Mon amour pour le Japon et Tokyo

Mon amour pour le Japon et Tokyo

01 août 2009

Article sur Goldorak du Télé 7 Jours N°972 du 13 Janvier 1979


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Voici un article paru dans le numéro 972 de l'hebdomadaire Télé 7 Jours, du 13 Janvier 1979, intitulé "Les jeunes téléspectateurs saisis par la Goldorakite", rédigé par Michel Radenac.

"On attendait Tintin et Mickey puisqu'ils fêtaient avec éclat leur cinquantième anniversaire en cette année 1978. Et ce fut Goldorak qui nous vint du lointain Japon pour s'imposer sur le petit écran, avant de descendre dans la rue sous une multitude d'aspects commerciaux. Sans doute faut-il aux psychologues un temps de réflexion pour analyser le phénomène en profondeur. "D'ores et déjà, constate toutefois Françoise Dolto, je peux affirmer qu'aucun enfant névrosé n'en parle." Sans doute les autres ont-ils besoin de "purger" leurs phantasmes en s'identifiant au bon robot de l'espace. Jacques Canestrier, l'importateur de la série, estime, pour sa part, que le succés des personnages du présent dessin animé tient d'abord à son originalité.

C'est en effet la première fois que le petit écran accueille des robots dont on sait la fascination qu'ils exercent sur les enfants depuis le succès de "La Guerre des étoiles". Ajoutez à cela un appel à la volonté de puissance et au surnaturel, et vous obtenez une bande dessinée qu'il restait à animer...

Les Japonais ont découvert la recette et ils l'exploitent avec le souci constant d'exporter, qui les caractérise. Ainsi leurs créatures offrent-elles un aspect européen. Tout au plus, peut-on trouver chez Goldorak quelque ressemblance avec le samouraï type. Résultat : l'Italie, le Canada, l'Espagne et les Etats-Unis se l'arrachent. L'Allemagne et la Grande-Bretagne s'apprêtent à rentrer dans la danse. En France, pourtant, on n'y croyait pas aveuglément.

Jacqueline Joubert, nouvellement promue à la direction des émissions enfantines d'Antenne II, s'était vu confier par ses prédécesseurs un "phénomène" qu'elle ne jugeait ni beau ni dépourvu de violenoe. Deux raisons pour elle de se faire tirer l'oreille. Elle décida donc de tester la série en juillet, à raison de deux épisodes par semaine. « Dès le mois d'août, indique Jacqueline Joubert, nous avons su, par le courrier, que Goldorak allait faire un tabac."

Depuis, c'est la folie. Actarus, le véritable héros, celui qui entre dans la tête de Goldorak et actionne le "pulvonium" ou encore le "planitronk" contre les visées expansionnistes du méchant Hydargos, a conquis les 6-14 ans. Deux mille lettres parviennent quotidiennement à Antenne II. La plupart portent la signature d'enfants.

"La vraie violence, c'est le western"
"Ils écrivent au personnage, affirme Jacqueline Joubert. Ils l'humanisent. Ce n'est pas la violence qui les intéresse." Jacques Canestrier ajoute : "La vraie violence, c'est le western, quand il y a identification, quand des hommes tuent d'autres hommes. Ici, c'est la destruction de robots irréels, d'énormes jouets qui s'en vont en pièces détachées. C'est une guerre de gadgets."

Les enfants ne sont pas seuls à prendre le stylo pour s'adresser à Goldorak. Les enseignants y vont aussi de leurs missives. A preuve, cet instituteur d'une classe préparatoire de Bezons qui témoigne : "Mes élèves, comme beaucoup d'autres de cet âge, recherchent le fantastique et sont attirés par les choses du futur, d'où leur passion pour Goldorak dont l'image de héros au service du bien est très appréciée. J'ai donc décidé de construire un robot grandeur nature. Ainsi, nous pourrons jouer avec, dans la classe." Tous les écoliers n'ont pas cette chance, mais tous semblent saisis par la même maladie, la "goldorakite".

Ainsi, ceux de l'établissement situé près de la rue Monttessuy viennent-ils quotidiennement fouiller les poubelles d'Antenne II dans l'espoir — vain — d'y découvrir les cartons enveloppant le fameux personnage, déjà vendu à 70 000 exemplaires.

Ah! ce robot, qui lance des flèches, comme il est convoité malgré son incapacité à se mouvoir. Convoité, mais aussi exposé à la critique. "Ce genre de jouet à la mode ne concourt pas à l'éveil des enfants", dit-on ici. "II est dangereux", protestent d'autres. Le bruit a même couru que la matière utilisée pour sa fabrication était cancérigène. "Non, répond l'Institut national de la consommation, il correspond à nos normes de sécurité, sous réserve des précautions d'usage." Une nouvelle poupée, en peluche, celle-là, devrait bientôt apparaitre sur le marché. On se l'arrache, décidément, et pas seulement les fabricants de jouets. Plus de soixante demandes de licences sont à ce jour parvenues aux services commerciaux d'Antenne II. Un disque tiré à 600 000 exemplaires, un journal, un poster en relief, des vignettes, des livres à colorier, des vêtements et même des verres  à moutarde : voilà qui satisfera les membres du club récemment créé. Voilà qui alimente, en tout cas, les caisses d'Antenne II, dans lesquelles tombent 30% des royalties. Souhaitons, comme Jacqueline Joubert, qu'une partie de cet argent frais tombe dans l'escarcelle de son département et serve — pourquoi pas ? — à aider la création de séries de fiction françaises. Pour l'heure, la concurrence avec les Japonais parait difficile puisqu'une minute de Goldorak revient à 1 000 F, soit trente fois moins que
celle d'un dessin animé confectionné en France.

Un héros japonais de l'an 3000
Ceci explique cela, et voilà pourquoi le "Grendizer" japonais est devenu "Goldorak" par la grâce de Jacques Canestrier, qui a trouvé ce titre en mêlant les syllabes de "Goldfinger" et de "Mandrake".

Succés oblige : alors que le cinquante-deuxième et dernier épisode de "Goldorak" sera diffusé le 18 janvier, Antenne II a décidé de reprogrammer la série à raison d'une émission par semaine — le jeudi — à partir de la semaine suivante. Quant à Jacques Canestrier, il songe déjà à la carrière d'un autre héros japonais de l'an 3000, plus romantique celui-là qui s'appelle pour l'heure Capt'ain Harlock, mais sera francisé et pourrait naître à l'antenne, en septembre prochain, dans le même temps ou un peu après la sortie d'un dessin animé de long métrage destiné au cinéma et monté avec d'autres bobines de... Goldorak.

Michel RADENAC"




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04 avril 2009

La B.D. japonaise - revue Phénix de 1972 - premier article sur les mangas

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L'article "La B.D. japonaise" est tirée du numéro 21 de "Phénix revue internationale de la bande dessinée" du deuxième semestre 1972 (6 ans avant l'arrivée de Goldorak en France). L
'article est de Claude Moliterni avec des illustrations fournies par Kosei Ono. D'après Wikipédia il s'agirait du premier article en français consacré aux mangas (source http://fr.wikipedia.org/wiki/Manga). Je continue ainsi à vous faire partager les premiers pas de la BD japonaise en France, après les articles Premier manga traduit en France? 1969 et Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978.
 
