05 septembre 2009
Les meilleurs Love Hotels japonais de 1985
Voici un article publié dans le numéro 22 de Newlook, de Juin 1985, consacré à la folie des Love Hotels japonais!

"Question
à 9000 yens? Quelle est la plus grosse entreprise du Japon? Sanyo,
Honda, Mitsubishi, Aiwa? Une entreprise qui compte 25 000 points de
vente et réalise un c.a. de 12 milliards de dollars. Plus fort que
Sanyo, c'est Clito. Les love hotels japonais sont les temples de
l'amour fréquentés chaque année par un milliard de clients. Notre
envoyé spécial, french lover patenté, a voulu faire la tournée. Il
s'est fait jeter. Motif: dépourvu de livret de famille. Ces hôtels sont
réservés aux couples mariés qui souffrent de la promiscuité. Au choix :
la chambre du Sphinx, l'ombre de Ben-Hur, la navette spatiale, même la
mercedes d'Hitler. "Mara a eu bobo"?"
"Parmi les 25 000 love
hotels que compte le Japon, l'un des plus extraordinaires est sans
conteste l'Hôtel Universal de Tôkyô dont voici la "King Tut Room", plus
connue sous le nom de "Chambre du Sphynx".

"En
plein Tôkyô, un château bavarois délirant. Au second étage, la "Chambre
de la NASA" avec en guise de plumard, la réplique miniaturisée de la
navette spatiale.
Sur le tableau de bord, le compte à rebours
s'enclenche automatiquement dès le début des câlins... Au "top", un
monstrueux bruit de décollage retentit dans la pièce."

"Au
choix : la chambre des tortures; la Mercedes dite "d'Hitler" recouverte
de graffiti laissés par des amants reconnaissants; la chambre de
Ben-Hur avec claquements de fouets en fond sonore, le plus kitch étant
la "Clam Bedroom" avec le bruit de la mer, au moment fatidique où "Mara
a eu bobo." Ce qui veut dire en japonais : lorsque "il" est dans
"elle"."

"Sur
le lac Sagami, des répliques du Queen Elisabeth et de l'Atene attendent
à quai les couples légitimes et illégitimes. Discrétion et anonymat
sont la règle absolue : on paie sans même voir la réceptionniste
derrière son guichet. Des caches sont apposées sur les plaques
d'immatriculation! Beaucoup d'hôtels sont informatisés : on choisit sa
chambre sur un clavier télévisé, on retire la clé d'un distributeur
automatique et l'on reçoit la note par un tube pneumatique. Le rêve :
se voir sans être vu."

