De 1979 à 1980, c'est la création de "Croque vacances", présenté par Claude Piérard et une étrange grenouille qui sera très vite remplacée par le lapin Isidore. C'est dans cette émission qu'ont été diffusés "Vic le viking", "Maya l'abeille" et "Heutchi" qui est le seul dessin animé à avoir gardé en France son générique original japonais. Sur la même chaine, on pouvait voir chaque semaine "Les visiteurs du mercredi", émission présentée par Patrick Sabatier, Soisic Corne et les marionnettes Cibor et Bora. De nombreuses séries étaient diffusées comme "Gatchaman" alias "La bataille des planètes", dont on n'a vu qu'une seule des trois séries, ou "Heidi" dont la diffusion fut retardée d'un an à cause de la série live qui passait dans Récré A2.

Récré A2, qui était présentée par Dorothée, diffusait alors son troisième grand succès, "Albator" (Capitaine Harlock de son vrai nom), créé par Lengi Matsumoto qui est aussi l'auteur de "Galaxie Express" et de "La reine du fond des temps".

1982 vit le début de la grande époque Toei Animation en France, avec le quasi-monopole de I.D.D.H., la société de René Bruno Huchez qui a également importé "Candy", "Albator" et "Goldorak". Puis ce fut l'arrivée de "Capitaine Flam" ("Capitaine Future"), co-production entre Toei et MK, plus connu pour son travail sur les images de synthèse. Cette série est tirée d'un roman de l'écrivain anglo-saxon Raymond Hamilton. I.D.D.H. est aussi l'importateur de "Rody le petit cid", "Le tour du monde en 80 jours" et "Les trois mousquetaires", co-production entre Nippon Animation et une société espagnole... (à suivre...)."

 

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal02

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (2)

De 1982 à 1984 le paysage audiovisuel français est stable car il n'y a pas de concurrence réelle entre les chaînes. Le changement commence à s'effectuer en 1984 avec l'arrivée de Canal Plus. Cette nouvelle chaîne apporte beaucoup de nouveautés : "Les quatre filles du Docteur March", "Sherlock Holmes" (qui sera diffusée en France deux jours avant le Japon), "Bioman" et surtout "Cobra le pirate de l'espace", le grand succès de Canal Plus. Cette série avait bizarrement déplu à son auteur, Bioushi Terasawa, qui cessa d'en produire jusqu'en 1988. Il créa alors "Goku" (un homme armé d'un bâton qui s'agrandit à volonté et dont les yeux bioniques lui permettent de contrôler les véhicules) et "Ninja Kabuto" pour la chaîne NHK. "Cobra" passera par la suite sur A2 où il connaîtra également un gros succès aux côtés de "Galaxie Rangers" et du "Sourire du dragon".

La guerre des programmes jeunesse débute en 1987 avec la Cinq. C'est l'arrivée en force de "Youpi l'école est finie" avec les dessins animés de Nippon Animation : "Princesse Sarah", "Cathy la petite fermière", "Anette dans les Alpes", etc. La Cinq prend le monopole du dessin animé japonais en France et continue ses innovations en diffusant des séries ayant trait aux sports, c'est "Jeanne et Serge", "Smatch", et par la suite "Olive et Tom" C'est aussi, dans un tout autre genre, l'arrivée de "Robotech", qui, après les USA, connaîtra un très grand succès en France. Elle sera diffusée six fois dont une dans le prime time (19h30 à 20h00). TF1 diffuse de vieilles séries japonaises, dont "La revanche des Gobots". C'est aussi l'époque de Vitamine présenté par Jacky Jacky bovitch qui remplace Karen Cheryl, le déclin de RécréA2 et la fin de Croque Vacances. Sur M6 ça bouge pendant l'été 87, on ressort des placards de vieilles séries :"Capitaine Flam", "Goldorak" et "Albator" qui n'avait pas été diffusée depuis six ans.

En 1987 Dorothée débarque sur TF1. Elle rejoint son compagnon de toujours, Jacky, et arrivera avec deux ex-présentateurs de RécréA2: François Corbier et Ariane Carnéti, une ancienne comédienne.

