Mon amour pour le Japon et Tôkyô

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11 novembre 2021

"Shin Tsunami" 1 de Tonkam Juin Juillet 1999

 

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Pendant des années, pour ne pas dire deux décennies, il fut quasi impossible de trouver sur le net des infos sur la revue "Shin Tsunami" de Tonkam. Grâce à un internaute, Florent MARCOUX, ce n'est plus le cas :-) Florent, un énorme énorme merci pour les scans du numéro 1 ci-dessous et aussi pour m'avoir donné un lien pour acheter le numéro 0 (voir article ici : http://japon.canalblog.com/archives/2021/09/08/39126361.html)

Cette revue faisait suite à Tsunami et était éditée par Tonkam. 
Pour ceux qui voudraient avoir plus d'infos, voici deux liens sur mon blog : 

 


Le numéro 1 date de Juin Juillet 1999.

La couverture

Canalblog Japon Revue Tsunami Shin Tsunami01 01


Le sommaire. Notez les couleurs, comment dire... chatoyantes :-) et la diversité des sujets abordés.

Canalblog Japon Revue Tsunami Shin Tsunami01 02

 

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L'édito; certainement de Dominique VERET même s'il n'est pas signé.

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Exemple d'article : "Le jour où Akira a débarqué" par Sébastien Langevin

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08 septembre 2021

Shin Tsunami 0 de Tonkam Mars 1999

 

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La revue Shin Tsunami, éditée par la librairie Tonkam, fait suite à leur mythique titre Tsunami. Ce dernier fut, dans les années 90, une mine d'or inoubliable pour tout fan français de japanime.

Tsunami fut publié de Juillet 1992 à Janvier 1997 et la revue Shin Tsunami commença son existence en Mars 1999, soit seulement deux ans après, avec un numéro 0. Il existe aussi un numéro 1, paru en juin/juillet 1999, sans que je sache si un numéro 2 fut réalisé. Visiblement, passer d'une revue consacrée à la culture populaire japonaise à une revue traitant plus largement de la culture asiatique n'a pas été une franche réussite et Shin Tsunami n'a pas su trouver son public. Petit avis perso, les illustrations et la maquette de Shin Tsunami faisaient bien plus amateur que Tsunami qui avait tout d'une revue professionnelle; ceci explique peut-être cela.


Pour ceux qui voudraient avoir plus d'infos sur Tsunami et Tonkam, voici deux liens sur mon blog : 



Quelques scans de ce numéro 0.
Couverture

Canalblog Japon Revue Shin Tsunami0 01

 


4ème de couverture

Canalblog Japon Revue Shin Tsunami0 02

 


Page n°0 car avant la page 1  :-)

Canalblog Japon Revue Shin Tsunami0 03

 

 

Page 1 Sommaire

Canalblog Japon Revue Shin Tsunami0 04

 

 

Page 2 Edito de Dominique Véret (vous ne savez pas qui c'est... oooooh, Google est ton ami!)

Canalblog Japon Revue Shin Tsunami0 05

 

 

Page 8 article de Laurent Mélikian, assez grinçant sur la vision des médias français vis à vis des mangas

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Canalblog Japon Revue Shin Tsunami0 07

 

 

Page 19 chronique par Fujisawa.s de deux sites web

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Page 33 publicité pour Tonkam Monge, la petite soeur de Tonkam Bastille dédiée à la musique japonaise et aux jeux vidéos

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12 avril 2021

Revue Tsunami de Tonkam : couvertures des 24 numéros de 1992 à 1997



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Voici les couvertures des 24 numéros de la revue Tsunami, de Juillet 1992 à Janvier 1997, éditée par le magasin Tonkam. Une revue trimestrielle puis bimestrielle, bourrée d'infos sur les sorties mangas qui, pour les fans de cette époque, garde une excellente réputation de professionnalisme, comme Animeland et Mangazone. 


Canalblog Japon Revue Tsunami01 01

Canalblog Japon Revue Tsunami01 02

Canalblog Japon Revue Tsunami02

Canalblog Japon Revue Tsunami03

Canalblog Japon Revue Tsunami04

Canalblog Japon Revue Tsunami05

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Canalblog Japon Revue Tsunami07

Canalblog Japon Revue Tsunami08

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Canalblog Japon Revue Tsunami10

Canalblog Japon Revue Tsunami11

Canalblog Japon Revue Tsunami12

Canalblog Japon Revue Tsunami13

Canalblog Japon Revue Tsunami14

Canalblog Japon Revue Tsunami15

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Canalblog Japon Revue Tsunami17

Canalblog Japon Revue Tsunami18

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Canalblog Japon Revue Tsunami20

Canalblog Japon Revue Tsunami21

Canalblog Japon Revue Tsunami22

Canalblog Japon Revue Tsunami23

Canalblog Japon Revue Tsunami24



Shin Tsunami N°1. Est-il sorti ou est-ce seulement une maquette? Les infos sur le web sont compliquées. Annoncé pour fin 1999, début 2000.

Canalblog Japon Revue Tsunami Shin Tsunami01



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25 octobre 2016

Animeland : index des 99 premiers numéros



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Animeland est LA revue sur l'animation japonaise en France et sur le manga, LA référence depuis plus de 25 ans et la publication du numéro 1 en avril 1991.

En octobre 2016 il y a eu 212 numéros de publiés! Comment faire pour se retrouver dans ces milliers de pages? A ma connaissance aucun index pour les 200 premiers numéros n'existe car je les ai tous chez moi et le dernier index remonte à avril 2004 avec le numéro 100. J'ai donc scanné cet index pour vous aider à vous y retrouver mais uniquement parmi les 99 premiers numéros.

Si les responsables d'Animeland souhaitent que je retire ces pages de mon article, scannées et mises en ligne sans leur accord, merci de me contacter via le formulaire de Canalblog et je le ferai dans les plus brefs délais.


Index des 99 premiers numéros d'Animeland (source Animeland 100).
Revue Animeland Index Revue Animeland100 200404 01

Revue Animeland Index Revue Animeland100 200404 02

Revue Animeland Index Revue Animeland100 200404 03

Revue Animeland Index Revue Animeland100 200404 04

Revue Animeland Index Revue Animeland100 200404 05

Revue Animeland Index Revue Animeland100 200404 06



Le dernier index fait par numéro et non pas par thème, celui du numéro 15, paru en 1994.
Revue Animeland Index Revue Animeland15 199409

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26 septembre 2015

"Spécial Japon - L'empire du soleil des sens" - Revue Photo numéro 225 de juin 1986



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Le numéro 255 de la revue Photo de juin 1986 était dédié au Japon avec un méga dossier de plus de cent pages. Il était sous-titré "Spécial Japon - L'empire du soleil des sens" et j'ai scanné les reportages les plus intéressants de ce numéro. Comme vous le verrez, peu de texte mais beaucoup de photos. En 1986 le Japon était encore pour les français un pays mystérieux, à l'autre bout du monde et plusieurs reportages de ce numéro de Photo font surtout dans le sensationnel et le spectaculaire.

