Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

30 septembre 2012

Kawaii Café - le premier maid et cosplay café de Paris



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Canalblog Boutique Kawaii Café02 BIGLe Kawaii Café, un soir, doucement illuminé

L'entrée en plus grand.

Canalblog Boutique Kawaii Café01 BIG

Canalblog Boutique Kawaii Café03 BIG


En Novembre 2011 un duo de passionnés de la culture Otaku a ouvert le premier café Maid et Cosplay de Paris. Ce bar s'appelle le "Kawaii Café" et il est dédié au cosplay, aux jeux vidéos, aux mangas et aux animés japonais. Sa situation géographique dans Paris est idéale car situé entre République et Oberkampf, au 20 rue de Nemours. Il est très facilement accessible par métro donc vous n'avez aucune excuse pour ne pas vous y rendre!

Si l'endroit peut sembler petit, l'ambiance y est chaleureuse, les gens décontractés et le personnel très serviable. La déco est entièrement tournée vers le monde du manga et de l'animation japonaise; on est clairement entre fans :-). Autre point important, le bar abrite régulièrement des évènements consacrés à la JPop, au rétrogaming... bref, il y a toujours de l'animation!!!!! Ajoutez à cela que le barman et la serveuse sont  toujours costumés, et vous aurez une idée de l'endroit.

Autre spécialité du lieu, les cocktails aux doux noms japonais comme "Aoi midori", "Japanese mojito", "Shinigami".

Vous l'avez compris, ce café est un passage obligé pour tout fan de la culture populaire japonaise!

Leur site web : http://www.kawaiicafe.fr/Le%20Kawaii%20Cafe.htm

Posté par David Yukio à 10:14 - Autres - Permalien [#]

09 août 2012

"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga"



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"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga" de Morgan Magnin est un petit guide touristique sur Tôkyô, destiné aux passionnés de la pop culture nippone, sorti en mai 2012 chez Univers Partagés éditions.

Prix : moins de 7€ pour la version papier et 2 euros en version kindle en août 2012.
Nombre de pages : 40 selon le web mais seulement 32 si on ne compte que celles imprimées (le reste étant constitué des couvertures et de pages blanches).
Dimensions : 14.5cm x 21cm.

Canalblog Livres Otaku Tokyo01

Canalblog Livres Otaku Tokyo02


"Voyager à Tôkyô est un rêve pour tout fan de pop-culture japonaise. Et si vous n'aviez qu'une semaine pour vous faire de mémorables souvenirs de passionné? Relevez le défi grâce à cet ouvrage! Il vous guidera vers les lieux emblématiques des anime/mangas et vous permettra de découvrir les différents visages de la capitale du Japon. Un compagnon de voyage et un concentré de culture otaku.


Morgan Magnin est Maître de conférences à l'École Centrale de Nantes, ainsi que Coordinateur culturel depuis 2007, après avoir été rédacteur pour le magazine Mangajima. Organisation d'événements, conférences, conseil, ... À travers ces actions pédagogiques, son but est de promouvoir la création dessinée auprès des jeunes et du grand public. Il est notamment le responsable du Pôle Asiatique du festival international de science-fiction Utopiales."


Ce guide pour otakus vous propose donc de découvrir la capitale japonaise sur une semaine en visitant les endroits dédiés aux mangas et animes. Ne perdons pas de temps, le livre est EXCELLENT, que ce soit pour le texte, dense et fourmillant d'informations, ou pour la multitude d'adresses et de quartiers référencés. Même les spécialistes de Tôkyô qui s'y sont rendus à de nombreuses reprises découvriront des endroits peu connus comme la Tôkyô Character Street ou Otome road. Il faut dire que l'auteur à déjà travaillé dans le milieu du manga et on sent le passionné dans ses écrits.

Le problème est qu'il est beaucoup beaucoup trop court, seulement 32 pages, et ce qu'on lit est tellement passionnant qu'on se dit "Déjà la fin?". C'est aussi dommage que chaque quartier n'ait droit qu'à une seule page, que ce soit le temple des otakus Akihabara, le mythique quartier de Shinjuku ou bien Shibuya; quatre pages ne seraient pas de trop tellement ces endroits sont riches et renferment des trésors.


A noter l'absence cruelle de carte qui permettrait de trouver rapidement les adresses référencées car, croyez-moi, Shinjuku ou Ikebukuro sont des quartiers gigantesques et, sans carte très précise, il est impossible de s'y retrouver.

Dernier bémol, les photos mériteraient d'être reproduites en plus grand car là elles sont beaucoup trop petites; celui qui n'est jamais allé à Tôkyô doit baver d'envie devant celles-ci mais pester de frustration à cause de leur toute petite taille.

En résumé, un achat indispensable pour tout fan d'animation et de mangas se rendant à Tôkyô, mais a utiliser en complément d'un "vrai" guide car celui-ci ne comporte aucun plan de la ville.


Le programme de la semaine, avec plusieurs quartiers visités par jour sauf le lundi, entièrement consacré à Akihabara.

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Exemple de la page consacrée à Shinjuku. Vu que les images sont limitées en taille chez Canalblog et que la police du livre est petite, j'ai coupé la page en deux pour que vous puissiez la lire intégralement et bien vous faire une idée du style de l'auteur.
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Canalblog Livres Otaku Tokyo05


Posté par David Yukio à 18:03 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

22 juillet 2012

"A cinq ans, seul avec Goldorak - Le jeune enfant et la télévision" de Liliane Lurçat



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Il existe quelques livres dans le monde de l'animation japonaise qui ont une réputation de soufre; parmi ceux-là le fameux "Le ras-le-bol des bébés zappeurs" de Ségolène Royal en 1989 mais aussi "A cinq ans, seul avec Goldorak - Le jeune enfant et la télévision" de Liliane Lurçat en 1981 (130 pages, publié aux éditions Syros dans la collection contre-poisons).


Il est considéré depuis longtemps par les anime fans comme un livre fortement opposé à l'animation japonaise, véhiculant une vision alarmiste de psys sur les soi-disant dangers des dessins animés pour les enfants. Cependant, comme pour le monstre du Loch Ness, beaucoup parmi ces fans connaissent ce livre, en on entendu parler, en parlent eux-même sans forcément l'avoir lu en répétant des on-dit, en le caricaturant et c'est pourquoi je voudrais, même trente ans après, remettre les choses à plat.


Pourquoi ce livre doit être lu
Premièrement Liliane Lurçat est une psychologue, spécialisée dans la petite enfance et, même si on ne partage pas ses théories, lire des études de psys est toujours instructif et permet même de découvrir de nouveaux points de vue. En outre son discours, même s'il est parfois alarmiste, est bien plus construit et argumenté que les divagations de journalistes généralistes à la même époque ou dix ans plus tard projetant sur l'animation japonaise on ne sait quelles névroses.

Deuxièmement ce livre recueille les témoignages d'une centaine d'enfants de cinq ans et six ans et il est très intéressant de les écouter parler avec leurs mots de Goldorak, comment ils voient et ressentent cette série japonaise. Rien que pour cet instantané des premiers pas de l'animation japonaise en France, ce livre mérite d'être lu.

Troisièmement, quand Goldorak est arrivé sur Antenne2 en juillet 1978, ce type de programme était très différent de ceux destinés à cette tranche d'âge, que ce soit Bonne nuit les enfants (Nounours), Le manège enchanté (Pollux), Chapi Chapo, L'île aux enfants (Casimir)... d'où de légitimes interrogations sur ce programme et ses impacts.

Quatrièmement, le phénoménal succès rencontré par ce dessin animé en a fait un phénomène de société parmi les enfants, il est donc normal que ce programme questionne les parents et que des psychologues se penchent dessus.