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Golgo thirteen par Takao Saito (Golgo 13)

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"Depuis fort longtemps, la bande dessinée japonaise fait parler d'elle mais, par un manque d'informations, on ne pouvait se faire une idée des publications de B.D. En 1970, à la demande de l'ambassade du Japon, j'ai présenté une rétrospective de la B.D. japonaise, mais sans aucune référence. Notre représentant à Tôkyô, Kosei Ono, nous a envoyé depuis toute une documentation et d'après cette documentation, j'ai essayé de faire le point sur la B.D. au Japon.

Au premier abord, on remarque la violence qui est présente dans la bande dessinée destinée aux tous jeunes comme dans celle destinée aux adultes. Ce n'est que coups de sabres, ventres ouverts, têtes coupées... On s'en donne à cœur joie, de quoi faire frémir la censure française pendant plusieurs nuits... Ensuite les visages des héros ne sont pas ceux que l'on pourrait s'attendre à voir, pas d'yeux bridés, mais d'énormes yeux ronds à l'occidentale.

Mais la grande innovation de la B.D. japonaise, c'est la mise en page et les quelques exemples qui vont suivre vont être une éclatante démonstration. Ces cartoonists ont compris ce qu'était la bande dessinée, ils ont découvert tout de suite qu'elle avait un langage... Influencés par les comic-books US, ces dessinateurs ont utilisé la science du découpage d'une manière fantastique donnant ainsi un rythme à leurs séries... Tout est visuel... Quant à l'utilisation du noir et blanc, elle est prodigieuse...

Voici une petite histoire de la B.D. japonaise en attendant celle que nous a promise Kosei Ono. 

«Golgo Thirteen», de Takao Saito. Cette bande dessinée est publiée dans «Big Comics». C'est une histoire d'espionnage où l'aventure et l'action ont une grande place. C'est une série pour adulte noir et blanc.

Les aventure de Sabu et lchi est peut-être l'une des plus intéressantes. Ce sont deux jeunes gens, sortes de détectives qui opèrent essentiellement au Japon. Cette bande dessinée est réalisée par Shotaro Ishimori. Sabu est un jeune détective et son compagnon lchi est aveugle, mais maître dans l'art de manier l'épée. Cette équipe évolue sans cesse dans des situations bizarres où le crime est toujours présent. Sabu a pour but de surveiller la ville de Edo. Shotaro Ishimori montre dans cette série la vie quotidienne au Moyen Age. Tous les détails sont exacts et scrupuleusement dessinés. «The casebook of Sabu et lchi» est destinée aux adultes, et publiée dans «Big Comics».

La nouvelle vague dans la bande dessinée japonaise existe aussi avec une série «John and Yoko», dessinée par Kazuo Vemura. L'auteur, tout en traitant des problèmes actuels de la jeunesse, emploie admirablement la technique narrative. C'est le Manga Action qui édite «John and Yoko».

«Black Salesman». C'est une bande dessinée comique où l'humour noir est prédominant. Fujio Fujiko est un des seuls dessinateurs japonais à produire un comics de ce genre. «Hitler Madness of the century». Série pour adultes publiée dans «Manga Sunday» et dessinée par Shigeru Mizuki. C'est la version en bande dessinée de la vie d'Hitler. Cette série est lue principalement par les étudiants des universités. On peut remarquer que la documentation a été très sèrieuse pour la réalisation de cette bande dessinée.

L'avant-garde dans la bande dessinée japonaise est représentée par Maki Sasa Sasaki avec «To the moon» dans l'hebdomadaire «Ashahi Journal». Cela n'a aucun sens, ce n'est qu'une juxtaposition d'images. Très apprécié par le public estudiantin.

Dans cette même nouvelle vague des comics, il faut signaler le dessinateur Mori Masaki qui travaille pour l'hebdomadaire «Shonen Magazine». Masaki est un de ces dessinateurs qui s'est posé les problèmes de la technique narrative. Il y excelle. Sa bande dessinée est destinée aux jeunes, mais elle reflète aussi les problèmes que peuvent se poser les adolescents.
On trouve aussi avec Ryuzan Aki le délire à la Don Martin. Il collabore au «Manga Sunday». Il manie avec beaucoup d'intelligence la férocité et l'humour noir. C'est une des séries les plus populaires au Japon.

Le délinquant juvénile, devenu boxeur, un thème bien connu, mais Tetsuya Chiba sait renouveler le genre avec «Joe aiming at Tomorrow», bande dessinée qui paraît dans «Shonen Magazine». Tous les poncifs sont présents : pleurs, sang, dureté, dynamisme. Le gag à l'état pur, avec Fujio Akatsuka, dans cette série très populaire au Japon « Genius Bakabon». Aucune intention intellectuelle. L'auteur cherche à faire rire et il y arrive en poussant les situations au maximum.

Les judokas, il en existe partout, on peut rappeler la série brésilienne «Le Judoka», «Le Docteur Justice», «Le Judoka», le héros des romans policiers, etc. Eh bien le Japon ne pouvait pas laisser tout le monde s'emparer d'un tel sujet... Manga Action a fait appel à Barron Yoshimoto pour dessiner «Jukyo Den»... C'est l'histoire d'une jeune judoka, très romantique à souhait. La mise en page est recherchèe, mais sans imagination de la part de l'auteur. Les jeunes Japonais sont très amateurs de cette série.

On peut encore citer différentes séries «Todoroki Sensei», de Kaoru Akiyoshi, une bande dessinée quotidienne qui paraît dans l'édition du matin du «Yomiuri Shimbun». C'est la vie humoristique de Mr. Todoroki et de sa famille. Une autre bande dessinée quotidienne, «Fuji Santaro», de Sampei Sato, paraît dans l'édition du soir du «Asahi Shimbun», c'est aussi une série identique à celle de Koaru Akiyo.

Les comic-strips ont aussi une dessinatrice, elle s'appelle Machiko Hasegawa. Elle dessine «Sazae-san» dans «Asahi Shimbun». C'est la vie d'une famille; on peut considérer ce strip comme la version japonaise de Blondie. «Sazae-san» est très aimée des lecteurs.

Pratiquement tous les journaux ont des bandes dessinées, le «Tokyo Shimbun», édition du matin, publie une série «Kurari-san», de Kenji Hagwara, on trouve aussi une série où l'influence de Schulz est évidente : «Little Gentlemen», de Kunihiko Tsukuda.

Osamu Tezuka publie dans le «Sankei Shimbun» une série de science-fiction, «Blue Triton», série sans prétention sur le plan de la S.F. qui, d'après les sondages, semble intéresser les jeunes lecteurs.
Documentation : Kosei Ono."

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Maki Sasaki "To the moon"
Perso je comprends pas trop l'intérêt de cette page

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Fujio Alatsuka "Genius bakabon"

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Shotaro Ishimori "The case book of Sabu and Ishi"
Superbe planche, notamment pour sa très haute case de droite

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Shigeru Mizuki "Hitler, madness of the century"

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Kazuo Vemuta "John and Yoko"

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Mori Masaki
Très violent mais une force extraordinaire dans cette planche avec sa mise en page passionnante : l'accident en fond et des cases ajoutées dessus; fantastique!

