Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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18 novembre 2007

Les belles endormies de Yasunari Kawabata



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Yasunari Kawabata, prix Nobel de littérature 1968, a publié un très beau livre intitulé "Les belles endormies" dont voici la quatrième de couverture de l'édition "Le livre de poche" :
"Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu'il franchissait le seuil des Belles Endormies ? Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal des plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d'adolescentes endormies sous l'effet de puissants narcotiques. Pour Eguchi ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de son passé, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait, au seuil de la mort, à la douceur de l'enfance et au pardon de ses fautes."

Ce livre est publié par Frédéric Clément chez Albin Michel depuis maintenant 10 ans, soit depuis fin 1997, dans une édition somptueuse dont je tiens absolument à vous parler pour cet anniversaire.
205 pages, papier épais couleur vanille, de très belles illustrations (ci-dessous la plus belle selon moi), accompagné d'un court livret "Le cahier d'Ayako" sur la rencontre avec une japonaise au jardin des tuileries.

Le travail effectué par cette maison d'édition est extraordinaire, quel dommage qu'aucun autre livre, du moins à ma connaissance, ne soit sorti dans un tel écrin.
Merci à vous, responsables d'Albin Michel, qui avaient eu cette géniale idée et qui m'a fait redécouvrir ce livre.

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Canalblog Livre Kawabata02Recto et verso de l'édition - Vous noterez le petit ruban ainsi que les photos de pétales de roses du plus bel effet :-)

Canalblog Livre Kawabata03Un extrait du roman, avec sa belle couleur de papier et ses illustrations

Canalblog Livre Kawabata04Magnifique!


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27 mai 2007

Encyclopédie sur les dramas japonais



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Présentation

Le livre "The dorama encyclopedia - A guide to japanese TV drama since 1953" propose rien de moins que de lister tous les dramas japonais de 1953 à 2003, soit plus de 1000 séries. Pour rappel les dramas ou jdramas sont les séries télés japonaises avec de vrais acteurs et non pas des séries animées.

Titre : The dorama encyclopedia - A guide to japanese TV drama since 1953
Auteurs : Jonathan Clements et Motoko Tamamuro
Année de publication : 2003
Maison d'édition : Stone Bridge Press
Nombre de pages : 444
langue : anglais


Contenu
Introduction de 20 pages retraçant l'histoire de la télé japonaise
Liste des dramas : 370 pages!
Index : 44 pages

Pour chaque drama
     - Présentation plus ou moins courte de l'histoire
     - Nom officiel japonais, titre alternative si existant
     - Nom anglais si existant
     - Année de production et chaîne de télédiffusion
     - Producteur, directeur et le reste du staff technique
     - Nom des acteurs
     - Date de télédiffusion : jour/mois/année pour la date de début et de fin
     - Nombre d'épisodes ainsi que leur durée

Seul point noir, le faible nombre de photos : pas plus de 100 c'est dommage, surtout qu'elles sont seulement en noir et blanc.

Saluons l'extraordinaire travail réalisé par les deux auteurs.
Cet ouvrage est disponible sur amazon.fr à 20€00!


Voici un exemple du contenu du livre

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La fiche de GTO

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13 mai 2007

Gothic & Lolita, recueil de photos de mode japonaise



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Il y a quelques années l'éditeur Phaidon avait sorti deux livres sur la mode japonaise dite Fruits, mode extravagante et très colorée ( voir mon article de 2005 La mode des rues à Tôkyô ). En Mai 2007 voici  que sort un nouveau recueil de photos nommé Gothic & Lolita s'intéressant cette fois à la mode dite Gothic Lolita. Plus d'infos sur ce mouvement sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Gothic_lolita.

Voici la présentation du livre tiré du site Fnac.fr
"Robes style XIXème siècle en dentelle noire faites mains, vêtements au parfum occulte ou looks froufrouteux de « lolita », la scène « Gothique et Lolita » est l’un des courants de la mode de rue les plus atypiques aujourd’hui au Japon. Influencés par les tendances de la mode occidentale du milieu des années 80, les adolescents, et plus particulièrement les adolescentes, se concentrent dans les quartiers de Harajuku, Akihabara et certains clubs underground de Tôkyô, vêtus des pieds à la tête en costumes gothiques et victoriens. Basé sur les précédents ouvrages Fruits et Fresh Fruits, Gothic & Lolita présente des portraits en pieds et de groupes de ces adolescents japonais, pris à la fois chez eux et dans les rues de Tôkyô et Osaka, vêtus de leurs plus beaux atours. Depuis le milieu des années 90 où la tendance a commencé, elle s’est répandue dans de nombreuses villes : cette tribu compte aujourd’hui des milliers d’adeptes qui consacrent leur vie à créer des variantes toujours plus flamboyantes et singulières au thème gothique. Gothic & Lolita est un ouvrage de référence à la fois en Occident et au Japon, présentant une opportunité unique d’observer l’un des aspects les plus surréalistes de la jeune culture populaire japonaise."

Photos : Masayuki Yoshinaga
Textes : Katsuhiko Ishikawa,
Editeur : Phaidon
Parution : Mai 2007
Nombre de pages : 272
Format : 16x22 cm

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Achat sur Amazon : ICI!!!!!

MISE A JOUR 2010

En avril j'ai passé 22 jours à Tôkyô, et j'ai eu l'occasion de prendre quelques photos relatives à cette mode!

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10 février 2007

Butô, la danse des ténèbres



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Le butô : un corps blanc entouré de ténèbres


Le Butô, Butoh ou Ankoku Butoh "Danse des ténèbres", est une danse d'avant-garde inventée par Tatsumi Hijikata dans le Japon underground de 1959. Révolutionnaire, le Butô voulait changer de nombreuses idées esthétiques et conservatrices et bousculer violemment l'establishment. Dans sa forme le butô s'opposait fortement à l'influence occidentale du ballet classique et de la danse moderne rnais aussi aux formes artistiques traditionnelles du Japon comme le Nô ou le Kabuki. Cette danse moderne provoqua un véritable choc, surgissant 14 ans après Hiroshima et Nagasaki, 14 ans après le traumatisme de la défaite de 1945 qui fut vécu comme un cataclysme politique, économique, social et culturel. Cette défaite, la première du Japon dans son histoire, l'a obligé à s'ouvrir en grand au monde occidental mais cela ne se fit pas sans mal, les deux mondes étant trop différents.

Le mouvement de la « danse des ténèbres » préfigurait le soulèvement de la jeunesse japonaise contre les excès de cette influence, surtout américaine, subie pendant plus de 10 ans. Ce soulèvement social révélait un désespoir profond, le peuple japonais se sentait toujours envahi, déraciné, humilié et devait renouer avec ses ancêtres, avec son histoire profonde. Le butô devenait même une protestation contre le modernisme.


[EDIT 29/10/2011]
Des photos de bien meilleure qualité ici : http://medeeenfurie.com/blog/2011/06/05/butoh-danseurs-dans-les-tons-de-lobscurite-dancers-in-shades-of-darkness/

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Grimaces, chamanisme...


La nature du butô tient essentiellement en la personne de Hijikata Tatsumi, créateur du Butô né en 1928 et mort à 58 ans en 1986, et à Kazuo Ôno, cofondateur et grand promoteur de cette nouvelle danse. Les premiers spectacles de Tatsumi Hijikata étaient inspirés par des textes de Genet, Lautréamont, le marquis de Sade... autant dire que le Butô est né dans une odeur de soufre. Ce "théâtre de la révulsion, de la convulsion, de la répulsion", que tourmentent "des corps recroquevillés, larvaires, tordus, électriques, immobiles" selon les mots de jean Baudrillard, aura été le révélateur d'une société japonaise en pleine mutation.