Canalblog Revue Photo 1986 01

Canalblog Revue Photo 1986 02
"PHOTO N° 225 JUIN 1986 18 F
Notre couverture : Garo Aida. Recherche personnelle. 1985. Boîtier 4,5 x 6. Objectif 150 mm. Temps de pose : 1/60 s à f : 11. Film  Ektachrome 100 Iso. Flash électronique.

Page 4 Photo News
Nouvelles, expositions, images...

Page 44 Spécial Japon
Fascinant, déconcertant, irritant : le Japon tel que nous l'avons vu en avril 86.

Page 46 "A Day In the Life".
Pendant 24 h, cent photographes ont sillonné l'île, pour découvrir les visages multiples du Japon d'aujourd'hui.

Page 56 Yoshihiro Tatsuki
... ou l'extrême perversité.

Page 68 Stalin
Un groupe de rock soulève les passions d'un photographe : l'attrait de l'extrême violence.

Page 74 Kazuhiro Kobayashi
Un Japonais regarde l'Occident.

Page 78 Hiromi Tsuchida
Nié mais incontournable, enfoui mais toujours présent, l'éternel souvenir : Hiroshima.

Page 84 Noriaki Yokosuka
L'une des stars de la photographie de mode nippone : l'extrême sophistication.

Page 92 Tom Jacobi
Sous le regard d'un Allemand, des Japonais jouent à la guerre... l'extrême dérision.

Page 98 Kazumi Kurigami
L'un des meilleurs photographes de publicité : l'extrême créativité.

Page 106 Kishin Shinoyama
Le « Shinorama » : l'homme et la femme à l'heure de Tsukuba...

Page 114 Akira Ishigaki
Étonnant, délirant... l'extrême érotisme."

Canalblog Revue Photo 1986 03


"PACIFIC PRESS  
Dans un pays relativement fermé aux étrangers, un Américain, Bob Kirschem-baum, s'est installé et a créé l'agence photographique qui est devenue la plus importante du Japon : « Pacific Press ». Le marché de la publicité, y compris l'énorme marché du calendrier (qui mobilise des centaines d'entreprises publiant et distribuant chaque année des millions de calendriers) est de loin, le marché le plus lucratif. Bien que moins payé que les autres, celui de l'édition est assez vaste. Le marché des expositions de photographies artistiques est en plein essor, au niveau des galeries d'abord, mais aussi dans le cadre de grands magasins. Au Japon, la publicité et l'édition, sans oublier les créateurs impliqués, manifestent un intérêt grandissant pour les photographes étrangers. Pratiquement tous les grands photographes et la presque totalité des plus célèbres agences de presse européennes et américaines sont représentés sur ce marché, si peu compétitif mais tellement lucratif, par une petite demi-douzaine d'agences, toutes situées à Tokyo. La PPS, comme disent les Japonais, la Pacific Press Service est l'une d'elles. Alors que la plupart des autres agences se spécialisent, la PPS couvre tous les secteurs. Elle propose aux rédacteurs une inépuisable banque d'images et les services de ses photographes. Aujourd'hui trente-cinq personnes sont employées dans les bureaux de Tokyo et Osaka. La PPS a déjà organisé toute la mise en place et le déroulement de grandes expositions : Cartier-Bresson, André Kertész, Sarah Moon, Magnum Photos, Ansel Adams, et Robert Capa. En tout juste une semaine, en ce printemps 1986, la PPS a organisé à Tokyo une exposition consacrée à Edward Steichen, une autre sur Hiroshi Hamaya et enfin une exposition des photos publiées dans le livre « Un jour dans la vie du Japon»... Belle activité !"

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"Les cent photographes du projet lors de la photo souvenir réalisée par Neal Slavin. Depuis cinq ans, une fois par an, à date non fixe, la photographie mondiale connaît de curieuses migrations. Cent de ses meilleurs membres viennent de tous les coins de la terre, se retrouvent dans un pays précis, et le mitraillent en un jour, jusqu'à épuisement. L'aventure s'appelle «A day in the life of...» (un jour dans la vie de...). Elle a été imaginée par deux photographes américains, Rick Smolan (suite p. 132)"

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"8 HEURES, TOKYO.
Le marché aux légumes d'Akihabara. Photo : Neal Ulevich.

16 HEURES, OSAKA.
Punks japonais sur le pont du Dotombori. Il y a très peu de blondes naturelles au Japon... Photo : Roger Ressmeyer.

21 HEURES, SAPPORO.
Le Pachinko. Jeu (et obsession) national(e) japonais(e). 70 % des hommes et 30 % des femmes s'y adonnent régulièrement. 18 milliards de dollars passent chaque année dans ces machines. Photo : Raphaël Gaillarde."

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"22 HEURES, OSAKA.
Un hôtel « capsule ». Prix de la nuit : 120 F. Conçu à l'origine dans le quartier des plaisirs pour les gens ayant raté leur train, cette formule a été reprise dans tout le Japon. Attention ! Une seule personne par capsule! Photo : Roger Ressmeyer.

9 h 15, TOHNO.
(province d'Iwate). Un ingénieur agronome explique aux agriculteurs comment ramasser et emballer les laitues. Photo : Ian Llyod.

8 H 30.
Tous les matins le personnel de l'Asahikawa Coca-Cola fait des mouvements de gymnastique pendant dix minutes. Photo : Diego Goldberg."

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"11 HEURES, TOKYO.
L'hôpital Jujiin. Le meilleur du Japon pour la chirurgie esthétique. C'est ici, notamment, que mannequins, hôtesses et barmaids viennent se faire débrider les yeux. Une mode en vogue actuellement. Photo : Mark S. Wexler.

9 H 15, CÔTE DE SANIN.
Mannequins de police en fibre de verre. Le Japon a le taux de criminalité le plus faible du monde industriel. Un vol pour 144 aux États-Unis. Photo : James Nachtwey.

14 H 57, TOKYO.
La bourse, quelques secondes avant la fermeture. Photo : Paul Chesley."

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"8 H 30.
«Pousseurs de passagers» de trains bondés. Le plus important de l'équipement : les gants blancs, portés en permanence. Photo : Andrew Slawicki.

14 H 30, TOKYO (DISNEYLAND).
La rencontre de l'Extrême-Orient et de la conquête de l'Ouest par trois générations de Japonais. Photo : Dilip Mehta.

