Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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26 février 2009

Setsuko Hara : son premier grand rôle dans La fille du samouraï de 1937



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Setsuko Hara, la grande dame du cinéma japonais des années 50, la muse d'Ozu, "l'éternelle vierge"... cette actrice a marqué de façon indélébile le cinéma de son pays et en fut la plus belle ambassadrice. La carrière de cette actrice commence en 1935 avec le film "Tamerau nakare wakodo yo" connu internationalement sous le titre "Don't Hesitate, Young Folks" de Tetsu Taguchi et se termine en 1962 avec "Chushingura" de Hiroshi Inagaki sur l'histoire fameuse des 47 ronins.
Attention, la page de Setsuko Hara sur l'IMDB comporte deux films en 1966 mais il s'agit d'erreurs (http://www.imdb.com/name/nm0361697/); je vous conseille plutôt la page de JMDB, le pendant japonais de IMDB à l'adresse http://www.jmdb.ne.jp/person/p0097240.htm (ne pas tenir compte de la référence de 1989 Tôkyô ga qui est un documentaire de Wim Wenders mais où Setsuko Hara n'apparait pas).

Le propos de cet article n'est pas de retracer sa carrière, d'autres l'ont fait mieux que moi mais de vous donner des photos et extraits du premier film où elle a eu un rôle important, "Atarashiki tsuchi" connu sous les multiples titres "La fille du samouraï", "Die Liebe der Mitsu", "Die Tochter des Samurai", "The New Earth" et aussi "The New Soil"... Ce film était une coproduction germano-japonaise réalisée par Arnold Fank où elle incarne la jeune Misuko Yamato. Setsuko Hara étant née le 17 juin 1920, elle a 17 ans dans ce film; jeune certes mais déjà très prometteuse.

A ma connaissance ce film n'existe ni en versions française ni anglaise mais seulement en japonaise et allemande, ce qui m'est difficile pour en comprendre l'intrigue. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de le voir, ce film fait très exotique avec plusieurs scènes sur le Sumo, le Kendo, l'Ikebana, le grand Bouddha de Kamakura et les geishas ... n'oublions pas qu'il a été tourné avant guerre et que l'extrême orient faisait déjà réver.


Setsuko Hara à Berlin, en 1937, lors d'un voyage en Europe pour la promotion du film. Elle est superbe en kimono et détonne dans la rue allemande. Source : http://vermillionandonenights.blogspot.com/2011/08/nobuko-rides-on-cloud.html.

CanalBlog Cinema Setsuko Hara Atarashiki Tsuchi019 Berlin

Setsuko Hara est déjà pleine de charme à 17 ans, son sourire est radieux, ses grands yeux mangent son visage, elle est enjouée et met beaucoup de conviction et de grâce dans son premier grand rôle.

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CanalBlog Cinema Setsuko Hara Atarashiki Tsuchi005Ce sourire va conquérir des millions de fans!

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CanalBlog Cinema Setsuko Hara Atarashiki Tsuchi007Jolie vue pour ce film très exotique

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CanalBlog Cinema Setsuko Hara Atarashiki Tsuchi014Exercices au sabre

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CanalBlog Cinema Setsuko Hara Atarashiki Tsuchi017L'actrice allemande du film, Ruth Eweler, qui a le premier rôle


La première apparition de Setsuko Hara dans le film.
Un joli kimono pour cette adolescente de 17 ans!
http://www.youtube.com/watch?v=-kJuzhb8xlE

Tir à l'arc, Ikebana, exercice au sabre...
http://www.youtube.com/watch?v=wxGGOA01iQY

Apprenez à manger avec des baguettes avec Setsuko :-)
http://www.youtube.com/watch?v=Kxtnu6EQvdc

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13 décembre 2008

Grains de sable, film avec Ayumi Hamasaki


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Une nouvelle édition du DVD, datant de 2010, à privilégier car l'image et le son ont été remasterisés
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Grains de sable (Nagisa no Shindobaddo) est un film japonais réalisé en 1995 par Ryosuke Hashiguchi avec la jeune Ayumi Hamasaki, âgée de seulement 17 ans (c'est le seul film avec Ayumi Hamasaki distribué en France et disponible en DVD). L'histoire tient en quelques mots : Ito, jeune lycéen, est amoureux de son ami Yoshida qui lui balance plutôt entre Shimizu, une élève modèle, et Aihara, nana asociale jouée par Ayumi Hamasaki. Le film dure deux heures, raconte la vie de tous les jours de ces adolescents, leurs premiers émois amoureux, leur difficulté à communiquer, les rivalités entre personnes... sur un ton léger, tout en finesse, sans pathos ni vulgarité

La bonne surprise de ce film est justement Ayumi Hamasaki qui a un excellent jeu d'acteur, se débrouille plus que bien dans un rôle exigeant, celui d'une élève en marge de ses camarades, au caractère apparemment de petite peste mais qui cache un lourd secret. Ne vous y trompez pas, elle n'occupe pas un simple second role mais partage le premier avec Ito. Elle est d'ailleurs à l'origine du dénouement d'une situation qui devenait de plus en plus complexe entre Ito, Yoshida et SHimizu. On regrette juste qu'elle n'ait pas plus de scènes tant elle est naturelle dans son jeu.

Avant d'être la chanteuse de JPop Number One au Japon, la nouvelle Queen of JPop après Namie Amuro, Ayumi fut en effet actrice dans des films et dramas avant d'abandonner cette carrière pour sa consacrer à la musique. Dommage diront certains car je suis intimement convaincu qu'elle avait un vrai avenir dans ce métier. Toutefois je vous préviens, vous aurez du mal à la reconnaître physiquement car entre ce film et 2008 se sont écoulées 13 années et il y a eu beaucoup d'opérations de chirurgie esthétique au compteur.

La mauvaise est la qualité du transfert du film avec une image ne faisant pas honneur à la technologie DVD. L'image est souvent granuleuse, avec des tâches ou griffures, des sous-titres blancs sur fond blanc (et donc illisibles), des couleurs délavées... bref il faut s'accrocher pour arriver au bout de ce film qui aurait mérité un meilleur traitement.


Les personnages

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CanalBlog Cinema Grains De Sable Ayumi Hamasaki005Un trio d'amis que les nanas vont séparer

CanalBlog Cinema Grains De Sable Ayumi Hamasaki021Ito, de plus en plus attiré par les garçons et surtout par son ami Yoshida

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Yoshida, le pivot du groupe, le mec bien sous tous rapports

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Aihara, jouée par Ayumi Hamasaki, 17 ans, avec un visage bien différent de celui actuel

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Shimizu, élève modèle, amoureuse de Yoshida... trop gentille


Quelques scènes du film
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Yoshida, réprimandant Aihara, pas assez attentive en cours de musique :-)

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Ito, sur le point d'avouer son amour à Yoshida

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La classe de nos héros, dans ce monde de l'adolescence où tout semblait si simple

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CanalBlog Cinema Grains De Sable Ayumi Hamasaki014Une sortie entre amis, où Aihara laisse enfin exprimer ses sentiments

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CanalBlog Cinema Grains De Sable Ayumi Hamasaki017Yoshida défendant Aihara, suspectée d'avoir volé un sac.
Ce geste heurte sa copine officielle qui comprend que Yoshida s'éloigne d'elle!

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Aihara, à la fin du film... le drame se dénoue, dans les larmes et la prise de conscience que l'enfance est finie.


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04 août 2007

Namie Amuro - That's cunning! Shijo Saida no Sakusen?



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Le film That's cunning! Shijo Saida no Sakusen? réalisé en 1996 par Hiroshi Sugawara est surtout connu pour son actrice principale, à savoir la grande chanteuse namie Amuro, âgée de 19 ans à l'époque!

Namie Amuro y interprète le rôle de Yumi Morishita, étudiante en chimie à la Nippon Rika University. Le film commence par un examen où 6, 7 étudiants, visiblement des cancres, usent et abusent de stratagèmes parfois forts ingénieux pour tricher ( j'avoue avoir particulièrement apprécié leur inventivité ). L'un d'entre eux se fait malheureusement attraper et c'est le début des problèmes. Cet étudiant habite un petit dortoir sur le campus que veulent raser le principal et le directeur de chimie pour y construire un hôtel censé apporter la sécurité financière à l'université. Les étudiants qui y habitent sont, comme par hasard, les cancres ayant fraudé à l'examen. Devant l'opposition des étudiants et d'une partie du conseil d'administration, un marché est passé avec les étudiants par le directeur de l'université : le dortoir ne sera pas rasé s'ils obtiennent tous un A à toutes les matières!!!!! Autant dit que c'est mission impossible sans tricher à nouveau...

