Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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17 mars 2021

Guinea Pig: Flower of Flesh and Blood - film de Hideshi Hino ou l'extrême gore à l'écran



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Le film "Guinea Pig: Flower of Flesh and Blood" est l'un des films les plus gores jamais vu; vous voilà prévenus! C'est une oeuvre malsaine, glauque, sordide, à réserver aux esprits endurcis ayant le recul et la maturité nécessaires pour subir ce déferlement de folie. Il est le deuxième film d'une série appelée "Guinea Pig" (Cochon d'inde), mais c'est de très loin le plus insoutenable. Le terme "Cochon d'inde" n'est pas anecdotique, à une époque c'est eux qui servaient pour les expérimentations animales.

Cet OFNI (Objet Filmique Non Identifié), fut réalisé en 1985 par le célèbre mangaka Hideshi Hino, spécialiste des mangas d'horreur. Son impact était si puissant que certains, dans les années 80 et 90, pensèrent avoir vu un véritable snuff movie et alertèrent la police... son aspect crapoteux renforce cette impression de voir un film amateur et le rend d'autant plus crédible.

Plus d'informations ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Flowers_of_Flesh_and_Blood


Ne prenaient pas cet article comme une apologie de la violence mais, quand on s'intéresse vraiment à la culture japonaise, tôt ou tard on tombe sur des oeuvres extrêmes, des créations perturbantes pour l'occidental que je suis. Mais hors de question de pratiquer la censure, j'adore le Japon, il faut donc parler de toutes ses facettes, même les plus sombres (tout en respectant la loi française, bien sur!).

Un autre exemple de film japonais hors-norme, où de jeunes femmes s'ouvrent le ventre dans une ambiance SM : "Onna harakiri sakuhinshû - DVD de seppuku féminins"




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Une femme poursuivie dans la nuit, kidnappée puis attachée sur un lit.

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Son ravisseur teste ses instruments sur un poulet.

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Il fabrique ensuite une curieuse préparation médicinale, destinée à supprimer la douleur de sa victime; vous noterez donc que son objectif n'est pas de faire souffrir cette jeune femme mais de détruire son corps.

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La partie sexe, même s'il n'y a pas viol, est présente de façon subtile, par des gros plans sur les lèvres ou le visage de celle-ci, mais ce n'est clairement pas le but du criminel.

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Le fou dans un costume de samouraï, qui le rend d'autant plus dangereux qu'il est ridicule. Il va maintenant commencer son "grand oeuvre", le démembrement d'un être humain, avec force gros plans sur les chairs éventrées.

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Voici la scène qui m'aura le plus dérangé, l'assassin utilise un marteau et un burin pour briser les épaules et arracher les bras de sa victime. C'est vraiment hyper glauque! 

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Après les bras, il s'attaque aux pieds. La victime ne criera jamais, on entendra plutôt quelques soupirs et râles lors de son supplice, ce qui est encore plus perturbant.

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Le carnage approche de sa fin, le malade ouvre le ventre de sa victime et lui enlève les entrailles.

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C'est terminé, la femme est décapitée à la hache; son meurtrier embrasse même celle-ci alors que leurs visages ruissellent de sang...

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Ah non, on peut pousser l'horreur encore plus loin, le meurtrier profane maintenant le cadavre de sa victime en mangeant un de ses yeux... beurk! Et puis, calmement, il se permet de fumer une cigarette... hallucinant!

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Vous pensiez que ce meurtre était unique dans sa sauvagerie? Il n'en est rien, le fou nous dévoile maintenant, caché derrière un rideau de démons japonais dépeçant une femme, sa macabre collection.

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Fin? Non, ça recommence!

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Posté par David Yukio à 11:17 - Cinéma japonais - Permalien [#]

06 novembre 2020

Festival "Cinéastes japonais d'aujourd'hui", Novembre 1997



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1997 fut une année faste pour la mise en valeur du cinéma japonais en France : gigantesque rétrospective à Beaubourg, ouverture de la Maison de la Culture du Japon en France, rétrospective de Nagisa Oshima... (voir mes autres posts via le lien ci-dessus). Il y eut aussi, dans le cadre du "Festival d'Automne" du 12 au 25 Novembre 1997, un festival consacré aux cinéastes japonais contemporains. Il s'est déroulé à l'UGC Ciné Cité des Halles à Paris et ce fut l'occasion de découvrir d'autres cinéastes que les excellents mais sempiternels Ozu, Kurosawa, Naruse, Mizoguchi.