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Fujio Fujiko "Black Salesman"
Drôle, hystérique mais gore aussi. Deuxième extrait de manga sur le golf montrant que les japonais sont, comment dire, dangereux avec un club entre les mains

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Testsya Chiba "Joe aiming at to morrow" (j'ai respecté la légende de 1972 malgré les erreurs sur le nom et le mot anglais tomorrow)
Ashita no Joe, l'un des mangas préférés des japonais

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Barron Yoshimoto "Jukyo-Den"

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Kenji Hagiwara "Kuraki-San"
Sampei Sato "Fuji Santoro"

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Kaoru Akiyoshi "Todoroki sensei"

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Kunihiko Tsukuda "Little Gentlemen"
Kenji Hagiwara "Kurari-San"
Personnellement je n'aurai pas mis trois pages sur ces strips de quatre cases. Ce n'est pas du tout représentatif des mangas selon moi et donne un aspect auteurisant à la BD japonaise et hermétique aux peuples hors de l'archipel. Un seul strip aurait été suffisant.


Remarques
Vous noterez comme moi les points suivants qui me semblent très importants :
"
Depuis fort longtemps, la bande dessinée japonaise fait parler d'elle" : on est en 1972, j'aurai bien voulu en savoir plus à ce propos, qui en parlait, à quelle date, où, en se basant sur quel manga, on en disait quoi... dommage que nous n'ayons pas plus d'infos.

"
En 1970, à la demande de l'ambassade du Japon, j'ai présenté une rétrospective de la B.D. japonaise" : ce fait m'était totalement inconnu; j'essaierais de trouver des infos là-dessus mais pour le moment le web est muet.

"
Au premier abord, on remarque la violence qui est présente dans la bande dessinée destinée aux tous jeunes comme dans celle destinée aux adultes. Ce n'est que coups de sabres, ventres ouverts, têtes coupées... On s'en donne à cœur joie, de quoi faire frémir la censure française pendant plusieurs nuits..." : comme quoi la violence dans les mangas est la première chose qui saute aux yeux et aux tripes. Il est certain que pour un amateur de la BD franco-belge, habitué à Tintin, certains mangas ont dû paraitre choquants de prime abord car les "délires" d'un Hokuto no Ken ne datent pas des années 80. On aura aussi le même souci avec les dessins-animés : Goldorak, Ken, Dragonball... ont subi les foudres des biens pensants. Aujourd'hui cette critique s'est bien tassée car les mangas ont été assimilés dans notre culture par une bonne partie de la population et représentent un enjeu financier énorme, ce qui fait taire beaucoup de monde. Néanmoins je comprends le rejet et la stupeur qu'on a en voyant la  page ci-dessus de l'accident de voiture, qui peut être jugé trop réaliste.

"Mais la grande innovation de la B.D. japonaise, c'est la mise en page" : ça fait plaisir de lire qu'en 1972 un grand spécialiste de la BD, Claude Moliterni, ayant beaucoup œuvré pour sa reconnaissance comme art à part entière, a pu voir cette force incroyable des mangas, à savoir une mise en page très dynamique, avec énormément de mouvement, d'énergie, une vitalité fantastique...

"Ensuite les visages des héros ne sont pas ceux que l'on pourrait s'attendre à voir, pas d'yeux bridés, mais d'énormes yeux ronds à l'occidentale" : là encore une remarque qui reviendra de façon récurrente 15, 20 ans après. Pour rappel les grands yeux ronds permettent d'exprimer plus fortement les émotions puisqu'ils offrent plus de place dans le visage pour y dessiner l'amour, la colère, la peur, la mélancolie... c'est par les yeux qu'on peut facilement rendre les émotions du personnages. Autre raison, un phénomène appelé la Néoténie et qui est la persistance de caractères enfantins chez l'adulte. Ce phénomène rends immédiatement sympathique un personnage ayant des grands yeux, un petit nez, un grand front puisque ça nous rappelle les bébés et qu'on s'attendrit facilement devant leur frimousse. Résultat, ces personnages sont attachants pour le public! Disney l'a bien compris car il a modifié ses premiers croquis de Mickey pour arriver à son design actuel.



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29 janvier 2009

Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978

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Numéro 1 : juin 1978
Nombre de pages : 98
Format : 19 x 26,5cm


"Le Cri Qui Tue", cette revue publiée en juin 1978 a longtemps été considérée comme la pionnière pour l'introduction du manga traduit dans l'hexagone. C'était vrai jusqu'à ce que je découvre la revue Budo Magazine Europe d'Octobre 1969, qui, avec une antériorité de 9 ans sur "Le Cri Qui Tue", détient le nouveau record d'ancienneté
(article ici). Néanmoins "Le Cri Qui Tue" est la première revue entièrement dédiée aux mangas alors que Budo Magazine Europe était surtout une revue sur les arts martiaux contenant quelques pages d'un manga traduit.

Cette revue n'a malheureusement duré que six numéros, de juin 1978 à mars 1981 et doit s'arrêter suite à des problèmes de diffusion, d'autres avec la commission paritaire et puis aussi un taux de change devenant trop mauvais entre le Franc suisse et le Franc français. Cette revue reposait sur les épaules de Atoss Takemoto et Rolf Kesselring et on ne peut que regretter que tous leurs efforts n'aient pas plus abouti que ça. Malgré cela, "Le Cri Qui Tue" marque une étape primordiale dans l'histoire du manga en France avec, pour ceux qui eurent la chance de le lire, la découverte de trésors comme Golgo 13 et Osamu Tezuka il y a déjà plus de trente ans de ça. Pour la resituer dans l'histoire française de la culture populaire japonaise, cette revue est parue un mois avant l'arrivée de Goldorak sur nos écrans (juillet 1978). Vu son rôle historique, j'ai décidé de scanner ses articles pour que tout le monde puisse en profiter.
 
Si les auteurs des articles reproduits ci-dessous souhaitent qu'ils soient retirés de mon blog, merci de faire la demande via Canalblog sur la page http://www.canalblog.com/public/contactez-nous et il seront retirés dès que j'aurai pris connaissance du mail de Canalblog.



L'équipe du Cri Qui Tue
Le staff était composé des personnes suivantes
Le Cri Qui Tue 003
"LE CRI QUI TUE est trimestriel. Il coûte 10 francs. Il est édité par Atoss Takemoto — 126 Mimoridai — Matsudo (Chiba) Japon. Cette édition en langue française est ©Atoss Takemoto et les auteurs 1978.
Directeur de la publication et Rédacteur en chef : «Atoss» Motoïstshi Takemoto.
Conseiller technique : Rolf Kesselring.
Conception graphique et maquette : Sylvain Brossard.
Toutes les traductions et les adaptations sont faites par Atoss Takemoto et Rolf Kesselring.
Le lettrage de ce numéro a été confié à : Véronique Frossard, Christine Simon, Frédérik Pajak et Sylvain Brossard.
Siège social : Chez Atoss Takemoto — Editeur — 126 Minoridai — Matsudo (Chiba) Japon.
Rédaction + Administration pour cette édition : Chez Atoss Takemoto — 60, rue de la Plaine — 1400 YVERDON — Suisse - Tél. (024) 21 97 93.
DISTRIBUTION: NMPP
N° de commission paritaire : en cours. Dépôt légal 2ème trimestre 1978.
Imprimé par Ambert Chivasso, Italie."


