Mon amour pour le Japon et Tôkyô

Mon amour pour le Japon et Tôkyô

14 juillet 2016

Souvenirs, souvenirs : le minitel et les mangas et animés dans les années 90



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Souvenirs, souvenirs...

Le Minitel est un service qui a existé en France de 1980 à 2012 et qu'on a pu voir comme un pré-Internet à la française. Au début des années 1990, c'était même le seul moyen pour des passionnés de japanimation (les dessins-animés japonais) d'avoir des infos sur leurs séries favorites et d'entrer en contact avec d'autres personnes, surtout quand on ne vivait pas à Paris. Quant aux mangas, certains ne connaissaient même pas leur existence avant de se connecter au 36 15 TOON. Voici donc des informations sur 36 15 TOON, le service précurseur et le plus connu de cette époque pour les dessins-animés japonais.


Pub dans la revue Animeland 08 de décembre 1992.
Canalblog Historique Minitel03 3615 Toon Revue Animeland08 199212

"Tout ce que vous avez toujours révé de connaître sur l'animation se trouve désormais sur minitel en tapant : 36-15 TOON
Le serveur TOON c'est un espace dialogue pour les fans, des clubs, des boites aux lettres, des news, des fiches techniques, des infos, des jeux, tout et encore plus a une seule condition : que vous possédiez un minitel. Alors n'hésitez plus, pour être au courant et tout de suite tapez 36-15 TOON!
Après avoir amassé des crédits sur 36-15 vous pourrez vous connecter sur 36-14."


Article dans la revue Animeland 10 Avril 1993.Canalblog Historique Minitel01 3615 Toon 1 an Revue Animeland10 199304"3615  TOON : LE MINITEL DE L'ANIMATION
Le 3615 TOON fêtera en juillet son premier anniversaire et a déjà fêté sa cent millième connexion, autant dire que sur le 3615 TOON, il y a de l'animation!

LE 3615 TOON EST À ANIMELAND.
C'est donc sur ce jeu de mot inévitable, pardon, ô, amis lectrices et lecteurs, que je vais commencer à vous parler du... 3615 TOON, vous l'aurez deviné. Un peu d'histoire : le 3615 TOON (je vais dire TOON tout court maintenant, hein?) est né de la rencontre de deux félés, l'un d'animation japonaise, Son Gotoon, et l'autre de télématique, moi-même, Toon (là, je dis Toon, c'est Toon tout court, pas 3615 TOON, Mmh?).

LA BENEDICTION UBI ET ORBI A JEAN PAUL II,
Parlons un peu du contenu de ce serveur. Lorsque vous verrez quelque chose du genre (*TRUC) ça veut dire que pour accéder directement à la rubrique, il vous suffit de taper *TRUC puis Envoi, où que vous soyez sur TOON. Vu? Vu. Classique mais unique du genre : le dialogue direct (*D), où vous parlez en direct à pleins de fondues zet fondus de votre accabi, et où il n'est pas rare que Madoka soit éhontément draguée par Seiya, que fait la police? Vous avez aussi des boîtes aux lettres (*B) grâce auxquelles vous conversez en différé avec les susnomés fondus et fondues, dont certaines sont effectivement savoyardes, mais aussi de tous les départements, en fait.

LA SAGESSE A SON GOTOON (GLOIRE LUI SOIT RENDUE)
Ne nous étendons pas sur les les Fans-clubs (*C), sinon pour vous dire que tout le monde s'y exprime, s' y invective, et qu'on s'y marre comme des c..., disons-le. Quelques Fans-clubs : Akira, DBZ, Hayao Miyazaki, Mangas, Ranma 1/2, Lodoss, mais aussi Musique, Délires (très graves, d'ailleurs, les délires!)... Etendons-nous avec délice, en revanche, sur toutes les bases de données que Son Gotoon vous a concocté. Et là, rien ne vaut les chiffres, avec leur froide réalité : 32 Librairies et boutiques en France (*LB) qui diffusent de la japanimation, avec tous les renseignements, même les prix pratiqués! 25 Fanzines et revues (*FZ) Français, Japonais, Italiens, Anglais et Usaïens qui causent animation. 32 Discographies exhaustives (*DI), il y en a de nouvelles chaque semaine (contenu des disques, références, durée...). 165 Fiches techniques (*FT) des séries sorties en france (Titres originaux, dates, auteurs, producteurs, réalisateurs...). 26 Fiches techniques (*FE) de séries pas encore diffusées en france (Porco Rosso, Video Girl Aï...) 56 Paroles des chansons des génériques (*PR)! Eh oui! En japonais et anglais en général ! Fou non?

ET L'AMOUR DES ENFANTS A DOROTHEE.
Inutile de dire que toutes ces rubriques sont enrichies tous les jours, en fonction de l'actualité, ce qui me permet d'introduire élégament l'autre morceau de bravoure de Son Gotoon : les NEWS (*N)! L'ami Son Gotoon (Prononcer Sonnn, comme Flash Gordonnn) furète partout, a des antennes téléscopiques, et vous alimente tous les jours d'informations, classées en 4 rubriques : En France (*NF) où vous apprendrez tout sur les programmation (qui a dit déprogrammations?) des chaînes, les séries achetées par tel ou tel diffuseur, ce qui est sorti, sortira, sortira sûrement, sortira peut-être, ne sortira plus... A l'étranger (*NE), ce qui permet d'anticiper ce qui sortira en France, ce qui"

Canalblog Historique Minitel02 3615 Toon 1 an Revue Animeland10 199304"est sorti , sortira, (vous avez compris!) au japon, aux zetazunis... En vidéo (*NV), où vous saurez tout sur les sorties de cassettes vidéos et autres Laser-Discs trouvables facilement, ou introuvables aussi d'ailleurs sauf pour Son. Au Cinéma (*NC) qui cause des dessins-animés sortant en salles, autant dire que Walt Disney y est souvent à l'honneur.

CHERCHEZ L'ERREUR, AMIS, ET A BIENTOT SUR TOON!
Enfin, dernière performance de Son, mais pas la moindre, Sonnn Gotoon répond à toutes les questions, je dis bien toutes, c'en est presque effrayant, sur les dessins animés. C'est la rubrique Son Gotoon te répond (*Q). Par exemple, à la question sibyline «Peux-tu, Son, me raconter la fin de Cat's Eyes?», Son a pu raconter la fin de Cat's Eyes, la réponse y est toujours, sur 6 pages. En lisant les questions/réponses, vous saurez tout sur les finesses du NTSC, la censure, qui double quoi, quel épisode est passé hier etc etc.
Et si vous n'avez pas votre réponse, posez la question à Son, il répond rapidement, du genre le jour même quand il n'est pas en vacance ou sur le terrain pour vous ramener des scoops. TOON est aussi le serveur d'Animeland, qui a sa rubrique spéciale (*A).

TIENS ? UN INTERTITRE NORMAL ! C'EST BANAAAL
Inutile de chercher plus loin pour connaître le contenu des anciens numéros, le sommaire du prochain, le prix des abonnements ou des anciens numéros, les avantages qu'il y a à adhérer à Animarte... Sans compter que notre équipe se fait un devoir de répondre rapidement sur le serveur à toute question la concernant, et qu'en plus ladite équipe traîne souvent en dialogue direct, sous des pseudos du style ANIMELAND, YWL... Afin de terminer cet article sur une note primesautière, n'hésitez pas à jouer au QUIDTOON (*J), qui non seulement est bourré de lots sympas, mais en plus vous permettra de vérifier vos connaissances (Son lui-même a concocté les questions) et de vous marrer deux minutes, vous comprendrez pourquoi !
Un dernier «truc» : même si TOON se consulte généralement en 3615, vous pouvez vous connecter en 3614, en accumulant des crédits. C'est simple et économique. Consultez la rubrique «Le 3614 PIXTEL*TOON», mot-clé *3614. A la prochaine, fondues, fondus!
Signé TOON, himsailfe.
3615 Tom"


Article dans la revue Animeland 14 de Mai 1994.Canalblog Historique Minitel04 3615 Toon Revue Animeland14 199405"SUR TOON N'OUBLIEZ PAS DE VOTER !
Pour une fois, c'est Son GoToon en personne qui va vous présenter cet endroit magique où il passe ses journées entières, répondant aux multiples questions qu'on lui pose sur les dessins z'animés.