23 H 15, KINKI.
Gourmets d'un sushi bar. Photo : Yoshiaki Nagashima."

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"Jusqu'à sa dissolution au début de cette année, le groupe rock "The Stalin" a été l'idole de tous les teenagers japonais. En quatre ans et neuf disques, il s'est imposé comme le seul rival possible face aux vedettes anglo-saxonnes. Akira Ishigaki (voir Photo n°198), fasciné par la personnalité du chanteur du groupe, Michiro Endo, l'a suivi depuis ses débuts. Il vient de lui consacrer un livre non publié en Occident, où le texte apparaît sous la forme de ce surprenant poème : "J'étais (suite page 70)"

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"J'ETAIS AMOUREUX DU CORPS DE MICHIRO
(suite de la page 69) amoureux du corps de Michiro qui avait deux ans de plus que moi. Il portait un jean noir serré, sexy comme des pas de somnambule. La peau perlée de sueur. Il sent légèrement comme un petit garçon. Son regard est tiré vers la lointaine obscurité. Les muscles des fesses sont éclairés par la lumière des spots. Ils s'agitent pendant quelques secondes. Une seconde après, son corps saute en l'air en décrivant une courbe. Le fil électrique de son micro joue avec ce corps qui trace une belle courbe. Je regardais le corps d'un danseur qui a un langage tranchant comme un rasoir. Y avait-il eu auparavant un homme au corps aussi attirant? Voilà, il doit être le Nijinski d'aujourd'hui! Mais quelle tristesse! L'âme de son corps n'est jamais apparue dans la photo. Un jour son amour... Si cela continue ainsi, ça"

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"FAIRE UNE PHOTO C'EST SAISIR L'ETERNITE
fait mal au coeur. A ce moment-là, on me croit photographe homosexuel. Eh bien, je n'en suis un ni de très près, ni de très loin. Je tiens à remercier, "The Stalin", qui a fait preuve de gentillesse quand je l'ai dérangé sur la scène; M. Kato, un ami avec qui je bois; M. Mizuina qui m'a trouvé beaucoup de documents; M. Mugen Kanzaki, jeune vedette de la mode; M. Makoto Sekikawa rédacteur en chef de Takarajima, qui a compris mon amour et a réalisé ce recueil de photos qui font mal au coeur... Mais il n'y a pas que des remerciements : Kentaro, rendez-moi mes 5 000 yens; Michiro, rendez-moi mes 34 000 yens. Vos fans m'ont piétiné, m'ont poussé, ont craché sur moi, m'ont attaqué. Et vous, M. Sekikawa, rédacteur en chef qui avez mis un négatif original noir et blanc en cadeau à l'intérieur de chaque livre... je vous en veux ! Bye bye, The Stalin, avec rancune... »"

Canalblog Revue Photo 1986 18

 

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22 juin 2015

"La folie Goldorak" - Article dans Paris Match du 19 Janvier 1979



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Le 19 janvier 1979 Paris Match sort son numéro 1547 avec une couverture mythique consacrée à Goldorak. L'article "La folie Goldorak" faisait le point sur la tornade qui s'était abattue quelques mois auparavant sur la télévision et la société française.

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 01

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 02

"Goldorak un robot né au Japon est devenu le messie des enfants français par Guy Lagorce.

Nous osons nous l'avouer ou nous le refoulons, mais peu importe, quel que soit notre âge, rien ne nous est plus cher que de rôder à la lisière de nos enfances.

Les guerres, les crise économiques planétaires, les bouleversements individuels de l'âme, la mort et la naissance d'êtres chers, tout ce qu'il faut se résoudre à appeler "sa vie", tous les évènements qui sont censés nous marquer ne parviennent pas toujours, en dépit de l'âge qui nous gagne, à nous rejeter "de l'autre côté de la colline", vers la maturité, vers la vieillesse, vers le définitif. Et puis un jour, pour une raison de futile apparence, vous vous retrouvez soudain arraché à votre illusion de jeunesse et donc, d'une certaine manière, "assassiné". Adultes, mes frères, notre tueur a nom Goldorak…

Jusqu'à l'arrivée de ce "formidable robot des temps nouveaux", les héros de nos fils étaient les mêmes que ceux qui nous enchantaient jadis : Batman, Zorro, Mandrake, Tarzan… Dans leurs émois face à ces hommes de chair, d'amour et de sang, nous retrouvions nos propres émois. Ces torrents d'aventure débouchaient sur des paysages connus, de larges plaines heureuses. La vie était là, simple et tranquille.

Staline, Churchill, De Gaulle et Mao pouvaient bien disparaître, rien ne tranchait le cordon ombilical, ce fil tendu entre les générations. Et puis, brutalement; le 3 juillet dernier, sur Antenne 2, pendant la période télévisée la plus creuse de l'année, éclatant de couleurs et de toutes les noblesses paré, surgit un robot géant nommé Goldorak. Dès le premier mois, tous les enfants et les adolescents de France reconnurent en lui leur nouveau Messie Protecteur. Dès le deuxième mois, tous les héros qui bercèrent les quatre générations précédentes tombèrent en poudre. Dès le troisième mois, le taux d'écoute de la chaîne rivale, à la même heure, tomba à 0 %. Dès le quatrième mois, les parents eurent l'impression d'être rayés de la carte sentimentale de leur progéniture. Dès le cinquième mois (faisant contre mauvaise fortune bon cœur) ils se ruèrent pour acheter la reproduction de Goldorak… Tant et si bien que 25 jours avant les fêtes de Noël, les magasins furent en rupture de stock. On s'inscrivait sur les listes d'attente et si l'on avait des relations, on le trouvait au marché noir. Inouï! Madame Coquelin, chargée de la vente des droits commerciaux d'Antenne 2 n'a jamais vu cela en quinze années de métier : dès le début du mois de décembre, 400 000 disques, 150 000 posters, des millions d'autocollants, un journal tiré à 300 000 exemplaires, des bonbons, des réglisses, des"


"M. Chiaki Imada, patron de la Toei Films : pour mieux exporter, il invente des personnages de type européen. La formidable transformation d'Actarus, de la forme humaine en une forme de Superman."

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 03
Goldorak, le robot-héros armé d'un "futuropoing", lance-roquettes et d'une hache de l'an 2000.

Canalblog Anime Goldorak Paris Match 04
"Pas de sang mais de la ferraille noircie.
A côté du dessin animé, un grand nombre de jouets et de gadgets frappés du sigle Goldorak."

chaises longues, des masques, des pots de moutarde, des puzzles, des vêtements… tout ce qui était frappé Goldorak s'arrachait. Quant au jouet représentant le "Dieu"… une folie. La société Mattei qui le fabrique est débordée… Dans certains grands magasins, on embaucha des standardistes uniquement destinées à répondre : "Pour Goldorak il faut attendre". Même succès en Espagne, en Italie, en Belgique et au Canada où une équipe professionnelle de football choisit pour nom Goldorak.

Dans les réunions R.p.r., on crie Gol-do-rak - Chi-rac!... Une folie, vous dis-je, un ouragan, un typhon. C'est cela : un typhon, puisque ce nouveau Dieu est né en 1976 au Japon chez Toei-Animation qui fit travailler 600 personnes pour donner naissance, sans grand succès de vente au départ, à ce qu'ils appelèrent "Ufo Robot".