"Le
New Japan Hotel (photo de gauche) est considéré par les fins
connaisseurs comme le plus délirant des love hotels.
C'est dans cet
hôtel que l'on peut réserver la Chambre du Parthénon (ci-dessus) en
simili stuc "à la Phidias"."
"TOKYO? « HYPER SEX CITY! »
Urgence! Le dernier mot d'ordre des Japonais est urgence. Urgence de travailler. Urgence de produire. Urgence d'inventer, pardon, de copier en améliorant. Urgence de s'éclater. Urgence de «baïzer» aussi... Cette urgence est due à des impératifs climatiques, géologiques et météorologiques hors du commun. Il ne se passe pas de mois sans que le Japon ne subisse les attaques effroyables de tremblements de terre, de typhons ou de tsunami, ces vagues géantes de 20 mètres de haut atteignant des vitesses supérieures à 200km/h. Urgence les copains! Et c'est un refrain bien connu : en état d'urgence ou de stress continu, les idées fusent et la créativité décolle !
Bref, les Japonais vivent déjà en plein XXIe siècle. A tous les niveaux. Au pays du soleil électronique levant le Tgv est largué à la casse pour faire place au train à lévitation magnétique qui déboule dans les rizières à plus de 500km/h. Vous comprenez maintenant pourquoi les Japs sont tous peignés en arrière. Chez les « Banzais » les écrans vidéo géants sont relégués au musée : bonjour l'écran hyper panoramique Jumbo Tron de Sony de 48 mètres sur 42 mètres à plus de quinze milliards de centimes le bout ! Là-bas, ils viennent même de créer les robots parlant et dialoguant qui seront la main-d'œuvre de demain. Bon d'accord les amateurs d'estampes ont tout ça! Et alors? Nous en France nous sommes toujours les princes de la fesse, les rois du «dedans-dehors », les empereurs de la cuisse et jusqu'à preuve du contraire Paris est toujours sacré « Sex City » dans le monde entier. Erreur. Grosse erreur. Après avoir assiégé et dévalisé Vuitton, imité notre tour Eiffel, les Nippons viennent encore de frapper. Au bas-ventre. Un coup tellement bas que c'en est une honte. Un coup encore plus vicelard que Pearl Har-bor. Les « aligato » viennent de nous piquer l'image de marque dont nous étions le plus fier : le cul! Aujourd'hui à Tokyo, «Hyper Sex City», les bordellos et autres love hotels ressemblent à de véritables maisons de fantasmes où tout ce que vous avez toujours voulu réaliser sexuellement sans oser le demander (ou même l'imaginer) est enfin possible. Tout? Tout!
Vu! J'aperçois les sourires sceptiques des incrédules de service au fond de la classe, ceux qui connaissent par cœur leur Paris vicelard de la rue Saint-Denis aux multiples réjouissances du Bois de Boulogne en passant par le Roi René. Enfantillages tout cela. Enfantillages... Vous vous êtes déjà envoyé en l'air dans une navette spatiale de la Nasa avec compte à rebours au moment du grand frisson? Vous avez déjà « lih me» comme un forcené dans la réplique exacte de la chambre de la reine Elisabeth, Oh my God! Vous en voulez encore? Ça ne vous tenterait pas de sortir votre «theu bii» à l'ombre du grand Sphinx sur fond de pyramides avec des guépards partout dans la piaule? Et une spécialité locale comme une « pih peuh » dans une Toyota? Bon vous allez me dire que c'est déjà plus classique. Erreur. La dite Toyota est plantée en plein air sur le plus grand gratte-ciel (pas très haut en raison de l'interdiction de construire trop en hauteur because les tremblements de terre) de Tokyo et vous vous faites mettre d'équerre avec une vue imprenable sur la ville-pieuvre. Géant, non? Je vois les sourires s'estomper et les yeux s'agrandir. Attendez, vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Vous êtes du genre fétichiste — facho-nostalgique de la grande époque? Payez-vous un one way ticket pour la Mercedes de tonton Adolf avec en fond sonore des cuivres et des bruits de talons de bottes sur le bitume. Il est recommandé de suivre le rythme. C'est tout juste si vous n'obtenez pas une paire de moustaches en prime. Votre tasse de thé c'est plutôt le sado-maso? La chambre des tortures vous attend avec ses menottes, ses geôles (faisant passer Louis XI pour un sadique en culotte courte et La Balue pour un moins que rien), ses fouets et tout un attirail de batteries de cuisine destiné à déchirer les chairs. A chacun son truc. Pour un supplément assez copieux vous avez même droit sur la vidéo à un film snuff. Les snuff sont des films sordidos que les malades du sexe s'arrachent parce que les filles y sont réellement torturées et très souvent tuées. Mais c'est une autre histoire...
«La pleine lune passée,
Par une nuit claire
A mon aimée
J'ai voulu les montrer
Les Rhous Tons
qui sentent bons... »
(envoi de Fleur d'oranger, extrait — trafiqué — de poésie japonaise)
N'importe qui ne peut pas, normalement, s'offrir un délire dans les love hotels de Tokyo ou d'Osaka. Pour la «couverture», les chambres affriolantes de ces bordels de l'amour qui sont des «best» internationaux, sont réservées aux couples mariés de nationalité japonaise. Oui, vous avez bien lu et même que souvent les couples en mal d'orgasmes dingues doivent montrer patte blanche sous forme d'un livret de famille en bonne et due forme !...
Explication. Là-bas, le plus gros problème est celui de l'espace vital et de la construction. La quasi-totalité des îles est occupée par les montagnes. Vu que les tremblements de terre sont aussi fréquents que les procès-verbaux sur votre pare-brise il vaut mieux éviter de construire sur les hauteurs. Alors les villes s'étirent à l'infini le long des côtes en centaines de milliers de clapiers à lapins ne dépassant pas quinze étages toujours en vertu de cette loi folle imposée par les dérèglements de la nature. Alors les loyers atteignent des sommets. Exemple : un appartement de deux pièces de 60 mètres carrés dans le centre, c'est-à-dire dans des quartiers comme Shinjuku, Roppargi, Ginza, Harakuyu, Akihabara et Shibuya coûte la bagatelle de 20000 francs par mois. Tout le monde habite à l'extérieur, dans les banlieues lointaines, des petits studios de 20 mètres carrés séparés par des cloisons en papier où les parents s'entassent avec les enfants. Voilà le vrai problème. Les parents ne peuvent s'offrir un 14 juillet décent, sans que les enfants n'entendent le bruit des pétards et les lueurs du feu d'artifice. Alors il faut choisir pour s'envoyer en l'air: l'orgasme silencieux et tristounet at home ou la folie dans les love hotels. Voilà dans les grandes lignes et en simplifiant à l'extrême l'explication de l'affaire. Mais si vous êtes de passage au Japon, un guide expert en choses du sexe, vous sera des plus utiles. Le mien s'appelle Chang. Nous l'appellerons simplement Chang parce que l'homme a un job très haut placé dans une multinationale nipponne. Chang a deux passions, le sexe sous toutes ses formes et un génie inné pour trafiquer les divins poèmes japonais et mignardises sexuelles.
Ecoutons-le : « Même si tu prends un autre oreiller
Pour reposer ta tête
Garde toi bien d'oublier
Le souvenir du clair de lune
Qui tombait sur mon manche trempé de ta rosée. »
Déjà en 81, Chang m'avait rendu malade en me racontant des virées folles à l'hôtel Universal de Tokyo, sur le « Queen Elisabeth » (une réplique du célèbre paquebot ancré sur le lac Sagami dans la presqu'île de Kangawa), ou à l'hôtel Chiyo-moto dans le quartier d'Ikebukuro à Tokyo. A l'époque, ces love hotels étaient des tops en la matière et les télévisions du monde entier faisaient la queue pour obtenir le droit de filmer quelques bouts dans ces lupanars de rêve.
L'« Universal » faisait très fort avec sa « Nasa Space Ship Boom » à faire pâlir les responsables de la Nasa. La chambre-navette était la plus demandée juste avant la « King Tut Room» égyptienne avec le Sphinx et les pyramides. Le « Queen Elisabeth » arrivait en deuxième position avec la piaule de la Reine et la « Clam Bed Room » où un lit était installé dans une coquille Saint-Jacques géante capable de se refermer et de diffuser en sourdine le bruit de la marée. Le « Chiyomoto » faisait lui aussi très fort avec la Mercedes Boom précédemment décrite. A l'époque seuls les couples légitimes étaient autorisés à pouvoir bénéficier de ces carrés d'enfer.
J'ai revu Chang à Tokyo en mars 83. Il profita d'un repas éclair pour me signaler qu'il y avait du neuf du côté des love hotels. De nouveaux établissements s'étaient ouverts, encore plus délirants que les précédents. Mais la grande nouvelle était, qu'officieusement, l'entrée n'était plus réservée uniquement aux couples légaux ! Pour une poignée de yens supplémentaires, les amateurs bien introduits pouvaient bénéficier des derniers raffinements en matière de sexe, hôtesses comprises.
En 83 au box-office des lupanars, c'était le « Shanti Hotel » qui décrochait le gros lot avec sa « Las Vegas Room » pleine de slots machines et son lit en forme de table de craps ! En deuxième position arrivait le «Yoshida Goten» d'Osaka et sa «Carriage Room» surnommée la chambre de Ben-Hur.
En guise de musique de fond, des claquements secs de fouets, les hurlements et applaudissements d'une foule romaine en délire. Ça avait tellement stimulé l'ami Chang qu'il avait reloué la fille, le char, les chevaux (hennissements compris) et la musique pour une heure. Troisième de la nouvelle liste, l'Hôtel « New Japan » et sa « Greek Style Pillar Room» en forme de Parthé-non avec plumard incorporé dans les colonnes, montant et descendant grâce à un système hydraulique ingénieux...
Parlons monnaie maintenant. Rapidement. Les temples japonais de l'amour font un chiffre d'affaires annuel de 12 billions de dollars, soit 12 milliards de dollars ou 1 200 milliards de francs si vous préférez. Ces hôtels sont ouverts 24 heures sur 24 et sept jours sur sept : le prix moyen d'une chambre d'extase est de 100 dollars l'heure.
Octobre 1984: nouveau passage éclair à Tokyo. Juste avant de partir pour Omaezaki je prends un verre avec Chang qui me dit ne plus décoller de la «Maison de massage » dans le quartier hot de Jim-bocho. La «Maison de massage» n'est pas un love hotel, c'est un bordellos surnommé « l'Extase toyotesque ». La boîte ouvre à cinq heures de l'après-midi car les pensionnaires sont des écolières de 17 ans qui «travaillent» une fois leurs cours terminés. Des chambres de cinq mètres carrés, mais aussi trois Toyotas parquées en plein air sur le toit avec lit à la place des banquettes et chauffage à la place du moteur. Sur la plaque minéralogique, le nom de l'écolière, son âge et ses spécialités. En revenant d'Omaezaki le répondeur téléphonique de Chang m'apprend que ce dernier est absent de Tokyo pour quelques jours. Je décide de tenter ma chance dans un love hotel. L'Universal et sa Nasa Space Ship Room feront très bien l'affaire. Le taxi me dépose, excité comme un collégien, devant une sorte de château bavarois au pays des Nippons. Les marches à la volée. La sonnette de la porte d'entrée. Une mégère ridée derrière une caisse façon donjon avec gargouilles incorporées. Une interprète s'approche et me dit que c'est réservé aux couples. D'un sourire entendu je glisse un paquet de yens à la caissière mafflue et un autre à l'interprète qui me branche parfaitement et que je veux emmener vers la navette spatiale de tous les plaisirs. Les deux videurs ont dû mettre moins d'un millième de seconde à m'éjecter du palais du Louis II de Bavière nippon. Apparemment l'Universal n'accepte que les couples mariés. Et dire que Chang n'arrêtait pas de me répéter qu'avec mes yeux bridés je ressemblais à Nakasone, le Premier ministre, et que je n'aurais absolument aucun mal à me faire passer pour un « ponni » !
Avril 85. Je reçois une lettre de Chang qui semble complètement à l'agonie. Ça chauffe du côté des quartiers chauds de Tokyo, et plus précisément de Kabukicho, où les brigades des mœurs viennent d'instaurer de nouvelles lois pour museler et réglementer l'industrie du sexe, la plus florissante aujourd'hui. Il paraît qu'il y a le couvre-feu à minuit et que les petites de 17 ans sont désormais introuvables. Et moi qui rêvais de tester tout ça en juin prochain. Y'avait urgence les mecs !
Gilles Lhote"
Notes liées dans mon blog
Livres
Tôkyô sanpo - recueil de dessins sur Tôkyô
Les gangs de filles au Japon depuis les années 60
Gothic & Lolita, recueil de photos de mode japonaise
La lumière de Tôkyô
Tôkyô twilight zone : superbe livre de photos sur Tôkyô
Livres sur le Japon 01
Bosozoku, les gangs de jeunes motards japonais
La mode des rues à Tokyo
DVD
DVD de tourisme sur Tôkyô
Tôkyô Streets - DVD sur les rues de Tôkyô!
Images couleur de Tôkyô avant la seconde guerre mondiale
Voyages
Deuxième voyage à Tôkyô Avril 2004 - Première partie
Deuxième voyage à Tôkyô Avril 2004 - Deuxième partie
Premier voyage à Tokyo Avril 1997 - Première partie
Premier voyage à Tokyo Avril 1997 - Deuxième partie
Buildings
La Tour de Tôkyô
Shibuya 109, le temple de la mode de Tôkyô
La mairie de Tôkyô, sacré château fort!
Autres
Tôkyô et ses poteaux électriques surchargés
Photos panoramiques de villes japonaises de nuit
Distributeurs automatiques à Tôkyô - Jidohanbaiki
Les rockers d'Harajuku
La Yamanote Sen - ligne de chemin de fer circulaire de Tôkyô
Tôkyô by night, Shinjuku by night
Loose socks, les fameuses chaussettes tombantes des japonaises
Tôkyô vu du ciel : photo satellite et zoom!!!!!
23 août 2009
Onna harakiri sakuhinshû - DVD de seppuku féminins