Et oui ! Le 3615 TOON c'est donc comme toujours, toutes les infos sur les dessins animés en France, à la télé, au cinéma ou en vidéo, mais aussi à l'étranger avec des news en direct du Japon, les sorties vidéo aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, etc ...  Mais actuellement vous pouvez aussi retrouver le classement complet du 16e Anime Grand Prix Japonais, avec l'intégralité des résultats (meilleur dessin animé, personnage féminin ou masculin, chanson, doubleur, etc.). Pour y accéder, c'est très simple, une fois connecté, vous arrivez sur la nouvelle page du sommaire et à ce moment là, soit vous choisissez la rubrique ANIME GRAND PRIX 94, soit vous utilisez le mot-clé qui vous permet d'y accéder directement en tapant *ANIME puis ENVOI et hop, le tour est joué !
Enfin, vous pouvez aussi voter par minitel pour le Grand Prix de l'Animation qu'organise Animeland (voir page 39), ça ne prend pas beaucoup de temps et c'est plus rapide que d'envoyer le bulletin de vote par la poste. Pour accéder au vote, soit vous vous dirigez sur la rubrique ANIMELAND, soit vous tapez le mot-clé suivant : *VOTE puis ENVOI.
Et puis si vous êtes joueur, vous pourrez tester vos connaissances en matière de dessins animés en répondant aux nouvelles questions du Quid-Toon ou en jouant au Phrasagram et peut-être remporter des tas de cadeaux !

Son GoToon 7"


Publicité dans la revue Animeland 50 d'Avril 1999.
Canalblog Historique Minitel05 3615 Toon Revue Animeland50 199904
"OÚ SE RETROUVENT LES FANS DE MANGAS?"
Minitel 3815 TOON
Retrouvez chaque jour, toute l'actualité, les sorties du moment en France et au Japon, consultez nos fiches techniques, paroles de génériques et discographies, passez vos annonces, posez vos questions à Son GoToon et dialoguez avec tous ceux qui partagent aussi VOTRE PASSION !
Téléphone 08 36 68 80 06
Envie d'écouter un petit générique ? Toutes les news en musique et en chansons !
DEPUIS 7 ANS, LA REFERENCE DE LAJAPANIMATION."


Publicité pour un autre site Minitel, consacré à Dragonball Z,  dans la revue Animeland 22 d'Avril 1996.
Canalblog Historique Minitel06 Revue Animeland22 199604
"3615 DBZ
LES DETAILS, LES SCOOPS !
EPISODES TV Liste complète
INFOS Dragon Ball GT
JEUX VIDEOS Astuces !
PERSONNAGES + de 180 !
COMBATS Il y en a 190?
Q/R Son Gotoon te répond
MANGAS L'âge des persos !
CD, ART-BOOKS...
GAGNEZ LES COLLECS !
Les 11 vidéos, les 7 Art-Books, des mangas, des goodies...

TOUT DBZ SUR MINITEL"


Posté par David Yukio à 21:01 - Souvenirs, Souvenirs - Permalien [#]

03 juillet 2016

Souvenirs, souvenirs : boutiques mangas sur Paris dans les années 1990



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


Souvenirs, souvenirs...

Je suis arrivé à Paris en 1995 et à l'époque quelques très rares magasins existaient où on pouvait acheter des mangas, soit en VO soit en version américaine soit quelques raretés traduites en français. Voici une liste des principales boutiques, celles dont les plus de trente ans se souviennent avec nostalgie : Tonkam, Junku, Tokyo-do, Madoka, Katsumi... J'ai utilisé pour cet article les publicités des revues comme Animeland, Mangazone et Tsunami.


Album : 6 rue Dante 75005 PARIS.
Animeland 01 Avril 1991.
Canalblog Historique Boutique Album Revue Animeland01 V01 199104

En 2003 Album fait de son magasin du 6 rue dante un magasin dédié aux mangas.
Animeland 89 Mars 2003.
Canalblog Historique Boutique Album Manga Revue Animeland89 200303


Anime Shop gaijin : 23 rue Keller 75011 PARIS.
Animeland 16 Novembre 1994.
Canalblog Historique Boutique Anime Shop Gaijin Revue Animeland16 199411


Atomic Club : 17 rue Trousseau 75011 PARIS puis déménagement rue Cotte.
Animeland 20 Octobre 1995.Canalblog Historique Boutique Atomic Club Revue Animeland20 199510


Déesse : 8 rue Cochin 75005 PARIS.
Animeland 02 Juin 1991.
Canalblog Historique Boutique Deesse Revue Animeland02 199106

Canalblog Historique Boutique Deesse Revue Mangazone01 1990


Imagika : 86 rue de Baudricourt 75013 PARIS.
Animeland 18-19 Juin 1995.Canalblog Historique Boutique Imagika Animeland18 19 199506


Junku : 262 rue St Honoré 75001 PARIS puis 18 rue des Pyramides 75001 PARIS.
La plus ancienne librairie japonaise de Paris, ouverte dans les années 80? et toujours en activité en 2016. Le temple du manga VO en France.
Animeland01 Avril 1991.
Canalblog Historique Boutique Junku Revue Animeland01 V01 199104

Animeland 06 Juillet 1992.Canalblog Historique Boutique Junku Revue Animeland06 199207

Animeland 10 Avril 1993.Canalblog Historique Boutique Junku Revue Animeland10 199304


Katsumi : 22 rue Titon 75011 PARIS
Animeland 13 Février 1994.
Canalblog Historique Boutique Katsumi Revue Animeland13 199402

Animeland 20 Octobre 1995.Canalblog Historique Boutique Katsumi Revue Animeland20 199510


Kitsland : 103 av. d'Ivry 75013 PARIS.
Animeland 20 Octobre 1995.Canalblog Historique Boutique Kitsland Revue Animeland74 200109 01


Konci : 123 Bd Voltaire 75011 PARIS puis 183 Bd Voltaire 75011 PARIS.Canalblog Historique Boutique Konci Revue Animeland122 200606


Librairie Tokyo-Do : 4 rue Sainte-Anne 75001 PARIS.
Animeland 06 Juillet 1992.
Canalblog Historique Boutique Librairie Tokyo Do Revue Animeland06 199207


Madoka : 25 rue Faidherbe 75011 PARIS.
Animeland 09 Février 1993.
Canalblog Historique Boutique Madoka Revue Animeland09 199302

Animeland 10 Avril 1993.Canalblog Historique Boutique Madoka Revue Animeland10 199304


Mangarake : 11 rue Keller 75011 PARIS.
Animeland 56 Novembre 1999.
Canalblog Historique Boutique Mangarake Revue Animeland56 199911


Mondes Mutants : 32 rue des Carmes 75005 PARIS.
Animeland 01 Avril 1991.
Canalblog Historique Boutique Mondes Mutants Revue Animeland01 V01 199104

Mangazone 02 1991
Canalblog Historique Boutique Mondes Mutants Revue Mangazone02 1991


Musica : Centre commercial Oslo, 1er étage, BNP à droite, 44 av. d'Ivry 75013 PARIS.
Animeland01 Avril 1991.Canalblog Historique Boutique Musica Revue Animeland01 V02 199104

Animeland06 Juillet 1992.
Canalblog Historique Boutique Musica Revue Animeland06 199207


Samouraï : 44 rue de Maubeuge 75009 PARIS.
Animeland20 Octobre 1995.Canalblog Historique Boutique Samourai Revue Animeland20 199510


Tonkam : 29 rue Keller 75011 PARIS.
LA librairie qui a fait découvrir le manga à des milliers de jeunes! Tonkam n'existe plus mais son nom est devenu mythique.
Mangazone 02 1991.
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Mangazone02 1991

Mangazone 03 1991.
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Mangazone03 1991

Animeland 04 Janvier 1992.
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Animeland04 199201

Tsunami 01 1992
Canalblog Historique Boutique Tonkam 1992 Revue Tsunami01

Animeland 05 Mai 1992.
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Animeland05 199205