Curieusement le nom de cette manifestation change selon les documents : "Cinéma japonais d'aujourd'hui", "Cinéastes japonais d'aujourd'hui", "Cinéastes d'aujourd'hui".

Le dossier de presse est disponible ici : https://www.festival-automne.com/uploads/Publish/archive_pdf/FAP_1997_SCI.pdf


La couverture du dossier de presse
Canalblog Cinema Retro Cineastes Japonais d Aujourd'hui 1997 03


Une affichette, parue dans le Pariscope.
Canalblog Cinema Retro Cineastes Japonais d Aujourd'hui 1997 01



Le programme : riche, très très riche, surtout à cette époque pré-internet où les amateurs, les amoureux du cinéma japonais n'avaient accès à aucune information autre que celle distribuée de façon parcimonieuse par ceux détenant le "pouvoir".Canalblog Cinema Retro Cineastes Japonais d Aujourd'hui 1997 02



Posté par David Yukio à 13:42 - Cinéma japonais - Permalien [#]

23 mars 2020

Article étonnant de 1947 sur Setsuko Hara "Mlle CHASTETE HARA est l'Edwige Feuillère du Japon"



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Voici un article de presse français de 1947, du journal L'intransigeant. Je l'ai trouvé amusant par ses réflexions sur le Japon, qui me semblent bien surannées, mais c'est aussi un article important car la très grande actrice japonaise Setsuko Hara, la muse de Ozu, donnait très peu d'interview et encore moins à la presse française. C'est donc une rareté :-)

A cette époque, l'actrice a 27 ans et elle est interviewée par le journaliste Merry BROMBERGER.


Scan de l'article. Attention, Setsuko Hara était bien plus belle en réalité que sur cette photo assez hideuse et certainement TRES TRES MAL reproduite! Setsuko était une femme de grande beauté, comment a-t-on pu laisser passer cette horreur?

CanalBlog Cinema Setsuko Hara Article 1947



Et sa transcription :-)

"Paris-presse, L’Intransigeant 11 juillet 1947

De notre envoyé spécial au Japon : Merry BROMBERGER

 

Mlle CHASTETE HARA est l'Edwige Feuillère du Japon.

Elle habite dans un quartier lointain de Tokio une petite maison très simple. Juste un bout de jardin offrant une perspective de forêt vierge, une mer du Japon en réduction, avec les îles, une cascade, quelques arbres nains qui ont 300 ou 400 ans chacun, deux lanternes de pierre de la taille d'un M.P. et un cerisier en fleurs : un vrai cerisier de cinéma, avec des fleurs doubles énormes attachées partout comme avec du ruban, qui ont l'air fausses et qui sont vraies.

On nous fit entrer dans une pièce vide. comme toutes les pièces japonaises, ne comportant pour tout ornement, dans une petite alcôve, que trois fleurs dans un vase. Un vieux monsieur parut, en kimono sombre, chauve ou le crâne rasé : mon guide japonais le complimenta longuement, comme il en avait le devoir, sur le bouquet et sur le vase. Le goût Japonais est fait d'extrême simplicité et de complication infinie. Un grand seigneur a laissé un nom dans l'histoire de l'art pour avoir eu trois objets, un tableau, un vase et un plateau qu'il n'exposait jamais que séparément.

Finalement, nous pûmes exprimer le désir de voir Mlle Chasteté Hara. le vieux monsieur parut tomber en syncope, tellement il s'inclina pour se confondre en excuses.

Nous avions peut-être rencontré sa fille, et nous avions eu la politesse de ne pas la reconnaître parce qu'elle revenait du marché. Mais il venait d'avoir l'idée stupide de la charger d'une commission à l'autre bout de Tokio. Trois changements à faire avec le métro. Elle ne rentrerait pas avant plusieurs heures. Il était absolument désespéré. Mais comme ils n'avaient pas de domestiques à la maison...