Au début, les graves (et cartésiens) acheteurs ne sont pas emballés par le trait simpliste et par le fait que ce dessin animé soit réalisé à l'économie : 6 à 7 images / secondes alors que les Walt Disney défilent à raison de 20 images / secondes. Pourtant, en février dernier, comme ça, au flair, M. Jacques Canestrier, distributeur de films, prend les droits pour les pays francophones et invente (compromis entre Mandrake et Goldfinger, seul clin d'œil au passé) le nom de Goldorak. Antenne 2 achète le feuilleton sans trop y croire en raison de son prix modique, 10 000 F la minute contre 40 000 F pour un dessin aimé français… La suite, vous la connaissez…

Mais peut-être - ce qui est votre droit le plus strict - n'êtes-vous pas des parents ou grands-parents de la tribu pourtant innombrable des "jeunes téléspectateurs", qui, chaque lundi et jeudi, sortent de l'école "comme des fusées" pour être, à 17h55, prêts à trembler, à admirer, pétrifiés, l'œil écarquillé, le grand Goldorak? Alors, en deux mots, voici : les gentils Terriens sont (sauvagement) agressés par des extra-terrestres lesquels sont (extrêmement) laids, couards et traîtres. C'est très mal parti, lorsque surgit face aux monstres une immense, généreuse et cornue ferraille nommée Goldorak, qui va, frôlant cent fois la "destruction", venir à bout des infâmes. "Bien simple!" dites-vous en faisant la moue. Oh que non ! lisez bien : j'ai écrit "destruction" et non point "mort". Tout est là. Vous, adulte, n'y comprenez rien. Actarus, subtil extra-terrestre, mais de très humaine forme, s'introduit dans sa soucoupe volante d'où il éjecte et manipule Goldorak-le-Bon qui assimile un vocabulaire de rêves interplanétaire : fulguropoing, rétrolaser, hastérohache, planètogyre, rétrospace… Et le ciel s'embrase de lueurs.

"Violence !" Violence, dites-vous ? Non, justement! car en dépit de tant de bruit et de fureur, et à la différence du moindre "western" et du moindre "policier", jamais, au grand jamais, le sang ne coule dans "Goldorak".

Oui, les héros-robots sont chargés de toutes les passions vieilles comme l'humanité mais de leurs affrontements ne reste jamais sur le carreau, noircie et tordue, que de la ferraille… Pas de sang. Ils sont les vecteurs de nos vieilles passions et non point des martyrs. Peace and Love! Et si guerre il doit y avoir que la fassent de nobles robots… Ecoutez, parents, cette leçon… Ecoutez-la bien, elle sonne l'heure des temps futurs. Je disais plus haut que Goldorak était né au Japon. En vérité, il est né aux frontières d'une autre vie. Une autre vie que pressentent nos enfants et à laquelle - comme le temps passe - ni vous ni moi n'auront un jour accès. Trop tard, camarades, trop tard…

Guy Lagorce, enquête Clémentine Gustin."


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07 septembre 2014

Article sur "Budo Magazine Europe" dans Tsunami 22 1996


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Fin 2005 j'avais été très fier de faire un article richement illustré sur le premier manga traduit en France (à voir ici "Premier manga traduit en France? 1969"). Dernièrement j'ai été contacté par Christian Marmonnier, un journaliste qui avait écrit en septembre 1996 dans Tsunami 22, la revue de la librairie Tonkam, un article sur la revue "Budo Magazine Europe" qui publiait ce fameux manga. A ma grande surprise cette info n'avais jamais été reprise; en tout cas j'ai Internet depuis 1999 et je n'ai jamais vu une seule référence à cet article qui est passionnant.

Voici cet article dans son intégralité.

Canalblog Revue Tsunami 22 Budo Magazine01
Tsunami 22 de septembre 1996.

Canalblog Revue Tsunami 22 Budo Magazine02

"BUDO PÈRE DE LA PRESSE MANGA?

Les plus anciens d'entre vous se souviennent peut-être de la première revue consacrée aux mangas japonais qui fut éditée à la fin des années 70 par Atoss Takemoto : "Le cri qui tue", honorable revue de bandes dessinées exotiques. Et bien sachez, "jeunes gens", qu'elle ne fut pas la première à traduire des auteurs nippons dans notre bon pays. Bien avant, il y eut "Budo" et ce fut beau ! Voici donc en quelques lignes, des fragments de la vie de ce magazine d'arts martiaux, pionnier oublié de la publication de mangas...

RACINES.

Les origines de "Budo" remontent à 1951. A cette date, Henry Plée propose une "traduction officielle hors du Japon des revues japonaises du Kodokan de Tokyo" qui s'appelait "Judo Kodokan" Abordant donc le judo seul dans les années 50, cette publication adopte par la suite plusieurs formats et de nombreuses formes en évoquant d'autres arts martiaux : aïki, karaté, etc. Et, à la fin des années 60, deux titres coexistent, "Judo Kodokan" et "Budo Magazine Europe" qui fusionnent en 1970 pour devenir ''Budo". Formule unique en son genre dans le monde des revues d'arts martiaux (à l'époque, il n'y en avait guère !) qui va débuter en janvier 70 et se terminer en décembre 73 (trois années sous l'impulsion de Roland Habersetzer). Le titre est alors acheté par "France Judo" qui tentera un temps de le commercialiser...

Les budô, pour ceux qui ne le sauraient pas, sont, "comme toute sagesse, une application de l'énergie fondamentale de l'univers. Cette énergie est une et sans limite. Y participer, même à un degré infinitésimal, permet de comprendre que cette énergie est aussi une alchimie, qu'elle transforme et transmue tout ce qu'elle touche. Il est bien connu que les occidentaux ont toujours besoin de comprendre, de raisonner et d'analyser avec un esprit critique. Qualités qui deviennent vite des empêchements irréductibles quand on s'y limite. Comment un homme toujours agité en esprit peut-il entendre le silence ? Quoi apprendre si l'on imagine qu'une discipline quelconque est en soi la finalité de toute chose ? Si l'on oppose le corps et l'esprit, la technique au spirituel, si l'on croit pouvoir conserver pour soi tout ce qui vous est donné, si une idée reçue est un mur devant l'horizon ?" (extrait de "Les arts martiaux ou l'esprit des budô" Michel Random, Fernand Nathan. 1977). La voie de l'harmonie ou de la réconciliation (traduction littérale de "budô") est celle choisie par le magazine du même nom qui, au fil du temps, parle donc de tous les arts martiaux au rythme des différents hoquets et des diverses frictions de l'histoire.

AUTHENTIQUE

"Le monde Budo est en pleine mutation, selon l'éditorial de janvier 70, les rivalités entre les grands et les petits, entre les techniques et les styles, sont passées du plan national au plan international. Mais les européens y ont mis leur grain de sel, à moins que ce ne soit le grain de sable qui rendra le chef-d'oeuvre inutilisable en quelques générations..." Réceptacle d'humeur et aussi véritable porte parole d'une manière de penser, "Budo" est également l'un des premiers magazines français à avoir publié (semble-t-il !) des mangas selon la volonté du directeur de publication : Henry Plée, figure mythique du domaine des arts martiaux. Et cela, dès la fin des années 60 jusqu'à l'arrêt quasi définitif du titre, en 1973. Évidemment. le genre de manga publié est lié fortement au contexte de la revue. Ce sont des "bandes dessinées traduites en français contant la vie dramatique de samouraï célèbres, qui nous font mieux comprendre l'esprit et le code du Bushi-do" (comme on pouvait le lire en page deux de la revue). Dès le courant de l'année 70, ces bandes dessinées prennent de l'ampleur (grâce notamment à la suppression de textes en anglais) et en 1971, "Budo" va jusqu'à leur accorder un cahier spécial de 16 pages imprimées sur papier de couleur (rappelons que ces mangas sont en N/B).