La première pièce de Butô s'appelle Kinjiki "Abstinence" par Tatsumi Hijikata d'après la nouvelle de Yukio Mishima. La pièce parlait du tabou de l'homosexualité et se terminait par l'accouplement sur scène de Yoshito Ôno ( le fils de Kazuo Öno ) avec un poulet vivant avant son égorgement! La pièce outragea le public à un point tel qu'elle provoqua le bannissement de Hijikata du festival où fut joué Kinjiki, faisant de lui un paria et un iconoclaste. Hijikata développa ensuite un language poétique et surréaliste appelé butoh-fu ( fu signifiant "mot" en japonais ) pour aider les danseurs à se transformer lors de leur prestation en empruntant ce vocabulaire composé de gestes et expressions types.

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Canalblog Livres Buto07 Hijikata01Hijikata Tatsumi, le créateur du Butô!

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Kazuo Ôno, le grand promoteur du Butô

En quarante ans le butô révolutionnaire, dadaïste, marginal, s’est diversifié et a acquis une certaine reconnaissance à l'étranger avec notamment Carlotta Ikeda et Sankai Juku. Le statut du Butô est donc maintenant ambigüe car s'il est reconnu à l'étranger, cela fait plus de 20 ans que Sankai Juku joue à Paris, il reste confidentiel au Japon et mal connu. Le butô n'échappa pas à un certain effet de mode de la part des européens et américains; aujourd'hui encore le japon fascine même s'il est difficile pour nous autres français de comprendre ce qui fonde ce pays. Dans les années 80 on assista à l'apparition du post-butô dans lequel les mouvements, résolument contemporains, expriment une révolte nouvelle.

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Homme et femme, seuls dans l'univers!

Le Butô, de Bu "la danse" et de To "fouler le sol" permet de communiquer avec la terre, les ténèbres, les forces cachées qui nous entourent, résidentes d'un univers parallèlle, tapies dans les profondeurs de la nuit. C’est un appel aux forces de l’au-delà. Il dévoile le caché, la mémoire ancestrale, ce qu'on appelle l'archéomémoire. C’est une danse qui relie la Mort à la Vie, un passage perpétuel du Néant à la Vie et de la Vie au Néant. La métamorphose de ces états est retranscrite par une lenteur extrême des mouvements, un dépouillement total de la Forme pour arriver à l’Etre profond. On dit souvent que le Butô, c’est frapper ou griffer le sol du pied pour en faire jaillir les esprits, sortis de la Terre-mère, grande enfouisseuse de nos ancêtres. Les mots qui peuvent définir le Butô : transe, lucidité, folie blanche, extase, gros plans de visages grimaçants, postures grotesques, corps blanchis, collection de difformités exotiques et inquiétantes.

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Sankai Juku, la compagnie la plus connue à l'étranger

Le Butô utilise un langage corporel minimaliste dégagé des codes gestuels, des implications socioculturelles et politiques traditionnels. Il s’oppose en outre à un certain jeu psychologique de l’acteur. C'était à l'époque un nouveau style de danse, primaire, dénué d'artifice, la vie concentrée dans une forme nouvelle. Pas de costume, pas de décor ou réduit au minimum, la seule "extravagance" est le corps quasi-nu peint en blanc ou gris façon cendres et le crane rasé. Le butô célèbre les rites de la vie : la naissance, la passion amoureuse, la douleur, la mort, l'absence, le désespoir. Mélange de danse, de théâtre, de pantomime, d'improvisation, c'est la quête des abysses, des abîmes plus que des cimes qui semble plutôt être le lot de la danse européenne. Le butô cotoie l’érotisme, l’androgynie; il retourne aux anciens rites shintos et frôle le chamanisme; il expose sans vergogne des corps à nu, de façon crue et n’est pas exempt d’une certaine sauvagerie, d'un retour aux forces fondamentales. Le corps est à la fois humain, animal, végétal, minéral, en constante transformation, naissant, se développant sous nos yeux, grandissant et, bien sur, mourant après avoir effectué son voyage intèrieur. Le butô est aussi l'expression de la nostalgie de la fusion terminée de l'homme et de la nature, du féminin et du masculin, de cette nostalgie dont on se souvient et qui fait souffrir.

La lenteur du geste permet toutes les interprétations, c'est ce qui m'a le plus fasciné dans les spectacles que j'ai pu voir. Voir Sankai Juku c'est immédiatement plonger dans leur univers, celui des espaces cosmiques, on est hors du monde, on assiste à la naissance d'un univers, à la découverte par des hommes de l'espace qui les entoure, de leur existence propre... Et cette lenteur dans les gestes, ce calme, cette découverte des gestes élémentaires par les danseurs sous nos yeux, tout celà provoqua en moi un choc culturel semblable à ma première pièce de Nô.


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Sankai Juku

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Carlotta Ikeda

Ma première rencontre avec le Butô remonte au 07 mars 1997 à la Maison des cultures du monde, dans le cadre du festival de l'imaginaire avec un spectacle appelé "Danse post-butô". Le 17 juin 1998 c'est Carlotta Ikeda que je découvre, avec son spectacle "Waiting" au théâtre de la bastille. Spectacle revu le 21 novembre 1999, dans le même théâtre suivi le 26 du spectacle "Haru no saiten". Le 20 janvier 2007 je l'ai admirée à nouveau avec plaisir au théâtre Sylvia Montfort dans les spectacles "Zarathoustra variations" et "Faits d'hiver". La troupe mondialement connue, Sankai Juku, je l'ai admirée le 22 décembre 1998 au théâtre de la Ville de Paris. Ce fut un tel choc que je les ai revus le 26, soit 4 jours plus tard, ainsi que le 15 mars 2000 pour le spectacle "Unetsu". A noter le festival de butô annuel de l'espace Bertin Poiré, dans le centre de Paris.

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Recueil japonais de photos des différentes compagnies de danseurs

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Livre français sur le Butô, à réserver aux danseurs car les thèmes abordés sont très techniques

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Recueil français de photos sur Sankai Juku

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Recueil français de photos sur Carlotta Ikeda


Partie multimédia

Un extrait d'un spectacle de Sankai Juku sur Youtube
http://www.youtube.com/watch?v=3UuwLjlpR-c

Lien vers wikipedia France http://fr.wikipedia.org/wiki/Buto


Posté par David Yukio à 21:30 - Danse, théâtre - Permalien [#]

10 janvier 2007

Quinault, la forêt originelle?



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A l'ouest de Seattle, dans l'état de Washington, USA, se trouve le parc national olympique. En son sein demeurent deux véritables forêts tropicales américaines, connues par les amérindiens sous les noms de Hoh et Quinault et comme les "vallées des géants des forêts tropicales". Ce surnom est du au fait que leur taux de précipitation annuel exceptionnel crée un climat très humide favorisant le développement des arbres jusqu'à donner naissance à de véritables géants.

Forêt primitive, originelle, celle des premiers hommes, vierge de toute souillure humaine, les arbres sont silencieux, majestueux, le tronc et les racines recouverts de mousse. Un superbe vert foncé domine les photos, du ciel au sol, de façon uniforme.