Cinquièmement, l'origine même de ce produit interpelle! Goldorak est japonais, pas français, pas européen, ni même occidental, non, il est né dans un pays mystérieux, très lointain, mal connu en 1980 du grand public donc à nouveau source de questionnement (le fameux Péril jaune); est-ce que nos enfants vont réagir à ce programme de la même façon que les petits japonais, est-ce que la violence n'est pas traitée différemment dans ces deux pays... ceux qui connaissent Ken le survivant ou Saint Seiya savent bien que les animes nippons sont plus violents que leurs homologues occidentaux mais il s'agit là de deux approches culturelles très différentes.

Sixièmement, ceux qui dénigrent ce livre ont découvert Goldorak en 1978 ou lors de ses rediffusions des années 80 mais en ayant une moyenne d'âge plus élevée que le public étudié ici. Personnellement je l'ai vu en 1978 à neuf ans et il ne faut pas oublier que ce livre ne s'intéresse pas à un public d'adolescent mais à la petite enfance donc les conclusions de ce livre ne peuvent pas être reportées sur des adolescents et on ne doit pas les tourner en ridicule pour cette raison. Dernière chose, le livre s'adresse aux parents, pas à des fans de Goldorak donc restons mesurés dans nos attaques..


Présentation 

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La couverture de la deuxième édition et la quatrième de couverture

" Céline, cinq ans.
     — Il fait peur Goldorak ?
     — Oui, moi il me fait peur à la télé, j'aime pas que il crie trop fort.
     — Il pourrait t'attaquer ?
Oh non, il est que à la télé, il peut pas sortir parce que y a un carreau, si y avait pas de carreau, il pourrait sortir.
     — Qu'est-ce qu'il ferait s'il pouvait sortir ?
     — Ben il sortirait, il m'attaquerait, il donnerait des coups de pied. Il peut même attaquer mes parents Goldorak, c'est le plus fort. Il me fait peur, ça me fait toujours pleurer les yeux.


La télévision fascine les jeunes enfants. Mais comment agit-elle? Quels sont les effets voulus et surtout les effets non voulus? Quelle est la relation particulière que les jeunes enfants développent avec certains personnages? Et qui sont ces jeunes enfants, déjà téléspectateurs chevronnés, sortis trop tôt du monde préservé de l'enfance et qui imitent dans leurs jeux les contenus des programmes qui leurs sont proposés de façon répétitive? Ces questions, beaucoup d'enseignants se les posent, beaucoup de parents aussi, qui s'inquiètent de la place trop grande que tient la télévision dans la vie de leurs enfants.

Liliane Lurçat, maître de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique, psychologue, spécialiste de l'école maternelle.

Contre-poisons,
Parents ou éducateurs, les livres de cette collection nous interrogent tous. Épanouissement de l'enfant ou dressage, les frontières sont ténues.

Une autre pédagogie pour une autre société ; le droit à la différence ; le refus de soumettre l'enfant ou l'adolescent à une société qui cherche à perpétuer à tout prix ses normes éducatives... et d'autres : nous accueillons ici tous les témoignages d'éducateurs qui ont entrepris celle recherche."

Plusieurs remarques de ma part sur cette présentation :
     - le livre parait dans la "collection contre-poisons" ce qui malheureusement présente déjà Goldorak comme un fléau qu'il faut combattre
     - le terme de "dressage", extrêmement fort et négatif puisqu'il s'adresse à des enfants!
     - une approche pourtant positive puisqu'on cherche à préserver les enfants d'influences qui leur sont peut-être néfastes


Le sommaire

Canalblog Anime Goldorak Livre Lurçat03

Canalblog Anime Goldorak Livre Lurçat04


"SOMMAIRE

Introduction

L'enfant téléspectateur : produit et témoin du monde actuel .......................... 9

Chap. I. — un personnage ambivalent ....................................................... 21
     Un portrait physique de Goldorak .......................................................  22
     La beauté de Goldorak ...................................................................... 23
     Goldorak existe-t-il ? ........................................................................ 25
     Une image transposée de Goldorak ...................................................... 27

Chap. II. — des pouvoirs illimités ............................................................. 33
     Où est Goldorak ? ............................................................................ 34
     Que fait Goldorak ? .......................................................................... 37
          — Pourquoi  se  bat-il ? ............................................................... 38
          — Comment se passe le combat ? .................................................. 39
          — Les compagnons  de Goldorak .................................................... 40
          — Est-il gentil ? .......................................................................... 41
     Les références aux parents ................................................................ 42

Chap. III. — une rencontre particulière ..................................................... 47
     II te fait peur ................................................................................. 48
     Il pourrait t'attaquer ........................................................................ 50
     Tu l'aimes ...................................................................................... 52
          — Pourquoi l'aime-t-on ? .............................................................. 52
               — Pourquoi ne l'aime-t-on pas ? ............................................... 53
               — On peut le regarder sans l'aimer ............................................ 54
     La complicité avec Goldorak ............................................................... 54
          — La peur de Goldorak ................................................................. 55
          — La violence de Goldorak tournée contre le spectateur ..................... 56
          — Quand Goldorak reconnaît les siens : l'a­mour de Goldorak .................58
          — La fuite avec Goldorak .............................................................. 62
     Apprendre en s'imprégnant ................................................................. 64
     Des entretiens complets .................................................................... 69

Chap. IV. — la télévision dans la vie quotidienne ......................................... 73
     Les  influences ................................................................................ 73
     Questions ...................................................................................... 77
          — Ta maman, est-ce qu'elle regarde la même chose que ton papa ? ..... 77
          — Et toi, est-ce que tu regardes la même chose qu'eux ? .................. 79
          — Qu'est-ce qui est mieux, la radio, la télé, pourquoi ? ...................... 81
          — Y a-t-il des émissions que les enfants n'ont pas le droit de regarder ? 83
          — Comment on comprend mieux, quand c'est la maîtresse qui explique
              ou quand c'est la télé ? ............................................................ 86
          — Quand on n'a ni radio, ni télé, ni disques, comment peut-on passer
              la soirée ? .............................................................................. 89
     Des entretiens complets .................................................................... 96

Chap. V — voir et entendre : les sources du spec­tacle ............................... 101
     Les lieux d'origine du spectacle ......................................................... 101
     Des entretiens commentés ............................................................... 102

Chap. VI. — les goûts et les préférences ................................................. 117
     Un révélateur, les albums tirés des feuilletons télé­visés .......................... 117
     La sous-culture destinée aux enfants ................................................. 119
          — Les émissions préférées ........................................................... 120
          — Qui est beau ? ....................................................................... 121
          — Qui est laid ? ..........................................................................123

Conclusions .........................................................................................
125

     Des enfants pour la télévision, ou la télévision pour les enfants ? ............ 127 "


Plusieurs chapitres sont donc consacrés à Goldorak, comment les enfants le voient, le ressentent (ami ou ennemi), comment ils perçoivent son rôle dans la série, bref on a droit à un examen poussé de la vision qu'ont les enfants de ce drôle de robot extra-terrestre. Vient ensuite un chapitre tentant d'élargir l'étude en débordant le simple cas de Goldorak pour s'intéresser à la place de la télévision dans la vie quotidienne de l'enfant.


L'étude
Liliane Lurçat dit que les propos ont été recueillis auprès de cent dix enfants, âgés de cinq à six ans. Ils sont élèves de deux écoles maternelles et on a interviewé la plupart des enfants quand l'émission passait encore au cours de l'année scolaire 1979-1980. Cent enfants étaient élèves de la grande section, et dix de la moyenne section. Six classes différentes sont représentées. Les propos ont été recueillis au cours d'entretiens individuels dans le cadre scolaire (page 15).