L'éditorial du numéro 1
Le Cri Qui Tue 004_Editorial
Remarque : j'ai repris ici les noms de l'éditorial sans les corriger; par exemple j'ai laissé Osamu Tesuka sans corriger en Osamu Tezuka.

"EDITORIAL
Une de plus!
Bien que je connaisse mal le milieu et les lecteurs de bandes dessinées de France, je sais une chose certaine... C'est que la plupart des commentaires vont être : « UNE DE PLUS!», en parlant du numéro 1 du CRI QUI TUE...
Et bien non, ce n'est pas «une de plus!», mais «une autre!»... Loin de moi l'envie de rivaliser avec METAL HURLANT, CHARLIE,
L'ECHO DES SAVANES ou encore FLUIDE GLACIAL, mais laissez-moi vous montrer une B.D. différente.
Tout d'abord une grande vedette japonaise : Golgo 13. Le terroriste professionnel, le cynisme fait homme; et homme efficace! Le salopard intégral. Celui qui, pour de l'argent, est prêt à tout. Vraiment à tout. Symbole de notre époque? Mythe du mal incarné? Traître à l'humanité? C'est le lecteur qui décidera. Moi je ne suis que le montreur de ces images, imaginées et fabriquées par l'auteur : Takao Saïto.
L'humour japonais existe, je l'ai rencontré en lisant Horreur! Quel travailleur! d'un drôle de type qui se nomme Fujio Akazuka... comme tout le monde...
Ensuite, vous lirez Good Bye de Yoshihiro Tatsumi le désespéré. Là, le mystèrieux sourire oriental disparaît. Tatsumi grince devant le spectacle de la société japonaise moderne. C'est son droit. Pourtant, ceux qui voyent le Japon en forme de carte postale — cerisiers en fleurs et geishas sensuelles — vont en prendre pour leur grade. Le nez dans la boue...
Et puis... Et puis deux chapitres du Système des Super-0iseaux de Osamu TesuKa, le père de la B.D. actuelle au Japon. Deux histoires de S.F. Les oiseaux sont devenus intelligents, d'une autre intelligence, et ils se mettent à combattre les hommes de cette planète par tous les moyens. De quoi nous faire réfléchir un peu. Histoire de nous changer du train-train quotidien.
Pour en finir avec ce numéro 1, vous aurez le plaisir de découvrir un conte horrible d'un jeune dessinateur qui promet et tient beaucoup : Tadashi Matsumori (scénario de Saburo Kitagawa). Là, c'est en plein univers psychiatrique que l'honorable lecteur sera traîné de force jusqu'au moment crucial de la chute... Vertigineuse!

En prime, vous aurez droit à des critiques de B.D. d'ici, dans une revue d'ailleurs, un article sur la B.D. au Japon — le premier d'une série consacrée à la B.D. en Orient que je publierai dans les numéros suivants. Des nouvelles et des commentaires; bref, tout ce que l'on trouve dans une revue de bandes dessinées. Alors, ce ne sera certainement pas «une de plus», mais certainement une «autre» revue, une manière différente, une B.D. qui vient directement de cet Extrème-0rient  fascinant, de chez moi.
Atoss Takemoto"


Portrait de Atoss Takemoto
Le Cri Qui Tue 012
"ATOSS TAKEMOTO
Un éditeur venu d'ailleurs
Il est venu de Matsudo, près de Tokyo. Dans ses bagages, il apportait des bandes dessinées célèbres dans tout le Japon, une trompette — il est passionné de musique —, et pas mal d'envies et de projets. A vingt-cinq ans, tous les rêves sont permis...
Après des études d'anglais en Australie, un passage à Genève dans le tourisme le fortifie dans le désir de revenir en Europe pour y tenter son aventure solitaire: devenir éditeur d'une revue de bandes dessinées traduites du japonais.

S'il se fixe en Suisse, c'est qu'il est un stratège avisé. C'est le centre géographique de l'Europe. Et, même s'il avoue son amitié pour tout ce qui touche à la France, le côté sérieux et méticuleux des Helvètes ne le dépayse pas trop. D'emblée, il affirme ne pas vouloir marcher sur les brisées des éditeurs français.
«Malgré mon estime pour Tardi, Kresse et beaucoup d'autres, je veux me limiter à la traduction de bandes japonaises. Je ne viens pas en concurrent. mais pour faire connaitre ici ce qui fait rire ou pleurer des millions de gens dans mon pays...»
Immédiatement, ses projets les plus secrets sont avoués : «Je trouve la B D. européenne très belle et très bien faite, mais je trouve qu'elle se vend beaucoup trop cher. Il est vrai que, en ce qui concerne ma première tentative : LE CRl QUI TUE, je suis obligé de m'aligner... Pourtant mon vœu le plus cher est de mettre les œuvres de mes dessinateurs sous une forme telle que je pourrais, alors, abaisser le prix de vente au niveau du livre de poche."

Quand on connait l'obstination des asiatiques et lorsque l'on parle une heure avec Atoss Takemoto, on se rend bien compte d'une chose : c'est que la ténacité est une vertu toute japonaise et qu'on peut lui faire entièrement confiance sur ce terrain.
Atoss Takemoto — Editeur, deviendra sûrement une raison sociale connue et appreciée de ses lecteurs, cela ne fait aucun doute.
La seule inconnue étant de savoir si le public français accueillera ces bandes, si appréciées là-bas avec la même facilité. Atoss Takemoto n'en doute pas et il doit avoir raison. Les frontières n'existent pas devant ce monde féérique qu'est la bande dessinée... Même si. comme son éditeur, elle vient de loin, de très loin, en un mot «d'ailleurs»."

Une excellente interview de Atoss Takemoto sur le site d'Animeland en 2002
http://www.animeland.com/articles/voir/220/Atoss-TAKEMOTO-lambassadeur-manga



Présentation des mangas
Présentation en trois pages de la BD japonaise des origines à 1979 par Koniec. Vous noterez qu'on y parle de la diffusion du Roi Léo et du Prince Saphir sur TF1, qui sont effectivement les premières séries japonaises arrivées sur nos écrans avant Goldorak.
Le Cri Qui Tue 007 Le Cri Qui Tue 008

Le Cri Qui Tue 009

"La bande dessinée du bout du monde

La bande dessinée fait partie de l'histoire du Japon. Dès le 9ème siècle déjà, des artistes peignaient à l'encre de chine dans un style que ne renieraient pas les Pratt et Tardi d'aujourd'hui, des contes philosophiques, des reportages guerriers, des scènes de la vie dignes d'un Fellini. Cela s'appelait Emakimono (bandeaux de papier), Sumié, Ukiyo-é, Nishiki-é...