Tsunami 08 Janvier 1993.
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Tsunami08 1993 01

Animeland 10 Avril 1993.
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Animeland10 199304

Tsunami 19 1996
Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Tsunami19 1996

Animeland 45 Octobre 1998.Canalblog Historique Boutique Tonkam Revue Animeland45 199810

Tonkam Monge, le magasin de Tonkam dédié à la musique japonaise populaire (Jpop, Jrock, Visual Kei...) : 24 rue Monge 75005 PARIS.
Visual Rock 02 1997
Canalblog Historique Boutique Tonkam Monge Revue Visual Rock02 1997

Posté par David Yukio à 10:13 - Souvenirs, Souvenirs - Permalien [#]

06 juin 2015

10 ans que ce blog existe :-)



Notes liées dans mon blog : Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


Dix ans, cela fait déjà dix ans que je tiens ce blog…

Pour souvenir, les trois bannières de mon blog par ordre chronologique.
Canalblog Banniere01

Canalblog Banniere02

Canalblog Banniere03


Il a été ouvert le 05/05/2005 après avoir vu le concert du groupe RA:IN à l'Elysée Montmartre avec Pata du mythique groupe X-Japan. Ce concert m'a tellement plu que j'ai voulu partager avec tout Internet et les fans du Japon mon amour pour ce pays que je trouve fascinant depuis mon enfance.

A l'origine mon blog a été créé sur la plateforme hautetfort à l'adresse http://japon-tokyo.hautetfort.com/ mais au bout de quelques mois j'ai basculé chez canalblog car hautetfort se permettait de redimensionner trop violemment les photos déposées par les blogueurs.


Que dire sur ces dix ans? Quelques chiffres d'abord en me basant sur les stats de Canalblog au 06/06/2015 :

  • Total des visiteurs : 713 280    
  • Total des pages vues : 1 077 254    
  • Nombre de posts : 256 soit 256/(12*10) = 2 posts par mois… (c'est pas top, je sais)

Je suis surpris de voir qu'il se porte assez bien et qu'il est même plutôt bien référencé par Google sur des sujets liés au Japon.

J'ai essayé de traiter tous les aspects de la culture japonaise (cinéma, animation, musique, BD, théâtre...), la ville de Tôkyô que j'adore plus que tout autre ville au monde mais force est de constater que la majorité de mes articles s'articule autour de la culture populaire japonaise, centrée sur les dessins-animés et les mangas. Après tout c'est logique car c'est l'arrivée de Goldorak à la télé française en 1978 qui fut ma première fenêtre vers ce pays extraordinaire.


Certains posts ont attiré beaucoup beaucoup de monde comme :

  • "Concert de DIR EN GREY à l'Olympia le 24 juillet 2005" ici
  • "Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978" ici
  • "Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées" ici
  • "Loose socks, les fameuses chaussettes tombantes des japonaises" ici
  • "La mode des rues à Tôkyô" ici
  • "Partouze japonaise de 500 personnes!" le recordman toute catégorie ici
  • "Premier manga traduit en France? 1969" ici


Parmi les articles dont je suis très fier, citons :

  • "Les discours de l'Empereur du Japon Hiro-Hito" ici
  • "Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées" ici
  • "Kyôtô Jidai Matsuri - Paris 25 Juillet 1998" où on trouve, je crois, les "seules" photos sur Internet de cette parade japonaise ayant eu lieu à Paris exceptionnellement, ici
  • "Loose socks, les fameuses chaussettes tombantes des japonaises" ici
  • "La mort volontaire au japon" ici
  • "Naruto, le blockbuster manga le plus glauque qui soit?" ici
  • "Ozu Yasujiro : les films édités en France en VHS, Laserdics, DVD..." ici
  • "Panorama of hell de Hideshi Hino" ici
  • "Plusieurs éditions VF du même manga : surprises, surprises..." ici
  • "Premier manga traduit en France? 1969" qui a prouvé que l'arrivée des premiers mangas en France remonté bien avant le fameux Cri qui tue, ici
  • "Les rockers d'Harajuku" ici
  • "RYÛ Chishû, l'acteur fétiche d'Ozu ( 1904 - 1993 )" ici
  • "Takuboku Ishikawa (1886 - 1912), poète" ici
  • "Urotsukidoji, tentacules dans jeunes filles" ici
  • "La Yamanote Sen - ligne de chemin de fer circulaire de Tôkyô" ici
  • "Liste articles mangas et dessins-animés" donnant une liste des articles des revues et livres ayant , depuis les années 60 et 70, parlé des mangas car on s'aperçoit qu'avant l'arrivée de Akira en France plusieurs personnes avaient déjà parlé de la BD japonaise, ici


Je termine par des articles coup de coeur, non présents dans les listes ci-dessus mais dont je voulais absolument mentionné l'existence comme :

  • "BLUE - superbe manga d'amours adolescentes" ici
  • "Budo Magazine Europe, les mangas publiés en 1970" ici
  • "Concert de RA:IN avec PATA de X-JAPAN le 05 Mai 2005" ici
  • "Fever, manhwa d'ados à la dérive" ici
  • "Goldorackett - Article sur Goldorak dans Lui numéro 182 de Mars 1979" ici
  • "Hiroshi Nonami, photographe de la beauté féminine" ici
  • "Illustrateurs taiwanais - Yellow" ici
  • "Junko Kitano et Shimizu Reiko, illustratrices japonaises" ici
  • "Namie Amuro - Chronique DVD Live at Marine Stadium 1996" ici
  • "Next Stop (Sex) de Atsushi Kamijo - manga zen" ici
  • "Les oiseaux de Meiji Jingu, drama franco-japonais de 1974" ici
  • "Onna harakiri sakuhinshû - DVD de seppuku féminins" ici
  • "Ozu Yasujiro et le kanji mu ( le vide, le néant )" ici
  • "Setsuko Hara : son premier grand rôle dans La fille du samouraï de 1937" ici
  • "Short Program, le chef d'œuvre de Mitsuru Adachi?" ici
  • "Les rues du Japon dans les mangas - calme, sérénité et zen" ici
  • "Yasujiro Ozu, Ryû Chishû et poèmes" ici
  • "Yoshitoshi, le dernier grand maître des estampes" ici
  • "Yûkoku, Patriotisme, Rites d'amour et de mort, le film de Yukio Mishima" ici


J'essaye de maintenir ce blog vivant mais ce n'est pas évident, la passion s'estompe parfois, voir même s'éteint puis ressurgit au détour d'un film, d'un livre, d'une chanson… Il faut aussi trouver des idées d'articles mais au bout d'un moment on pense avoir tout dit, ce qui explique que les posts se soient raréfiés ces dernières années…

Néanmoins je n'abandonnerais jamais mon bébé, il m'a donné trop de plaisir à écrire tous ces articles et j'ai l'intime conviction que dans dix ans il sera encore là :-)

David Yukio

Posté par David Yukio à 14:58 - Autres - Permalien [#]

09 juin 2014

LE MILLION, LE MILLION, LE MILLION DE PAGES VUES!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



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Notes liées dans mon blog : Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


Oh mon dieu, quel choc, quelle incroyable surprise j'ai eu ce matin en regardant mes statistiques : UN MILLION DE PAGES VUES!!!!! Je n'en reviens toujours pas, je ne pensais pas que ce jour arriverait et pourtant la preuve est là, il m'aura fallu certes huit ans pour y parvenir mais j'y suis arrivé, les internautes ont vu UN MILLION DE PAGES de mon blog!!!!

Je comprends que cela ne vous passionne pas outre mesure mais, par coquetterie et fierté, j'en fais un post dédié à mon blog et à mon travail acharné pendant toutes ces années :-)

Voici donc la synthèse de mes statistiques depuis début 2006 :-)

Canalblog Autres Million pages vues03

Les données mois par mois pour ceux que ça intéresse.
Pour mieux lire l'image ci-dessous, faire un clic droit avec la souris et choisir "Ouvrir le lien dans un nouvel onglet".

