03 mai 2009
Mots clés et recherches surprenantes sur le sexe
Mon blog existe depuis mi 2005 et je me suis inscrit en novembre 2006 sur Google Analytics! Grâce à cet excellent outil je sais que les internautes ont utilisé 67000 mots clés depuis trois ans dans les moteurs de recherche pour atterrir sur mon blog. Je vous propose ici une sélection des recherches les plus surprenantes pour rigoler un bon coup. Bien sur c'est orienté sexe, on est pas français pour rien et c'est là qu'on trouve les choses les plus drôles et bizarres :-)
Pour info, j'ai décidé de les mettre dans des images pour éviter d'être référencé par les moteurs de recherche sur ces termes qui ne sont pas représentatifs de mon blog! La recherche est la première partie de la ligne, la deuxième est mon petit commentaire perso car c'est quand même bien space par moment :-) Je n'ai pas corrigé les fautes d'orthographe mais avec ce niveau de français, certains vont avoir du mal à trouver leur bonheur!


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Le sexe au Japon! Deux livres de référence
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02 août 2008
La mort volontaire au japon

Pourquoi de nombreuses séries japonaises sont-elles censurées en France et pas au Japon? Pourquoi trouve t'on autant de sang, de violence, de morts dans Saint Seiya, Rokudenashi Blues, Dragonball, Hokuto no Ken... et rien de si semblable ni de si abouti dans les productions américaines et européennes? Une partie de la réponse est que l'on oublie trop souvent que le Japon possède une culture, une civilisation et une religion totalement différentes des notres qui font que ses rapports avec la mort nous sont étrangers.
La longue histoire du suicide par Seppuku au Japon
"La mort volontaire au Japon" est un livre de Maurice Pinguet, ancien professeur à l'université de Tôkyô, paru dans la collection TEL de chez Gallimard. Toutes les citations entre guillemets de cet article sont tirées de cet ouvrage que je ne saurais que trop vous recommander tant il est intense, profond, et qu'il nous fait découvrir une facette très peu connue du peuple de l'archipel. En outre son style est aussi puissant et évocateur que celui de Dino Buzzati et Stefan Zweig, c'est dire la qualité de cet écrivain. A travers la longue histoire de ce pays, des samourais à Mishima en passant par les kamikazes, il nous montre que "se tuer : possibilité rare sans doute, et pathétique pour un peuple si doué de vitalité, excès véhément, mais accepté et respecté, nécessité sévère, dont le Japon décida de ne jamais se laisser d'emblée priver par principe, comme s'il avait compris qu'une part essentielle de grandeur et de sérénité disparait quand s'efface d'une civilisation la liberté de mourir."

A la base de cette approche totalement opposée du suicide, nous avons la doctrine chrétienne qui édicte que la vie est un cadeau de Dieu et que se tuer c'est rejeter sa suprématie, aller contre sa volonté, sa puissance et le défier. C'est pourquoi durant des siècles l'église n'aura de cesse de sévèrement le condamner pour qu'il disparaisse et aujourd'hui encore, même s'il est toujours présent, nous le considérons comme un acte de lâcheté. “Aux yeux des japonais, il ne convent pas d'argumenter sa faute, de se disculpter, ils n'apprécient rien autant que le courage de se juger coupable. Les comportements d'autopunition qui nous semblent suspects, morbides ont toujours été acceuillis par eux avec sympathie, avec admiration, comme une suffisante rédemption de l'erreur, de l'échec, de la faute." "Nous autres japonais, nous comprenons mal la différence de traitement que l'Eglise accorde à Saint Pierre et à Judas. Tous deux ont trahi le Christ : Judas est damné, Pierre est le chef de l'Eglise, pourtant Judas s'est suicidé. "Ainsi parle un professeur d'université japonais, chrétien depuis 30 ans." Nous avons bien là une divergence fondamentale entre ces deux civilisations sur la mort volontaire, sur la façon dont elle est reconnue. Même les écrivains, qui représentent la culture et certaines valeurs de la société, ont également voulu participer à cette tradition : c'est Yukio Mishima qui se fit Seppuku en 1970, Yasunari Kawabata (Prix Nobel de littérature en 1968), Ryunosuke Akutagawa (qui donna son nom au plus prestigieux prix littéraire du Japon), Osamu Dazai et d'autres qui préférèrent partir lorsqu'ils jugèrent le moment venu.