Dorothée remplace Jacques Mosseau et devient directrice des programmes jeunesse en créant son émission, Le Club Dorothée. A ses débuts cette émission ne passera que des rediffusions : "Candy Candy", "Goldorak", etc. Une seule nouveauté sera programmée : "Bioman", transfuge de Canal Plus. Puis, début 1988, Dorothée diffusera "Dragon Ball" et "Les chevaliers du Zodiaque", n°1 au Japon. A l'époque ces deux séries sont diffusées simultanément en France et au Japon, et leur suite est encore en cours de fabrication.

De son côté, RécréA2 vivote avec ses présentatrices Marie et Charlotte dont Dorothée se moque bien dans une parodie, Marotte et Charlie. Le programme de A2 est composé surtout de rediffusions.

La Cinq continue ses innovations en débutant un genre nouveau : les Magical Girls. Il s'agit de séries mettant en vedette des filles possédant des pouvoirs magiques : "Creamy, merveilleuse Creamy", "Emi magique", "Vanessa"... De 87 à 88 la Cinq a le monopole des dessins animés nouveaux, tous leurs génériques sont fabriqués en Italie. La chaîne, ayant un stock commun avec Rété ltalia, utilise les mêmes génériques en les attribuant à d'autres dessins animés."

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal03

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (3)

1988. Tout comme en France, ça bouge en Italie où un député fait voter une loi interdisant les pages de publicité au milieu des dessins animés. Télévisions et téléspectateurs italiens craignent que cette décision entraîne la fin des programmes jeunesse! En France, les chaînes mènent une politique "anti-japonaise".

Rentrée 1988. Après un voyage de Dorothée au Japon , c'est l'arrivée en masse de nouvelles séries comme "Les attaquantes", "Doc Slump", "Georgie"... Mais aussi de nouveaux genres d'animation parlant d'amour avec "Juliette je t'aime", de fantastique avec "Lamu" et "d'horreur" avec "Ken le survivant". C'est aussi l'arrivée des "dramas" (ou séries "live"). On espère ainsi renouveler le succès de "Bioman" avec "Spilvan", "Flashman", "Liveman"... Beaucoup de ces nouvelles séries furent des échecs, mesurés par un outil plutôt contestable, le minitel.

Dix ans après Goldorak, les dessins animés s'approprient 70% des programmes jeunesse, chaque chaîne ayant son créneau de distribution: AB Productions pour TF1, IDDH pour A2 et FR3, Rette Italia pour la Cinq. Canal +, de son côté, recommence à diffuser des dessins animés japonais avec "Crocus", "Peter Pan" qui avait eu un très grand succès en Italie où il était diffusé de 20h à 20h30.

En 1989, la naissance de Radio Loustic, diffusant en non-stop des génériques d'animation, fait encore bouger la situation. Cette année-là est né aussi le C.D.M (Club Do Mag) qui deviendra peu après votre Dorothée Magazine. Depuis, plus rien ne bouge. La direction des programmes jeunesse de la Cinq est confiée à Xavier Couture. Cette chaîne, n'ayant plus de produits nouveaux, s'allie à TF1 pour échanger leurs programmes.

Pour la première fois sont diffusés en France des films destinés au marché de la vidéo : "Les CDZ 1 et 2", "Dragon ball","Cité interdite", "Cristal triangle" C'est aussi la sortie d'"Akira", un long métrage d'animation japonais. Loin d'être le meilleur, il est très bien accueilli par la critique qui l'annonce comme le plus grand chef-d'oeuvre. Ce phénomène donne naissance à l'apparition des mangas. Les fans d'animation, jusqu'alors inactifs, se manifestent en créant deux fanzines (magazine de fan): "Animé Land" pour le dessin animé, et "Mangazone" pour la bande dessinée. Ces revues, tirées à 700 exemplaires, sont vendues en deux semaines. Des associations font également leur apparition comme Animart à Vanves, en banlieue parisienne, et Beff Tosh à Paris. Un magasin, vendant des revues et des compact disques japonais, préfère cesser ces activités, ne pouvant plus subvenir à la demande des fans de plus en plus nombreux!