Honnêtement c'est un petit film gentillet racontant la vie d'étudiants et qui serait tombé dans l'oubli si Namie Amuro encore jeune ( seulement 19 ans ) n'y avait joué. Il se laisse regarder, Namie joue pas mal, elle est plaisante à voir, les personnages sont hauts en couleur et il y a quelques trouvailles rigolotes pour tricher :-)

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Les affiches du film

Canalblog Cinema Namie Amuro001Namiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!

Canalblog Cinema Namie Amuro002Namie en scooter

Canalblog Cinema Namie Amuro003Namie avec ses loose socks

Canalblog Cinema Namie Amuro004Ca lui donne un air sèrieux ses lunettes, non?

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Canalblog Cinema Namie Amuro006Etudiante en chimie, elle sera responsable de plusieurs explosions!

Canalblog Cinema Namie Amuro007Namie dans un bain de lait...

Canalblog Cinema Namie Amuro008Les 7 étudiants du dortoir qui doit être détruit et qui tentent de pirater le système informatique de l'université pour changer leurs notes

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Canalblog Cinema Namie Amuro010Oui, c'est bien Namie Amuro louchant. Pour quelle raison? Regardez le film :-)

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Canalblog Cinema Namie Amuro012Le moment romantique du film avec force couleur orange et coucher de soleil

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Canalblog Cinema Namie Amuro014Une façon de tricher

Canalblog Cinema Namie Amuro015Une autre façon de tricher

Canalblog Cinema Namie Amuro016Lui, il s'est fait attraper!

Canalblog Cinema Namie Amuro017Le prof de chimie qui veut détruire le dortoir

Canalblog Cinema Namie Amuro024En plus il a des vues sur Namie, grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr mais il s'en sortira pas comme ça!

Canalblog Cinema Namie Amuro018Deux profs de chimie huluberlus, qui viendront en aide à nos amis

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Canalblog Cinema Namie Amuro020Dur dur de retrouver un document passé au broyeur

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Canalblog Cinema Namie Amuro022Là, il faut reconnaître que Namie est magnifique

Canalblog Cinema Namie Amuro023L'examen final, moment de tous les dangers


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21 avril 2007

Yûkoku, Patriotisme, Rites d'amour et de mort, le film de Yukio Mishima



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Yûkoku - Patriotisme - Rites d'amour et de mort - 1966
Court métrage de 30 minutes, en noir et blanc, muet, avec inter-titres en japonais, anglais et français sur le DVD sorti en 2006
Produit, réalisé, écrit et interprété par Yukio Mishima
Avec Yukio Mishima et Yoshiko Tsuruoka
Production : Toho
Producteur associé Hiroaki Fujii, directeur associé Masaki Domoto
Photographié par Kimio Watanabe
Scénario : Yukio Mishima d’après son histoire Patriotisme publiée en 1961.
Musique : le Liebestod extrait du Tristan et Isolde de Richard Wagner.

Le film Yûkoku a longtemps été le Saint Graal de tout admirateur de Mishima. Il était en effet réputé perdu, sa femme ayant demandé la destruction de tous les négatifs et copies existantes et interdit la diffusion des copies restantes après le suicide de son mari. Cependant la Cinémathèque Française n'a jamais pu se résoudre à détruire sa copie et l'aurait projetée de façon confidentielle ces dernières années. On pensait donc que le film était perdu à jamais pour le grand public jusqu'à la mort de Yuko, la veuve de Mishima. Avec sa disparition et la découverte du négatif et un certain nombre de copies positives en 2005, le film est maintenant disponible en DVD depuis mi-2006 grâce à la maison d’édition japonaise Shinchosha. Pour les plus fortunés, il coûte 70 euros chez Junku http://www.junku.fr/fr/detail.php?id=7565.

Ce film est surtout connu pour préfigurer le suicide de Mishima par seppuku en novembre 1970 lors de l'échec de sa tentative de coup d'état avec sa milice d'auto-défense la Tate no Kai ( la société du bouclier ). Répétait-t-il ici son dernier acte, jouissait-il à l'avance de ce qui serait sa dernière grande création, le rêve de toute une vie?

Ce court-métrage de 30 minutes en noir et blanc, réalisé en deux jours seulement, unique réalisation de Mishima, relate la dernière journée du Lieutenant Shinji Takeyama et de son épouse Reiko. N’ayant pu participer au coup d’état du 26 février 1936 mené par des officiers à Tôkyô, et se considérant de ce fait déshonoré, Takeyama décide d’en finir honorablement en se faisant seppuku ( harakiri ). Son épouse le suivra peu après dans la mort. Mishima joue lui-même le rôle du lieutenant Takeyama Shinji!

Si mes souvenirs sont bons, Yûkoku a été projeté à Tours du vivant de l'auteur et aurait provoqué l'évanouissement de plusieurs spectateurs, créant ainsi tout une légende sur ce film. Au Japon Yûkoku sera projeté dans la salle « Sasori-za » du cinéma Shinjuku Bunka et le succès public sera au rendez-vous.

Yukoku est du théâtre filmé, l'unique décor étant d'ailleurs une scène de théâtre Nô, dépouillée comme il se doit. C'est un court métrage à l'esthétique bien particulière : noir et blanc, muet, longs plans fixes, gestes lents, aucun dialogue entre les deux acteurs, quelques cartons inter-séquences expliquant ce qui se passe, suicide par harakiri montré en gros plan... la scène où Mishima s'ouvre le ventre est impressionnante de réalisme et très sanglante.

Canalblog Cinema Yukoku Mishima02La première scène, l'épouse attendant son mari

Canalblog Cinema Yukoku Mishima03Le retour du lieutenant chez lui, dans un uniforme du plus bel effet

Canalblog Cinema Yukoku Mishima04Le lieutenant, se décidant au suicide

Canalblog Cinema Yukoku Mishima05La dernière nuit d'amour entre les deux époux

Canalblog Cinema Yukoku Mishima06Les yeux de Mishima; on verra très peu son visage dans le film


Canalblog Cinema Yukoku Mishima07Les yeux de sa femme

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Canalblog Cinema Yukoku Mishima09Les instruments du crime et du désir

Canalblog Cinema Yukoku Mishima10Mishima, presque nu, avec son sabre

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Le début du seppuku


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Canalblog Cinema Yukoku Mishima16La séquence est très sanglante


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Canalblog Cinema Yukoku Mishima19Le kimono de Reiko, tâché de sang

Canalblog Cinema Yukoku Mishima20Reiko, prête à se suicider

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Canalblog Cinema Yukoku Mishima22Le dernier plan, les deux amoureux réunis dans la mort


Voici un extrait du film Yûkoku, le suicide de Mishima par seppuku
http://www.youtube.com/watch?v=z2j_667LG24


[AJOUT 04/01/2009]

CanalBlog DVD Yûkoku Recto
 

CanalBlog DVD Yûkoku Verso
ENFIN, le film de Mishima est
ENFIN disponible en DVD et en édition française (pour les intertitres). C'est le studio Montparnasse qui a sorti le DVD en Novembre 2008 contenant le film, la nouvelle dans un recueil de 127 pages, un superbe livret de 30 pages ainsi qu'un entretien entre Mishima et Jean-Claude Courdy de 1966 (où Mishima s'exprime dans un bon français).

Excellente surprise pour cette fin d'année :-)


De beaux portraits de Mishima ici http://medeeenfurie.com/blog/2011/02/03/test-1-photo-1/



Posté par David Yukio à 14:35 - Cinéma japonais - Permalien [#]

01 avril 2007

Tora San : CD des chansons des films



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En avril 1997 je voyage pour la première fois à Tôkyô; grands souvenirs :-) Un jour, dans le quartier de Roppongi, en me baladant dans un magasin de musique, je découvre un double CD sur les chansons des films de la célébrissime série Tora San. Cette série au cinéma, 47 films en 26 ans, de 1969 à 1996, raconte l'histoire d'un vagabond excentrique, débrouillard, toujours de bonne humeur, subsistant comme marchand ambulant. Tora san, orphelin depuis son enfance, est gaffeur et immature au possible mais débordant de bonne volonté pour aider son prochain. Dommage que ce qu'il entreprend finisse toujours en catastrophe :-) La majeure partie des films sont réalisés par Yôji Yamada avec l'acteur Kiyoshi Atsumi dans le rôle principal. On notera que le rôle du bonze du quartier de Tora san est interprété par l'excellent Chishû Ryû, l'acteur fétiche d'Ozu!!!!!

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La K7 française sortie en mars 1998 du premier film de la série dans la collection "Les films de ma vie"

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Version US et DVD du premier film

Ce disque date du 21/11/1996 et est distribué par Nippon Crown. Il comporte 33 chansons interprétées par l'acteur Kiyoshi Atsumi. Voici le livret de ce CD scanné ainsi que des liens vers quelques chansons pour vous faire découvrir ce style musical que j'adore, empreint de beaucoup de tristesse retenue et de nostalgie .

