Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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08 décembre 2013

Cyber Momotaro, manga samouraï hystérique de Takayuki Yamaguchi



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"Cyber Momotaro" est un manga du dessinateur Takayuki Yamaguchi, l'auteur du très violent Shigurui. Cette oeuvre de 1992 est très étrange car le héros, un guerrier a priori normal, se révélera vite être un fou hystérique aux techniques mortelles étonnantes.

Sur son chemin le menant on ne sait où, il croisera des assassins ou des samouraïs encore plus bizarres que lui et ces rencontres se termineront inévitablement en combats non seulement sanglants, gores et déjantés mais aussi par des finish hallucinants à la Mortal Kombat (pour les connaisseurs)!
Momotaro ne se contente effectivement pas de défaire son adversaire ni de le tuer, non, il leur tranche les membres, arrache leurs tripes, déchire leur visage, explose à coup de poings leurs os avec une préférence pour le crane... vous l'avez compris, ce manga est du délire total et c'est fort réjouissant à lire.

Allez, c'est parti pour le monde déjanté de Cyber Momotaro!!!!!!!!!!!

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Couverture du manga.

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Premier chapitre : un héros jeune, déterminé, avec tous ses membres, une belle armure et déjà ce regard de tueur.

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Première page, Momotaro quitte son chez-soi.

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7ème page, il se fait déjà embrocher par un guerrier bien plus grand et plus fort que lui... du moins le croit-on!

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La riposte avec une attaque typique de Momotaro : il saute dans les airs, se jette sur son adversaire et, malgrè le fait qu'il perde ses intestins, inflige son coup spécial : le coup de poing pénétrant dans la bouche qui fait sortir par l'arrière les organes de la tête (cerveau, crane...)!!!!!

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Encore un autre coup spécial, mi cannibale mi barbare.

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Et ça continue, on arrache la langue, on explose le crane... même chez Ken le survivant j'ai rarement vu autant de sauvagerie.

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Encore un autre combat où Momotaro explose et défonce littéralement son ennemi! Vous noterez que comme son nom l'indique, il est maintenant cyber Momotaro avec un bras gauche surhumain!

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Au fur et à mesure des chapitres, Momotaro va utiliser des armures de plus en plus sophistiquées en remplacement des membres qu'il perd progressivement pour finalement devenir un androïde.

L'action a lieu dans un Japon féodal mais des monstres mécaniques y sont présents; certains de taille très respectable d'ailleurs!Canalblog Manga Cyber Momotaro08

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Le manga connaît néanmoins quelques moments de calme, bien rares il est vrai, comme ce passage.
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Momotaro n'est encore qu'un ado dans ce manga, il découvre le monde mais aussi l'amour; Et une romance, une :-)
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Euh, oui, là ce n'est plus de la romance mais de la perversion! Notre héros rencontrera lors de ses aventures toutes sortes de monstres et devra utiliser chaque arme à sa disposition, y compris de l'urine inflammable!Canalblog Manga Cyber Momotaro14


Posté par David Yukio à 13:55 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

23 novembre 2013

"La demeure de la chair", manga ero guro de Kazuichi Hanawa


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"La demeure de la chair" de Kazuichi Hanawa, édition française

Le courant artistique japonais baptisé "Ero Guro" (ou "Ero-Guro" ou "Eroguro") a pour particularité de combiner des éléments érotiques (Ero) à des éléments grotesques (Guro) voir macabres ou morbides. Ce courant, relativement confidentiel au Japon et en Occident, n'en a pas moins une certaine aura, au point que des artistes se soient faits une réelle renommée dans ce genre, par exemple les auteurs de mangas Suehiro Maruo et Kazuichi Hanawa.

Si "La demeure de la chair" n'est pas le premier manga de Kazuichi Hanawa publié en France, certains remontent à 2005, il s'agit du premier qui soit ouvertement et pleinement issu du courant Ero Guro. Les histoires sont sordides, les meurtres, viols et violences sont au coeur des intrigues, avec souvent une forte connotation sexuelle et SM. Ce ne sont qu'histoires de jeunes filles subissant les pires outrages et tortures, parfois même très jeunes, l'inceste le dispute aux assassinats, les complots sont légions, les haines familiales sordides, les viscères sont largement exposées, même le cannibalisme y est présent... Ce livre est un recueil à l'ambiance malsaine et vénéneuse mais oh combien puissant et dérangeant; à réserver à un public averti.

Toutes les histoires du recueil datent des années 70, même si le style graphique des histoires est très hétérogène et qu'on constate une progression dans la façon de dessiner les personnages, les visages... Néanmoins cette progression est trompeuse car une histoire comme "La demeure de la chair", au dessin très stylisé et maitrisé, date de mai 1972 et qu'une histoire comme "Le sein maudit", au dessin plus grossier, date de juillet 1972 soit quelques mois plus tard!

Saluons aussi le très beau travail effectué par les éditions "Le Lézard noir", que ce soit pour la couverture rigide, le papier épais de très bonne qualité et la traduction directement faite depuis le japonais par Miyako Slocombe sans passer par l'anglais.


Date de sortie : Novembre 2013.
Editeur : Le lézard noir.
Format : 21.6cm * 15.5cm.
Nb de pages : 200.

Nb d'histoires : 18 (même si on lit 14 sur Internet).

  • N°1 : La demeure de la chair.
  • N°2 : Le sein maudit.
  • N°3 : La bête maudite.
  • N°4 : Le rouge et la nuit.
  • N°5 : Le chasseur.
  • N°6 : La vengeance de la femme lézard.
  • N°7 : L'abominable homme cafard.
  • N°8 : Le chat revenant.
  • N°9 : Histoire de l'enfant abandonnée.
  • N°10 : La truie.
  • N°11 : La combattante.
  • N°12 : Le grenier en terre.
  • N°13 : Histoires de monstres japonais 1 - Hitotsume, le petit garçon borgne.
  • N°14 : Histoires de monstres japonais 2 - Dorotabô, le monstre des rizières.
  • N°15 : Ubume, la femme en couches.
  • N°16 : Tsuchigumo, l'araignée monstrueuse.
  • N°17 : Histoires de monstres japonais 6 - Futakuchi onna, la femme aux deux bouches.
  • N°18 : Histoire nocturne de fantôme - Akaname, le lèche-crasse.


Avant de vous donner quelques extraits du livre, je tiens à faire un retour de vingt deux ans en arrière...