Ceci a pour effet d'inciter les spéculateurs à importer et à vendre des produits dérivés: le marché noir du produit d'animation est né. Certains se font d'ailleurs arrêter pour avoir importé des copies de films d'animation inédits en France."

Posté par David Yukio à 22:08 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

Je découvre le Japon - Club Dorothée Magazine 08 du 07/11/1989 avec Dragonball



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


La revue "Club Dorothée magazine" était un magazine lancé en septembre 1989 et parlant, comme son nom l'indique, de l'émission de Dorothée sur TF1.

A l'époque c'était la seule revue où on pouvait retrouver nos héros des dessins-animés japonais. Quelle ne fut pas ma surprise quand, dans le numéro 08 du 07 Novembre 1989 j'ai découvert l'article ci-dessous. On y parlait de Dragonball mais SURTOUT on y voyait des extraits d'une revue japonaise nous annonçant les prochains évènements de la série animée.

Cet article fut pour moi un véritable choc et c'est pourquoi je veux en parler aujourd'hui. Au fin fond de la province, loin de Paris, à une époque où Internet n'existait même pas, j'avais d'un seul coup une fenêtre ouverte sur un monde lointain appelé Japon, j'avais entr'aperçu ce qu'était une revue japonaise, je découvrais qu'on n'était pas obligé de subir passivement une émission de télé et attendre les rediffusions aléatoires mais qu'on pouvait assouvir sa passion différemment via les livres et un pays étranger.

Vous imaginez un gamin qui découvre une carte de l'île au trésor? Ce fut moi et depuis ce jour cette passion de la culture populaire japonaise a représenté quelque chose de très fort et de très important pour moi. Tout ne découle pas de cet article mais il fut une incroyable bouffée d'oxygène, il m'avait donné l'envie de m'envoler vers le Japon et d'y rester longtemps, longtemps :-)

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 01

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 02

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 03

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 04
Waouh, cette image je ne l'oublierai jamais, ce fut LA fenêtre qui ouvrit mon esprit, me disant qu'au bout du monde il y avait le Japon, un pays où on pouvait sans honte dire qu'on aimait les dessins animés alors qu'en France c'était un signe de débilité.


Posté par David Yukio à 11:16 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

28 décembre 2013

"Big Bang Anim - Confessions du fondateur d'Animeland"


Canalblog Livres Big Bang Anim01

Canalblog Livres Big Bang Anim02
La couverture du livre, rappelant les cassettes VHS BASF des années 90.




Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés



Si sur ce blog il est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, c'est bien l'histoire du développement de la culture populaire japonaise en France. J'adore remonter dans les années 70, 80 et 90 sur le phénomène mangas et dessins animés japonais, trouver des articles, des expositions, les premières fois et visiblement je ne suis plus seul.
En effet plusieurs livres de témoignages et de synthèse sont sortis ces dernières années sur ce sujet. Est-ce là la marque d'une nostalgie, la volonté de faire des résumés sur tel phénomène, de témoigner d'un glorieux passé où tout était à faire ou bien, plus prosaïquement, un simple business attirant des gens ayant flairé le bon filon?

On peut citer par exemple
"Nos Années Récré A2 1978 - 1988" : http://japon.canalblog.com/archives/2013/12/17/28684565.html
"Nolife story" : http://japon.canalblog.com/archives/2012/12/10/25118792.html
"La télé : un destin animé" : http://japon.canalblog.com/archives/2011/01/16/20140621.html
"Nos dessins animés 70 80" : http://japon.canalblog.com/archives/2010/12/19/19911705.html
"Les chroniques de Player One" : http://japon.canalblog.com/archives/2010/03/13/17218815.html

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre tournant autour d'AnimeLand (le pays de l'animation en français!). AnimeLand... quatre syllabes qui représentent depuis plus de vingt ans l'île au trésor et le Saint Graal pour les fans de mangas et de dessins animés japonais. Cette revue a toujours été une source d'informations inépuisable, de découvertes continues et, plus que tout, de plaisirs immenses; ceux qui ont achetés les DVD de Lain ou de Haibane Renmei suite à leurs articles leur en seront éternellement reconnaissants. Animeland, c'est un télescope géant pointé non pas sur notre univers mais sur le Japon et plus précisément sur son monde extrêmement riche de l'animation.