Le photographe japonais Yoshihiko Ueda a pris nombre de photos de cet endroit paradisiaque à la fin de l'été 1990 et en 1991. Malheureusement seulement une petite sélection est dans le livre Quinault. L'esprit de la forêt est omniprésent dans ces photos magnifiques, comment ne pas penser à la religion animiste en les regardant, religion qui dit qu'en chaque objet et animal se trouve une âme? Ces arbres, cette forêt, ne sont pas de simples végétaux, il s'en dégage quelque chose de fort, de puissant, quand on les observe, qui plonge profondément en moi, qui me fait penser à des émerveillements d'enfance devant un beau spectacle vu pour la première fois. Impression aussi qu'on est aspiré par cet inconnu plein de promesses de repos.

Ce livre est magique, on se sent tellement plus en paix après avoir parcouru ses pages.

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Publication en 2003 chez Seigensha
26cm x 36cm, 80 pages
Seulement 39 photos, en simple ou double page mais dieu quelles sont belles! Superbe qualité des reproductions, les photos ont été prises en 8x10, très belle définition et piqué.
Prix : 90€00 chez Junku! C'est hors de prix, comme tout import japonais en France qui se revend le double de son prix japonais mais c'est un livre qui vous marque, une référence!!!!!

Assurément un voyage de toute beauté pour qui saura prendre le temps d'ouvrir cette fenêtre sur un autre monde.

Le site US du parc pour ceux qui voudraient y voyager http://www.quinaultrainforest.com/


Posté par David Yukio à 22:33 - Livres, revues... - Permalien [#]

09 décembre 2006

Hiroshi Nonami, photographe de la beauté féminine



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Canalblog Livres Hiroshi Nonami Abyss01
Abyss Edition française 1996

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Eureka édition japonaise 1995


Hiroshi Nonami est un photographe que j'apprécie énormément, que ce soit pour la beauté de ses photos, la pureté qui se dégage de ses modèles mais aussi pour avoir su créer un univers esthétique qui lui est propre. Ses photos, par la couleur des visages, leur luminosité, nous donnent une idée de l'innaccessible, de ce que nous ne pouvons qu'approcher, contempler, sans jamais arriver à toucher cet absolu. Ses photos sont pour moi comme une fenêtre sur un autre monde, un médium qui me fait entrer dans un univers parallèle et qui me donne envie de m'améliorer pour essayer d'être à la hauteur de ces personnages.

Voici un texte de Valérie Aubin et Jacky Goupille tiré du livre Abyss, publié aux Editions vent d'ouest.
"Iroshi Nonami n'est pas un photographe comme les autres. II fait partie de ces artistes qui transforment la réalité, qui lui donnent une dimension onirique et mystérieuse, une irréalité que l'on aimerait tant croire vraisemblable. Hiroshi est un faiseur d'univers. En regardant le monde à travers son objectif magique, la nature prend une dimension nouvelle. Son imagination fertile invente des images où tout est mythique. II recrée un monde merveilleux où le tangible s'envole pour flirter avec le fabuleux. II réinvente des teintes, il bouscule les formes, il défie l'équilibre pour concevoir la femme telle qu'il l'idéalise. Dès lors, il frôle le divin.

Sous nos yeux défilent une multitude de figures féminines sublimées, à la plastique parfaite, à mi-chemin entre la femme et l'animal, et par le biais desquelles nous plongeons dans le mythe. Chacune d'entre elles nous renvoie à un ailleurs, un endroit lointain et insondable. Ecailles, coquillages, perles, branchies, fucus, algues, ronds dans l'eau, auxquels elles se voient associées, sont autant d'indices qui restituent immanquablement les zones obscures et profondes des océans. Imaginées par un photographe soucieux de fabriquer des images intemporelles, ces créatures qui surgissent des fonds marins font également penser aux déesses chimériques des grands illustrateurs fantastiques.

Parfois inquiétantes, parfois rassurantes rnais toujours énigmatiques, ces divinités de la mer sont éternellement bercées par le mouvement des vagues. Sirènes à la beauté ensorcelante, elles traversent sans répit des eaux qui reflètent ou renvoient leur image. Des eaux qui sont à l'image de leur âme, tour à tour calmes, cristallines, troubles, glacées, transparentes. Elles vous fixent, vous fascinent, attirent votre attention par leur attitude imposante qui provient de cette volonté du photographe de souligner l'énergie, le pouvoir, la vivacité mystèrieuse qui animent chacun de ses modèles : "Je veux qu'il se dégage une dimension spatiale, insiste Hiroshi. C'est pour cette raison que mes modèles ont un air inexpressif. Effacer la raison et le sentiment révèle mieux la présence." Mais trés vite vous pressentez que ces apparitions chimériques aux allures d'hyppocampes sont prêtes à disparaitre à tout instant, à la moindre ondulation aquatique."


Voici un aperçu de son travail avec les livres Abyss et Eureka.

Des photos en meilleure qualité ici http://medeeenfurie.com/blog/2012/04/23/hiroshi-nonami-et-ses-portraits-de-femmes-revees/


ABYSS

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EUREKA

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25 novembre 2006

Le sexe au Japon! Deux livres de référence



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Ces dernières semaines sont sortis deux livres, en français, dont je tiens absolument à vous parler. Les deux traitent de la sexualité au Japon, tendance sexe cru plus que fleur bleue, et dévoilent un coin de ce Japon qu'il est bien difficile pour un occidental de comprendre ou même de cotoyer. Je m'étonne même qu'aucun ouvrage sur ce sujet ne soit sorti plus tôt, le sexe ayant toujours fait vendre, surtout en France. En tout cas ces livres sont de qualité, vous pouvez les acheter les yeux fermés.

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Canalblog Livres Pink Box Verso


PINK BOX de Joan Sinclair


"Pink Box" est un recueil de photos prises dans les clubs érotiques japonais, principalement à Tôkyô, dans le Kabuki Cho le quartier chaud de Shinjuku. Ce quartier couvre actuellement 2.5 km2 avec 5 000 établissements voués à l'industrie du sexe, appelée fuzoku. Rien de pornographique dans cet ouvrage, surtout composé de portraits et d'intèrieurs de clubs, c'est au contraire l'occasion unique de visiter ces clubs et rencontrer les personnes qui y travaillent ( clients, prostituées, rabatteurs... ).

Ce privilège est d'autant plus rare que nombre sont interdits aux étrangers, il parait qu'ils ne connaissent pas ou me respectent pas les règles très strictes qui les régissent. Dans ces endroits les japonais, surtout des hommes mais pas seulement, peuvent vivre tous leurs fantasmes. Pour celà ils peuvent s'immerger dans des décors reconstituant minutieusement un cadre quotidien tels qu'une rame de métro, un bureau voir une école... et enfin pouvoir se lâcher, extèrioriser leurs désirs, loin du carcan d'une société qui réfrène toute manifestation d'émotion. Le fantasme de l'écolière avec son costume est bien évidemment proposé même si les entraineuses sexy ont plus l'âge d'étudiantes ayant redoublé de nombreuses fois.

Ce reportage photographique contient aussi beaucoup d'informations, on notera l'introduction de 20 pages retraçant l'histoire du commerce du sexe au Japon, ce que recherchent les clients, la législation actuellement en vigueur sur la prostitution, les moyens de la contourner... Ensuite chaque type d'endroit est introduit par une page de texte puis des photos.


Sommaire
clubs à entraineuses
clubs à entraineurs
théâtres nus
pubs de contact et salons roses
soaplands
peep-shows
fashion health
hôtel health
clubs d'images
bar d'évènements
cafés pour couples
autres activités roses
et on termine en beauté par un dictionnaire / glossaire de 4 pages où j'ai ainsi appris que "bero bero" voulait dire "Léchage agressif"!!