ATTENTION : le contenu de cet article, même édulcoré, traite d'un box DVD extrêmement violent consacré à des seppukus féminins! Si vous êtes trop sensible ou mineur, merci de ne pas lire la suite!
Il s'agit donc de films japonais, très gore et flirtant avec le SM, où de jeunes et jolies jeunes filles s'ouvrent le ventre dans une débauche de râles orgasmiques et de douleur! Je mettrai peu de photos des scènes les plus choquantes mais c'est vraiment à réserver à un public averti, ce que vous êtes maintenant.
Certains me diront "Mais pourquoi en parler?" Tout simplement parce que le Japon a une longue tradition de la représentation de la violence sans retenue dans ses arts, que ce soit par les estampes d'exécutions capitales et de torture, par les films de Yakuzas, les mangas gores, certains animes ... et qu'il n'y a aucune raison de faire de la censure ou de se masquer les yeux devant un aspect (certes très minime) de la culture japonaise qui peut nous déplaire ou nous dégoûter. En outre il me semble important que ceux qui ont découvert, comme moi, la culture japonaise par les animes et mangas ne croient pas béatement que le Japon est un pays uniquement Kawaii à la Kamikaze girls ou Nana (petit rappel : Le massacre de Nankin est japonais, pas français)! Si vous avez lu les deux excellents livres d'Agnès Giard sur l'érotisme japonais (L'imaginaire érotique au Japon et Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon), vous savez déjà que leur imagination dans ce domaine est sans limite et qu'ils ont créé des pratiques délirantes, propres à l'archipel, dont celle des faux harakiris de femmes!
Vous avez été prévenus, place aux films!
Caractéristiques techniques
Nom du box DVD : connu chez Amazon.com comme "Harakiri- Boobs and Blood Box Set" mais comme "Onna harakiri sakuhinshû Harakiri" sur la couverture du box
Films présents :
- Female Harakiri: Glorious Death
- School Girl: Harakiri
- Female Harakiri: Celebration
- White Clothing: Harakiri
- Paradise Lost: Riding Habit Harakiri
- Beautiful Swordswomen: Double Seppuku
Date de tournage des films : 1990
Bonus :
- Cold night : bloodless edition young lady Hiromi
- Making of Beautiful Swordswomen: Double Seppuku
- Trailers
Editeur : Unearthed films
Langue: anglais mais il n'y a aucun dialogue ni sous-titres à part les textes des menus et les making of
Zones: Région 1 (USA et canada)
Nombre de DVD : 3
Date de parution : 07/10/2008
Durée totale : 307 minutes
La quatrième de couverture "Attired in their favorite fetish wear, hot-blooded Japanese ultra vixens perform the most masochistic acts of self-sacrifice and submission. The traditional oriental art of Harakiri...Violating their young bodies in ritual self-immolation, they plunge razor-edged blades into their soft, naked flesh. A sea of sweet, red blood cascades as their all too brief lives ebb, and death embraces them."
Les films