Néanmoins, plus qu'un livre sur AnimeLand proprement dit, ce livre est consacré à l'histoire d'un homme, Yvan West Laurence (Youli ou Yeuweuleu pour les intimes), à sa lutte obstinée pour faire reconnaître l'animation en général, et japonaise plus précisément, comme un art à part entière méritant bien plus que la condescendance affectée du public des années 80 et début 90. Certes on y parle beaucoup d'AnimeLand puisque Yvan a consacré plus de quinze ans de sa vie à cette revue, on replonge avec délice dans cette époque de pionniers où tout était à découvrir, à partager, à faire accepter par le public; c'est au final une histoire humaine qui est racontée, faite de passions, rencontres, trahisons, déceptions, ponctuée de mille anecdotes.

Présentation du livre par Omakebooks.com
"En 1991 naissait AnimeLand, un fanzine sur l’animation et le manga qui tentait cinq ans plus tard l’aventure kiosques avec un succès depuis lors non démenti. Même si le cap des vingt ans est passé et que le mensuel tient vaillamment la route, le monde a changé et le public aussi. Big Bang Anim’ retrace, par le biais de son fondateur Yvan West Laurence, une aventure humaine riche en souvenirs qui a conduit nombre de collaborateurs à oeuvrer dans le secteur de l’animation et du manga. Par-delà les coulisses d’une revue de référence, l’ancien rédacteur en chef rend hommage à presque 25 ans d’histoire de l’animation en France sur près de 300 pages richement illustrées !"

"Yvan West Laurence : Né à Paris en 1970, Yvan West Laurence est un vétéran de la défense de l’animation en France. Il fonde en 1991 le magazine AnimeLand, où il occupe la fonction de rédacteur en chef durant 15 ans, et collabore à la revue Dixième Planète. Il est également consultant pour de nombreuses sociétés et intervient régulièrement dans le cadre de conférences sur l’animation."


Titre : Big Bang Anim' - Confessions du fondateur d'AnimeLand.
Auteurs : Yvan West Laurence et Gersende Bollut.
Editeur : Omaké books.
Date de sortie : Novembre 2013.
Nb de pages : 290.
Format : 20,8 x 14,6cm.
Prix : 20 euros.


Les auteurs du livre!
Canalblog Livres Big Bang Anim07


Le sommaire.
Canalblog Livres Big Bang Anim05

Canalblog Livres Big Bang Anim06

SOMMAIRE
Le mot de l'auteur                                022
Avant-propos                                      026
CHAPITRE 1 L'enfance de l'art                 030
CHAPITRE 2 Une affaire de rencontres      056
CHAPITRE 3 Les festivals et conventions  084
CHAPITRE 4 Des hauts et des bas           116
CHAPITRE 5 L'aventure kiosques             142
CHAPITRE 6 Les à-côtés                       177
CHAPITRE 7 La vision du métier              190

Annexes/témoignages :
Les couvertures d'AnimeLand                  004
Olivier Fallaix                                       210
Cedric Littardi                                     220
Pierre Giner                                         228
David Siegl                                         232
Bounthavy Suvilay                               238
Grégoire Hellot                                    240
Han Nguyên                                        242
Julien Bastide                                      246
Matthieu Pinon                                    247
Philippe Karakasian                               254
Entretien croisé : YWL & Gérald Galliano   256
Entretien croisé : YWL & Erwan le Vexier  266
Souvenirs et rencontres en photos          280
Postface                                            288


Première page du premier chapitre; tout le reste du livre sera comme ça, à savoir beaucoup beaucoup de texte et quelques illustrations N&B ou photos.
Canalblog Livres Big Bang Anim08

La liste complète des couvertures des anciens numéros d'AnimeLand est dans le livre mais je n'ai mis ici que les deux premières pages. A noter qu'il s'agit des seules photos couleur de tout le livre, particulièrement pauvre sur ce point.
Canalblog Livres Big Bang Anim04

Canalblog Livres Big Bang Anim03


Le numéro 1 d'AnimeLand d'Avril 1991 avec sa couverture Noir et Blanc. Ce numéro mythique sera réimprimé en 1993 avec une couverture couleur (voir photo plus haut).