Au Japon le suicide fut utilisé au cours des siècles pour diverses raisons:
- les samourais vaincus, plutôt que de se rendre à leurs ennemis, préféraient se faire Seppuku et par cet acte hallucinant renverser leur défaite en victoire
- quand un seigneur mourrait il n'était pas rare que ses vassaux se tuent pour le rejoindre dans la tombe en signe de fidélité
- exprimer son mécontentement sur tel sujet à son seigneur ou simplement par ce geste le rappeler à l'ordre, lui faire prendre conscience qu'il déshonorait son rang par sa conduite
- prouver son honnêteté; quand on vous accuse de vol par exemple et que vous n'avez pas les preuves pour vous innocenter, vous pouvez vous suicider, montrant ainsi que ce n'est pas vous le coupable (au Japon on a peu confiance en le langage, on préfère de loin le geste)
- dans le cas d'amour contrarié par des parents ou les règles sociales on n'hésitait pas à partir pour l'au-delà avec sa bien aimée
- comme réponse au désespoir, â l'incompréhension vis à vis de la vie
- pour la gloire de l'empereur et la défense de l'empire comme le firent les kamikazes en 1944 (alors que dans les autres pays on résiste ou on collabore)
II existe d'autre cas de figures où le suicide fut préféré à tout autre acte, on l'utilisait véritablement pour un oui ou pour un non, ce qui n'est pas le cas en Occident. Mais pour nous autres étrangers qui dit suicide au Japon dit Seppuku. Que se cache t'il donc derrière ce terme qui aujourd'hui encore frappe les esprits et pourquoi mourir ainsi? II faut avant tout savoir qu'au Japon le ventre est l'équivalent du coeur en Occident, c'est le siège des émotions et des sentiments. Cette façon de le placer au centre de la pensée explique peut-être ce suicide réservé aux anciens nobles et samourais qui consiste à s'ouvrir le ventre avec une épée. Au fil des siècles "le geste de se tuer se fit de plus en plus solennel, précis et rituel. II ne suffirait plus de s'embrocher à la va-vite ou de se trancher la gorge, on prendrait son temps, on s'ouvrirait le ventre, on extirperait ses entrailles - sans broncher. Ce fut le procédé qui s'imposa sous le nom de Seppuku : lecture à la façon chinoise, donc élégante et savante, des deux mots ventre coupé, dont la lecture vulgaire Harakiri nous est plus familière." Un guerrier du nom de "Yoshitsune reconnait que cette méthode est la meilleure, étant la plus ardue, donc la plus glorieuse - et il décide d'en faire choix. II se planta son sabre sous le sein gauche, et s'enfonça violemment, à se transpercer jusqu'au dos; il élargit la blessure de trois cotés, et s'extirpa les entrailles. Bien entendu il ne meurt pas aussitôt: les blessures abdominales ne donnent qu'une agonie prolongée. On n'imagine pas un procédé suicidaire plus âpre, mais plus inefficace. Seule sa valeur symbolique put le faire adopter. L'éclat sanglant de la prouesse flattait l'orgueil et complaisait au masochisme qui est l'envers obscur de la volonté. Les affres du corps étaient des plus sévères, mais elles s'accompagnaient d'une apothéose morale : au dernier moment tout homme pouvait devenir un héros. Métamorphosé par son acte même, il mourrait dans la gloire."
Le Seppuku était si douloureux que, plus tard, on en modifia le rituel en autorisant un aide à couper la tête du "supplicié" au moment où il s'ouvrait le ventre. "Les auteurs des chroniques guerrières sont souvent trés explicites dans leurs évocations, on sent leur complaisance à embellir et à détailler les exploits anatomiques de leurs héros, en vue d'imposer quelques images brutales et pathétiques." "Le plus souvent, on se donnait un répit de quelques minutes, on se retirait de la ligne du combat, pour se recueillir au moins un instant avant de se tuer, juste l'instant d'un dernier poème, en tout cas d'une dernière prière." "II meurt? Non, il se tue et tout est différent. II ne voit plus la dure nécessité qui le broie, mais la souveraineté qu'il exerce en s'unissant à son destin. II va s'éteindre sans doute, mais non sans un dernier flamboiement qui fascinera, il le sait bien, tous les êtres qui se savent mortels. II se fait flamme d'un instant dans l'incessant brasier de l'éphémère. Ses fautes passées, ses erreurs, ses faiblesses? Tout est consumé dans l'éclat de la mort volontaire. Par-delà le pardon, il se donne à la gloire et à l'oubli, au plus haut de l'humain." "Leur mort volontaire les fixe dans notre nostalgie: de tels hommes ont existé, une possibilité extrème de l'être humain est par eux désignée, marquée, inscrite dans une histoire qui n'est pas seulement celle des succés de la ruse et de la force. Au moment du Seppuku, au plus aigu d'une tradition si particulière, leur propre chauvinisme est de toutes parts débordé : tout homme peut se reconnaltre dans leur décision, car les valeurs de sacrifice ne cessent jamais d'émouvoir et nous n'avons pas besoin d'être japonais pour comprendre et admirer les formes exigeantes qu'elles se sont données."