L'objectif de l'étude est de tenter d'analyser les propos des enfants en les regroupant autour de trois thèmes qui peuvent en être dégagés :
     - 1) un personnage ambivalent
     - 2) des pouvoirs illimités
     - 3) une rencontre particulière
     (page 16)

Si vous voulez voir comment le livre est organisé, comment les entretiens ont été menés, voici un exemple concret sur le thème "Il te fait peur". A noter que d'autres questions vont plutôt dans le sens positif vis à vis de Goldorak, comme par exemple "Tu l'aimes", "Est-il gentil, Goldorak"...

 

 

Canalblog Anime Goldorak Livre Lurçat05

 

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"II te fait peur


La question a été posée à soixante-et-un enfants. Vingt disent non, sans commentaire. Quinze ajoutent des commentaires à leur non. C'est parfois parce que Goldorak réserve ses coups à ses adversaires, qu'il ne s'attaque pas aux enfants :
Michaël D. : Non, parce que Goldorak attaque pas les enfants.
Tobdji K. : Non, avec les Golgoth il est méchant, avec les enfants il est gentil.

     C'est aussi parce que le méchant n'est pas Goldorak :
Christophe H. : Non parce qu'il est pas trop méchant, c'est les méchants qui attaquent Goldorak.

     Parce que l'enfant peut se protéger de ses coups :
Fabrice B. :  Ben non, si il m'envoie ses  rayons  laser Goldo, je me sauve, moi.

     L'enfant peut même l'attaquer à son tour :
Frédéric S. : Non, je peux attaquer Goldorak, moi, j'ai pas peur de Goldorak moi.

     Certains rappellent que c'est un spectacle, une fiction :
Romain B. : Non, ça fait pas peur, c'est un dessin animé.
Loretta C. : Non, parce que c'est quelqu'un qui se déguise.

     Parce que l'enfant se sent très courageux :
Sébastien R. : Non, pas à moi, il me fait pas peur à moi, peut-être qu'il fait peur aux autres, mais pas à moi.

     Goldorak l'épargnera :
Rafaël B. : Non, parce qu'il est gentil, il m'attaquera pas, moi.
Florence C. : Ben non, Goldorak il me fait guili ici (son cou) avec ses mains, comme ça (elle change immédiate­ment d'opinion). — Q. : II te fait pas peur ?
— Oh oui, j'ai peur de Goldorak, moi !

     Les vingt-six autres enfants reconnaissent avoir peur :
Pour Claire G., c'est évident : Oui bien sûr que j'ai peur.

Guillaume B. explique pourquoi : Ça fait peur parce que on peut savoir que Goldorak peut exploser parce qu'il est en fer Goldorak. A la télé, j'aime seulement les publi­cités, j'aime bien un monsieur qui fait de la trompette et qui perd toutes ses dents. Ça fait pas peur les publici­tés de Friski, y a le chien il prend le paquet de Friski, il en met un petit peu dans sa gueule, avec sa patte, il fait tourner le robinet, il met un petit peu d'eau et il remue.

Etienne A. a d'autres raisons d'avoir peur : Oui parce que c'est un robot. — Q. : Pourquoi ça fait peur ? — Parce qu'ils sont gros, ils sont plus gros que les gens, ils ont des bombes, ils ont du feu.


Dominique D. se sent personnellement agressée : Oui, j'ai peur, parce qu'il veut m'attaquer Goldorak. — Q. ; Comment ? — Avec ses yeux (geste de lancer des rayons par les yeux). — Q. : II peut ? — Oui. — Q. : II peut tuer des gens ? — Ben oui, il fait comme ça (mimique). — Q. : Même par la télé, il peut tuer ? — Ben non.


Sami T. craint ses flèches : — Q. : T'as peur de lui ? — Oui. — Q. : II peut te faire mal ? — Oui, avec ses flèches parce qu'il est en danger, il lance des flèches, si on est méchant avec lui, il lance des flèches.


David G. craint ses armées : Q. : II te fait peur ? — Oui. — Q. : II peut t'attaquer ? — Oui, peut-être oui. — Q. : Comment ? — Avec des armées.


Emmanuelle G. a peur de son aspect effrayant : Oui, mais j'ai peur, il est avec ses cornes, sa tête avec ses yeux carrés et puis il a ses fulguro-poings, il a ses astéro-haches.


Cyril da C. constate. — II fait peur à tout le monde.


Christophe C. trouve que c'est sa force qui le rend effrayant : Oui, un peu parce qu'il détruit tous les autres robots, des fois des golgoth, c'est une vraie bataille !


Céline L. en pleure : Oui, moi il me fait peur à la télé, j'aime pas, parce qu'il crie trop fort., il me fait peur, ça me fait toujours pleurer les yeux, mais pas à mon frère.


     En somme, même quand ils affirment n'avoir pas peur, les enfants soulignent l'agressivité et l'étrangeté de Goldorak. Ils cherchent à se rassurer eux-mêmes, à se prouver qu'ils n'ont réellement pas peur. Quand ils analysent les raisons de la peur que provoque Goldorak, ils ne souhaitent cependant pas interrompre le spectacle pour autant."

L'étude s'articule donc de la façon suivante : une question est posée à un panel de jeunes enfants, les réponses sont notées et reproduites dans le livre puis une conclusion en est tirée par Liliane Lurçat. Les remarques des enfants sont parfois naïves mais vu le jeune âge il ne faut pas s'en étonner. Quant à la conclusion, elle est toujours claire, synthétique et sans jugement moral puisque seuls des faits sont rapportés.


Remarques en vrac
Voici d'autres remarques de Lilane Lurçat que j'ai notées dans son livre et qui vous donneront peut-être un meilleur aperçu du ton du livre; j'ai essayé de faire ressortir ce qui me semblait le plus important, et, en souligné, ce que j'estime particulièrement important dans les conclusions :
     - L'enfant d'aujourd'hui n'est pas seulement un élève, il est aussi un téléspectateur. C'est à dire qu'il est soumis, avant la vie scolaire et parallèlement à elle, à un faisceau d'influences extérieures à la famille et qui lui arrivent au foyer. Ces influences s'exercent directement sur sa personne et indirectement, par les modifications apportées dans la vie familiale. Directement parce qu'il se laisse capter. Il s'abandonne avec complaisance au spectacle. Il s'immobilise dans une attitude de réceptivité qui abolit les distances (page 11).

     - Le retour des mêmes émissions, tout comme les activités rituelles de s'alimenter, de s'endormir, de se lever, apporte l'attente, la satisfaction et la sécurité de ce qui se répète (page 11).

     - Goldorak a exercé ce pouvoir de séduction sur les enfants. Il a aussi troublé bien des parents surpris de ne pas observer chez leurs enfants leurs propres réactions de malaise (page 14).

     - Les enfants ont développé une relation privilégiée avec ce personnage, dont témoigne le succès commercial des disques, des jouets, des panoplies, vendus lors de la diffusion de l'émission (page 14).

     - On peut s'interroger également sur le succès de l'émission dans son aspect le plus intime de rencontre de l'enfant avec le héros, et des liens qui se nouent entre eux. C'est cet aspect qui fait l'objet de l'étude présentée ici et c'est pourquoi on lui a donné pour titre : "à cinq ans, seul avec Goldorak." (Page 14).

     - L'étrangeté de Goldorak est un des facteurs de la séduction qu'il exerce sur les jeunes enfants (page 15).

     - Goldorak est entièrement un produit de l'imagination d'adultes (page 18)

     - J'ai rencontré beaucoup d'enfants comblés, des enfants que la télévision enchante. Certains m'ont donné l'impression d'être saturés par un plaisir qui exclut d'autres sources d'étonnement, de curiosité (page 117).