Canalblog Livres Big Bang Anim11


L'éditorial du numéro 1!!!!! L'envie de partager sa passion avec le plus grand nombre est déjà dans l'ADN du fanzine mais on peut aussi y lire une déclaration de guerre envers ceux qui méprisent l'animation japonaise et nous prenaient de haut à l'époque.
Pour le lire plus facilement, ouvrez le lien dans un nouvel onglet ou une nouvelle fenêtre.
Canalblog Livres Big Bang Anim14

"EDITORIAL
Here it comes ! Le voilà, le premier numéro d'ANIME LAND, le magazine en français sur l'animation, suivant la grande lignée d'Animage et New Type au Japon, Animag et Animenominous aux Etats-Unis, et Yamato en Italie.

Vu l'ampleur de ce phénomène qu'est, en France, le succès du Dessin Animé japonais, nous nous devions de renseigner les nouvelles recrues, le public (même réticent ) et les professionnels de la distribution ou de la production qui bien souvent savent rarement apprécier correctement leurs produits. Ainsi, nous essaierons de vous présenter une vision assez complète du Dessin Animé et de ses dérivés (vidéos, mangas, jouets, maquettes, livres, CD). Nous vous donnerons les bases, les connaissances et les références nécessaires à l'appréciation du D.A. dans son intégralité.

Bref, sur bien des points, nous remettrons les pendules à l'heure en tant que groupe de passionnés et de spécialistes impliqués depuis longtemps dans ces polémiques. Le Dessin Animé, et à plus forte raison le D.A. japonais, n'est pas réservé uniquement aux enfants et c'est là l'erreur qui persiste malheureusement en France."



Le numéro 2, et déjà une époque s'envole puisque c'est le dernier à avoir une couverture en Noir et Blanc...
Canalblog Livres Big Bang Anim13

L'histoire d'Yvan et d'Animeland furent aussi celles de multiples rencontres dont l'une avec le grand dessinateur français Jean Giraud alias Moebius. Mais lisez le livre pour en savoir plus :-)

Canalblog Livres Big Bang Anim24

Dans le livre il y a pas mal de photos des années 90 à 2010 mais elles sont malheureusement petites et mal exposées (opinion personnelle!). C'est quand même sympa de découvrir l'envers du décor avec des photos des locaux d'AnimeLand ou bien des évènements qui ont marqué cette époque.

Canalblog Livres Big Bang Anim16



Canalblog Livres Big Bang Anim20

Canalblog Livres Big Bang Anim19

Canalblog Livres Big Bang Anim27

Canalblog Livres Big Bang Anim17

Beaucoup de monde a participé à l'aventure AnimeLand. Moi même, en 1993, j'avais rédigé un dossier sur Jeanne et Serge et je fus extrêmement fier d'avoir apporté ma modeste contribution à cette aventure.
Au fait, Cédric Littardi, c'est avec vingt ans de retard que je t'informe que je suis la personne qui un jour a débarqué chez toi, rue de Phalsbourg, pour récupérer le collector Panini sur Jeanne et Serge. Je l'avais envoyé pour illustrer mon article des numéros 11 et 13 de 1993 car la rédaction d'Animeland n'avait pas d'illustration originale pour le dossier. Comme j'y tenais comme à la prunelle de mes yeux et que je trouvais le temps très long depuis la publication de l'article, je m'étais déplacé chez toi un jour que j'étais à Paris (exceptionnel pour le provincial que j'étais). Tu étais absent... j'ai laissé un message à la personne qui avait ouvert la porte et quelques temps après j'ai reçu mon précieux par la Poste. Aujourd'hui je l'ai encore :-) Voilà, comme quoi, après tout ce temps, on a encore des anecdotes à raconter...