Canalblog Autres Million pages vues01 Mois

Canalblog Autres Million pages vues 2006

Canalblog Autres Million pages vues 2007

Canalblog Autres Million pages vues 2008

Canalblog Autres Million pages vues 2009

Canalblog Autres Million pages vues 2010

Canalblog Autres Million pages vues 2011

Canalblog Autres Million pages vues 2012

Canalblog Autres Million pages vues 2013

Canalblog Autres Million pages vues 2014

 

Posté par David Yukio à 09:28 - Autres - Permalien [#]

14 août 2011

Google et mon blog



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Notes liées dans mon blog : Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres



L'objet de cet article très narcisique est juste de montrer le classement de mon blog sur Google :-)
Cela fait six ans et près de 200 articles que je le tiens et j'en suis très fier!


Tout a commencé le 05 Mai 2005 avec l'immense concert donné par le groupe japonais Ra:In avec Pata de X Japan à Paris. J'ai ressenti tellement de joie, de plaisir ce jour là que j'ai voulu les communiquer au reste du monde. QUoi de mieux pour cela qu'un blog? Puis, de fil en aiguille, ce blog est devenu celui de ma passion pour le Japon.

Au début il était hébergé Hautetfort mais le 14 Juillet 2005 je passe chez canalblog, fatigué que mes photos soient redimensionnées sans que je puisse rien faire. De façon ironique j'ai aujourd'hui le même problème avec canablog qui agit de façon tout aussi arbitraire et stupide. J'ai alors dû créer un nouveau blog, payant celui-là (medeeenfurie.com), où j'ai dieu merci beaucoup beaucoup plus de liberté.


Loin de moi l'arrogance de vouloir être un des meilleurs ou des plus connus blogs sur le Japon mais sur certains mots clés, et non des moindre, je suis sur la première page et, parfois, en premier!!!!! Dans d'autres cas je ne suis battu que par Wikipédia FR et US!

Les copiés écrans correspondent à des recherches ayant eu lieu en août 2011, sur www.google.fr sans choisir la langue française ni paramétrer une date. On peut donc en déduire que ça reflète bien mon positionnement sur le web francophone selon Google!

Setsuko hara : je suis 4ème!
Canalblog Google recherche Setsuko Hara

Chishu Ryu: je suis 3ème!
Canalblog Google recherche Chishu Ryu

Tokyo by night: je suis premier!!!!

Canalblog Google recherche Tokyo by night

Mairie Tôkyô: je suis 5ème!

Canalblog Google recherche Mairie Tôkyô

Shibuya 109: je suis 2ème, juste derrière le site officiel de l'immeuble!

Canalblog Google recherche Shibuya 109

Yamanote: je suis 4ème!

Canalblog Google recherche Yamanote

Rockers Harajuku: je suis premier!

Canalblog Google recherche Rockers Harajuku

Loose socks: je suis 8ème!

Canalblog Google recherche Loose Socks

Hiro-hito: je suis 5ème!
Canalblog Google recherche Hiro-Hito

Livres sur le japon: je suis 9ème!

Canalblog Google recherche Livres sur le Japon

Momoe Yamaguchi: je suis 3ème!

Canalblog Google recherche Momoe Yamaguchi

Buto: je suis 2ème!
Canalblog Google recherche Buto

Premier manga: je suis 2ème!

Canalblog Google recherche Premier Manga

Jeanne et serge: je suis 8ème!
Canalblog Google recherche Jeanne et Serge

Le cri qui tue: je suis premier, devant même Wikipédia!

Canalblog Google recherche Le Cri Qui Tue


Posté par David Yukio à 10:51 - Autres - Permalien [#]

11 septembre 2010

Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


J'ai classé ici les liens de mes articles traitant des arts, des photos, des illustrateurs...


Arts
, photos



Expositions



Illustrateurs, estampes



Livres et poésie



Autres

 

Posté par David Yukio à 22:06 - Arts, illustrateurs - Permalien [#]

06 décembre 2009

Les kanjis dans la tête d'Yves Maniette



Notes liées dans mon blog : Liste articles poésie, photos, arts, expositions, illustrateurs et autres


Canalblog Livres Kanjis Maniette01

Canalblog Livres Kanjis Maniette02


Voici un article sur la méthode de japonais "Les kanjis dans la tête" de Yves Maniette. Le site de cet auteur est http://maniette.fr/ avec, à cette adresse, http://maniette.fr/echantillons/kdlt.pdf, un extrait conséquent de sa méthode pour que vous puissiez vous faire une idée par vous même. Pour info, il s'agit d'une version française et augmentée de "Remembering the Kanji" de James Heisig.


Pourquoi commencer seulement maintenant un article sur les méthodes de japonais alors que je tiens ce blog depuis presque 5 ans? Pour la simple et bonne raison que j'ai été bluffé par celle-ci, par la facilité avec laquelle elle permet de mémoriser des dizaines de kanjis, et, en plus, sans trop d'effort! En outre j'ai essayé beaucoup d'autres ouvrages comme "Kanjis et kanas", "Mémento des kanjis", "Assimil tome 3 spécial kanjis" et que c'est, de loin, celle qui est la plus performante! Donc je tiens à faire de la publicité à cet excellent livre :-)



La quatrième de couverture
"En refermant ce livre, vous saurez écrire les caractères japonais d'usage courant et en connaîtrez les significations. Il vous aura fallu pour les apprendre bien moins de temps que vous n'imagi­nez : en quelques semaines, si vous suivez la méthode exposée dans ces pages, l'ensemble du contenu de ce livre sera gravé en votre esprit. Peu à peu, en associant un sens et un objet à chacun des éléments graphiques de l'écriture japonaise, vous pourrez créer un monde surprenant dans lequel les kanjis s'animent et s'offrent à vous avec une étonnante vitalité. Une carac­téristique de cette méthode, employée depuis l'Antiquité mais bien comprise depuis quelques années seulement, est qu'elle fait appel à la mémoire associa­tive, ce qui permet d'apprendre cumulativement et sans risque de confusion. Beaucoup plus complet que l'ouvrage en langue anglaise dont il s'inspire et dont le succès n'est plus à démontrer, ce livre offre pour la première fois au public francophone de vrais outils pour assimiler directement le système graphi­que japonais. Cet ouvrage se veut ludique autant que sérieux. Il ouvre une porte sur un autre Japon, à la fois plus simple et mieux compris, sans le filtre des signes. Que vous soyez étudiant en japonais ou animé par votre curiosité, vous trouverez dans ce livre les clés pour apprendre une langue ou pour comprendre une culture dont l'influence grandit chaque jour."


Extrait de la préface du livre, de M. Richard Dubreuil, Agrégé de l’Université, Professeur de japonais à l’Institut d’études politiques de Paris, qui présente l'avantage de l'approche de ce livre sur celle des milieux scolaires classiques.
"La méthode de mémorisation des kanjis mise au point par James W. Heisig et par son adaptateur francophone Yves Maniette a deux grands avantages : elle est efficace et elle est amusante. Son étonnante efficacité, elle la doit à ce qu’elle respecte intégralement les mécanismes selon lesquels le cerveau mémorise. Contrairement à une conviction encore ancrée dans une large fraction des milieux enseignants, le cerveau confronté à une tâche de lecture ou de mémorisation ne fonctionne jamais globalement. D'où l'échec des "méthodes globales" d’apprentissage de la lecture. Un kanji n’est pas appréhendé comme une "icône" mais décomposée en sous éléments par l’hémisphère cérébral gauche. La méthode Heisig conjugue le traitement du kanji par le cerveau gauche (identification analytique de ses éléments constitutifs) et par le cerveau droit (libération de l’imagination créatrice invitée à relier, par un fil conducteur métaphorique ou associatif, les divers éléments identifiés à l'intérieur du kanji). La décomposition analytique permet l'identification précise du kanji (qui évite les confusions avec des kanjis ressemblants) et le travail en cerveau droit fait jaillir l’intuition de sens qui assure la mémorisation. C’est pourquoi le souvenir se fxe aisément et durablement chez l’ensemble des sujets, quelle que soit leur forme de gestion mentale (visuels ou auditifs, applicants ou explicants, opposants ou composants).



