Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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02 juillet 2016

Spectacle de danse Butô Meguri par Sankai Juku



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Du 23 juin 2016 au 2 juillet 2016, la compagnie japonaise Sankai Juku de danse Butô, menée par Ushio Amagatsu, a donné en représentation son spectacle "Meguri, Exubérance marine, tranquillité terrestre" au Théâtre de la Ville de Paris.

Pour ceux qui veulent savoir ce qu'est la danse Butô, aussi appelée "Danse des ténèbres", voici quelques liens de mon blog.

Pour ceux qui connaissent déjà ce style de danse, je poste l'affiche du spectacle et une photo prise à la fin de la représentation, lors des salutations au public.

 

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Canalblog Spectacle Buto Sankai Juku 201706 01

Posté par David Yukio à 18:41 - Danse, théâtre - Permalien [#]

17 janvier 2016

Le festival de sculpture sur glace de Sapporo - Newlook N°06 Février 1984



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Dans le numéro 06 de Newlokk de Février 1984, un dossier de dix pages, très richement illustré, nous faisait découvrir le fameux festival de sculpture sur glace de Sapporo.

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Le numéro 06 de Newlook de Février 1984.

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"Kurama-Tengu, le démon préféré des Japonais: une sculpture de glace de huit mètres de haut."

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"SAPPORO LA GALERIE DES GLACES
Vision d'enfer, ce Kurama-Tengu, dont les huit mètres émergent des brumes glacées de Sapporo! Ce démon «au gros nez» fait rituellement frissonner les Japonais qui célèbrent chaleureusement le «Juki matsuri», la fête de la neige, dans l'île d'Hokkaidô. Les sculpteurs de neige édifient une centaine de statues et de monuments grandeur nature : inouïe, la vraie galerie des glaces ! Depuis 34 ans, il n'a plu qu'une fois, en février, et les 4 000 bistrots ont fait le plein."

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"Ce sont les soldats qui fournissent la main-d'oeuvre la plus efficace."

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"TROIS SEMAINES POUR ÉDIFIER UN PALAIS
Ce sont les soldats qui sont les meilleurs sculpteurs. Soldats japonais, bien sûr (ils vont chercher la neige par centaines de camions), mais aussi américains et russes (la frontière est toute proche). N'importe qui peut participer. Il a fallu trois semaines pour édifier ce palais de Kuramoto, triomphe de l'art du "Soleil levant". Les bulldozers le liquideront le huitième jour de la fête."

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"Après la fanfare, la foule se disperse dans les 4000 bistrots, boîtes et «strip» d'Hokkaidô."

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"LE SOIR, C'EST LA FETE AU QUARTIER DE SUSUKINO...
Le triomphe du dernier festival : la reproduction du palais du gouverneur d'Hokkaidô. Musique militaire dans une atmosphère très bavaroise. La ville fait d'excellentes affaires: 120 millions de francs en 7 jours grâce au saké, à la bière et aux «bains turcs»."

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"Pendant des semaines, des centaines de camions ont été chercher la neige dans les montagnes. En une journée, les bulldozers raseront la ville fantôme."

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"CHAQUE ANNEE EN FÉVRIER, QUATRE MILLIONS DE JAPONAIS
Le même palais dans toute sa splendeur. Les enfants préfèrent les personnages de Disney ou les héros de la télévision, mais le Japon est un pays de tradition... Ce sont des écoliers qui ont inventé la fête, l'hiver 1949, sous le vent sibérien. Leurs six bonshommes de neige sont devenus un festival pour quatre millions de Japonais."

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"Le palais de Kumamoto "made in snow" la copie est parfaite!"

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"LA VILLE MAGIQUE EST RASÉE AU BULLDOZER
La «glacière du pays» (surnom d'Hokkaidô) ne connaît que deux ennemis : la pluie qui dilue tout, sauf le quartier du plaisir de Susukino, et la neige. Les pompiers interviennent alors avec des balais ultramodernes en paille de riz! Ce sont eux qui transforment la neige en glace, en l'arrosant. Les soldats travaillent ensuite avec pelles et haches. Puis ils démolissent le tout: «c'est la guerre froide», disent-ils. C'est la seule plaisanterie autorisée: les Russes traversent la frontière pour acheter des calculatrices!"

Posté par David Yukio à 18:07 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]

07 novembre 2015

Kuniyoshi le démon de l'estampe - exposition au Petit Palais 01/10/2015 - 17/01/2016



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Le Petit Palais a organisé du 01 octobre 2015 au 17 janvier 2016 une magnifique exposition consacrée à Utagawa Kuniyoshi, un des maîtres de l'estampe japonaise.