On comprend donc que le Seppuku est infiniment plus qu'un simple suicide (une pendaison, du poison, n'ont pas la même valeur de sublimation de l'être). De tout cela ressort une profonde fascination au Japon pour la mort volontaire, le sacrifice mais aussi une sombre fierté nationale; en 1945 "on ne se flattait plus de gagner la guerre en décourageant l'ennemi, ni de décimer une flotte de débarquement, ni même de retarder l'invasion du sol national. Mais il fallait que le sacrifice persistât dans la détresse générale, comme une flamme fixant les regards, pour la gloire du Grand Japon à l'agonie. Efficaces ou non, disait l'amiral Onishi, ces kamikazes donnent au monde et à nous-même le spectacle de l'héroïsme, de la fierté, elles assureront, quoi qu'il arrive, la survie de notre patrimoine spirituel. Ainsi, le sacrifice en vient un jour à reconnaltre qu'il est vide et vain, mais il peut régner sans but, il se targue de son prestige, de son éclat."
Seppuku dans les animes et mangas
Les auteurs de mangas ont très bien su exploiter cette fascination pour la mort au Japon en glorifiant, si besoin était, ces derniers instants dans des séries où, inéluctablement, les héros se dirigent vers une fin sanglante.
Saint Seiya n'est qu'une suite de combats violents, de flots d'hémoglobine, de sacrifices et pourtant cette série eut un énorme succès au Japon et de part le monde. L'une des raisons est que l'on flatte ce que Freud appelle les "pulsions de mort" qui sont en chacun de nous et qui nous attirent vers l'abîme. A un moment Seiya s'écrit "brûle mon cosmos, brûle, consume toi" comme s'il parlait de sa vie, comme s'il voulait finir en beauté dans une explosion plutôt que de s'éteindre lentement. Shiryu personnifie au mieux ces valeurs de sacrifices qui sont tant appréciées par les japonais. Dans son combat contre Persus Argol il se crève les yeux, il accepte de se faire transpercer par Excalibur l'épée de Shura, chevalier d'or du Capricorne pour pouvoir ensuite, en declenchant l'ultime dragon, vaincre son ennemi tout en disparaissant. Les mots de son maitre sont très explicites : “Il n'est rien de plus grand que d'offrir sa vie pour les autres". Shun, qui est pourtant celui à qui la mort fait le plus horreur, n'hésitera pas un seul instant à mettre sa vie en péril pour sauver Hyoga, à demi mort suite à son combat contre le chevalier d'or du signe du scorpion. On comprend à quel point cette notion de renoncement de soi est présente en chacun d'eux quand on nous raconte une ancienne légende où est mise en avant cette vertu qu'est pour certains le sacrifice : “Il y a bien longtemps un pauvre voyageur était sur le point de mourir de faim. Tout à coup trois animaux s'approchèrent de lui et décidèrent d'essayer de le sauver. L'ours pécha un poisson et l'offrit au voyageur, le renard s'en alla et revient bientôt avec une grappe de raisin. Mais le lapin ne pouvant ni pêcher ni cueuillir de raisin ne pouvait rien lui offrir. Comme il ne pouvait rien lui donner il décida de se jeter lui même dans les flammes et de sacrifier sa vie pour sauver celle de l'homme qui devait mourir et s'offrir comme repas. On ne saurait être plus clair. 
Pour glorifier encore plus ces moments, pour les rendre encore plus frappants, dramatiques, on a recours à des gros plans, à une musique mélancolique, des ralentis, à une voix off saluant le courage de tels actes. On cherche tout comme les chroniqueurs guerriers à imposer des images fortes, destinées à frapper les esprits : c'est Shiryu gisant au milieu d'une mare de sang les bras en croix après son combat contre son double noir, c'est Hyoga reposant dans un cercueil de glace dressé par Camu ou à nouveau Shiryu qui, ayant fait appel à l'ultime dragon dans une scène propre à arracher des larmes aux plus endurcis, s'envole vers l'espace infini avec Shura alors que tous ses amis sont en pleurs. Ils laissent derrière eux une image si forte, si noble, qu'elle ne peut que créer l'envie chez ceux qui restent.