Canalblog Cinema Tora san Chansons002La couverture du CD avec Kiyoshi Atsumi, l'interprète du rôle Torajiro Kuruma de 1969 à 1995. Il est mort en 1996.

Canalblog Cinema Tora san Chansons003Le dos du CD

Canalblog Cinema Tora san Chansons004Le premier CD

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Le deuxième CD

Le livret page par page avec en japonais les paroles des chansons

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Canalblog Cinema Tora san Chansons009 001Liste des chansons du CD1

Canalblog Cinema Tora san Chansons009 002Liste des chansons du CD2


Les paroles des chansons :-)
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CanalBlog Cinema Tora San Chansons021Le dos du livret


Partie multimédia ( utiliser Internet Explorer si le lecteur audio n'apparait pas )

J'espère que vous apprécierez ces superbes chansons :-)

CD1 chanson 01


CD1 chanson 03


CD1 chanson 07


CD1 chanson 08


CD2 chanson 13




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24 mars 2007

Ozu x 36 = l'intégrale à la maison de la culture du Japon



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CanalBlog Cinema Ozu Integrale01
Le catalogue de la rétrospective

La maison de la culture du Japon à Paris a organisé du 10 Février au 24 Mars 2007 une rétrospective sur l'intégrale des films de Yasujiro Ozu qui nous soit parvenus, soit 36 films sur un total de 54.

Même si je suis un grand fan de Ozu je n'y suis pas allé car beaucoup de ses films sont sortis en DVD ( un grand merci à l'éditeur Carlotta ), même certains très anciens des années 30 et je m'estime rassasié pour pas mal de temps :-) En revanche j'ai acheté le catalogue du festival qui m'a semblé intéressant pour les fiches des films présentés, une biographie des jeunes années d'avant guerre de Ozu très intéressante car riche en infos que je n'ai pas trouvées ailleurs. Ce catalogue ne coûte que 5 euros, ne passez pas à côté!

CanalBlog Cinema Ozu Integrale02
La fiche de "J'ai été recalé, mais..."


Posté par David Yukio à 15:35 - Cinéma japonais - Permalien [#]

29 juillet 2006

RYÛ Chishû, l'acteur fétiche d'Ozu (1904 - 1993)



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CanalBlog Cinema Ryu Chishu Setsuko Hara01
Ryû Chishû et Setsuko Hara. Le père mariant sa fille, LE rôle de Ryû Chishû

Ryû Chishû est un monument du cinéma japonais, sa filmographie couvre presque 65 ans, de "Rêves de jeunesse" (1928), le deuxième film de Ozu, au 45ème film de la série des Tora san en 1992. Durant cette période il est apparu dans au moins 155 films, dont le célébrissime "Voyage à Tôkyô" d'Ozu (1953). D'autres réalisateurs l'auront employé, comme Kinoshita avec "Carmen revient au pays" (1951) et "Les 24 prunelles" (1954), Kurosawa pour "Les salauds dorment en paix", "Barberousse" (1965) et "Rêves" (1990). Il a également participé à la fameuse série des "Tora San" où il jouait le rôle d'un prêtre et ce du premier épisode en 1969 jusqu'au 45ème en 1992 (soit 23 ans quand même).   

Sa filmographie en français est disponible à l'adresse http://french.imdb.com/name/nm0753479/. On y lit que son premier film en tant qu'acteur date de 1928 mais dans une interview il avoue avoir débuté dans le monde du cinéma en 1925; était-ce comme simple figurant? Je n'ai pas trouvé plus d'infos à ce sujet.

Ses 5 premiers films
1930 Sono yo no tsuma (L'épouse de la nuit)
1929
Gakusei romance: Wakaki hi (Jours de jeunesse)
1928
Nikutaibi (Un corps magnifique)
1928
Hikkoshi fufu (Un couple déménage)
1928
Wakodo no yume (Rêves de jeunesse) (à ne pas confondre avec le film "Où sont les rêves de jeunesse?" sorti récemment en DVD chez Carlotta et qui est le 25ème film de Ozu).

Notez que son premier film, "Rêves de jeunesse" (1928), est le second réalisé par Ozu.

Ses 6 derniers films
1992 Otoko wa tsurai yo: Torajiro no seishun (Tora-san 45)
1992
Hikarigoke (Shiny Moss)
1991
Otoko wa tsurai yo: Torajiro no kokuhaku (Tora-san 44)
1991
Bis ans Ende der Welt (Jusqu'au bout du monde)
1990
Otoko wa tsurai yo: Torajiro no kyuujitsu (Tora-san 43)
1990
Yume (Rêves) de Kurosawa


Quelques images de "Voyage à Tôkyô", le chef-d'oeuvre qui aura révélé Ozu et Ryû Chishû au reste du monde

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Voyage a tokyo01Un retraité va passer quelques jours à la capitale avec sa femme et rendre visite à ses enfants

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Voyage a tokyo04Un homme simple, qui savoure l'instant présent

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Voyage A TokyoAprès ce voyage, le vieil homme, fatigué et résigné, va attendre paisiblement la mort


Ryû Chishû est né le 13 mai 1904 à Kumamoto et mort à 89 ans le 16 mars 1993 à Yokohama, des suites d'un cancer. Ryû est son nom de famille, Chishû son prénom. Il est connu des cinéphiles du monde entier comme l'acteur fétiche d'Ozu, son alter-ego, ayant joué dans la quasi-totalité de ses films et dans bon nombre de chefs-d'oeuvre; conséquence fâcheuse, cela a rejeté  dans l'ombre ses prestations avec d'autres réalisateurs. Il a longtemps habité Ofuna, la ville où la Shochiku avait ses studios et où Ozu a tourné ses films. Pour l'anecdote, il se destinait à une carrière de prêtre à l'origine et non pas à faire l'acteur.

Cet acteur jouera souvent le même rôle dans les films de Ozu; à quelques exceptions près, il sera un père veuf, cherchant à marier sa fille ou bien se séparant de son fils (Printemps tardif, Crépuscule à Tôkyô, Il était un père...) et devant dorénavant vivre seul. Il aura souvent interprêté le rôle d'un homme beaucoup plus âgé que lui, même quand il était un débutant. Pendant 20 ans, de 1942 (Il était un père) à 1962 (Le goût du saké), il incarnera un père vieillissant. Son personnage chez Ozu est souvent un employé effacé, résigné, subissant plus ou moins son destin, avec cette douce acceptation du temps qui passe et qui caractérise tout le cinéma de Ozu.

Ceux qui ont vu "Voyage à Tôkyô" se souviennent de sa déception vis à vis de ce voyage dans la capitale et de l'attitude de ses enfants qui le considèrent maintenant comme une gêne. Néanmoins il comprend, il accepte son sort, il pense que les choses sont ainsi et qu'il est inutile de se battre contre son destin. Il est le japonais d'après-guerre, pétri de valeurs comme le sacrifice des désirs personnels au profit de la société et de l'entreprise, le respect des convenances sociales, un rapport intime avec la nature... Ses personnages chez Ozu sont aussi pleins de mélancolie, capables de contemplation, restant de longs moments inactifs, absorbés par une pensée, un paysage...

Avec Setsuko Hara, l'égérie de Ozu, il aura marqué le second âge d'or du cinéma japonais, celui des années 50.


CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout Du Sake01Le goût du saké
Ses personnages sont aussi des bons vivants, fréquentant assidument les bars


CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout Du Sake04Le goût du saké
Employé effacé, conscencieux; le rôle par exemple réservé à Ryû Chishû

Dans une interview publiée dans le numéro 203 de Positif de Mars 1978, on apprends qu'il a débuté dans le monde du cinéma en 1925, soit 2 ans avant qu'Ozu ne réalise son premier film et a participé à pratiquement tous ses films. Ozu lui proposera toujours un emploi dans ses films, que ce soit le rôle principal, un second rôle ou de la figuration, signe de la confiance et de la fusion entre le réalisateur et l'acteur.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Cahiers Du Cinema01

Ryû Chishû était-il un grand acteur? Il dit qu'Ozu refaisait faire les mêmes prises entre 20 et 30 fois, pour éliminer chez ses acteurs toute touche personnelle, toute interprétation du rôle et ainsi amener ses acteurs à exécuter des gestes d'automates. Ozu avait selon lui la totalité du film dans sa tête, jusqu'au moindre geste de ses acteurs et il ne voulait surtout pas que ceux-ci apportent une quelconque originalité dans leur jeu, d'où ce nombre impressionnant de prises. Ceci semblait convenir à Ryû Chishû puisqu'il se considérait comme un piètre acteur et que ses prestations à l'écran, une fois le film monté, lui semblaient toujours supèrieures à ses impressions lors du tournage.