Extrait du dossier de presse.
"Le Petit Palais invite le public à découvrir pour la première fois en France la production d’un artiste hors du commun, Kuniyoshi (1797-1861). Grâce à d’importants prêts japonais, complétés par ceux d’institutions françaises, les 250 œuvres présentées témoignent de son génie dramatique et de sa beauté expressive. L’exposition explicite la fonction de cette imagerie et son importance dans la culture japonaise, l’œuvre de Kuniyoshi, ayant largement influencé depuis l’art du manga et du tatouage. Contemporain presque exact d’Eugène Delacroix, Kuniyoshi est resté moins connu en Occident qu’Hokusai et Utamaro. L’anticonformisme de son œuvre le tint à l’écart de la vague du japonisme décoratif en Europe à la fin du XIXe siècle même s’il fut admiré de Monet ou Rodin. Ses estampes sont caractérisées par l’originalité de leur inspiration et des cadrages, la violence dans les séries de monstres et de combattants, l’humour dans les séries d’ombres chinoises, les caricatures et les représentations de la vie des chats."

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Des dizaines et des dizaines d'estampes ont été rassemblées au Petit Palais dans des pièces d'un joli rouge.
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Extrait du dossier de presse.
"Durant la seconde moitié du XIXe siècle, l’art japonais exerce en Occident une fascination inégalée qui engendre cet extraordinaire mouvement artistique qualifié de «japonisme». Dans les années 1860, les gravures ukiyo-e ou «images du monde flottant» représentant le monde des plaisirs, la vie et les mœurs populaires du temps ainsi que les portraits des acteurs et courtisanes célèbres, commencent à circuler en grand nombre à Paris, à la suite de l’ouverture du Japon au commerce avec la France, et de sa participation remarquée aux expositions universelles. Désormais considéré comme l’un des grands maîtres de l’ukiyo-e au XIXe siècle, Utagawa Kuniyoshi est resté moins connu en Occident que ses prédécesseurs Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Le caractère exceptionnel de son œuvre le tient à l’écart de la vague du japonisme décoratif en Europe mais il séduit, dès le Second Empire, toute une génération plus avertie de marchands, collectionneurs et artistes, tels que Siegfried Bing, Philippe Burty, les frères Goncourt, Claude Monet ou Auguste Rodin, fascinée par l’étonnante inventivité de son répertoire iconographique."

Autre extrait du dossier de presse.
"Section I - légendes, guerriers et dragons
À l’aube du XIXe siècle, se développe au Japon une littérature d’aventure dont les personnages deviennent très populaires. Dans ces romans, les héros, guerriers historiques ou personnages légendaires, doivent affronter des esprits, monstres et créatures fantastiques en tous genres. Ces récits gravés sur des planches de format oban (environ 39 x 27 cm) sont accompagnés de gravures monochromes réalisées par des maîtres de l’estampe ukiyo-e. Kuniyoshi porte un intérêt particulier pour les estampes de guerriers dès le début de sa carrière. C’est avec la série des 108 héros d’Au bord de l’eau, éditée en 1827 et inspirée du célèbre roman chinois Shuihu zhuan, qu’il devient l’un des maîtres du genre. Les portraits de ces brigands chinois traités en pleine page, dans des positions de combat fort complexes, révèlent le talent de l’artiste pour des compositions dynamiques et des mises en scène dramatiques. Les immenses tatouages représentés sur leurs corps lancent un véritable engouement parmi les habitants d’Edo, qui se répand au-delà même du Japon et témoigne encore aujourd’hui de la popularité de l’œuvre de Kuniyoshi. L’artiste s’intéresse ensuite à d’autres héros de roman, donnant aux gravures de guerriers une plus vaste portée. Afin d’obtenir des fresques de grande ampleur, il privilégie le format en triptyque et tire parti des lignes droites comme des courbes pour exprimer la force, le mouvement et la vitesse. La mise en page hardie de ses dessins ainsi que la représentation des guerriers en action, se distinguent par leur originalité et leur grande modernité."

Quelques estampes consacrées aux guerriers.
Vous noterez la débauche de couleurs, les visages grimaçants, les postures athlétiques, le soin apporté à l'anatomie, les costumes et armures somptueux... de vrais chef d'oeuvres!
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Certaines estampes tiennent sur trois pages.
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"Le fantôme de Taira no Tomonori attaquant le navire de Yoshitsune".
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"Une araignée de terre fait apparaître des démons dans le manoir de Minamoto no Yorimitsu".
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Curieusement certaines postures sont anatomiquement irréalistes; regardez la position des pieds...
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Kuniyoshi a aussi peint des estampes avec des animaux géants.
Une baleine qui semble sortir du cadre de l'estampe.
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Regardez les anneaux du ventre de ce serpent, et cette couleur... magnifique!
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Admirez le pelage du tigre, son regard plein de fureur.
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Kuniyoshi a aussi réalisé des estampes représentant des lutteurs de sumo, sport roi à l'époque.
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Sont présentées aussi des estampes baignant dans l'univers du fantastique : démons, squelettes, esprits d'animaux...
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D'autres estampes sont consacrées au quartier des plaisirs de Yoshiwara avec ses célèbres courtisanes.
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Dernière étape de l'exposition, des estampes où des chats sont utilisés en lieu et place d'hommes politiques ou acteurs de kabuki car la censure à l'époque interdisait leur représentation.
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Un livre publié en octobre 1888 est aussi exposé, pour rappeler que le mouvement appelé "Japonisme" eu un grand impact dans le monde artistique français à la fin du 19ème siècle.
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Affiche d'une exposition de 1890, "Exposition des maîtres japonais", tenue du 25 avril 1890 au 22 mai 1890 à l'école des beaux-arts. Parmi les sept cents estampes présentées à cette époque, une vingtaine étaient de Kuniyoshi. Il y a 125 ans déjà...
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Posté par David Yukio à 20:16 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]