Extraits de la méthode, tirés du PDF référencé ci-dessus

Voici un exemple de trois kanjis liés à l'enfant
"Kanji N° 96 enfant 子
Ce kanji est le pictogramme d’un enfant japonais emballé par sa maman dans une sorte de cocon dorsal, à l’âge où il ne peut encore se mouvoir de lui-même. Le premier trait représente la petite tête, qui dépasse, en quête d’un peu d’air. Puis vient le petit corps, convenablement emballé dans le cocon, et le troisième trait montre les petits bras qui dépassent et s’accrochent au cou de la maman."

"Kanji N° 97 cavité 孔
Ce caractère signifie cavité au sens large et est notamment utilisé pour écrire le mot "narines", ce que nous utiliserons pour former une image éloquente : votre petit enfant s’est fourré un corps étranger dans la "cavité nasale", et vous voilà tentant d’extirper la chose, en utilisant ce que vous avez sous la main : un hameçon."

"Kanji N° 98 achevé 了
Remontez de deux cases pour comprendre ce caractère : la seule différence concerne les bras, qui ont disparu car ils ont été emballés avec le reste, par une mère trop méticuleuse, le tout étant signe d’un travail particulièrement bien achevé."



Autre exemple d'une série de cinq kanjis
"Kanji N° 109 soirée 夕
De même que le mot soirée apporte une touche romantique au mot soir, le kanji soirée montre la lune que l’on regarde au soir, à moitié voilée par un nuage."

"Kanji N° 110 beaucoup 多
"Il y a bien des lunes..." : ainsi commencent bien des histoires pour enfants, avec cette façon imagée d’écrire "il était une fois". On voit donc ici deux lunes (trois nous auraient directement renvoyés au début des temps, ce qui est bien plus loin que nous le voulons), dont le dernier trait a disparu car elles sont partiellement cachées par les nuages du temps."

"Kanji N° 111 marée du soir 汐
Nous verrons dans le prochain chapitre le kanji "marée du matin" et l’élément gouttes d’eau, qui apparaît ici en avant-première (les trois premiers traits). Mais progressons de nous-même pour cette fois-ci, pour apprendre un kanji peu courant mais pourtant très simple. Jouant avec le mot-clé, on voit tout simplement trois gouttes d’eau avancer sur la plage au cours de la soirée."

"Kanji N° 112 extérieur 外
A gauche la soirée, à droite l’élément de baguette magique. Comme le sait tout magicien qui maîtrise son art, faire pirouetter sa baguette dans l’air du soir à l’extérieur la rend bien plus puissante que s’il officie simplement à l’intérieur. Donc soirée et baguette magique en viennent simplement à signifier extérieur."

"Kanji N° 113 nom 名
Le fait de se découvrir pour se saluer est censé remonter à l’époque des guerriers en armure, car il leur fallait relever leur casque pour se faire reconnaître. Une façon plus simple de se faire reconnaître le soir est de dire son nom, avec la bouche. C’est ainsi que la soirée associée à la bouche signifient le nom."

Alors, vous voyez que c'est pas si dur que ça! Des kanjis groupés par signe, des petites histoires et le tour est joué :-)


Ce qui distincte cette méthode des autres
- elle est basée sur la mémoire associative et pas seulement visuelle ou globale
- pas besoin de tracer X fois les kanjis pour les mémoriser mais seulement une fois
- pas d'apprentissage des multiples prononciations des kanjis
- pas d'étude de mots composés de plusieurs kanjis
- l'origine étymologique des kanjis n'est pas respectée

Les plus (selon moi, bien sur)
- la facilité avec laquelle on apprend rapidement des dizaines de kanjis! Cette méthode est vraiment étonnante sur ce point, on retient rapidement les kanjis et on ne les oublie pas, même plusieurs semaines après avoir étudié un chapitre

- les kanjis sont classés non plus par ordre de facilité ou de fréquence d'apparition dans les textes japonais ou même par niveau du JLPT mais par groupes basés sur un composant identique; par exemple on étudie dix ou vingt caractères basés sur l'idéogramme Arbre ou Feu. L'intérêt? On les retient plus facilement!

- les petites histoires de M. Maniette qui font qu'on mémorise plus facilement un idéogramme tant elles sont claires! Ca n'a l'air de rien mais elles sont pertinentes, parfois percutantes, très imagées pour justement bien retenir le kanji; essayez de trouver plus de 2000 histoires, vous verrez que c'est loin d'être facile et extrèmement long. C'est d'ailleurs là qu'est la vraie force de cette méthode, sa différence avec les autres puisque les kanjis et leur sens sont connus de tous, sont identiques dans toutes les méthodes mais que c'est la façon des apprendre qui est innovante

- votre  motivation ne va jamais baisser; au contraire, vous aurez même envie d'apprendre de plus en plus puisque les résultats sont fulgurants. Le goût des kanjis va rapidement venir, vous ne les verrez même plus comme un mal nécessaire mais comme la principale richesse de cette belle langue et ça, croyez-moi, pour beaucoup ce sera une révolution! Je vous jure qu'en travaillant sérieusement, les 2000 kanjis ne vous feront plus peur, vous ne serez plus effrayé par le fameux "Mur des kanjis"!

- on ne "s'embarrasse" pas de la prononciation kun ou ON mais que du sens ce qui permet de travailler plus rapidement

Les moins (toujours selon moi)
- pas de prononciation dans cette méthode de travail : ni lecture kun (japonaise) ni lecture ON (chinoise) des kanjis; un autre livre est prévu mais pour quand? Il existe certes un index à la fin du livre sur ces prononciations mais l'auteur dit bien qu'il s'agit plus d'un complément qu'une partie intégrante de sa méthode, que ça doit servir à ceux qui connaissent la prononciation d'un kanji à le retrouver dans son ouvrage mais non pas d'un chapitre qui permettrait d'apprendre facilement celles-ci

- pas de présentation de mots composés de plusieurs kanjis, on n'apprend que les mots d'un seul kanji

- parfois les histoires permettant de mémoriser les kanjis sont spécifiques à cette méthode et ne correspondent pas à l'historique officiel du caractère; par exemple pour l'idéogramme Hameau (Rizière + terre) on nous dit qu'il peut aussi être mémorisé comme Ordinateur et que cela permet de mieux mémoriser d'autres kanjis à venir. L'idéogramme se prête bien à cette image mais si demain je discute avec une autre personne étudiant le japonais et que je lui parle du kanji Ordinateur, je ne sais pas si on va bien se comprendre puisque, à ma connaissance, il s'écrit konpiuta en katakana et qu'il n'a pas de kanji associé!


Conclusion
On apprends rapidement (vraiment rapidement) et facilement beaucoup de kanjis et vous allez être très motivé pour continuer à les étudier, ce qu'aucune autre méthode ne m'a donné.

Cette méthode s'adresse à qui? Deux approches : soit à de vrais débutants, suivant ou non des cours avec un vrai professeur et qui, en parallèle des cours, décident d'apprendre des idéogrammes en dehors du cursus officiel pour prendre de l'avance. Soit aux japonisants ayant déjà un certain niveau (le niveau 3 du JLPT par exemple) et qui ont du mal à mémoriser de nouveaux kanjis. Le point noir, selon moi, est l'absence de prononciation des idéogrammes puisque si on reconnait les kanjis on ne sait pas les prononcer; paradoxalement c'est aussi un plus car on n'a pas à s'encombrer l'esprit avec la prononciation mais seulement à mémoriser le sens. Mais bon, cela s'apprendra au fur et à mesure des cours, des livres lus...

Je recommande donc très chaudement cette méthode, ne serait-ce que pour découvrir une nouvelle façon d'apprendre et parce qu'elle me donne confiance dans cet objectif monstrueux : connaître la liste des 2000 kanjis officiels japonais!