Le premier livre consacré aux mangas en France, le fameux "L'univers des mangas" de Thierry Groensteen, sorti début 1991, parlait déjà de Hanawa. Page 50 du livre, on peut admirer une illustration pleine page de toute beauté, chargée d'une vénéneuse sensualité, intitulée "Le manoir de la chair". Plus de vingt ans après, cette histoire sera publiée par "Le lézard noir" dans le recueil "La demeure de la chair". Imaginez l'effet produit par cette illustration sur un fan d'animation japonaise, à cette époque de la préhistoire du manga... Pas ou très peu de mangas à l'époque, juste des dessins animés japonais dont le plus violent était "Ken le survivant" dans une version déformée par un doublage ridicule. Et là, au détour d'une page, on découvre un autre univers, un télescopage mortel entre Sade et les estampes japonaises, entre Maldoror et un Godzilla sexualisé. Je n'ai jamais oublié ce dessin; quelle émotion de le découvrir enfin dans une édition française, presque un quart de siècle après la première fois... j'ai l'impression qu'une injustice a été réparée.

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Place maintenant à des extraits de ce superbe recueil.

"La demeure de la chair", une des histoires les plus connues de Kazuichi Hanawa, donnant son titre au recueil. L'histoire ne fait que dix pages mais elle est vraiment représentative de ce mélange de sexe et de mort qui définit l'Ero Guro; en voici trois pages.
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Notez bien ce mélange : un superbe corps nu, en sang, mourant... c'est la quintessence de l'art de l'Ero Guro.

Autre histoire, "Le rouge et la nuit", toute aussi violente et superbe pour son dessin.
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D'autres extraits de ce recueil.
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Voici maintenant d'autres extraits d'histoires, datant aussi des années 70, mais avec un style graphique moins maitrisé par l'auteur si on compare à ses dessins ci-dessus.
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Voici maintenant des livres de Hanawa, en japonais, tirés de ma collection personnelle.
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Recueil publié en 1994 et trouvé à la librairie "Un regard moderne" de St Michel, le temple de la culture underground. A noter que l'encre utilisée pour tout le livre est bleutée et non pas noire, ce qui confère une certaine atmosphère aux histoires.

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Autre recueil de Hanawa où apparait la fameuse histoire "La demeure de la chair". Ce livre a été publié en 1996 au Japon et je l'ai acheté la même année dans la librairie "Un regard moderne".

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Posté par David Yukio à 21:05 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

01 septembre 2013

Urotsukidoji, tentacules dans jeunes filles



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L'histoire
Urotsukidoji est un manga et dessin animé porno japonais, devenu culte en occident depuis le milieu des années 90. Ce manga s'est décliné en film et en plusieurs séries d'OAV (Original Animation Videos) mais c'est le film, réalisé par Hideki Takayama, qui a déclenché la folie autour de ce titre; il fit scandale à l'époque car il fut le premier à mettre en scène des viols par des monstres armés de tentacules. Néanmoins il ne faut pas oublier que à la base c'est un manga, hentai et fantastique, de Toshio Maeda, publié dans les années 80. Il a eu un grand succès grâce à son style très réaliste, des décors fouillés et, comment dire, des scènes sexuelles très crues et très excitantes malgré, ou à cause, de la censure habilement contournée.

Voici un résumé de l'anime tiré de wikipédia "Une légende connue de tous les êtres - sauf des humains - raconte que tous les 3 000 ans le monde des humains (ningenkai) est uni avec le monde des démons (makai) et des homme-animaux (jūjinkai) par la renaissance de l'être suprême, le Chōjin, le dieu des dieux. La saga suit Amanojaku (un homme-animal) dans sa quête pour trouver le vrai Chōjin parmi les humains et s'assurer l'arrivée de ce monde meilleur. Cependant ses croyances sont ébranlées lorsqu'il rencontre de nombreux démons recherchant le Chōjin afin de le détruire et d'empêcher la fusion des trois mondes".

La liste des séries détaillées ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Urotsukidoji.


Les couvertures de l'édition manga japonaise.
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Canalblog Manga Urotsukidoji Tome04

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Tome 1 de la version française, sorti en 2002 dans la collection Extreme Manga.

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L'édition française du film.


L'aspect fantastique est omniprésent au travers des nombreux monstres, en fait des démons, qui veulent tuer le super démon, mais aussi par de gentilles démones ou démonesses.

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Les personnages principaux.

Tatsuo Nagumo, le héros involontaire de l'histoire. C'est lui qui doit faciliter la venue dans notre monde du Chōjin.
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Akemi Itô, la copine de Nagumo qui s'avèrera être la mère du Chōjin. Elle subira beaucoup beaucoup d'outrages sexuels dans ce manga, pour le plus grand plaisir des démons.
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Yūichi Niki, un humain qui sera utilisé par les démons pour détruire le Chōjin.
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Jyaku Amano, un "gentil" démon, très immoral, qui cherche à protéger le Chōjin des autres démons.
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Megumi Amano, la soeur nymphomane de Jyaku, toujours partante pour faire plaisir aux humains.
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Kuroko, l'aide de Jyaku dans sa tâche; un petit obsédé qui n'hésite pas à jouer au rôle du spéléologue de l'intimité féminine en entrant en entier dans celle-ci (voir plus bas).
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Le fameux Chōjin qui doit unir les différents mondes.
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un des démons qui cherche à détruire le Chōjin pour protéger son propre univers.
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La censure
Le manga présente de multiples techniques pour censurer les sexes et poils pubiens car à l'époque la censure était bien plus intransigeante qu'aujourd'hui.

On démarre avec un grand classique, le sexe caché par une pastille noire; pastille ronde ou carrée, allez savoir pourquoi.
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Autre classique, le sexe transparent :-)
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La technique du sexe en ombre. Dans le deuxième exemple, le sexe passe de l'ombre à la transparence par je ne sais quel mystérieux phénomène physiologique.
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Autre astuce, le sexe inexistant! Il n'est ni masqué ni caché mais tout simplement non dessiné!
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Sinon on peut utiliser des objets ou éléments du décors judicieusement placés pour cacher les sexes mais, comment dire... ça me semble bien plus excitant que sans censure.
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Et comme dit en introduction, Urotsukidoji est un manga célèbre pour ses pénétrations hors-norme de tentacules dans de jeunes et innocentes jeunes filles. Voici un petit florilège de cette spécificité japonaise qui permet aussi de contourner la censure puisque celle-ci est beaucoup plus laxiste dans le cas de rapports avec des non humains... (allez savoir pourquoi!).
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Parité oblige, certains hommes aussi auront affaire aux tentacules démoniaques; bien sur ça se terminera mal pour eux.
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Autres
Maintenant qu'on a bien étudié la censure dans ce manga, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer d'autres images bien hot et assez délirantes de ce manga exceptionnel.