08 mars 2015

"Paroles du Japon", recueil de haïkus



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Canalblog Livres Paroles du Japon02


"Paroles du Japon" est un petit recueil de haïkus présentés par Jean-Hugues Malineau, paru chez Albin Michel dans la collection "Carnets de sagesse". Il ne fait que cinquante pages mais contient près de soixante haïkus et de nombreuses reproductions d'estampes japonaises. C'est un excellent livre pour découvrir la poésie japonaise car il n'est pas indigeste du fait du faible nombre de poèmes et, surtout, c'est une sélection de ce qui a été produit de mieux par les grands maîtres que sont Issa, Basho, Sôseki...



Rosée que ce monde-ci
rosée que ce monde... oui sans doute
et pourtant...
                                                      Issa



Ne possédant rien
comme mon coeur est léger
comme l'air est frais.
                                                      Issa



Même poursuivi
le papillon
ne semble jamais pressé.
                                                      Garaku



Délice
de traverser la rivière d'été
sandales en main!
                                                      Buson



Les montagnes lointaines
se reflètent dans les prunelles
de la libellule.
                                                      Issa



Parfois les nuages
viennent reposer les gens
d'admirer la lune.
                                                      Basho



Je lève la tête
l'arbre que j'abats
comme il est calme.
                                                      Issekiro



Le corbeau d'habitude je le hais
mais tout de même... ce matin
sur la neige...!
                                                      Basho


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03 novembre 2013

DVD de Butô de la compagnie Sankai Juku (spectacle Hibiki)



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Les arts traditionnels japonais que sont le Nô, le Kabuki, le Bunraku et maintenant le Butô, sont très difficiles à voir hors du Japon. Il y a bien quelques compagnies qui parcourent le monde mais leurs tournées sont rares et, pour la France, se produisent uniquement à Paris ou, à la rigueur, dans les grandes villes de province.

Pour ceux n'ayant pas la chance de voir ces spectacles, on peut penser qu'il suffit d'acheter un DVD, c'est ce qu'on fait habituellement pour voir un concert, pièce de théâtre, ballet ou opéra qu'on a ratés. Malheureusement nous jouons de malchance, si je puis dire, avec le Japon car il existe très peu de DVD des spectacles sus-mentionnés. Est-ce une volonté délibérée des troupes qui ne veulent pas laisser capturer leurs performances, est-ce qu'elles préfèrent inciter les gens à venir les voir sur scène... je n'ai pas de réponse mais je peux vous assurer que trouver un DVD de Butô ou de Nô relève du parcours du combattant.

C'est donc avec une grande surprise que j'ai découvert au Théâtre de la Ville à Paris la vente de plusieurs DVD de la très renommée compagnie de Butô Sankai Juku de Ushio Amagatsu. Je m'étais rendu dans ce théâtre pour assister à une représentation de Bunraku et, à la librairie, il y avait un coin DVD avec plusieurs des créations de cette compagnie! La dame s'occupant de la librairie m'a confié que ces DVD sont très durs à se procurer car la compagnie Sankai Juku ne les mets en vente que dans les théâtre où elle se produit. Même sur Internet il est quasi impossible de les trouver, à moins d'aller sur le web japonais mais ceux qui ont essayé en sont vite revenus puisque les sites sont purement en japonais, sans version anglaise. Pour info ces DVD sont vendus 35€ de mémoire; c'est cher mais la rareté et la qualité du spectacle ne m'ont pas fait hésiter longtemps.

Je tiens à préciser que si la qualité de l'image du DVD est bonne, il y a quand même des problèmes inhérents au fait que la majorité des scènes sont sombres ou très peu éclairées (c'est typique du Butô). Ceci entraîne le fait que la définition est parfois moyenne mais, je le redis, il existe très peu de DVD de ce genre artistique alors ne vous arrêtez pas à ces menues considérations.

Nom de la pièce : Hibiki.
Date de création : 1998 au Théâtre de la Ville de Paris.
Date d'enregistrement de la pièce : 2007.
Date de sortie du DVD : 2009.
Durée : 80 minutes.
Site web de la compagnie de Butô : www.sankaijuku.com
Site de l'éditeur : www.io-factory.com

Si vous ne connaissez pas le Butô, voici une présentation sur mon blog http://japon.canalblog.com/archives/2007/02/10/3964122.html.