Présentation sur le site d'Amazon
"Avec Pink Box, la photographe Joan Sinclair est entrée dans un monde singulier et dérangeant, celui des sex-clubs japonais, où tous les fantasmes, même les plus invraisemblables ont droit de cité. Pour la satisfaction et le plaisir de la clientèle de ces clubs très privés, des numéros éclectiques se déroulent dans les atmosphères colorées de salles de jeux pour adultes ou dans un ascenseur aux vitres transparentes propres à satisfaire les voyeurs. Hautes en couleurs, drôles et fascinantes, les photographies de Joan Sinclair rendent compte d'un univers interdit aux occidentaux, et caractéristique de la culture japonaise contemporaine."

Biographie de l'auteur
"Durant les deux années qu'elle a passé à Tokyo, Joan Sinclair a souvent entendu parler de ces sex-clubs japonais aux sols en miroirs et aux décors fantaisistes. En 2004, elle part avec son appareil photo vivre au Japon pendant un an. Dès son arrivée à Tokyo, elle se lie d'amitié avec certains responsables et employés de sex-clubs pour ensuite devenir photographe pour Soapland magazine, un mensuel pornographique. C'est ce qui l'a conduite au travail photographique présenté dans ce livre."

Broché : 191 pages
Editeur : Editions de la Martinière (28 Sep 2006)
Langue : Français
ISBN: 2732434930
Dimensions (en cm) : 22 x 25
29€00


Canalblog Livres L Imaginaire Erotique Au Japon Recto

Canalblog Livres L Imaginaire Erotique Au Japon Verso


L'IMAGINAIRE EROTIQUE AU JAPON d'Agnès Giard


ATTENTION : ouvrage de référence sur le sexe japonais!!

Ce livre est beaucoup plus foisonnant que le premier et nous plonge immédiatement dans un univers extrèmement riche et varié mais aussi déroutant voir incompréhensible malgré les longues explications d'Agnès Giard. Tous ceux qui aiment le Japon, qu'ils soient passionnés, otakus, simples curieux, hentais mais aussi artistes trouveront ici leur bonheur car ce livre est très richement illustré ( peintures, photos, mangas x ... ) et l'auteur maîtrise son sujet; attention cependant à certains dessins et photos très violents et qui peuvent mettre mal à l'aise. Dans ce livre sont traités des sujets aussi variés que le lolita complex ( appelé aussi lolicon complex ), le bukkake, les monstres à tentacules, les love hotels, les gothic lolita, le cosplay, les maid café, le fundoshi, l'enjo kosai, le bondage, le SM, les poupées grandeur nature mais aussi la tendance au travestissement dans le visual rock ou visual kei... Impossible de tout citer, c'est effarant de richesse, d'inventions mais aussi de vices car tous les fantasmes ne sont pas très sains, impossible d'oublier la partie consacrée aux vidéos de seppuku - harakiri et à la nécrophilie.

Présentation du livre ( quatrième de couverture )
"Au Japon, les fantasmes érotiques et les apparences fluctuent, dans une culture qui depuis des millénaires valorise la notion d'impermanence. Au Japon, l'identité des êtres est transitoire, le plaisir est fugace, la logique est floue, le réel est virtuel, la beauté est mortelle... par essence? Quant au sexe, forcément, il est protéiforme, polymorphe et pervers. Il s'est imprégné de cette tradition qui prête à chaque chose une âme : homme, femme, papillon, pierre ou fleur, tout dans ce monde japonais (bouddhiste et shinto) participe d'une universelle propension à faire l'amour de toutes les façons possibles. C'est à dire plus avec le cerveau qu'avec les organes génitaux. Il ne semble y avoir aucune barrière aux fantaisies érotiques dans ce pays qui ne connaît pas le système binaire, qui n'oppose pas l'homme à la femme, ni le mal au bien."

Biographie de l'auteur
Agnès Giard est une journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l'art déviant, auteur du livre "Le sexe bizarre" (édition Cherche-Midi) et travaille à Marie-Claire, Playboy ou l'Echo des Savanes. Elle a fait ses débuts dans les magazines de japanime en France en 1993. Ses reportages sur le Japon sont publiés depuis plus de dix ans dans toute la presse française (Elle, Technikart, Glamour, Biba, DS...), Agnès Giard travaille également pour la presse japonaise : elle est correspondante depuis six ans de la revue mensuelle SM Sniper, à laquelle collaborent des artistes aussi prestigieux que Nobuyoshi Araki. Elle a publié son premier livre, Fetish mode, aux éditions Wailea, Tôkyô.


Sommaire

L'amour des culottes
La culture de la honte
L'eau et les tentacules
Histoire de revenants
La violence
Les poupées
Travestissements et métamorphoses
La crise de la masculinité
La révolution des filles
L'industrie du sexe
Les jouets pour adultes


Avis de la FNAC, très intéressant
"Le sexe étant aujourd'hui plus important que l'âme, rendons lui un peu de son esprit à l'occasion de la parution de l'impressionnant, beau, exhaustif, précis, cultivé, allumé, en couleur livre d'Agnès Viard, journaliste spécialisée dans les contre-cultures, et sobrement intitulé "L'imaginaire érotique au Japon". Un ouvrage suffisamment dense pour qu'on l'éprouve comme une expérience érotique en soi, tout au long de quelque trois cents pages illustrées par les plus grands artistes contemporains nippons dans un vertige de propositions et de figures parfois proches de l'hallucination (à cet égard, une mention particulière aux photographies en noir et blanc de Ken-Ichi Murata, qui creuse les rapports entre la femme et les tentacules de plastique s'évadant d'anus offerts et de vulves pétrifiées)...

Ceci étant dit, on ne réduira pas cet ouvrage à une compilation de fantasmes incarnés dans des pratiques culturelles et artistiques délirantes (pour notre oeil européen du moins). Non, il faudrait plutôt le situer à mi-chemin entre le beau livre et l'essai ethno-érotique sur le Japon contemporain, véritable héros underground de ces pages et, cela transpire de part en part, intarissable source de fascination et d'affection pour l'auteur. De l'amour des petites culottes usagées vendues en distributeur automatique au culte des poupées maléfiques qui disent le sexe de la mort, des vidéos érotiques de seppuku à la question sociétale des strip-teases, de l'angoisse nationale de la castration à l'inflation des gadgets sexuels tel que le sexe jetable à déflorer, de la presse transgressive kitsch pour lycéennes aux bars à fellation, au Japon l'imaginaire érotique ne connaît pas de limite. De quoi faire rougir le pays du divin marquis."

Broché: 332 pages
Editeur : Albin Michel (1 novembre 2006)
Langue : Français
ISBN: 2226166769
Dimensions (en cm): 19 x 24.5
35€00


On aura vite compris que ces deux livres se focalisent surtout sur le sexe, les fantasmes et que tout ce qui est érotisme, romance est à vite oublier tant on s'en prend plein les yeux. Esprits pudibonds et pusillanimes, passez votre chemin ou encourez le risque d'être happés et marqués à jamais par un univers perturbant. Vous croyez que je plaisante? Une fois que vous aurez vu des visages déformés par des pinces dans les narines et que vous saurez ce qu'est un bukkake, on en reparlera.


Posté par David Yukio à 09:24 - Livres, revues... - Permalien [#]

04 novembre 2006

Takato Yamamoto, ukiyo-e SM et fantastique

 

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Le dessinateur Takato Yamamoto est né en 1960, dans la préfecture d'Akita au Japon. En 1983 il obtient son diplôme dans le département de peinture de l'université Tôkyô Zokei. Il expérimente ensuite le style ukiyo-e  de 1991 à 1993 pour finalement définir son propre style qu'il baptise "Heisei Estheticism". Il illustre alors nombre de romans, nouvelles et dessine même des couvertures de magazines. Sa première exposition a lieu en 1998 à la gallerie Creation G8 à Ginza et s'intitule "Heisei Esthetics". Suivent plusieurs recueils publiés aux éditions Treville de 1998 à 2006 ainsi que des expositions dont une à l'étranger en 2005 à Rome à la galerie Mondo Bizzarro.
Il est membre de la Tôkyô Illustrators Society et de l'International Ukiyo-e Society.