Voici ses propres paroles sur sa qualité d'acteur : "Comme ma maladresse était bien connue dans la compagnie, lorsque mon tour arrivait sur le plateau, l'équipe éteignait les lumières et s'en allait. Monsieur Ozu et moi restions seuls et il me faisait répéter inlassablement, me donnant toutes sortes de conseils jusqu'à ce que finalement j'arrive plus ou moins à faire ce que l'on attendait de moi. Et même ainsi les derniers plans n'étaient toujours pas réussis. J'étais, bien sur, déçu et craignais qu'il ne m'emploie plus jamais mais, à ma grande surprise, il me choisissait pour son film suivant. Je ne saurais trop le remercier de cette considération pour quelqu'un que, je pense, aucun autre metteur en scène n'aurait utilisé à cause de sa maladresse."

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Avant Scene01
Numéro 204 de l'Avant scène cinéma de Mars 1978
avec Ryû Chishû en couverture suite à la découverte en France de "Voyage à Tôkyô"

Ozu ne l'aurait-il pas choisi justement parce qu' "il était un très mauvais acteur" et ainsi pouvait le faire jouer selon ses indications? Ryû Chishû dira souvent qu'il n'était qu'un tube de peinture qu'Ozu utilisait pour dessiner ses tableaux à l'écran, que tout le mérite du succès des films revenait au réalisateur. Dans son interview accordée à Max Tessier et retranscrite dans le N° 204 de l'Avant scène cinéma de Mars 1978, il précise : "Une fois j'ai entendu Ozu dire : "Ryû n'est pas un acteur adroit - c'est pourquoi je l'utilise". Et c'est la vérité."

Néanmoins Ryû Chishû était capable à 30 ans de jouer aussi bien des jeunes hommes que des hommes âgés, ce qui dénote un vrai talent d'acteur. Dans "Daigaku Yoitoko" (Le collège est un endroit agréable, 1936) il joue un étudiant alors qu'il a 32 ans et dans le film suivant "Hitori Musuko" (Le fils unique de 1936 aussi) il interprète un homme âgé. C'est à cette occasion que Ozu le maquillera pour la première fois en vieillard et fera de Ryû Chishû LE personnage que nous connaissons tous. N'oublions pas non plus qu'avec d'autres réalisateurs il aura l'occasion de jouer des rôles bien éloignés de ses compositions habituelles d'avec Ozu; même s'il ne se trouvait pas bon acteur, ses 155 films sont là pour nous prouver le contraire.

Quelques captures de films de sa jeunesse où il interprète vraiment de jeunes hommes!

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Ou Sont Les Reves De Jeunesse02Où sont les rêves de jeunesse? (1932 - 28 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Ou Sont Les Reves De Jeunesse03Où sont les rêves de jeunesse? (1932 - 28 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Jeunesse02Titre et année de réalisation inconnus

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Jeunesse03Titre et année de réalisation inconnus


Maintenant des images de films où il est plus âgé

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Ete Precoce01Eté précoce (1951 - 47 ans)
Un des rares films d'Ozu où il incarne vraiment un personnage ayant son âge, voir plus jeune. On remarquera que dans ce film il n'est pas le père de famille mais le fils aîné.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Carmen01Carmen revient au pays (1951 - 47 ans) - Il interprète un instituteur déclamant des poèmes à la montagne du village :-)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Tora San01Tora San 01 (1969 - 65 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Reves01Rêves (1990 - 86 ans), un de ses derniers rôles. Difficile de le reconnaître avec son chapeau et sa barbe.

Une fois et une seule je l'ai vu s'énerver, c'était dans "Carmen revient au pays" de Kinoshita. Il incarne un instituteur qui, furieux, fera une prise de judo à une autre personne. Là, j'avoue, ne le connaissant que par les films de Ozu, ma mâchoire s'est décrochée car ça rompait totalement avec l'image que j'avais du personnage :-)


Voici trois captures écran avec son nom en kanjis. Vous noterez l'âge du personnage qu'il joue et son âge véritable lors de la réalisation (je les ai classées du personnage le plus jeune au plus ancien).

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Kanji01 Ete PrecoceEté précoce (1951 - Age : 47 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Kanji02 Le Goût Du SakeLe goût du saké (1962 - Age : 58 ans)

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Kanji03 Voyage A TôkyôVoyage à Tôkyô (1953 - Age : 49 ans)

On remarquera qu'il parait beaucoup plus âgé dans "Voyage à Tôkyô" que dans "Le goût du saké" alors que dix ans séparent les deux films. Notons également que deux ans seulement séparent "Eté précoce" de "Voyage à Tôkyô" alors que Ryû Chishû semble avoir trente ans de plus dans ce dernier film. Il était vraiment doué pour incarné les hommes âgés!


Dans le magnifique film "Fleurs d'équinoxe" de Ozu de 1958, il récite un poème du samourai Masatsura Kusunoki. Lorsque je l'ai entendu la première fois, mon coeur a fondu devant tant de nostalgie, de tristesse retenue, j'étais au bord des larmes; ce passage reste pour moi l'un des plus forts des films de Ozu et certainement le souvenir que je garderai de Ryû Chishû.

CanalBlog Cinema Ozu Fleurs D Equinoxe Chishu Ryu PoemeRyû Chishû, commençant sa récitation

Le voici tel que traduit dans le coffret 6 DVD paru en 2004 :
Les préceptes de mon père sont gravés dans mon cœur,
je suivrai fidèlement l'édit de l'Empereur.
Dix années de patience et l'heure a enfin sonné.
Frappe d'un coup puissant, fait fuir l'ennemi apeuré.
Pour la cause de l'Empereur, nous luttons maintenant.
Nous battre et mourir en hommes,
Nous en faisons le serment.
Nous, 143 compagnons de guerre,
Unis comme un seul homme,
Déterminés à lutter jusqu'à la victoire,
Oui nous le sommes.
En mourant, les héros se gagnent
Une gloire immortelle,
Les lâches souffrent
Une honte éternelle.
Avec la pointe de nos flèches,
Nous gravons notre histoire.
Les lames de nos épées
Etincellent dans le soir.
Contre l'ennemi qui s'approche,
Marchons d'un pas égal.
Sus à leur Général, donnons lui le coup fatal .


Quelques minutes après, un autre poême tout aussi mélancolique :
A Sakura, les arbres sont tous en feuilles.
Au crépuscule, peines et douleurs se cueillent.
Les guerriers se demandent où va donc le monde.
Etincelant sous l'armure, des larmes ou la rosée tombent.



Pour l'écouter parler de sa carrière, voici deux excellents documentaires, disponibles en français en plus!

"Tôkyô Ga" de Wim Wenders, de 1985, où cet acteur évoque longuement Ozu; on le verra notamment se recueillir sur la tombe du cinéaste à Kita-Kamakura.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Tokyo Ga01Il a 81 ans à cet instant

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Tokyo Ga02Ryû Chishû, se rendant sur la tombe de Ozu, se fait aborder par des admiratrices pour son rôle de prêtre dans la série des Tora-San

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Tokyo Ga03Devant la tombe de Ozu, à Kita Kamakura

La vidéo http://www.youtube.com/watch?v=4EHvEYNssUg

"Chishu Ryû, l'acteur fétiche (45mn11)", documentaire réalisé en 1988, sur le DVD "Il était un père".

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Portraits0284 ans et le visage de la sérénité

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Il etait un pere02La destruction des anciens studios de la Shochiku à Ofuna où Ozu tourna tant de chefs-d'oeuvre

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Il etait un pere03Ryû Chishû, devant les ruines des studios de la Shochiku

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Doc Il etait un pere04Etrange rencontre :-)
Dans les nouveaux studios de la Shochiku, Ryû Chishû se regarde sur une photo du célèbre "Voyage à Tôkyô"


Même si j'ai mentionné que dans les films d'Ozu Ryû Chishû était souvent un être serein, acceptant son destin même difficile, il montrera quand même dans le film "Le goût du saké" son immense tristesse après le mariage et le départ de sa fille.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout du sake02Avec l'alcool la tristesse vient tout doucement

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Le Gout du sake03En larmes devant sa solitude


Preuve s'il en était encore besoin de la célébrité de Ryû Chishû dans le Japon moderne, c'est lui qui fait la couverture de "Gaijin Story", recueils de portraits de personnalités de l'archipel. Cette photo a été prise peu de temps avant son décés. Livre publié en 1995.

CanalBlog Cinema Ryu Chishu Portraits01

 

CanalBlog Carrousel Cinema Ryu Chishu02

 

CanalBlog Carrousel Cinema Ryu Chishu01


 

Posté par David Yukio à 13:50 - Cinéma japonais - Permalien [#]

22 avril 2006

Revues sur le Japon



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Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais

Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés

Notes liées dans mon blog : Liste articles musiques

Notes liées dans mon blog :
Liste articles cinéma japonais



Voici un article pour montrer à quel point depuis les années 90 et surtout 2000 le Japon, sous de multiples formes, a envahi les maisons de la presse avec des magazines consacrés spécifiquement à la culture de ce pays. Les mangas, la JPop, la culture japonaise sont ainsi devenus accessibles au plus grand nombre. Il existe un tel foisonnement de revues sur le sujet que les plus anciens d'entre nous retrouvent l'effervescence des plus belles heures du fanzinat sur les mangas, du début des années 90, époque de la naissance d'Animeland.