Juste pour info, des DVD de Kabuki, autre spectacle japonais majestueux, sont parfois disponibles à la librairie japonaise Junku à Paris; leur prix est élevé aussi mais n'hésitez pas tant le spectacle en vaut la peine... J'avais fait un article en 2005 sur un de ces DVD que je possède, le lien est ici http://japon.canalblog.com/archives/2005/06/03/652272.html


La jaquette du DVD; vous noterez que le texte au dos est en japonais, anglais ET en français.
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CanalBlog DVD Buto Hibiki02

CanalBlog DVD Buto Hibiki03

Le DVD; sobre, épuré, comme le Butô.
CanalBlog DVD Buto Hibiki04


Voici maintenant l'intégralité du livret du DVD.
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Le texte de la pièce dans les trois langues.
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Quelques photos tirées du DVD.
CanalBlog DVD Buto Hibiki09



La liste des morceaux composant le spectacle.
CanalBlog DVD Buto Hibiki10



Posté par David Yukio à 17:12 - Danse, théâtre - Permalien [#]

15 mai 2012

Le livre des Nô - drames légendaires du vieux Japon (livre français de 1929)



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"Le livre des Nô - Drames légendaires du vieux Japon" de Steinilber-Oberlin et Kuni Matsuo a été publié en France en 1929, chez "L'édition d'art H. Piazza". C'est, à ma connaissance, le plus ancien livre consacré au Nô en français. Il renferme quinze pièces de Nô traduites pour 171 pages.

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Le livre commence avec une longue introduction au Nô de 8 pages, avec le vocabulaire et le style du début du 20ème siècle, délicieusement suranné. N'étant pas un spécialiste de ce théâtre, je ne peux pas juger de la qualité de ce texte mais je note qu'un des auteurs est japonais, Kuni Matsuo, et comme il a beaucoup écrit sur le Japon, je présume qu'il connait son sujet.

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"INTRODUCTION
Le Japon a le rare privilège de posséder, en propre, une forme de littérature théâtrale le Nô (mot chinois qui signifie art, d'où ici : représentation d'art).

Certains auteurs ont défini le Nô : un petit opéra. Retenons, pour le seul mérite de sa concision, cette définition approximative. Le lecteur la corrigera au fur & à mesure des explications qui vont suivre & qui préciseront comment cet opéra d'un acte se présente sous un aspect très particulièrement japonais. A se contenter d'une définition générale, il est exact de dire que le Nô est une œuvre scénique, d'expression noble & poétique, dont le sujet est généralement légendaire, historique ou religieux ou extrait de la littérature & dont le but est de charmer, d'émouvoir par le concours de la parole & du chant, des gestes, de la danse & de la musique. C'est une synthèse de tous les arts, exprimant un sujet souvent exquis en lui-même. Aussi les lettrés & les artistes japonais - & parmi eux les plus fins connaisseurs - apprécient-ils les Nô comme d'incomparables délices littéraires & esthétiques.

Un mot sur l'origine légendaire des Nô :
Une déesse apprit aux hommes, dit-on, la danse & la musique, & voici dans quelles circonstances, si l'on en croît le Kojiki, «Le Livre des choses anciennes» (712 de notre ère) : La Déesse du Soleil, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle mura l'entrée. De ce fait, l'univers tout entier fut plongé dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Huit cents myriades de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu'il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer la Déesse à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C'est alors que la gracieuse Déesse Oudzoumé eut l'idée de danser devant la grotte fermée, cependant qu'elle s'accompagnait délicieusement sur une flûte de bambou & que les dieux battaient la mesure en cadence. Son chant & sa musique étaient si beaux que la Déesse du Soleil, charmée, s'avisa de pousser quelque peu le bloc de pierre qui la cachait &, curieuse & ravie, regarda. On n'eut plus de peine, dès lors, à la tirer de sa prison volontaire — & la Lumière reparut sur le monde!

Telle est l'origine légendaire des Nô. En voici maitenant une explication plus positive. D'abord le milieu le Japon est riche de légendes historiques & bouddhiques, riche d'une mythologie prodigieuse. C'est la «Terre des Dieux». Tous les héros de son histoire apparaissent comme des personnages légendaires. Haute civilisation féodale, le vieux Japon est héroïque & poétique. Par leur éducation raffinée, les femmes atteignirent à un degré de perfection & de délicatesse inconnu chez les autres peuples. Le Bouddhisme, philosophie d'une suprême élégance, a appris à tous l'impermanence des choses légères & passagères comme ces nuages vaporeux qui couronnent le Fouji. L'âme japonaise est à la fois stoïque & charmante. Tout Japonais cultivé aime la lune & les fleurs. Le type parfait du Japonais est ce samouraï qui, couvert de blessures après la bataille, & sentant sa fin proche, choisit, pour y mourir, l'ombre d'un prunier en fleurs, sous la lune. Le Japon est la patrie de prédilection des légendes nobles & gracieuses.