L'art graphique, au Japon, a gardé cet aspect narratif tout au long des âges et c'est, sans doute, ce qui permet aujourd'hui de dire que la bande dessinée est un art vieux... Aussi vieux que les arts japonais. Avant la guerre, tout comme aux USA, des dizaines de dessinateurs produisaient dans le Japon impérial d'alors. Il est évident que, lorsque l'on essaye d'interroger les amateurs japonais de b.d. d'aujourd'hui, tous s'accordent à dire qu'il y avait une production très importante, mais complètement soumise aux besoins de la propagande du pouvoir politique qui existait violemment à ce moment. Tous, aussi, s'accordent à souligner qu'une grande coupure est survenue avec la guerre, et que personne ne se souvient des héros et des dessinateurs d'alors! La guerre changea radicalement le Japon.
Le monde de la b.d. japonaise revint à la surface après cette coupure importante. Pour ne donner qu'une petite idée de ce qui se passe dans ce pays, à l'heure où ces lignes sont écrites, il faut savoir que plusieurs hebdomadaires font plus de 250 pages et sont publiés à plus d'un million d'exemplaires... De quoi faire rêver les éditeurs européens!

Avant d'aller plus loin dans cette petite enquête, il faut ajouter à l'endroit des collectionneurs de b.d. qu'au Japon, rien n'existe dans le style de Tintin au pays des Soviets ou de Zig et Puce pour faire monter la cote et l'étayer. On collectionne des œuvres très anciennes, mais pas la bande dessinée d'avant-guerre. Elle n'existe même plus dans la mémoire des gens... Du moins en ce qui concerne les jeunes passionnés de 1978.
Ce fût dans les années 50 que tout recommença. La revue Manga-Shônen, maintenant disparue, relança le marché. Puis ce fut le tour de bien d'autres pour aboutir à une sorte de partage du marché par quelques grandes maisons d'éditions qui se nomment Kodan-Sha, qui  publie  Shônen-Magazine, Shôga-Kkan qui sort Shônen Sunday et Akita-Shoten qui produit Shônen-Champion (1.500.000 exemplaires chacun toutes les semaines!). Ces trois premières publications sont destinées aux enfants et connaissent un grand succès, comme le prouvent les tirages. Pour ne rien oublier et parce que le marché japonais est minutieusement organisé, il faut encore citer les journaux pour jeunes filles: Shôjo Friend, Margarette, etc... et les publications pour adultes qui foisonnent aussi... Manga Sunday est sans doute la plus connue de ces dernières. Il est à remarquer que les tirages les plus faibles avoisinent tout de même le chiffre de 500.000 exemplaires...

A cause du rythme imposé par un tel marché, les dessinateurs ne peuvent évidemment pas travailler en artisans. Très vite, ils durent s'organiser sur le modèle américain : studios, aides et apprentis, travail planifié, scénaristes professionnels, etc... Pourtant, quelques-uns échappent à la règle. Ils demeurent des artisans et ne dessinent qu'en solitaires ou presque. Mais ce sont des marginaux. Osamu Tezuka, que l'on donne comme le père de la b.d. actuelle au Japon et qui est le créateur des «Super-0iseaux», conte de S.F. philosophique, a employé jusqu'à 200 dessinateurs sur la même production. II s'agissait d'un dessin animé. 
La qualité du dessin et l'intérêt de  l'histoire y perdent souvent. Mais le jeu est passionnant. 

Dans le Japon ultra-matérialiste d'aujourd'hui, les histoires qui semblent avoir le plus grand succès sont celles qui sont très réalistes, policières ou simplement violentes. Takao Saito est une grande vedette. Il produit un personnage qui se nomme Golgo 13 et qui est un tueur à la carte. Une sorte de mercenaire prêt à tout pour de l'argent. A voir ces bandes dépouillées, souvent sans texte, presque statiques, le lecteur européen peut être rebuté au premier abord. Pourtant, au bout de  quelques pages, le charme agit et il se laisse glisser dans cet univers de cynisme et d'efficacité presque inhumaine que représente Golgo 13. Ce qui pourrai passer pour de la naïveté devient magie et fascine d'une manière quasi-incompréhensible... C'est là sans doute la raison du succès de cette bande au Japon. Takao Saîto, c'est aussi «Saïto production». Une maison très efficiente qui contrôle et dirige une  dizaine de dessinateurs. Actuellement il s'agit d'un des studios les plus en vue sur le marché. 
Malgrè cela, on revient toujours à Osamu Tezuka. Né en 1925, il est celui qui a tout donné aux autres. Docteur en médecine, il est venu à la bande dessinée et n'en est plus ressorti. II produit, et c'est compréhensible, une histoire médicale qui s'intitule Black Jack. Mais tout est bon à cet artiste prolixe : Astro-Boy, une b.d. de science-fiction pour enfants, les Super-Oiseaux pour les grands, le Roi Léo et Prince Saphir, toujours pour les enfants. Ces deux dernières séries sont maintenant connues en Europe à cause de leurs passages réguliers sous forme de dessins animés pour la TV. TF1 les programme régulièrement et vos enfants connaissent sans doute très bien ce Roi Léo — un lion — et ce Prince Saphir qui lutte contre des sorciers et des monstres issus directement de la tradition fantastique nippone.

Toute cette production est soutenue par des lecteurs innombrables qui achètent chaque semaine des millions et des millions d'exemplaires de ces différentes revues. Pour celui qui doute encore de la vitalité de la b.d. au Japon, je ne peux donner qu'un conseil : allez passer quelques jours à Tokyo. Prenez le métro, le bus, le taxi ou le train et regardez autour de vous. Vous verrez des enfants, des femmes de ménages, des ouvriers, des hommes d'affaires, qui rentrent chez eux ou vont à leur travail, le nez plongé dans des opuscules colorés... Ils lisent de la bande dessinée!
Et pour terminer cette première enquète, apprenez qu'en plus des revues dont je viens de vous parler, toutes ces histoires reparaissent en pocket-books à des tirages difficilement estimables parce qu'on m'a affirmé que les rééditions étaient une constante du marché.

Et maintenant, très estimable lecteur, il ne me reste qu'à te convier à suivre le CRI QUI TUE et à retrouver au N° 2 cette enquète qui te parlera d'autres dessinateurs et d'autres merveilles venues du pays où le soleil se lève, dit-on.
KONIEC"


Les bandes dessinées du numéro 1
Le Cri Qui Tue 01 023 Le Cri Qui Tue 01 024

Le Cri Qui Tue 01 005 Le Cri Qui Tue 01 006
Les quatre premières pages de la première BD : Golgo 13.
Notez la légende dans les colonnes gauche et droite "Le cri qui tue : aventures respectables - passions extrêmes - violences anodines" : tout un programme, surtout le surréaliste "Violences anodines"!

Histoire non complète de 21 pages; suite dans le numéro 2?

Le Cri Qui Tue 01 010 Le Cri Qui Tue 01 025

Le Cri Qui Tue 01 026
La deuxième BD, Good-bye de Yoshihiro Tatsumi, racontant l'histoire d'une jeune japonaise se prostituant avec des GI au lendemain de la fin de la guerre.
Histoire complète de 16 pages?

Le Cri Qui Tue 01 011 Le Cri Qui Tue 01 027
La troisième BD : Quelle horreur!
Un travailleur... de Fujio Akazuka ou comment un patron essaye de ménager un drogué du travail en le forçant à prendre des vacances.
Histoire complète de 6 pages?