Le but de cette note n'est pas de détailler chaque revue, il y en a trop et je ne les connais pas toutes, mais de montrer la grande diversité des titres indiquant bien qu'un public fidèle, nombreux et demandeur existe.

Cette liste n'est bien sur pas exhaustive et de multiples erreurs peuvent exister malgré mes recherches, notamment sur les dates de début et de fin des revues et fanzines. Voici deux liens de forums si vous avez des infos complémentaires à me communiquer :-)
http://www.dvdanime.net/forum/viewtopic.php?t=1501


Revues professionnelles disponibles chez les marchands de journaux

Animation japonaise et mangas

Anime Project
Numéro 1 : Février 2009
Revue professionnelle avec des sujets surtout axés sur la culture populaire japonaise comme les mangas, animes, dramas, un peu de musique mais aussi quelques pages consacrées à des sujets plus classiques comme un roman de Yasunari Kawabata, les estampes, les parcs au Japon... Des rédacteurs compétents, connaissant très bien leur sujet, avec un style solide. Des articles sur les grands sujets d'actualité bien sur (il faut vendre) mais d'autres qui sortent des sentiers battus, qui aiguisent notre curiosité pour voir autre chose que les séries déjà reconnues et cela fait beaucoup de bien.

Canalblog Revue Anime Project01


Animeland

Numéro 1 : Mai 1991
Fanzine puis revue professionnelle
Toujours en activité, après 15 ans de bons et loyaux services à défendre l'animation japonaise et le manga. LA référence française, absolument indispensable; je crois que tout est dit :-)


Canalblog Revue Animeland01
Le tout premier Animeland avec couverture N&B et bleue

Canalblog Revue Animeland01 Couleur
Réédition du N°1 d'Animeland avec couverture couleur


Coyote Mag
Numéro 1 : Juin 2002
Encore édité
Revue professionnelle sur les mangas et l'animation japonaise.

Canalblog Revue Coyote Mag01
Coyote Mag 01


Magnolia
Numéro 1 : Décembre 2003
Magazine édité par Tonkam de pré-publication de shôjos mangas

Canalblog Revue Magnolia 01



Manga Spirit
Numéro 1 : Novembre 2002
Dernier numéro : numéro 13 Décembre 2004
Revue professionnelle sur les mangas.

Canalblog Revue Manga Spirit07
Manga Spirit 07


Mangajima
Numéro 1 : Septembre 2004
Dernier numéro : N°6 Juillet 2005
Fanzine publié sur le net pendant 4 ans, c'est fin 2004 que l'équipe passe au papier pour finalement revenir à une diffusion exclusivement sur internet. Consacré aux mangas avant toute chose.

Canalblog Revue Mangajima01
Mangajima 01


Mangavoraces
Numéro 1 : 1995
Mensuel d'information gratuit, édité par Tonkam, distribué dans les librairies et faisant de courtes critiques des dernières publications

Canalblog Revue Mangavoraces PubPub tirée du N°10 de RG Veda de décembre 1997 sur le N°6 de Mangavoraces

Canalblog Revue Mangavoraces
Grossissement de la page de gauche, montrant mieux la maquette de ce N°6



Shôjo Mag

Numéro 1 : Février 2005
Dernier numéro : N°10 Septembre 2006
Revue professionnelle consacrée aux shôjô mangas, c'est à dire aux mangas destinés à un public féminin.

Canalblog Revue Shojo Mag01
Shôjô Mag 01


Le Virus Manga
Numéro 1 : Janvier 2004.
Dernier numéro : numéro 8 Mars 2005.
Revue professionnelle présentant plusieurs mangas, en partenariat avec Animeland.

Canalblog Revue Virus Manga01
Le virus manga 01



Cinéma japonais et cinéma asiatique

Asia Pulp
Numéro 1 : Mars 2006
Dernier numéro : numéro 4 Janvier 2007
Revue professionnelle
La petite dernière sur le cinéma asiatique. Souhaitons lui un meilleur départ que pour Eiga no Mura qui a beaucoup de problèmes actuellement; espérons que ce projet ne sera pas tué dans l'oeuf par le surpuissant Mad Asia.

Canalblog Revue Asia Pulp01
Asia Pulp 01


Ciné Asia Magazine
Numéro 1 : Janvier 2002
Dernier numéro : 7 ou 8? Juillet 2003?
Revue professionnelle consacrée au cinéma asiatique mais qui n'aura pas fêté ses 2 ans d'existence, dommage! Le dernier numéro que j'ai est le 7 daté de juillet 2003.

Canalblog Revue Ciné Asia07
Ciné Asia Magazine 07


Eiga No Mura
Numéro 1 : Octobre 2005
Dernier numéro : numéro 2 fin 2005
Revue professionnelle consacrée exclusivement au cinéma asiatique. Une belle initiative mais actuellement des problèmes de distribution semblent compromettre la sortie du numéro 3 en Février 2006.

Canalblog Revue Eiga No Mura01
Eiga no Mura 01


HK Orient Extrême Cinema
Numéro 0 : Octobre 1996.
Dernier numéro : numéro 14 Avril 2000
Revue professionnelle haut de gamme sur le cinéma asiatique et plus particulièrement Hong-Kong ( le HK du titre ), grand format, papier de très bonne qualité, photos superbes en couverture. Vendue avec une K7 vidéo contenant un film asiatique, cette revue a été fondée par Christopher Gans à qui on doit le Pacte des loups. Fait par des passionnés pour des passionnés ayant déjà de solides bases en cinéma asiatique.

Canalblog Revue HK00
HK Orient Extrême Magazine 00

Canalblog Revue HK13
HK Orient Extrême Magazine 13


Mad Asia
Numéro 1 : Novembre 2005
Dernier numéro : numéro 6
Revue professionnelle
N'a tenu que 6 numéros, faute de succès alors que c'était une revue de qualité comparable à Mad Movies! Le poids lourd des revues consacrées au cinéma asiatique. Ce petit frère du mythique Mad Movies ( consacré au  cinéma fantastique et SF ) est tout récent mais il va vite devenir LA référence pour qui s'intéresse au cinéma japonais, chinois, coréen ... par la richesse de ses sujets et la qualité littéraire de ses articles. Incontournable!

Canalblog Revue Mad Asia01
Mad Asia 01



Généralistes

Asian Pop
Numéro 1 : Décembre 2011
Revue professionnelle sur la pop culture asiatique et pas seulement japonaise : films, musique, tourisme, cuisine, étude de la langue d'un pays...

Canalblog Revue Asian Pop01



Asian wave
Numéro 1 : Décembre 2011
Revue professionnelle sur la pop culture asiatique et pas seulement japonaise. Une grosse partie sur la musique et les dramas.

Canalblog Revue Asian Wave01



Japan Lifestyle
Numéro 1 : Décembre 2008
Revue professionnelle et nouvelle publication de l'équipe d'Animeland, consacrée entièrement à la pop culture japonaise : musique, animés, mangas, dramas mais aussi la mode, les loisirs des japonais, une partie news assez importante ... bref un magazine riche, varié, à suivre de très près et qui, je l'espère, durera longtemps car soutenu par Animeland (en activité depuis 1991).

Canalblog Revue Japan LifeStyle01



Japan
Mania
Numéro 1 : Mars 2002
Dernier numéro : numéro 6 de Janvier 2003
Revue professionnelle sur les mangas, dessins-animés, films, jeux vidéos...

Canalblog Revue Japan Mania05
Japan Mania 05


Japan Vibes
Numéro 1 : Septembre 2002
Dernier numéro : numéro 43 Avril 2008
Revue professionnelle généraliste sur les animés, mangas, musique, culture.

Canalblog Revue Japan Vibes01
Japan Vibes 01

Canalblog Revue Japan Vibes43
Japan Vibes 43; le dernier?



Japaneko - Japanink
Numéro 1 : Janvier/Février 2009
Dernier numéro : numéro 3 de mai-juin 2009
Revue professionnelle parlant d'animation, mangas, culture, musique et de figurines (fait rare dans les revues consacrées au Japon). Les points forts : mise en page, variété des sujets traités, papier qui fait chic, textes d'excellente tenue... On a affaire à une revue très professionnelle, sérieuse. Une excellente surprise qui pourrait bien concurrencer Animeland comme revue de référence.
Edit 14 Février 2009 : le titre a changé, Japaneko est devenu Japanink.