Tout d'abord, un petit démon qui a décidé de faire un fist à sa voisine et qui va aller dire bonjour à son utérus. Ensuite le fameux démon qui se transforme en géant taille hulk et continue à s'amuser avec sa copine qui n'en espérait pas tant. Et on finit par une nana élastique roulée en boule... un manga délirant je vous dit!
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Autre particularité de ce manga, les personnages s'envolent pour un oui ou pour un non, grâce aux pouvoirs des démons, souvent dans des positions acrobatiques, donnant une vue plongeante sur leur intimité qui est ainsi généreusement exposée aux regards.
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Urotsukidoji est aussi un manga très gore, les gens y meurent souvent dans d'atroces souffrances après avoir servi de chair à sexe.
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A noter que les décors de ce manga sont bien plus travaillés que dans d'autres BD, même non hentai, ce qui contribue à renforcer l'aspect réaliste et excitant des histoires. Dans certaines planches, on se croirait dans un manga de Mitsuru Adachi.Canalblog Manga Urotsukidoji04 02

 

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14 août 2013

"Un drôle de père", portraits de Rin la petite fille orpheline



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"Un drôle de père" est un manga en dix tomes, paru chez Delcourt, de l'auteur Yumi Unita. Il raconte l'histoire de la petite Rin, une fillette adoptée par Daikichi, après le décès du père de Rin, qui s'avère être également le grand-père de Daikichi (oui, je sais, ça devient compliqué).

Rin est une enfant triste, songeuse, bouleversée par le décès de son papa alors qu'elle était en bas âge et par l'absence de sa mère. Nous suivrons au cours des volumes la vie quotidienne de Rin, de petite fille à jeune femme, avec ses peines de coeur, sa découverte de la vie, ses relations pas simples avec son père adoptif qui est aussi son neveu (si je ne me trompe pas :-) )...

Dans cet article j'ai juste voulu rendre hommage au grand talent de dessinatrice de Yumi Unita. Elle a créé un personnage touchant, très émouvant, heurté par la brutalité de la vie, et qui arrivera pourtant à s'en sortir grâce à sa forte personnalité. Ses portraits de Rin enfant sont superbes, ils ont une touche maternelle qui est visible immédiatement, on sent l'amour d'une mère pour son enfant dans ces dessins si tendres, bien éloignés des portraits d'enfants ou de femmes qu'on voit en général dans les mangas dessinés par des hommes.

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25 juin 2013

Animapa, fanzine participatif sur l'animation japonaise et les mangas (1992 - 2000)


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Le fanzine Animapa sur l'animation japonaise et les mangas fut créé par Philippe Lhoste dans les années 90. C'était un fanzine très particulier dans le sens où il était diffusé uniquement aux contributeurs du dit fanzine; c'est ce que nous pourrions appeler aujourd'hui un fanzine participatif.

Ce fanzine aura 25 numéros (si on compte le numéro 0), de Février 1992 à Janvier 2000, soit huit années d'une grande aventure humaine pour ceux qui y ont participé. Pour rappel, nous étions à l'époque pré-Internet où partager sa passion sur l'animation japonaise et les mangas était extrèmement difficile, surtout pour les non parisiens, et mal vu des gens dits "normaux". C'était une époque où il fallait taper à l'ordinateur ou à la machine à écrire ses articles, les envoyer par la poste, les photocopier...  bref, un autre monde où il fallait prendre son temps et où tout n'était pas accessible immédiatement.

Quelques grands noms du milieu de la japanime française auront participé à ce fanzine, comme Yvan West Laurence, Cédric Littardi...

L'aventure commence dans un autre fanzine, Sumi Joohoo numéro 0 de novembre/décembre 1991, où Philippe expose son concept. Voici le texte complet du manifeste (j'ai juste supprimé l'adresse postale de Philippe dans la photo ci-dessous).

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Canalblog Revue Animapa Manifeste
"Projet de création d'une APA

Philippe Lhoste

Je propose ici de créer une APA ayant pour thème l’animation, et en particulier l’animation japonaise, ainsi que tout ce qui gravite autour : mangas, BGM (BOF en français), maquettes, etc.

Qu’est-ce qu’une APA ? Aha, en voilà une question qu’elle est bonne ! Une autre question ?
Par exemple, que veut dire cet acronyme ? Ça c'est facile, ça veut dire Amateur Press Association. En effet, c'est un concept né aux Etats-Unis, où il est très prospère (yop-là-boum). Il y a là-bas des APA sur tous les thèmes imaginables, et il existe même un annuaire les recensant. En France, il n’y en a que deux à ma connaissance.

Tout ça ne vous dit pas ce qu'est une APA, me direz-vous. Vous avez raison. En résumé, une APA est une association informelle, sans but lucratif, composé de 10 (minimum vital) à 40 (maximum pour éviter l’asphyxie) membres. Ces membres, les apaïens envoient régulièrement (périodicité à définir, mensuelle, bimestrielle…) une participation (ou aparticipation ou contribution ou contrib), qui peut être une lettre où il parle de sa passion et répond / réagit éventuellement aux contribs des autres, un article sur sa série ou son auteur préféré, une fiction, des dessins, etc.
Les contributions sont envoyées à un responsable qui, après une date limite, les réunis recto-verso et en fait une photocopie reliée à autant d'exemplaires qu'il y a de membres et les envoie à chacun. Qui le lit et prépare sa contrib pour le prochain, et ainsi de suite. Au fil des numéros, on en vient à se connaître et à dialoguer, ce qui fait tout l’intérêt d’une APA : pouvoir donner son opinion, connaître celle des autres, échanger des idées et des informations.
Le tout est financé par un compte individuel que chacun alimente régulièrement, et qui est débité par les frais d’impression et d’envoi (uniquement ! C’est entièrement bénévole. En cas d’abandon, le compte est remboursé).