Le Cri Qui Tue 01 013
Quatrième BD : Le système des super-oiseaux - Ignis d'Osamu Tezuka
.
Trois naufragés échouent sur une île. Les oiseaux leur viennent en aide mais en sont cruellement remerciés jusqu'à ce que...
Histoire complète de 7 pages.

Le Cri Qui Tue 01 014 Le Cri Qui Tue 01 015

Le Cri Qui Tue 01 028
Cinquième BD
: L'hôpital infernal, texte de Saburo Kitagawa, dessin de Tadashi Matsumori.
Une journaliste vient visiter un hôpital psychiatrique et rapidement tout devient très malsain.
Histoire complète de
27 pages.

Le Cri Qui Tue 01 016
Sixième BD : le système des super-oiseaux - Le porte-parole d'Osamu Tezuka
.
Un écrivain est engagé par des oiseaux pour être leur porte-parole.
Histoire complète de 7 pages
.


Abonnement

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L'offre d'abonnement, particulièrement croquignolesque
"Abonnez-vous en vitesse ou gare à vos fesses!!"



Les autres numéros du Cri Qui Tue
Le Cri Qui Tue numero 02
Numéro 2 : septembre 1978

Le Cri Qui Tue numero 03
Numéro 3 : février 1979

Le Cri Qui Tue numero 04
Numéro 4 : janvier 1980

Le Cri Qui Tue numero 05
Numéro 5 : juin 1980

Le Cri Qui Tue numero 06
Numéro 6 : mars 1981
Le dernier d'une belle aventure...


Merci Mr ATOSS TAKEMOTO pour ce que vous avez fait!



Notes liées dans mon blog




Articles parus dans la presse française
Premier manga traduit en France? 1969
Article sur Goldorak du Télé 7 Jours N°972 du 13 Janvier 1979
La B.D. japonaise - revue Phénix de 1972 - premier article sur les mangas
Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?



Mangas et mangakas

Les secrets de l'économie japonaise - manga de Shotaro Ishinomori
Gô Nagai à la FNAC de Paris le 19 Juin 1999
Gon, le bébé tyrannosaure...
Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008
Paradise Kiss de Ai Yazawa
Fever, manhwa d'ados à la dérive
Next Stop ( Sex ) de Atsushi Kamijo - manga zen
BLUE - superbe manga d'amours adolescentes



Animés
Kara no kyoukai - La frontière du vide
Les anges dans les mangas et animes
Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées
DVD des génériques des séries télés Toei Animation de 1963 à 1989

Elfen lied, ses paysages et couleurs
Serial Experiments Lain
Kimagure Orange Road ( Max et Compagnie ) : paroles de chansons

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22 avril 2006

Revues sur le Japon


Voici un petit article pour montrer à quel point en 2005 - 2006 le Japon, sous de multiples formes, a envahi les maisons de la presse avec des magazines consacrés spécifiquement à la culture de ce pays. Les mangas, la JPop, la culture japonaise sont ainsi devenus accessibles au plus grand nombre. Il existe un tel foisonnement de revues sur le sujet que les plus anciens d'entre nous retrouvent l'effervescence des plus belles heures du fanzinat sur les mangas, du début des années 90, époque de la naissance d'Animeland.

Le but de cette note n'est pas de détailler chaque revue, il y en a trop et je ne les connais pas toutes, mais de montrer la grande diversité des titres indiquant bien qu'un public fidèle, nombreux et demandeur existe.

Cette liste n'est bien sur pas exhaustive et de multiples erreurs peuvent exister malgré mes recherches, notamment sur les dates de début et de fin des revues et fanzines. Voici deux liens de forums si vous avez des infos complémentaires à me communiquer :-)
http://www.declic-images.com/declic/forum_declic/lire_post.php?id_post=21615
http://www.dvdanime.net/forum/viewtopic.php?t=1501



Revues professionnelles disponibles chez les marchands de journaux


Animation japonaise et mangas

Animeland
Numéro 1 : Mai 1991
Fanzine puis revue professionnelle
Toujours en activité, après 15 ans de bons et loyaux services à défendre l'animation japonaise et le manga. LA référence française, absolument indispensable; je crois que tout est dit :-)

revue animeland 01 japon manga anime
Le tout premier Animeland avec couverture N&B et bleue


revue animeland 01 couleur japon manga anime
Réédition du N°1 d'Animeland avec couverture couleur


Coyote Mag
Numéro 1 : Juin 2002
Encore édité
Revue professionnelle sur les mangas et l'animation japonaise.

revue coyote mag 01 japon manga anime
Coyote Mag 01


Manga Spirit
Numéro 1 : Novembre 2002
Dernier numéro : numéro 13 Décembre 2004
Revue professionnelle sur les mangas.

revue manga spirit 07 japon anime
Manga Spirit 07


Mangajima
Numéro 1 : Septembre 2004
Dernier numéro : N°6 Juillet 2005
Fanzine publié sur le net pendant 4 ans, c'est fin 2004 que l'équipe passe au papier pour finalement revenir à une diffusion exclusivement sur internet. Consacré aux mangas avant toute chose.

revue mangajima 01 japon manga anime
Mangajima 01


Shôjô Mag
Numéro 1 : Février 2005
Dernier numéro : N°10 Septembre 2006
Revue professionnelle consacrée aux shôjô mangas, c'est à dire aux mangas destinés à un public féminin.

revue shojo mag 01 japon manga anime
Shôjô Mag 01


Le Virus Manga
Numéro 1 : Janvier 2004.
Dernier numéro : numéro 8 Mars 2005.
Revue professionnelle présentant plusieurs mangas, en partenariat avec Animeland.

revue virus manga 01 japon manga anime
Le virus manga 01



Cinéma japonais et cinéma asiatique


Asia Pulp
Numéro 1 : Mars 2006
Dernier numéro : numéro 4 Janvier 2007
Revue professionnelle
La petite dernière sur le cinéma asiatique. Souhaitons lui un meilleur départ que pour Eiga no Mura qui a beaucoup de problèmes actuellement; espérons que ce projet ne sera pas tué dans l'oeuf par le surpuissant Mad Asia.

revue asia pulp 01 japon cinéma manga anime
Asia Pulp 01


Ciné Asia Magazine
Numéro 1 : Janvier 2002
Dernier numéro : 7 ou 8? Juillet 2003?
Revue professionnelle consacrée au cinéma asiatique mais qui n'aura pas fêté ses 2 ans d'existence, dommage! Le dernier numéro que j'ai est le 7 daté de juillet 2003.

revue ciné asia 07 japon manga anime cinéma
Ciné Asia Magazine 07


Eiga No Mura
Numéro 1 : Octobre 2005
Dernier numéro : numéro 2 fin 2005
Revue professionnelle consacrée exclusivement au cinéma asiatique. Une belle initiative mais actuellement des problèmes de distribution semblent compromettre la sortie du numéro 3 en Février 2006.

revue eiga no mura 01 japon manga cinéma anime
Eiga no Mura 01


HK Orient Extrême Cinema
Numéro 0 : Octobre 1996.
Dernier numéro : numéro 14 Avril 2000
Revue professionnelle haut de gamme sur le cinéma asiatique et plus particulièrement Hong-Kong ( le HK du titre ), grand format, papier de très bonne qualité, photos superbes en couverture. Vendue avec une K7 vidéo contenant un film asiatique, cette revue a été fondée par Christopher Gans à qui on doit le Pacte des loups. Fait par des passionnés pour des passionnés ayant déjà de solides bases en cinéma asiatique.