Les trois DVD


Les menus
Ces six films ont été tournés en 1990 pour la plupart, par un cercle de passionnés baptisé Kinbiken, "un cercle
d’amateur au statut underground qui avait pour objectif de perpétrer
toute la charge fantasmatique d’un univers sadomasochiste typiquement
nippon." (source http://eigagogo.free.fr/Critiques/lost_paradise.html)
Chaque film fait à peu près 45 minutes et décrit lentement la préparation puis le seppuku d'une jeune femme. La musique est de type industrielle, le décor minimaliste (à savoir une pièce quelconque ou un champ pour le dernier), la qualité de l'image moyenne et les effets spéciaux sanglants bien sur! A noter l'absence de dialogue et le fait que chaque film, exception faite du dernier, ne comporte qu'une seule actrice, assise sur un tatami, face caméra.
Le projet de ces films est clairement sado-masochiste : si nous écoutons les gémissements des actrices et regardons leurs contorsions, il s'agit de vraies scènes de masturbation, violentes certes mais indéniables. Chaque femme semble considérer le poignard comme un phallus qui va pénétrer puis déchirer ses chairs, pour en tirer douleur et plaisir. On en voit certaines même lécher celui-ci. A partir du premier sang versé, c'est une vraie relation amoureuse qu'elles semblent avoir avec leur couteau mais aussi avec leur blessure, la caressant, la triturant et leurs entrailles puisque dans plusieurs films elles extirpent celles-ci pour les jeter sur le tatami. La dernière scène est toujours l'actrice, morte, couverte de sang de la tête aux pieds, dénudée, abandonnée...
Difficile de juger une telle œuvre, de la placer dans un contexte plus large pour comprendre comment un tel projet a pu germer dans l'esprit de personnes. Une attitude jusqu'au boutiste, une recherche effrénée de la provocation, le désir de choquer, de repousser les limites, de satisfaire la libido de pervers, d'atteindre une immense tristesse devant la mort de la beauté... certainement un peu de tout cela sans qu'on puisse facilement cerner un tel projet. Je retiendrai aussi que le musicien bruitiste Masami Akita (Merzbow) a participé aux films "School Girl: Harakiri" et "Paradise Lost"; ou comment relier la musique extrême aux images extrêmes dans un mariage qui ne pouvait être que délirant et sanglant!
Female Harakiri: Glorious Death




School girl : harakiri






Female Harakiri: Celebration


White Clothing: Harakiri







Peut-être la scène qui résume le mieux l'ambiguïté de l'acte si on regarde bien l'immense sourire de la femme
Paradise Lost: Riding Habit Harakiri