L'intérêt est que la liberté d'expression est totale : il n'y a personne pour sélectionner ou censurer. On peut y mettre ce qu’on veut (de préférence dans le thème choisi). Il n’y a pas de limitation de place, il est seulement demandé d’envoyer des feuilles entières pour simplifier la pagination. La contrib minimale est d’une page, il n’y a pas de maximum (dans des limites raisonnables, pour votre roman, demandez à un éditeur, ou alors envoyez-le sous forme de feuilleton). Il est très fortement recommandé de dactylographier sa participation, ou à la rigueur d’écrire très lisiblement, sur une feuille de format A4 (21x29,7 cm) (ou A5, la moitié, si ce format est adopté et si c’est possible).

L'originalité du concept est que ce sont ceux qui écrivent les articles qui financent leur diffusion. Deux types de financement sont possibles (entre autres) :
Le système originel, veut que chacun paie la duplication de sa participation. Certains envoient même leur contrib, déjà dupliquée (permettant un contrôle précis du prix et de la qualité). Mais c'est assez injuste puisque les plus actifs doivent débourser plus, et ceux qui ne participent pas à un numéro donné ne payent que les frais d'envoi (ou ne reçoivent rien...). Une variante plus égalitaire fait payer aux non-participants une partie du financement du tirage.
Une autre système fait tout simplement payer à chaque membre recevant un exemplaire les frais d’impression de ce numéro, plus les frais d'envoi. C'est plus éloigné du concept original d'APA, mais plus simple à gérer et plus égalitaire. C'est celui qui est adopté dans les APA françaises (APA de SF et APA de rock).
Dans tous les cas, il est fortement incité à participer, l'altitude "abonnement passif à un fanzine" étant découragée, s'il le faut par exclusion en cas de non-participation répétée. On peut rater une participation, par manque de temps généralement, mais trop d’absences peuvent être sanctionnées.

Pour que cette APA démarre, il faut des participants. Je demanderai donc à tous ceux qui sont intéressé de m'envoyer une première lettre, avec évidement votre nom et adresse complète, une courte présentation de vous-même et de ce qui vous intéresse, et des votes : quelle fréquence préférez-vous, quel format (A4 permet une bonne reproduction des dessins, A4 réduit à A5 fait faire des économies de duplication et de frais d’envoi), quel système de financement désirez-vous, quel nom suggérez-vous pour cette APA ? (Par exemple, APAnime ou jAPAnimation, bien que je n'aime pas trop ce dernier terme. APA dans le titre n'est pas obligatoire mais préférable.)

Je prends en charge provisoirement les frais de ce premier numéro constitué de vos lettres. Si j’ai suffisamment de réponses, il sera déduit de vos futurs comptes, sinon, j’en serai de ma poche, mais j’en prends le risque. C’est pourquoi je vous demande de ne pas m'envoyer de chèque avec votre première contrib. Mais un timbre pour le retour serait apprécié. Réponse assurée dans tous les cas.

Tous à vos claviers, et envoyez votre prose à l’adresse donnée en haut de cette feuille ; A bientôt !"

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Voici l'ensemble des couvertures, avec leur date de parution; la date mentionnée est celle à laquelle j'ai reçu le fanzine et non pas la date figurant parfois sur la couverture qui était juste une date prévisionnelle de sortie du fanzine. Je mets aussi, pour quelques numéros, le nombre de participants et de pages pour vous donner une idée de son importance.

Chacune des couvertures était une création originale d'un des participants. Je mets ici la couverture et la quatrième de couverture, sauf dans les cas où cette dernière est la fin d'un article et non pas un dessin (exception du dernier numéro où, par nostalgie, j'ai voulu mettre les dernières lignes de ce fanzine qui m'a beaucoup tenu à coeur et permis de rencontrer bien des personnes formidables).


Canalblog Revue Animapa00 Recto
Numéro 0 Février 1992, dix participants, 24 pages

Canalblog Revue Animapa01 Recto

Canalblog Revue Animapa01 Verso
Numéro 1 Mai 1992, 76 pages

Canalblog Revue Animapa02 Recto
Numéro 2 Juin 1992

Canalblog Revue Animapa03 Recto

Canalblog Revue Animapa03 Verso
Numéro 3 Août 1992

Canalblog Revue Animapa04 Recto

Canalblog Revue Animapa04 Verso
Numéro 4 Octobre 1992

Avec le numéro 5, Animapa fait deux volumes du fait du nombre des participants et de la taille des contribs. On est à la période forte du fanzine, qui durera presque trois ans jusqu'au numéro 15.

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa05 Tome02 Recto
Numéro 5 Décembre 1992, tome 1 88 pages, tome 2 80 pages

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Verso
Numéro 6 Mars 1993

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Verso
Numéro 7 Avril 1993

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Numéro 8 Juillet 1993

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Numéro 9 Septembre 1993

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Recto

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Numéro 10 Novembre 1993, 22 participants, tome 1 116 pages, tome 2 104 pages

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Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Recto

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Numéro 11 Décembre 1993

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Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Recto

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Numéro 12 Avril 1994

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Numéro 13 Juin 1994

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Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Recto

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Numéro 14 Janvier 1995

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Numéro 15 Juin 1995

Canalblog Revue Animapa16 Recto

Canalblog Revue Animapa16 Verso
Numéro 16 Novembre 1995 - nous repassons à un tome seulement, 8 participants, 96 pages

Canalblog Revue Animapa17 Recto

Canalblog Revue Animapa17 Verso
Numéro 17 Janvier 1998, 5 participants, 26 pages.
Animapa revient après une absence de deux années, la lassitude se fait sentir, le nombre de participations a chuté, plusieurs personnes ne reviendront plus... dommage.

Canalblog Revue Animapa18 Recto

Canalblog Revue Animapa18 Verso
Numéro 18 Mars 1998

Canalblog Revue Animapa19 Recto

Canalblog Revue Animapa19 Verso
Numéro 19 Juin 1998

Canalblog Revue Animapa20 Recto

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Numéro 20 Octobre 1998

Canalblog Revue Animapa21 Recto

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Numéro 21 Mars 1999

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Numéro 22 Juin 1999

Canalblog Revue Animapa23 Recto

Canalblog Revue Animapa23 Verso
Numéro 23 Août 1999

Canalblog Revue Animapa24 Recto

Canalblog Revue Animapa24 Verso
Numéro 24 Janvier 2000, 4 participants, 24 pages (il y a un rectangle blanc car j'ai supprimé les noms des contributeurs).