     - Abandonner les enfants à la télévision, c'est les soumettre de façon répétée à un bombardement émotionnel qui peut avoir des effets dommageables sur leur équilibre.

Je finirais la liste de ces remarques par celle qui m'a le plus choqué mais peut-être que pour un psy les termes "névrosé", "pervers" n'ont pas le même sens que pour le commun des mortels; pour être honnête, c'est l'une des très rares remarques que je juge vraiment disproportionnée dans le livre alors que le reste de l'étude est plus neutre dans ses critiques :
     - En les abandonnant pendant des heures, tous les jours, à tous les fantasmes des réalisateurs, à tous les sous-produits d'imagination parfois névrosées, on crée une situation expérimentale de nature perverse, qu'aucun psychologue n'oserait mener seul, par crainte d'enfreindre la déontologie la plus élémentaire (page 66).


En résumé c'est un livre bien plus mesuré dans ses conclusions que sa réputation ne le laissait croire. Il est très intéressant dans son étude du rôle de la télé sur les enfants, en prenant comme exemple Goldorak du fait de sa popularité chez les plus jeunes, mais en aucun cas ce livre ne dénonce ou ne méprise l'animation japonaise. On aurait pu remplacer Goldorak par un autre programme télé mais celui-ci était tellement nouveau et hors norme par rapport aux autres programmes enfants de l'époque que c'est lui qui a été soumis "à la torture" pour cette étude. Que l'on partage ou non les conclusions du livre, celui-ci est un témoignage précieux sur la vision qu'avaient les enfants en 1981 sur Goldorak et sur le ressenti d'enfants face à des programmes télés.

Je pense même que ce livre est encore aujourd'hui d'actualité car on pourrait remplacer Goldorak par Internet ou Facebook et remonter l'âge des enfants de cinq ans à dix ans pour se demander, comme on le fait aujourd'hui, "Internet et l'enfance, quels sont les dangers"?


Posté par David Yukio à 13:05 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

07 août 2011

Cobra : le générique massacré du film



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Canalblog Anime Cobra Film00


"Cobra le film" est le long métrage de la série japonaise bien connue de Buichi Terasawa Cobra. Ce film de 1982 a précédé la série du même nom mais je vous le conseille très fortement car même si ce film est sorti il y a 30 ans, l'animation est autrement plus soignée que pour la série vu les moyens mis à disposition des films à cette époque.


En 2001 la société Manga Vidéo a eu l'excellente idée de sortir en DVD ce film. Mais on déchantera vite puisque dès le début c'est un choc, le superbe générique est massacré par d'immonde rectangles noirs recouvrant un quart à un tiers de l'écran. C'est en effet la version anglaise et non pas japonaise qui a été utilisée pour ce DVD et les noms japonais en kanjis ont été purement et simplement recouverts par des monolithes noirs qui ne fascinent personne.

La seule belle surprise de cette version est la musique composée par Yello et notamment le tube onirique "Drive driven" qui colle étonnament bien aux scènes de l'anime.


Ca commençait on ne peut mieux avec une débauche de couleurs et une ambiance psychédélique étonnante

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et puis c'est le drame des inserts sur fond noirCanalblog Anime Cobra Film05

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Si c'est pas malheureux de voir ça...

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On a plus d'un tiers de l'écran qui est recouvert!!!!!!!

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Canalblog Anime Cobra Film15



Pour ceux qui n'ont pas peur, voici le générique en entier avec, précisons le, la très belle chanson "Drive driven".
http://www.youtube.com/watch?v=6sJdWUwLd9k


Posté par David Yukio à 17:04 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

17 avril 2011

Otacool, recueils de photos de chambres d'otakus et de cosplayeurs



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Otacool (Worldwide otaku rooms) et Otacool 2 (worldwide cosplayers) sont deux recueils de photos de Danny Choo. Ce gars est un otaku bien connu de la communauté internationale, résidant à Tôkyô depuis des années et tenant le site web http://www.dannychoo.com/.

Il a publié en 2009 le premier livre Otacool (contraction de Otaku + Cool) composé de plusieurs centaines de photos de chambres des otakus du monde entier. Tous les types de collection y sont représentés, que ce soit les figurines, les mecchas, les animés... C'est impressionnant de voir comment certaines personnes peuvent vivre à fond leur passion et à quel point celle-ci peut dévorer votre espace vital.

En 2010 il a remis ça mais cette fois avec des photos de cosplayeurs et cosplayeuses, toujours venant de tous les pays.

Chaque livre fait 130 pages et, pour chaque personne, on précise son âge, sa nationalité, quels sont les thèmes de sa collection et son ancienneté.

Canalblog Livres Otacool01 01

Canalblog Livres Otacool01 02

Canalblog Livres Otacool01 03

Canalblog Livres Otacool01 04
Danny Choo himself!

Canalblog Livres Otacool01 05

Canalblog Livres Otacool01 06
Un fan de Star wars

Canalblog Livres Otacool01 07

Canalblog Livres Otacool01 08

Canalblog Livres Otacool01 09

Canalblog Livres Otacool01 10

Canalblog Livres Otacool01 11

Canalblog Livres Otacool01 12


Le deuxième livre, dédié au cosplay!

Canalblog Livres Otacool02 01

Canalblog Livres Otacool02 02

 

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Posté par David Yukio à 12:37 - Livres, revues... - Permalien [#]

16 janvier 2011

La télé : un destin animé



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CanalBlog Livres Télé Destin Animé01

 

CanalBlog Livres Télé Destin Animé02


Le livre "La télé : un destin animé" de Pierre
Faviez est un livre de 165 pages, publié fin 2010 par la "Société des écrivains".

Quatrième de couverture "En quelque trente ans, le public jeunesse a vu se développer pour lui une offre de programmes de plus en plus étoffée, spécialisée et segmentée. Une histoire qui débute avec Caliméro, qui culmine avec Dorothée et la vague de l'animation japonaise, qui se poursuit avec l'apparition de nouveaux diffuseurs sur câble et satellite. Une histoire mouvementée, pas si sereine que l'on pourrait le supposer, faite de concurrence, de critiques, d'audaces et de déconfitures, que Pierre Faviez retrace à travers un ouvrage qui ne manquera pas de toucher ceux qui ont gardé la nostalgie des mercredis devant leur poste de télé, mais aussi ceux qui aiment pénétrer dans les coulisses des chaînes, là où la lutte pour l'audience se fait âpre.

Quels ont été les dessins animés phares de la jeunesse? Pourquoi les productions nippones ont-elles connu un désamour de plus en plus fort, pour mieux revenir sur le devant de la scène? Quels sont les grands pôles de productions de programmes destinés aux jeunes? De Goldorak à Pokemon, en passant par l'apparition tonitruante des premières sitcoms françaises et la disparition de La Cinq, des dessins animés tombés dans les oubliettes de la télé à ceux qui continuent à soulever l'enthousiasme toutes générations confondues, une réjouissante immersion dans le monde  - sucré et cruel  - de la programmation jeunesse!
"


Voici des éléments de sa biographie trouvés sur internet "Pierre Faviez est né en 1970, il débute sa carrière comme chroniqueur à l'antenne de Fréquence Cartoon sur la radio FPP et en 1994 dans le monde de l'animation japonaise comme chroniqueur chez Animeland et Yoko... Le 24 décembre 1998, c'est à lui qu'on doit la soirée "Génération Albator" sur France 3. Cette émission de cinq numéros est consacrée à l'animation japonaise et dédiée aux nostalgiques de Récré A2 et du Club Dorothée.
En avril 2000, il rejoint AB Groupe pour assumer fin 2000 la responsabilité éditoriale de la chaîne Mangas. Au début des années 2000, il a également co-signé avec Rui Pascoal une série d'articles sur l'évolution des émissions et chaînes jeunesse pour la revue AnimeLand. Il est actuellement Responsable Editorial de la chaîne Mangas"

C'est donc quelqu'un qui connait très bien le milieu dont il parle et qui est crédible dans ce qu'il décrit!