Canalblog Revue Tsunami 22 Budo Magazine03

MANGAS POUR LES ADEPTES DE LA VOIE

"La plupart de nos lecteurs demandent que ces histoires soient complètes. En un seul numéro, nous ne pouvons publier les 20 ou 30 pages classiques pour ces histoires. Mais dès que possible, nous allons leur consacrer une quinzaine de pages, ce qui représentera environ la moitié d'une bande. Peut-être, avec l'augmentation des lecteurs abonnés, pourrons-nous augmenter le nombre de pages de la revue et alors publier des histoires complètes". Il est étonnant, à la lecture de cet éditorial de juin 1970, de voir qu'il est toujours moderne et qu'il pourrait tout à fait convenir à de nombreux supports presse actuels en guise de réponse au lectorat avide de production.

Mais revenons à ces bandes dessinées romancées "d'histoires vécues de samouraï qui se déroulent pour la plupart au japon féodal. Les intrigues sont multiples, c'est en tout cas ce que nous révèle un sommaire de 1970: "dans les précédentes BD, vous avez appris les traditions du Oibara (suicide par idéal). puis aussi la facilité avec laquelle un Seigneur haut placé pouvait être déchu par le pouvoir central simplement pour avoir perdu la face avec sa fille..."

Et les titres des récits semblent également inspirés : "L'assassin" (Ansatsu Sha) publié en 1973, "Le duel" (Matashiaï), "Le démon de Gion" (histoire de Okiia Sosi) également publiés en 1973 ; "Le vagabond Naga Romono", "Kakeï Sankuro". "A la conquête du pouvoir" publiés en 1972; "Samouraï Kito Zaëmon en 1971 ou "La dramatique histoire budo du samouraï Shinsaburo" publié en 1970. La plupart du temps, ces histoires n'étaient pas signées et non créditées (hormis Kakeï Sankuro" de Shibata Rensaburo). Elles étaient adaptées ou lettrées par un certain Patrick Clerc et se lisaient dans le sens de lecture japonais (de droite à gauche, les cases étant numérotées).

Ainsi, "Budo" fut-elle la première revue à publier et traduire des mangas... Peut-être ! ? Ce fut, en tout cas l'une des rares et des plus ferventes dans son domaine. Ayant produit plusieurs dizaines de récits aujourd'hui quasi introuvables ou presque. Cela dit, et pour conclure, quelques numéros sont peut-être encore disponibles. Vous pouvez toujours vous renseigner auprès du Budostore qui se trouve à Paris : 34. rue de la Montagne Saint-Geneviève 75005 (VPC : 44.41.63.30 & Boutique : 44.41.63.33). C'est, en réalité, l'adresse originelle de la revue "Budo'' car, Henry Plée est surtout l'initiateur en Europe d'un certain nombre de fédérations d'arts martiaux. Pour l'anecdote, en 1972. il fut le premier non-japonais à être nommé 8ème Dan par la Fédération japonaise de Karaté.

Christian Marmonnier (qui remercie R. Habersetzer pour ses précisions)"

Posté par David Yukio à 12:02 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

05 septembre 2014

L'histoire de l'animation japonaise en France par Pascal Lafine - Club Dorothée Magazine 1991


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Pendant longtemps en France, la seule source d'information sur l'animation japonaise était le "Club Dorothée Magazine". Cette revue, créée en septembre 1989, reprenait surtout sous formes de copies écrans les épisodes des séries comme Dragonball, Les chevaliers du zodiaque, proposait des jeux, des concours ... puis, un jour, arriva un mec nommé Pascal Lafine.

Pour ceux qui ignorent qui est le monsieur, voici un lien pour comprendre son importance dans l'histoire du manga en France http://www.manga-news.com/index.php/actus/2012/10/10/Interview-de-Pascal-Lafine.

Pascal tenait une rubrique "Pascal vous répond", celle de l'expert des dessins-animés japonais, qui répond au courrier des lecteurs sur toutes les questions possibles et imaginables sur ce sujet. Dans les numéros 103, 104 et 105 de fin 1991, il nous fit un résumé de l'histoire de l'animation japonaise en France. Vous trouverez ci-dessous les scans et textes de ces trois articles.

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal01

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTOIRE DE L'ANIMATION JAPONAISE EN FRANCE - 1ère partie

En 1974, apparaît "Prince Safire", premier dessin animé japonais programmé sur le territoire Français. L'histoire se passe au royaume d'argent et le Prince Safire est obligé de se travestir car une fille ne peut être l'héritière du royaume. Cette série a été diffusée en 1989 sous le titre de "Princesse Safire". Le second dessin animé diffusé en France est du même auteur, Osamu Tésuka. Il s'agit du "Roi Léo", l'histoire de trois générations de lions blancs, et une nouvelle version a été programmée l'année dernière sous le titre "Le retour du roi Léo".

Deux autres séries sont passées en France avant l'arrivée de "Goldorak", elles étaient co-produites par les frères italiens Marco et Gi Pagot, "Caliméro", la première, avec Toei Animation, et "Barbapapa", la seconde, avec K. et S.

Enfin arrivèrent "Goldorak" et "Candy" pendant l'été 1978, deux séries qui étaient, à l'origine, des programmes de fonds de tiroirs destinés à combler la grille des vacances, et qui se sont révélés être de grands succès. Au début, seuls 26 épisodes de "Candy" avaient été achetés et diffusés en tranches de 5 minutes par jour. Devant l'énorme succès de la série, elle fut rediffusée en épisodes de 26 minutes. Il y eut un changement de voix entre les deux séries, car la première doubleuse était partie vivre aux USA, et de nombreux téléspectateurs l'avaient remarqué et avaient écrit à la chaîne.

De 1979 à 1980, c'est la création de "Croque vacances", présenté par Claude Piérard et une étrange grenouille qui sera très vite remplacée par le lapin Isidore. C'est dans cette émission qu'ont été diffusés "Vic le viking", "Maya l'abeille" et "Heutchi" qui est le seul dessin animé à avoir gardé en France son générique original japonais. Sur la même chaine, on pouvait voir chaque semaine "Les visiteurs du mercredi", émission présentée par Patrick Sabatier, Soisic Corne et les marionnettes Cibor et Bora. De nombreuses séries étaient diffusées comme "Gatchaman" alias "La bataille des planètes", dont on n'a vu qu'une seule des trois séries, ou "Heidi" dont la diffusion fut retardée d'un an à cause de la série live qui passait dans Récré A2.