Mais c'est lorsque Shiryu et Hyoga que l'on croyait morts reviennent à la vie que l'on se rend compte de l'exploitation des auteurs de la fascination exercée sur nous par les sacrifices volontaires. II est hors de question que ces chevaliers meurent définitivement sinon aucune suite ne serait vraiment possible et cela ferait des bénéfices en moins aux maisons d'édition. Mais il est également hors de question de ne pas montrer la prétendue mort de ces héros puisqu'on sait que cela constituera les scénes les plus fortes, les plus émouvantes de la série, celles dont on se souviendra dans x années. Alors on nous fait croire qu'ils sont morts, on pleure leur disparition et ils sont ramenés à la vie par une quelconque astuce et ainsi tout peut recommencer. Les chevaliers d'Athéna ne sont finalement qu'une représentation de nos pulsions sadomasochistes, plus ou moins conscientes. Qu'est-ce qui nous intéresse en eux : leurs rèves, leur psychologie? Non, c'est leur souffrance et leur sang que nous souhaitons voir avant qu'ils ne réussisent leur mission sinon comment expliquer que les séries d'Asgard et de Poséidon ne soient plus qu'une interminable succession d'affrontements, que leur scénario se résume à tuer de nouveaux adversaires encore et toujours?

Shiryu, celui qui aura le plus souffert dans tout Saint Seiya et le plus versé son sang
Bien sur toutes les séries ne sont pas aussi extrémistes, ne vont pas aussi loin dans l'idée du sacrifice pour autrui ou pour ses idées, mais prenons un autre exemple : Rokudenashi Blues. C'est une histoire d'étudiants se bastonnant à longueur de volume. Durant des pages le sang gicle, ruisselle, éclabousse, coule, ce ne sont que coups de poings, de têtes, de pieds, de coudes. Là aussi on sent une profonde complaisance et sympathie des dessinateurs vis à vis des combats car les personnages sont montrés le visage meurtri, éclaté, comme si toutes ces histoires devaient invariablement se terminer dans la douleur et le sang. 




Combat entre racailles; ça castagne dur
Dans Dragonball on retrouve cette idée du guerrier qui veut se battre jusqu'au bout, mourir face à l'ennemi, briller une dernière fois plutot que finir dans son lit rongé par la maladie ou la vieillesse (ce que refusaient les samourais). Son Goku aurait très bien pu revenir sur Terre avec tous les habitants de la planète Namek grâce aux voeux du dragon sacré mais il préfère continuer à se battre contre Freezer bien qu'il ait prouvé qu'il était le plus fort, et en sachant pertinemment qu'il ne peut survivre dans l'espace. Du moins c'est ce que l'on nous fait croire pour que l'on tremble à l'idée qu'il va mourir, avant d'apprendre sans aucune explication qu'il est toujours vivant. II a peut être le secret espoir de finir en apothéose et que jamais on n'oubliera son combat et ses derniers moments, qu'à tout jamais on parlera de lui comme du plus grand guerrier de tous les temps, disparu au faîte de sa puissance. Comme dans Saint Seiya la mort semble la fin logique du combattant étant donné qu'ils meurent tous au moins une fois; à croire que les personnages ne sont créés que pour arriver à cet instant où l'on considère que le sacrifice et la mort sont une consécration à toute existence. Mais là où ça devient plus subtil c'est qu'ils savent que cette fin n'est pas définitive, on peut toujours les faire revenir avec les boules de cristal, c'est donc avec moins d'appréhension qu'ils vont au devant de leur destin et n'hésitent pas ainsi à risquer leur vie pour notre plus grand plaisir. Ils ne sont cependant jamais certains qu'on pourra les ressusciter, beaucoup de monde cherche à s'approprier les DragonBall, c'est pourquoi, malgrè cet espoir, ils sont graves, ce combat pourrait être leur dernier, il ne faut pas le rater. Et même s'ils ne pouvaient revenir à la vie, le monde des esprits ne diffère pratiquement en rien de celui des vivants, on peut continuer à s'entraîner, à massacrer ses ennemis, la seule marque comme quoi on est mort est une auréole! Quelle habile façon de démystifier la mort, en sachant cela nul doute que les guerrier se jetteront à corps perdu dans la bataille, ils n'auront plus peur et nous aurons la joie de contempler des combats toujours plus longs, toujours plus durs.
Hokuto no Ken représente un autre aspect de cette fascination pour la mort si l'on en juge par tout le sang versé à travers des batailles toutes plus violentes les unes que les autres où aucune mutilation, blessure, ne nous est cachée mais au contraire exhibée en gros plan. Que ce soient Ken ou Raoul les techniques de combat de l'école Hokuto sont toutes très sanglantes et ne semblent là que pour montrer des corps exploser, éclater de l'intèrieur et répandre des entrailles, et ceci sans la moindre censure. Même si Toki les utilise pour guérir des blessures, et parfois Ken (rendant la parole à Lynn), celà ne constitue que des exceptions. Même Ken qui tient pourtant le role de "bon" dans ce manga se complaît dans ce déluge de chair; "comme mes ennemis doivent me redouter en voyant de quoi je suis capable” se dit-il peut-être car autrement pourquoi employer des moyens aussi barbares si ce n'est pour flatter son ego ou alors les désirs morbides des lecteurs; ce manga comporte près de trente numéros, c'est beaucoup pour une galerie de délires sadiens, la qualité des dessins ne peut seule expliquer son succés.