— L'honorable gentleman doit confondre, dis-je à mon cicerone tokiote, ou bien nous nous sommes trompés de maison. Je voudrais voir Mlle Setsuko Hara, la vedette de cinéma qui gagne deux millions par an.

Mon interprète parut extrêmement embarrassé. Il réfléchit longtemps avant de trouver une façon polie d'exprimer mon étonnement. La traduction excita chez le vieux monsieur une hilarité très vive.

Il retrouva finalement la force de parler

— Il dit que sa fille, traduisit l'interprète, jouit en effet de l'indulgence des spectateurs de cinéma. Mais, juste en ce moment. elle ne tourne pas et comme la famille est très nombreuse à la maison, Mlle Hara fait le marché et les courses de son père, quand elle a achevé son ménage.

 

Vamp sans homme

 

Quelques jours après, j'ai retrouvé Mlle Hara dans une salle de rédaction enfumée, à 4 heures du matin. C'était au studio, et il n'était pas plus de 3 heures de l'après-midi.

En tailleur, et maquillée à l'occidentale, elle tenait le rôle d'une journaliste.

Un grand cérémonial fut déployé pour que je lui fusse présenté.

Mlle Chasteté Hara est là timidité même, et accorde rarement des entretiens. Elle faisait une exception pour un journaliste français. Très confuse, elle passa son temps à rire de mes questions et à mettre la main retournée devant ses dents, qui sont pourtant admirables, en signe d'extrême embarras.

Mlle Hara est la vamp japonaise.

C'est la vamp sans hommes. Elle n'a jamais eu de « romance » comme ont dit ici. C'est une jeune fille très convenable, dans les très convenables studios de Tokio.

Elle n'a jamais embrassé un homme, ni pour son compte personnel, ni pour celui des spectateurs. Elle est contre cette manifestation inconvenante qui, même dans l'intimité, ne se fait pas et qui, jusqu'à la défaite, était interdite par la censure.

Lorsque déferlèrent au Japon les films américains — tous détestables d'ailleurs car pour Hollywood les écrans nippons, en l'absence de toute concurrence autorisée, peuvent supporter le pire — les metteurs en scène de Tokio pensèrent se mettre à la page en adoptant à leur tour les « happys ends » et les bouche-à-bouche. Le baiser arrivait en vainqueur dans les fourgons de l'étranger. Ils mirent leurs vedettes à l'école de la tendresse.

Le premier baiser japonais fut un événement.

Déjà les Nippons avalent vu les Américains, les Français les Allemands s'embraser sur la toile. Mais il s'agissait là de gens singuliers qui s'asseyent sur des chaises au lieu de se reposer confortablement sur leurs talons, étalent dans leurs intérieurs un mauvais goût outrancier en mettant partout des tableaux, des bouquets, des bibelots bref des Occidentaux. Mais des Japonais s'embrassant!... Les jeunes gens qui, pour faire la cour à des jeunes filles portant un tampon d'infirmière pour aller à l'université ou faire le marché, n'hésitent pas à porter un masque contre le rhume, en ébonite bourré d'ouate, trouvèrent ce contact buccal absolument contraire à l'hygiène élémentaire. Pour les autres, ce fut un scandale. Pis une incongruité.

Finalement, le baiser fit faillite. Et les cinéastes y renoncèrent.

— Peut-être dans quelques années, dit Mlle Hara en portant le dos de sa main devant sa bouche pour s'excuser d'esquisser une hypothèse aussi hardie, le baiser sera-t-il en vogue. Les soldats américains font beaucoup pour sa publicité. De nombreux jeunes gens les imitent et prétendent que ce n'est pas sans saveur. Dans tous les cas, le baiser ne convient pas à une jeune fille respectable, ni à une actrice japonaise actuelle.

— Et si l'on vous demandait de venir tourner en France, au risque de devoir vous laisser embrasser, que feriez-vous ?