Récré A2, qui était présentée par Dorothée, diffusait alors son troisième grand succès, "Albator" (Capitaine Harlock de son vrai nom), créé par Lengi Matsumoto qui est aussi l'auteur de "Galaxie Express" et de "La reine du fond des temps".

1982 vit le début de la grande époque Toei Animation en France, avec le quasi-monopole de I.D.D.H., la société de René Bruno Huchez qui a également importé "Candy", "Albator" et "Goldorak". Puis ce fut l'arrivée de "Capitaine Flam" ("Capitaine Future"), co-production entre Toei et MK, plus connu pour son travail sur les images de synthèse. Cette série est tirée d'un roman de l'écrivain anglo-saxon Raymond Hamilton. I.D.D.H. est aussi l'importateur de "Rody le petit cid", "Le tour du monde en 80 jours" et "Les trois mousquetaires", co-production entre Nippon Animation et une société espagnole... (à suivre...)."

 

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal02

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (2)

De 1982 à 1984 le paysage audiovisuel français est stable car il n'y a pas de concurrence réelle entre les chaînes. Le changement commence à s'effectuer en 1984 avec l'arrivée de Canal Plus. Cette nouvelle chaîne apporte beaucoup de nouveautés : "Les quatre filles du Docteur March", "Sherlock Holmes" (qui sera diffusée en France deux jours avant le Japon), "Bioman" et surtout "Cobra le pirate de l'espace", le grand succès de Canal Plus. Cette série avait bizarrement déplu à son auteur, Bioushi Terasawa, qui cessa d'en produire jusqu'en 1988. Il créa alors "Goku" (un homme armé d'un bâton qui s'agrandit à volonté et dont les yeux bioniques lui permettent de contrôler les véhicules) et "Ninja Kabuto" pour la chaîne NHK. "Cobra" passera par la suite sur A2 où il connaîtra également un gros succès aux côtés de "Galaxie Rangers" et du "Sourire du dragon".

La guerre des programmes jeunesse débute en 1987 avec la Cinq. C'est l'arrivée en force de "Youpi l'école est finie" avec les dessins animés de Nippon Animation : "Princesse Sarah", "Cathy la petite fermière", "Anette dans les Alpes", etc. La Cinq prend le monopole du dessin animé japonais en France et continue ses innovations en diffusant des séries ayant trait aux sports, c'est "Jeanne et Serge", "Smatch", et par la suite "Olive et Tom" C'est aussi, dans un tout autre genre, l'arrivée de "Robotech", qui, après les USA, connaîtra un très grand succès en France. Elle sera diffusée six fois dont une dans le prime time (19h30 à 20h00). TF1 diffuse de vieilles séries japonaises, dont "La revanche des Gobots". C'est aussi l'époque de Vitamine présenté par Jacky Jacky bovitch qui remplace Karen Cheryl, le déclin de RécréA2 et la fin de Croque Vacances. Sur M6 ça bouge pendant l'été 87, on ressort des placards de vieilles séries :"Capitaine Flam", "Goldorak" et "Albator" qui n'avait pas été diffusée depuis six ans.

En 1987 Dorothée débarque sur TF1. Elle rejoint son compagnon de toujours, Jacky, et arrivera avec deux ex-présentateurs de RécréA2: François Corbier et Ariane Carnéti, une ancienne comédienne.

Dorothée remplace Jacques Mosseau et devient directrice des programmes jeunesse en créant son émission, Le Club Dorothée. A ses débuts cette émission ne passera que des rediffusions : "Candy Candy", "Goldorak", etc. Une seule nouveauté sera programmée : "Bioman", transfuge de Canal Plus. Puis, début 1988, Dorothée diffusera "Dragon Ball" et "Les chevaliers du Zodiaque", n°1 au Japon. A l'époque ces deux séries sont diffusées simultanément en France et au Japon, et leur suite est encore en cours de fabrication.

De son côté, RécréA2 vivote avec ses présentatrices Marie et Charlotte dont Dorothée se moque bien dans une parodie, Marotte et Charlie. Le programme de A2 est composé surtout de rediffusions.

La Cinq continue ses innovations en débutant un genre nouveau : les Magical Girls. Il s'agit de séries mettant en vedette des filles possédant des pouvoirs magiques : "Creamy, merveilleuse Creamy", "Emi magique", "Vanessa"... De 87 à 88 la Cinq a le monopole des dessins animés nouveaux, tous leurs génériques sont fabriqués en Italie. La chaîne, ayant un stock commun avec Rété ltalia, utilise les mêmes génériques en les attribuant à d'autres dessins animés."

Canalblog Revue Dorothee Magazine Pascal03

"PASCAL VOUS REPOND

L'HISTORIQUE DU DESSIN ANIME JAPONAIS EN FRANCE (3)

1988. Tout comme en France, ça bouge en Italie où un député fait voter une loi interdisant les pages de publicité au milieu des dessins animés. Télévisions et téléspectateurs italiens craignent que cette décision entraîne la fin des programmes jeunesse! En France, les chaînes mènent une politique "anti-japonaise".

Rentrée 1988. Après un voyage de Dorothée au Japon , c'est l'arrivée en masse de nouvelles séries comme "Les attaquantes", "Doc Slump", "Georgie"... Mais aussi de nouveaux genres d'animation parlant d'amour avec "Juliette je t'aime", de fantastique avec "Lamu" et "d'horreur" avec "Ken le survivant". C'est aussi l'arrivée des "dramas" (ou séries "live"). On espère ainsi renouveler le succès de "Bioman" avec "Spilvan", "Flashman", "Liveman"... Beaucoup de ces nouvelles séries furent des échecs, mesurés par un outil plutôt contestable, le minitel.

Dix ans après Goldorak, les dessins animés s'approprient 70% des programmes jeunesse, chaque chaîne ayant son créneau de distribution: AB Productions pour TF1, IDDH pour A2 et FR3, Rette Italia pour la Cinq. Canal +, de son côté, recommence à diffuser des dessins animés japonais avec "Crocus", "Peter Pan" qui avait eu un très grand succès en Italie où il était diffusé de 20h à 20h30.

En 1989, la naissance de Radio Loustic, diffusant en non-stop des génériques d'animation, fait encore bouger la situation. Cette année-là est né aussi le C.D.M (Club Do Mag) qui deviendra peu après votre Dorothée Magazine. Depuis, plus rien ne bouge. La direction des programmes jeunesse de la Cinq est confiée à Xavier Couture. Cette chaîne, n'ayant plus de produits nouveaux, s'allie à TF1 pour échanger leurs programmes.