Les vertus de sacrifice ne sont pas oubliées, elles sont si profondément ancrées dans la mentalité japonaise qu'elles se doivent d'être présentes et montrées en exemple : c'est Shura qui ayant battu Ken enfant préfère se rendre aveugle plutôt que de le tuer, c'est Lynn refusant de devenir l'esclave du roi du Hokuto et ainsi renoncer à ses idées qui se dirige d'un pas ferme vers une plaque de métal chauffé à blanc pour s'y brûler. La plupart des personnages de ce manga ne vivent que pour la guerre, la violence. Ils n'apparaissent jamais aussi puissants, aussi libres que dans ces moments où, ruisselant de sang, ils semblent enfin maitres de leur destin, enfin libres de faire de leur vie ce dont ils souhaitent. Lorsque Ken se dirige vers le lieu où se déroulera son prochain duel il est calme, serein, il sait qu'il va peut-être mourir et cela le libère de tous ses problèmes. C'est au moment précis où il risque sa vie qu'il en est vraiment maître, et il doit aimer cela vu le nombre de fois oû il la met en jeu. 


Raoh, le colosse dans toute sa démesure au moment de mourir
Nous venons de voir que cette violence issue des temps guerriers se poursuivait dans certains mangas mais elle ne s'arrête pas là et plusieurs artistes japonais ont parfaitement illustré le Seppuku, que ce soit le maître des estampes Yoshitoshi, le contemporain Makoto Aida avec son fameux Schoolgirl Harakiri, le cinéaste Kobayashi avec le film Harakiri mais aussi le musicien Masami Akita (du groupe Merzbow) qui a tourné le film Paradise Lost où une femme s'éventre dans des râles et gémissements sans équivoque sur l'érostisme de l'acte.
Excellent article en français sur un film appelé Schoolgirl Harakiri http://eigagogo.free.fr/Critiques/schoolgirl_harakiri.htm. Attention, c'est violent même si c'est du cinéma.
N'oublions pas Yukio Mishima avec un long Seppuku dans son film Yûkoku (Patriotisme, Rites d'amour et de mort) dont je parle ici http://japon.canalblog.com/archives/2007/04/21/4697178.html 



Là encore le suicide est vu comme l'apothéose d'une vie et doit être mis en scène pour jouir de sa propre fin
Cet article n'est pas un hymne à la mort volontaire, d'autres s'en sont déjà chargés comme je viens de l'expliquer, mais simplement un début d'explication à cette débauche de sang et de cadavres que l'on retrouve dans de nombreuses séries japonaises. II ne faut jamais oublier que dans ce pays le suicide est un droit que l'on ne s'est jamais privé d'exercer et que le sens du sacrifice, de quelque nature qu'il soit, y est considéré comme une qualité.
Cet article a été originellement publié dans feu la revue ANIMAPA en 1993 (revu et corrigé en 2008).
Voici un suicide traditionnel dans le monde des yakuzas, magnifié en manga... On sent toute l'émotion de son auteur dans sa volonté de créer des images fortes, frappantes, qui se fixeront à jamais dans la mémoire des lecteurs.
Un jeune yakuza qui se suicide, par Seppuku, devant le mont Fuji et une foule assemblée. Difficile de rendre une mort plus impressionnante et émouvante...





























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Yoshitoshi, le dernier grand maître des estampes
Yûkoku, Patriotisme, Rites d'amour et de mort, le film de Yukio Mishima
Livres sur le Japon - 04 - Yukio Mishima
Concert de Merzbow au Nouveau Casino le 13 mai 2005
18 mars 2006
Kyôtô Jidai Matsuri - Paris 25 Juillet 1998
Le samedi 25 Juillet 1998 brillait un grand soleil sur Paris. Ce jour là a eu lieu, au jardin des Tuileries, la grande parade de Kyôtô appelée Kyôtô Jidai Matsuri. Ce défilé remonte à l'époque Meiji, à la fin du 19ème siècle, et fut initiée à l'occasion de la quatrième exposition industrielle nationale de 1895. Kyôtô profita de l'occasion pour organiser une parade et ainsi ranimer la vie culturelle du Japon. La première du nom était composée d'une centaine de personnes vêtues de costumes historiques. Toujours basée à Kyôtô, c'est seulement en 1998, soit plus d'un siècle après sa création, que la Kyôtô Jidai Matsuri sort de l'ancienne capitale japonaise pour gagner un pays étranger et c'est Paris qui fut choisie comme destination!! Le 40ème anniversaire du pacte d'amitié entre Paris et Kyoto fut un excellent prétexte pour y organiser cette manifestation.