Dernier numéro et fin d'une belle aventure papier mais Internet est là et prends le relais :-)


Posté par David Yukio à 22:47 - Livres, revues... - Permalien [#]

09 mars 2013

Androïde, manga porno publié dans la revue Mutants en 1985



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Nous sommes en France, début 1985, soit deux ans et demi avant que Dorothèe ne quitte Récré A2 et ne crée Le Club Dorothée et six ans avant la publication d'Akira par Glénat!

A cette date seuls quelques très rares mangas ont déjà été publiés en France http://japon.canalblog.com/archives/2010/09/05/18984219.html sans grand succès. C'est alors que surgit la revue Mutants, avec la traduction en français d'un manga pornographique (le premier en France?) appelé Androïde, dessiné par Sesaku Kanoh avec un scénario de Kazuo Koike. Pour les connaisseurs, Kazuo Koike est le scénariste du fameux manga "Kozure ōkami" aussi connu sous les noms de "Lone Wolf and Cub" ou "Baby cart".

Le numéro 2 de Mutants que je possède contient 180 pages de ce manga.

L'histoire est celle d'un savant appelé Tokyo, spécialisé dans les androïdes qui construit ceux utilisés dans les tests de sécurité des voitures Volkswagen. Le problème est que ce savant a créé un robot à son image, Oscar, qui est son double maléfique et, bien sur, une bête de sexe :-)

L'histoire est anecdotique, il y a certes des meurtres, des accidents, des trahisons mais elle est prétexte à des dessins pornos, à des étreintes hommes-femmes classsiques, parfois SM. Intéressant mais bon, tout est flouté (années 80 oblige) et les dessins ont mal vieilli selon moi.

Néanmoins cette BD restera un jalon dans la difficile histoire du manga en France comme le premier manga porno traduit, à ma connaissance.

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24 février 2013

L'univers des mangas de Thierry Groensteen, le premier livre sur les mangas en France


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En janvier 1991, au tout tout début de la déferlante manga qui allait submerger la France, Thierry Groensteen a publié ce qui reste comme le premier livre sur le phénomène manga en France : "L'univers des mangas - Une introduction à la bande dessinée japonaise". Ce livre a été conçu par le CNBDI (Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image) à l'occasion du 18ème salon international de la bande dessinée d'Angoulème de 1991 dont l'invité était le Japon.

Dans le titre il est bien précisé que c'est une introduction à l'univers de la BD japonaise mais, pour l'époque, c'est un cadeau tombé du ciel, une divine surprise pour les fans de dessins animés japonais puisque rien n'existait à l'époque, hormis un fanzine comme Mangazone; pour rappel le premier numéro d'Animeland date d'avril 1991, soit trois mois après la parution de ce livre. Certes il s'agit d'un essai sur le manga et non pas sur l'animation japonaise mais quelle bouffée d'oxygène pour les fans méprisés et moqués de l'époque (j'en sais quelque chose!) que de découvrir ce livre à la FNAC, exposé sur un présentoir, comme signe de reconnaissance de cet univers extraordinaire.

Ce livre est un incontournable et, avec Akira, marque le début d'une période faste pour la culture populaire japonaise en France.

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"La bd japonaise est en termes quantitatifs, la première du monde. Beaucoup plus diverse que ne le donnent à penser les dessins animés diffusés sur nos écrans souvent passionnante déconcertante aussi par certains aspects elle demeure presque totalement inconnue des bédéphiles européens.

Ce livre, le premier ouvrage français consacré au phénomène manga, rassemble, en six chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à réécrire l’histoire du 9E art en y intégrant l’un de ses principaux foyers de production vingt-cinq dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

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"Sommaire

Avant-propos Pare 5
1. Chronologie Jalons pour l'histoire des mangas page 9
2. Une industrie du divertissement page 19
3. Autres thèmes, autres styles Quelques éléments d'esthétique page 27
4. Quand la BD sort des planches page Si
5. Osamu Tezuka, le fondateur page 63
6. Le tour des mangas en 25 auteurs page 89
Les mangas, produit d'exportation? par Jean-Paul Jennequin page 127
Bibliographie page 133 "


Voici un exemple des trésors renfermés par ce livre, très richement illustré.
Tout d'abord, un historique du manga au Japon avec l'incontournable Ashita no Joe.

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 La même page, agrandie.
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Ensuite des pages et des pages d'étude sur le manga, sa structure narrative, le découpage des planches bien différent de la BD franco-belge, les spécificités de cette BD qui ne doit que très peu à la BD occidentale...
Un extrait de Touch de Mitsuru Adachi qui m'avait beaucoup marqué à l'époque.

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On continue avec un panorama des mangakas les plus importants des années 60, 70 et 80, comme Leiji Matsumoto, Akira Toriyama.

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Ce livre fut un tel succès qu'une nouvelle édition est sortie cinq ans plus tard, en 1996, avec un chapitre dédié au marché du manga en France puisque celui-ci commença vraiment à cette époque.

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"La BD Japonaise, appelée manga, est en termes quantitatifs, la première du monde. Les dessins animés diffusés sur nos petits écrans en ont donné aux Français une image réductrice et infidèle. Il s'agit en effet d'une production extrêmement diversifiée, déconcertante par bien des aspects, mais quelquefois passionnante.

Cette nouvelle édition revue et mise à jour paraît alors que se multiplient les traductions françaises de mangas, suscitant un engouement considérable. Premier ouvrage français consacré à ce phénomène, l'Univers des mangas rassemble, en sept chapitres bourrés d'informations, tout ce qu'il faut savoir pour aborder cet autre continent de l'imaginaire, peuplé de samouraïs, de robots, de petits employés, de jeunes filles en fleur, de monstres et de gangsters.

Rédigé dans une langue simple et précise, et très abondamment illustré, cet ouvrage invite à reconsidérer l'histoire du 9e art en y intégrant l'un de ses principaux foyers de production. Vingt-neuf dessinateurs parmi les plus importants font l'objet d'un article particulier."

CanalBlog Livres Univers Mangas15
"SOMMAIRE

AVANT-PROPOS page 5
1. CHRONOLOGIE Jalons pour [histoire des mangas page 9
2. UNE INDUSTRIE DU DIVERTISSEMENT page 19
3. AUTRES THÈMES, AUTRES STYLES Quelques éléments d'esthétique page 27
4. QUAND LA BD SORT DES PLANCHES page 53
5. OSAMU TEZUKA, LE FONDATEUR page 63
6. LE TOUR DES MANGAS EN 29 AUTEURS page 89
7. MANGAMANIA: LA FRANCE À L'HEURE JAPONAISE page 131"


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10 février 2013

Revue Génération 4 n°31 Mars 1991 - Akira, Mourir pour le Japon, Rêves d'enfants

 
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Le numéro 31 de la revue Génération 4 de Mars 1991 conserve dans mon esprit une place particulière puisque c'est la première fois que je lisais dans une revue grand public des articles consacrés aux mangas et à l'animation japonaise.