Plus directement, le Nô s'explique par la pratique & l'évolution des danses sacrées. La «Terre des Dieux» était aussi celle des danses sacrées (Kagoura), depuis un temps immémorial. Au VIIe siècle, on prit l'habitude d'organiser, chaque année, à l'époque des moissons, des spectacles accompagnés de musique appelés «Danses des rizières» (Denngakou), auxquels prenaient part des personnages religieux. Au XIIIe siècle, peut-être sous l'influence chinoise (de nombreux bonzes accomplissaient alors des voyages en Chine), le caractère théâtral de ces danses s'accentua & des légendes y furent incorporées Au XIVe siècle, l'évolution aboutit au Denngakou no Nô, ce qui signifie littéralement «Danse des rizières artistique». Le Nô était né. Des théâtres de Nô se fondèrent, notamment à Isé, principal lieu de culte de la Déesse du Soleil, puis à Omi, à Tamba, à Nara.

La grande époque des Nô fut la fin du XIVe & le XVe siècle : c'est à ce moment que le Nô, spectacle religieux, devint essentiellement aristocratique, & que les familles régnantes en favorisèrent les compositeurs & les acteurs. II fut de mode, parmi les souverains, d'avoir sa troupe spéciale d'acteurs. On dit que certains Shogouns n'hésitèrent pas à jouer eux-mêmes. Les plus célèbres compositeurs & acteurs furent, en tout cas, de famille noble, ce qui suffirait à prouver l'estime où l'on tenait ces spectacles d'élite. Favorisé à son début par le grand Shogoun Yoshimitsu (1358-1394), le Nô triompha, au XVe siècle, sous le règne des Ashikaya. Les deux plus célèbres compositeurs de Nô furent Kouan-Ami Kiyotsougou (1355-1406) et son fils Seami Motokiyo (1373-1455).

Après cette période de gloire, la production des Nô se ralentit, &, à partir du XVIe siècle, on ne peut plus citer aucun auteur de ces sortes d'œuvres littéraires & esthétiques. La famille régnante des Tokugawa (1603-1867) n'en continua pas moins à protéger les acteurs de Nô, & le spectacle de ces œuvres curieuses & délicieuses resta toujours en faveur auprès des Japonais cultivés qui aiment à retrouver en elles, avec le charme des choses disparues, la poésie si belle & si pure du vieux Japon.

Il existe un grand nombre de Nô. Deux cent trente-cinq ont été rassemblés dans le recueil japonais le plus complet, intitulé Yo-Kyokou Tsoughé, d'où nous avons extrait ceux que nous avons jugés les plus beaux ou qui sont les plus célèbres.

Bien qu'il n'y ait pas de règle absolue, la structure habituelle d'un Nô est la suivante : un pèlerin ou un voyageur arrive dans un endroit illustré par une légende ou un fait historique. C'est là un simple prétexte qui va permettre à une personne du pays, à un paysan par exemple, souvent aussi au dieu du lieu, de raconter au pèlerin ou au voyageur la légende locale dans tous ses détails. Les personnages ayant joué un rôle dans cette légende apparaissent aussi fréquemment sous la forme d'esprit ou de fantôme ou réincarnés dans la personne d'un habitant du pays. Le charme de la légende évoquée, la magie des mots, des danses & de la musique feront le plus souvent oublier & compenseront largement l'uniformité de structure.

Les personnages sont toujours en petit nombre de deux à cinq généralement. Comme dans le théâtre antique, il y a un protagoniste, personnage principal qu'on appelle en japonais le Shite (le faisant), & un deutéragoniste appelé le Waki (celui qui est à côté). Les autres acteurs paraissent le plus souvent ne jouer que des rôles complémentaires ou accessoires. Aussi ces derniers sont-ils appelés Tsure (accompagnant). Comme dans le théâtre antique encore, le chœur aide beaucoup à la compréhension de la pièce, soit qu'il décrive le paysage où l’action se passe, soit qu'il explique le sentiment des personnages ou rappelle un fait ancien, soit qu'il converse directement avec les acteurs. A cela d'ailleurs se borne son rôle il ne constitue jamais un groupe déterminé de figurants tels que vieillards, soldats, etc. Il n'est pas acteur & ne se tient pas sur la scène.

Le style des Nô est d'une grande richesse d'expressions.

Du point de vue littéraire, le Nô représente la quintessence de la poésie japonaise. Ce style apparaît surtout comme un défilé d'images brillantes, fugitives, calculées en fonction les unes des autres, de mots d'élite susceptibles de rendre les nuances souvent si légères & subtiles du sujet. On peut dire qu'il existe dans la rhétorique japonaise un art des mots évocateurs de visions que la sensibilité éduquée du spectateur prolonge & élargit. La pratique de ce que nous appelons un peu sèchement les associations d'idées est courante dans la poésie japonaise plus que dans toute autre poésie, & le vocabulaire comporte de nombreux termes auxquels les Japonais attribuent une affinité poétique traditionnelle.