En 1997 c'était l'année du Japon en France, cette parade la termina en 1998 en beauté.
Plus de 500 participants, à pied, à cheval, des samouraïs, des geishas, des princesses, des membres de la cour, des paysans... vétus de somptueux costumes, de masques et maquillages traditionnels. Plus de 1000 ans d'élégance de Kyôtô racontée par des costumes d'époque, plus de 1000 ans de l'histoire légendaire du Pays du Soleil Levant défilait sous nos yeux éblouis. Le public fut nombreux, le spectacle superbe et se déroula de 18H30 à 20H00 dans le décor magnifique du jardin des tuileries à deux pas du musée du Louvre.
Voici quelques photos retrouvées dans mes archives, j'espère que vous les apprécierez :-)

















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14 juillet 2005
Me revoici chez un nouvel hébergeur :-)
Bonjouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur!
Après quelques mois passés chez hautetfort je me suis enfin décidé à changer d'hébergeur pour mon blog. La raison est simple, l'impossibilité d'afficher les photos à leur taille originale! Même si au début le résultat était satisfaisant, maintenant c'est de pire en pire donc bye bye hautetfort et bonjour canalblog :-)
Je vais essayer de recopier ici toutes mes anciennes notes; gros travail en perspective :-)
27 mai 2005
Concert de A.S Dragon au Point Ephémère le 23 Mai 2005
Aujourd'hui je fais une exception à la règle de ce blog consacré au Japon. Je vais en effet faire le compte-rendu de l'excellent concert d'un groupe français, appelé A.S Dragon auquel j'ai assisté le lundi 23 Mai 2005 au Point Ephémère à Paris, près de Stalingrad.
Voici le site officiel du groupe si vous souhaitez en savoir plus sur eux : http://www.asdragon.com/ car mon but n'est pas de les présenter.
Petite précision, je me suis rendu à ce concert sans jamais avoir entendu la moindre de leurs chansons mais je cherchais un concert pas cher, d'un groupe qui bouge bien et c'est suite à une excellente critique de la revue Rock And Folk que je me pointe au Point Ephémère.
La salle est située Quai de Valmy, elle est assez petite ( une petite centaine de personne je pense ), c'est l'endroit révé pour un groupe qui se veut proche de son public et le demi est à 3 euros, que demander de plus :-)
La première partie est assurée par Polar, chanteur français intimiste style folk. Il est seul sur scène avec sa guitare et arrive à capter l'attention du public par sa voix, ses textes et une émotion palpable ainsi qu'un plaisir d'être là ce soir. Le moment le plus agréable fut quand il est descendu de scène, allant dans la salle avec sa guitare et continant à chanter. Lors d'un concert au Gibus pour le tremplin "Passe ton bac d'abord", un batteur avait fait la même chose, descendant avec sa grosse caisse au milieu du public, s'écartant, presque intimidé, sur son passage. Son set a duré à peu près de 20H45 à 21H30 si mes souvenirs sont bons.
A 22H00, déboule enfin A.S Dragon!!!!! Les cinq membres sont tous en blanc, de la tête aux pieds à part Natasha, la chanteuse qui porte encore, pour le moment, une veste marron. Trés vite le décor est planté, c'est Natasha, chanteuse, danseuse, front-woman qui va focaliser les regards du public et assurer le show. Elle possède une belle voix , est belle, bouge super bien genre panthère sensuelle... c'est un vrai plaisir que de la regarder. Rapidement elle tombera les chaussures et la veste pour laisser apparaître une simple bande de tissu blanc de la largeur d'une main autour de sa poitrine retenue par trois épingles à nourrice! Une décharge d'électricité balaye la salle, d'autant plus que sa peau blanche sous l'éclairage est du plus bel effet. Le groupe assure mais j'avoue ne faire que peu attention à eux, mes regards ne quittent pas Natasha, elle se déhanche trop bien, on devine l'ancienne danseuse qui prend son plaisir! A trois reprises elle sautera dans la fosse, chacun tendant ses bras pour toucher l'idole d'un soir mais personne n'osera lui enlever son protège poitrine, il y a des choses qui ne se font pas envers une grande dame :-)
Petit regret, le concert finit à 23H00, rappel d'une chanson comprise, A.S Dragon n'aura joué qu'une petite heure alors qu'on les aurait accompagné toute la nuit! En résumé, superbe concert, ambiance survoltée, groupe à suivre de trés près et une super soirée !!!!!