Elle éclate de rire, met encore la main devant sa bouche :

— Je prendrais le premier avion !

Chasteté Hara est folle, en effet, de cinéma français. Ce n'est pas, pour l'occasion, une flatterie à mon amour-propre national. J'ai passé des soirées avec des metteurs en scène japonais, des acteurs. Tous ne jurent que par Paris, par Renoir, par Duvivier, René Clair, Edwige Feuillère, Françoise Rosay. La grande admiration de Mlle Hara, c'est Valentine Tessier, et ce n'est pas si sot. Elle est d'ailleurs, venue en France avant la guerre. Elle est allée à Hollywood. Elle trouve nos studios piteux et nos films admirables.

— Le cinéma japonais, dit-elle, n'a qu'un exemple à suivre : celui du cinéma français.

Il faut dire que les Japonais, qui sont furieusement sentimentaux, dont la littérature n'est que poésie et mélodrames, ne rêvent qu'amours impossibles, suicides dans les volcans, sacrifices aux parents tyranniques... La « happy-end » américaine, la « bonne fin », ne plait pas du tout aux spectateurs qui parlent en souriant de la mort de leur fils mais qui, dans l'ombre du cinéma ou du théâtre, usent des cahiers entiers de papier de sole, à se moucher et à étancher leurs larmes.

Mlle Hara a tourné 50 films. Elle n'a jamais joué un rôle de femme mariée. Il n'y a pas de drame au Japon avec les femmes mariées, parce que l'adultère est ici pratiquement inconnu. Ce n'est pas une question de morale à proprement parler. Il n'y a pas de morale au Japon. Le bien et le mal n'existent pas en soi. La propreté est une règle, mais non pas la pureté. Ce qui compte pour une femme c'est l'obéissance à son père d'abord, à son mari ensuite, à son fils plus tard, et toujours au qu'en dira-t-on, maître absolu de la vie sociale.

 

"Panpan girl" et sex-appeal


La femme qui trompe son mari est l'objet d'une telle réprobation, est exposée à des châtiments si sévères — et son complice avec elle — elle est, de surcroît, si sévèrement gardée par son entourage et ses devoirs de maîtresse de maison, que la possibilité d'une telle faute n'existe pratiquement pas pour elle. Si bien que la femme mariée n'est pas un personnage de théâtre et de cinéma.

Un des cas classiques du vieux théâtre japonais, que Mlle Hara a interprété plusieurs fois à l'écran, est celui de la pure jeune fille qui, pour sauver sa famille en difficulté, se vend, ou plus exactement se laisse vendre, comme « geisha » au célèbre quartier de Yoshiwara. Mais cette négociation se place sur un terrain métaphysique. La « geisha », au moins officiellement, n'est pas une fille perdue, Yoshiwara est un lieu où l'esprit a soufflé en même temps qu'y gémissait le plaisir. Et les parents qui trafiquaient de leurs filles n'étaient pas mal vus du tout. Ils sacrifiaient seulement à la nécessité, comme Agamemnon sacrifiait Iphigénie.

Aujourd'hui, la censure américaine a interdit ce genre de négoce sur la scène et sur l'écran, sinon dans la réalité. Elle estime que le sacrifice de la jeune fille est antidémocratique.

Mlle Chasteté ayant du renoncer aux rôles de « geisha » par nécessité familiale, rêve de jouer le rôle d'une panpan-girl, c’est-a-dire d'une honorable prostituée. Elle avoue cette ambition avec force mouvements de cachotterie. Elle ne sait pas toutefois si son père, qui lit les scénarios qu'elle doit interpréter. voudra bien donner son consentement. Ce ne sont pas les lauriers d'Arletty qui tentent Mlle Chasteté. La panpan-girl dont elle rêve sera très pudique. Depuis dix ans quelle tourne, elle n'a jamais montré aux spectateurs plus que son avant-bras.

Le sex-appeal est, en effet, inconnu au cinéma japonais. Les mêmes gens, hommes et femmes, qui n'éprouvent aucune honte à se montrer au bain public dans leur vérité, sont scandalisés par la jarretelle d'une ombre mouvante.