J'ai découvert cet artiste chez Junku cet été et je suis tombé sous le charme de ses étranges dessins. Son univers est fantastique dans tous les sens du terme, mariant Eros et Thanatos. Takato Yamamoto a su conjuguer noirceur et dessin japonais classique. Son style ukiyo-e très personnel, la beauté des jeunes filles, l'expression de leur visage et leurs cheveux si fins, l'aspect morbide des situations concourent à créer une atmosphère très spéciale. Son univers est clairement celui des pensées noires, teintées de SM, où des adolescents semblent s'abîmer dans de morbides rêveries, enveloppés par des démons et squelettes bien amicaux. Cette familiarité n'est pas étonnante si on interprète ces dessins comme une représentation du monde intèrieur des personnages... monde peuplé de ténèbres mais apprivoisées si on regarde la sérénité des garçons et filles au milieu de cet enfer.

Rien de trop sexuellement explicite chez cet artiste mais ses illustrations contiennent quand même une forte puissance érotique, surtout que les lycéennes ne semblent nullement effarouchées par les attentions que leur prodiguent les démons.

Voici un aperçu de ses oeuvres, tiré du livre "Divertimento for a martyr" aux éditions Treville, publié en 2006.


[EDIT 29/10/2011]
Des images de bien meilleure qualité ici : http://medeeenfurie.com/blog/2011/03/05/takato-yamamoto-artiste-de-lukiyo-e-erotique/

CanalBlog Artbook Takato Yamamoto Divertimento For A Martyr002
Iokanaan et Salomé, sexe et mort encore et toujours...

CanalBlog Artbook Takato Yamamoto Divertimento For A Martyr010
Saint Sebastian, qui donna ses premiers frissons érotiques à Mishima

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Superbes cheveux

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CanalBlog Artbook Takato Yamamoto Divertimento For A Martyr005

 

CanalBlog Artbook Takato Yamamoto Divertimento For A Martyr006
Même enveloppé de ténèbres, il est calme, serein même puisqu'il s'agit de son monde.

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CanalBlog Artbook Takato Yamamoto Divertimento For A Martyr008

 

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Lycéennes en uniforme... LE fantasme des japonais.

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10 décembre 2005

Livres sur le Japon - 05 - Sumo



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Pour terminer cette série d'articles sur les livres consacrés au Japon, voici ceux sur le sumo que je possède. La plupart sont malheureusement en anglais mais quel plaisir d'y découvrir les mille et une subtilités de ce sport fascinant.


Dynamic sumo, textes de Clyde Newton, photos de Gerald J. Toff
Canalblog Livres Sumo Dynamic Sumo
Livre en anglais de 130 pages, publié en 1994 chez Kodansha International. Très nombreuses photos en couleurs ou noir et blanc des lutteurs ayant marqué le sumo. Ce livre est indispensable pour découvrir cet art martial. Y sont présentés tous les aspects du sport, des lutteurs en passant par les juges, arbitres, prix mais aussi la tradition du sumo, sa beauté, son histoire s'étendant sur plusieurs siècles puis on se focalise sur les grands lutteurs du début des années 90 : Akebono, Takanohana, Wakanohana, Musashimaru, Takanonami avant de finir par une présentation des 70 prises ( kimarite ) autorisées à l'époque et une présentation de la vie quotidienne des sumotoris.

Clyde Newton a grandi au Japon depuis l'âge de 6 ans et dirigeait la revue Sumo world, il commentait également de nombreux tournois pour le compte de la NHK. Gerald Toff a photographié les tournois de sumo durant de nombreuses années. A eux deux ils ont rédigé une excellente introduction au sumo.


Sumo de Makoto Kubota
Canalblog Livres Sumo Masako Kubota
Livre grand format d'une centaine de pages publié en 1996 chez Chronicles books, quelques textes en anglais et une centaine de photos SUPERBES en couleurs ou noir et blanc pleine page. Attention, chef-d'oeuvre! Ce livre est à posséder impérativement pour approcher au plus près de la lutte que mène chaque combattant, pour ressentir leur volonté de vaincre et la dureté des combats. La plupart des photos sont des gros plans pris lors des combats ou des entraînements, les corps y débordent d'énergie, on voit la sueur perler sur les fronts, la terrible envie de vaincre... Quelques portraits sortent du lot : Akebono et son regard de tueur, la majesté de Takanohana. Cet ouvrage est un superbe cadeau à s'offrir sans attendre.


Grand sumo fully illustrated de Seigoro Kitade
Canalblog Livres Sumo Grand Sumo
Livre en anglais de 160 pages, publié en 1998 chez Yohan Publication. Aucune photo mais de très nombreux dessins illustrant chaque partie du sumo. Seigoro Kitade, né en 1922, a commenté le sumo à la radio et à la télévision de 1952 à 1989. Sa formidable connaissance de ce sport lui a valu le surnom de "L'encyclopédie vivante du sumo". Il a supervisé cet ouvrage, véritable mine d'or sur le sumo puisque TOUS les aspect y sont présents : histoire, banzuke, examens d'admission, la hiérarchie des luteurs, les promotions ou rétrogadations, la vie dans les "écuries", l'entraînement, les tournois racontés par le menu détail, les divers métiers et associations gravitant dans la sphère du sumo, les techniques, les prix, le calendrier etc etc... Ce livre n'en finit pas de donner des informations, c'est l'ouvrage le plus complet que je connaisse sur le sumo, impossible de ne pas y trouver une réponse à ses questions. Un ouvrage vraiment impressionnant par son exhaustivité et sa richesse.

Voici un extrait pour montrer les dessins utilisés qui permettent notamment d'aérer les pages et de rendre sa lecture plus ludique
Canalblog Livres Sumo Grand Sumo Extrait


The big book of sumo de Mina Hall
Canalblog Livres Sumo The Big Book
Livre en anglais de 140 pages, publié en 1998 chez Stone Bridge Press. Nombreuses photos en noir et blanc mais petites, plusieurs dessins identiques à ceux de la couverture rendent le contenu moins austère. Le contenu couvre tous les aspects du sumo, comme les livres précédents Dynamic sumo et Grand sumo fully illustrated mais de façon moins poussée. Un bon livre mais un niveau en dessous de deux précédemment cités.



L'origine des arts martiaux - SUMO de Claude Thibault
Canalblog Livres Sumo Origine
"Claude Thibault a 39 ans. Ceinture noire 4ème dan de judo. Diplômé du Kodokan de Tokyo. Auteur de plusieurs ouvrages sur les Arts Martiaux. A vécu trois ans au Japon. Considéré par les spécialistes comme l'un des meilleurs connaisseurs du SUMO en Occident.

Sumo, judo, karaté, kendo, aikido, autant de disciplines de combat à mains nues que le Japon a développées au cours des  siècles dans le secret de petits clubs et de grands experts. Encore peu connue en Europe, la plus spectaculaire de ces techniques, le SUMO, enthousiasme ceux qui ont eu la chance d'assister aux grands tournois organisés pèriodiquement à Tokyo.