Sommaire
Préface

Partie 1 Les émissions jeunesse
Prologue Avant Goldorak
Chapitre 1 De Goldorak à Dragonball
Chapitre 2 Les années Club Dorothée / La Cinq

Chapitre 3 Hélène et les sitcoms
Chapitre 4 Bouge avec le Sat!
Chapitre 5 La japanime de retour
Chapitre 6 Et après

Partie 2 Les chaînes jeunesse
Introduction
Canal J
Mangas / AB Cartoons
Télétoon
Disney XD
Disney Channel
Cartoon Network


Mon avis est assez partagé sur ce livre. Tout d'abord nous parcourons sur cent pages et près de quarante ans, année par année, l'histoire des dessins animés japonais diffusés en France sur les chaînes hertziennes, du câble et du satellite. On y apprend énormément de choses, souvent peu connues des non spécialistes, surtout pour les années 70. Par exemple que c'est Oum le dauphin blanc, coproduction franco-japonaise, qui est le premier dessin animé nippon à arriver sur nos écrans, en 1971, soit sept ans avant Goldorak. En 1972 c'est Caliméro qui débarque chez nous et e
n 1973 c'est au tour de Barbapapa. Au passage Pierre nous rappelle que c'est en 1972 que le jour de repos des enfants bascule du jeudi au mercredi. On va continuer comme ça sur plus de cent pages, avec parfois des anecdotes amusantes sur la création de telle série, son arrivée en France.

On poursuit ensuite sur cinquante pages avec les chaînes historiques de l'animation japonaise en France. C'est pour moi la partie la moins intéressante du livre puisque je n'ai jamais été abonné à ces chaînes, ainsi que nombre de français. C'est intéressant mais moins que la première partie.

Le tout est très bien documenté, se veut exhaustif, mais, comment, dire, c'est plus une énumération de dates, de titres de séries, d'émissions télé mais sans une analyse plus profonde englobant l'histoire des animés à la télé. Certes il y a des pages passionnantes sur la façon dont se sont imposées les sitcoms d'AB Production, sur l'amour puis la haine engendrées par les séries japonaises, leur raréfaction sur les principales chaînes de télé puis leur retour via le câble et le satellite mais, globalement, ce livre est plus une mine d'or de données qu'une étude synthétique sur la télé française et l'animation japonaise. Autre reproche, la mise en page inexistante, l'aspect austère des pages, l'absence totale d'illustration, de dessins, d'interviews avec les acteurs de ce milieu...

Indispensable pour les historiens et otakus; les autres se tourneront plutôt vers le livre
"Nos dessins animés 70 80" de Florence SANDIS très richement illustré http://japon.canalblog.com/archives/2010/12/19/19911705.html.

Dernière remarque : la quatrième de couverture comporte une erreur, le premier dessin animé japonais arrivé en France à la télévision est Oum le dauphin blanc et pas Caliméro!


Posté par David Yukio à 18:04 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

19 décembre 2010

Nos dessins animés 70 80



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Canalblog Livres Années 70 80 Couverture01

Canalblog Livres Années 70 80 Couverture02
Le livre "Nos dessins animés 70 80" est un superbe ouvrage, très très richement illustré, à posséder ABSOLUMENT par tous ceux qui aiment les dessins animés japonais ou qui s'intéressent à leur histoire à la télévision française. Il a été écrit par Florence SANDIS et est publié chez Hors Collection.

Comme le montre le sommaire (voir ci-dessous), ce livre est organisé par chapitres comme "Les space operas", "Les magicals girls", "Les séries de combat" avec plusieurs séries par chapitre. Les titres les moins connus sont sur une ou deux pages, voir une demi page, mais les autres, les icônes de la japanime, comme Candy ou Goldorak, s'étalent sur quatre à six pages!

Chaque série est présentée en deux parties, "L'histoire" et "Le saviez-vous?" La partie "L'histoire" est courte mais présente bien la série; je pense que ceux qui achètent ce livre connaissent déjà toutes ces séries mais un rappel n'est pas de trop. En revanche la partie "Le saviez-vous?" est très intéressante car on apprend souvent beaucoup de choses, peu connues, comme le fait que "La bataille des planètes" est une version US de la série japonaise "Gatchaman", qui a été fortement modifiée par les américains pour surfer sur le succès de "La guerre des étoiles"; pour savoir quelles sont ces modifications, achetez le livre!

Bien sur il y a des oublis, certains étonnants comme les séries de Mitsuru Adachi "Théo ou la batte de la victoire", "Une vie nouvelle", d'autres plus compréhensibles, comme Wingman, "Le collège des ninjas" puisque ce livre ne prétend pas être exhaustif et doit forcément faire une sélection. En revanche certains choix peuvent surprendre mais après tout, pourquoi ne pas parler aussi des séries presque oubliées comme "Arok le barbare", Molierissimo, "Denis la malice"...

Il y a aussi plusieurs pages consacrées aux émissions des années 60 et 70, hors animation japonaise, comme "Le manège enchanté" et "L'île aux enfants". Il aurait été dommage de ne pas en parler surtout que les infos sont très intéressantes.


Livre de format carré, 26cm * 26cm
Date de sortie : octobre 2010
143 pages

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Canalblog Livres Années 70 80 Sommaire02


Voici deux pages de ce livre, une sur RécréA2 et une sur Cobra, pour vous donner une idée de la mise en page (très agréable), des illustrations nombreuses et des infos qu'on peut y trouver.Canalblog Livres Années 70 80 RécréA2

Canalblog Livres Années 70 80 Cobra

Toujours chez "Hors Collection", des livres dédiées aux décennies 60, 70, 80, 90. Il y a une partie légère sur la télévision puisque ces livres sont généralistes (politique, sport, culture...) mais quel voyage dans le passé pour ceux qui ont connu ces années!
Canalblog Livres Années 60 70 Recto

Canalblog Livres Années 60 70 Verso

Canalblog Livres Années 70 80 Recto

Canalblog Livres Années 70 80 Verso

Canalblog Livres Années 80 90 Recto

Canalblog Livres Années 80 90 Verso


Posté par David Yukio à 11:09 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

05 septembre 2010

Liste articles mangas et dessins-animés



J'ai classé ici les liens de mes articles traitant des mangas et dessins-animés



Articles parus dans la presse française

 

Premiers mangas traduits, livres, expositions

 

Livres sur les mangas et l'animation japonaise

 

Mangas, mangakas, illustrateurs



Animés (séries, films et livres)

 

Autres

 

Posté par David Yukio à 12:45 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

08 mai 2010

La librairie Tonkam a fermé... une page de plus de 20 ans se tourne!



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés



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Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100430 02

Pendant vingt ans Tonkam a été LA librairie sur les mangas en France, sa référence incontournable, le repère des passionnés du Japon de l'ère pré-internet, l'un des acteurs majeurs de la diffusion des mangas et animés; le vendredi 30 avril 2010, à 17H00, la librairie Tonkam a fermé, définitivement!


Les raisons de la fermeture
Le bailleur a augmenté le loyer de 150%! Il est bien sur impossible de survivre à un tel coup de massue. Cette technique est fréquemment utilisée pour pousser un commerçant a vider les lieux et à le remplacer par un autre qui pourra payer plus; business is business!