Je suis allé au cinéma ; on y projetait des films japonais. Des films sans adultère, sans sex-appeal, et qui ne s'achèvent pas sur des baisers. (Enfin !)

Mais pourquoi faut-il que les films japonais soient si ennuyeux ?

(Voir Paris-presse des 5, 6 ed 10 juillet )
Copyright 1947 Paris-presse et Merry Bromberger.
Mlle Setsuko Hara, la star japonaise n° 1, a dédicacé sa photographie aux lecteurs de « Paris-presse »."

 

Posté par David Yukio à 14:23 - Cinéma japonais - Permalien [#]

05 avril 2019

Rétrospective Nagisa Oshima 1997



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Dans le cadre de l'année du Japon en France en 1997, il fut organisé du 19/11/1997 au 16/12/1997 à Paris la Villette, une rétrospective du cinéaste Nagisa Oshima.

Voici le programme détaillé :-)

Canalblog Cinema Convention Cinema Oshima 1997

Posté par David Yukio à 19:04 - Cinéma japonais - Permalien [#]

14 mars 2019

Setsuko HARA (1920 - 2015), la muse de OZU



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La très grande actrice japonaise Setsuko HARA, la muse de Ozu (et peut-être plus), est décédée en septembre 2015.

Elle était l'éternelle jeune fille à marier, la femme veuve d'un militaire tué lors de la seconde guerre mondiale, une mère élevant seule sa fille mais, plus que tout, elle restera la belle fille de Chishû RYÛ dans le chef d'oeuvre de Ozu : Voyage à Tôkyô.

Canalblog Cinema Setsuko Hara Mort01

Canalblog Cinema Setsuko Hara Mort02

Canalblog Cinema Setsuko Hara Mort03


D'autres articles ici :

 

Posté par David Yukio à 14:38 - Cinéma japonais - Permalien [#]

03 février 2019

Thèse de Doctorat "Histoire du cinéma japonais en France des années 50 à 80"



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Sur Internet on tombe parfois, au détour d'un forum, d'une recherche Google, sur un travail exceptionnel voir unique : dossier, interview, magazine oublié, fanart... Mais là ce fut carrément une thèse de doctorat, consacrée à l'histoire du cinéma japonais en France des années 50 à 80. 

Vu mon niveau d'amateur, je ne me permettrais pas de critiquer le travail effectué, j'en serais bien incapable. Travail pointu, exigeant, rempli d'infos remontant à ces décennies pionnières, il montre bien comment le cinéma japonais était perçu en France alors.

Cette thèse de doctorat, immense, ne serait-ce que pour son épaisseur (547 pages), a été soutenue fin 2009 par Nolwenn LE MINEZ à l'université de Metz. Voici son lien, en libre accès sur le web : http://docnum.univ-lorraine.fr/public/UPV-M/Theses/2009/Le.Minez.Nolwenn.LMZ0916.pdf

Pour être plus précis : 422 pages pour le texte proprement dit et 150 pages d'annexe avec des pages et des pages de tableaux et de listes de films. 
A noter celui incroyable, des pages 67 à 84, intitulé "Films asiatiques triés par date de distribution en France (Source : Le Film français)" diffusés en France de 1951 à 1980, et ce sans se limiter au cinéma japonais. 
Puis d'autres tableaux et listes sur la programmation dans divers festivals, à la Cinémathèque... passionnant à lire!

Dernier point : la bibliographie très riche, permettant à tout amateur voulant en savoir plus d'acheter ceux-ci sur Internet, sur les sites comme Rakuten, Ebay... pour revivre ce moment où le Japon, avant ses animes en 1978 avec Goldorak, commençait à percer sur la scène culturelle française (si on excepte le mouvement du Japonisme du 19ème siècle).