La scène se compose d'une plate-forme de bois ouverte sur trois côtés, fermée au fond par une cloison de planches où, pour tout décor, se dresse traditionnellement l'image d'un pin. A gauche de la plate-forme, se tient le chœur, à droite, l'orchestre simple & naïf, comportant une flûte, deux tambourins & un tambour. Dans la salle, face aux trois côtés ouverts de la scène, sont disposés des bancs. C'est là que se rangent les spectateurs silencieux & rêvant dans la fumée des encens.

Les acteurs sont revêtus de costumes magnifiques. Le plus souvent, comme dans le théâtre antique, ils portent un masque, mais ce n’est pas là une règle absolue ni pour tous les Nô, ni  pour tous les personnages d'un même Nô. Exception faite des masques ayant un caractère qui nous semble bizarre, tel le masque classique du Tengu (génie à long nez) ou d'aspect terrible, tels les masques de démons, beaucoup de ces masques sont de véritables œuvres d'art finement sculptées & d'un réalisme admirable.

La mimique des acteurs est sobre, très étudiée, mais c'est de la danse surtout que le spectateur attend l'expression parfaite du drame. Le plus souvent cette danse est lente. Elle se présente comme une sorte de promenade rythmique aux multiples détours, aux gestes très lents, mesurés. Elle prend pourtant parfois une allure rapide, bondissante, fantastique. Le Nô intitulé Benkei sur le Pont, qu'on lira plus loin, se danse de cette dernière manière.

La mise en scène est extrêmement simplifiée. On n'y fait figurer que les accessoires absolument indispensables. Veut-on représenter la cabane d'une religieuse perdue dans la montagne (La Rencontre à Oara), une barque qui glisse sur les eaux de la rivière (La Dame d'Egughi), un parterre de fleurs ou tout autre élément de décor — nous savons qu'il n'y a pas de décor, mais seulement, dans le fond de la scène, l'image d'un pin — on apporte sur l'estrade de planches ces différents objets, comme de grands jouets. Très souvent, ces éléments mobiles de décor n'ont point les dimensions qu'ont, dans la réalité, les choses qu'ils représentent, & ne sont pas à l'échelle des personnages, ils symbolisent la chose plutôt qu'ils ne la figurent. La sobriété de ces procédés contribue à donner à la représentation d'un Nô un cachet de simplicité pure & naïve il semble que l'artiste metteur en scène, comme l'auteur, veuille rappeler aux spectateurs qu'ils ne sont point devant un spectacle ordinaire, mais en présence d'une forme d'art spéciale & particulièrement épurée. Le Nô est un Mystère.

Assurément, pour bien comprendre un Nô, il faudrait voir, écouter, & non pas seulement lire.

Puisque nous ne pouvons ici produire que des textes, faisons appel, comme dit Seami Motokiyo, au «cœur» du lecteur, à sa sensibilité, à sa sympathie éclairée : il comprendra que les règles classiques de représentation des Nô donnent à l'ambiance où ils se jouent un charme spécial, une sérénité religieuse propice au rappel des légendes du passé qui reviennent, hésitantes & discrètes, comme des fées suaves & un peu oubliées, comme des fantômes, un instant, un instant seulement, et devant un auditoire choisi.

Notre but serait atteint si, dans ces textes, nous avions su garder, avec l'exactitude des dialogues, le rythme, la beauté de la légende, la grâce de cette philosophie bouddhique qui l'imprègne, & selon laquelle notre univers n'est qu'une illusion éphémère, un rêve volatilisé avant le soir, «un monde de rosée»...
ST. O & K. M."


La table des matières avec la liste des pièces de Nô traduites.

Canalblog Livres Noh 1929 12

"TABLE
 
INTRODUCTION .........................................................................................V
LA DAME D'EGUGHI ....................................................................................1
LA RENCONTRE A OHARA ..........................................................................15
LE VlEUX-PlN ET LE PRUNIER-ROSE .............................................................29
LE MIROIR D'ILLUSION ..............................................................................38
LA ROBE DE PLUMES .................................................................................48
LE KINUTA, OU LE BILLOT A BATTRE LES VETEMENTS ...................................56
LA DEESSE DES CRYPTOMERIAS ................................................................67
KAGEKIYO L'IMPETUEUX ............................................................................79
LA PRINCESSE ROSE-TREMIERE .................................................................93
LE CHEVALIER MISERE .............................................................................105
BENKEI SUR LE PONT ...............................................................................124
LES OMBRES SUR LA RIVIERE ...................................................................133
TAKASAGO OU LES DEUX PINS QUI ONT VIEILLI ENSEMBLE .........................143
LA PIERRE DE LA MORT .............................................................................151
L'OREILLER MAGIQUE ................................................................................161"
 

La première page de la première pièce pour vous donner une idée du livre.
Canalblog Livres Noh 1929 13