Canalblog Revue Japaneko01



Made in Japan
Numéro 1 : Novembre 2008
Revue professionnelle très généraliste : mangas, animes, dramas,  culture, jeux vidéos japonais, une grosse partie JPop et Visual Kei... Beaucoup d'ambitions au vu de la variété des sujets traités mais avec un style de rédaction qui dénote la jeunesse des collaborateurs. A noter que le directeur général et de la publication est un ancien de Japan Vibes qui, à ce jour, n'existe plus!

Canalblog Revue Made In Japan01



Otaku
Numéro 1 : Novembre 2001
Dernier numéro : numéro 30 Juillet 2006 (numéro 31 disponible uniquement en téléchargement)
Revue professionnelle sous-titrée "100% Japon - 100 % passion", revue généraliste ( films, faits de société, mangas, amimation, histoire du Japon ... ).

Canalblog Revue Otaku13
Otaku 13


Planète Japon
Numéro 1 : Avril 2005
Encore édité.
Revue professionnelle consacrée exclusivement à la société japonaise. Très peu d'articles sur les animés et mangas, cette revue se consacre plutôt à de multiples points comme : la littérature, l'histoire, la mode, les quartiers de Tôkyô, les samouraïs ... Une excellente revue.

Canalblog Revue Planete Japon01
Planète Japon 01


Shine
Numéro 1 : Juin 2006
Dernier numéro : numéro 3 Hiver 2006
Revue professionnelle consacrée à l'asie et plus particulièrement au Japon pour ce premier numéro. 74 pages, papier glacé. Une grosse partie concerne la JPop puisque le rédacteur en chef et la maquettiste ont précédemment travaillé pour Kogaru. A terme ce magazine traitera de toute l'asie et de tous les sujets ( société, musique, cinéma, littérature, animation ... ) sans se limiter au Japon; leur slogan est "L'essentiel de la pop-culture asiatique".

A noter que ce numéro 1 propose deux couvertures différentes : l'une en couverture, bien sur, et l'autre au dos de la revue.

Canalblog Revue Shine01 Couverture01
La "vraie" couverture

Canalblog Revue Shine01 Couverture02
La 4ème de couverture



Musique


Kogaru
Numéro 1 : Décembre 2002
Dernier numéro : numéro 21 de mai-juin 2006
Revue professionnelle consacrée à la JPop, au JRock et au Visual Kei avec une grosse partie Cosplay. A noter le ton particulièrement vachard et langue de vipère de certains articles mais quand même sacrément réjouissant :-)

Canalblog Revue Kogaru01
Kogaru 01


2011 a été la grande année de la KPop (pop coréenne) en France, au point que deux revues consacrées à la Corée soient sorties.

KPop Life Magazine
Numéro 1 : Juillet/Août 2011
Revue professionnelle dédiée à la culture coréenne avec des articles sur la KPop, les dramas, la mode, le cinéma... Un généraliste, qui s'adresse à un public plutôt féminin. Le style est jeune, parfois maladroit, le ton amateur mais cette revue restera comme la première revue française éditée en France sur la pop culture de la Corée.

Canalblog Revue Kpop Life Magazine01


Kwave
Numéro 1 : Décembre 2011/Janvier 2012
Revue professionnelle dédiée à la corée avec des articles sur la KPop, les dramas, la mode, le cinéma, la cuisine... Tout comme la revue KPop Life c'est une revue généraliste, plutôt orientée lectorat féminin, mais qui est rédigée entièrement par des coréens si je lis la liste des rédacteurs de la revue. L'avantage est qu'on est sur d'avoir des informations de première main et non pas traduites du coréen vers l'anglais puis vers le français. Un ton professionnel, un style sur... quel dommage qu'aucune revue similaire n'existe pour les mangas, les animes japonais et la culture japonaise et faite par des japonais; à croire que les coréens sont moins frileux que les japonais pour se développer à l'étranger et aller vers leurs fans.

Canalblog Revue KWave01




Fanzines des années 1990

La grande époque, où tout était à construire, à conquérir, notamment la reconnaissance des dessins animés japonais par le grand public qui étaient frappés d'un mépris sans borne par les médias.

Animation japonaise et mangas
Animapa
Numéro 1 : Février 1992
Dernier numéro(  N° 24 ) : Janvier 2000
Fanzine diffusé uniquement aux rédacteurs des articles; une petite trentaine au maximum de son activité.

Canalblog Revue Animapa00 Recto
Animapa 00


L'Effet Ripobe
Numéro 1 : Février 1993
Dernier numéro : ?
Fanzine très renommé dans le milieu par son ton. Rédigé par le regretté François-Jacques, disparu en Janvier 2002.

Canalblog Revue Effet Ripobe01
Effet Ripobe 01


Mangazone
Numéro 1 de la première formule : ?? 1984 ou 1986??
Numéro 1 de la deuxième formule : Deuxième semestre 1990
Dernier numéro : ??
Fanzine sur les mangas exclusivement, qui a travaillé avec l'excellent Scarce ( LE fanzine sur les comics! ). Articles de grande qualité.

Canalblog Revue Mangazone01
Mangazone 01


Sumi Jooho
Numéro 1 : Juin 1991
Dernier numéro : ??
Fanzine de l'association lyonnaise Sumi. Contemporain d'Animeland mais n'a pas eu le même glorieux destin.

Canalblog Revue Sumi Joohoo01
Sumi Joohoo 01


Tsunami
Numéro 1 : Juillet 1992
Dernier numéro ( N° 23 ) : Janvier 1997?
Revue professionnelle
La revue du magasin Tonkam a qui on doit tant pour la promotion du manga en France. Tsunami a été suivi par Shin Tsunami qui lui ne traitait pas que de l'animation et du manga mais aussi des jeux vidéos, de la culture asiatique...

Canalblog Revue Tsunami01
Tsunami 01

Canalblog Revue Shin Tsunami01
Shin Tsunami N°1
Est-il sorti ou est-ce seulement une maquette? Les infos sur le web sont compliquées. Annoncé pour fin 1999, début 2000.


Yamato
Numéro 0 : Avril 1990
Dernier numéro : ??
Fanzine italien, en italien donc mais sa place est bien ici car une équipe du sud de la France réalisait une traduction en français. A noter que son petit frère, Yamete, était spécialisé dans l'univers du Hentai :-)

Canalblog Revue Yamato00
Yamato 00


Mon top 4
Il s'agit bien sur d'une appréciation personnelle!
Animeland
Mad Asia
Planète Japon
Kogaru


Posté par David Yukio à 17:50 - Livres, revues... - Permalien [#]

12 novembre 2005

Livres sur le Japon - 03 - Le cinéma



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Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais



Beaucoup de livres sont sortis en France ces vingt dernières années sur le cinéma japonais, voici ma sélection.


Images du cinéma japonais de Max Tessier

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais Max Tessier01


Quatrième de couverture

"Pour le spectateur français, le cinéma japonais se réduit aux chefs-d'oeuvre des années cinquante qu'il a pu voir, des Sept samouraïs à Voyage à Tôkyô en passant par Les contes de la lune vague après la pluie, et réalisés principalement, qu'il s'agisse de "jidai-geki" ( films d'époque ) ou de "gendai-geki" ( films à sujets contemporains ), par Akira Kurosawa, Kenji Mizoguchi ou Yasujiro Ozu. Or, le cinéma japonais ne se limite pas à ces trois grands cinéastes, non plus d'ailleurs qu'à Kon Ichikawa, Tadashi Imai, Teinosuke Kinugasa, Masaki Kobayashi, Mikio Naruse, Nagisa Oshima, Kaneto Shindo et quelques autres, dont les films sont parvenus jusqu'à nous. De ses origines à nos jours, le cinéma japonais fut aussi un cinéma de remakes ( on compte les films qui n'en ont pas fait l'objet d'au moins un ) et de genres : films-sabres, films de "yakusas" et "romans pornos", films de fantômes, films de monstres ( Godzilla! ) et films de guerre, de Pearl Harbor à Hiroshima. Ce sont toutes ces images, réunies et commentées par Max Teissier, étranges ou familières, violentes ou raffinées, pudiques ou érotiques, signées par les plus prestigieux artistes comme par les plus obscurs des artisans, que cet ouvrage vous invite à découvrir."

Livre en français de 330 pages, publié en 1990 chez Henri Veyrier, très nombreuses photos en noir et blanc dont certaines de grand format. Je considère ce livre comme LA référence française pour qui veut découvrir le cinéma japonais. Le style est classique, sans parti pris et présente de façon objective les grandes pèriodes du cinéma japonais.