Cette revue sur les jeux vidéos nous a offert ce mois là trois excellents articles sur des mangas traduits, enfin, en français, à savoir l'immense Akira, Gen d'Hiroshima (Mourir pour le japon) et Rêves d'enfants.

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"Débarrassez vos étagères, faites place, voici venir la première BD mondiale du XXIe siècle: Akira. Une saga qui s'étire sur plus de 2000 pages. Un vrai phénomène de société au Japon; près de deux millions de lecteurs. L'histoire? 2019. Sur les ruines de Tokyo dévastée par un holocauste, Neo Tokyo, une mégapole tout aussi impressionnante, élève ses tours. Violence, drogue et état policier se déchirent la ville. Une bande de motards menée par Kaneda va se retrouver mêlée à un conflit politico-militaire dans lequel sont impliquées les plus hautes instances de Néo-Tokyo. Lors des courses, Tetsuo, un des membres du gang et ami d'enfance de Kaneda, est blessé en entrant en collision avec un petit garçon. Enlevé par des scientifiques militaires, Tetsuo transformé en cobaye va peu a peu prendre conscience du pouvoir qui le dévore. "Contacté" mentalement par Akira (que toutes les instances essayent de manipuler), il va s'échapper et tenter de le retrouver avant de ne plus contrôler ses nouveaux pouvoirs psychiques. Parti à la recherche de son ami, Kaneda va rencontrer des terroristes qui essayent de renverser le régime en approchant ce mystère Akira (que je ne dévoilerai pas). Ça a l'air simple, mais croyez-moi ça ne l'est pas et même l'auteur, Katsuhiro Otomo, a bien du mal à se dépêtrer de cette interminable et haletante saga qui dure depuis sept ans au Japon et aborde des thèmes de plus en plus philosophiques (la légende veut que ce soit Jodorowski lui-même qui ait soufflé la fin à Otomo, mais il faudra attendre au moins un an pour que le dernier volume paraisse au Japon et voir). Quoi qu'il en soit, c'est la claque! Même si à force d'en parler, le pétard est un peu mouillé, la sortie d'Akira dans un format enfin normal, cartonné et diffusé dans toutes les bonnes librairies, est un petit événement. Vous allez enfin pouvoir découvrir ce qui passionne les Japonais depuis 84 : une série si vaste et plébiscitée qu'un dessin animé de long métrage avec une première fin parabolique a été tournée en 1988. Et pour ceux qui aiment les belles images dessinées, pourquoi ne pas aller faire un tour au Japon, puis aux USA pour découvrir les secrets de fabrication de ce qui s'annonce comme un dessus grands best-sellers mondiaux et de toute façon, la première BD à réunir (non sans mal) l'Orient et l'Occident (si l'on excepte les estampes).

La BD au Japon est une affaire sérieuse. D'abord on dit manga (traduisez image drôle). Ensuite il y a plus de 3 millions de lecteurs, de tout âge et de tout sexe. Achetés comme un journal, ces pavés noir et blanc de 300 pages sont lus dans le métro ou le bus et abandonnés tout de suite après (quand je pense qu'on a du mal à les trouver en France...). Il existe même des distributeurs automatiques pour les accros noctambules ou insomniaques. Et comme dans la nature, il y en a pour tous les goûts: de la romance à l'eau de rosé au polar sexe ultra-violent en passant par l'humour gag et même un Spiderman bridé! Kodansha, l'honorable et heureux éditeur d'Akira, se définit lui-même, et sans fausse modestie, comme une compagnie moyenne, avec ses tirages moyens de 1,5 million d'exemplaires par semaine et ses bénéfices nets de 2 milliards de francs. Moyen quoi...

Akira a pour la première fois comblé le fossé culturel. Mais de quelle profondeur était ce fossé? Premier gouffre: les Japonais écrivent et donc lisent verticalement de droite à gauche. Au début, migraines et embrouilles garanties pour la VO (de toute façon incompréhensible pour ceux qui ne lisent pas le Japonais dans le texte). Il suffit en fait de les lire... avec un miroir. C'est sur ce principe physique tout bête qu'Epic, la branche adulte de Marvel, va pouvoir adapter Akira sur les marchés occidentaux. C'est ce travail-là, cette collaboration éditoriale et artistique toute bête en apparence, gui se révèle être une grande aventure. A partir des pages originales d'Otomo, des tirages photo inversés sont envoyés aux Etats Unis avec une première traduction Japonais-Anglais. C'est à New York, chez Marvel, que les bulles verticales, les onomatopées et autres cris stridents sont gommés sur ce tirage et les traits redessinés de telle façon qu'aucune retouche ne soit visible. Pendant ce temps la traduction est retravaillée par un pro du dialogue. Imaginez sa peine quand une idée s'exprime en trois mots en Japonais; il lui en faut au moins 10 en Anglais (et 25 en Français). "

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"Les corrections apportées, le texte rédigé et les bulles horizontales correspondantes, sont indiqués sur la nouvelle page. Le tout est alors envoyé au Japon pour contrôle. Une fois la totalité de ces modifications dûment visée et approuvée par Otomo ou ses honorables assistants mandatés, le paquet repart pour les Etats-Unis, direction le lettreur. Ce dernier dessine les nouveaux ballons et écrit les textes à l'intérieur. Une fois son boulot achevé et les fautes corrigées, devinez où vont les pages? Au Japon! D'autres honorables assistants vont cette fois vérifier si chaque personnage dit bien son texte et non pas celui d'un autre et si les bulles sont assez bien dessinées. C'est au coloriste de rattraper le bébé. Steve Oliff va d'abord indiquer sur des photocopies sa vision couleur de la page. Il indique les lumières, les ambiances... et renvoie le tout au Japon. Une fois l'accord donné, il peut s'attaquer à la phase informatique. En effet, le petit père Oliff, aidé de son équipe les "Olyotpics Computer Crew", s'est déjà fait un nom dans la BD américaine. Il utilise le procédé Pixelcraft couplé avec un scanner et un traitement de texte graphique pour obtenir des couleurs beaucoup plus nuancées et surtout retravailler au point par point les modelés ou les effets de lumière. Le tout, sauvegardé sur disquette, est enfin envoyé à l'imprimeur. Les chromalins sont envoyés à nouveau au Japon, pour un dernier contrôle de qualité.