Quelques centaines de pratiquants. Des millions de fanatiques. Une hiérarchie rigoureuse. Un entraînement difficile. Des revenus fabuleux. Une symbolique religieuse. Un fidèle respect des traditions. Des centaines d'heures de télévision. C'est le panorama du plus ancien sport japonais, celui qui donna naissance à tous les arts martiaux que l'Extrème-Orient nous transmet depuis quelques décennies.

A l'époque médiévale, les seigneurs du pays se sont disputé des provinces, des titres, des palais, des femmes, par lutteurs interposés. Les résultats de ces joutes historiques figurent dans les récits du Japon traditionnel.

Comment expliquer aujourd'hui cette passion pour voir deux lutteurs énormes, engraissés à la bière et à la soupe de poissons, s'opposer pendant quelques secondes pour jeter le plus rapidement possible l'adversaire hors d'un cercle de 4,55 m de diamètre?

Comment expliquer que les traditions se soient maintenues intactes à travers les siècles et que les combats de SUMO se déroulent aujourd'hui avec le même rituel, les mêmes gestes et le même cérémonial qu'au XVème ou XVIème siècle?

L'ouvrage de Claude Thibault décrit l'origine du SUMO, ses traditions, ses règles, sa philosophie religieuse et sportive. II montre comment s'entraînent les lutteurs et comment, après avoir été découverts jeunes par le maître de l'une des grandes écoles de ce sport, ils franchiront les différentes étapes, menant au grade final de yokozuna, que seuls 55 champions ont obtenu dans l'histoire".

Livre de 100 pages, publié en 1978 aux Nouvelles éditions Baudinière avec quelques photos en noir et blanc. A ma connaissance il s'agit là de l'unique livre en français sur le sumo mais il faudra parcourir les bouquinistes à Paris pour espérer le trouver du fait de son ancienneté. A noter 25 pages décrivant, avec dessin à l'appui, les différents mouvements : tsukidashi, oshidashi, yorikiri, uwatenage...


Mémoires d'un lutteur de sumô de Kirishima Kazuhiro

Canalblog Livres Sumo Kirishima
Quatrième de couverture
"Il est rare qu'un lutteur de sumô écrive un livre. Celui-ci a été publié par un glorieux ex-ozeki de trente-sept ans, aimé et célébré comme un demi-dieu. Mais pour gravir un à un les échelons, il lui aura fallu vivre un apprentissage rigoureux : endurer un régime alimentaire à la limite du gavage, supporter un entraînement physique éprouvant et développer une force spirituelle à toute épreuve. Car, « vaincre dans le sumô, c'est aussi se vaincre soi-même ». Une devise qui a inspiré ces immortels pour une lutte déployée dans un espace qui ne mesure même pas cinq mètres de diamètre et qui ne dure pas dix secondes! Ce témoignage exceptionnel - enrichi d'un glossaire et d'un long développement sur l'histoire et les techniques propres à ce sport qui confine parfois à l'art - offre au lecteur le privilège de pénétrer par la porte secrète dans le monde du sumô, cet univers si énigmatique qu'il semblait, jusque-là, interdit aux non-initiés."

Livre en français de 260 pages, 10 photos noir et blanc de Kirishima, publié en 1998 chez Picquier. Ce livre est un document indispensable pour tous ceux qui souhaitent découvrir le sumo de l'intérieur, connaître le quotidien extrèmement difficile de ces luteurs. Kirishima nous raconte sa découverte du sumo, son ascension pénible dans la hiérarchie puis son retrait en tant que lutteur mais aussi sa vie de couple et le rôle de sa femme dans sa carrière. Beaucoup d'émotions dans cette biographie, on partage les joies et peines de Kirishima, je vous la conseille vivement.


Budo magazine europe

Canalblog Livres Sumo Budo Magazine Cover
Numéro 4 d'octobre 1969 jumelé volume XIX - 8. Revue de 50 pages bilingue français - anglais destinée aux judokas et budokas. Ce numéro contient une présentation du sumo de 9 pages avec quelques photos en noir et blanc.

La dernière page de l'article avec le Yokozuna Sadanayama en compagnie de sa femme et de sa petite fille le jour où il prit sa retraite, télévisée dans tout le Japon

Canalblog Livres Sumo Budo Magazine09

Pour ceux qui souhaiteraient un autre avis sur ces livres, voici un lien vers l'excellent site info-sumo
http://www.info-sumo.net/info/modules.php?name=Reviews


Le monde du sumo et Le petit banzuke illustré
: revues au format pdf en français sur le sumo paraissant après chaque tournoi. On regrettera la disparition de la revue anglaise Sumo World de Clyde Newton mais grâce à ces deux revues les francophones peuvent maintenant se rassasier de sujets sur leur sport préféré!

http://www.lemondedusumo.com/



Posté par David Yukio à 18:23 - Livres, revues... - Permalien [#]

27 novembre 2005

Livres sur le Japon - 04 - Yukio Mishima



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Canalblog Livres Mishima Photo Sabre
Yukio Mishima ( 1925 - 1970 )
Ecrivain et guerrier
Photo Kishin Shinoyama

Canalblog Livres Mishima St Sebastian
"Le martyre de saint Sébastien"
Photo Kishin Shinoyama
Sensualité et mort mélées, l'univers de Mishima

Voici une sélection de quelques livres sur Mishima parus en français. Ce grand écrivain japonais ( 1925 - 1970 ) est malheureusement plus connu en occident pour avoir accompli le suicide rituel appelé Seppuku ( Harakiri ) que pour son oeuvre littéraire. C'est de l'homme dont je vais parler aujourd'hui; l'étude de sa vie dense et tourmentée apporte un éclairage important permettant de mieux apprécier ses livres.


Les mêmes photos, en meilleure qualité ici http://medeeenfurie.com/blog/2011/02/03/test-1-photo-1/

Mort et vie de Mishima de Henry Scott-Stokes
Canalblog Livres Mishima Scott Stokes001
Quatrième de couverture
"Le 25 novembre 1970 Yukio Mishima, le plus célèbre écrivain japonais de sa génération, se suicide de façon spectaculaire à l'âge de quarante-cinq ans : il se fait hara-kiri avant d'être décapité par le chef de sa milice personnelle. C'est à une veritable enquête que procède Scott-Stokes : il reconstitue la jeunesse de l'homme et la genèse de l'oeuvre, retrace le contexte où ont grandi les jeunes Japonais qui avaient vingt ans au moment d'Hiroshima, suit pas à pas le parcours de ce personnage singulier et provoquant. Le livre épouse la courbe de sa vie, ses voyages - en Grêce, en Europe, aux Etats-Unis - et l'activité débordante d'un artiste toujours en mouvement, qui a investi tous les domaines, écrivant pour le théâtre, réalisant et interprétant des films, avant de se lancer dans une action politique difficile à saisir pour un esprit occidental mais que Scott-Stokes explique lumineusement.

Les fantasmes intimes de Mishima - son sado-masochisme subtil, son homosexualité latente et assumée, son rêve de puissance et son sens de l'échec - lui ont donné des lecteurs fanatiques. Depuis sa mort, la légende de Mishima se répand à grande vitesse; ce livre ne l'élude pas, l'affronte, et réussit à mettre au jour toute la vérité d'un grand créateur souverain et blessé. Henry Scott-Stokes, journaliste anglais, fut longtemps correspondant au Japon. II a très bien connu Mishima et, à ce titre, son témoignage est irremplacable."


Edition grand format de la biographie de Mishima de Henry Scott-Stokes, parue en 1974 en anglais et publiée en 1985 chez Balland. 350 pages sans photo.