Photo de Sébastien Ruchet, avec le numéro 15 d'AnimeLand, daté de 1994. Il a lui aussi travaillé pour la revue et, treize ans plus tard, il lancera la chaine Nolife avec Alex Pilot. Cette chaine est consacrée à la culture japonaise, surtout pop culture (animation, mangas, musique), aux jeux vidéos mais aussi au Japon tout court (langue, tourisme...). Dans cette chaine, il y a une partie d'AnimeLand!
Canalblog Livres Big Bang Anim09

Cédric Littardi, qui fut présent dès les débuts avec Yvan, et dont la mère a prêté les locaux pour héberger la rédaction du fanzine pendant un certain temps.

Canalblog Livres Big Bang Anim22


Olivier Fallaix, un vieux de la vieille aussi, qui sera resté pratiquement vingt ans à travailler sur la revue... bravo l'artiste!
Canalblog Livres Big Bang Anim21


Le livre fait également la part belle à l'univers de l'animation japonaise en France (convention, librairies).

Tonkam, LA librairie parisienne consacrée aux mangas (bien plus que Junku) et devant laquelle, pendant vingt ans, se sont nouées bien des amitiés (et des protestations des riverains car les trottoirs étaient constamment occupés le samedi après-midi).
Canalblog Livres Big Bang Anim15

Le premier Cosplay parisien, devant Tonkam, en Juin 1997.
Canalblog Livres Big Bang Anim23


Une autre boutique des débuts du fanzine, Déesse, où Yvan mettait AnimeLand en dépôt vente.
Canalblog Livres Big Bang Anim12

Un stand Animeland dans une des multiples conventions et salons qui ont éclos dans les années 90 et 2000.
Canalblog Livres Big Bang Anim26


Yvan a quitté le poste de rédacteur en chef d'Animeland en février 2006. Il a continué à rédiger des articles pour sa revue puis a renoué avec d'anciennes passions, notamment les maquettes, les produits dérivés de films comme Star Wars (il a collaboré avec la revue Dixième Planète). Il a ensuite donné de nombreuses conférences sur l'animation japonaise (FNAC et autres) avec toujours cette envie acharnée de défendre ses passions et de mettre en avant les univers imaginaires développés par des artistes d'horizons divers depuis des décennies.
Canalblog Livres Big Bang Anim18


Yvan, si aujourd'hui en France on peut aussi facilement lire des mangas traduits et visionner des dessins animés japonais, c'est en partie grâce à toi. D'autres personnes ont joué un rôle important dans cette histoire mais sans toi, la face de la culture japonaise en France n'aurait pas été la même.

Pour tout ce que tu as fait, je te dis un grand merci!


 

Posté par David Yukio à 19:14 - Livres, revues... - Permalien [#]

17 décembre 2013

"Nos Années Récré A2 1978 - 1988", livre sur une époque bénie



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Le livre "Nos Années Récré A2 1978 - 1988" est un ouvrage très richement illustré consacré à toutes les émissions télé pour la jeunesse durant la décennie Récré A2.

Au vu des dimensions du livre, je n'ai pas pu utiliser mon scanner pour illustrer l'article; je me suis rabattu sur mon appareil photo mais la mise au point n'est pas toujours simple sur du texte, j'espère alors que vous pardonnerez le flou de certains clichés.

Auteur : Sébastien Carletti.
Editeur : Flammarion.
Date sortie : Octobre 2013.
Nb de pages : 240.
Dimensions : 23.6 * 26.4cm.
Prix : 25 euros.

Canalblog Livres Annees RecreA2 01

Canalblog Livres Annees RecreA2 02


Le livre est organisé en chapitres, avec un chapitre par année sur une vingtaine de pages sauf 78-79 qui a droit à cinquante pages. Y sont présentées pour chaque année les séries télés pour enfants des différentes chaînes (le livre n'est pas limité à Antenne 2), que ce soit des séries japonaises, américaines (GI Joe, Rambo), des séries live (Spectreman, Super Bug) et celles d'animation réalisées en papier ou avec des marionnettes... comme vous le voyez, le contenu est très riche, très varié et couvre plusieurs centaines (!) de références.