La thèse
UNIVERSITE Paul Verlaine - METZ
UFR Sciences Humaines et Arts
Ecole doctorale Perspectives interculturelles : écrits, médias, espaces, sociétés (PIEMES)
Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S)

Thèse pour obtenir le grade de DOCTEUR EN ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES
Soutenue le 23 octobre 2009

Histoire du cinéma asiatique en France (1950 ± 1980 )

Présentée et soutenue publiquement par Nolwenn LE MINEZ
Dirigée par Fabrice MONTEBELLO


Contacts : ddoc-theses-contact@univ-lorraine.fr



Sommaire de la partie Centrale

Canalblog Cinema These Sommaire01

Canalblog Cinema These Sommaire02


Sommaire des annexes

Canalblog Cinema These Sommaire Annexes01

Un extrait du tableau listant les films asiatiques diffusés en France de 1950 à 1980; un travail exceptionnel!
Canalblog Cinema These Tableau01


Posté par David Yukio à 22:37 - Cinéma japonais - Permalien [#]

06 janvier 2019

Cycle CinéManga de 1995



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Le cycle CinéManga fut, mi-1995, un festival parisien proposant une sélection de longs métrages d'animation japonaise, et ce en VOSTFR :-) A l'initiative de la société Kaze, Cinémanga débuta donc mi-1995 en plein coeur de Paris avec l'inauguration de l'UGC CinéCité des Halles, avant de migrer vers plusieurs villes françaises.

Les films projetés furent : "Arion", "Conan le fils du futur", "Galaxy Express 999", "Grey", "Macross - te rappelles-tu de l'amour ?", "Ranma 1/2 Special" et "Les Héros de la Galaxie". Ce fut peut-être la première fois qu'à Paris fut organisé un festival entièrement dédié aux animés japonais.

Voici ce qu'en disait l'Express du 21/09/1995 : "6 000 spectateurs conquis par le cycle Cinémanga proposé par Kaze à l'UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris. Ni tout-sexe ni tout-violence, ces 8 films d'animation japonais inédits dans l'Hexagone entament un tour de France. Ils sont depuis le 20 septembre à Lille, puis iront à Bordeaux, Lyon, Marseille, etc."

Pour rappel, on est encore en 1995 dans une époque de dénigrement systématique de la japanime (voir le qualificatif tout-sexe ci-dessus), avec encore très très peu de mangas traduits malgrès une offre riche et variée sur les chaînes de télévision. Néanmoins, grâce à la bombe Akira, au cinéma et en BD, nous commencions à sortir de ces âges obscurantistes et CinéManga a bien oeuvré pour cela.

Canalblog Anime Cinemanga 1995 01

Canalblog Anime Cinemanga 1995 02




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15 décembre 2018

Festival "Les Samouraïs à Paris", Novembre 1996



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"Les samouraïs à Paris" fut un festival de cinéma, organisé du 13 au 26 novembre 1996, à l'UGC Ciné Cité Les Halles dans le cadre d'une manifestation plus large, le "Festival d'Automne à Paris". Il s'agissait d'une rétrospective consacrée à trois cinéastes asiatiques : Takeshi KITANO, Kirk WONG et John WOO; vous avez noté, un seul japonais dans le trio, alors pourquoi ce titre de samouraïs? Je ne sais pas :-(

Vous trouverez ici, en PDF, la présentation de cet évènement : https://www.festival-automne.com/uploads/Publish/archive_pdf/FAP_1996_SCI.pdf

A noter que le 13 Novembre 1996, Takeshi Kitano s'était déplacé à Paris spécialement pour cette rétrospective. Il était tout auréolé du succès de son film Sonatine et d'un retour d'engouement pour le cinéma japonais depuis la vague Ozu, Naruse, Kurosawa des années 60. Il avait eu en 1994 un grave accident de moto, lui ayant laissé le visage partiellement paralysé et c'était émouvant de le voir, à quelques mètres de moi, avec ses tics faciaux et son visage plein d'énergie.


Voici l'affiche, avec Takeshi Kitano, mélangeant comme à son habitude, rire, tragédie et violence.Cinema Les samourais à Paris 1996 01

Et le programme :-)Cinema Les samourais à Paris 1996 02

 

Posté par David Yukio à 11:28 - Cinéma japonais - Permalien [#]

03 octobre 2016

Les acteurs des films de Yasujiro OZU


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Ozu a souvent travaillé avec les mêmes acteurs dans ses films, que ce soit Setsuko Hara, Chishû Ryû, Nobuo Nakamura... et ce pendant près de trente ans. Il avait réuni une famille d'acteurs avec qui, en confiance, il a tourné certains des plus beaux films du cinéma japonais d'après-guerre.