Peu à peu, tous les pays viennent à Akira. L Allemagne, le Portugal, la France, l'Italie, l'Espagne ont craqué, ces trois derniers pays s'associant pour éditer deux fois par mois un magazine au format légèrement plus grand que les Comics et à la présentation quelconque. Suite à ces cafouillages la parution est devenue mensuelle, comme tout magazine qui se respecte.


Pour bien commencer l'année, Glénat nous offre donc le premier tome tant attendu de l'intégrale d'Akira. Présentée sous un format de qualité avec une maquette audacieuse, cette parution souffre malheureusement d'une traduction approximative. Quoiqu'il en soit, les 180 pages de ce premier volume plongent très rapidement le lecteur dans l'histoire qui démarre sur les chapeaux de roue. Toute la force du trait et des cadrages explose au fil des pages, et on s'attache immédiatement aux divers personnages. Un album à posséder absolument.


Pour en savoir plus sur les mangas, un fanzine semestriel, Mangazone, peut se révêler intéressant. Son adresse: Mangazone, association Saga, 68 rue Jacques Prévert, Bât. G, Appt 141, 95320 St-Leu-La-Forêt. Sinon une librairie spécialisée dans l'import et la vente par correspondance: Dangereuses visions, 81 rue de la Monnaie 59800 Lilles.

Bien qu'au Japon toutes les BD les plus appréciées fassent tôt ou tard l'objet d'une adaptation à la télé ou au cinéma (dessins animés, feuilletons ou films), Otomo était contre ce genre de vulgarisation de son oeuvre maîtresse Akira. Son scénario était trop dense, le nombre de personnages et de détails trop important, selon lui, pour être correctement adapté. Mais devant l'engouement et la pression du public, Otomo a cédé. II devient pour l'occasion scénariste, adaptateur, "designer", scripte et réalisateur d'un "film". Il ne garde que la trame de l'histoire d'Akira, ainsi que les décors, la mégapole Neo Tokyo, une ville tout droit sortie du monde cyberpunk imaginé par l'écrivain William Gîbson (Neuromancer).


L'histoire débute toujours par la destruction de Tokyo par une force inconnue. Puis, saut dans le temps, on se retrouve en 2019 dans un Neo Tokyo reconstruit sur les ruines de la capitale japonaise. Les vingt premières minutes sont d'ores et déjà d'anthologie. Une succession de cascades et de poursuites en moto au coeur d'une ville sinistre et violente. En toile de fond, une guerre de gangs sauvage, sans pitié, avec Kaneda, un des chefs et Tetsuo, son ami, gravement blessé par un enfant aux pouvoirs para-nor¬maux. Suite à cette blessure, il développe des pouvoirs psychiques incontrôlables, qui pourrait bien cette fois aboutir à la libération d'Akira, un terrible secret capable de détruire la terre toute entière. Le projet est financièrement et artistiquement si monstrueux à monter que 8 grosses compagnies japonaises (dont Bandai, Laserdisc Corporation et Kodensha, l'éditeur de la manga) se regroupent sous le nom d'Akira Comitee pour réunir les 7 millions de dollars nécessaires à la production du film. Fan de Walt Disney, Otomo fera honneur à son modèle. 160.000 dessins, soit trois fois plus que pour n'importe quel dessin animé "normal", ce qui donne une fluidité et une animation dignes d'un véritable film. Otomo n'hésita pas à utiliser d'ailleurs les meilleures techniques d'animation occidentales et les meilleurs techniciens en la matière. Avec en plus une palette de 327 couleurs dont 50 créées spécialement pour le film, le résultat est à vous couper le souffle. La bande son n'est pas en reste, alternant des périodes de calme et d'apocalypse sonore, les musiques rappelant plutôt celle d'un véritable film. A voir absolument.

L.FOX
La BD Akira - L'autoroute est éditée par Glénat"


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"Hiroshima, avril 1945. La ville vit sous l'emprise de la guer­re. L'Empereur, même s'il sait que la bataille est perdue, exige une défaite honorable. Pour ia population civile du Japon, ce comportement héroïque se chan­ge rapidement en cauchemar. Mobi­lisation des adolescents, famine, abus de pouvoir et dénonciations se succèdent, sur fond continuel de propagande belliciste. Antimilitaris­te, la famille Nakaoka va subir la haine et les tracasseries d'une popu­lace embrigadée, pour qui la voix deJ'Empereur a remplacé les opinions personnelles. Tandis que nous suivons leur lutte au jour le jour pour la survie, face à la faim et au mépris de leurs concitoyens, la des­truction d'Hiroshima se prépare... pour l'exemple! Né en 1939, Keiji Nakasawa a six ans lorsque la bombe atomique tue son père, sa soeur aînée et son frère cadet. Mar­qué à vie par cet événement, il lui consacrera la quasi-totalité de son oeuvre. En 1968, il publie Sous la pluie noire, une première vision de l'horreur d'Hiroshima, qu'il achèvera avec Soudain un jour en 1970. Puis, son récit devient autobiographique avec Mourir pour le Japon, publié à partir de 1972, qui raconte, presque au jour le jour, les quatre derniers mois que vécut sa famille à Hi­roshima avant la catastrophe. Té­moignage cru et direct, Mourir pour le Japon, malgré son gra­phisme hésitant (mais néanmoins typique des mangas japonais), est un indispensable réquisitoire contre la guerre. À lire absolument.
Darvirk RANDALK"

"La couverture l'annonce clairement, j'ai bien entre les mains le tome 1 de Rêves d'enfants, mais où est la fin! Katsuhiro OTOMO dans cette bd au dessin épuré, où la recherche dans les graphismes des décors, avec une trame onirico-policière, laisse percevoir le vide des grandes cités qu'elles soient françaises ou japonaises. L'histoire est simple, une série de meurtres inexpliqués à lieu dans une cité, les hommes en charge de l'enquête ne délaissent aucune piste et vont même jusqu'à émettre l'hypothèse d'un phénomène surnaturel. ..mais pourquoi tout révéler. L'action se situe dans trois lieux, la salle de réunion de la police locale, l'immense cité de cette banlieue japonaise et surtout point de passage de tous les enfants et seul lieu de communication et d'échange de ce microcosme : la place de la cité, sorte d'Agora des temps modernes. Tout le livre s'attache à décrire la vie de cet échantillon de civilisation, en insistant sur les maux de la société japonaise; l'angoisse des jeunes, le replis sur soi et cette non-communication responsable de toutes les rumeurs, seules informations que peuvent recueillir les policiers. L'histoire bien que banale permet à l'auteur d'exposer au travers de dessins sobres (noir et blanc) et riches en détails et grâce à des dialogues quelque-fois incohérents, toute la richesse du titre. Il illustre un univers de rêves dans un monde qui en est privé. Mais où donc est la fin