Ce beau livre a beaucoup de points forts :
     - un nombre incroyable de séries mentionnées, plusieurs centaines (je pense que l'intégralité des séries pour jeunes de cette époque est répertoriée)
     - de très nombreuses illustrations, qui sont en plus d'excellente qualité; ce qui est étonnant pour une période aussi reculée pour la télévision et sur un sujet longtemps méprisé en France
     - des quantités d'anecdotes à n'en plus finir
     - le style, clair, simple, limpide... le livre se lit comme un roman!
     - le papier épais et de très bonne qualité
     - le prix : seulement 25 euros pour un si beau livre :-)

Le seul vrai reproche que je peux faire est l'absence d'index à la fin du livre sur les émissions; si vous recherchez les infos sur "Waldo Kitty" ou "Vic le viking", armez-vous de patience pour trouver la bonne page.
Autre "reproche", mais là je chipote vraiment, c'est que le livre exigera de vous de longues, très longues heures de lecture avant de livrer tous ses secrets tellement il renferme de trésors!

En tout cas je suis impressionné par la somme de travail que représente une telle encyclopédie. Que ce soit les heures de recherche pour les séries, pour les illustrations, pour écrire un texte aussi dense et instructif... chapeau bas à Sébastien Carletti!!!!!

Ce livre est une vraie référence pour ce sujet, achetez-le et gardez-le précieusement dans un coin de votre bibliothèque car je ne pense pas qu'un autre sortira dans le futur car c'est le travail d'un passionné comme on en rencontre peu!
Au fait, à quand le même sur la période "Le Club Dorothée"?


1978 - 1988 : onze années à parcourir sur plus de deux cent pages!

Canalblog Livres Années RécréA2 03

Canalblog Livres Annees RecreA2 04

Les séries mythiques de cette période ont droit à une double page, comme Goldorak, et d'autres à une page complète comme Cobra, Gigi et tant d'autres.

Canalblog Livres Années RécréA2 05


Canalblog Livres Annees RecreA2 16

Canalblog Livres Annees RecreA2 10 

Canalblog Livres Années RécréA2 14


Canalblog Livres Annees RecreA2 18


Les séries américaines sont aussi mises à l'honneur, même si les fans d'animation japonaise comme moi n'ont jamais vraiment apprécié ces séries, trop propres sur soi et trop enfantines dans leurs histoires.
Canalblog Livres Annees RecreA2 20


Quelle surprise de voir que même des séries quasi oubliées sont traitées, et pas en quelques lignes mais avec un vrai article comme "Les Wuzzles" et "Les Gummi".
Canalblog Livres Annees RecreA2 22

Même les plus "obscures" séries sont abordées; je précise que j'avais beaucoup aimé le programme "Les contes du folklore japonais" quand j'étais enfant en 1983 mais, trente ans après, je l'avais complètement oublié. Quel doux plaisir régrésif de replonger dans cette époque.
Canalblog Livres Annees RecreA2 08


Les séries Live sont aussi présentes, quelles soient japonaises comme Spectreman, "San Ku Kai" mais aussi françaises comme le délirant "La vie des Botes".
Canalblog Livres Annees RecreA2 09

Canalblog Livres Annees RecreA2 13

Canalblog Livres Annees RecreA2 17


Les émissions jeunesse ne sont pas oubliées, et c'est avec grand plaisir qu'on retrouve "Les visiteurs du Mercredi" avec le très beau générique de Anne Hofer, "Youpi l'école est finie" ou Vitamine. Cerise sur la gâteau, les émissions spéciales réalisées pour les vacances de noël sont mêmes traitées... quand je vous disais que TOUT y était!
Canalblog Livres Annees RecreA2 06

Canalblog Livres Années RécréA2 11


Canalblog Livres Annees RecreA2 15

Canalblog Livres Annees RecreA2 21


Il y a également pour chaque année une synthèse de ce qui est arrivé dans l'émission "Récré A2".
Canalblog Livres Annees RecreA2 07
Récré A2 1978.

Canalblog Livres Années RécréA2 12
Récré A2 1980 avec la diffusion de nombreuses séries américaines comme "Le fantome de l'espace".

Canalblog Livres Années RécréA2 19
Récré A2 1986 et "Le sourire du dragon".



Bref, ce livre est une véritable encyclopédie sur cette époque magique pour ceux qui l'ont connue en tant qu'enfants :-)


Posté par David Yukio à 19:29 - Livres, revues... - Permalien [#]