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03 mai 2009

Mots clés et recherches surprenantes sur le sexe



Notes liées dans mon blog : Liste articles sexe


Mon blog existe depuis mi 2005 et je me suis inscrit en novembre 2006 sur Google Analytics! Grâce à cet excellent outil je sais que les internautes ont utilisé 
67000 mots clés depuis trois ans dans les moteurs de recherche pour atterrir sur mon blog. Je vous propose ici une sélection des recherches les plus surprenantes pour rigoler un bon coup. Bien sur c'est orienté sexe, on est pas français pour rien et c'est là qu'on trouve les choses les plus drôles et bizarres :-)

Pour info, j'ai décidé de les mettre dans des images pour éviter d'être référencé par les moteurs de recherche sur ces termes qui ne sont pas représentatifs de mon blog! La recherche est la première partie de la ligne, la deuxième est mon petit commentaire perso car c'est quand même bien space par moment :-) Je n'ai pas corrigé les fautes d'orthographe mais avec ce niveau de français, certains vont avoir du mal à trouver leur bonheur!

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Posté par David Yukio à 16:48 - Autres - Permalien [#]

02 août 2008

La mort volontaire au japon



Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés
Onna harakiri sakuhinshû - DVD de seppuku féminins
Yoshitoshi, le dernier grand maître des estampes
Yûkoku, Patriotisme, Rites d'amour et de mort, le film de Yukio Mishima



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".



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Pourquoi de nombreuses séries japonaises sont-elles censurées en France et pas au Japon? Pourquoi trouve t'on autant de sang, de violence, de morts dans Saint Seiya, Rokudenashi Blues, Dragonball, Hokuto no Ken... et rien de si semblable ni de si abouti dans les productions américaines et européennes? Une partie de la réponse est que l'on oublie trop souvent que le Japon possède une culture, une civilisation et une religion totalement différentes des notres qui font que ses rapports avec la mort nous sont étrangers.


La longue histoire du suicide par Seppuku au Japon
"La mort volontaire au Japon" est un livre de Maurice Pinguet, ancien professeur à l'université de Tôkyô, paru dans la collection TEL de chez Gallimard. Toutes les citations entre guillemets de cet article sont tirées de cet ouvrage que je ne saurais que trop vous recommander tant il est intense, profond, et qu'il nous fait découvrir une facette très peu connue du peuple de l'archipel. En outre son style est aussi puissant et évocateur que celui de Dino Buzzati et Stefan Zweig, c'est dire la qualité de cet écrivain. A travers la longue histoire de ce pays, des samourais à Mishima en passant par les kamikazes, il nous montre que "se tuer : possibilité rare sans doute, et pathétique pour un peuple si doué de vitalité, excès véhément, mais accepté et respecté, nécessité sévère, dont le Japon décida de ne jamais se laisser d'emblée priver par principe, comme s'il avait compris qu'une part essentielle de grandeur et de sérénité disparait quand s'efface d'une civilisation la liberté de mourir."

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A la base de cette approche totalement opposée du suicide, nous avons la doctrine chrétienne qui édicte que la vie est un cadeau de Dieu et que se tuer c'est rejeter sa suprématie, aller contre sa volonté, sa puissance et le défier. C'est pourquoi durant des siècles l'église n'aura de cesse de sévèrement le condamner pour qu'il disparaisse et aujourd'hui encore, même s'il est toujours présent, nous le considérons comme un acte de lâcheté. “Aux yeux des japonais, il ne convient pas d'argumenter sa faute, de se disculpter, ils n'apprécient rien autant que le courage de se juger coupable. Les comportements d'autopunition qui nous semblent suspects, morbides ont toujours été acceuillis par eux avec sympathie, avec admiration, comme une suffisante rédemption de l'erreur, de l'échec, de la faute." "Nous autres japonais, nous comprenons mal la différence de traitement que l'Eglise accorde à Saint Pierre et à Judas. Tous deux ont trahi le Christ : Judas est damné, Pierre est le chef de l'Eglise, pourtant Judas s'est suicidé. "Ainsi parle un professeur d'université japonais, chrétien depuis 30 ans."

Nous avons bien là une divergence fondamentale entre ces deux civilisations sur la mort volontaire, sur la façon dont elle est reconnue. Même les écrivains, qui représentent la culture et certaines valeurs de la société, ont également voulu participer à cette tradition : c'est Yukio Mishima qui se fit Seppuku en 1970, Yasunari Kawabata (Prix Nobel de littérature en 1968), Ryunosuke Akutagawa (qui donna son nom au plus prestigieux prix littéraire du Japon), Osamu Dazai et d'autres qui préférèrent partir lorsqu'ils jugèrent le moment venu.

Au Japon le suicide fut utilisé au cours des siècles pour diverses raisons:
     - les samourais vaincus, plutôt que de se rendre à leurs ennemis, préféraient se faire Seppuku et par cet acte hallucinant renverser leur défaite en victoire
     - quand un seigneur mourrait il n'était pas rare que ses vassaux se tuent pour le rejoindre dans la tombe en signe de fidélité
     - exprimer son mécontentement sur tel sujet à son seigneur ou simplement par ce geste le rappeler à l'ordre, lui faire prendre conscience qu'il déshonorait son rang par sa conduite
     - prouver son honnêteté; quand on vous accuse de vol par exemple et que vous n'avez pas les preuves pour vous innocenter, vous pouvez vous suicider, montrant ainsi que ce n'est pas vous le coupable (au Japon on a peu confiance en le langage, on préfère de loin le geste)
     - dans le cas d'amour contrarié par des parents ou les règles sociales on n'hésitait pas à partir pour l'au-delà avec sa bien aimée
     - comme réponse au désespoir, â l'incompréhension vis à vis de la vie
     - pour la gloire de l'empereur et la défense de l'empire comme le firent les kamikazes en 1944 (alors que dans les autres pays on résiste ou on collabore)

II existe d'autre cas de figures où le suicide fut préféré à tout autre acte, on l'utilisait véritablement pour un oui ou pour un non, ce qui n'est pas le cas en Occident. Mais pour nous autres étrangers qui dit suicide au Japon dit Seppuku. Que se cache t'il donc derrière ce terme qui aujourd'hui encore frappe les esprits et pourquoi mourir ainsi? II faut avant tout savoir qu'au Japon le ventre est l'équivalent du coeur en Occident, c'est le siège des émotions et des sentiments. Cette façon de le placer au centre de la pensée explique peut-être ce suicide réservé aux anciens nobles et samourais qui consiste à s'ouvrir le ventre avec une épée.

Au fil des siècles "le geste de se tuer se fit de plus en plus solennel, précis et rituel. II ne suffirait plus de s'embrocher à la va-vite ou de se trancher la gorge, on prendrait son temps, on s'ouvrirait le ventre, on extirperait ses entrailles - sans broncher. Ce fut le procédé qui s'imposa sous le nom de Seppuku : lecture à la façon chinoise, donc élégante et savante, des deux mots ventre coupé, dont la lecture vulgaire Harakiri nous est plus familière." Un guerrier du nom de "Yoshitsune reconnait que cette méthode est la meilleure, étant la plus ardue, donc la plus glorieuse - et il décide d'en faire choix. II se planta son sabre sous le sein gauche, et s'enfonça violemment, à se transpercer jusqu'au dos; il élargit la blessure de trois cotés, et s'extirpa les entrailles. Bien entendu il ne meurt pas aussitôt: les blessures abdominales ne donnent qu'une agonie prolongée.

On n'imagine pas un procédé suicidaire plus âpre, mais plus inefficace. Seule sa valeur symbolique put le faire adopter. L'éclat sanglant de la prouesse flattait l'orgueil et complaisait au masochisme qui est l'envers obscur de la volonté. Les affres du corps étaient des plus sévères, mais elles s'accompagnaient d'une apothéose morale : au dernier moment tout homme pouvait devenir un héros. Métamorphosé par son acte même, il mourrait dans la gloire."