"LA DAME D'EGUGHI
Egughi était jadis un port important situé sur un affluent du Todo-Gawa, la rivière d'Osaka. Mais cette cité fut célèbre pour d'autres raisons : un ouvrage japonais - le Yujo-ki - nous apprend que les courtisanes y étaient nombreuses et que, montées sur leurs barques, «elles accostaient les bateaux et invitaient à l'oreiller et à la natte», leurs chants mélodieux «flottaient dans le vent sur les eaux», si bien que tous ceux qui passaient par cette cité d'amour y «oubliaient leur foyer».
Le prétexte du drame est une anecdote et une légende. La première se trouve dans un des ouvrages du moine Sagyo (1118-1190), célèbre pour avoir échangé une poésie avec une courtisane d'Egughi, dans les circonstances qu'on verra. La seconde rapporte comment un religieux de grand renom, le Shonin Shokou (910-1007), vit les fantômes de courtisanes trépassées qui reviennent, dit-on, au monde, par les nuits de clair de lune se changer en pures divinités.

PERSONNAGES
LE MOINE. — LE FANTOME DE LA DAME D'EGUGHI. — LES FANTOMES DES COURTISANES. —LE PECHEUR. — LE CHŒUR.

La scène est à Egughi, sur les bords de la rivière.

LE MOINE. — La lune m'est encore une fidèle amie, ma solitude n'est point complète! (Il"


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05 février 2012

Carlotta Ikeda : exposition de photos de butô à Paris



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A la dorothy's gallery de Paris se tient une exposition de photos de Laurencine Lot consacrée à la danseuse de butô Carlotta Iketa. La galerie est au 27 rue Keller à Paris, près de Bastille, et l'expo a lieu du 27 janvier au 26 mars 2012. Vous pourrez y admirer de nombreuses photos, s'étalant sur 30 ans, en couleur ou en noir et blanc, de cette grande danseuse mais aussi des membres de sa compagnie exclusivement féminine.


Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le butô, c'est ici http://japon.canalblog.com/archives/2007/02/10/3964122.html

Le flyer de l'expo
Canalblog Expo Buto Carlotta Ikeda08

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Canalblog Expo Buto Carlotta Ikeda07

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Un livre dédié entièrement à cette danseuse et réalisé justement par la photographe Laurencine Lot.
Canalblog Livres Buto 03 Carlotta Ikeda

Carlotta Ikeda dansera à la villette ce mois de février 2012; elle interprètera la terrible Médée.
Canalblog Expo Buto Carlotta Ikeda10


Canalblog Expo Buto Carlotta Ikeda11



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12 décembre 2010

Artbooks collaboratifs 2010 de portraits féminins



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Quand je suis allé à Tôkyô en avril 2010, j'ai passé des heures et des heures dans des librairies, à fouiner à droite à gauche, à la recherche d'ouvrages sur le Japon, sur Tôkyô, sur les mangas et les animes. Voici une présentation des deux plus beaux livres que j'ai pu trouver, des recueils d'illustrations de jeunes filles et jeunes femmes, avec des styles très riches et très variés.

"100 masters of Bishojo painting" est un artbook présentant le travail de 100 illustrateurs japonais, classés par ordre alphabétique. Pour chaque double page, vous trouverez une présentation sommaire de l'artiste, une sélection de ses œuvres (entre 4 à 6) ainsi que l'adresse de son site web.

215 pages
26cm * 20cm

CanalBlog Artbook Bishojo01

CanalBlog Artbook Bishojo02

CanalBlog Artbook Bishojo03

CanalBlog Artbook Bishojo04

CanalBlog Artbook Bishojo05

CanalBlog Artbook Bishojo06

CanalBlog Artbook Bishojo07


PIXIV est une communauté internet japonaise, destinée aux artistes et fondée en septembre 2007. En mai 2010 elle comptait 2 millions de membres, ayant soumis plus de 11 millions de dessins, selon Wikipedia US. Chaque artiste peut déposer ses œuvres, qui seront ensuite notées par le reste de la communauté. Le livre ci-dessous est une sélection de ces plus belles œuvres pour l'année 2009 (même si l'année est marquée 2010). Là encore, cet artbook consiste en de très beaux portraits féminins, dans des styles très différents.

http://www.pixiv.net/

162 pages
30cm * 21cm

CanalBlog Artbook Pixiv01

CanalBlog Artbook Pixiv02


CanalBlog Artbook Pixiv05

CanalBlog Artbook Pixiv06

CanalBlog Artbook Pixiv03

CanalBlog Artbook Pixiv04

 

Posté par David Yukio à 18:41 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]

11 septembre 2010

Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


J'ai classé ici les liens de mes articles traitant des arts, des photos, des illustrateurs...