Canalblog Livres Mishima Scott Stokes002
Quatrième de couverture
"Voici révisée et mise à jour la célèbre édition de la biographie de Mishima. Henry Scott-Stokes épouse la courbe de la vie  légendaire de cet écrivain singulier et provocant, qui s'acheva dans un suicide rituel qui stupéfia le monde, le 25 novembre 1970. II reconstitue la jeunesse de l'homme et la genèse de l'oeuvre. Grand ami de l'écrivain, il raconte les voyages et l'activité débordante d'un artiste toujours en mouvement, écrivant pour le théâtre, réalisant et interprétant des films avant de se lancer dans l'action politique. II analyse les grandes étapes de son écriture, de Confession d'un masque à la tétralogie de La Mer de la fertilité, en montrant comment, dans son esthétique de "la Mort, la Nuit et le Sang", il vécut son oeuvre comme un destin à accomplir. Une grande biographie."

Edition format de poche de la biographie sur Mishima de Henry Scott-Stokes publiée en 1996 chez Philippe Picquier. 420 pages avec 38 dessins ou photos noir et blanc de divers instants de la vie de Mishima.


La vie de Mishima de John Nathan

Canalblog Livres Mishima Nathan001
Quatrième de couverture
"Pour écrire cet ouvrage, John Nathan réunissait des qualités dont peu d'auteurs d'une biographie littéraire peuvent se prévaloir. Traducteur éminent de la langue japonaise, il se trouva devenir, au cours d'un long séjour au Japon, l'ami de Yukio Mishima, alors au faîte de sa renommée. Reçu dans sa famille, il fut souvent son compagnon dans le Tôkyô d'après la Seconde Guerre mondiale. Ayant entrepris, peu d'années après la disparition du grand écrivain, de raconter ce roman que fut sa destinée, Nathan fut à même de bénéficier de l'aide que lui consentit l'épouse de Mishima, et, par son entremise, de celle de ses proches et de ceux qui l'avaient le mieux connu. Sobrement mais minutieusement, il analyse ici le drame intèrieur de cette existence, jusqu'à la tragédie finale. Les multiples passages tirés de l'oeuvre de Mishima ou de ses écrits intimes éclairent la trame d'une vie débordante et douloureuse où se reflète en contrepoint l'après-guerre, dans un Japon vaincu puis renaissant."

Biograpie moyen format paru en 1974 et publié en 190 chez Gallimard. Livre de 310 pages sans photo.

Les deux biographies ci-dessus sont indispensables pour mieux appréhender les livres de Mishima, comment l'écrivain s'est formé et l'origine de ses fantasmes qui reviendront continuellement dans son oeuvre.



Mishima ou La vision du vide de Marguerite Yourcenar
Canalblog Livres Mishima Yourcenar001
Quatrième de couverture
"Le 24 novembre 1970, Mishima prépare avec un soin minutieux sa mort. II est âgé de quarante-cinq ans. Son oeuvre est  ample. II connait la gloire mondiale. II veut que son suicide obéisse en tous points aux rigueurs du rite exigé depuis des siècles par la tradition de son pays, le milieu dans lequel il a choisi de vivre religieusement, socialement, littérairement, politiquement : il s'ouvre le ventre avant de se faire décapiter par la main d'un ami. Mort à la fois terrible et exemplaire parce qu'elle est en quelque sorte le moyen de rejoindre en profondeur le vide métaphysique dont le romancier-poète japonais subit la fascination depuis sa jeunesse.

Marguerite Yourcenar met toute l'acuité de son intelligence au service d'une telle aventure humaine dont elle pressent à la fois la proximité et l'étrangeté. Son analyse s'articule sur quelques moments de la vie et de l'oeuvre : l'arrière-plan de la vie et Confession d'un Masque; les premiers livres qui suivent, La Mer de la Fertilité; les années de désarroi amenant Mishima à "reforger" son corps; l'arrière-plan politique, l'action et l'obsession du seppuku; la mort. Ainsi, dans un modèle d'étude critique, un grand écrivain d'Occident démonte les mécanismes de la psychologie d'un grand écrivain d'Orient, mettant au jour les ambitions, les triomphes, les faiblesses, les désastres intèrieurs et finalement le courage."


Essai de Marguerite Yourcenar, grande femme de lettres sur un grand écrivain. La fascination pour cet homme est palpable au fil des pages. Publié chez Gallimard en 1980. 130 pages sans photo.


Un enfant malade de la mort Lecture de Mishima, relecture de la paranoïa de Hélène Piralian
Canalblog Livres Mishima Piralian001
Quatrième de couverture

"Comrnent peut-on vivre quand il n'y a de désir que pour des morts dont la mort est déniée? Comment peut-on vivre quand c'est d'être vivant qui ferait mourir ces morts-vivants? Comment peut-on vivre en étant soi-même ni vivant ni mort? Autant de questions qui constituent le quotidien du paranoïaque dès sa naissance, dès avant sa naissance et qui semble le condamner à une vie en sursis qu'il appelle parfois son calvaire et qui ne cesse de le convier à la mort comme à des noces avec lui-même.

C'est ainsi qu'un des héros porte-parole de Mishima s'étonne: "Comment l'impossible pourrait-il être une destinée?" Cet impossible ne serait-il pas celui de l'impossible symbolisation de la Mort, et, en ce cas, sur quoi s'appuierait cette  impossibilité ? Serait-ce d'un deuil, d'un deuil impossible, et impossible pour qui? C'est à la reprise et à l'exploration de ces questions, questions qui s'organiseront autour de ce que l'auteur appelle "la forclusion de la Mort" (posé comme signifiant central de la structure paranoïaque) qu'à travers la lecture de l'oeuvre de Mishima, il nous convie. Hélène Piralian est  psychanalyste, membre de la Convention Psychanalytique et travaille depuis plusieurs années sur le génocide des Arméniens et les effets de ce drame historigque sur ses héritiers."


Attention, texte extrêmement pointu publié en 1989 aux Editions Universitaires. 128 pages sans photo. La quatrième de couverture donne le ton du public auquel s'adresse le livre, à savoir des lecteurs avec un très bon niveau sur les thèmes de la  psychanalyse. Les thèmes centraux sont la paranoïa et les désirs obsessionnels de Mishima sur la mort. Les thèmes abordés sont exigeants mais la lecture de ce livre peut éclairer l'homme qu'était Kimitake Hiraoka au lecteur qui comprendra l'analyse d'Hélène Piralian.


La beauté, analyses et réflexions sur Mishima, le Pavillon d'Or Ouvrage colectif
Canalblog Livres Mishima Beaute001
Quatrième de couverture

"Le Pavillon d'or se présente sous la forme d'une "news story". Au cours de l'été 1950, un bonze avait mis le feu au célèbre Pavillon d'or du Temple de Rokuon à Kyôto; six ans plus tard, en 1956, Mishima publiait son roman. (...) Au Japon, l'adaptation de célèbres faits divers dans des romans ou des pièces de théâtre est une tradition ancienne, qui remonte à la naissance du journalisme. (...) Mishima trouvait dans les classiques littéraires une grande source d'inspiration; il n'est donc pas étonnant qu'il ait repris à son tour cette tradition, mais cela n'était pas simplement dû à son goût pour les choses anciennes: cela repondait aussi à une exigence intérieure. En effet, Mishima étant un exemple de cette nouvelle individualité surgie dans l'après-guerre, sa pensée et ses émotions trouvaient dans la réalité des faits divers des correspondants susceptibles de les conforter.