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Le Seppuku était si douloureux que, plus tard, on en modifia le rituel en autorisant un aide à couper la tête du "supplicié" au moment où il s'ouvrait le ventre. "Les auteurs des chroniques guerrières sont souvent trés explicites dans leurs évocations, on sent leur complaisance à embellir et à détailler les exploits anatomiques de leurs héros, en vue d'imposer quelques images brutales et pathétiques."
"Le plus souvent, on se donnait un répit de quelques minutes, on se retirait de la ligne du combat, pour se recueillir au moins un instant avant de se tuer, juste l'instant d'un dernier poème, en tout cas d'une dernière prière." "II meurt? Non, il se tue  et tout est différent. II ne voit plus la dure nécessité qui le broie, mais la souveraineté qu'il exerce en s'unissant à son destin. II va s'éteindre sans doute, mais non sans un dernier flamboiement qui fascinera, il le sait bien, tous les êtres qui se savent mortels. II se fait flamme d'un instant dans l'incessant brasier de l'éphémère. Ses fautes passées, ses erreurs, ses faiblesses? Tout est consumé dans l'éclat de la mort volontaire. Par-delà le pardon, il se donne à la gloire et à l'oubli, au plus haut de l'humain." "Leur mort volontaire les fixe dans notre nostalgie: de tels hommes ont existé, une possibilité extrème de l'être humain est par eux désignée, marquée, inscrite dans une histoire qui n'est pas seulement celle des succés de la ruse et de la force. Au moment du Seppuku, au plus aigu d'une tradition si particulière, leur propre chauvinisme est de toutes parts débordé : tout homme peut se reconnaltre dans leur décision, car les valeurs de sacrifice ne cessent jamais d'émouvoir et nous n'avons pas besoin d'être japonais pour comprendre et admirer les formes exigeantes qu'elles se sont données."

On comprend donc que le Seppuku est infiniment plus qu'un simple suicide (une pendaison, du poison, n'ont pas la même valeur de sublimation de l'être). De tout cela ressort une profonde fascination au Japon pour la mort volontaire, le sacrifice mais aussi une sombre fierté nationale; en 1945 "on ne se flattait plus de gagner la guerre en  décourageant l'ennemi, ni de décimer une flotte de débarquement, ni même de retarder l'invasion du sol national. Mais il fallait  que le sacrifice persistât dans la détresse générale, comme une  flamme fixant les regards, pour la gloire du Grand Japon à l'agonie. Efficaces ou non, disait l'amiral Onishi, ces kamikazes donnent au monde et à nous-même le spectacle de l'héroïsme, de la fierté,  elles  assureront,  quoi qu'il arrive, la survie de notre patrimoine spirituel. Ainsi, le sacrifice en vient un jour à reconnaltre qu'il est vide et vain, mais il peut régner sans but, il se targue de son prestige, de son éclat."


Seppuku dans les animes et mangas
Les auteurs de mangas ont très bien su exploiter cette fascination pour la mort au Japon en glorifiant, si besoin était, ces derniers instants dans des séries où, inéluctablement, les héros se dirigent vers une fin sanglante.

Saint Seiya n'est qu'une suite de combats violents, de flots d'hémoglobine, de sacrifices et pourtant cette série eut un énorme succès au Japon et de part le monde. L'une des raisons est que l'on flatte ce que Freud appelle les "pulsions de mort" qui sont en chacun de nous et qui nous attirent vers l'abîme. A un moment Seiya s'écrit "brûle mon cosmos, brûle, consume toi" comme s'il parlait de sa vie, comme s'il voulait finir en beauté dans une explosion plutôt que de s'éteindre lentement. Shiryu personnifie au mieux ces valeurs de sacrifices qui sont tant appréciées par les japonais.

Dans son combat contre Persus Argol il se crève les yeux, il accepte de se faire transpercer par Excalibur l'épée de Shura, chevalier d'or du Capricorne pour pouvoir ensuite, en declenchant l'ultime dragon, vaincre son ennemi tout en disparaissant. Les mots de son maitre sont très explicites : “Il n'est rien de plus grand que d'offrir sa vie pour les autres". Shun, qui est pourtant celui à qui la mort fait le plus horreur, n'hésitera pas un seul instant à mettre sa vie en péril pour sauver Hyoga, à demi mort suite à son combat contre le chevalier d'or du signe du scorpion.

On comprend à quel point cette notion de renoncement de soi est présente en chacun d'eux quand on nous raconte une ancienne légende où est mise en avant cette vertu qu'est pour certains le sacrifice : “Il y a bien longtemps un pauvre voyageur était sur le point de mourir de faim. Tout à coup trois animaux s'approchèrent de lui et décidèrent d'essayer de le sauver. L'ours pécha un poisson et l'offrit au voyageur, le renard s'en alla et revient bientôt avec une grappe de raisin. Mais le lapin ne pouvant ni pêcher ni cueuillir de raisin ne pouvait rien lui offrir. Comme il ne pouvait rien lui donner il décida de se jeter lui même dans les flammes et de sacrifier sa vie pour sauver celle de l'homme qui devait mourir et s'offrir comme repas. On ne saurait être plus clair.

Canalblog Autres Mort Volontaire046 Saint Seiya
Pour glorifier encore plus ces moments, pour les rendre encore plus frappants, dramatiques, on a recours à des gros plans, à une musique mélancolique, des ralentis, à une voix off saluant le courage de tels actes. On cherche tout comme les chroniqueurs guerriers à imposer des images fortes, destinées à frapper les esprits : c'est Shiryu gisant au milieu d'une mare de sang les bras en croix après son combat contre son double noir, c'est Hyoga reposant dans un cercueil de glace dressé par Camu ou à nouveau Shiryu qui, ayant fait appel à l'ultime dragon dans une scène propre à arracher des larmes aux plus endurcis, s'envole vers l'espace infini avec Shura alors que tous ses amis sont en pleurs. Ils laissent derrière eux une image si forte, si noble, qu'elle ne peut que créer l'envie chez ceux qui restent.

Mais c'est lorsque Shiryu et Hyoga que l'on croyait morts reviennent à la vie que l'on se rend compte de l'exploitation des auteurs de la fascination exercée sur nous par les sacrifices volontaires. II est hors de question que ces chevaliers meurent définitivement sinon aucune suite ne serait vraiment possible et cela ferait des bénéfices en moins aux maisons d'édition. Mais il est également hors de question de ne pas montrer la prétendue mort de ces héros puisqu'on sait que cela constituera les scénes les plus fortes, les plus émouvantes de la série, celles dont on se souviendra dans x années.

Alors on nous fait croire qu'ils sont morts, on pleure leur disparition et ils sont ramenés à la vie par une quelconque astuce et ainsi tout peut recommencer. Les chevaliers d'Athéna ne sont finalement qu'une représentation de  nos pulsions sadomasochistes, plus ou moins conscientes. Qu'est-ce qui nous intéresse en eux : leurs rèves, leur psychologie? Non, c'est leur souffrance et leur sang que nous souhaitons voir avant qu'ils ne réussisent leur mission sinon comment expliquer que les séries d'Asgard et de Poséidon ne soient plus qu'une interminable succession d'affrontements, que leur scénario se résume à tuer de nouveaux adversaires encore et toujours?

Canalblog Autres Mort Volontaire044 Saint Seiya

 

Canalblog Autres Mort Volontaire045 Saint SeiyaShiryu, celui qui aura le plus souffert dans tout Saint Seiya et le plus versé son sang

Bien sur toutes les séries ne sont pas aussi extrémistes, ne vont pas aussi loin dans l'idée du sacrifice pour autrui ou pour ses idées, mais prenons un autre exemple : Rokudenashi Blues. C'est une histoire d'étudiants se bastonnant à longueur de volume. Durant des pages le sang gicle, ruisselle, éclabousse, coule, ce ne sont que coups de poings, de têtes, de pieds, de coudes. Là aussi on sent une profonde complaisance et sympathie des dessinateurs vis à vis des combats car les personnages sont montrés le visage meurtri, éclaté, comme si toutes ces histoires devaient invariablement se terminer dans la douleur et le sang.

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Canalblog Autres Mort Volontaire042Combat entre racailles; ça castagne dur

Dans Dragonball on retrouve cette idée du guerrier qui veut se battre jusqu'au bout, mourir face à l'ennemi, briller une dernière fois plutot que finir dans son lit rongé par la maladie ou la vieillesse (ce que refusaient les samourais). Son Goku aurait très bien pu revenir sur Terre avec tous les habitants de la planète Namek grâce aux voeux du dragon sacré mais il préfère continuer à se battre contre Freezer bien qu'il ait prouvé qu'il était le plus fort, et en sachant pertinemment qu'il ne peut survivre dans l'espace. Du moins c'est ce que l'on nous fait croire pour que l'on tremble à l'idée qu'il va mourir, avant d'apprendre sans aucune explication qu'il est toujours vivant. II a peut être le secret espoir de finir en apothéose et que jamais on n'oubliera son combat et ses derniers moments, qu'à tout jamais on parlera de lui comme du plus grand guerrier de tous les temps, disparu au faîte de sa puissance.