Beautiful Swordswomen: Double Seppuku 


Notes liées dans mon blog
Articles en lien avec le seppuku
Yoshitoshi, le dernier grand maître des estampes
Yûkoku, Patriotisme, Rites d'amour et de mort, le film de Yukio Mishima
Livres sur le Japon - 04 - Yukio Mishima
Concert de Merzbow au Nouveau Casino le 13 mai 2005
Films de Ozu
Setsuko Hara : son premier grand rôle dans La fille du samouraï de 1937
Ozu x 36 = l'intégrale à la maison de la culture du Japon
RYÛ Chishû, l'acteur fétiche d'Ozu ( 1904 - 1993 )
Yasujiro Ozu, Chishu Ryu et poèmes
Ozu Yasujiro et le kanji mu ( le vide, le néant )
Autres films
Grains de sable, film avec Ayumi Hamasaki
Namie Amuro - That's cunning! Shijo Saida no Sakusen?
Tora San : CD des chansons des films
Livres sur le Japon - 03 - Le cinéma
03 mai 2009
Mots clés et recherches surprenantes sur le sexe
Mon blog existe depuis mi 2005 et je me suis inscrit en novembre 2006 sur Google Analytics! Grâce à cet excellent outil je sais que les internautes ont utilisé 67000 mots clés depuis trois ans dans les moteurs de recherche pour atterrir sur mon blog. Je vous propose ici une sélection des recherches les plus surprenantes pour rigoler un bon coup. Bien sur c'est orienté sexe, on est pas français pour rien et c'est là qu'on trouve les choses les plus drôles et bizarres :-)
Pour info, j'ai décidé de les mettre dans des images pour éviter d'être référencé par les moteurs de recherche sur ces termes qui ne sont pas représentatifs de mon blog! La recherche est la première partie de la ligne, la deuxième est mon petit commentaire perso car c'est quand même bien space par moment :-) Je n'ai pas corrigé les fautes d'orthographe mais avec ce niveau de français, certains vont avoir du mal à trouver leur bonheur!


Notes liées dans mon blog
Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon
Toshio Saeki, estampes érotiques
Le sexe au Japon! Deux livres de référence
Takato Yamamoto, ukiyo-e SM et fantastique
Femmes de plâtre de Romain Slocombe - bondage japonais
02 janvier 2009
Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon

En Novembre 2008 Agnès GIARD a publié chez Drugstore son deuxième ouvrage de référence sur le sexe japonais intitulé "Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon". Agnès continue donc à tracer son sillon d'experte
du sexe japonais, unanimement reconnue par la presse française comme la
spécialiste numéro 1 de ce sujet.
Le Japon est un pays surprenant
qui ne cesse de m'étonner par la multitude et la complexité de ses
pratiques sexuelles, d'un raffinement rarement atteint dans nos pays
occidentaux où on préfère plutôt le cul à l'érotisme. Vous allez découvrir que toute pratique sexuelle, même la plus mineure ou underground, a son petit nom au Japon. Le livre se
présente donc comme un dictionnaire comportant 400 mots clés expliqués en général
sur deux pages, agrémentées d'illustrations très riches puisées à de
multiples sources. Pour ceux qui n'auraient pas le courage de tout
lire (ce serait vraiment dommage), vous pouvez acheter ce livre uniquement pour
les dessins tant ils sont variés et riches d'enseignement.
Voici
quelques exemples d'entrées : Voyeurisme, Kimono, Liens, Bandelettes,
Positions sexuelles, Prostitution, Beauté, Déshabillage... je ne les noterai pas tous
ici puisqu'il y en a 400 mais chacun y trouvera son compte!
C'est un ouvrage INDISPENSABLE pour tout amoureux du Japon et il se doit de trôner dans votre bibliothèque.
J'insiste sur un point : certaines
illustrations sont violentes et pourraient choquer un public non
averti. N'oubliez pas que le Japon est un pays bouddhiste et shintoïste
et par là n'a pas les mêmes tabous que les chrétiens.
Vous pouvez lire mon post sur son premier ouvrage ici "L'imaginaire érotique au Japon".
Présentation du livre (quatrième de couverture)
Qu'il s'agisse de désigner "l'amour yeux dans les yeux", avec des
pupilles miroitantes d'étoiles, ou les techniques sexuelles des
hôtesses qui travaillent dans les clubs, les japonais ont toujours un
mot pour le dire. Chaque pratique - aussi élaborée soit-elle - porte un
nom, comme dans les arts martiaux. Il ne se passe pas de mois sans que
des réalisateurs de vidéo créent des néologismes pour désigner de
nouvelles façons d'aimer...
Mais derrière le bouillonnement apparent de
la nouveauté, on retrouve toujours les mêmes mécanismes à l'œuvre : au
Japon, le désir se cristallise sur de singuliers détails, dont le
charme ressuscite une poésie souvent très ancienne. Dans ce pays obsédé
par l'émotion, une logique particulière préside aux jeux de l'amour. Il
existe même des mots pour en mesurer le degré de poignance : on parle
de la "pureté émotionnelle" ou de la "beauté émotionnelle" en utilisant
des termes qui servent d'habitude à juger les œuvres d'art...
À
travers 400 mots-clés, il s'agit ici de cerner la pensée japonaise et
sa culture érotique, une culture qui dépasse largement le cadre de la
sexualité, témoignant à la fois du tourbillon créatif du Japon
contemporain et de son enracinement dans une tradition spirituelle
millénaire.
Sommaire
Corps : comme un rocher
Beauté : tristesse et secret
Fantastique : éloge de l'ombre
L'amour : du premier baiser au dernier adieu
La sexualité : vagin-pieuvre, visage d'orage et pénis cosmique
L'industrie du sexe : l'imagination au pouvoir
Biographie de l'auteur (quatrième de couverture)
Journaliste à Libération, spécialisée dans les contre-cultures, le
Japon et l'art déviant, Agnès Giard est aussi l'auteur des livres Le
sexe bizarre (Le Cherche Midi, 2004) et L'Imaginaire érotique au Japon
(Albin Michel, 2006). Ses reportages sur le Japon sont publiés depuis
plus de dix ans dans toute la presse française (Marie-Claire, L'Écho
des Savanes, Elle, Technikart, Biba, OS...). Elle est correspondante
depuis 8 ans du mensuel japonais SM&Sniper, auxquels collaborent
des artistes prestigieux comme Nobuyoshi Araki. Elle a publié son tout
premier livre au Japon : Fetish mode (Éditions Wailea,Tokyo, 2003).
Broché: 355 pages
Editeur : Drugstore (Novembre 2008)
Langue : Français
ISBN: 9782356260871
Dimensions (en cm): 19 x 24.5
Prix : 35€00
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Mots clés et recherches surprenantes sur le sexe
Felice Beato, photographies du Japon du 19ème siècle
Les belles endormies de Yasunari Kawabata
Encyclopédie sur les dramas japonais
Gothic & Lolita, recueil de photos de mode japonaise
Le sexe au Japon! Deux livres de référence
Quinault, la forêt originelle?
Hiroshi Nonami, photographe de la beauté féminine
Takato Yamamoto, ukiyo-e SM et fantastique
Kashima, illustratrice et designer japonaise
Revues sur le Japon
Livres sur le Japon - 05 - le sumo
Livres sur le Japon - 04 - Yukio Mishima
Livres sur le Japon - 03 - Le cinéma
Livres sur le Japon - 02 - Les arts
Livres sur le Japon - 01 - Tôkyô et les japonais
Junko Kitano et Shimizu Reiko, illustratrices japonaises
Bosozoku, les gangs de jeunes motards japonais
La mode des rues à Tokyo
Illustrateurs taiwanais - Yellow
Takuboku Ishikawa ( 1886 - 1912 ), poète
Femmes de plâtre de Romain Slocombe - bondage japonais
30 mars 2008
Toshio Saeki, estampes érotiques