Désolé pour ceux qui attendaient la set-list mais je rappelle que je découvre ce groupe ce soir :-)
Gros regret, je n'avais pas mon appareil photo :-( Si quelqu'un en a, merci de me contacter, ça me fera trés plaisir. Le lendemain midi j'étais à la FNAC pour acheter un billet pour le concert du soir mais ils n'en avaient plus! Qu'à celà ne tienne, à 20H00 je suis devant le Point Ephémère mais c'est complet, aucun billet ne sera en vente, preuve du succès du groupe! Bon, j'attendrais mais je les verrais encore, hors de question d'en rester là!
Notes liées dans mon blog
Ra:in avec Pata de X-JAPAN à Japan Expo 9ème impact 06 Juillet 2008
Concert de Halcali à la Maison de la Culture du Japon à Paris - 20 Juin 2008
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Concert des 54 Nude Honeys à la Maroquinerie le 24 Avril 2006
Momoe Yamaguchi - La légende vivante de la JPop
Concert de Uchuu Sentai Noiz à la Loco le 26 Février 2006
Concert de Kokia, premier concert de JPop en France le 21 Janvier 2006
Concert de Onmyouza au Tryptique le 30 septembre 2005
DVD Live de Ai Otsuka Jam Punch 2005
Concert de MUCC à la Loco le 09 Août 2005
Concert de Dir En Grey à l'Olympia le 24 juillet 2005
Concert de Merzbow au Nouveau Casino le 13 mai 2005
Concert de RA:IN ( avec Pata de X-Japan ) à l'Elysée Montmartre le 05 Mai 2005
Commentaires repris de mon ancien blog
a part fantasmer sur Natasha...tu pourrais pas nous parler un peu de la zic??
Ecrit par : sherlock | 31.05.2005
16 mai 2005
Réflexions, pensées qui me marquent encore
Couverture de l'excellent manga BLUE de Nananan Kiriko chez Casterman. Un peu sombre mais la beauté ne se donne pas facilement.
Au fil des années, des lectures, des chansons et des films, voici ce qui m'a marqué.
"Notre vie est éphémère
Pareille au reflet de la lune
Dans la goutte d'eau
Tombant du bec d'un héron."
"J'y pense maintenant puisque ça n'a plus d'importance."
"Nous sommes prisonniers de l'inutile."
"Au dessus du lac gelé le givre emplit le ciel.
La jeunesse pleure le temps qui passe.
L'âme solitaire qui contemple la lune préfère
Les tourterelles aux anges."
"C'était une enfant-lys,
Qui n'avait pas été conçue
Pour la douleur de ce monde,
Avec de doux cheveux bruns
Serrés contre ses tempes
En un étroit bandeau
Et des yeux implorants
A demi voilés par des larmes de soleil,
Comme une eau de profond azur
Aperçue à travers les brumes pluvieuses."
"Que jamais rien ne m'atteigne."
"Lorsque je ne te regarde pas,
Je sens que tu es différent
Et que tu ne souris plus."
"Toutes les fureurs qu'elle porte en elle."
"Il rompt alors tous les liens et,
Le sourire aux lèvres,
Contemple paisiblement la farce du monde."
"J'aurai pu,
J'aurai dû,
Certainement."
"Tu étais sa force."
"Let it be,
Let it be,
Let it be,
Let it be"
Que j'ai mis longtemps à comprendre...
"Si tu veux quelque chose, donne le."
Celui-ci me rends si triste...
"Passe,
Passera
Alors passons"
Commentaires repris de mon ancien blog
Super manga n! vraiment très beau !
aussi,j'le trouve bien sympa ton blog ;) bonne continuation
gambatte
Ecrit par : nino | 30.05.2005
10 mai 2005
Si vous voulez que je vous réponde ...
merci de laisser un mail dans votre commentaire :-)
Plusieurs persones m'ont posé des questions mais impossible des contacter car elles n'ont pas laissé de mail :-(
06 mai 2005
Achats de la semaine et autres choses :-)
Je vais faire la liste de mes achats chaque semaine concernant l'asie, du moins si j'y pense ou si je ne suis pas effrayé par toutes ces dépenses :-)
Livres
NOH, un superbe livre de 390 pages, chez Pie Book, avec uniquement des photos de masques et acteurs de Noh. Acheté 39 euros à la librairie le Phénix boulevard Sébastopol à Paris. Pas de nom d'auteur puisqu'il n'y a pas de textes, désolé pour ceux qui voudraient faire des recherches sur le net.