Il faut aussi préciser que depuis plusieurs années Tonkam était devenue une librairie comme les autres. Dans les années 90 ce marché était très restreint, confidentiel au possible et des fans faisaient le samedi des dizaines voir des centaines de kilomètres (comme votre serviteur) pour acheter des mangas, et en japonais qui plus est. Il y avait peu d'acheteurs mais ils achetaient beaucoup et pour cher, ce qui permettait à la librairie de bien fonctionner. Ensuite le manga et l'animation japonaise ont enfin été reconnus en France comme culture à part entière par le grand public.

De nombreux éditeurs ont commencé en 2000 à traduire et vendre du manga en français, disponible partout (FNAC, Virgin et autres librairies généralistes). Au fil des ans, Tonkam a évolué en une librairie vendant surtout de la VF et donc ne se différenciant plus du tout de ses concurrentes. Ces éléments ont ainsi marginalisé le rôle et l'aura de Tonkam boutique, surtout auprès du jeune public qui achète son Naruto ou Bleach, peu importe où. Ajoutez à cela Internet et il n'est plus nécessaire de se déplacer pour discuter avec des amis, apprendre les dernières news du Japon, avoir des infos sur des séries...

Dans mon prpre cas, ces dernières années je ne m'y rendais plus que deux, trois fois l'an alors que dans la deuxième moitié des années 90 j'y étais tous les samedis après-midi pour retrouver mes potes et faire la tournée des autres boutiques comme Junku, Katsumi, Madoka, Tôkyô-Do... avant de finir au Tenshi Bar ou de nous faire un restaurant japonais rue Sainte Anne. Hé oui, aller chez Tonkam dans les années 90 était un acte militant pour la reconnaissance de la culture populaire japonaise!


Historique de Tonkam
Cette librairie était au 29 rue Keller, près de Bastille, dans une petite rue qui ne payait pas de mine au début des années 90 et qui s'est bien animée depuis avec l'ouverture de plusieurs librairies sur les mangas, la musique, les fringues...

Un article dans l'Animeland N°96 de Novembre 2003 par Sébastien KIMBERG ainsi que cet article http://www.memoireonline.com/01/08/858/m_l-edition-de-manga-acteurs-enjeux-difficultes5.html de Adeline FONTAINE nous retracent l'histoire de cette belle aventure dont voici les principales dates  :


1976 : Dominique VERET ouvre sa librairie Hoppaling Cassidong aux puces de Montreuil, spécialisée dans la BD franco-belge

1977 : création de la papeterie/librairie Scheffer, au 29 rue Keller, propriété de la famille CHANG

1985 1er Novembre :
     - la librairie est rebaptisée Tonkam
     - Dominique et sa compagne Sylvie CHANG commencent l'importation de mangas traduits aux USA par Dark Horse et de comics
Début des années 1990 :
     - fermeture de la librairie des puces de Montreuil qui se transforme en entrepôt de produits japonais
     - la BD franco-belge disparaît des rayons de Tonkam Bastille

1992 Juillet : N°1 de Tsunami

1993 : naissance de Tonkam Edition par Dominique VERET, Pascal LAFINE, Sylvie CHANG et Françoise CHANG

1994 Juin : publication du N°1 de Video Girl Ai

1995 :
     - premiers titres vidéos en VHS comme Ushio & Tora, les OAV de Video Girl Ai, Ah ! My Goddess, le superbe film Lamu beautiful dreamer
     - ouverture de Tonkam Monge et de Tonkam Barcelone (ne pas tenir compte de ce qui est dit sur ce site http://www.jipango.com/jipango2001/jipango_99/voya99p3.html où on parle d'une ouverture en 1998)
     - lancement d'un mensuel d'information gratuit, Mangavoraces, distribué dans les librairies et faisant de courtes critiques des dernières publications

1996 19 Janvier : arrêté officiel du ministre de l'intérieur qui interdit de proposer, donner, vendre à des mineurs, ou exposer le manga érotique Angel de U-Jin édité par Tonkam


1997 : N°24 (et dernier) de Tsunami

1998 : fermeture de Tonkam Monge (même si ici http://smorand.free.fr/stardust/ on parle de Tonkam Monge en Novembre 1999)

2000 :
     - Dominique VERET quitte les éditions Tonkam pour créer le label Akata
     - Pascal LAFINE devient directeur éditorial des Editions Tonkam
     - la FNAC et Virgin vendent les ouvrages édités par Tonkam

2003 :
     - N°1 de Magnolia, premier magazine de prépublication de shojo manga en France
     - retour des mangas en VO, absents depuis deux ans à cause de la concurrence rude de Junku

2005 : les éditions Delcourt prennent une position majoritaire au sein des éditions Tonkam

2010 30 Avril : fermeture de la librairie Tonkam Bastille


Les magazines de Tonkam
Tsunami, l'excellent fanzine de la librairie!
N°1 : juillet 1992
N°24 (et dernier) : Janvier 1997

Canalblog Boutique Tonkam Fin Tsunami 01

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin Tsunami 24
L'édito du numéro 1 de Tsunami
"Encore une revue sur les mangas ! avez-vous sans doute pensé en voyant Tsunami chez votre libraire. Dans un marché où existent déjà un Mangazone pour la bande dessinée et un Animéland pour le dessin ani­mé, l'existence d'une nouvelle revue pourrait sembler super­flue. Pourtant, nous n'avons pas l'impression d'être de trop. Plus qu'un concurrent aux fanzines déjà existant, Tsunami se veut un complément, une sorte de petit guide pra­tique, à la parution strictement trimestrielle, destiné à aider tous les fans, qu'ils soient novices ou endurcis, à s'y retrouver dans la jungle des mangas. Au Japon, les nouveautés paraissent à un rythme accéléré et il devient de plus en plus difficile de faire le tri dans ces imports qui arrivent toujours plus nombreux dans les librairies spécialisées. Même pour ceux qui ne s'en tiennent qu'aux versions anglaises, le coût de celles-ci oblige souvent à un choix, toujours aléatoire. Et encore, il ne s'agit que des bandes dessinées et des vidéos ! Le même pro­blème se pose aux amateurs de disques et d'autres produits en rapport avec les mangas.

Tous les trois mois, et même plus souvent si vous êtes assez nombreux à le souhaiter, Tsunami fera le point sur l'actualité des images nipponnes, et ce pour un prix que nous avons voulu le plus bas possible. Mais au fait, pourquoi ce titre ? Un tsunami est un raz de marée provo­qué par un tremblement de terre sous-marin, bref une gigantesque lame de fond. La déferlan­te dont traite Tsunami, c'est celle des mangas qui, nous l'espérons, vont secouer un tant soit peu le morne statu quo de la BD européenne qui ronronne.
Bouclez vos ceintures ! Destination : Tokyo !
Jean-Paul Jennequin"

Tsunami sera suivi par Shin Tsunami, annoncé en Novembre 1999 par Jipango ici http://www.jipango.com/jipango2001/jipango_99/actu99p1.html mais c'est extrêmement difficile de trouver des infos sur cette revue.
Voici sa présentation
"LE MAGAZINE DES ENERGIES DE L'ASIE
Destinée à un public jeune, Shin Tsunami est une nouvelle revue en couleurs axée sur la culture manga au Japon et dans le reste de l'Asie. Outre ses articles sur la manga-mania, d'autres sujets sont abordés tels la musique, les livres, la mode ou le multi- média. Un petit concentré de groove asiatique à compulser pour le plaisir et pour ne passe laisser dépasser... "
Deux articles de ce numéro http://membres.multimania.fr/lrnoel/shint.htm
A priori le numéro 0 est sorti (64 pages couleurs, 28 F) mais pas le N°1 : http://www.asiexpo.com/club/chroniques_show.php?no=708&categorie=livre