Toshio Saeki est un illustrateur japonais né en 1945 renommé pour ses estampes érotiques.
Dans ses deux artbook Chimushi il mélange allègrement Japon moderne et Japon traditionnel avec une préférence pour le bestiaire fantastique japonais puisque nombre de ses estampes voient des accouplements improbables entre fantômes, démons et humains. Ses personnages sont le plus souvent soient soumis à des situations violentes (viol, meurtre, torture...) soient s'abandonnent dans des délires érotiques empreints au contraire de grande délicatesse.
Je vous laisse en sa compagnie :-)
Artbook Chimushi 1 de 1995, éditeur Treville, 170 pages
Artbook Chimushi 2 de 1996, éditeur Treville, 170 pages
Quelques estampes où domine le plaisir



Le voyeurisme, une des clés de l'oeuvre de Toshio Saeki
Du plaisir encore, mais par des voies détournées

Autre facette des oeuvres de l'artiste, la violence teintée de sexe
Je n'ai pas mis ici les images les plus violentes car certaines sont vraiment terribles. 


Art book Japon intime de 1990, version française, éditeur Albin Michel, 88 pages
Artbook The early works de 1997, éditeur Treville, 160 pages
Compilation de ses premiers dessins, depuis 1970
Encore du voyeurisme!
Humains et démons ne font pas toujours bon ménage :-)
Son site web en japonais http://www.neoplan.jp/saeki/index.html
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Beautés divines - Exposition des peintures de Rieko MORITA
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Yoshitoshi, le dernier grand maître des estampes
Hiroshi Nonami, photographe de la beauté féminine
Takato Yamamoto, ukiyo-e SM et fantastique
Kashima, illustratrice et designer japonaise
Junko Kitano et Shimizu Reiko, illustratrices japonaises
Illustrateurs taiwanais - Yellow
Poème sur le Japon : Esthétisme
25 novembre 2006
Le sexe au Japon! Deux livres de référence
Ces dernières semaines sont sortis deux livres, en français, dont je tiens absolument à vous parler. Les deux traitent de la sexualité au Japon, tendance sexe cru plus que fleur bleue, et dévoilent un coin de ce Japon qu'il est bien difficile pour un occidental de comprendre ou même de cotoyer. Je m'étonne même qu'aucun ouvrage sur ce sujet ne soit sorti plus tôt, le sexe ayant toujours fait vendre, surtout en France. En tout cas ces livres sont de qualité, vous pouvez les acheter les yeux fermés.