Arts
, photos



Expositions



Illustrateurs, estampes



Livres et poésie



Autres

 

Posté par David Yukio à 22:06 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]

04 juin 2009

Beautés divines - Exposition des peintures de Rieko MORITA



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Canalblog Expo Beautés Divines06

Canalblog Expo Beautés Divines07

A l'Espace Mitsukoshi de Paris, se tient actuellement une très belle exposition consacrée à une artiste peintre moderne, Rieko MORITA. Je mets ci-dessous la présentation de l'artiste car le texte est bien plus précis et subtil que ce que je pourrais écrire; elle vient du
site web de l'espace Mitsukoshi http://www.mitsukoshi.co.jp/store/3010/france/morita_rieko.html



L'artiste et son style
"Nous avons le plaisir de vous présenter la création de MORITA Rieko, une des plus brillantes artistes-peintres contemporaines de style traditionnel (nihonga) de Kyoto.

Après une formation en peinture nihonga à l'Université municipale des Beaux-Arts de Kyoto (KCUA), dont elle sort diplômée en 1980, MORITA Rieko attire rapidement l'attention sur elle, en recevant de prestigieux prix les uns après les autres, à commencer par le Prix de l'Exposition de printemps de l'association Sôga-kai en 1981. Jeune espoir prometteur, elle obtient la reconnaissance de ses pairs en 1986 en se voyant décerner le Grand Prix KAWABATA Ryûshi lors de la première édition de cette exposition-concours. Aujourd'hui, installée à Kyoto, elle a choisi de ne rejoindre aucune association artistique pour poursuivre en toute indépendance des recherches picturales et assumer seule l'originalité de son style.

Sa peinture enchante par la fraîcheur de sa palette et le dynamisme de ses compositions. La tradition japonaise du kachô-ga, qui prend pour sujet les manifestations de la nature, notamment les fleurs et les oiseaux, est aujourd'hui encore vivace chez les artistes de Kyoto. MORITA Rieko se nourrit de cet héritage mais le regard nouveau qu'elle porte sur les fleurs et les femmes qu'elle peint est empreint d'une sensibilité toute personnelle qui ravit et fascine le spectateur. Et quand on prend le temps d'observer minutieusement ses œuvres, on découvre une clairvoyance réfléchie qui saisit à merveille la vitalité et le charme envoûtant de ses sujets dans des tableaux qui soulignent la subtile beauté des fleurs et des femmes représentées. "Je cherche à capturer cette féminité mystique de la nature qui s'épanouit dans une prodigieuse pureté", nous explique avec enthousiasme MORITA Rieko.

L'exposition comprend trente cinq œuvres récentes, parmi lesquelles quelques réalisations inédites. Elle s'articule autour de l'ensemble des portes coulissantes décorées sur bois de cyprès japonais qui ornent aujourd'hui le pavillon résidentiel (Hôjô) du temple Rokuon-ji. Ce temple, plus connu sous le nom de Pavillon d'or a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO en 2007. Nous espérons que le public appréciera pleinement ces images du Japon que l'artiste saisit avec un regard original résolument contemporain, qu'il s'agisse des fleurs rythmant les saisons au Japon, des maiko en kimono qui incarnent si bien aujourd'hui encore le raffinement de l'ancienne capitale impériale Kyoto, ou des portraits de femmes modernes qui allient force et beauté.

Enfin, nous souhaitons exprimer notre profonde reconnaissance aux musées et aux collectionneurs pour leur inestimable concours, ainsi qu'à toutes les personnes qui nous ont apporté leur précieuse collaboration et sans qui cette exposition n'aurait pu voir le jour."


Infos pratiques
Espace Mitsukoshi, 3 rue de Tilsitt, 75008 Paris. Métro Charles de Gaulle - Etoile.

L'exposition est ouverte de 10H00 à 18H00, du 19 Mai au 18 Juillet 2009.
Fermeture les dimanches et jours fériés.
Prix d'entrée : 6€
Photos interdites... sans commentaire!!!!!

Canalblog Expo Beautés Divines01

Canalblog Expo Beautés Divines02
Entrée de l'Espace Mitsukoshi

Canalblog Expo Beautés Divines03Ces panneaux font 1m70de haut pour une longueur totale de 7 mètres.
La matière qui recouvre ces plaques de bois semble faite de fils d'or, c'est assez étonnant comme support pour de la peinture.

Canalblog Expo Beautés Divines04Oui, je sais, les photos ne sont pas permises mais comme je ne supporte pas cette interdiction, j'arrive toujours à en capturer quelques unes!

Canalblog Expo Beautés Divines08

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Canalblog Expo Beautés Divines11Très beaux panneaux décorés de fleurs; magnifique harmonie de couleurs, de formes... un régal pour les yeux!

Canalblog Expo Beautés Divines10La baie de Hong-Kong, avec ses tours et lumières

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Canalblog Expo Beautés Divines14

A l'accueil on peut acheter des cartes postales de très bonne qualité.
Rieko MORITA ne se limite pas à la peinture de paysages ou de fleurs, pour preuve ces filles vues à Harajuku, dans la rue Takeshita et qui expriment le concept Kawaii si cher aux japonaises.


Posté par David Yukio à 21:17 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]