Canalblog Boutique Tonkam Fin Shin Tsunami 01
La seule illustration trouvée sur le web pour le Tsunami N°1, que j'ai essayé d'agrandir mais sans grand succès

Magnolia
Numéro 1 : Décembre 2003
Magazine édité par Tonkam de pré-publication de shôjos mangas

 

Canalblog Revue Magnolia 01
Magnolia N°1


Mangavoraces
Pub tirée du N°10 de RG Veda de décembre 1997 sur le N°6 de Mangavoraces

Canalblog Revue Mangavoraces Pub

Grossissement de la page de gauche, montrant mieux la maquette de ce N°6

Canalblog Boutique Tonkam Fin Mangavoraces



Souvenirs, souvenirs
Quelques vieilles pub pour Tonkam

Canalblog Boutique Tonkam Fin Pub Tsunami01
Tsunami N°01

 

Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Animeland04 199201
Animeland N°04 Janvier 1992

 

Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Animeland05 199205
Animeland N°05 1992

 

Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Tsunami03 1993
Animeland N°09 1992

 

Boutique Tonkam Revue Tsunami08 1993 02
Animeland N°12 1993



D'autres liens consacrés à l'histoire de Tonkam, Dominique VERET, son emblématique boss et de Pascal Lafine.
http://www.editions-tonkam.fr/historique_tonkam.php
http://www.memoireonline.com/01/08/858/m_l-edition-de-manga-acteurs-enjeux-difficultes5.html

http://www.jipango.com/jipango2001/jipango_99/voya99p3.html
http://www.actuabd.com/Les-15-ans-de-Tonkam-l-esprit-pionnier-du-manga-en-France
http://www.actuabd.com/Pascal-Lafine-Tonkam-Nous-faisons-des-mangas-pour-les-amateurs-de-mangas



Tonkam et nous, les fans du Japon...
Entre Tonkam et moi c'est une histoire de vingt ans puisque en consultant mes archives, je constate que le 16 novembre 1991 je leur ai envoyé une lettre, certainement pour savoir s'ils faisaient de la vente par correspondance et que le 03 janvier 1992 je recevais leur catalogue de VPC. Le samedi 22 février 1992 a eu lieu mon premier voyage à Paris pour justement faire la tournée des librairies dont j'avais trouvé les adresses dans Mangazone, Animeland, Sumi-Joohoo.

Dans mon journal de l'époque j'ai noté pour ce jour :
"Lever à 6H00, départ du train corail pour Paris Austerlitz à 6H43 de Tours, arrivée à 8H48"
"10H00 : je suis à Tôkyô-Do vers Opéra mais je n'achète rien" (cette librairie était très chère)
"Ensuite je suis chez Junku, au 262 rue St Honoré où j'achète le N°9 de Video Girl Ai et le N°1 de Rokudenashi Blues" (tout ça en japonais, bien sur; Junku était un tout petit magasin à l'époque, bien plus petit que l'actuel du métro Pyramides mais déjà les mangas étaient enveloppés de cet horrible cellophane qui empêche de feuilleter ce qu'on veut acheter!!!!!)
"Direction ensuite Déesse et Album et, à 14H10 je vais chez Tonkam où je prends les N° 6, 7, 8 et 10 de Video Girl Ai"
"A 14H45 je suis à Austerlitz alors que mon train ne part qu'à 17H15. Arrivée deux heures plus tard chez moi."

Voilà, ce fut ma première rencontre physique avec Tonkam, avec Junku, avec le monde des boutiques vendant des mangas, des produits exotiques venus de l'autre côté de la planète, depuis ce fascinant pays du soleil levant. J'ai ensuite déménagé à Paris en août 1995 pour travailler et j'ai passé des heures et des heures et des heures dans toutes ces boutiques, j'y ai laissé des fortunes, me suis fait plein d'amis dont certains qui sont toujours mes potes quinze ans après notre rencontre devant cette fameuse boutique... ah, les RDV devant Tonkam le samedi après-midi, on était toujours sur de tomber sur un ami, de croiser une connaissance, de découvrir un nouveau manga, d'avoir des infos de gens mieux informés que nous autres pauvres béotiens... Petite dédicace à Rui qui nous faisait attendre des heures et des heures quand ce n'était pas une semaine entière :-)

Quelques liens pour avoir une autre idée de ce que fut Tonkam pour la génération Goldorak et Saint Seiya :
http://www.lamarquejaune.net/article-fermeture-de-la-librairie-tonkam-tout-fout-le-camp-49063306.html
http://www.otakia.com/news/3713/Fermeture-de-la-librairie-Tonkam-la-fin-d%E2%80%99une-epoque
http://www.mangavore.fr/actualiteje-minforme/les-news/39-business/4842-fermeture-de-la-librairie-tonkam.html
http://www.tonkam-forum.com/viewtopic.php?f=2&t=3010&start=0
http://www.facebook.com/album.php?aid=173685&id=29686326255
http://www.animint.com/outils/forum/sujet_4373.html
http://karafactory.blogspot.com/2010/04/sayonara-tonkam-une-page-se-tourne-un.html
http://www.animint.com/blog/000359-tonkam-rue-keller-souvenir-souvenir.html


Les photos du fameux cosplay qui s'était tenu devant le magasin le samedi 7 juin 1997, l'un des tout premiers en France. La gagnante fut la fille déguisée en Zia des Mystérieuses cités d'or.
http://coolen.marc.free.fr/1997/html-97/t-97/t97-int.htm



Photos du vendredi 30 avril /2010, prises à 8H00 du matin du dernier jour de Tonkam :-(

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Photos du samedi 08 mai 2010, une semaine après la fermetureCanalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 11

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Canalblog Boutique Tonkam Fin 20100508 10Le fameux logo au dragon

Le magasin de vente en ligne aussi est fermé
Canalblog Boutique Tonkam Fin Web 12

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin Web 13

Photos de la Japan Expo

 

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2007 01Japan Expo 2007

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2007 02Japan Expo 2007

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2008 01Japan Expo 2008 avec le petit musée Tonkam revenant sur leur long, long travail

Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2008 02Japan Expo 2008 : hommage à Video Gril Ai, le premier grand succès d'édition de Tonkam et le manga avec lequel tout a commencé pour moi :-)


Canalblog Boutique Tonkam Fin JE 2009 01Japan Expo 2009

Dieu merci, Tonkam Edition est encore en vie et va poursuivre ses activités, on leur doit un des tout premier manga traduit en français, à savoir Video Girl Ai ainsi que la série Tough-Free fight et bien d'autres perles comme RG Veda, H2, Maison Ikkoku ou Tôkyô Babylon. Une liste exhaustive de leurs titres ici http://www.manga-news.com/index.php/editeur/Tonkam et vous verrez que Tonkam a sacrément contribué à la diffusion du manga en France


Tonkam est un nom thaïlandais qui fut donné à Dominique VERET par un moine lors d'un de ses multiples voyages... Tonkam a permis à des milliers de lecteurs de voyager au Japon via les mangas, de leur donner envie d'apprendre le japonais, de visiter ce merveilleux pays... merci Dominique, merci Sylvie, merci Françoise, merci Pascal pour tout ce que vous avez apporté à la culture Française; si les mangas se sont enfin imposés en France, vous y êtes pour beaucoup! Mille mercis!


[EDIT 26/06/2011]
Et voilà, un an après, la boutique qui a remplacé Tonkam; un simple magasin de fringue... c'est triste.