revue hk 00 japon manga cinéma anime
HK Orient Extrême Magazine 00

revue hk 13 japon manga cinéma anime
HK Orient Extrême Magazine 13


Mad Asia
Numéro 1 : Novembre 2005
Dernier numéro : numéro 6
Revue professionnelle
N'a tenu que 6 numéros, faute de succès alors que c'était une revue de qualité comparable à Mad Movies! Le poids lourd des revues consacrées au cinéma asiatique. Ce petit frère du mythique Mad Movies ( consacré au  cinéma fantastique et SF ) est tout récent mais il va vite devenir LA référence pour qui s'intéresse au cinéma japonais, chinois, coréen ... par la richesse de ses sujets et la qualité littéraire de ses articles. Incontournable!

revue mad asia 01 japon manga cinéma anime
Mad Asia 01



Généralistes

Japan Mania
Numéro 1 : Mars 2002
Dernier numéro : numéro 6 de Janvier 2003
Revue professionnelle sur les mangas, dessins-animés, films, jeux vidéos...

revue japan mania 05 japon manga cinéma anime
Japan Mania 05


Japan Vibes
Numéro 1 : Septembre 2002
Dernier numéro : numéro 43 Avril 2008
Revue professionnelle généraliste sur les animés, mangas, musique, culture.

revue japan vibes 01 japon manga anime
Japan Vibes 01

Canalblog_Revue_Japan_Vibes43
Japan Vibes 43; le dernier?


Otaku
Numéro 1 : Novembre 2001
Dernier numéro : numéro 30 Juillet 2006 (numéro 31 disponible uniquement en téléchargement)
Revue professionnelle sous-titrée "100% Japon - 100 % passion", revue généraliste ( films, faits de société, mangas, amimation, histoire du Japon ... ).

revue otaku 13 japon manga anime
Otaku 13


Planète Japon
Numéro 1 : Avril 2005
Encore édité.
Revue professionnelle consacrée exclusivement à la société japonaise. Très peu d'articles sur les animés et mangas, cette revue se consacre plutôt à de multiples points comme : la littérature, l'histoire, la mode, les quartiers de Tôkyô, les samouraïs ... Une excellente revue.

revue planete japon 01 japon manga anime cinema
Planète Japon 01


[ AJOUT 12 Juin 2006 ]
Shine
Numéro 1 : Juin 2006
Dernier numéro : numéro 3 Hiver 2006
Revue professionnelle consacrée à l'asie et plus particulièrement au Japon pour ce premier numéro. 74 pages, papier glacé. Une grosse partie concerne la JPop puisque le rédacteur en chef et la maquettiste ont précédemment travaillé pour Kogaru. A terme ce magazine traitera de toute l'asie et de tous les sujets ( société, musique, cinéma, littérature, animation ... ) sans se limiter au Japon; leur slogan est "L'essentiel de la pop-culture asiatique".

A noter que ce numéro 1 propose deux couvertures différentes : l'une en couverture, bien sur, et l'autre au dos de la revue.

revue shine 01 japon jpop manga anime
La "vraie" couverture

revue shine 01 couverture02 japon manga anime cinema
La 4ème de couverture


[ AJOUT 16 Novembre 2008 ]
Made in Japan
Numéro 1 : Novembre 2008
Revue professionnelle très généraliste : mangas, animes, dramas,  culture, jeux vidéos japonais
, une grosse partie JPop et Visual Kei... Beaucoup d'ambitions au vu de la variété des sujets traités mais avec un style de rédaction qui dénote la jeunesse des collaborateurs. A noter que le directeur général et de la publication est un ancien de Japan Vibes qui, à ce jour, n'existe plus!

Canalblog_Revue_Made_In_Japan01


[ AJOUT 07 Décembre 2008 ]
Japan Lifestyle
Numéro 1 : Décembre 2008
Nouvelle publication de l'équipe d'Animeland, consacrée entièrement à la pop culture japonaise : musique, animés, mangas, dramas mais aussi la mode, les loisirs des japonais, une partie news assez importante ... bref un magazine riche, varié, à suivre de très près et qui, je l'espère, durera longtemps car soutenu par Animeland (en activité depuis 1991).

Canalblog_Revue_Japan_LifeStyle01


[ AJOUT 17 Décembre 2008 ]
Japaneko
Numéro 1 : Janvier/Février 2009
Dernier numéro : numéro 3 de mai-juin 2009
Revue parlant d'animation, mangas, culture, musique et de figurines (fait rare dans les revues consacrées au Japon). Les points forts : mise en page, variété des sujets traités, papier qui fait chic, textes d'excellente tenue... On a affaire à une revue très professionnelle, sérieuse. Une excellente surprise qui pourrait bien concurrencer Animeland comme revue de référence.
Edit 14 Février 2009 : le titre a changé, Japaneko est devenu Japanink.

Canalblog_Revue_Japaneko01


[ AJOUT 07 Février 2009 ]
Anime Project
Numéro 1 : Février 2009

100 pages, avec des sujets surtout axés sur la culture populaire japonaise comme les mangas, animes, dramas, un peu de musique mais aussi quelques pages consacrées à des sujets plus classiques comme un roman de Yasunari Kawabata, les estampes, les parcs au Japon... Des rédacteurs compétents, connaissant très bien leur sujet, avec un style solide. Des articles sur les grands sujets d'actualité bien sur (il faut vendre) mais d'autres qui sortent des sentiers battus, qui aiguisent notre curiosité pour voir autre chose que les séries déjà reconnues et cela fait beaucoup de bien.

Canalblog_Revue_Anime_Project01


Musique


Kogaru
Numéro 1 : Décembre 2002
Dernier numéro : numéro 21 de mai-juin 2006
Revue professionnelle consacrée à la JPop, au JRock et au Visual Kei avec une grosse partie Cosplay. A noter le ton particulièrement vachard et langue de vipère de certains articles mais quand même sacrément réjouissant :-)

revue kogaru 01 japon manga anime jpop
Kogaru 01



Fanzines des années 1990

La grande époque, où tout était à construire, à conquérir, notamment la reconnaissance des dessins animés japonais par le grand public qui étaient frappés d'un mépris sans borne par les médias.