Le cinéma japonais Tomes 1 et 2 de Tadao Sato

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais01

 

CanalBlog Cinema Le Cinema Japonais02


Quatrième de couverture
"Tadao Sato, né en 1930 à Niigata, est sans doute l'un des rares grands spécialistes du cinéma japonais. Il a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma, mais aussi sur la littérature, le théâtre, la télévision, les bandes dessinées etc... Auteur d'essais très remarqués sur Kurosawa, Ozu, Mizoguchi, Immamura, Oshima, il a été de 1969 à 1992 président du Pen Club du cinéma japonais. En 1996 il est nommé Directeur de l'école de cinéma Japan Academy of Moving Images. Son Histoire du cinéma japonais en 4 volumes ( traduite en français en 2 volumes sous le titre Le cinéma japonais ) est le premier grand panorama du cinéma japonais et brasse un ensemble d'informations de tout premier ordre aussi bien sur le plan historique que sociologique. Cet ouvrage a obtenu l'année de sa parution en 1995, le Prix des éditions Mainichi et le Prix du Ministère de l'Education."

Oeuvre imposante proposant de présenter tout le cinéma japonais de 1896 à 1997. 1997 étant l'année de sa publication suite à la rétrospective à Beaubourg du 19 mars au 1er octobre. 380 pages avec des photos uniquement en noir et blanc et énormément de textes pointus pour découvrir par le détail bien des aspects du cinéma japonais. Indispensable!!


Le cinéma japonais, une introduction
de Max Tessier
CanalBlog Cinema Introduction01


Quatrième de couverture
"Le cinéma japonais est à la fois le mieux connu des cinémas asiatiques, mais reste dans son ensemble quelque peu ignoré du grand public, en dehors de quelques cinéastes-auteurs dûment consacrés par la critique, comme Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Oshima ou Imamura, grands arbres qui cachent une forêt touffue. Cet ouvrage présente ce cinéma dans une perspective historique, sociale et esthétique, en cernant ses contours les plus évidents, comme sa part d'ombre. Véritable Hollywood de l'Asie, qui connut ses "Ages d'or" dans les années vingt, trente et cinquante, avant un déclin durable que tentent aujourd'hui d'enrayer les réalisateurs indépendants, le cinéma japonais est l'une des fenêtres privilégiées ouvertes sur un pays et une société complexes, qui fascinent toujours, passé ou présent, l'Occident."

Petit livre au format poche de 130 pages, sans aucune photo. On préfèrera l'ouvrage "Images du cinéma japonais" du même auteur, plus détaillé, avec nombre de photos. Néanmoins il s'agit d'une bonne introduction, comme son titre le précise.


Le cinéma japonais de ses origines à nos jours
CanalBlog Cinema Retrospective 1984 01


Catalogue de la grande rétrospective de 500 films japonais à la cinémathèque française de janvier 1984 à avril 1985. 140 pages en français, présentation de 180 films avec staff technique, interprètes, résumé et nombreuses photos en noir et blanc.


Le cinéma japonais
CanalBlog Cinema Retrospective 1997 01

 

CanalBlog Cinema Retrospective 1997 02


Catalogue de la dernière grande rétrospective consacrée au 7ème art nippon ( 200 films ), celle du 19 mars 1997 au 29 septembre 1997 du centre Beaubourg à Paris. Livres de 60 pages de présentation des films avec staff technique, interprètes et résumé ainsi que quelques photos en noir et blanc.


Ces catalogues ne sont pas à proprement parler des livres, ils ne renferment aucune analyse ni essai mais ils sont intéressants pour voir quels films à 20 ans de distance sont toujours considérés comme des classiques, ceux qui ont été redécouverts ou sont tombés dans l'oubli. Pour les cinéphiles cherchant une liste des incontournables à visionner en priorité, ces deux catalogues les rempliront de joie.


Ozu de Donald Ritchie
CanalBlog Cinema Ozu Essai01


Quatrième de couverture
"Ozu Yasujiro. Quinze ans se seront écoulées après sa mort ( 1963 ) pour que ce cinéaste commence à être publiquement connu en France. Les japonais ont leur part de repsonsabilité dans l'occultation de l'oeuvre de ce maître : longtemps ils ont cru que les films immobiles d'Ozu leur étaient exclusivement destinés. Mais les infimes moments du quotidien, les tropismes de l'âme que scrute tendrement Ozu par le biais d'une technique cinématographique réduite à sa plus simple expression, ont plus, à nos yeux, que simple valeur ethnographique. Les images d'Ozu nous sont immédiatement contemporaines. Sous les froissements du tissu quotidien se lit la trace de l'angoisse.

Vivant depuis plus de trente ans au Japon, ami d'Ozu puis de Kurosawa, Donald Ritchie s'est imposé comme un des meilleurs connaisseurs du cinéma japonais, sur lequel il a écrit de nombreux ouvrages de référence. Il introduit Ozu en europe au festival de Berlin, en 1963. Donald Ritchie est également cinéaste et romancier."

Livre de 280 pages, en français, publié en 1980 chez Lettre du blanc. Nombreuses photos en noir et blanc des films de Ozu mais également du maître lui même ainsi que de ses scénarios en japonais. Présentation des 53 films de Ozu, de "Le sabre de pénitence ( Zange no yaiba - The sword of penitence )" de 1916 à "Le goût du saké ( Le goût de poisson - Après-midi d'automne - Samma no aji - An autumn afternon )" de 1962. Chaque film comporte une fiche avec staff technique, interprètes, existence ou non de copies, résumé et critique du film.

Une grande partie est consacrée à la technique cinématographique de Ozu, ce qui en fait un livre assez pointu mais passionnant pour qui a vu les nombreux films du maître et désire savoir comment ils ont été réalisés. Nombreuses anecdotes sur la vie du maître.

Ce livre est LA REFERENCE sur Ozu Yasujiro.


Ozu de Shiguehiko Hasumi
CanalBlog Cinema Ozu Essai02


Quatrième de couverture

"Yasujiro Ozu est probablement le cinéaste japonais qui intrigue et passionne le plus les cinéphiles étrangers, avec Kenji Mizoguchi et Akira Kurozawa. Sa découverte en France a suscité un vif intérêt pour des films comme Printemps tardif, Voyage à Tôkyô, Printemps précoce, Herbes flottantes, Le goût du saké. Certains de ses scénarios ainsi que son journal ont été publiés et des rétrospectives sont fréquemment proposées dans les salles Art et essai ou sur les chaînes cablées. Il fallait qu'un philosophe et critique japonais de renom tentât d'expliquer le phénomène esthétique que représente le cinéma d'Ozu, avec au départ une interrogation : pourquoi Ozu, le moins japonais des cinéastes est-il à ce point considéré comme typiquement japonais? Shiguehiko Hasumi analyse avec subtilité les scénarios, la technique, les principes de tournage, le montage, en examinant la totalité de son oeuvre, en multipliant les approches historiques, psychologiques, sémantiques afin d'élucider le mystère de ce cinéma du quotidien, de la famille, de l'intimité. L'originalité de son approche, la finesse et l'approfondissement de ses analyses permettent de dévoiler les liens qui relient le cinéaste japonais au cinéma classique hollywoodien et à la Nouvelle Vague française, et jette les bases d'une véritable théorie de l'art du cinéma selon Ozu.

Shiguehiko Hasumi est né à Tôkyô en 1936. Philosophe, essayiste et enseignant, spécialiste de littérature française, il est président de l'université de Tôkyô. Il est l'auteur, entre autres travaux, de plusieurs ouvrages sur le cinéma dont La Mythologie au cinéma, La Poétique des images, Histoire du cinéma Hollywoodien. Le présent essai sur Ozu a été publié au Japon en 1983".

Livre en français de 230 pages publié en 1998 dans la collection Auteurs des Cahiers du cinéma. Ce livre prends à rebrousse-poil la théorie qui voudrait que Ozu soit le plus japonais des cinéastes et que ses films sont la quintessence même de la famille japonaise typique.

Petit trésor dans ce livre, page 81 on découvre Chishû Ryû en étudiant alors qu'il a toujours incarné les pères de famille plus ou moins âgés.


Ozu Yasujiro de Jean-Pierre Brossard
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Livre en français de 110 pages publié en 1979 à l'occasion de la rétrospective organisée dans le cadre du 32ème Festival International du Film de Locarno 1979. Quelques rares images en noir et blanc.
Ce livre est un essai sur Ozu et le cinéma japonais avec des articles de nombreux auteurs : "Japon, l'art de vivre, l'art des signes" de Roland Barthes, "A propos de Yasujiro Ozu" par Lino Micciché, "Ozu et le Zen" extraits du livre de Paul Schrader, "Au delà de la culture Zen" par Paul Schrader, "Un cinéaste réactionaire" par Marc Holthof, "L'art de Zen dans son oeuvre" par Mervin Zeman et "Le travail avec Yasujiro Ozu" par Chishu Ryu.
A la fin de l'ouvrage, courte biographie et filmographie et, surtout, une liste d'articles consacrés à Ozu parus en français dans diverses revues sur le cinéma de 1963 à 1978.