Dans cet article je souhaite leur rendre hommage, en vous les montrant tel que Ozu les mettait en scène dans ses films, à savoir qu'ils regardent très souvent la caméra, les spectateurs droits dans les yeux. Cet aspect du cinéma de Ozu m'avait beaucoup frappé car plutôt que de filmer ses acteurs de profil, il choisit de les filmer de face, comme si Ozu s'adressait directement à nous.

Voici les visages de plusieurs des plus grands acteurs japonais des années 40, 50 et 60.


1951 Eté précoce.Film Japon Ozu Ete Precoce Affiche

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 00min 28sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 00min 38sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 00min 47sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 07sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 34sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 41sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 47sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 50sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 52sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 01min 55sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 02min 57sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 03min 05sec

Film Japon Ozu Ete Precoce 00hr 03min 26sec

1953 Voyage à Tôkyô
Film Japon Ozu Voyage A Tokyo Affiche

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 01min 07sec

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 01min 10sec

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 01min 29sec

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 01min 39sec

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 01min 44sec

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 01min 50sec

Film Japon Ozu Voyage A Tokyo 00hr 02min 35sec

1958 Fleurs d'équinoxeFilm Japon Ozu Fleurs D Equinoxe Affiche

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 00min 14sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 00min 16sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 00min 27sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 01min 08sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 01min 17sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 01min 43sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 01min 44sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 01min 49sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 02min 32sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 02min 52sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 02min 59sec

Film Japon Ozu Fleurs D Equinoxe 00hr 03min 04sec

1959 BonjourFilm Japon Ozu Bonjour Affiche

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 01min 07sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 01min 13sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 01min 25sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 01min 50sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 01min 54sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 02min 21sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 02min 36sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 02min 39sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 03min 06sec

Film Japon Ozu Bonjour 00hr 03min 28sec

1960 Fin d'automneFilm Japon Ozu Fin D Automne Affiche

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 00min 26sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 00min 29sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 00min 42sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 00min 46sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 01min 08sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 01min 10sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 01min 12sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 01min 14sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 01min 15sec

Film Japon Ozu Fin D Automne 00hr 01min 23sec

1961 Dernier capriceFilm Japon Ozu Dernier Caprice Affiche

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 00min 42sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 06sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 08sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 35sec (1)

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 39sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 42sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 46sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 47sec

Film Japon Ozu Dernier Caprice 00hr 01min 52sec

1962 Le goût du sakéFilm Japon Ozu Le Goût Du Sake Affiche

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 14sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 18sec (1)

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 18sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 27sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 31sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 37sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 00min 59sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 18sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 22sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 24sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 40sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 42sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 44sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 01min 47sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 02min 15sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 02min 31sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 02min 34sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 02min 36sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 02min 38sec

Film Japon Ozu Le Goût Du Sake 00hr 02min 40sec (1)



Posté par David Yukio à 19:44 - Cinéma japonais - Permalien [#]

27 août 2016

Ryô (Yumiko Miyada), actrice non échevelée dans Gemini, film de Shinya Tsukamoto



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Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais


Gemini est un film japonais de Shinya Tsukamoto sorti en 1999.
Dans celui-ci, Rin, une jeune femme de médecin, cache un lourd secret qui va peu à peu nous être révélé.

Rin est jouée par l'actrice Ryô (Yumiko Miyada) et son personnage, avec sa coiffure surréaliste, est des plus étonnants.

Un couple apparemment normal.
Canalblog Cinema Gemini07

Canalblog Cinema Gemini08

Etonnante coiffure.Canalblog Cinema Gemini09

Canalblog Cinema Gemini06

Canalblog Cinema Gemini10

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Progressivement la folie s'installe dans le couple, la violence aussi.Canalblog Cinema Gemini13

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Posté par David Yukio à 12:39 - Cinéma japonais - Permalien [#]