C. SLAHOUI"


Et puis, cerise sur le gâteau, une adresse postale (pas de lien Internet ni d'adresse mail à l'époque :-) ) du magazine Mangazone, référence pointue sur le sujet, et aussi celle de la librairie Dangereuses Visions de Lilles où j'ai acheté par correspondance beaucoup de mangas traduits en anglais, dans une édition US bien en avance sur la France!
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30 septembre 2012

Kawaii Café - le premier maid et cosplay café de Paris



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Canalblog Boutique Kawaii Café01Le Kawaii Café, un soir, doucement illuminé

L'entrée en plus grand.Canalblog Boutique Kawaii Café02

Canalblog Boutique Kawaii Café03

En Novembre 2011 un duo de passionnés de la culture Otaku a ouvert le premier café Maid et Cosplay de Paris. Ce bar s'appelle le "Kawaii Café" et il est dédié au cosplay, aux jeux vidéos, aux mangas et aux animés japonais. Sa situation géographique dans Paris est idéale car situé entre République et Oberkampf, au 20 rue de Nemours. Il est très facilement accessible par métro donc vous n'avez aucune excuse pour ne pas vous y rendre!


Si l'endroit peut sembler petit, l'ambiance y est chaleureuse, les gens décontractés et le personnel très serviable. La déco est entièrement tournée vers le monde du manga et de l'animation japonaise; on est clairement entre fans :-). Autre point important, le bar abrite régulièrement des évènements consacrés à la JPop, au rétrogaming... bref, il y a toujours de l'animation!!!!! Ajoutez à cela que le barman et la serveuse sont  toujours costumés, et vous aurez une idée de l'endroit.

Autre spécialité du lieu, les cocktails aux doux noms japonais comme "Aoi midori", "Japanese mojito", "Shinigami".

Vous l'avez compris, ce café est un passage obligé pour tout fan de la culture populaire japonaise!

Leur site web : http://www.kawaiicafe.fr/Le%20Kawaii%20Cafe.htm

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09 août 2012

"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga"



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Notes liées dans mon blog : Liste articles Tôkyô, le Japon, les japonais 


"Otaku Tôkyô isshukan - Une semaine au coeur de la passion manga" de Morgan Magnin est un petit guide touristique sur Tôkyô, destiné aux passionnés de la pop culture nippone, sorti en mai 2012 chez Univers Partagés éditions.

Prix : moins de 7€ pour la version papier et 2 euros en version kindle en août 2012.
Nombre de pages : 40 selon le web mais seulement 32 si on ne compte que celles imprimées (le reste étant constitué des couvertures et de pages blanches).
Dimensions : 14.5cm x 21cm.

Canalblog Livres Otaku Tokyo01

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"Voyager à Tôkyô est un rêve pour tout fan de pop-culture japonaise. Et si vous n'aviez qu'une semaine pour vous faire de mémorables souvenirs de passionné? Relevez le défi grâce à cet ouvrage! Il vous guidera vers les lieux emblématiques des anime/mangas et vous permettra de découvrir les différents visages de la capitale du Japon. Un compagnon de voyage et un concentré de culture otaku.

Morgan Magnin est Maître de conférences à l'École Centrale de Nantes, ainsi que Coordinateur culturel depuis 2007, après avoir été rédacteur pour le magazine Mangajima. Organisation d'événements, conférences, conseil, ... À travers ces actions pédagogiques, son but est de promouvoir la création dessinée auprès des jeunes et du grand public. Il est notamment le responsable du Pôle Asiatique du festival international de science-fiction Utopiales."


Ce guide pour otakus vous propose donc de découvrir la capitale japonaise sur une semaine en visitant les endroits dédiés aux mangas et animes. Ne perdons pas de temps, le livre est EXCELLENT, que ce soit pour le texte, dense et fourmillant d'informations, ou pour la multitude d'adresses et de quartiers référencés. Même les spécialistes de Tôkyô qui s'y sont rendus à de nombreuses reprises découvriront des endroits peu connus comme la Tôkyô Character Street ou Otome road. Il faut dire que l'auteur à déjà travaillé dans le milieu du manga et on sent le passionné dans ses écrits.

Le problème est qu'il est beaucoup beaucoup trop court, seulement 32 pages, et ce qu'on lit est tellement passionnant qu'on se dit "Déjà la fin?". C'est aussi dommage que chaque quartier n'ait droit qu'à une seule page, que ce soit le temple des otakus Akihabara, le mythique quartier de Shinjuku ou bien Shibuya; quatre pages ne seraient pas de trop tellement ces endroits sont riches et renferment des trésors.


A noter l'absence cruelle de carte qui permettrait de trouver rapidement les adresses référencées car, croyez-moi, Shinjuku ou Ikebukuro sont des quartiers gigantesques et, sans carte très précise, il est impossible de s'y retrouver.

Dernier bémol, les photos mériteraient d'être reproduites en plus grand car là elles sont beaucoup trop petites; celui qui n'est jamais allé à Tôkyô doit baver d'envie devant celles-ci mais pester de frustration à cause de leur toute petite taille.

En résumé, un achat indispensable pour tout fan d'animation et de mangas se rendant à Tôkyô, mais a utiliser en complément d'un "vrai" guide car celui-ci ne comporte aucun plan de la ville.


Le programme de la semaine, avec plusieurs quartiers visités par jour sauf le lundi, entièrement consacré à Akihabara.

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Exemple de la page consacrée à Shinjuku. Vu que les images sont limitées en taille chez Canalblog et que la police du livre est petite, j'ai coupé la page en deux pour que vous puissiez la lire intégralement et bien vous faire une idée du style de l'auteur.
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Canalblog Livres Otaku Tokyo04

Canalblog Livres Otaku Tokyo05


Posté par David Yukio à 18:03 - Tôkyô, le Japon, les japonais - Permalien [#]