Formes de l'impermanence, le style de Yasujiro Ozu de Youssef Ishaghpour
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Court essai de 60 pages publié en 1994 sans photos. Cet ouvrage se concentre sur un aspect du cinéma d'Ozu, le temps qui passe, l'acceptation des choses par les vivants ( comme le départ d'une jeune mariée qui laisse son père derrière elle ), la vie quotidienne avec ses journées identiques, le zen... Court essai mais incisif sur le style de Ozu.


Yasujiro Ozu, dialogues de cinq films traduits du japonais par Michel et Estrellita Wasserman
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Cinq livres publiés dans la collection Cinéastes du Japon chez les Publications Orientalistes de France en 1986. Ces petits livres de 80 pages reprennent, en français, l'intégralité des dialogues des films suivants : Printemps tardif, Crépuscule à Tôkyô, Début d'été, Le goût du saké, Le voyage à Tôkyô. Très peu de photos, aucune analyse, juste les dialogues mais saluons ce beau projet.


Mikio Naruse de Audie E. Bock
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Livre de 270 pages publié en 1983 à l'occasion de la Rétrospective Mikio Naruse présentée au 36ème Festival international du film de Locarno du 05 au 14 août 1983. Livre en français détaillant les 87 films de Naruse, de "Chanbara fûfu ( un couple de chanbara - Mr and Mrs Swordplay )" de janvier 1930 à "Midaregumo ( Nuages épars - Scattered clouds - Two in the shadow )" de novembre 1967. Texte d'introduction à l'oeuvre de Naruse de 27 pages. Chaque film comporte une fiche : staff technique, interprètes, existence ou non de copies, résumé et critique du film sur deux ou trois pages.

Un ouvrage de référence pour qui s'intéresse à ce cinéaste découvert tardivement en France, longtemps occulté par la trinité Kurosawa, Ozu, Mizoguchi. A quand le même livre sur ces trois réalisateurs?


Eros in hell de Jack Hunter
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Sous-titré "Sex, blood and madness in japanese cinema", livre en anglais de 230 pages publié chez Creation Cinema avec de nombreuses photos en noir et blanc. Ce livre propose une présentation thématique du cinéma japonais centré sur le sexe, la violence et la folie. On commence par une présentation des films roses ( les fameux Pinku eiga des années 60 et 70 ), ensuite des films de Koji Wakamatsu avant un chapître intitulé Sadomania où nous découvrons des films mélangeant sexe, violence et sadisme. Un chapître entier pour Ai no corrida ( la corrida de l'amour, plus connu sous le titre L'empire des sens ). Le livre se termine par des films très gores et dérangeants comme seuls les japonais savent les tourner : la série des Guinea Pig, Lolita vibrator torture, Woman abuse: naked blood ainsi que les films de seppuku de Masami Akita ( aka Merzbow ) comme Lost Paradise de 1990 où une jeune femme, en uniforme militaire, s'ouvre le ventre pendant une demi-heure, avec force gros plans sur les intestins surgissant de son ventre et râles de souffrance et de plaisir; une expèrience limite pour voir jusqu'où peut aller le cinéma et nous rappeler que les japonais ne font jamais les choses à moitié.

Je ne parle pas du livre de Donald Ritchie "Le cinéma japonais" sorti en juin 2005 car je ne l'ai point acheté. Les livres de Max Tessier et Tadao Sato me semblent largement suffisants pour découvrir le cinéma de l'archipel. En outre je lui reproche de ne pas comporter assez de photos, ce qui pour un livre consacré à un art visuel est dommage.


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12 juin 2005

Ozu Yasujiro et le kanji mu ( le vide, le néant )



Notes liées dans mon blog : Liste articles cinéma japonais


Dans les années 90 j'ai visionné beaucoup de films de Ozu. Il s'en dégageait une telle sérénité que je me sentais moi même apaisé en les regardant. Je traversais alors une période difficile, déprimante, où mon seul rayon de soleil était le Japon.
J'ai ensuite beaucoup lu sur ce grand réalisateur et, parmi beaucoup de points passionnants, l'un m'a particulièrement intrigué. Il s'agit du kanji ( idéogramme chinois ) gravé sur sa tombe, à Kita-Kamakura, dans le temple Engaku. Ce kanji se prononce mu et il signifie le Vide, le Néant. Attention cependant à ne pas y voir la connotation négative occidentale d'absence, de disparition mais un sens bien plus positif, oriental, qui est l'idée de faire un avec l'univers, de se fondre dans ce qui nous entoure. Difficile en effet d'imaginer un homme si humaniste, si amoureux de la vie portant pour l'éternité un symbole négatif sur sa pierre tombale.


Voulant en savoir plus sur ce fameux caractère mu, sa signification, son origine, voici les indices que j'ai recueillis ces dernières années.

"Formes de l'impermanence, le style de Yasujiro Ozu" de Youssef Ishaghpour chez "De parti pris, Yellow now"
Ozu a fait graver sur sa tombe mu, Rien, le mot fondamental de la pensée zen."

"OZU" de Donald Ritchie chez "Lettre du blanc"
"Sa tombe est gravée du seul caractère mu - un concept esthétique, un terme philosophique que l'on traduit généralement par "vide" ou "vacuité".

"Tokyo ga" Documentaire de Wim Wenders
"La tombe de Ozu ne porte pas de nom mais seulement un signe chinois ancien, mu, qui signifie le vide, rien."

Dans mes dictionnaires de japonais, mu est traduit par "rien, néant, négation, sans, ne pas être".


C'est en 1938 que Ozu, lors de son service militaire, demanda à un moine chinois de lui peindre ce caractère mu. Sur le site en anglais http://www.easterwood.org/ozu/062103exhibit/kamakuraexhibit2.html on trouve la copie d'un livret d'exposition consacré à Ozu avec ce fameux kanji, celui-là même qui fut dessiné par le moine chinois et qu'Ozu garda jusqu'à sa mort. On remarquera l'aspect calligraphié trés différent du kanji dessiné dans les dictionnaire, lui même encore différent du kanji représenté sur la tombe de Ozu.

Le dessin du moine chinois.

CanalBlog Cinema Ozu Mu Calligraphie01

Le kanji mu, tel qu'il apparait dans les dictionnaires.
CanalBlog Cinema Ozu Kanji Mu

En Avril 1997, lors de mon premier voyage au Japon, je me suis bien sur recueilli sur sa tombe, en voici quelques photos.
C'est le même kanji que plus haut, mais sous une calligraphie encore différente.

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe01

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe02

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe03


Tokyo Ga de Wim Wenders.
Ryu Chishu se recueillant sur la tombe de Ozu.
CanalBlog Cinema Ozu Mu Chishu Ryu Recueillement Tombe

De retour en France j'avais envie de me faire un tatouage sur la poitrine avec ce caractère tellement ce pays m'a profondément marqué. J'ai pourtant attendu sept longues années avant de franchir le pas, fin 2004, pour être sur et certain de vouloir être marqué à vie. Les films de Ozu condensent de façon dépouillée mes goûts, mon sens de la beauté, il a su cent fois mieux que moi exprimer ma vision du monde, c'est pourquoi je tenais à porter en moi le même signe.

Mon tatouage ( j'en suis très fier :-) )

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tatouage01

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tatouage02

Le Mono no aware
Dans plusieurs livres consacré à Ozu comme "Ozu Yasujiro" de Shiguhiko Hasumi" mais aussi dans le livre de Donald Ritchie on mentionne surtout le Mono no aware comme concept représentant la philosophie de ses films.

"OZU" de Donald Ritchie chez "Lettre du blanc"
"Les textes fondamentaux du Zen font de l'acceptation et de la transcendance du monde le point nodal de l'art de vivre qu'ils proposent, tandis que l'art narratif japonais traditionnel célèbre le monde tout en y renonçant. De nos jours on emploie souvent le terme mono no aware pour décrire cet état d'esprit ou, selon le mot de Tamako Niwa "la tristesse sereine" qui nous envahit à la vue du monde. On l'utilise également pour décrire l'acceptation tranquille d'un monde en transition, le plaisir innocent et éphémère goûté à l'activité quotidienne ou encore le contentement procuré par la précarité de sa propre existence."


Les deux termes sont bien sur complémentaires pour décrire la philosophie de Ozu, c'est pourquoi je ne pouvais parler de mu sans le mono no aware.


MISE A JOUR 2010

En avril 2010 je suis allé trois semaines à Tôkyô et, bien sur, je me suis rendu à Kamakura me recueillir sur la tombe du maître.

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe04 2010

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe05 2010

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe06 2010

CanalBlog Cinema Ozu Mu Tombe07 2010


Posté par David Yukio à 11:07 - Cinéma japonais - Permalien [#]