Animation japonaise et mangas


Animapa
Numéro 1 : Février 1992
Dernier numéro(  N° 24 ) : Janvier 2000
Fanzine diffusé uniquement aux rédacteurs des articles; une petite trentaine au maximum de son activité.

revue animapa 00 japon manga anime
Animapa 00


L'Effet Ripobe
Numéro 1 : Février 1993
Dernier numéro : ?
Fanzine très renommé dans le milieu par son ton. Rédigé par le regretté François-Jacques, disparu en Janvier 2002.

revue effet ripobe 01 japon manga anime
Effet Ripobe 01


Mangazone
Numéro 1 de la première formule : ?? 1984 ou 1986??
Numéro 1 de la deuxième formule : Deuxième semestre 1990
Dernier numéro : ??
Fanzine sur les mangas exclusivement, qui a travaillé avec l'excellent Scarce ( LE fanzine sur les comics! ). Articles de grande qualité.

revue mangazone 01 japon manga anime
Mangazone 01


Sumi Jooho
Numéro 1 : Juin 1991
Dernier numéro : ??
Fanzine de l'association lyonnaise Sumi. Contemporain d'Animeland mais n'a pas eu le même glorieux destin.

revue sumi joohoo 01 japon manga anime
Sumi Joohoo 01


Tsunami
Numéro 1 : Juillet 1992
Dernier numéro ( N° 23 ) : Janvier 1997?
Revue professionnelle
La revue du magasin Tonkam a qui on doit tant pour la promotion du manga en France. Tsunami a été suivi par Shin Tsunami qui lui ne traitait pas que de l'animation et du manga mais aussi des jeux vidéos, de la culture asiatique...

revue tsunami 01 japon manga anime
Tsunami 01


Yamato
Numéro 0 : Avril 1990
Dernier numéro : ??
Fanzine italien, en italien donc mais sa place est bien ici car une équipe du sud de la France réalisait une traduction en français. A noter que son petit frère, Yamete, était spécialisé dans l'univers du Hentai :-)

revue yamato 00 japon manga anime
Yamato 00



Mon top 4

Il s'agit bien sur d'une appréciation personnelle!

Animeland
Mad Asia
Planète Japon
Kogaru



Notes liées dans mon blog

Premier manga traduit en France? 1969

Livres sur le Japon - 05 - le sumo

Livres sur le Japon - 04 - Yukio Mishima

Livres sur le Japon - 03 - Le cinéma

Livres sur le Japon - 02 - Les arts

Livres sur le Japon - 01 - Tôkyô et les japonais

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19 décembre 2005

Premier manga traduit en France? 1969

                                       blog sumo budo livre book

Budo magazine Europe était une revue de 50 pages bilingue français - anglais destinée aux judokas et budokas. Dans ce numéro 4 d'octobre 1969 ( j'ai bien dit 1969 ), la rédaction innove en décidant de publier pour la première fois un manga traduit en français. Ce numéro commence donc avec 7 pages d'un manga intitulé "La dramatique histoire Budo du samouraï Shinsaburo"; c'est la seule information permettant d'identifier cette histoire puisqu'il n'y a aucune mention ni du dessinateur ni de l'éditeur ou de l'année de publication.

C'est à ma connaissance le premier manga traduit en français, bien avant Akira, Dragonball et le Cri qui tue.

Voici ces pages, avec des cases numérotées pour respecter le sens de lecture japonais et ne pas perturber le lectorat français de l'époque :-)

blog budo manga samourai01

blog budo manga samourai02

blog budo manga samourai03

blog budo manga samourai04

blog budo manga samourai05

blog budo manga samourai06

blog budo manga samourai07


Mise à jour 09/08/2008
Un excellent article ici, pour en savoir plus sur ce manga
http://www.bdzoom.com/spip.php?article3468

Mise à jour 14/04/2008

Sur le site Forum Japon, à l'adresse
http://www.forumjapon.com/forum/viewtopic.php?t=11179&start=0&postdays=0&postorder=asc&highlight=budo
j'ai appris que le mangaka est 平田弘史 Hiroshi Hirata et le manga 武士道無惨伝 BuShiDô MuZanDen ou bien 烈願記 RetsuGanKi. Un grand merci à Red Helling pour ses précisions.

Un autre lien ici http://bededazi.over-blog.com/article-13316566.html


Mise à jour 14/11/2009
Voici un petit historique de la revue Budo magazine Europe pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le comment du pourquoi de l'arrivée de ces mangas en France.

Cette revue a été fondée en 1950 (si je ne me trompe pas), par un des pionniers du karaté en France, Henry Plée. Cet homme est une véritable légende dans le milieu des arts martiaux et ce depuis 50 ans; il est notamment 10ème dan de Karaté (excusez du peu). Son site, non officiel, http://www.henryplee.com/index.htm. La revue a tenu 19 ans, jusqu'à fin 1969, avant d'être reprise par un disciple de M. Plée, Roland Habersetzer, lui aussi une très grande figure du karaté français. La revue, sous sa nouvelle forme, a paru de janvier 1970 à décembre 1973,
en recommençant la numérotation à 1 ce qui a fait croire à certains que cette revue date de 1970 et non pas de 1950! Pour info, les sommaires des numéros de ces quatre années http://www.encyclopedie-arts-martiaux-habersetzer.fr/budomagazine/index.html. Les mémoires de Rolan Habersetzer sont disponibles en PDF ici http://www.encyclopedie-arts-martiaux-habersetzer.fr/memoires/index.html; dans les pages 34 à 36 il parle de ses années de rédacteur sur la revue et comment cette aventure se finit.

Désireux d'en savoir plus sur cette revue et pourquoi des mangas y furent traduit dans les années 60, j'ai pris contact avec le webmaster du site de M. Plée. Après en avoir parlé avec le principal intéressé voici sa réponse "Vers 1960, lors d'un voyage au Japon, il a découvert les mangas, et a pensé que ce serait une bonne chose d'en publier pour donner un nouvel essor à la revue Bushido Magazine. Il en a donc ramené une centaine (qu'il possède toujours) la plupart étant d'origine martiale étant donné le contenu de la revue. Mais ça n'a pas rencontré un grand succès dans le public français et il a fini par se désintéresser de la chose."

L'information capitale suite à cet échange de mail est donc que c'est au début des années 60 et non pas en 1969 que les premiers mangas ont été publiés en France... J'ai essayé d'avoir des infos plus précises, numéro et année de la revue concernée, mais pour le moment je n'ai pas eu de réponse.

Dire qu'il y a encore quelques années on pensait que les premiers mangas visibles en France dataient de 1978 avec la revue Le Cri Qui Tue et là on remonte le temps de plus de 15 ans... la préhistoire du manga en France nous réserve peut-être encore de belles surprises!




Notes liées dans mon blog


Articles parus dans la presse française
Article sur Goldorak du Télé 7 Jours N°972 du 13 Janvier 1979
La B.D. japonaise - revue Phénix de 1972 - premier article sur les mangas
Le Cri Qui Tue N°1 - revue de mangas en français de 1978
Sexe, idéologie, violence, faut-il priver les enfants de télé?



Mangas et mangakas

Panorama of hell de Hideshi Hino
Les secrets de l'économie japonaise - manga de Shotaro Ishinomori
Gô Nagai à la FNAC de Paris le 19 Juin 1999
Gon, le bébé tyrannosaure...
Tôru Fujisawa, dessinateur de GTO, en dédicace au Salon du Livre de Paris 2008
Paradise Kiss de Ai Yazawa
Fever, manhwa d'ados à la dérive
Next Stop ( Sex ) de Atsushi Kamijo - manga zen
BLUE - superbe manga d'amours adolescentes



Animés
Cutey Honey : la série des fauvistes!
Kara no kyoukai - La frontière du vide
Les anges dans les mangas et animes
Jeanne et Serge (Attacker You) - Scènes censurées
DVD des génériques des séries télés Toei Animation de 1963 à 1989

Elfen lied, ses paysages et couleurs
Serial Experiments Lain
Kimagure Orange Road ( Max et Compagnie ) : paroles de chansons


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