PINK BOX de Joan Sinclair
"Pink Box" est un recueil de photos prises dans les clubs érotiques japonais, principalement à Tôkyô, dans le Kabuki Cho le quartier chaud de Shinjuku. Ce quartier couvre actuellement 2.5 km2 avec 5 000 établissements voués à l'industrie du sexe, appelée fuzoku. Rien de pornographique dans cet ouvrage, surtout composé de portraits et d'intèrieurs de clubs, c'est au contraire l'occasion unique de visiter ces clubs et rencontrer les personnes qui y travaillent ( clients, prostituées, rabatteurs... ). Ce privilège est d'autant plus rare que nombre sont interdits aux étrangers, il parait qu'ils ne connaissent pas ou me respectent pas les règles très strictes qui les régissent. Dans ces endroits les japonais, surtout des hommes mais pas seulement, peuvent vivre tous leurs fantasmes. Pour celà ils peuvent s'immerger dans des décors reconstituant minutieusement un cadre quotidien tels qu'une rame de métro, un bureau voir une école... et enfin pouvoir se lâcher, extèrioriser leurs désirs, loin du carcan d'une société qui réfrène toute manifestation d'émotion. Le fantasme de l'écolière avec son costume est bien évidemment proposé même si les entraineuses sexy ont plus l'âge d'étudiantes ayant redoublé de nombreuses fois.
Ce reportage photographique contient aussi beaucoup d'informations, on notera l'introduction de 20 pages retraçant l'histoire du commerce du sexe au Japon, ce que recherchent les clients, la législation actuellement en vigueur sur la prostitution, les moyens de la contourner... Ensuite chaque type d'endroit est introduit par une page de texte puis des photos.
Sommaire
clubs à entraineuses
clubs à entraineurs
théâtres nus
pubs de contact et salons roses
soaplands
peep-shows
fashion health
hôtel health
clubs d'images
bar d'évènements
cafés pour couples
autres activités roses
et on termine en beauté par un dictionnaire / glossaire de 4 pages où j'ai ainsi appris que "bero bero" voulait dire "Léchage agressif"!!
Présentation sur le site d'Amazon
"Avec Pink Box, la photographe Joan Sinclair est entrée dans un monde singulier et dérangeant, celui des sex-clubs japonais, où tous les fantasmes, même les plus invraisemblables ont droit de cité. Pour la satisfaction et le plaisir de la clientèle de ces clubs très privés, des numéros éclectiques se déroulent dans les atmosphères colorées de salles de jeux pour adultes ou dans un ascenseur aux vitres transparentes propres à satisfaire les voyeurs. Hautes en couleurs, drôles et fascinantes, les photographies de Joan Sinclair rendent compte d'un univers interdit aux occidentaux, et caractéristique de la culture japonaise contemporaine."
Biographie de l'auteur
"Durant les deux années qu'elle a passé à Tokyo, Joan Sinclair a souvent entendu parler de ces sex-clubs japonais aux sols en miroirs et aux décors fantaisistes. En 2004, elle part avec son appareil photo vivre au Japon pendant un an. Dès son arrivée à Tokyo, elle se lie d'amitié avec certains responsables et employés de sex-clubs pour ensuite devenir photographe pour Soapland magazine, un mensuel pornographique. C'est ce qui l'a conduite au travail photographique présenté dans ce livre."
Broché : 191 pages
Editeur : Editions de la Martinière (28 Sep 2006)
Langue : Français
ISBN: 2732434930
Dimensions (en cm) : 22 x 25
29€00 

L'IMAGINAIRE EROTIQUE AU JAPON d'Agnès Giard
ATTENTION : ouvrage de référence sur le sexe japonais!!
Ce livre est beaucoup plus foisonnant que le premier et nous plonge immédiatement dans un univers extrèmement riche et varié mais aussi déroutant voir incompréhensible malgré les longues explications d'Agnès Giard. Tous ceux qui aiment le Japon, qu'ils soient passionnés, otakus, simples curieux, hentais mais aussi artistes trouveront ici leur bonheur car ce livre est très richement illustré ( peintures, photos, mangas x ... ) et l'auteur maîtrise son sujet; attention cependant à certains dessins et photos très violents et qui peuvent mettre mal à l'aise. Dans ce livre sont traités des sujets aussi variés que le lolita complex ( appelé aussi lolicon complex ), le bukkake, les monstres à tentacules, les love hotels, les gothic lolita, le cosplay, les maid café, le fundoshi, l'enjo kosai, le bondage, le SM, les poupées grandeur nature mais aussi la tendance au travestissement dans le visual rock ou visual kei... Impossible de tout citer, c'est effarant de richesse, d'inventions mais aussi de vices car tous les fantasmes ne sont pas très sains, impossible d'oublier la partie consacrée aux vidéos de seppuku - harakiri et à la nécrophilie.
Présentation du livre ( quatrième de couverture )
"Au Japon, les fantasmes érotiques et les apparences fluctuent, dans une culture qui depuis des millénaires valorise la notion d'impermanence. Au Japon, l'identité des êtres est transitoire, le plaisir est fugace, la logique est floue, le réel est virtuel, la beauté est mortelle... par essence? Quant au sexe, forcément, il est protéiforme, polymorphe et pervers. Il s'est imprégné de cette tradition qui prête à chaque chose une âme : homme, femme, papillon, pierre ou fleur, tout dans ce monde japonais (bouddhiste et shinto) participe d'une universelle propension à faire l'amour de toutes les façons possibles. C'est à dire plus avec le cerveau qu'avec les organes génitaux. Il ne semble y avoir aucune barrière aux fantaisies érotiques dans ce pays qui ne connaît pas le système binaire, qui n'oppose pas l'homme à la femme, ni le mal au bien."
Biographie de l'auteur
Agnès Giard est une journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l'art déviant, auteur du livre "Le sexe bizarre" (édition Cherche-Midi) et travaille à Marie-Claire, Playboy ou l'Echo des Savanes. Elle a fait ses débuts dans les magazines de japanime en France en 1993. Ses reportages sur le Japon sont publiés depuis plus de dix ans dans toute la presse française (Elle, Technikart, Glamour, Biba, DS...), Agnès Giard travaille également pour la presse japonaise : elle est correspondante depuis six ans de la revue mensuelle SM Sniper, à laquelle collaborent des artistes aussi prestigieux que Nobuyoshi Araki. Elle a publié son premier livre, Fetish mode, aux éditions Wailea, Tôkyô.
Sommaire
L'amour des culottes
La culture de la honte
L'eau et les tentacules
Histoire de revenants
La violence
Les poupées
Travestissements et métamorphoses
La crise de la masculinité
La révolution des filles
L'industrie du sexe
Les jouets pour adultes
Avis de la FNAC, très intéressant
"Le sexe étant aujourd'hui plus important que l'âme, rendons lui un peu de son esprit à l'occasion de la parution de l'impressionnant, beau, exhaustif, précis, cultivé, allumé, en couleur livre d'Agnès Viard, journaliste spécialisée dans les contre-cultures, et sobrement intitulé "L'imaginaire érotique au Japon". Un ouvrage suffisamment dense pour qu'on l'éprouve comme une expérience érotique en soi, tout au long de quelque trois cents pages illustrées par les plus grands artistes contemporains nippons dans un vertige de propositions et de figures parfois proches de l'hallucination (à cet égard, une mention particulière aux photographies en noir et blanc de Ken-Ichi Murata, qui creuse les rapports entre la femme et les tentacules de plastique s'évadant d'anus offerts et de vulves pétrifiées)... Ceci étant dit, on ne réduira pas cet ouvrage à une compilation de fantasmes incarnés dans des pratiques culturelles et artistiques délirantes (pour notre oeil européen du moins). Non, il faudrait plutôt le situer à mi-chemin entre le beau livre et l'essai ethno-érotique sur le Japon contemporain, véritable héros underground de ces pages et, cela transpire de part en part, intarissable source de fascination et d'affection pour l'auteur. De l'amour des petites culottes usagées vendues en distributeur automatique au culte des poupées maléfiques qui disent le sexe de la mort, des vidéos érotiques de seppuku à la question sociétale des strip-teases, de l'angoisse nationale de la castration à l'inflation des gadgets sexuels tel que le sexe jetable à déflorer, de la presse transgressive kitsch pour lycéennes aux bars à fellation, au Japon l'imaginaire érotique ne connaît pas de limite. De quoi faire rougir le pays du divin marquis."
Broché: 332 pages
Editeur : Albin Michel (1 novembre 2006)
Langue : Français
ISBN: 2226166769
Dimensions (en cm): 19 x 24.5
35€00
On aura vite compris que ces deux livres se focalisent surtout sur le sexe, les fantasmes et que tout ce qui est érotisme, romance est à vite oublier tant on s'en prend plein les yeux. Esprits pudibonds et pusillanimes, passez votre chemin ou encourez le risque d'être happés et marqués à jamais par un univers perturbant. Vous croyez que je plaisante? Une fois que vous aurez vu des visages déformés par des pinces dans les narines et que vous saurez ce qu'est un bukkake, on en reparlera.
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Femmes de plâtre de Romain Slocombe - bondage japonais
04 novembre 2006
Takato Yamamoto, ukiyo-e SM et fantastique