Comme dans Saint Seiya la mort semble la fin logique du combattant étant donné qu'ils meurent tous au moins une fois; à croire que les personnages ne sont créés que pour arriver à cet instant où l'on considère que le sacrifice et la mort sont une consécration à toute existence. Mais là où ça devient plus subtil c'est qu'ils savent que cette fin n'est pas définitive, on peut toujours les faire revenir avec les boules de cristal, c'est donc avec moins d'appréhension qu'ils vont au devant de leur destin et n'hésitent pas ainsi à risquer leur vie pour notre plus grand plaisir. Ils ne sont cependant jamais certains qu'on pourra les ressusciter, beaucoup de monde cherche à s'approprier les DragonBall, c'est pourquoi, malgrè cet espoir, ils sont graves, ce combat pourrait être leur dernier, il ne faut pas le rater. Et même s'ils ne pouvaient revenir à la vie, le monde des esprits ne diffère pratiquement en rien de celui des vivants, on peut continuer à s'entraîner, à massacrer ses ennemis, la seule marque comme quoi on est mort est une auréole! Quelle habile façon de démystifier la mort, en sachant cela nul doute que les guerrier se jetteront à corps perdu dans la bataille, ils n'auront plus peur et nous aurons la joie de contempler des combats toujours plus longs, toujours plus durs.

Hokuto no Ken représente un autre aspect de cette fascination pour la mort si l'on en juge par tout le sang versé à travers des batailles toutes plus violentes les unes que les autres où aucune mutilation, blessure, ne nous est cachée mais au contraire exhibée en gros plan. Que ce soient Ken ou Raoul les techniques de combat de l'école Hokuto sont toutes très sanglantes et ne semblent là que pour montrer des corps exploser, éclater de l'intèrieur et répandre des entrailles, et ceci sans la moindre censure. Même si Toki les utilise pour guérir des blessures, et parfois Ken (rendant la parole à Lynn), celà ne constitue que des exceptions. Même Ken qui tient pourtant le role de "bon" dans ce manga se complaît dans ce déluge de chair; "comme mes ennemis doivent me redouter en voyant de quoi je suis capable” se dit-il peut-être car autrement pourquoi employer des  moyens aussi barbares si ce n'est pour flatter son ego ou alors les désirs morbides des lecteurs; ce manga comporte près de trente numéros, c'est beaucoup pour une galerie de délires sadiens, la qualité des dessins ne peut seule expliquer son succés.

Les vertus de sacrifice ne sont pas oubliées, elles sont si profondément ancrées dans la mentalité japonaise qu'elles se doivent d'être présentes et montrées en exemple : c'est Shura qui ayant battu Ken enfant préfère se rendre aveugle plutôt que de le tuer, c'est Lynn refusant de devenir l'esclave du roi du Hokuto et ainsi renoncer à ses idées qui se dirige d'un pas ferme vers une plaque de métal chauffé à blanc pour s'y brûler. La plupart des personnages de ce manga ne vivent que pour la guerre, la violence. Ils n'apparaissent jamais aussi puissants, aussi libres que dans ces moments où, ruisselant de sang, ils semblent enfin maitres de leur destin, enfin libres de faire de leur vie ce dont ils souhaitent. Lorsque Ken se dirige vers le lieu où se déroulera son prochain duel il est calme, serein, il sait qu'il va peut-être mourir et cela le libère de tous ses problèmes. C'est au moment précis où il risque sa vie qu'il en est vraiment maître, et il doit aimer cela vu le nombre de fois oû il la met en jeu.

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Raoh, le colosse dans toute sa démesure au moment de mourir

Nous venons de voir que cette violence issue des temps guerriers se poursuivait dans certains mangas mais elle ne s'arrête pas là et plusieurs artistes japonais ont parfaitement illustré le Seppuku, que ce soit le maître des estampes Yoshitoshi, le contemporain Makoto Aida avec son fameux Schoolgirl Harakiri, le cinéaste Kobayashi avec le film Harakiri mais aussi le musicien Masami Akita (du groupe Merzbow) qui a tourné le film Paradise Lost où une femme s'éventre dans des râles et gémissements sans équivoque sur l'érostisme de l'acte.

Excellent article en français sur un film appelé Schoolgirl Harakiri http://eigagogo.free.fr/Critiques/schoolgirl_harakiri.htm. Attention, c'est violent même si c'est du cinéma.

N'oublions pas Yukio Mishima avec un long Seppuku dans son film Yûkoku (Patriotisme, Rites d'amour et de mort) dont je parle ici http://japon.canalblog.com/archives/2007/04/21/4697178.html 

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Canalblog Autres Mort Volontaire047Là encore le suicide est vu comme l'apothéose d'une vie et doit être mis en scène pour jouir de sa propre fin

Cet article n'est pas un hymne à la mort volontaire, d'autres s'en sont déjà chargés comme je viens de l'expliquer, mais simplement un début d'explication à cette débauche de sang et de cadavres que l'on retrouve dans de nombreuses séries japonaises. II ne faut jamais oublier que dans ce pays le suicide est un droit que l'on ne s'est jamais privé d'exercer et que le sens du sacrifice, de quelque nature qu'il soit, y est considéré comme une qualité.

Cet article a été originellement publié dans feu la revue ANIMAPA en 1993 (revu et corrigé en 2008).


Voici un suicide traditionnel dans le monde des yakuzas, magnifié en manga... On sent toute l'émotion de son auteur dans sa volonté de créer des images fortes, frappantes, qui se fixeront à jamais dans la mémoire des lecteurs.
Un jeune yakuza qui se suicide, par Seppuku, devant le mont Fuji et une foule assemblée. Difficile de rendre une mort plus impressionnante et émouvante...

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18 mars 2006

Kyôtô Jidai Matsuri - Paris 25 Juillet 1998



Pour voir les images en pleine définition, faire avec la souris "Clic droit/ouvrir le lien dans un nouvel onglet".


Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais


Canalblog Jidai Matsuri Kyoto019


Le samedi 25 Juillet 1998 brillait un grand soleil
sur Paris. Ce jour là a eu lieu, au jardin des Tuileries, la grande parade de Kyôtô appelée Kyôtô Jidai Matsuri. Ce défilé remonte à l'époque Meiji, à la fin du 19ème siècle, et fut initiée à l'occasion de la quatrième exposition industrielle nationale de 1895. Kyôtô profita de l'occasion pour organiser une parade et ainsi ranimer la vie culturelle du Japon. La première du nom était composée d'une centaine de personnes vêtues de costumes historiques. Toujours basée à Kyôtô, c'est seulement en 1998, soit plus d'un siècle après sa création, que la Kyôtô Jidai Matsuri sort de l'ancienne capitale japonaise pour gagner un pays étranger et c'est Paris qui fut choisie comme destination!! Le 40ème anniversaire du pacte d'amitié entre Paris et Kyoto fut un excellent prétexte pour y organiser cette manifestation. 

En 1997 c'était l'année du Japon en France, cette parade la termina en 1998 en beauté.

Plus de 500 participants, à pied, à cheval, des samouraïs, des geishas, des princesses, des membres de la cour, des paysans... vétus de somptueux costumes, de masques et maquillages traditionnels. Plus de 1000 ans d'élégance de Kyôtô racontée par des costumes d'époque, plus de 1000 ans de l'histoire légendaire du Pays du Soleil Levant défilait sous nos yeux éblouis. Le
public fut nombreux, le spectacle superbe et se déroula de 18H30 à 20H00 dans le décor magnifique du jardin des tuileries à deux pas du musée du Louvre.


Voici quelques photos retrouvées dans mes archives, j'espère que vous les apprécierez :-)

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Posté par David Yukio à 19:18 - Histoire du Japon - Permalien [#]