Ce jeune homme doué, qui se percevait lui-même comme un être en quelque sorte monstrueux et qui cherchait sa raison d'être dans cette monstruosité, voyait dans le comportement de ces jeunes gens, ballotés par la même confusion du monde extérieur et détruisant leur vie en échange d'un acte singulier, l'occasion de donner à l'intériorité une expression sociale; on peut même penser que Mishima éprouvait à leur égard une sorte de responsabilité morale. (...) dans la mesure
où Mishima ne considérait pas ce crime comme un acte de folie, mais plutôt comme le geste d'un héros déchu, rien ne lui était plus naturel que de remplacer par sa propre logique le cheminement intérieur du jeune bonze. (...)

La stricte retenue du style manifeste avant tout la critique de l'auteur par rapport à son personnage; simultanément et dans l'autre sens, la présence physique du héros restreint efficacement la surabondance des images linguistiques: le lecteur perçoit aisément que cela maintient constamment le texte au niveau d'une réalité désolée et glaciale, misérable. L'étrange originalité du Pavillon d'or se fonde sur cet équilibre périlleux. II est donc légitime d'affirmer que ce roman, dans lequel s'accomplit LA  METAMORPHOSE ARTISTIOUE D'UN ACTE CRIMINEL, recèle tout l'univers de Mishima, âgé alors de trente ans. Considéré par de nombreux critiques comme le meilleur roman japonais de l'année 1956, Le Pavillon d'or a reçu cette même année le prix Yomiuri de littérature.

II ne fait pas de doute en tout cas qu'à travers cette oeuvre, qui représente aussi une sorte de  monument commémorant l'après-guerre, Mishima règle ses comptes avec sa jeunesse. Mais on n'a pas encore suffisamment compris que cette "confession fallacieuse" - soit, en d'autres termes, cette projection sociale du Moi - que Mishima a tentée et réussie ici, constitue un admirable aboutissement sur le plan des méthodes de la création romanesque au Japon.
Mitsuo Nakamura, "Le Pavillon d'or", extrait de la revue Shinchô (Nouveau Courant), jan. 1971; trad. Cécile Sakai."


Livre publié en 1986 chez Ellipses. 22 articles écrits par divers professeurs d'université avec de nombreuses photos et illustrations. Les articles portent aussi bien sur Mishima l'homme, l'écrivain et également sur son roman Le pavillon d'or.


Mishima, écrivain et guerrier de Giuseppe Fino
Canalblog Livres Mishima Fino001
Quatrième de couverture
"De tous les écrivains japonais contemporains, Mishima est aujourd'hui le plus traduit. Mais si le public français connaît désormais le romancier et l'auteur dramatique, il ne sait pratiquement rien de l'activité d'essayiste de Mishima. Mineurs d'un point de vue strictement littéraire, les essais de Mishima — consacrés au problème de la culture et à la redéfinition d'une « tradition japonaise » — revêtent une importance fondamentale sur le plan idéologique. Ils expliquent les choix ultimes de l'écrivain et permettent de saisir la cohérence de son itinéraire, si complexe en apparence.

S'appuyant notamment sur l'Essai pour la défense de la culture que Mishima écrivit en 1968 et dans lequel il propose une interprétation de la culture japonaise, l'étude de G. Fino met en lumière le fil conducteur qui relie le jeune Mishima romantique influencé par le courant Bungei-Bunka au Mishima néo-romantique de la période finale, après l'intermède du classicisme et la critique ironique et corrosive de la société japonaise de l'après-guerre. Pour Mishima la culture ne se limite pas aux oeuvres d'art, à la superstition vague et abstraite du « beau », typique de la mentalité bourgeoise et moderne, et n'est en rien l'apanage des intellectuels, qui incarnent à ses yeux un type humain profondément aliéné.

La culture japonaise investit tous les modèles de comportement, et il faut l'accepter et la défendre en bloc, quand bien même certaines de ses expressions seraient dangereuses dans une optique humaniste et utilitaire, parce qu'ombres et lumières appartiennent au même cadre. Pour échapper au climat étouffant d'une « paix souriante aux panses pleines » et au « bien-être », « la plus désespérée des conditions », il faut réconcilier le  Chrysanthème de l'Epée, l'art et l'action, l'esthétique et l'éthique. C'est le bunburyôdô, la « double voie » des lettres et des arts martiaux, l'union de la Plume et du Sabre, de l'élégance raffinée et du courage indomptable : l'idéal des anciens samourais, revécu par Mishima jusqu'au bout et lancé comme un défi à une époque d'une médiocrité sans bornes. En fin de volume figurent d'importants éléments bibliographiques destinés à compléter l'information au lecteur."


Livre publié en 1983. 140 pages, 12 photos.


La mort volontaire au Japon de Maurice Pinguet
Canalblog Livres Mishima Pinguet
Quatrième de couverture
"La mort, si difficile et si facile, la mort commune et toujours singulière, ne cesse de frapper la pensée d'une stupeur que les larmes mêmes n'allègent pas. Le silence définitif, dont rien ne se laisse connaître, dont rien ne se laisse concevoir, peut cependant devenir l'objet d'un acte réfléchi où la condition humaine se porte à l'extrème du possible. Cet acte, que le christianisme depuis saint Augustin tenta de conjurer, la civilisation du Japon entreprit au contraire de le soumettre à une longue élaboration.

De la société japonaise d'aujourd'hui, que peut nous donner à entendre la mort volontaire, quand on la saisit comme symptôme, dans la rumeur des statistiques ? Mais rien n'existe qu'à être devenu : l'enquête sociologique trace la ligne de départ d'une généalogie. D'un siècle à l'autre, il s'agit alors de parcourir ce pays dont parle Nietzsche, "l'énorme, le lointain et le si mystèrieux pays de la morale - de la morale qui a vraiment existé et qui a été véritablement vécue", en explorant sur documents les pratiques diversifiées de la mort volontaire au Japon : comme apothéose de la carrière du guerrier, comme horizon du détachement bouddhique, comme clef de voute du système féodal, comme épreuve à la mesure de l'amour, comme exaltation sacrificielle, comme conclusion du désespoir et du déracinement.

Chaque fois, le choix de la mort volontaire éclaire le milieu humain d'où lui vient son sens, et de proche en proche c'est tout le passé japonais qui se trahit dans ses contradictions, dans ses égarements et dans ses déchirements."


Livre de 1984 publié dans la colection TEL de Gallimard. 380 pages avec une dizaine de photos. Ce livre est LA REFERENCE sur le suicide au Japon, balayant des siècles d'histoire, des samouraïs aux kamikazes avec 25 pages sur "L'acte Mishima". Superbe style, puissant, très évocateur, un livre admirable.



J'espère que ces livres sur Mishima vous aideront à mieux cerner l'homme fascinant qu'il était.

Canalblog Livres Mishima Film"Mishima: A Life in Four Chapters"
Film de Paul Schrader - 1985

Canalblog Livres Mishima 1970Mishima, le 25 novembre 1970
Revue japonaise consacrée à l'année 1970
Le suicide de Yukio Mishima éclipsa tout
autre évènement de cette année

Canalblog Livres Mishima 1970 Balcon
Mishima haraguant en vain les soldats au
balcon de l'école militaire des cadets à Tokyo


Canalblog Livres Mishima FuneraillesLes funérailles de Mishima
De droite à gauche : Yasunari Kawabata
Yoko Mishima sa femme, Azusa Hiraoka son père
Shizue Hiraoka sa mère


Pour ceux qui veulent d'autres photos, je vous conseille la revue PHOTO numéro 41 de février 1971 avec 9 photos sur Mishima dont une montrant les deux têtes décapitées de Mishima et Morita.


Post sur le forum LeJapon.org consacré à Mishima


Posté par David Yukio à 10:08 - Livres, revues... - Permalien [#]