Le dessinateur Takato Yamamoto est né en 1960, dans la préfecture d'Akita au Japon. En 1983 il obtient son diplôme dans le département de peinture de l'université Tôkyô Zokei. Il expérimente ensuite le style ukiyo-e de 1991 à 1993 pour finalement définir son propre style qu'il baptise "Heisei Estheticism". Il illustre alors nombre de romans, nouvelles et dessine même des couvertures de magazines. Sa première exposition a lieu en 1998 à la gallerie Creation G8 à Ginza et s'intitule "Heisei Esthetics". Suivent plusieurs recueils publiés aux éditions Treville de 1998 à 2006 ainsi que des expositions dont une à l'étranger en 2005 à Rome à la galerie Mondo Bizzarro.
Il est membre de la Tôkyô Illustrators Society et de l'International Ukiyo-e Society.
J'ai découvert cet artiste chez Junku cet été et je suis tombé sous le charme de ses étranges dessins. Son univers est fantastique dans tous les sens du terme, mariant Eros et Thanatos. Takato Yamamoto a su conjuguer noirceur et dessin japonais classique. Son style ukiyo-e très personnel, la beauté des jeunes filles, l'expression de leur visage et leurs cheveux si fins, l'aspect morbide des situations concourent à créer une atmosphère très spéciale. Son univers est clairement celui des pensées noires, teintées de SM, où des adolescents semblent s'abîmer dans de morbides rêveries, enveloppés par des démons et squelettes bien amicaux. Cette familiarité n'est pas étonnante si on interprète ces dessins comme une représentation du monde intèrieur des personnages... monde peuplé de ténèbres mais apprivoisées si on regarde la sérénité des garçons et filles au milieu de cet enfer.
Rien de trop sexuellement explicite chez cet artiste mais ses illustrations contiennent quand même une forte puissance érotique, surtout que les lycéennes ne semblent nullement effarouchées par les attentions que leur prodiguent les démons.
Voici un aperçu de ses oeuvres, tiré du livre "Divertimento for a martyr" aux éditions Treville, publié en 2006.

Iokanaan et Salomé, sexe et mort encore et toujours...
Saint Sebastian, qui donna ses premiers frissons érotiques à Mishima
Superbes cheveux


Même enveloppé de ténèbres, il est calme, serein même
puisqu'il s'agit de son monde


Lycéennes en uniforme... LE fantasme des japonais
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27 mai 2005
Femmes de plâtre de Romain Slocombe - bondage japonais
Un nouveau recueil de photos de Romain Slocombe vient de sortir. Le livre s'intitule "Femmes de plâtre", édité chez La Musardine et, comme d'habitude chez Slocombe, il s'agit de photos de jeunes japonaises à l'hôpital, couvertes de bandages et de plâtres. Une quarantaine de photos prises dans les années 90, fortement érotiques mais aucune nudité n'est visible, cet ouvrage est donc accessible à tout un chacun.
Sur le site de la musardine il y a quelques photos visibles :-)
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