Pour la première fois sont diffusés en France des films destinés au marché de la vidéo : "Les CDZ 1 et 2", "Dragon ball","Cité interdite", "Cristal triangle" C'est aussi la sortie d'"Akira", un long métrage d'animation japonais. Loin d'être le meilleur, il est très bien accueilli par la critique qui l'annonce comme le plus grand chef-d'oeuvre. Ce phénomène donne naissance à l'apparition des mangas. Les fans d'animation, jusqu'alors inactifs, se manifestent en créant deux fanzines (magazine de fan): "Animé Land" pour le dessin animé, et "Mangazone" pour la bande dessinée. Ces revues, tirées à 700 exemplaires, sont vendues en deux semaines. Des associations font également leur apparition comme Animart à Vanves, en banlieue parisienne, et Beff Tosh à Paris. Un magasin, vendant des revues et des compact disques japonais, préfère cesser ces activités, ne pouvant plus subvenir à la demande des fans de plus en plus nombreux!

Ceci a pour effet d'inciter les spéculateurs à importer et à vendre des produits dérivés: le marché noir du produit d'animation est né. Certains se font d'ailleurs arrêter pour avoir importé des copies de films d'animation inédits en France."

Posté par David Yukio à 22:08 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

Je découvre le Japon - Club Dorothée Magazine 08 du 07/11/1989 avec Dragonball



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Notes liées dans mon blog : Liste articles mangas et dessins-animés


La revue "Club Dorothée magazine" était un magazine lancé en septembre 1989 et parlant, comme son nom l'indique, de l'émission de Dorothée sur TF1.

A l'époque c'était la seule revue où on pouvait retrouver nos héros des dessins-animés japonais. Quelle ne fut pas ma surprise quand, dans le numéro 08 du 07 Novembre 1989 j'ai découvert l'article ci-dessous. On y parlait de Dragonball mais SURTOUT on y voyait des extraits d'une revue japonaise nous annonçant les prochains évènements de la série animée.

Cet article fut pour moi un véritable choc et c'est pourquoi je veux en parler aujourd'hui. Au fin fond de la province, loin de Paris, à une époque où Internet n'existait même pas, j'avais d'un seul coup une fenêtre ouverte sur un monde lointain appelé Japon, j'avais entr'aperçu ce qu'était une revue japonaise, je découvrais qu'on n'était pas obligé de subir passivement une émission de télé et attendre les rediffusions aléatoires mais qu'on pouvait assouvir sa passion différemment via les livres et un pays étranger.

Vous imaginez un gamin qui découvre une carte de l'île au trésor? Ce fut moi et depuis ce jour cette passion de la culture populaire japonaise a représenté quelque chose de très fort et de très important pour moi. Tout ne découle pas de cet article mais il fut une incroyable bouffée d'oxygène, il m'avait donné l'envie de m'envoler vers le Japon et d'y rester longtemps, longtemps :-)

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 01

Canalblog Revue Dorothee Magazine08 02

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Waouh, cette image je ne l'oublierai jamais, ce fut LA fenêtre qui ouvrit mon esprit, me disant qu'au bout du monde il y avait le Japon, un pays où on pouvait sans honte dire qu'on aimait les dessins animés alors qu'en France c'était un signe de débilité.


Posté par David Yukio à 11:16 - Mangas et dessins animés - Permalien [#]

25 juin 2013

Animapa, fanzine participatif sur l'animation japonaise et les mangas (1992 - 2000)


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Le fanzine Animapa sur l'animation japonaise et les mangas fut créé par Philippe Lhoste dans les années 90. C'était un fanzine très particulier dans le sens où il était diffusé uniquement aux contributeurs du dit fanzine; c'est ce que nous pourrions appeler aujourd'hui un fanzine participatif.

Ce fanzine aura 25 numéros (si on compte le numéro 0), de Février 1992 à Janvier 2000, soit huit années d'une grande aventure humaine pour ceux qui y ont participé. Pour rappel, nous étions à l'époque pré-Internet où partager sa passion sur l'animation japonaise et les mangas était extrèmement difficile, surtout pour les non parisiens, et mal vu des gens dits "normaux". C'était une époque où il fallait taper à l'ordinateur ou à la machine à écrire ses articles, les envoyer par la poste, les photocopier...  bref, un autre monde où il fallait prendre son temps et où tout n'était pas accessible immédiatement.

Quelques grands noms du milieu de la japanime française auront participé à ce fanzine, comme Yvan West Laurence, Cédric Littardi...

L'aventure commence dans un autre fanzine, Sumi Joohoo numéro 0 de novembre/décembre 1991, où Philippe expose son concept. Voici le texte complet du manifeste (j'ai juste supprimé l'adresse postale de Philippe dans la photo ci-dessous).

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Canalblog Revue Animapa Manifeste

"Projet de création d'une APA

Philippe Lhoste

Je propose ici de créer une APA ayant pour thème l’animation, et en particulier l’animation japonaise, ainsi que tout ce qui gravite autour : mangas, BGM (BOF en français), maquettes, etc.

Qu’est-ce qu’une APA ? Aha, en voilà une question qu’elle est bonne ! Une autre question ?
Par exemple, que veut dire cet acronyme ? Ça c'est facile, ça veut dire Amateur Press Association. En effet, c'est un concept né aux Etats-Unis, où il est très prospère (yop-là-boum). Il y a là-bas des APA sur tous les thèmes imaginables, et il existe même un annuaire les recensant. En France, il n’y en a que deux à ma connaissance.

Tout ça ne vous dit pas ce qu'est une APA, me direz-vous. Vous avez raison. En résumé, une APA est une association informelle, sans but lucratif, composé de 10 (minimum vital) à 40 (maximum pour éviter l’asphyxie) membres. Ces membres, les apaïens envoient régulièrement (périodicité à définir, mensuelle, bimestrielle…) une participation (ou aparticipation ou contribution ou contrib), qui peut être une lettre où il parle de sa passion et répond / réagit éventuellement aux contribs des autres, un article sur sa série ou son auteur préféré, une fiction, des dessins, etc.
Les contributions sont envoyées à un responsable qui, après une date limite, les réunis recto-verso et en fait une photocopie reliée à autant d'exemplaires qu'il y a de membres et les envoie à chacun. Qui le lit et prépare sa contrib pour le prochain, et ainsi de suite. Au fil des numéros, on en vient à se connaître et à dialoguer, ce qui fait tout l’intérêt d’une APA : pouvoir donner son opinion, connaître celle des autres, échanger des idées et des informations.
Le tout est financé par un compte individuel que chacun alimente régulièrement, et qui est débité par les frais d’impression et d’envoi (uniquement ! C’est entièrement bénévole. En cas d’abandon, le compte est remboursé).

L'intérêt est que la liberté d'expression est totale : il n'y a personne pour sélectionner ou censurer. On peut y mettre ce qu’on veut (de préférence dans le thème choisi). Il n’y a pas de limitation de place, il est seulement demandé d’envoyer des feuilles entières pour simplifier la pagination. La contrib minimale est d’une page, il n’y a pas de maximum (dans des limites raisonnables, pour votre roman, demandez à un éditeur, ou alors envoyez-le sous forme de feuilleton). Il est très fortement recommandé de dactylographier sa participation, ou à la rigueur d’écrire très lisiblement, sur une feuille de format A4 (21x29,7 cm) (ou A5, la moitié, si ce format est adopté et si c’est possible).