Canalblog Boutique Tonkam Fin Nouveau magasin01


[EDIT 23/07/2014]
Depuis début 2013, voir même un peu avant, une nouvelle boutique a repris les murs de la librairie Tonkam. A mon grand plaisir, cette fois c'est un magasin qui est très lié à l'univers des mangas car c'est une boutique spécialisée dans la vente de costumes pour cosplayers, du nom de Manga Dori 2. Ne vous laissez pas abuser par le nom de l'ancienne boutique Caprichos qui apparait encore, le vrai nom de la boutique est marqué sur les vitres.
Canalblog Boutique Tonkam Fin 2010614 Manga Dori

Posté par David Yukio à 15:02 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

13 mars 2010

Les chroniques de Player One, 20 ans de jeu vidéo et de manga!



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés



Canalblog Livres Player One Chroniques01

 

Canalblog Livres Player One Chroniques02


Voici un ouvrage imposant de 300 pages, publié chez Pika Edition et écrit par Olivier Richard et Alain Kahn; de grosses pointures dans leurs domaines respectifs si on lit leur parcours ci-dessous. Il s'agit ni plus ni moins que de donner un historique le plus complet possible sur les décennies 1990 et 2000 qui ont vu les jeux vidéos et les mangas envahir tous les médias populaire (presse écrite, BD, télé, cinéma, internet...) et s'imposer comme une partie intégrante de notre culture. Il y a onze chapitres, cinq sur les mangas, six sur les jeux vidéos, de vingt à trente pages chacun.

Je ne vous cache pas que j'ai vite parcouru la partie sur les jeux vidéos puisqu'à l'époque je ne lisais pas
ou très très peu cette presse. Pour moi c'est le premier chapitre, "Teenage Lobotomy - De Cyborg 009 à Akira (1966-1990)" qui est le plus excitant car on y apprend beaucoup de choses sur les années 60, 70, 80, pas forcément connues du grand public sur les tout débuts de l'animation japonaise en France. Par exemple, la série Cyborg 009 fut diffusée au cinéma en 1966-1967, lors de la première partie de programme, en épisodes de trois minutes à suivre!  En mai 1968 c'est carrément les deux films qui sont projetés, condensés en un seul film... et je ne parle pas des infos sur les festivals qu'on découvre!

On attaque ensuite les années 1990 et 2000 qui constituent la majeure partie de l'ouvrage mais impossible de résumer ces parties tellement ces deux décennies furent riches et diversifiées!


Les gros points forts de cet ouvrage :
- les multiples témoignages de ceux qui ont littéralement créé le marché du manga et de l'animation japonaise en France sur ces vingt dernières années. Que ce soit les fans de la première heure comme Yvan-West Laurence, Cédric Littardi, Dominique Véret, Jean-Pierre Dionnet, Christopher Gans mais aussi les professionnels de la bande dessinée européenne tels que Jacques Glénat, Guy Delcourt... Chacun raconte son histoire, comment il est venu aux mangas, ses anecdotes sur la difficulté de lutter contre les préjugés vis à vis du Japon, l'hostilité des gens en place voyant les produits japonais comme des envahisseurs leur prenant des parts de marché, le parcours du combattant pour acquérir les droits auprès des japonais... Ces témoignages sont passionnants, longs et sans langue de bois!

- la multitude de dates que ce soit pour les éditions de mangas, les sorties de films au cinéma, la création des labels vidéos; c'est toute une époque qui revit au fil de ces pages et c'est inestimable pour ceux qui l'ont vécue!


Les points faibles :
- les années 80 traitées un peu trop rapidement à mon goût alors que les animés diffusés à la télé ont ouvert la voie au manga
- pas d'interview des animateurs et
responsables des programmes télés comme Dorothée alors qu'ils étaient en première ligne dans ce combat
- très très peu d'illustrations sur les mangas, seulement quelques couvertures de revues mais rien de franchement excitant!

- Internet un peu trop passé sous silence


En résumé ce livre EST INDISPENSABLE pour tous ceux qui s'intéressent à l'introduction de la culture populaire japonaise en France, son épanouissement difficile dans les années 90 puis son explosion, dans tous les sens du terme, dans les années 2000!


La quatrième de couverture
"20 ans de jeu vidéo et de manga!
Il y a 20 ans naissait Player One, le premier magazine européen dédié aux consoles de jeux vidéo. A cette époque héroïque, les jeux vidéo étaient considérés comme - au mieux - des jouets douteux ou - au pire - des outils dangereux pour décérébrer les enfants. En ces années obscures, les bandes dessinées et les dessins animés japonais étaient méprisés, voire ignorés de tous. Tous ? Non. La rédaction de MSE, le jeune éditeur qui publiait le magazine Amstrad CPC, avait pressenti que le jeu vidéo deviendrait un jour un divertissement universel.

Cette coalition de "nerds" et de "geeks" avait aussi parié que les mangas et les animés seraient un jour reconnus à leur juste valeur, et que Miyazaki, Toriyama et Otomo deviendraient les héros de toute une génération. MSE lance Player One, en septembre 1990. Dès son premier numéro, le magazine intègre le jeu vidéo dans une vision panoramique de l'entertainment où se bousculent films, bandes dessinées, séries TV et mangas. Le succès est instantané. Les lecteurs se reconnaissent dans la rédaction du magazine. Ils viennent de rejoindre une équipe qui assistera à la naissance de nouvelles légendes, celles de Super Mario, Dragon Ball, Street Fighter II, Final Fantasy, Lara Croft, GTO, etc. En 1994, Player One prépublie le manga Ranma 1/2. L'année suivante, apparaît le mensuel Manga Player, qui propose des mangas inédits en France comme Ghost in The Shell. Il est suivi, en 1996, par les premiers livres de MSE, dont Magic Knight Rayearth et Card Captor Sakura du studio CLAMP.

Vingt ans après la naissance de Player One, le jeu vidéo pèse plus lourd que les industries du cinéma et de la musique réunies. Des millions d'enfants et d'adolescents ont renoué avec la lecture pour lire les milliers de mangas traduits chaque année. Les auteurs des Chroniques de Player One ont rencontré les principaux acteurs de ces vingt années passionnantes : professionnels du jeu vidéo (Nintendo, Sega, Sony, Cryo, Atari, Ubisoft...) et du manga (Glénat, Tonkam, Delcourt, Kana...) bien sûr, mais aussi toute une foule de journalistes spécialisés, de créatifs et de passionnés, connus ou pas, qui ont participé à l'avènement de cette culture contemporaine et universelle.  

Les auteurs
Olivier Richard : Né en 1965, il collabore aux magazines Rock & Folk, USA Comics, SVM Mac, L'Affiche et Player One où il écrira la rubrique entertainment (manga, cinéma, BD) pendant toute la durée de vie du magazine. Il collabore, par ailleurs, à Télévisator 2 sur France 2 et a été directeur des programmes des chaînes MCM pendant plus de douze ans. Il a également dirigé les programmes d'Europe 2 TV puis de Virgin 17. Il passe son temps libre à lire de vieux grimoires d'alchimie, à la recherche d'un moyen pour ressusciter les Ramones, son groupe préféré.

Alain Kahn : Né en 1948, il découvre le Japon en 1967 et en tombe amoureux. Il se lance ensuite dans l'importation de matériel informatique et distribue les premiers ordinateurs bon marché et ludiques produits par Amstrad. En 1987, il crée Média Système Edition (MSE) qui publiera les magazines Amstrad CPC, Player One, Nintendo Player, Manga Player, etc. Il fonde Pika Edition, en 2000, qui devient rapidement un des trois leaders du manga en France. Il rêve d'épouser les filles du studio CLAMP."


Posté par David Yukio à 11:24 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]