Le guide de voyage Petit Futé Cambodge. C'est décidé, j'ai hésité avec le vietnam mais ce sera le Cambodge. En janvier 1999 j'ai visité Bangkok et je m'étais juré un jour de voir le temple Angkor Vat. Départ prévu dans 2 ans :-)) car l'an prochain je veux acheter un appart mais bon, j'ai besoin de réver, de m'imaginer de retour en asie donc achat d'un guide ... Je me sens déjà en partance ...
Mangas
N° 1 de Urusei Yatsura ( Lamu ) en VF! Enfin, enfin la VF de ce manga hilarant de Rumiko Takahashi dans un joli format Bunko de poche. C'est vif, hyper entraînant, trés riche sur le bestiaire fantastique japonais... bref une merveille!
N° 1 de Touch ( Théo ou la batte de la victoire ) de Mitsuru Adachi chez Glénat. Je sens que j'en prends pour X années de ce manga puisque le dessin animé fait 101 épisodes :-)
DVD
Les archives couleurs - images japonaises sur la seconde guerre mondiale. Dans ce DVD sorti chez TF1 Vidéo on peut voir de trés rares images du Tokyo de 1937 en couleur ( seulement quelques minutes malheureusement ) puis de l'empereur Hiro-Hito en 1947, allant au devant de son peuple. Rien que pour ces deux passages, c'est un achat impératif!
Kimagure Orange Road ( Max et Compagnie ) box N° 2 en VOSTF.
Autres
Une carte sur Tokyo et une autre sur Kyoto chez International Travel Maps. Rien que de les regarder j'ai envie de retourner au Japon :-)
Un billet pour le concert de Merzbow ( Masami Akita ), le pape japonais du noise extrémiste hardcore qui sera le vendredi 13 mai au nouveau casino, 109 rue oberkampf. S'il est aussi énervé qu'à l'époque de Pulse Demon, les oreilles vont saigner!!!!!!!!!!!!!
Une carte d'adhérent A à la Maison de la Culture du Japon. Cela me permettra de réserver dès la semaine prochaine une place pour le spectacle de Noh du 20 juin dans cette même maison. Ca fait au moins 3 ans que j'ai pas vu de place de Noh, ça commençait à me manquer et, si j'ai bien lu le programme, une autre pièce est prévue en novembre. Ah, que parfois la vie est douce!
Une superbe poupée en kimono, sous vitrine, vendue 300 euros me faisait de l'oeil mais je n'ai pas osé l'acheter! Mais dans mon nouvel appart, pourquoi pas :-)
05 mai 2005
Je me lance!!!!!
Bonjour à vous tous,
Amoureux du Japon depuis des années, je me décide enfin à partager sur le net mes petites et grandes expériences relatives à ce pays extraordinaire. Tôkyô est une ville magnifique, exubérante, fascinante dans sa diversité, son modernisme et son côté traditionnel qui est facile à trouver si on s'écarte des sentiers battus.
J'ai effectué deux voyages à Tokyo, trois semaines en avril 1997 et deux semaines en avril 2004. Mon quartier était Ikebukuro, proche de la Yamanote et, depuis, je considère ce coin comme ma résidence secondaire :-)
L'Asie aussi me passionne, en janvier 1999 j'ai passé deux semaines et demi en Thaïlande, à Bangkok et Pattaya et prochainement j'aimerais aller au Cambodge ou au Vietnam.
Résidant à Paris depuis 10 ans j'ai eu tout loisir d'assouvir ma passion pour le Japon et l'Asie, surtout en 1997 ( année du Japon en France ) mais j'ai encore et encore envie d'être proche de ce continent, de ce pays, de ces cultures qui résonnent si intimement en moi.
Cet après-midi, à 17H30, concert de RA:IN à l'Elysée Montmartre avec PATA, membre du mythique groupe de visual kei ( rock visuel ) X-JAPAN !!!!!!!!!!!
Commentaires repris de mon ancien blog
Bonne chance !! Ton blog est jolie , j'espére qu'il se remplira ...lol
Pour ma part , je suis moi-méme asiatique ( laosien pour la précision^^)
laisse une trace sur mon blog , sa me ferait plaisir ^-^
Ecrit par : kham | 06.05.2005
Bonjour, je suis un écrivain lyonnais expatrié au Japon. Venez découvrir ce pays sous un angle différent, même si c'est loin d'être le sujet principal de ce blog. A bientôt et longue vie à votre intéressant blog !
Ecrit par : all zebest | 08.05.2005