L'originalité du concept est que ce sont ceux qui écrivent les articles qui financent leur diffusion. Deux types de financement sont possibles (entre autres) :
Le système originel, veut que chacun paie la duplication de sa participation. Certains envoient même leur contrib, déjà dupliquée (permettant un contrôle précis du prix et de la qualité). Mais c'est assez injuste puisque les plus actifs doivent débourser plus, et ceux qui ne participent pas à un numéro donné ne payent que les frais d'envoi (ou ne reçoivent rien...). Une variante plus égalitaire fait payer aux non-participants une partie du financement du tirage.
Une autre système fait tout simplement payer à chaque membre recevant un exemplaire les frais d’impression de ce numéro, plus les frais d'envoi. C'est plus éloigné du concept original d'APA, mais plus simple à gérer et plus égalitaire. C'est celui qui est adopté dans les APA françaises (APA de SF et APA de rock).
Dans tous les cas, il est fortement incité à participer, l'altitude "abonnement passif à un fanzine" étant découragée, s'il le faut par exclusion en cas de non-participation répétée. On peut rater une participation, par manque de temps généralement, mais trop d’absences peuvent être sanctionnées.

Pour que cette APA démarre, il faut des participants. Je demanderai donc à tous ceux qui sont intéressé de m'envoyer une première lettre, avec évidement votre nom et adresse complète, une courte présentation de vous-même et de ce qui vous intéresse, et des votes : quelle fréquence préférez-vous, quel format (A4 permet une bonne reproduction des dessins, A4 réduit à A5 fait faire des économies de duplication et de frais d’envoi), quel système de financement désirez-vous, quel nom suggérez-vous pour cette APA ? (Par exemple, APAnime ou jAPAnimation, bien que je n'aime pas trop ce dernier terme. APA dans le titre n'est pas obligatoire mais préférable.)

Je prends en charge provisoirement les frais de ce premier numéro constitué de vos lettres. Si j’ai suffisamment de réponses, il sera déduit de vos futurs comptes, sinon, j’en serai de ma poche, mais j’en prends le risque. C’est pourquoi je vous demande de ne pas m'envoyer de chèque avec votre première contrib. Mais un timbre pour le retour serait apprécié. Réponse assurée dans tous les cas.

Tous à vos claviers, et envoyez votre prose à l’adresse donnée en haut de cette feuille ; A bientôt !"

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Voici l'ensemble des couvertures, avec leur date de parution; la date mentionnée est celle à laquelle j'ai reçu le fanzine et non pas la date figurant parfois sur la couverture qui était juste une date prévisionnelle de sortie du fanzine. Je mets aussi, pour quelques numéros, le nombre de participants et de pages pour vous donner une idée de son importance.

Chacune des couvertures était une création originale d'un des participants. Je mets ici la couverture et la quatrième de couverture, sauf dans les cas où cette dernière est la fin d'un article et non pas un dessin (exception du dernier numéro où, par nostalgie, j'ai voulu mettre les dernières lignes de ce fanzine qui m'a beaucoup tenu à coeur et permis de rencontrer bien des personnes formidables).


Canalblog Revue Animapa00 Recto
Numéro 0 Février 1992, dix participants, 24 pages

Canalblog Revue Animapa01 Recto

Canalblog Revue Animapa01 Verso
Numéro 1 Mai 1992, 76 pages

Canalblog Revue Animapa02 Recto
Numéro 2 Juin 1992

Canalblog Revue Animapa03 Recto

Canalblog Revue Animapa03 Verso
Numéro 3 Août 1992

Canalblog Revue Animapa04 Recto

Canalblog Revue Animapa04 Verso
Numéro 4 Octobre 1992

Avec le numéro 5, Animapa fait deux volumes du fait du nombre des participants et de la taille des contribs. On est à la période forte du fanzine, qui durera presque trois ans jusqu'au numéro 15.

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa05 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa05 Tome02 Recto
Numéro 5 Décembre 1992, tome 1 88 pages, tome 2 80 pages

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa06 Tome02 Verso
Numéro 6 Mars 1993

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa07 Tome02 Verso
Numéro 7 Avril 1993

Canalblog Revue Animapa08 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa08 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa08 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa08 Tome02 Verso
Numéro 8 Juillet 1993

Canalblog Revue Animapa09 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa09 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa09 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa09 Tome02 Verso
Numéro 9 Septembre 1993

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa10 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa10 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa10 Tome02 Verso

Numéro 10 Novembre 1993, 22 participants, tome 1 116 pages, tome 2 104 pages

Canalblog Revue Animapa11 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa11 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa11 Tome02 Verso
Numéro 11 Décembre 1993

Canalblog Revue Animapa12 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa12 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa12 Tome02 Verso
Numéro 12 Avril 1994

Canalblog Revue Animapa13 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa13 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa13 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa13 Tome02 Verso
Numéro 13 Juin 1994

Canalblog Revue Animapa14 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa14 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Recto

Canalblog Revue Animapa14 Tome02 Verso

Numéro 14 Janvier 1995

Canalblog Revue Animapa15 Tome01 Recto

Canalblog Revue Animapa15 Tome01 Verso

Canalblog Revue Animapa15 Tome02 Recto
Numéro 15 Juin 1995

Canalblog Revue Animapa16 Recto

Canalblog Revue Animapa16 Verso
Numéro 16 Novembre 1995 - nous repassons à un tome seulement, 8 participants, 96 pages

Canalblog Revue Animapa17 Recto

Canalblog Revue Animapa17 Verso
Numéro 17 Janvier 1998, 5 participants, 26 pages.
Animapa revient après une absence de deux années, la lassitude se fait sentir, le nombre de participations a chuté, plusieurs personnes ne reviendront plus... dommage.

Canalblog Revue Animapa18 Recto

Canalblog Revue Animapa18 Verso
Numéro 18 Mars 1998

Canalblog Revue Animapa19 Recto

Canalblog Revue Animapa19 Verso
Numéro 19 Juin 1998

 

Canalblog Revue Animapa20 Recto

Canalblog Revue Animapa20 Verso
Numéro 20 Octobre 1998

Canalblog Revue Animapa21 Recto

Canalblog Revue Animapa21 Verso
Numéro 21 Mars 1999

Canalblog Revue Animapa22 Recto

Canalblog Revue Animapa22 Verso
Numéro 22 Juin 1999

Canalblog Revue Animapa23 Recto

Canalblog Revue Animapa23 Verso
Numéro 23 Août 1999

Canalblog Revue Animapa24 Recto

Canalblog Revue Animapa24 Verso
Numéro 24 Janvier 2000, 4 participants, 24 pages (il y a un rectangle blanc car j'ai supprimé les noms des contributeurs).

Dernier numéro et fin d'une belle aventure papier mais Internet est là et prends le relais :-)


Posté par David Yukio à 22:47 - Livres, revues... - Permalien [#]